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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-13T19:14:09+02:00</updated>
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   <title>● AVIGNON OFF 2016 ● Un dîner… entre éléments d'intrigues imposés (par le spectateur) et improvisation maîtrisée</title>
   <updated>2016-07-10T13:34:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/●-AVIGNON-OFF-2016-●-Un-diner-entre-elements-d-intrigues-imposes-par-le-spectateur-et-improvisation-maitrisee_a1454.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2015-10-08T08:05:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Cinq comédiens et un DJ sont réunis pour affronter les hasards d'un Dîner… dont, soir après soir, le public peut mesurer les variations scéniques à l'infini. Un dispositif unique pour un même thème… "Le Dîner", proposé par le Collectif Jacquerie, repose sur le vieux système du canevas et de l'improvisation.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8362274-13106135.jpg?v=1444284607" alt="● AVIGNON OFF 2016 ● Un dîner… entre éléments d'intrigues imposés (par le spectateur) et improvisation maîtrisée" title="● AVIGNON OFF 2016 ● Un dîner… entre éléments d'intrigues imposés (par le spectateur) et improvisation maîtrisée" />
     </div>
     <div>
      Et miracle, le collectif, tout en multipliant à plaisir les contraintes, se joue de tous les pièges tendus par la tentation histrionique et l'appel d'archétypes trop usés qui sont le risque de l'improvisation contemporaine…       <br />
       C'est Pain bénit si l'on peut dire pour le théâtre.       <br />
              <br />
       C'est ainsi que le public connaît une partie de l'intrigue mais pas tout. Les comédiens, auxquels un vote démocratique des spectateurs impose des éléments d'intrigues, construisent leur propre scénario avec un droit de gommage ou de création et jouent sans connaître la partition de leurs partenaires ! Enfin, un régisseur en position de DJ instrumente l'histoire qui s'improvise ainsi que son espace - temps par le jeu de ses interventions et sa bande son. <span style="font-style:italic">&quot;Car il n'y a pas de spectacle sans musique&quot;</span>.       <br />
              <br />
       Terriblement exigeant, le dispositif fondé sur la réalité au temps présent, des actualités du moment, oblige chacun à trouver le comportement adéquat. Chaque comédien se sent <span style="font-style:italic">&quot;investi d'une mission qui est de rechercher toutes les failles, de mettre en état d'acuité son partenaire tout en ne le déstabilisant pas, de trouver une manière de ne pas jouer pour soi, de jouer pour l'autre, de parler pour le public qui est à la fois dedans dehors.&quot;</span> D'aider le spectateur à trouver les méandres de la prestation… <span style="font-style:italic">&quot;Dans ce théâtre, il n'y a pas de quatrième mur. Le jeu consiste à amener dans l'inconnu.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8362274-13106159.jpg?v=1444285070" alt="● AVIGNON OFF 2016 ● Un dîner… entre éléments d'intrigues imposés (par le spectateur) et improvisation maîtrisée" title="● AVIGNON OFF 2016 ● Un dîner… entre éléments d'intrigues imposés (par le spectateur) et improvisation maîtrisée" />
     </div>
     <div>
      C'est diablement efficace. Le dîner se révèle être une véritable aventure.       <br />
              <br />
       Dans cette formule, le spectateur voit comment se développent, s'amplifient les dimensions dramaturgiques du quotidien. Dans les entrefaites de la manducation partagée, entre les étapes d'ingurgitation et déglutition des mets et leurs saveurs, font irruption les savoirs et les secrets cachées. Le bel ordonnancement d'un dîner qui révèle les harmoniques et les dynamiques des uns et des autres peut basculer en scandale et en chaos… Mais pas forcément… Pas toujours.       <br />
              <br />
       Du rôti trop cuit au bris de vaisselle, de l'amant retrouvé à l'amante perdue, aux amitiés ressoudées… le rituel social de la table à manger qui stimule la parole et les passions est passé au scanner. Tout est affaire de duos, de duels, de carrés, de trios, de solos : de complicité et d'alliances d'exclusions, de rires, de larmes. Unions et désunions. La vie, en quelque sorte. Avec ses parts d'ombres et ses inaccomplis.       <br />
              <br />
       Cette performance (car c'en est une ) nécessite un travail en coulisse intensif et suscite à l'issue de la représentation un vif désir de discussion dans le public. Le spectateur à l'évidence conquis ne peut que revenir et découvrir une nouvelle histoire et la comparer à une précédente. À cette occasion, il découvre par un même comédien des types humains différents et approfondit sa connaissance des comédiens et du jeu .Tout au long de l'aventure il observe un <span style="font-style:italic">&quot;changement dans le rire qui, du trivial, peut basculer au drame&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/8362274-13106169.jpg?v=1444285359" alt="● AVIGNON OFF 2016 ● Un dîner… entre éléments d'intrigues imposés (par le spectateur) et improvisation maîtrisée" title="● AVIGNON OFF 2016 ● Un dîner… entre éléments d'intrigues imposés (par le spectateur) et improvisation maîtrisée" />
     </div>
     <div>
      Il comprend que des archétypes peuvent ne pas lui être imposés comme ceux de la publicité mais dirigés (pour une fois vers lui… le public), peuvent évoluer librement et devenir des caractères et de personnages.       <br />
              <br />
       Toujours même et différente, la représentation est réjouissante, stimulante, hautement délassante, grave et émouvante. C'est que la direction d'acteur prend l'épaisseur de la vie et l'on peut soupçonner chaque comédien à bon droit de <span style="font-style:italic">&quot;se mettre intérieurement dans la peau d'un personnage d'Ibsen histoire de créer la surprise et donner le sentiment d'un spectacle rien que pour vous&quot;</span> : Spectateur.       <br />
              <br />
       Le rire est partagé ainsi que la liberté.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">En italique : éléments recueillis le 10 septembre lors d'un entretien avec Véronic Joly et Olivier Descargues.       <br />
       Le critique a vu les toutes premières moutures l'hiver dernier.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Dîner"</b></div>
     <div>
      Pièce participative improvisée.       <br />
       Conception et direction d'acteurs : Joan Bellviure.       <br />
       Avec (en alternance) : Joan Bellviure, Jean-Philippe Buzaud, Olivier Descargues, Véronic Joly, Stéphane Miquel, Maria Monedero, Juliet O'Brien, Richard Perret, Jennie-Anne Walker.       <br />
       Régie générale : Romy Deprez.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       8, 9 et 10 octobre 2015.       <br />
       Jeudi et vendredi à 20 h 30, samedi à 19 h.       <br />
       Théâtre Romain Rolland, Scène Églantine, Villejuif (94), 01 49 58 17 01.       <br />
       <a class="link" href="http://trr.fr/" target="_blank">&gt;&gt; trr.fr</a>       <br />
              <br />
       Du 11 octobre 2015 au 9 février 2016.       <br />
       11 et 12 octobre à 20 h, 13 octobre à 18 h 30, 15 novembre à 20 h, 16 novembre à 18 h 30, 13 décembre à 20 h, 14 décembre à 21 h 15, 15 décembre à 18 h 30, 10 janvier à 20 h, 11 janvier à 18 h 30, 12 janvier à 21 h 15, 7 février à 14 h, 8 février à 18 h 30 et 9 février à 21 h 15.       <br />
       Théâtre de Belleville, Paris 11e, 01 48 06 72 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredebelleville.com/index.php" target="_blank">&gt;&gt; theatredebelleville.com</a>       <br />
              <br />
       <b>● AVIGNON OFF 2016 ●</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 30 juillet 2016.</span>       <br />
       La Fabrik' Théâtre,        <br />
       10, route de Lyon, impasse Favot.       <br />
       Tous les jours à 19 h 35.       <br />
       Tél. : 04 90 86 47 81.       <br />
       <a class="link" href="http://fabriktheatre.fr/" target="_blank">&gt;&gt; fabriktheatre.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Avignon Off 2013 : Alain Mollot... un ami disparu qui rendait compte de la condition humaine, du rire et de l’effroi</title>
   <updated>2013-08-05T09:16:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2013-Alain-Mollot-un-ami-disparu-qui-rendait-compte-de-la-condition-humaine-du-rire-et-de-l-effroi_a945.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5679468-8470272.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-07-09T11:32:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Alain Mollot, fondateur du Théâtre de la Jacquerie, fut un pilier de la scène théâtrale française et le spectateur se souvient avec émotion de sa trilogie sur l’idée de famille, du travail et de la nation dans laquelle il sut se montrer fin portraitiste des vies des hommes et des femmes anonymes qu’il rencontrait à la croisée des destins et de la grande Histoire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5679468-8470272.jpg?v=1373362833" alt="Avignon Off 2013 : Alain Mollot... un ami disparu qui rendait compte de la condition humaine, du rire et de l’effroi" title="Avignon Off 2013 : Alain Mollot... un ami disparu qui rendait compte de la condition humaine, du rire et de l’effroi" />
     </div>
     <div>
      Avec ce qui fut sa dernière création, il renoue avec le répertoire russe qu’il aimait tant en découvrant, en faisant découvrir un jeune auteur inconnu, Evguenie Grichkovets, avec &quot;La Ville&quot;.       <br />
              <br />
       À la limite de l’anodin, l’histoire, si elle existe, rassemble des fragments de la vie d’un homme qui quitte le foyer, sa femme, arpente une nouvelle ville, une nouvelle vie.       <br />
              <br />
       Enfermement et ouverture. L’homme, c’est-à-dire personne, c’est-à-dire une personne, toutes les personnes, est le personnage du coin de la rue qui avance, croise d’autres vies, n’a peut-être pas de but alors que le temps passe. Le sien. Le nôtre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5679468-8470273.jpg?v=1373362833" alt="Avignon Off 2013 : Alain Mollot... un ami disparu qui rendait compte de la condition humaine, du rire et de l’effroi" title="Avignon Off 2013 : Alain Mollot... un ami disparu qui rendait compte de la condition humaine, du rire et de l’effroi" />
     </div>
     <div>
      Sans avoir l’air d’y toucher, les comédiens, par le réalisme voire une certaine forme de naturalisme, offrent au spectateur le goût de l’Étrangeté. Par leur maitrise du jeu, ils font ressortir un entre-deux de la matière théâtrale. Là où singulièrement se diffuse, dans la simplicité d’un ahurissement, une atmosphère de fantastique.       <br />
              <br />
       C’est avec beaucoup de sensibilité que les comédiens réenchantent une matière russe contemporaine où se lit, dans l’absurde, tout à la fois l’apparition et la dissipation du sentiment de la liberté et le retour d’une inquiétude oubliée.       <br />
              <br />
       Au spectateur de suivre la piste d’une paranoïa ou d’une farce nicolasgogolienne, de bâtir le manteau qui emmitoufle cette histoire.       <br />
              <br />
       En tous les cas, il sait qu’il est au théâtre et que celui-ci rend compte de la condition humaine, du rire et de l’effroi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La ville"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5679468-8470279.jpg?v=1373362834" alt="Avignon Off 2013 : Alain Mollot... un ami disparu qui rendait compte de la condition humaine, du rire et de l’effroi" title="Avignon Off 2013 : Alain Mollot... un ami disparu qui rendait compte de la condition humaine, du rire et de l’effroi" />
     </div>
     <div>
      Texte : Evgueni Grichkovets.       <br />
       Mise en scène : Alain Mollot.       <br />
       Traduction : Arnaud Le Glanic.       <br />
       Scénographie : Raymond Sarti.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Cécile Métrich.       <br />
       Avec : Cécile Métrich, Philippe Millat-Carus, Bruno Paviot, François Roy, Pierre Trapet.       <br />
       Costumes et accessoires : Nadia Leon.       <br />
       Lumières : Philippe Lacombe.       <br />
       Musique : Gilles Sivilotto.       <br />
       Compagnie La Jacquerie.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <b>Avignon Off 2013.</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 28 juillet 2013.</span>       <br />
       Tous les jours à 17 h 25, relâche le 22 juillet.       <br />
       Théâtre Les Lucioles, Grande Salle, Avignon, 04 90 14 05 51.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-jacquerie.fr/index.htm" target="_blank">&gt;&gt; theatre-jacquerie.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Avignon Off 2012 : Res Publica : un théâtre civique... une naissance heureuse au sein de la république des lettres</title>
   <updated>2012-07-19T15:07:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2012-Res-Publica-un-theatre-civique-une-naissance-heureuse-au-sein-de-la-republique-des-lettres_a648.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4452581-6690105.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-06-26T11:59:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"La famille devient tribu, la tribu devient nation. Chacun de ces groupes d’hommes se parque autour d’un centre commun… Le camp fait place à la cité… Cependant les nations commencent à être trop serrées, elles se gênent et se froissent…" "La poésie devient épique…" Victor Hugo, préface de Cromwell.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4452581-6690105.jpg?v=1340704978" alt="Avignon Off 2012 : Res Publica : un théâtre civique... une naissance heureuse au sein de la république des lettres" title="Avignon Off 2012 : Res Publica : un théâtre civique... une naissance heureuse au sein de la république des lettres" />
     </div>
     <div>
      Depuis la naissance de la première République, depuis Valmy et son cri prodigieux de &quot;Vive la Nation !&quot;. Concept étrange qui jaillit des poitrines des pouilleux soldats de l’an II, la Res publique et la Nation indissolublement liées à l’origine sont tiraillées par des mouvements contraires. Épineux problème posé à la société et à l’État.       <br />
              <br />
       Après le travail (&quot;La fourmilière&quot;) et la famille (&quot;Roman des familles&quot;), Alain Mollot s’attaque avec &quot;Res Publica d’après des histoires vraies&quot; au problème de la Nation.        <br />
              <br />
       Dans la méthode, le metteur en scène comme à son accoutumée collationne des témoignages, des perceptions individuelles de personnes impliquées dans des mouvements historiques, les restitue sur scène en autant de personnages constitutifs de légendes collectives.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4452581-6690113.jpg?v=1340705068" alt="Avignon Off 2012 : Res Publica : un théâtre civique... une naissance heureuse au sein de la république des lettres" title="Avignon Off 2012 : Res Publica : un théâtre civique... une naissance heureuse au sein de la république des lettres" />
     </div>
     <div>
      Ainsi dans &quot;Res Publica&quot;, le protagoniste, sorti du public, est-il un fonctionnaire anonyme et amoureux de ce droit public né d’une république romaine rêvée et peut être inaccessible. Et pourtant de ce rêve institué, de cette idée de bien commun connu de tous, vont jaillir sur scène, les forces du destin, des rires, des souffrances, des émotions, des tableaux… À commencer par le premier d’entre eux, au début vierge de tout signe, le tableau noir.       <br />
              <br />
       &quot;Res Publica&quot; : la chose publiée, la chose affichée. La Loi connue de tous. <span style="font-style:italic">Le pot commun</span>. Le personnage, nouveau coryphée, se souvient (bans publics bancs publics) de ce professeur de latin pédagogue à la fois amoureux de la langue et des hommes, et conscient de l’usure du temps et des mots. Il met en garde, par le biais de l’étymologie et de l’histoire des civilisations, contre l’emprise pernicieuse que certains hommes impérieux exercent sur le peuple, dépositaires de cet <span style="font-style:italic">&quot;Impérium&quot;</span> qui modèle à leur bénéfice les façons de pensées et tordent le sens des mots. Il transmet ainsi à ses élèves de plus en plus dissipés, mais aussi de plus en plus désireux de parler, des clefs précieuses qui permettent d’interroger le monde. Que signifient vraiment les mots ? Famille, tribu, patrie, peuple. Etc. Etc. Dialectique du pouvoir et de la liberté qui, dans un mouvement perpétuel, tend à gommer les repères stables.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4452581-6690128.jpg?v=1340705187" alt="Avignon Off 2012 : Res Publica : un théâtre civique... une naissance heureuse au sein de la république des lettres" title="Avignon Off 2012 : Res Publica : un théâtre civique... une naissance heureuse au sein de la république des lettres" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle enchaîne avec fluidité et rythme les mythes fondateurs propres à chaque génération : le cri de Valmy, la guerre et la Résistance, l’Algérie et la Patrie, la Grève et Mai 68, la Rationalisation de La Poste et le Service Public, la marche des beurs, les émeutes de banlieues et l’Intégration.         <br />
              <br />
       Dans la manière, le spectacle met en valeur le jeu de l’acteur et un plateau théâtral économe en effets. Partant d’une certaine aridité assumée, il se révèle plein de vitalité, de suspens et d’émotion. Les comédiens, dans une tension dramatique continue, apportent chair, expression, rire ou larme.       <br />
              <br />
       Si &quot;Res Publica&quot; interroge avec acuité les grands thèmes de la société française, il sait garder la proximité avec le spectateur. C’est une épopée dans laquelle chacun peut s’identifier, ressentir du plaisir et questionner le sens. Se divertir autant que s’instruire. En toute liberté et point de vue dans une forme de parade.       <br />
              <br />
       Ce qui est remarquable dans cette proposition scénique, c’est que la Nation ne se fige pas en un contenu. Plus qu’une esquive de la part du metteur en scène, c’est une intuition créatrice. La Nation se définirait comme un phénomène, le point d’émergence de son propre besoin d’apparition. La Nation apparaitrait aux moments critiques et se traduirait par l’expression du meilleur dans les caractères des hommes et femmes qui composent la société. Ainsi, sans la nommer, le spectacle évoque-t-il, de manière fugace, la figure de Germaine Tillion qui créera une opérette à Ravensbrück pour survivre et témoigner, elle et ses compagnes. Étincelle de joie au cœur de l’effroi.       <br />
       
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     <br style="clear:both;"/>
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      Le message est à coup sûr ambivalent. Il est à la fois pessimiste et optimiste.        <br />
              <br />
       Pessimiste puisque la dégradation de la Nation semble inexorable, soumise aux lois communes du monde qui peut la voir disparaitre si l’on en croit Renan.        <br />
              <br />
       Optimiste puisque, par sa forme même, le type de représentation théâtrale mis en œuvre par Alain Mollot revitalise les signes, ravive la petite nation qu’est le public. Ce lieu collectif où se mesure le besoin de la fusion ou le désenchantement de la désunion. En l’espèce il s’agit d’une naissance heureuse au sein de la république des lettres : un théâtre civique qui suscite le meilleur de nous-même.       <br />
              <br />
       &quot;Res Publica&quot; est d’utilité publique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Res Publica"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4452581-6690147.jpg?v=1340705356" alt="Avignon Off 2012 : Res Publica : un théâtre civique... une naissance heureuse au sein de la république des lettres" title="Avignon Off 2012 : Res Publica : un théâtre civique... une naissance heureuse au sein de la république des lettres" />
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      D’après des histoires vraies        <br />
       Conception et mise en scène : Alain Mollot.       <br />
       Mise en texte : Guillaume Hasson.       <br />
       Interviews : Elsa Quinette.       <br />
       Avec : Kamel Abdelli, Joan Bellviure, Frédéric Chevaux, Véronic Joly, Stéphane Miquel.       <br />
       Scénographie et costumes : Charlotte Villermet.       <br />
       Conception sonore : Gilles Sivilotto.       <br />
       Lumières : Philippe Lacombe.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Francesca Riva.       <br />
       Cie La Jacquerie.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <b>Avignon Off 2012</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Spectacle du 7 au 28 juillet 2012.</span>       <br />
       Tous les jours à 18 h 25 (relâche le 22 juillet).       <br />
       Théâtre des Lucioles, 10, rue rempart Saint-Lazare, Avignon, 04 90 14 05 51.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2012-Res-Publica-un-theatre-civique-une-naissance-heureuse-au-sein-de-la-republique-des-lettres_a648.html" />
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