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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-12T05:07:00+02:00</updated>
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   <title>Entre carnet intime et témoignage, "Abysses" est un appel à se ré-humaniser</title>
   <updated>2021-03-29T09:19:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Entre-carnet-intime-et-temoignage-Abysses-est-un-appel-a-se-re-humaniser_a2911.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2021-03-29T09:19:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est bien de l'Autre dont il s'agit dans ce spectacle. L'étranger, celui qui vient de loin, d'ailleurs, qui ne parle pas la même langue, n'a pas les mêmes dieux, n'a pas les mêmes coutumes, mais qui en fin de compte a une vie aussi fragile, peut-être plus fragile que la nôtre, plus en péril. "Abysses" raconte le regard de celui qui, les pieds posés sur l'île de Lampedusa, voit les bateaux venus de la côte africaine se naufrager au large ou atterrir comme on s'échoue, sur cette terre à l'extrême sud de l'Europe.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/55062321-41316887.jpg?v=1616870336" alt="Entre carnet intime et témoignage, "Abysses" est un appel à se ré-humaniser" title="Entre carnet intime et témoignage, "Abysses" est un appel à se ré-humaniser" />
     </div>
     <div>
      Elle fait l'actualité depuis des années maintenant, l'île de Lampedusa. Située au sud de l'Italie, elle est au grand large de la Tunisie et de la Libye, ce qui en a fait la destination de centaines d'embarcations d'Africains fuyant les guerres, les violences et la misère. Quand ils y arrivent vivants. Si la Méditerranée ne les engloutit pas dans ses abysses avant qu'ils n'accostent. Et si les passeurs sont repus. Davide Enia, l'auteur, originaire de Sicile y séjourne à plusieurs reprises. Il rencontre des habitants, des pêcheurs, des sauveteurs, des bénévoles engagés dans l'accueil des rescapés. Il assiste également à plusieurs arrivées de survivants. C'est à partir de cette expérience qu'il livre ici un texte consistant et polymorphe, à la fois document et récit autobiographique.       <br />
               <br />
       Le narrateur, interprété par Solal Bouloudnine, dévoile un chapitre entier de sa vie. Il y convoque ses proches, son père, son oncle, sa compagne et sa sensibilité pour donner corps au regard qu'il porte sur les événements tragiques auxquels il est confronté. Le récit intime croise constamment celui de sa quête : une quête pour comprendre ce qui a lieu sur cette île posée au milieu de la mer. Ce qui s'y passe réellement. Qui en sont les témoins, les protagonistes, les victimes. Et les tragédies se répondent : celles qui frappent sa famille (le décès de son oncle atteint d'un cancer), celles qui dévastent les passagers clandestins et les témoins de ces hécatombes d'inconnus, de &quot;sans nom&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Abysses&quot; met ainsi en lumière quelques figures fortes que l'Histoire mondiale a plongées dans ce chaos sans les prévenir : ce pêcheur remontant chaque jour des cadavres dans ses filets ; ce sauveteur contraint à décider qui sauver, qui laisser se noyer, quand toutes les vies ne peuvent être sauvées ; ce gardien de cimetière donnant la toilette mortuaire à des corps inconnus en putréfaction ; ce couple à la vie bouleversée par l'impérieuse nécessité de s'occuper de tous ces rescapés. Drames et douleurs personnelles en butte au tragique venu de l'horizon, vague après vague, sans fin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/55062321-41316970.jpg?v=1616870368" alt="Entre carnet intime et témoignage, "Abysses" est un appel à se ré-humaniser" title="Entre carnet intime et témoignage, "Abysses" est un appel à se ré-humaniser" />
     </div>
     <div>
      Davide Enia raconte aussi, dans son propre éveil à ces tragédies, cette manière lente et abyssale d'ouvrir les yeux sur l'Autre. Tout n'est pas glaçant dans son récit, au contraire. Il s'attarde sur le sens de l'altérité dont font preuve tous ceux confrontés directement aux débarquements et aux naufrages, allant même jusqu'à exalter les bravoures de certains sauveteurs. Ainsi, la pièce avance par vagues, elle aussi : l'horreur succède au généreux, puis l'inhumain est suivi par la grâce…       <br />
               <br />
       La mise en scène d'Alexandra Tobelaim ajoute à ce monologue la présence, sur un large plateau nu, d'une musicienne, chanteuse, Claire Vailler. Loin d'être &quot;accessoire&quot;, celle-ci apporte par la force de ses mélodies et de ses instrumentations, la dimension de la tragédie. Les très belles compositions musicales (signées Claire Vailler et Olivier Mellano) résonnent comme des chants antiques, des psalmodies de l'univers inconscient qui donnent une matière théâtrale intense au spectacle. Et même si, dans cette première représentation, le dialogue entre le foisonnement du texte et la partie musicale avait parfois du mal à se faire, ce choix scénique décuple radicalement l'imaginaire visuel et sensible du spectateur.       <br />
               <br />
       &quot;Abysses&quot; nous place ainsi comme sur les remparts d'un fortin, un peu comme le héros du &quot;Désert des Tartares&quot; de Buzatti, surveillant un horizon étranger dans l'attente d'un ennemi puissant. Nous voici soudain désarmé en voyant arriver ces réfugiés qu'il ne faut pas combattre mais secourir. Comme des égaux. Il le faudrait.       <br />
               <br />
       Le défaut dans la cuirasse de ce spectacle vertueux tient à la prolifération du texte qui, comme dit le dicton, mal étreint à force de vouloir trop embrasser. Les histoires intimes et recueillies par l'auteur se télescopent au point que l'on perd parfois la direction spectacle. Malgré cette réserve, Solal Bouloudnine apporte le talent et l'énergie vitale pour courir à perdre haleine d'un bout à l'autre de ce segment de vie qui met en balance nos empathies et nos méfiances.       <br />
               <br />
       Mais ce qu'on en retient finalement est une vision renouvelée du calvaire de ces femmes, hommes et enfants dont le sauvetage ou la perdition en Méditerranée n'est qu'une des épreuves d'un calvaire qu'ils traversent depuis des semaines, des mois. Traversant la moitié du continent africain, illégaux, sans passeports ni Visa, ils sont les victimes de tous les sévices possibles. Ceux qu'ils croisent, passeurs ou autres, violent, blessent ou tuent gratuitement ces êtres que l'absence de papiers légaux transforme en créatures sans droits, à peine humains, en marchandise. Belle ignominie de ce siècle de papier qui en rappelle d'autres, d'autres massacres de guerres qui ont rempli les fosses communes de cadavres sans nom. Sans nom… La triste Méditerranée est devenue fosse commune à son tour.       <br />
               <br />
       &quot;Abysses&quot; est en cela un appel à ce que l'on devrait sans cesse pratiquer : un appel à se ré-humaniser. Un acte nécessaire quand la dureté de la vie nous endurcit le cœur jour après jour. Oui, se réhumaniser en ne détournant pas les yeux, c'est mieux que se réinventer, cette baudruche vidée de sens par ces bouches du cynisme libéral qui ne rendra pas justice à ceux que ce système écrase.       <br />
              <br />
       Vu lors d'une présentation professionnelle au NEST - CDN Transfrontalier de Thionville-Grand Est, Thionville (57).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Abysses"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/55062321-41316980.jpg?v=1616870416" alt="Entre carnet intime et témoignage, "Abysses" est un appel à se ré-humaniser" title="Entre carnet intime et témoignage, "Abysses" est un appel à se ré-humaniser" />
     </div>
     <div>
      Texte : Davide Enia.       <br />
       Traduction : Olivier Favier.       <br />
       Mise en scène : Alexandra Tobelaim.       <br />
       Avec : Solal Bouloudnine et Claire Vailler (guitare, voix).       <br />
       Composition musicale : Claire Vailler et Olivier Mellano.       <br />
       Scénographie : Olivier Thomas.       <br />
       Création lumière : Alexandre Martre.       <br />
       Régie son et régie générale : Émile Wacquiez.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Production NEST, coproduction Centre Dramatique National de l'Océan Indien,  La Passerelle - Scène nationale de Gap et des Alpes du Sud.       <br />
       Ce texte est lauréat de l'Aide à la création de textes dramatiques - ARTCENA.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.nest-theatre.fr/" target="_blank">&gt;&gt; nest-theatre.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">29 et 30 mars 2021 à 14 h 30 :</span> Plateaux Sauvages - Paris (réservé aux professionnels).       <br />
       1er et 2 avril 2021 à 14 h 30 : Théâtre d'Angoulême - Scène nationale (à confirmer), Angoulême (16).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Peubleto"… Danse au chant d'une passion</title>
   <updated>2018-03-29T06:10:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Peubleto-Danse-au-chant-d-une-passion_a2082.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/21182359-24320538.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-03-28T10:15:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour le festival "Traversées africaines", le Tarmac réunit, autour de la danse, du théâtre, de la poésie et de la musique, huit compagnies pour nous faire découvrir une partie du continent africain dans sa richesse artistique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21182359-24320538.jpg?v=1522228441" alt=""Peubleto"… Danse au chant d'une passion" title=""Peubleto"… Danse au chant d'une passion" />
     </div>
     <div>
      &quot;Peubleto&quot; raconte l'histoire d'un homme avec ses rêves et sa réalité. Banal ? Pas tout à fait puisque ceux-ci ont été réalisés et que cela est montré au travers de la danse, de vidéos et d'une bande-son évocatrice.       <br />
              <br />
       Bienvenue Biate nous amène jusqu'aux rivages de sa vie. L'homme est seul sur scène dans une scénographie qui laisse voir six toiles blanches transparentes suspendues. La chorégraphie s'articule autour d'un tronc en équilibre où les bras font des mouvements souples et tournants. L'exercice est difficile à réaliser car le corps est essentiellement statique et tout se joue dans un périmètre corporel assez limité où les notions de distance disparaissent.       <br />
              <br />
       Tout procède par une gestuelle des membres supérieurs qui font des torsions autour du tronc, comme si celui-ci était un chêne autour duquel se nouaient des branches. Pour garder cet équilibre, Bienvenue Biaté met une de ses jambes au-dessus du sol alors que l'autre s'appuie sur la plante des pieds. L'équilibre est constant, maintenu. Les membres inférieurs étant à la fois stables, avec la plante du pied au sol, et instables avec l'autre jambe qui reste en l'air dans une position souvent angulaire pour contrebalancer le déplacement circulaire des bras.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21182359-24320637.jpg?v=1522228475" alt=""Peubleto"… Danse au chant d'une passion" title=""Peubleto"… Danse au chant d'une passion" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, circularité et angularité sont les deux versants de son expression chorégraphique. Celle-ci est au début assez lente puis gagne en intensité suivant la position des membres. Plus les bras sont proches du tronc et plus le mouvement est rapide, plus ils sont éloignés et plus la vitesse est lente comme si l'équilibre était moins assuré. La chorégraphie est d'ailleurs le corollaire de ce tâtonnement, de ce choix difficile et assumé pour lui d'être danseur où, tout au long du spectacle, une confiance, un choix assumé pour son métier et son art est revendiqué.       <br />
              <br />
       Autour de silences et de paroles, le spectacle s'accompagne de claquements de main. Devant nous, derrière un magnétophone qui égrène l'étonnement d'une vieille femme sur la &quot;chorégraphie&quot;, Biaté accapare l'espace, fait tomber trois toiles blanches, l'incorpore autour de son seul corps, pour faire exister son art, celui d'une danse qui ne prend appui que sur le corps, abandonnant presque la scène à sa géométrie.       <br />
              <br />
       Les déplacements sont peu utilisés, restant principalement situés au milieu du plateau, circulant parfois pour faire exister une scène où il semblait se chercher au début. Ceux-là ne sont pas dans un processus artistique où les pas de danse sont articulés. Ils participent surtout à un positionnement du chorégraphe-interprète sur son art, sa passion et son histoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Peubleto"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21182359-24321639.jpg?v=1522230563" alt=""Peubleto"… Danse au chant d'une passion" title=""Peubleto"… Danse au chant d'une passion" />
     </div>
     <div>
      Conception, direction artistique : Bienvenue Bazié, Auguste Ouédraogo.       <br />
       Chorégraphie, interprétation : Bienvenue Bazié.       <br />
       Assistanat chorégraphique : Auguste Ouédraogo.       <br />
       Scénographie : Marc Vallandon.       <br />
       Composition musicale : Adama Kouanda.       <br />
       Vidéo : Grégory Hiétin.       <br />
       Création lumière : Fabrice Barbotin.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
       Production Compagnie Auguste-Bienvenue.       <br />
              <br />
       A été représenté les 23 et 24 mars 2018.       <br />
       Dans le cadre du <b>Festival &quot;Traversées africaines&quot;</b>       <br />
       qui se déroule du <span class="fluo_jaune">6 mars au 13 avril 2018</span>       <br />
       au Tarmac - Scène internationale francophone, Paris 18e.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Spectacles à venir</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21182359-24321878.jpg?v=1522230594" alt=""Peubleto"… Danse au chant d'une passion" title=""Peubleto"… Danse au chant d'une passion" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du mardi 27 au vendredi 30 mars 2018.</span>       <br />
       <b>&quot;Tram 83&quot;</b>       <br />
       Fiston Mwanza Mujila/Julie Kretzschmar.       <br />
       Théâtre - République démocratique du Congo.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du mardi 3 avril au vendredi 13 avril 2018.</span>       <br />
       <b>&quot;Le fabuleux destin d'Amadou Hampâté Bâ&quot;</b>       <br />
       Hassane Kassi Kouyaté/Bernard Magnier.       <br />
       Théâtre - Mali.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Africaman original&quot;</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du vendredi 6 avril au samedi 7 avril 2018.</span>       <br />
       Qudus Onikeku.       <br />
       Danse - Nigeria.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21182359-24322111.jpg?v=1522231675" alt=""Peubleto"… Danse au chant d'une passion" title=""Peubleto"… Danse au chant d'une passion" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 12 avril au 13 avril 2018.</span>       <br />
       <b>&quot;Un cadavre dans l'œil&quot;</b>       <br />
       Hakim Bah/Guy Theunissen.       <br />
       Théâtre - Guinée/Belgique.       <br />
              <br />
       Réservations : 01 43 64 80 80.       <br />
       <a class="link" href="http://www.letarmac.fr/" target="_blank">&gt;&gt; letarmac.fr</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.change.org/p/défendons-le-tarmac" target="_blank">&gt;&gt; Pétition en ligne pour défendre le Tarmac qui risque de fermer suite à une décision ministérielle.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple</title>
   <updated>2017-10-16T14:27:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Ne-pas-etre-pas-considerees-comme-issues-des-quartiers-populaires-mais-comme-appartenant-au-Peuple_a1710.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <published>2017-10-15T18:13:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Reprise Dans "F(l)ammes", Ahmed Madani met en scène les véridiques récits de la vie contemporaine portés par dix jeunes femmes, fruits de l'Histoire des peuplements successifs du territoire français. Autant de témoignages que les bonnes fées du théâtre ont sublimé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10641316-17521130.jpg?v=1479893540" alt="Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" title="Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" />
     </div>
     <div>
      Les comédiennes ont sculpté de vrais personnages contemporains hauts en couleur qu'elles évoquent sans fard et qu'elles expriment avec une grande de joie de vivre et ce, en dépit du contenu des propos d'un quotidien souvent difficile.       <br />
              <br />
       Ces jeunes femmes sont typées, à certains égards extravagantes. Elles appartiennent d'évidence à la vitalité de la ville. La parole est dégagée. Elles expliquent comment elles sont dans la nécessité de quitter les rôles attribués par les traditions familiales, qui les enferment dans un filet de violence et de brutalité ; et combien elles sont mises à l'épreuve pour s'inventer, se forger, se libérer des fidélités. Elles émeuvent. Elles racontent avec aisance leur itinéraire qui cherche à se démarquer de leurs mères qui ont attendu, attendu, tricotant, détricotant les jours comme Pénélope en attente d'un Ulysse providentiel.       <br />
              <br />
       Et dans la description des difficultés nées de l'opposition multi séculaire qui oppose les barbares et les urbains, elles font rire, non par le sarcasme ou l'autodérision mais par le partage. L'imaginaire est riche. Le verbe et le geste sont au service d'une métamorphose. Sur la scène c'est une forme de courage qui s'exprime : celui de la fuite qui vous sauve. Au risque du déchirement. Sans jamais perdre le sens de la vie et de l'amour. En conservant la dynamique de retrouvailles. Dans la lucidité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10641316-17521151.jpg?v=1479893657" alt="Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" title="Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" />
     </div>
     <div>
      Le spectateur en les voyant sur scène éprouve un grand bonheur, il assiste en direct à sa dissolution des préjugés : le propre du génie de l'art théâtral quand il ne se veut pas voyeur.       <br />
              <br />
       La mise en scène d'Ahmed Madani sait interpeller les consciences par la vidéo, magnifier les corps et les expressions par la lumière et exalter les caractères par le jeu des chorégraphies et du chant choral.       <br />
              <br />
       Le réalisme est là. La poésie est là. Les personnages sont là, positifs. Et la leçon du spectacle est là. Ces femmes n'ont pas besoin de fraternité, elles ont des sœurs, pas besoin de liberté, elles en trouvent le chemin, elles ont besoin d'égalité. Celle que devrait leur offrir les canons esthétiques et les codes de la société pour qu'elles ne soient pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple.       <br />
              <br />
       Elles ont besoin d'auteur. Où sont les Prévert qui compléteront le magnifique travail de restitution des paroles vraies que fait Ahmed Madani et s'intéresseront, avec lui, avec amour, à ces vies trop souvent malmenées par une mauvaise ironie et moquées par les &quot;télé-réalités&quot;.       <br />
              <br />
       Le spectateur applaudit ce moment de création qui a l'éclat d'une pépite de beauté.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"F(l)ammes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10641316-17521172.jpg?v=1479893704" alt="Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" title="Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" />
     </div>
     <div>
      Textes et mise en scène : Ahmed Madani.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Karima El Kharraze.       <br />
       Complicité artistique : Mohamed El Khatib.       <br />
       Avec : Anissa Aou, Ludivine Bah, Chirine Boussaha, Laurène Dulymbois, Dana Fiaque, Yasmina Ghemzi, Maurine Ilahiri, Anissa Kaki, Haby N’Diaye, Inès Zahoré.       <br />
       Création vidéo : Nicolas Clauss.       <br />
       Création lumières et régie générale : Damien Klein.       <br />
       Conseiller à la scénographie : Raymond Sarti.       <br />
       Création sonore : Christophe Séchet.       <br />
       Costumes : Pascale Barré.       <br />
       Théâtre de la Poudrerie (Sevran).       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       Du 16 novembre au 4 décembre 2016.       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Dimanche 20 et jeudi 24 novembre : séances accessibles aux personnes aveugles ou malvoyantes, programme détaillé disponible en braille et caractères agrandis en partenariat avec Accès Culture.       <br />
       Maison des Métallos, Paris 11e, 01 47 00 25 20.       <br />
       <a class="link" href="http://www.maisondesmetallos.org/" target="_blank">&gt;&gt; maisondesmetallos.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10641316-17521249.jpg?v=1479894172" alt="Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" title="Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée saison 2016-2017</b>       <br />
       8 au 10 décembre 2016 : Collectif 12, Mantes-la-Jolie.       <br />
       12 janvier 2017 : La Renaissance, Mondeville.       <br />
       17 au 24 janvier 2017 : Le Grand T, Nantes.       <br />
       26 au 28 janvier 2017 : La Maison des Arts et de la Culture, Créteil.       <br />
       30 janvier 2017 : Le Safran, Amiens.       <br />
       1er février 2017 : La Piscine, Châtenay-Malabry.       <br />
       16 au 18 février 2017 : Tropiques Atrium Martinique.       <br />
       2 au 3 mars 2017 : L’Atelier à spectacle, Vernouillet.       <br />
       8 mars 2017 : La Ferme de Bel Ébat, Guyancourt.       <br />
       10 mars 2017 : Fontenay en scènes, Fontenay-sous-bois.       <br />
       14 mars 2017 : Forum Jacques Prévert, Carros.       <br />
       16 au 17 mars 2017 : Théâtre municipal, Grasse.       <br />
       21 mars 2017 : Théâtre de l’Olivier, Istres.       <br />
       24 au 26 mars 2017 : La Maison des Pratiques Artistiques Amateurs, Paris.       <br />
       30 mars 2017 : L’ECAM, Kremlin-Bicêtre.       <br />
       21 avril 2017 : La Nacelle, Aubergenville.       <br />
       25 avril 2017 : Théâtre municipal, Coutances.       <br />
       27 au 28 avril 2017 : CDN de Normandie-Rouen, Petit-Quevilly.       <br />
       Juillet 2017 : Théâtre des Halles, Avignon.       <br />
              <br />
       <b>Reprise</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 au 29 octobre 2017.</span>       <br />
       Mardi et mercredi à 20 h, vendredi 20 à 14 h et vendredi 27 à 20 h, jeudi et samedi à 19 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Maison des Métallos, Paris 11e, 01 47 00 25 20.       <br />
       <a class="link" href="http://www.maisondesmetallos.org/" target="_blank">&gt;&gt; maisondesmetallos.org</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 novembre au 17 décembre 2017.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, le dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de la Tempête, salle Serreau, Paris 12e, 01 43 28 36 36.       <br />
       <a class="link" href="https://www.la-tempete.fr/" target="_blank">&gt;&gt; la-tempete.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée saison 2017-2018</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10641316-22090124.jpg?v=1508075783" alt="Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" title="Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" />
     </div>
     <div>
      7 au 11 novembre 2017 : La Comédie de Genève, Genève (Suisse).       <br />
       16 novembre au 17 décembre 2017 : Théâtre de la Tempête, Paris (12e).       <br />
       7 décembre 2017 : Théâtre Jacques Carat, Cachan (94).       <br />
       12 et 13 janvier 2018 : Le Channel - Scène nationale, Calais (62).       <br />
       16 et 17 janvier 2018 : Théâtre l’Apostrophe - scène nationale Cergy-Pontoise et Val d’Oise, Cergy (95).       <br />
       30 janvier 2018 : Salle Jacques Brel, Pantin (93).       <br />
       2 février 2018 : Théâtre des Bergeries, Noisy-le-Sec (93).       <br />
       6 et 7 février 2018 : Espace Albert Camus, Bron (69).       <br />
       9 février 2018 : Théâtre le Sillon - scène conventionnée, Clermont-l’Hérault (34).       <br />
       13 &gt; 16 février 2018 : Théâtre l’Espal, Le Mans (72).       <br />
       9 mars 2018 : Houdremont - scène conventionnée, La Courneuve (93).       <br />
       16 mars : Espace Sarah Bernhardt, Goussainville (93).       <br />
       18 mars 2018 : La Maison du Théâtre et de la Danse, Epinay-sur-Scène (93).       <br />
       23 mars 2018 : L’Escale, Melun (77).       <br />
       6 et 7 avril 2018 : Théâtre de Brétigny, Brétigny-sur-Orge (91).       <br />
       9 au 11 avril : Théâtre de la Commune - Centre dramatique national, Aubervilliers (93).       <br />
       13 avril 2018 : Salle des fêtes, Montargis (45).       <br />
              <br />
       <b>Première publication : mercredi 23 novembre 2016.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Ne-pas-etre-pas-considerees-comme-issues-des-quartiers-populaires-mais-comme-appartenant-au-Peuple_a1710.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Afro Cirkus… Itinéraire d'enfants doués</title>
   <updated>2018-06-03T13:13:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Afro-Cirkus-Itineraire-d-enfants-doues_a1940.html</id>
   <category term="Cirque &amp; Rue" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/17568975-22033575.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-10-11T05:47:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jusqu'à fin février 2018, le festival "Villette en cirques" prend ses quartiers à la Grande Halle et ses alentours (Paris 19e) pour proposer des spectacles circassiens alliant théâtre, mime, magie, acrobatie et marionnette.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17568975-22033575.jpg?v=1507694249" alt="Afro Cirkus… Itinéraire d'enfants doués" title="Afro Cirkus… Itinéraire d'enfants doués" />
     </div>
     <div>
      Après &quot;Deadtown&quot;, que nous avions présenté la semaine dernière avec son théâtre de western-spaghetti, voici un spectacle venu du continent africain. Avec le Cirque Mandingue, originaire de Conakry en Guinée, il n'y a pas plus simple que monter un cirque sans faire tout un cirque.       <br />
              <br />
       C'est le tour de force que fait cette troupe habillée de leur talent auréolé d'un franc sourire. Ici ni tambour, ni trompette, ni éléphant, ni tigre, ni trapèze. Place aux percussions, aux claviers et à un maître de cérémonie qui ne ressemble en rien à un monsieur Loyal, dans son rôle de conteur et de DJ, avec autour de lui des danseurs, des acrobates et un contorsionniste.       <br />
              <br />
       Les mandingues sont un peuple de l'Afrique de l'Ouest, d'une population de dix à vingt millions d'habitants, connue sous différentes dénominations selon le lieu géographique de leur implantation, Bambaras (Mali), Dioulas (Côte d'Ivoire, Burkina Faso) et Malinkés (Guinée, Sénégal, Gambie).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17568975-22033584.jpg?v=1507694283" alt="Afro Cirkus… Itinéraire d'enfants doués" title="Afro Cirkus… Itinéraire d'enfants doués" />
     </div>
     <div>
      Ce qui frappe dans cette troupe est la bonne humeur et leur plaisir de jouer. Percussions et acrobaties sont liées comme une branche à son arbre. Musique et contorsions sont entées sur le même tronc. D'ailleurs, le spectacle démarre avec l'homme baobab qui, à l'aide de ses compagnons, monte une cathédrale humaine sur ses épaules.       <br />
              <br />
       Un mât chinois est utilisé sur lequel les différents artistes montent, chacun à sa façon acrobatique, au sommet. Dans le monde circassien occidental, les accessoires et les animaux sont très importants et c'est autour d'eux que le numéro se crée. Tous ces à-côtés sont ainsi primordiaux. Ils sont la raison même des numéros, parfois à égalité avec les interprètes qui les font. L'humain, l'animal et les agrès forment une relation à trois où chacun d'eux est un élément indissociable et nécessaire.       <br />
              <br />
       Au Cirque Mandingue, le partage se fait entre l'artiste, la musique, la danse et le théâtre. Ce sont les membres qui font la troupe et rien d'autre. Chacun a sa propre identité artistique reliée aux autres. Ils se sont entraînés sur les plages de Conakry. C'est leur aire de jeu, de travail, de création.       <br />
              <br />
       Le spectacle est découpé en différentes scénettes avec, entre autres, l'homme baobab, l'homme élastique, qui est un véritable tour de force de contorsion d'Aboubacar Bangoura, et les danseurs Glassius et Fatou Sylla.       <br />
              <br />
       Ça danse et ça court. Il y a de la force et de la vie. C'est vif, gai et spontané. Cela finit par un &quot;Bal'Mandingue&quot; ouvert au public en compagnie des artistes. Et on en ressort le sourire aux lèvres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Afro Cirkus - Itinéraire d'un continent"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17568975-22034449.jpg?v=1507705134" alt="Afro Cirkus… Itinéraire d'enfants doués" title="Afro Cirkus… Itinéraire d'enfants doués" />
     </div>
     <div>
      Cirque Mandingue.       <br />
       Direction artistique : Meziane Azaiche.       <br />
       Chef de troupe et direction chorégraphique : Yamoussa &quot;Junior&quot; Camara.       <br />
       Avec : Aboubacar Bangoura (Bouba - contorsionniste), Philip Diallo (Zagré), Abdoulaye Sylla (Ablo), Mamadouba Koita (Koita), Mohamed Lamine Camara (l'homme Baobab), Mohamed Diare (Glassius), Aboubacar Camara (Dash), Mohamed Lamine Camara (Lamine).       <br />
       Direction musicale : Orazio Trotta en collaboration avec Jalal Akalay.       <br />
       Création décors et costumes : Annick Lebedyk.       <br />
       Maître de cérémonie : David Chazam.       <br />
       Danseuse : Fatou Sylla.       <br />
       Durée estimée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 29 octobre 2017.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       La Villette, Cabaret Sauvage, Paris 19e, 01 40 03 75 75.       <br />
       <a class="link" href="https://lavillette.com/" target="_blank">&gt;&gt; lavillette.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Afro-Cirkus-Itineraire-d-enfants-doues_a1940.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Avignon Off 2017• "F(l)ammes"… Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple</title>
   <updated>2017-07-27T15:58:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2017-F-l-ammes-Ne-pas-etre-pas-considerees-comme-issues-des-quartiers-populaires-mais-comme-appartenant-au_a1887.html</id>
   <category term="Avignon 2017" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/16107477-21064021.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-07-27T15:49:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans "F(l)ammes", Ahmed Madani met en scène les véridiques récits de la vie contemporaine portés par dix jeunes femmes, fruits de l'Histoire des peuplements successifs du territoire français. Autant de témoignages que les bonnes fées du théâtre ont sublimé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16107477-21064021.jpg?v=1479893540" alt="•Avignon Off 2017• "F(l)ammes"… Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" title="•Avignon Off 2017• "F(l)ammes"… Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" />
     </div>
     <div>
      Les comédiennes ont sculpté de vrais personnages contemporains hauts en couleur qu'elles évoquent sans fard et qu'elles expriment avec une grande de joie de vivre et ce, en dépit du contenu des propos d'un quotidien souvent difficile.       <br />
              <br />
       Ces jeunes femmes sont typées, à certains égards extravagantes. Elles appartiennent d'évidence à la vitalité de la ville. La parole est dégagée. Elles expliquent comment elles sont dans la nécessité de quitter les rôles attribués par les traditions familiales, qui les enferment dans un filet de violence et de brutalité ; et combien elles sont mises à l'épreuve pour s'inventer, se forger, se libérer des fidélités. Elles émeuvent. Elles racontent avec aisance leur itinéraire qui cherche à se démarquer de leurs mères qui ont attendu, attendu, tricotant, détricotant les jours comme Pénélope en attente d'un Ulysse providentiel.       <br />
              <br />
       Et dans la description des difficultés nées de l'opposition multi séculaire qui oppose les barbares et les urbains, elles font rire, non par le sarcasme ou l'autodérision mais par le partage. L'imaginaire est riche. Le verbe et le geste sont au service d'une métamorphose. Sur la scène c'est une forme de courage qui s'exprime : celui de la fuite qui vous sauve. Au risque du déchirement. Sans jamais perdre le sens de la vie et de l'amour. En conservant la dynamique de retrouvailles. Dans la lucidité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16107477-21064022.jpg?v=1479893657" alt="•Avignon Off 2017• "F(l)ammes"… Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" title="•Avignon Off 2017• "F(l)ammes"… Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" />
     </div>
     <div>
      Le spectateur en les voyant sur scène éprouve un grand bonheur, il assiste en direct à sa dissolution des préjugés : le propre du génie de l'art théâtral quand il ne se veut pas voyeur.       <br />
              <br />
       La mise en scène d'Ahmed Madani sait interpeller les consciences par la vidéo, magnifier les corps et les expressions par la lumière et exalter les caractères par le jeu des chorégraphies et du chant choral.       <br />
              <br />
       Le réalisme est là. La poésie est là. Les personnages sont là, positifs. Et la leçon du spectacle est là. Ces femmes n'ont pas besoin de fraternité, elles ont des sœurs, pas besoin de liberté, elles en trouvent le chemin, elles ont besoin d'égalité. Celle que devrait leur offrir les canons esthétiques et les codes de la société pour qu'elles ne soient pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple.       <br />
              <br />
       Elles ont besoin d'auteur. Où sont les Prévert qui compléteront le magnifique travail de restitution des paroles vraies que fait Ahmed Madani et s'intéresseront, avec lui, avec amour, à ces vies trop souvent malmenées par une mauvaise ironie et moquées par les &quot;télé-réalités&quot;.       <br />
              <br />
       Le spectateur applaudit ce moment de création qui a l'éclat d'une pépite de beauté.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"F(l)ammes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16107477-21064023.jpg?v=1479893704" alt="•Avignon Off 2017• "F(l)ammes"… Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" title="•Avignon Off 2017• "F(l)ammes"… Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" />
     </div>
     <div>
      Textes et mise en scène : Ahmed Madani.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Karima El Kharraze.       <br />
       Complicité artistique : Mohamed El Khatib.       <br />
       Avec : Anissa Aou, Ludivine Bah, Chirine Boussaha, Laurène Dulymbois, Dana Fiaque, Yasmina Ghemzi, Maurine Ilahiri, Anissa Kaki, Haby N’Diaye, Inès Zahoré.       <br />
       Création vidéo : Nicolas Clauss.       <br />
       Création lumières et régie générale : Damien Klein.       <br />
       Conseiller à la scénographie : Raymond Sarti.       <br />
       Création sonore : Christophe Séchet.       <br />
       Costumes : Pascale Barré.       <br />
       Théâtre de la Poudrerie (Sevran).       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16107477-21064024.jpg?v=1479894172" alt="•Avignon Off 2017• "F(l)ammes"… Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" title="•Avignon Off 2017• "F(l)ammes"… Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple" />
     </div>
     <div>
      <b>•Avignon Off 2017•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 29 juillet 2017.</span>       <br />
       Tous les jours à 11 h (relâche le lundi).        <br />
       Théâtre des Halles, Salle Chapitre,       <br />
       4, rue Noël Biret, Avignon.        <br />
       Réservations : 04 90 85 52 57.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredeshalles.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredeshalles.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2017-F-l-ammes-Ne-pas-etre-pas-considerees-comme-issues-des-quartiers-populaires-mais-comme-appartenant-au_a1887.html" />
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