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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-17T02:35:06+02:00</updated>
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   <title>"La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire</title>
   <updated>2024-02-02T11:46:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Langue-de-mon-pere-Se-reconstruire-avec-l-absence-du-pere-dans-une-quete-linguistique-a-dessein-identitaire_a3809.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2024-02-02T11:25:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Se raconter pour se réconcilier avec son passé, avec les siens, avec les absences assumées ou occultées… et éclaircir, comprendre, assimiler la problématique d'une identité compliquée à endosser, à vocation d'interdiction, celle d'être kurde (ou à moitié kurde, ici la différence n'a pas d'incidence) dans une Turquie qui applique encore une répression régulière (politique, militaire, sociale…) envers ce peuple dont même la langue fut longtemps considérée comme illégale.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78141208-56743498.jpg?v=1706871151" alt=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" title=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" />
     </div>
     <div>
      Comment faire récit pour interroger la honte d'appartenir à un peuple, pour questionner les raisons d'un racisme au quotidien et pour réaliser un voyage salvateur sur son passé, aussi difficile soit-il lorsqu'il y est question de violences – tant dans la famille que dans la société où l'on s'est construite – et d'abandon. L'état d'autrice et de comédienne donne cette possibilité d'établir une histoire, un témoignage écrit et d'en faire sa transmission orale. Sultan Ulutas Alopé s'en est emparé pour concevoir une pièce inspirée de son propre parcours.       <br />
              <br />
       Sultan Ulutas Alopé est née à Istanbul en 1988 d’une mère turque et d’un père kurde. Comme son personnage, elle effectue le voyage vers la France en 2017 pour compléter un Master en cinéma et art dramatique. Comme toute étrangère, elle fait une demande de permis de séjour. Elle se saisit du temps de la procédure, durant lequel travailler lui est interdit, pour faire ce qu’elle n’avait pas osé jusqu’alors : apprendre le kurde, la langue de son père, dans un institut français. Au travers de cet apprentissage, elle exhume la honte d’être kurde, inconsciemment ressentie pendant l’enfance et l’adolescence, et effectue un voyage à l'envers dans sa mémoire, dans ses ressentis intimes, longtemps restés enfouis dans un passé confus et peu joyeux.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78141208-56743499.jpg?v=1706871180" alt=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" title=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" />
     </div>
     <div>
      Et ce texte autographique devient alors en toute logique celui documentaire de la vie en Turquie dans les années quatre-vingt-dix. Au fil des souvenirs personnels surgissent des détails propres aux pratiques de la société turque à cette époque.        <br />
              <br />
       Prenant le parti de commencer la narration avec sa voix en off, elle entame son récit dans une forme à la fois de mise en situation et de justification. <span style="font-style:italic">&quot;Rassurez-vous, je ne suis pas une terroriste&quot;</span>, précise-t-elle. Pourtant, elle est étonnamment souriante, lumineuse, faisant montre d'une forme d'humour… un peu grinçant. <span style="font-style:italic">&quot;Comment cela peut-il être dangereux de chanter, de parler dans sa langue ?&quot;</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Comme le français n’est pas ma langue maternelle, j’ai une manière différente de m’exprimer dans cette langue. Dans le texte, il y a un langage particulier qui vient d’une &quot;étrangère&quot;. Cela crée une cohérence avec la manière de parler de ce personnage immigré en France récemment. Les fautes et les anomalies de la langue du texte sont les bienvenues tant que le sens n’est pas altéré. Pour raconter cette histoire intime et politiquement très sensible dans mon pays, en Turquie, j’avais besoin de passer majoritairement par la langue française.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78141208-56743511.jpg?v=1706871201" alt=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" title=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" />
     </div>
     <div>
      Puis apparaissent, au fil de cette exploration orale, la notion de l'absence, celles du père, devenant une véritable habitude durant son enfance, parfois courtes, de quelques jours, parfois longues, pouvant durer des mois. D'autres souvenirs surgissent, de temps en temps plus douloureux… ou pas, comme la rencontre entre le père kurde et la mère turque, avec, en second plan, les relations quelques fois violentes entre les deux.       <br />
              <br />
       Ce parcours mémoriel, c'est aussi prendre conscience de certaines évidences peu aisées à comprendre lorsqu'on est une petite fille : <span style="font-style:italic">&quot;En tant qu’enfants Kurdes qui grandissent dans une région nationaliste Turque, nous comprendrons vite qu’il faut se camoufler comme des caméléons. Ma petite sœur, par exemple, le comprend en perdant sa meilleure amie parce que ses parents ont appris que notre père est Kurde. Moi, je n’ai pas envie de rester toute seule pendant toute ma vie. Donc, je me tais. Nous sommes deux de cette race dite &quot;maudite&quot; dans la classe, Salim et moi. Nous ne nous sommes jamais dits que nous sommes Kurdes, mais nous le savons.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78141208-56743521.jpg?v=1706871224" alt=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" title=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" />
     </div>
     <div>
      Bien plus tard, une fois partie à l'étranger, ici en France, viennent s'ajouter, comme de nouvelles épreuves, le statut de réfugiée et son cercle vicieux de l'obtention du permis de séjour. Mais, au travers de tout cela, est mis en exergue la problématique identitaire par la découverte d'une autre culture. Sultan Ulutas Alopé traite le sujet avec une réelle densité tout en gardant une certaine fraîcheur, tant dans le phrasé de son texte que dans son attitude ouverte et généreuse, osant parfois, avec le sourire, les adresses directes au public.       <br />
              <br />
       Ayant pris le parti d'une mise en scène sobre – excepté une séquence &quot;dancefloor&quot;, comme un défouloir et une prise de conscience de l'occidentalité –, d'une scénographie dépouillée – seule une chaise est présente sur le plateau –, Sultan Ulutas Alopé nous offre, sous couvert d'apprentissage légitime de &quot;La Langue de son père&quot;, une exploration instructive et documentée par l'expérience de ce que peut être une quête de l'identité. De l'autobiographie initiale à la fiction écrite et théâtralisée, elle rend cette problématique à nouveau universelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Langue de mon père"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78141208-56743550.jpg?v=1706871251" alt=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" title=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" />
     </div>
     <div>
      Texte : Sultan Ulutas Alopé.       <br />
       Texte publié aux éditions L'Espace d'un instant, 2023.       <br />
       Conception et jeu : Sultan Ulutas Alopé.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Jeanne Garraud.       <br />
       Création et régie lumière : Vincent Chrétien.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 23 janvier au 2 février 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h, samedi 27 janvier à 18 h.       <br />
       Relâche le dimanche 28 janvier.       <br />
       TNS, Espace Grüber, Strasbourg, 03 88 24 88 24.       <br />
       <a class="link" href="https://www.tns.fr/" target="_blank">&gt;&gt; tns.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">6 février 2024 :</span> La Mouche, Saint-Genis-Laval (69).       <br />
       Du 12 au 14 mars 2024 : Théâtre de la Croix-Rousse, Lyon 4e (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Mon père (pour en finir avec)" Une vision acérée et transcendante de la famille et de ses aires tumultueuses</title>
   <updated>2023-09-25T09:53:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Mon-pere-pour-en-finir-avec-Une-vision-aceree-et-transcendante-de-la-famille-et-de-ses-aires-tumultueuses_a3733.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/75435995-52944551.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-09-25T09:31:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Et voilà ce que ça donne une vie sans amour, une maison vide avec des gens perdus dedans". Après dix ans d'absence, dans la maison familiale où vit une mère et ses trois enfants – deux naturels (un garçon et une fille) et un enfant adopté (le fils préféré) –, le père revient mourir dans une chambre, à l'étage. Ce sont alors les esprits et les souvenirs qui se heurtent, se rencontrent et dressent le portrait d'un homme et d'une vie de mensonges et de trahisons. Les enfants et la mère écoutent les spectres qui passent et tentent d'opérer une réconciliation. C'est une fête macabre, une danse joyeuse autour d'un presque mort, responsable de tant d'existences gâchées. La mère, quant à elle, sera bientôt libérée, réconciliée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75435995-52944551.jpg?v=1695628937" alt=""Mon père (pour en finir avec)" Une vision acérée et transcendante de la famille et de ses aires tumultueuses" title=""Mon père (pour en finir avec)" Une vision acérée et transcendante de la famille et de ses aires tumultueuses" />
     </div>
     <div>
      Assister à une représentation de Pierre Notte ou lire de manière plus solitaire un de ses nombreuses pièces, c'est à coup sûr basculer vers un &quot;connu inconnu&quot;, affronter un tsunami émotionnel, ou encore sonder la nature humaine au plus profond de ses entrailles. Impossible de rester de marbre face à son écriture dramaturgique ! Encore moins face à ses mises en scène. On aime le travail de Pierre Notte ou on le déteste…       <br />
              <br />
       L'adaptation de son texte éponyme – paru en janvier dernier aux éditions L'avant-scène théâtre –, ne démentira pas nos propos. Dès les premiers instants de la pièce, le spectateur est projeté dans l'œil du cyclone de la création théâtrale et de l'imaginaire flamboyant &quot;pierrenottien&quot;. Et nous, on aime, intensément, en découvrant à chaque fois des pépites d'inventivité textuelles et scénographiques, sans oublier les trouvailles caustiques, à nulle autre pareille, qui nous ravissent.       <br />
              <br />
       Cette pièce, c'est l'histoire des trois enfants qui reviennent voir le père, mais juste pour un aller-retour. Ils n'ont pas de vêtements de rechange, la fille n'a pas pris la peine de se maquiller et la mère, sévère et directive, s'en offusque ! Le rôle de cette mère, au premier abord acariâtre, est tenu par Silvie Laguna, comédienne talentueuse (que nous avons déjà vu jouer dans d'autres pièces de l'auteur). Son interprétation, toujours juste et affûtée, est comme en totale osmose avec les intentions dramaturgiques de Pierre Notte avec lequel elle joue depuis longtemps.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75435995-52944556.jpg?v=1695628955" alt=""Mon père (pour en finir avec)" Une vision acérée et transcendante de la famille et de ses aires tumultueuses" title=""Mon père (pour en finir avec)" Une vision acérée et transcendante de la famille et de ses aires tumultueuses" />
     </div>
     <div>
      Cette maison dans laquelle les enfants se rassemblent, parce que la mort va venir, ce pourrait être celle de beaucoup d'entre nous ! Sauf que la famille de Pierre Notte, sa mère, sa sœur, ses frères et, bien entendu, son père, ne seront jamais les nôtres. C'est son histoire, bouleversante, cruelle, s'il en est, voire irrévérencieuse, souvent provocatrice. Et à bien y regarder, si ce père, c'était le nôtre ? Comment nous accommoderions-nous du propos théâtral évoqué ? Mais là n'est pas la question. Nous dévions… Recentrons-nous !       <br />
              <br />
       Aux côtés de la figure centrale de la mère, cinq autres comédiennes et comédiens proposent très justement leur vision patriarcale <span style="font-style:italic">&quot;d'un père présent-absent, taiseux, silencieux et d'un amour impossible. Mais c'est dans la tête de cet homme agonisant que le spectateur est projeté. Et c'est la mère, réduite à l'état de mère précisément, d'épouse, de chose, d'esclave domestique, trahie, déçue, qui l'évoque aux côtés de ses trois enfants. Les démons et les fantômes sont là, mais il faut le faire avec beaucoup d'humour, de distance et c'est la moindre des délicatesses que de le faire&quot;,</span> Pierre Notte, interview de Michel Flandrin dans &quot;Les sorties de Michel Flandrin&quot; (décembre 2022).       <br />
              <br />
       Dans le rôle des trois enfants, Muriel Gaudin, Benoît Giros et Clyde Yeguet sont d'une prodigieuse complicité et excellent dans leur capacité à changer de rôle tout au long de la pièce. Leur travail sur la langue et leur prononciation reflète à merveille l'état de tension qui se joue entre eux. Et puis, il y a cette langue si particulière propre à Pierre Notte, comme psychotique, aux allures de boule à facettes, qui semble placer les comédiens(nes) dans le tambour d'une machine à laver sur essorage.       <br />
              <br />
       La nouvelle comédienne entrée dans la maison de Pierre, Shékina Immanuelle, mérite d'y rester un moment tant son jeu et son interprétation chantée sont justes et bouleversants. La scénographie de la pièce est taillée au cordeau. Efficace et sobre. Certains objets de couleur rouge aux allures enfantines occupent le plateau, dont une carabine et un crucifix, souvenirs du patriarche en train de mourir. La présence de Pierre Notte sur scène, dont on notera à nouveau le charisme et l'élégance, renforce grandement le propos de la pièce.       <br />
              <br />
       &quot;Mon père (pour en finir avec)&quot; est une pièce qui parle à beaucoup d'entre nous. C'est du grand Pierre Notte en tout cas, celui d'un homme qui a su grandir dans l'ombre de son père sans que l'ombre n'occulte la lumière dans laquelle il est installé, fort heureusement.       <br />
       Puisse cette lumière l'éclairer encore et encore afin que nous entrions à nouveau dans sa maison théâtrale où il fait si bon se retrouver.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mon père (pour en finir avec)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75435995-52944637.jpg?v=1695628983" alt=""Mon père (pour en finir avec)" Une vision acérée et transcendante de la famille et de ses aires tumultueuses" title=""Mon père (pour en finir avec)" Une vision acérée et transcendante de la famille et de ses aires tumultueuses" />
     </div>
     <div>
      Texte : Pierre Notte, édité aux éditions L'avant-scène théâtre.       <br />
       Mise en scène : Pierre Notte       <br />
       Avec : Muriel Gaudin, Benoît Giros, Silvie Laguna, Pierre Notte, Shékina Immanuelle et Clyde Yeguete.       <br />
       Collaboration artistique et lumières : Éric Schoenzetter.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       Le spectacle s'est joué au Théâtre La Flèche, Paris 11e, du 12 au 15 septembre 2023.                                                           <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>        <br />
       13 et 14 octobre 2023 : Théâtre de la Roëlle, Villers-lès-Nancy (54).       <br />
       9 et 10 février 2024 : Théâtre du Pont-Tournant, Bordeaux (33).       <br />
       Festival Off d'Avignon 2024 au Théâtre des Halles (à confirmer).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Une absence de silence" La révolte gronde à bas bruit… une reconquête de l'humain</title>
   <updated>2023-03-20T18:02:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Une-absence-de-silence-La-revolte-gronde-a-bas-bruit-une-reconquete-de-l-humain_a3537.html</id>
   <category term="Danse" />
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   <published>2023-03-21T06:49:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour faire résonner en nous l'emprise de "l'habitus" selon Pierre Bourdieu sur nos comportements acquis, le Collectif Rêve Concret et son metteur en scène Mathieu Touzé convoquent avec grâce et (im)pertinence le voguing, cette danse urbaine inspirée des poses stéréotypées des mannequins de mode. Quant au roman d'Olivia Rosenthal, "Que font les rennes après Noël ?", il constitue la trame porteuse de la performance chorégraphiée. En effet, le traitement que les humains font subir aux animaux ne se l'appliquent-ils pas tout autant à eux-mêmes, sujets assujettis à un espace social qui les formate de bout en bout ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71572530-49857001.jpg?v=1679332563" alt=""Une absence de silence" La révolte gronde à bas bruit… une reconquête de l'humain" title=""Une absence de silence" La révolte gronde à bas bruit… une reconquête de l'humain" />
     </div>
     <div>
      Des formes humaines se déplaçant à quatre pattes, rampant au sol, émergent peu à peu d'une nuit profonde. Alors qu'une voix envoûtante dévide une longue apostrophe parlant à l'enfant sauvage en nous, les créatures s'adonnent au plaisir premier de se frôler, de s'effleurer, de s'entrelacer afin d'éprouver au plateau la présence de l'autre, si semblable et si différent… avant de partager une rage muette, celle d'être coupées de leur nature animale…       <br />
              <br />
       Propriété de votre mère, vous voudriez lui échapper, mais seule une colère rentrée vous est permise. Aussi, vous promettez-vous de vous évader avec les rennes après Noël…       <br />
              <br />
       Le tableau augural émergeant des ténèbres pose l'enjeu de cette forme chorégraphiée commentée in vivo par la voix suave de Yuming Hey : faire vivre le processus suivi par le petit d'homme en vue de son intégration - en l'occurrence, sa désintégration - dans le clan des humains, dressage le castrant à tout jamais de ses origines animales. Imprégné de l'odeur du formatage éducatif, le petit d'homme vit dans sa chair la révolte sourde d'être la propriété d'une mère dite bienveillante qui, au nom de sa nécessaire protection, le coupe de son animalité vitale afin de le mieux asservir aux diktats &quot;humains&quot;. Ainsi en va-t-il de l'élevage en captivité, une domestication pour oublier sa nature en échange de sucreries doucereuses…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71572530-49857006.jpg?v=1679332585" alt=""Une absence de silence" La révolte gronde à bas bruit… une reconquête de l'humain" title=""Une absence de silence" La révolte gronde à bas bruit… une reconquête de l'humain" />
     </div>
     <div>
      L'effervescence au plateau de figures de danses trépidantes s'accompagne de la projection d'images de poussins élevés en batteries… Sur fond de chants romantiques alternant avec des musiques rock endiablées, des chorégraphies projetant sur l'avant-scène des créatures immaculées, sorties tout droit d'un catalogue branché - cuissardes, jupettes et port altier - éclaboussent le plateau de leur vitalité étudiée. Sous le vernis de l'artifice promu au rang d'art de vivre - alors qu'il ne s'agit là que d'étais soutenant un mal de vivre récurrent - les sens cherchent frénétiquement dans l'étourdissement un remède anesthésiant la souffrance d'être coupé de toute nature primale.       <br />
              <br />
       Quant à l'enchantement des figures chorégraphiées, il est là pour souligner en contrepoint le désenchantement vécu. Il faudra pouvoir se dépouiller de ces costumes d'apparat pour que la peau mise à nu puisse ressentir le dur désir d'être soi en dehors des injonctions parentales et sociétales. Une mue du moi peau visant à reconnecter l'humain avec le vivant en le délivrant des couches de peinture déposées par les injonctions en tout genre, une desquamation débouchant nécessairement sur une mélancolie, &quot;ouvroir de liberté potentielle&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71572530-49857052.jpg?v=1679332614" alt=""Une absence de silence" La révolte gronde à bas bruit… une reconquête de l'humain" title=""Une absence de silence" La révolte gronde à bas bruit… une reconquête de l'humain" />
     </div>
     <div>
      La saine colère qui lui succède revitalise, reconnecte chacun avec un soi &quot;interdit de cité&quot; en réalisant - toujours la voix de Yuming Hey accompagnant les tableaux vivants - la coupure du cordon ombilical reliant aux figures d'autorité. Trahir sa mère pour ne pas se trahir soi, une émancipation vécue en direct et se concluant par un cri déchirant la chape de plomb &quot;édu-castratrice&quot;.       <br />
              <br />
       Ainsi, embarqué par la féerie des interprétations, elles-mêmes soutenues par une scénographie à l'esthétique éblouissante et par un univers sonore des plus porteurs, le spectateur se laisse aller à un lâcher prise salutaire. Larguant le poids des amarres sociétales, il se prend à voguer pour rejoindre le pays des rennes, sauvagement vivant lui aussi.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mercredi 8 mars 2023 dans la Salle Vauthier du TnBA à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Une absence de silence"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71572530-49857055.jpg?v=1679332639" alt=""Une absence de silence" La révolte gronde à bas bruit… une reconquête de l'humain" title=""Une absence de silence" La révolte gronde à bas bruit… une reconquête de l'humain" />
     </div>
     <div>
      Danse/Théâtre       <br />
       D'après &quot;Que font les rennes après Noël ?&quot; d'Olivia Rosenthal, publié aux Éditions Gallimard.       <br />
       Mise en scène : Mathieu Touzé.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Hélène Thil.       <br />
       Avec : Yuming Hey, Jeanne Alechinsky, Laura Desideri, Gianmarco Montesi, Emiliano Perazzini.       <br />
       Scénographie et costumes : Mathieu Touzé et Estelle Deniaud.       <br />
       Vidéo : Justine Emard.       <br />
       Musique : Rebecca Meyer.       <br />
       Lumière : Renaud Lagier.       <br />
       Par le Collectif Rêve Concret.       <br />
       Durée 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du mardi 7 au jeudi 9 mars 2023 au TnBA à Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Une-absence-de-silence-La-revolte-gronde-a-bas-bruit-une-reconquete-de-l-humain_a3537.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Le Bruit des Clés" Tu n'es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis*</title>
   <updated>2022-03-03T08:47:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Bruit-des-Cles-Tu-n-es-plus-la-ou-tu-etais-mais-tu-es-partout-la-ou-je-suis_a3189.html</id>
   <category term="Trib'Une" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/62757721-45408970.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-03-03T07:39:00+01:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Anne Goscinny perd son papa à l'âge de 9 ans. Que se passe-t-il dans la tête d'une si jeune enfant lorsqu'un parent, aimant et tant aimé, disparaît brutalement ? Qu'elle s'appelle Anne Goscinny, fille du grand scénariste de bandes dessinées - René Goscinny - ne change rien au choc, à la douleur et au manque affectif qui vient soudain se poser comme une mauvaise herbe dans le jardin de l'insouciance.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62757721-45408970.jpg?v=1646244200" alt=""Le Bruit des Clés" Tu n'es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis*" title=""Le Bruit des Clés" Tu n'es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis*" />
     </div>
     <div>
      Un papa qui disparaît peut-il être remplacé ? Et son visage, ses câlins ou le bruit qu'il faisait quand il rentrait, peuvent-ils encore, dans un coin de la tête, exister ? Il n'y a que l'imagination pour le décider. Pour se sauver et reprendre goût à la réalité.       <br />
              <br />
       Anne Goscinny a raconté tout cela dans un livre intitulé &quot;Le Bruit des Clés&quot;. Et ce magnifique hommage est adapté au théâtre par la Compagnie Sémaphore qui, une fois de plus, a choisi un très beau texte, comme cadeau de rentrée.       <br />
              <br />
       C'est un cadeau, oui ! La comédienne qui interprète Anne Goscinny - Anne Veyry - amène toute sa joie de vivre et de multiples couleurs à cette petite fille de 9 ans. Elle se glisse dans la peau d'une enfant avec agilité et le public oublie l'adulte qui se présente à nous, en vrai. Elle virevolte, elle parle, elle chuchote et se confie à nous. Pas de tristesse excessive, de la légèreté et de l'humour pour s'évader.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62757721-45408974.jpg?v=1646244234" alt=""Le Bruit des Clés" Tu n'es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis*" title=""Le Bruit des Clés" Tu n'es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis*" />
     </div>
     <div>
      Anne Goscinny raconte la perte et aussi comment parvenir à faire le deuil d'un papa célèbre puisque mort, il continue néanmoins à être honoré et ses bandes dessinées sont toujours vendues et traduites dans le monde entier.       <br />
              <br />
       Anne est la fille de René. Peu importe ! Car c'est d'abord l'enfant qu'on regarde et des enfants qui ont vécu semblable tragédie, il y en beaucoup. Et beaucoup ont fait preuve d'imagination incroyable pour se sauver des torrents de larmes, des noirceurs à l'âme et de la colère parfois incontrôlable. Anne fait partie de ces enfants qui, du parent disparu, ne retiennent que le beau de cet être indispensable.       <br />
              <br />
       C'est à ce spectacle doux, subtil et attendrissant que je vous conseille d'assister. Ce &quot;bruit des clés&quot;, qui ne s'anime plus dans le vide-poche d'une entrée et qui rappelle à Anne l'absence du père tant aimé, est un petit bijou de sobriété.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62757721-45408979.jpg?v=1646244282" alt=""Le Bruit des Clés" Tu n'es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis*" title=""Le Bruit des Clés" Tu n'es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis*" />
     </div>
     <div>
      Ce spectacle est conçu pour le public à partir de 12 ans et je le recommande vivement aux grands également, aux adultes précisément, car il y a dans cette histoire d'amour quelque chose de grand : surmonter une peine et s'immiscer le temps d'un instant dans la force et le courage d'un enfant pour défier une des pires choses qu'il ne peut, si jeune, imaginer. Aucun enfant ne peut songer au silence pesant d'un parent qui, soudain, cesse de poser son regard aimant sur lui car la vie en a décidé autrement.       <br />
              <br />
       Aucun enfant n'est préparé à être brutalement séparé de son père ou de sa mère pour l'éternité.       <br />
              <br />
       Anne Goscinny est interprétée par Anne Veyry, l'absent &quot;bruit des clés&quot; est symbolisé par les notes de guitare d'un grand musicien très impliqué - Wim Hoogewerf -, le terrain de jeu de cet hommage bouleversant est signé David Ruellan.       <br />
       Et le tout est un vrai cadeau pour les vivants.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Phrase de Victor Hugo.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Bruit des Clés"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62757721-45408980.jpg?v=1646244312" alt=""Le Bruit des Clés" Tu n'es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis*" title=""Le Bruit des Clés" Tu n'es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis*" />
     </div>
     <div>
      Texte : Anne Goscinny.       <br />
       Mise en scène :  David Ruellan.       <br />
       Avec :  Anne Veyry,  Wim Hoogewerf.       <br />
       Lumières : Lucile Garric.       <br />
       Production Cie Sémaphore.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 janvier au 29 avril 2022.</span>       <br />
       Le vendredi à 19 h 45.       <br />
       Comédie Saint-Michel, Paris 5e, 01 55 42 92 97.       <br />
       <a class="link" href="http://www.comediesaintmichel.fr/?q=node/117" target="_blank">&gt;&gt; comediesaintmichel.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="http://compagnie.semaphore.free.fr/" target="_blank">&gt;&gt; compagnie.semaphore</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Bruit-des-Cles-Tu-n-es-plus-la-ou-tu-etais-mais-tu-es-partout-la-ou-je-suis_a3189.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée</title>
   <updated>2019-01-23T12:44:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-absence-de-guerre-Une-cuisine-politique-anglaise-peu-epicee_a2328.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/30021075-28815750.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-01-23T11:59:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La pièce raconte la phase finale des élections anglaises de 1992 lors de laquelle le parti travailliste, donné vainqueur jusqu'aux dernières minutes, échoua face aux conservateurs menés par John Major.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30021075-28815750.jpg?v=1548242220" alt=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" title=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" />
     </div>
     <div>
      L'auteur David Hare s'inspire de ces faits réels, dont il a suivi tous les événements de campagne, pour dresser un réquisitoire sans pitié sur le monde de la politique anglaise et, plus généralement, sur les dérives que les grands partis politiques européens effectuent pour se prostituer auprès des pouvoirs médiatiques de plus en plus puissants.       <br />
              <br />
       Dans le cercle étroit de la garde rapprochée du candidat travailliste George Jones, où s'agitent divers conseillers mais surtout les fidèles de la première heure, arrive une nouvelle conseillère en communication. L'image et le discours sont au centre des préoccupations.       <br />
              <br />
       Entre le chef du parti et son second, c'est une joute de fraternels ennemis qui se joue, mais surtout une soumission totale dans les déclarations faites à la presse, aux paroles communes, aux discours préétablis et aux interdits de sujet : le discours du parti sur les grands thèmes sociétaux doit être non seulement concordant mais identique à la syllabe près. Non, nous ne sommes pas dans un régime totalitaire, mais dans un l'un des fleurons historiques de la démocratie : l'Angleterre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30021075-28815767.jpg?v=1548242252" alt=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" title=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" />
     </div>
     <div>
      Nous voici dans la petite cuisine des coulisses de ceux qui visent le pouvoir. Mais aussi dans la dénonciation de l'emprise des médias qui privilégient la forme sur le contenu au point que le contenu politique lui-même devient plus un argument de vente que de conviction. Les coulisses, dans la politique comme au théâtre, sont des no man's land à mi-chemin entre l'intime et le public : un lieu trouble où l'angoisse et la frénésie peuvent exploser, mais où l'on ne sait pas toujours si ce qui s'y déroule est réel ou joué.       <br />
              <br />
       Aurélie Van Den Daele use du procédé de retransmissions en direct sur un écran géant qui domine la scène pour évoquer cet entre-deux où le sincère fait des galipettes avec le factice. Toute la mise en scène est une circulation entre des couloirs, un arrière-plan vitré et le plateau représentant le bureau de campagne, froid et fonctionnel. Des inserts en très gros plans dévoilent ou doublent les scènes, les apartés. Une manière de démultiplier les angles, de créer une frénésie d'images et de sons, de mettre en mouvement permanent les différents épisodes de cette envolée vers la victoire où les petites guerres et les jeux d'influences ne font que proliférer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30021075-28815780.jpg?v=1548242274" alt=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" title=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" />
     </div>
     <div>
      À vouloir tout montrer, tout animer, la pièce et la mise en scène tendent pourtant à faire beaucoup de bruit pour rien (puisqu'il est beaucoup fait référence à Shakespeare). On s'attache au détail, on évite les fractures, et cette volonté cinématographique de rythme, de course, de construction en montage digne d'un thriller télé fait spectacle : c'est un show, que le texte lui-même dénonce.       <br />
              <br />
       Cela ne touche en rien la qualité du travail scénographique, filmique, sonore, très léché, ni l'extrême et totalement convaincante implication des comédiens qui, en virtuoses, passent du jeu avec la caméra au jeu pour le public en salle. Un bel écrin pour une belle danse, mais dont les qualités formelles effacent la cruauté et la violence de la politique et de la guerre médiatique évoquées ici.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'absence de guerre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30021075-28815788.jpg?v=1548242303" alt=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" title=""L'absence de guerre"… Une cuisine politique anglaise peu épicée" />
     </div>
     <div>
      Texte : David Hare.       <br />
       Traduction : Dominique Hollier.       <br />
       Mise en scène : Aurélie Van Den Daele, artiste associée du théâtre de l'Aquarium.       <br />
       Avec : Émilie Cazenave, Grégory Corre, Julien Dubuc (cadreur plateau), Grégory Fernandes, Julie le Lagadec, Alexandre le Nours, Sidney Ali Mehelleb, Marie Quiquempois, Victor Veyron.       <br />
       Collaboration artistique : Mara Bijeljac.       <br />
       Scénographie lumière/vidéo, son : Collectif Invivo (Chloé Dumas, Julien Dubuc, Grégoire Durrande).       <br />
       Binôme scénographie : Charles Boinot.       <br />
       Costumes : Élisabeth Cerqueira.       <br />
       Stagiaires assistants : Thibaut Besnard &amp; Pauline Labib.       <br />
       Par le Deug Doen Group.       <br />
       Durée : 2 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 janvier au 3 février 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de l'Aquarium, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 43 74 99 61.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaquarium.net/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaquarium.net</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/L-absence-de-guerre-Une-cuisine-politique-anglaise-peu-epicee_a2328.html" />
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