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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-13T19:14:40+02:00</updated>
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   <title>"Farm fatale" Le bal des épouvantails en terres désertées</title>
   <updated>2022-01-06T18:00:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Farm-fatale-Le-bal-des-epouvantails-en-terres-desertees_a3139.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2022-01-06T16:31:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Après "Swamp Club", créé lors du festival d'Avignon de 2013, "La Nuit des Taupes - Welcome to Caveland !" en 2016, Philippe Quesne signe là son appétit démesuré pour tout ce qui touche à l'art… vivant. Creusant de toujours le même sillon, "Farm fatale" peut en effet être considérée comme la dernière-née d'une œuvre unique en son genre… Créer, sur un plateau de théâtre, un univers plastique "grandeur nature", le peupler d'êtres improbables afin de donner à voir poétiquement le passé d'une illusion, celle d'une espèce humaine triomphante régnant en maître absolu sur son territoire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61436590-44781708.jpg?v=1641484387" alt=""Farm fatale" Le bal des épouvantails en terres désertées" title=""Farm fatale" Le bal des épouvantails en terres désertées" />
     </div>
     <div>
      Retour sur images… Dans &quot;Swamp Club&quot;, un marécage &quot;éclairé&quot; par une semi-obscurité et peuplé de plantes vivaces mises en pot laissait émerger une demeure montée sur pilotis, protégée par des hérons… en plastique. Jouxtant ce qui allait se révéler être un centre communautaire accueillant plasticiens, musiciens, écrivains survivalistes, une grotte adossée à la colline abritait une gigantesque taupe extrayant de fabuleuses pépites d'or propres à financer les projets de ces résistants hors-sol.       <br />
              <br />
       Dans &quot;Welcome to Caveland !&quot;, les humains semblaient d'ores et déjà avoir disparu du paysage au profit de taupes qui, dans leurs galeries (d'art) souterraines, allaient en miroir donner à voir une communauté besogneuse, ripailleuse, paillarde. Comme Tirésias, l'animal aveugle voyant révélait notre condition humaine de manière ludique ou lubrique selon l'orientation de notre regard.       <br />
              <br />
       Dans &quot;Farm fatale&quot;, plus de poignées d'artistes résistants, plus de fantasques taupes survivant sous terre. Plus de vie, ni humaine, ni animale… Mais de nostalgiques épouvantails, êtres hybrides mi-pantins articulés, mi-hommes masqués, ayant à cœur de recréer la vie d'avant, dont l'existence semble essentiellement hantée par la re-création de cris d'oiseaux et autres volatiles leur rappelant un temps béni d'eux-mêmes, un temps à jamais perdu et dont ils demeurent les seuls dépositaires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61436590-44781726.jpg?v=1641484455" alt=""Farm fatale" Le bal des épouvantails en terres désertées" title=""Farm fatale" Le bal des épouvantails en terres désertées" />
     </div>
     <div>
      Sur un plateau éclairé artificiellement et tendu, en son fond, d'un écran d'un blanc immaculé, le vert étant passé de saison, de drôles de créatures aux allures post-humaines semblent avoir pris le relais des maillons d'une humanité définitivement absente. Portant fourches, bottes de paille, cochon en plastique, chantonnant à tue-tête, ces mutants s'apprêtent à s'adonner aux travaux champêtres dont auparavant ils étaient les simples témoins inanimés. L'un d'entre eux, muni d'une perche d'ingénieur du son, casque vissé aux oreilles, diffuse de précieux enregistrements de cris de merles, de pigeons, de rossignols, de pinsons, de caquètements, autant de trésors disparus les plongeant dans une douce et (mal)heureuse mélancolie.       <br />
              <br />
       Au son des archives sonores d'une radio diffusée par une parabole hissée au sommet d'une échelle, le slogan &quot;No air, no futur&quot; galvanise les épouvantails, manifestant - comme un seul homme - contre la pollution atmosphéraille. Sans omettre que, dans l'univers selon Philippe Quesne, la musique en live enrichit immanquablement de ses accents toniques le langage plastique. Ainsi les épouvantails musiciens brandissent-ils guitares électriques et claviers électroniques pour interpréter des airs échevelés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61436590-44781784.jpg?v=1641484790" alt=""Farm fatale" Le bal des épouvantails en terres désertées" title=""Farm fatale" Le bal des épouvantails en terres désertées" />
     </div>
     <div>
      Mais que nous racontent donc ces joyeux avatars d'une triste espèce - la nôtre - ayant, méthodiquement et avec une application surhumaine, contribué à son autodestruction ? Des histoires de fin d'un monde… Celle d'un fermier usé par le travail, s'étant mis à ne plus aimer ses vaches, ayant vendu son âme à de grands groupes adeptes de rendements intensifs chérissant le glyphosate de Monsanto comme une manne tombée du ciel, et étant finalement mort, lui et son entourage, de cancers divers et variés. Celle, racontée celle-ci par un épouvantail urbain, de jardins d'agrément remplacés par des immeubles géants oblitérant tout espace naturel. Ou celle encore rapportée par un épouvantail d'une ferme bio paradisiaque empoisonnée par les émissions industrielles. Sans parler de la myriade d'histoires d'agriculteurs désespérés dont ils ont été témoins passifs du suicide.       <br />
              <br />
       Des oiseaux ? Il ne reste aussi que leurs avatars sous forme de moulages plastiques mus par des fils. Aussi, quand une abeille miraculeusement survivante vient à traverser ce no man's land s'étendant à l'infini, l'occasion est trop belle pour ne pas l'interviewer en direct… To bee or not to bee, telle est la question essentielle à laquelle la demoiselle abeille se prêtera de bonne grâce, sans pour autant sombrer dans le sensationnel journalistique de la bee-sexualité, tendue comme une perche par l'apprenti journaliste épouvantail.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61436590-44781785.jpg?v=1641484831" alt=""Farm fatale" Le bal des épouvantails en terres désertées" title=""Farm fatale" Le bal des épouvantails en terres désertées" />
     </div>
     <div>
      Quant à l'œuf géant pondu par une créature improbable, une egg-périence contenant en son sein la promesse d'une arche de Noé, il apporte à cette fable dystopique, émaillée de saillies plastiques et sonores des plus réjouissantes, une ouverture ne faisant elle aucunement figure… d'épouvantail. Philippe Quesne tel quel, dont la poésie décomplexée et joyeuse - sa marque inaliénable de fabrique - se situe délibérément du côté de la fantasy, genre artistique explorateur de mythes en devenir.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Spectacle vu le vendredi 17 décembre 2021 au Carré - Scène Nationale Carré-Colonnes, à Saint-Médard (33).</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Farm fatale"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61436590-44781797.jpg?v=1641484866" alt=""Farm fatale" Le bal des épouvantails en terres désertées" title=""Farm fatale" Le bal des épouvantails en terres désertées" />
     </div>
     <div>
      Conception, scénographie et mise en scène : Philippe Quesne.       <br />
       Assistants à la mise en scène : Jonny-Bix Bongers, Dennis Metaxas.       <br />
       Avec : Léo Gobin, Sébastien Jacobs (rôle créé par Stefan Merki), Nuno Lucas (rôle créé par Damian Rebgetz), Anne Steffens (rôle créé par Julia Riedler), Gaëtan Vourc'h.       <br />
       Collaboration scénographique : Nicole Marianna Wytyczak.       <br />
       Collaboration costumes : Nora Stocker.       <br />
       Masques : Brigitte Frank.       <br />
       Création lumières : Pit Schultheiss.       <br />
       Création son, Robert Göing, Anthony Hughes.       <br />
       Dramaturgie : Martin Valdés-Stauber, Camille Louis.       <br />
       Traduction surtitrage : Harold Manning.       <br />
       Régie générale : Loïc Even.       <br />
       Régie lumière : Fabien Bossard.       <br />
       Régie son : Félix Perdreau, Grégory Adoir.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       En anglais, surtitré en français.       <br />
              <br />
              <br />
       La pièce &quot;Farm fatale&quot; de Philippe Quesne a été créée le 29 mars 2019 pour le répertoire des Münchner Kammerspiele, Munich, Allemagne.       <br />
              <br />
       <b>Tournée 2022</b>       <br />
       Mercredi 23 et jeudi 24 mars 2022 : Les 2 Scènes, Besançon (25).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Orchestre de chambre Nouvelle Europe : Un voyage musical dans la Russie d’hier et d’aujourd’hui, ça vous tente ?</title>
   <updated>2022-08-31T17:41:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Orchestre-de-chambre-Nouvelle-Europe-Un-voyage-musical-dans-la-Russie-d-hier-et-d-aujourd-hui-ca-vous-tente_a772.html</id>
   <category term="CédéDévédé" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4891476-7297124.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-11-06T09:11:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Préparez vos bagages ! Avec la sortie du CD "Russie XIXe - XXIe siècles", le tout jeune Orchestre de chambre Nouvelle Europe créé par son (tout aussi jeune) chef Nicolas Krauze nous plonge dans l’âme slave via trois compositeurs, trois moments clefs de l’histoire de ce pays fascinant.     <div>
      Trois compositeurs à l’honneur, Piotr Illitch Tchaïkovski, Dimitri Chostakovitch, Evgueni Galperine choisis ici comme autant d’instantanés d’une psyché vraiment russe, et d’œuvres conçues comme citadelles intérieures et espaces de liberté à l’heure du tsarisme, de l’ère bolchevique puis de l’ère Poutine. D’abord le XIXe siècle de Tchaïkovski avec sa &quot;Sérénade pour cordes&quot; opus 48, parfois appelée &quot;Souvenir de Florence&quot;. Une œuvre légère comme le veut le genre de la sérénade, plutôt inhabituelle pour ce musicien angoissé et dépressif. Sur ces quatre mouvements souffle l’esprit mozartien, autant dire une véritable grâce.        <br />
              <br />
       Dimitri Chostakovitch et sa &quot;Symphonie de chambre en ut mineur&quot; opus 110A est choisi pour le XXe siècle. Sa symphonie ? Une petite formation de douze musiciens (pour l’Orchestre de chambre Nouvelle Europe), une durée de l’œuvre d’une vingtaine de minutes : voilà qui ne ressemble guère au gigantisme des autres symphonies du maître de Leningrad ! Il s’agit en fait d’une transcription réalisée en 1967 par Rudolph Barchaï du &quot;Quatuor à cordes n°8&quot;. Pièce que le compositeur s’est dédicacé à lui-même telle une inscription funéraire : &quot;Dédié à la mémoire de l’auteur de ce quatuor&quot; !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Barchaï, fidèle à l’original, conserve les thèmes du quatuor - dont le principal contient une vraie signature de Chostakovitch, avec l’utilisation des notes DSCH - et les diverses auto-citations que l’ironique compositeur a semé dans les mouvements : rappels de motifs de certaines symphonies, de son opéra censuré &quot;Lady Macbeth of Mzensk&quot;, et même d’un chant révolutionnaire au titre explicite, &quot;Victimes de la terrible prison&quot; ! Les ténèbres, l’emphase lyrique, l’énigme mélancolique succèdent à l’âpreté la plus violente et la plus féroce en cinq mouvements cycliques. Ce langage nouveau, dissonant et consonant bien dans la manière chostakovienne, évoque sotto voce Mahler et Schönberg. Cette &quot;Symphonie de chambre&quot; avait reçu l’approbation du créateur du quatuor d’origine : on le comprend sans mal à l’écoute !        <br />
              <br />
       Une commande de l’Orchestre Nouvelle Europe vient terminer avec pertinence ce programme : une courte pièce pour trompette de huit minutes, &quot;Par cœur&quot;, d’Evgueni Galperine, ce jeune compositeur franco-russe né en 1975. Connu surtout pour ses musiques de films - la bande originale du film de Jacques Audiard &quot;De rouille et d’os&quot;, c’est lui - il se révèle un excellent compositeur, sachant aussi bien utiliser la touche jazz-rock de son trompettiste virtuose Sergeï Nakariakov (impeccable), que citer ci et là quelques accords des grands maîtres russes d’hier. Comme de lointains échos d’aînés tels Igor Stravinski et Chostakovitch disséminés dans une pièce triomphante, pleine d’espoir quand même pour ce début de XXIe siècle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4891476-7297124.jpg?v=1352190105" alt="Orchestre de chambre Nouvelle Europe : Un voyage musical dans la Russie d’hier et d’aujourd’hui, ça vous tente ?" title="Orchestre de chambre Nouvelle Europe : Un voyage musical dans la Russie d’hier et d’aujourd’hui, ça vous tente ?" />
     </div>
     <div>
      L’Orchestre Nouvelle Europe, actuellement en résidence à la Fondation La Borie-en-Limousin, recèle les chambristes et solistes de demain. Cette pépinière de jeunes talents ne manque pas de fraîcheur, d’engagement et de passion. Et on souscrit sans réserve à la pensée musicale de son chef, Nicolas Krauze. On pourra cependant regretter la médiocrité technique de l’enregistrement studio, qui ne leur rend pas tout à fait honneur.        <br />
              <br />
       <b>• Orchestre de Chambre Nouvelle Europe &quot;Russie XIXe - XXIe siècles&quot;.</b>       <br />
       Sorti le 23 octobre 2012.       <br />
       Label : Laborie Records. Distribution : Abeille musique.        <br />
              <br />
       <b>Orchestre de chambre Nouvelle Europe :</b>       <br />
       Nicolas Krauze, direction.       <br />
       Sergeï Nakariakov, trompette.       <br />
       Vinh Pham, violon solo.       <br />
       Anastasia Karizna, violon.       <br />
       Julie Gehan Rodriguez, violon.       <br />
       Christophe Ribière, violon.       <br />
       Karen Jauffreau, chef d’attaque violon II.       <br />
       Oriane Carcy, violon II.       <br />
       Ahim Horvath Kisromay, violon II.       <br />
       Othar Melikichvili, alto solo.        <br />
       Cynthia Perrin, alto.       <br />
       Dimitri Maslennikov, violoncelle solo.       <br />
       Livia Stanese, violoncelle solo.       <br />
       Alexandre Baile, contrebasse.        <br />
              <br />
       <b>Concert :</b>       <br />
       Le 8 novembre 2012 au Théâtre le Village, 4 rue de Chézy, Neuilly-sur-Seine, 01 55 62 60 35.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.orchestre-nouvelle-europe.com/fr/" target="_blank">&gt;&gt; orchestre-nouvelle-europe.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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