<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-06-16T05:11:26+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>"Petite Histoire de la médecine" Être confronté aux douleurs de l'Humain pour en puiser sa substantifique moelle et réjouir le public</title>
   <updated>2024-09-11T16:11:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Petite-Histoire-de-la-medecine-Etre-confronte-aux-douleurs-de-l-Humain-pour-en-puiser-sa-substantifique-moelle-et_a4041.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/82722760-59297409.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-09-11T15:33:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le docteur Hervé Laplante, véritable médecin de campagne, reçoit pour la énième fois madame Bernadette Ruffiaud, 98 ans, acariâtre et hypocondriaque professionnelle. Au cours de la consultation, il va remonter le fil de l'histoire de la médecine, de "la Grande Opération" de la fistule du Roi-Soleil par le chirurgien Charles-François de Tassy, en passant par l'enlèvement de la lance de l'œil d'Henry II par le célèbre Ambroise Paré, ou encore la découverte du vaccin de la variole par Edouard Jenner.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82722760-59297409.jpg?v=1726063165" alt=""Petite Histoire de la médecine" Être confronté aux douleurs de l'Humain pour en puiser sa substantifique moelle et réjouir le public" title=""Petite Histoire de la médecine" Être confronté aux douleurs de l'Humain pour en puiser sa substantifique moelle et réjouir le public" />
     </div>
     <div>
      Dans la vie, subir un burn-out a parfois du bon ! Certainement pas pour tout le monde, bien entendu, mais c'est en tout cas ce qui s'est produit pour le docteur Hervé Laplante, médecin généraliste en milieu semi-rural qui, pour échapper à un quotidien &quot;difficile&quot;, décide de monter un spectacle.       <br />
              <br />
       Gageons que, peut-être, les nombreuses consultations au fil de sa carrière l'ont indéniablement inspiré ! Une certaine Madame Ruffiaud, notamment, ou plusieurs, &quot;Madame Ruffiaud&quot;. Mais de quoi se plaint-elle exactement, cette patiente hors pair qui empile les rendez-vous au cabinet ?       <br />
              <br />
       D'être encore en vie, apparemment, indépendamment d'avoir une pathologie précise, et bien lui en a pris de rester en vie, car, de toute évidence, elle est une muse à sa manière, inspiratrice d'un moment de spectacle fort bien ficelé et, à de nombreuses reprises, captivant.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Je pensais vous distraire, Madame Ruffiaud, mais vous dormez !&quot; Vous m'en voyez navré ! Je pensais vous instruire, vous cultiver, vous faire oublier toutes vos petites misères ! Mais vous m'avez épuisé. J'ai utilisé tout mon stock de paroles et je suis fatigué.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82722760-59297466.jpg?v=1726063770" alt=""Petite Histoire de la médecine" Être confronté aux douleurs de l'Humain pour en puiser sa substantifique moelle et réjouir le public" title=""Petite Histoire de la médecine" Être confronté aux douleurs de l'Humain pour en puiser sa substantifique moelle et réjouir le public" />
     </div>
     <div>
      Laissons cette patiente hypocondriaque dormir paisiblement, ainsi que tous les autres patients et patientes du médecin, car le public, lui, ne s'assoupit pas une seconde. Les anecdotes évoquées, intelligemment mises en scène par Guy Verguet, sont justement dosées pour que cela ne se produise pas.       <br />
              <br />
       La complicité de Guy Bolet à l'écriture du texte en est certainement pour quelque chose ! Tour à tour maçon, ouvrier d'usine, chanteur de rues, cracheur de feu, acrobate, saltimbanque, directeur de cirque, funambule, machiniste, chauffeur de bus, garde du corps, Père Noël, cascadeur, animateur d'ateliers d'écriture en milieu carcéral, prof de guitare et de cinéma, avant de devenir dramaturge, cet homme étonnant, aussi écrivain autodidacte, a, semble-t-il, eu un coup de foudre pour le docteur Laplante lors d'une consultation un certain jour d'été. La réciproque s'est produite aussi !       <br />
              <br />
       Une étincelle, un rayon de soleil entre les quatre murs du cabinet jurassien, qui ont finalement donné naissance à ce seul en scène remarquable. À l'image de la poupée de chiffon qui sort comme par magie de la boîte multifonction, Guy Bolet est apparu, un spectacle est né, répété dans le grenier de la maison, au galop des pas d'un cheval, et bouleversé l'ordre des choses de la vie d'un médecin de campagne pour lequel l'exercice du métier, pourtant passion d'enfance, était devenue insupportable.       <br />
              <br />
       Le professeur Philippe Mercet, quant à lui, reste en coulisses du plateau, mais, de toute évidence, pas dans celles du cœur d'Hervé Laplante, car c'est grâce à lui que le spectacle a aussi germé, lors d'une conférence sur la médecine.       <br />
              <br />
       Malgré un début qui pourrait se montrer peut-être moins hâtif dans l'intention comique, ce seul en scène est un moment de théâtre finement mené. La mise en scène de Denis Verguet, composée essentiellement d'une caisse multifonction, qui se transforme au gré des anecdotes, oscille entre le théâtre de Guignol et une certaine magie enfantine qui dépassent pourtant cette simple sphère apparente.       <br />
              <br />
       &quot;Petite Histoire de la médecine&quot; ne se veut pas un spectacle didactique, loin de là, a contrario des intentions toutes méritoires et professionnelles du médecin vers Madame Ruffiaut, mais constitue un moment de théâtre attachant, instructif et très divertissant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82722760-59297683.jpg?v=1726064386" alt=""Petite Histoire de la médecine" Être confronté aux douleurs de l'Humain pour en puiser sa substantifique moelle et réjouir le public" title=""Petite Histoire de la médecine" Être confronté aux douleurs de l'Humain pour en puiser sa substantifique moelle et réjouir le public" />
     </div>
     <div>
      Le passage relatant l'opération de la fistule du Roi-Soleil, ou encore celui du combat d'Henri II, sont de réelles prouesses théâtrales pour qui n'a jamais pris de cours de théâtre ni fréquenté les cours Florent. Qui plus est, Hervé Laplante a des talents certains d'imitation d'équidés et autres animaux de l'étable… L'espace clos d'un cabinet médical fréquenté durant de nombreuses années a, de toute évidence, été subtilement productif.       <br />
              <br />
       Et d'ailleurs, qu'y trouve-t-on au juste entre les murs d'un cabinet médical ? Seulement de l'Humain. De l'Humain ! Encore de l'Humain !       <br />
              <br />
       Comme disait Jean Vilar, <span style="font-style:italic">&quot;Le Théâtre, c'est l'homme qui parle à l'homme des histoires d'hommes&quot;</span>.       <br />
              <br />
       Pour ce qui est des femmes, Hervé Laplante ne les oublie pas. Merci beaucoup pour cela… Et nous ne parlons pas de Madame Ruffiaut ! Laissons-la dormir éternellement.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Petite Histoire de la médecine"</b></div>
     <div>
      Seul en scène contemporain.       <br />
       Texte : Guy Bolet       <br />
       Mise en scène : Denis Verguet.       <br />
       Avec : Hervé Laplante       <br />
       Durée : 65 minutes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 25 août 2024 au 27 octobre 2024.</span>       <br />
       Dimanches à 20 h.       <br />
       Manufacture des Abbesses, Paris 18ᵉ, 01 42 33 42 03.       <br />
       <a class="link" href="https://www.manufacturedesabbesses.com/" target="_blank">&gt;&gt; manufacturedesabbesses.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Petite-Histoire-de-la-medecine-Etre-confronte-aux-douleurs-de-l-Humain-pour-en-puiser-sa-substantifique-moelle-et_a4041.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Gauthier Fourcade, tel un Don Quichotte, pourfend le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot</title>
   <updated>2018-12-17T06:09:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Gauthier-Fourcade-tel-un-Don-Quichotte-pourfend-le-realisme-le-determinisme-et-la-logique-d-un-monde-idiot_a2307.html</id>
   <category term="Humour" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/28971501-28270808.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-12-17T05:14:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Voilà la question. Liberté ! Au singulier et avec un point d'exclamation. Et avant tout, la liberté de choisir. C'est ce qui vient immédiatement à l'esprit face aux propositions de nos sociétés surconsommatrice, et pas seulement consommatrices en denrées, en produits manufacturés mais aussi en pensées, en pensées prêt-à-porter, en gens, en relations. En humains.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28971501-28270808.jpg?v=1544983302" alt="Gauthier Fourcade, tel un Don Quichotte, pourfend le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot" title="Gauthier Fourcade, tel un Don Quichotte, pourfend le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot" />
     </div>
     <div>
      Alors voilà le personnage hurluberlu de Gauthier Fourcade qui vient comme un chien dans un ballet réglé comme une machine à sous, se jeter cœur en avant avec son indécision maladive dans un monde si bien fait pour dire que les choix ont un sens. Impossible de choisir pour lui, ni la droite, ni la gauche, ni ceci, cela, rien.        <br />
              <br />
       Sous allures de savant fou, surgissant d'un coffre et y retournant comme on se niche dans un lit, entouré d'un dispositif presque scolaire, la déferlante de l'humour verbal du comédien va bientôt emporter toute la réalité dans une vision à perdre le souffle.       <br />
              <br />
       Usant de défi à l'esprit, à la logique, à l'imaginaire, avec une verve utilisant toutes les possibilités drolatiques du langage, comme assistant à l'exposition du monde intérieur de ce savant au regard aigu, le spectacle devient une aventure parcourant le monde et le temps.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28971501-28270809.jpg?v=1544983387" alt="Gauthier Fourcade, tel un Don Quichotte, pourfend le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot" title="Gauthier Fourcade, tel un Don Quichotte, pourfend le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot" />
     </div>
     <div>
      Pour ce spectacle intelligent qui est, à part égale, culturel et comique, Gauthier Fourcade a fait appel à William Mesguich comme metteur en scène. Et c'est un plus. L'univers du premier et le sens du rythme et de la dramaturgie du second se combinent pour transformer ce seul en scène en spectacle multiple où chanson, magies, manipulations et marionnettes concourent tous à créer du rêve et du rire.       <br />
              <br />
       Et mine rien, l'air de sauter d'un sujet à l'autre dans un désordre de l'esprit très crédible, le discours de cet amuseur aux allures candides et burlesques pose réellement la question suggérée dans le titre. Liberté, insaisissable comme ces pompons que les forains agitent dans les manèges sous le nez des enfants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Liberté ! (Avec un point d'exclamation)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28971501-28270810.jpg?v=1504091149" alt="Gauthier Fourcade, tel un Don Quichotte, pourfend le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot" title="Gauthier Fourcade, tel un Don Quichotte, pourfend le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot" />
     </div>
     <div>
      Texte : Gauthier Fourcade.       <br />
       Mise en scène : William Mesguich .       <br />
       Avec : Gauthier Fourcade.        <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 octobre 2018 au 27 avril 2019.</span>       <br />
       Mercredi à 19 h et samedi à 15 h.       <br />
       Studio Hébertot, Paris 17e, 01 42 93 13 04.       <br />
       <a class="link" href="https://www.studiohebertot.com/" target="_blank">&gt;&gt; studiohebertot.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Gauthier-Fourcade-tel-un-Don-Quichotte-pourfend-le-realisme-le-determinisme-et-la-logique-d-un-monde-idiot_a2307.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Nouveau(x) Genre(s)"… Révéler l'épaisseur de mystère que recèle tout être humain</title>
   <updated>2018-01-31T09:25:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Nouveau-x-Genre-s-Reveler-l-epaisseur-de-mystere-que-recele-tout-etre-humain_a2036.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/19845901-23565344.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-01-31T09:06:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans une forme de confidence confiante et effrontée, la comédienne et autrice Caroline de Diesbach ne craint pas d'exprimer la densité de son inconscient, troublée qu'elle est par son état, son statut de femme. Avec beaucoup de distance amusée, elle part à la recherche de la cause de ses peurs et de ses blocages.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19845901-23565344.jpg?v=1517386346" alt=""Nouveau(x) Genre(s)"… Révéler l'épaisseur de mystère que recèle tout être humain" title=""Nouveau(x) Genre(s)"… Révéler l'épaisseur de mystère que recèle tout être humain" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;Nouveau(x) genre(s)&quot;, elle se glisse dans l'échancrure du manteau d'Arlequin d'un blanc immaculé, s'empare des pendrillons pour mieux s'en parer, comme lés de tissus précieux qu'elle fait crisser. Faille de soie qu'elle piétine.       <br />
              <br />
       En prenant ainsi l'espace de jeu, elle se défait des signes extérieurs de la féminité et, dans la représentation qu'elle donne d'elle-même, s'offre à l'analyse. Le spectacle est celui des allées et retours chez la psychanalyste (Isabelle Gomez). Et, de manière manifeste par le désir et la jouissance que lui procure le théâtre, la comédienne noue avec le public qui partage ce même désir et cette même jouissance un lien solide.       <br />
              <br />
       Dans la simplicité apparente du dispositif, le spectateur suit le jeu de pistes de l'inconscient, accompagne de son écoute les étapes de la cure. Il est heureux de suivre le personnage qui, grâce aux interruptions momentanées imposées par sa psychanalyste, conquiert le mot précis et la situation juste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19845901-23565411.jpg?v=1517386411" alt=""Nouveau(x) Genre(s)"… Révéler l'épaisseur de mystère que recèle tout être humain" title=""Nouveau(x) Genre(s)"… Révéler l'épaisseur de mystère que recèle tout être humain" />
     </div>
     <div>
      Il est aussi heureux de percevoir que la psychanalyste est une femme aussi midinette que les autres et qu'en bon professionnel, elle est capable d'interrompre la conversation. Que celle-ci dérive vers des idées reçues et convenues (autant d'impasses pour l'interprétation ) ou qu'affleurent le lapsus, le jeu de mot révélateur (autant de pistes ouvertes).       <br />
              <br />
       Et le récit s'élabore, ponctué de chansons. Il est celui d'une histoire personnelle et singulière et celui d'un conte. Aidé par le dispositif du théâtre, le spectateur fait un retour vers le passé toujours actif, entre dans la connaissance de la petite enfance. Cette phase durant laquelle l'enfant qui, par définition est celui qui ne parle pas, effectue tous les apprentissage du langage alors que, de manière paradoxale justement, les mots pour dire les choses, les situations, les sensations n'existent pas encore. Ce qui n'empêche pas l'enfant de voir, ressentir et réfléchir avec tout son bagage. Et l'adulte d'en ressentir les effets.       <br />
              <br />
       Et par l'entremise de cette psychanalyse réussie, sous la transparence affichée dans la révélation des faits, se révèle l'épaisseur de mystère que recèle tout être humain.        <br />
              <br />
       Dans ces capacités de métamorphoses. Celles de la comédienne qui redoublent celles de la femme. Tous les rôles. Il y a aussi en filigrane le mystère de l'amour d'un père pour sa fille et réciproquement. Et d'évidence le mystère d'un théâtre qui sonne comme le comblement heureux d'une faille de soi.       <br />
              <br />
       Le spectateur applaudit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Nouveau(x) Genre(s)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19845901-23565427.jpg?v=1517386471" alt=""Nouveau(x) Genre(s)"… Révéler l'épaisseur de mystère que recèle tout être humain" title=""Nouveau(x) Genre(s)"… Révéler l'épaisseur de mystère que recèle tout être humain" />
     </div>
     <div>
      Texte : Caroline de Diesbach.       <br />
       Mise en scène : Caroline de Diesbach.       <br />
       Avec : Caroline de Diesbach, Isabelle Gomez.       <br />
       Musique : Marielle Tognazzoni, Thierry Epiney, Gilles Normand.       <br />
       Vidéo : Vincent Forclaz, Julien Valentini.       <br />
       Lumière : Jérôme Hugon.       <br />
       Décor : Valérie Margot.       <br />
       Chorégraphie : Géraldine Lonfat.       <br />
       Regard extérieur : Mathilde Braun, Sébastien Ehlinger.       <br />
       Conseiller artistique : Philippe Metz.       <br />
       Compagnie Tecem.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/19845901-23565434.jpg?v=1517386512" alt=""Nouveau(x) Genre(s)"… Révéler l'épaisseur de mystère que recèle tout être humain" title=""Nouveau(x) Genre(s)"… Révéler l'épaisseur de mystère que recèle tout être humain" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 22 janvier au 7 mars 2018.</span>       <br />
       Lundi, mardi, mercredi à 21 h, dimanches 20 h (relâches les dimanches 28/01 et 18/02).       <br />
       Manufacture des Abbesses, Paris 18e, 01 42 33 42 03.       <br />
       <a class="link" href="http://www.manufacturedesabbesses.com/" target="_blank">&gt;&gt; manufacturedesabbesses.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Nouveau-x-Genre-s-Reveler-l-epaisseur-de-mystere-que-recele-tout-etre-humain_a2036.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Gauthier Fourcade charge à la Don Quichotte le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot comme un moulin à vent</title>
   <updated>2017-08-30T13:51:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Gauthier-Fourcade-charge-a-la-Don-Quichotte-le-realisme-le-determinisme-et-la-logique-d-un-monde-idiot-comme-un-moulin_a1902.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/16831358-21475700.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-08-30T13:49:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Voilà la question. Liberté ! Au singulier et avec un point d'exclamation. Et avant tout, la liberté de choisir. C'est ce qui vient immédiatement à l'esprit face aux propositions de nos sociétés surconsommatrice, et pas seulement consommatrices en denrées, en produits manufacturés mais aussi en pensées, en pensées prêt-à-porter, en gens, en relations. En humains.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16831358-21475700.jpg?v=1504088952" alt="Gauthier Fourcade charge à la Don Quichotte le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot comme un moulin à vent" title="Gauthier Fourcade charge à la Don Quichotte le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot comme un moulin à vent" />
     </div>
     <div>
      Alors voilà le personnage hurluberlu de Gauthier Fourcade qui vient comme un chien dans un ballet réglé comme une machine à sous, se jeter cœur en avant avec son indécision maladive dans un monde si bien fait pour dire que les choix ont un sens. Impossible de choisir pour lui, ni la droite, ni la gauche, ni ceci, cela, rien.        <br />
              <br />
       Sous allures de savant fou, surgissant d'un coffre et y retournant comme on se niche dans un lit, entouré d'un dispositif presque scolaire, la déferlante de l'humour verbal du comédien va bientôt emporter toute la réalité dans une vision à perdre le souffle.       <br />
              <br />
       Usant de défi à l'esprit, à la logique, à l'imaginaire, avec une verve utilisant toutes les possibilités drolatiques du langage, comme assistant à l'exposition du monde intérieur de ce savant au regard aigu, le spectacle devient une aventure parcourant le monde et le temps.       <br />
              <br />
       Pour ce spectacle intelligent qui est, à part égale, culturel et comique, Gauthier Fourcade a fait appel à William Mesguich comme metteur en scène. Et c'est un plus. L'univers du premier et le sens du rythme et de la dramaturgie du second se combinent pour transformer ce seul en scène en spectacle multiple où chanson, magies, manipulations et marionnettes concourent tous à créer du rêve et du rire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16831358-21476472.jpg?v=1504091128" alt="Gauthier Fourcade charge à la Don Quichotte le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot comme un moulin à vent" title="Gauthier Fourcade charge à la Don Quichotte le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot comme un moulin à vent" />
     </div>
     <div>
      Et mine rien, l'air de sauter d'un sujet à l'autre dans un désordre de l'esprit très crédible, le discours de cet amuseur aux allures candides et burlesques pose réellement la question suggérée dans le titre. Liberté, insaisissable comme ces pompons que les forains agitent dans les manèges sous le nez des enfants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Liberté ! (Avec un point d'exclamation)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16831358-21476477.jpg?v=1504091149" alt="Gauthier Fourcade charge à la Don Quichotte le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot comme un moulin à vent" title="Gauthier Fourcade charge à la Don Quichotte le réalisme, le déterminisme et la logique d'un monde idiot comme un moulin à vent" />
     </div>
     <div>
      Texte : Gauthier Fourcade.       <br />
       Mise en scène : William Mesguich .       <br />
       Avec : Gauthier Fourcade.        <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 24 août au 5 novembre 2017.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 21 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Manufacture des Abbesses, Paris 18e, 01 42 33 42 03.       <br />
       <a class="link" href="http://www.manufacturedesabbesses.com/" target="_blank">&gt;&gt; manufacturedesabbesses.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Gauthier-Fourcade-charge-a-la-Don-Quichotte-le-realisme-le-determinisme-et-la-logique-d-un-monde-idiot-comme-un-moulin_a1902.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"L'enfant cachée dans l'encrier"… Une forme d'enfance perpétuelle… et le drame de la vie sous-jacent</title>
   <updated>2017-05-31T08:26:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-enfant-cachee-dans-l-encrier-Une-forme-d-enfance-perpetuelle-et-le-drame-de-la-vie-sous-jacent_a1817.html</id>
   <category term="Pitchouns" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/14150824-20192043.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-05-31T08:14:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Joël Jouanneau est un familier de Thomas Bernhard, de Samuel Beckett et de William Shakespeare. Il écrit patiemment et méthodiquement un répertoire pour la jeunesse. De fables, de contes mêlant gravité et cocasserie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14150824-20192043.jpg?v=1496211724" alt=""L'enfant cachée dans l'encrier"… Une forme d'enfance perpétuelle… et le drame de la vie sous-jacent" title=""L'enfant cachée dans l'encrier"… Une forme d'enfance perpétuelle… et le drame de la vie sous-jacent" />
     </div>
     <div>
      Le récit de &quot;L'enfant cachée dans l'encrier&quot; (qu'il met en scène) décrit les vacances de l'enfant qu'il était dans le château du père. Du fond d'un grenier réapparaissent les traces de l'enfance, le cahier intime, qui laissent au moment de leur redécouverte transparaître l'empreinte sur l'homme devenu adulte.       <br />
              <br />
       Dans &quot;L'enfant cachée dans l'encrier&quot;, il y a la sœur perdue dans l'encrier, le père grand amiral, les récits d'aventures et de marins, les récits de métamorphose. Il est question de la solitude qui gagne, de l'ennui qui se diffuse et ne doit pas nuire (pas <span style="font-style:italic">ennuire</span>). Qui trouve sa diversion (son divertissement) dans l'imaginaire et l'écriture.       <br />
              <br />
       L'incertitude syntaxique taraude tout le texte. Toute action est exprimée par l'infinitif du verbe. L'intention y est ainsi dans sa toute puissance. D'une certaine façon portée avec aussi puissance et finesse par le comédien Dominique Richard, tous les temps de la représentation se trouvent contaminés par cet infinitif omniprésent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14150824-20192052.jpg?v=1496211819" alt=""L'enfant cachée dans l'encrier"… Une forme d'enfance perpétuelle… et le drame de la vie sous-jacent" title=""L'enfant cachée dans l'encrier"… Une forme d'enfance perpétuelle… et le drame de la vie sous-jacent" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle conduit ainsi un mode qui participe du passé, vit un présent indéfini et dénote une manière de doute lié à l'absence, comme à la présence. Posant ainsi une forme d'enfance perpétuelle et le drame de la vie sous-jacent.       <br />
              <br />
       La mise en scène, rigoureuse, exploite de manière minimaliste les codes du théâtre. Plancher comme un radeau, objets épars, ancre tombant des cintres se balançant. Le comédien, liseur, conteur, fabulateur, acteur remplit l'espace et le temps d'imaginaire. Le public applaudit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'enfant cachée dans l'encrier"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/14150824-20192054.jpg?v=1496211850" alt=""L'enfant cachée dans l'encrier"… Une forme d'enfance perpétuelle… et le drame de la vie sous-jacent" title=""L'enfant cachée dans l'encrier"… Une forme d'enfance perpétuelle… et le drame de la vie sous-jacent" />
     </div>
     <div>
      Texte : Joël Jouanneau.       <br />
       Mise en scène : Joël Jouanneau.       <br />
       Avec : Dominique Richard.       <br />
       Scénographie &amp; costumes : Vincent Debats.       <br />
       Lumières : Thomas Cottereau.       <br />
       Son : Samuel Favart.       <br />
       Collectif Râ, Théâtre en chemin.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 mai au 2 juin 2017.</span>       <br />
       Lundi à 14 h 30 et 19 h 30, mardi à 10 h et 15 h 15, mercredi à 15 h, jeudi à 10 h et 14 h 30, vendredi à 15 h 15 et 19 h 30.       <br />
       Théâtre des Abbesses, Paris 18e, 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelaville-paris.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/L-enfant-cachee-dans-l-encrier-Une-forme-d-enfance-perpetuelle-et-le-drame-de-la-vie-sous-jacent_a1817.html" />
  </entry>
</feed>
