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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-17T06:49:34+02:00</updated>
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   <title>"Beaucoup de bruit pour rien" Du bruit mais aussi des musiques, des danses, des fantaisies débridées et beaucoup d'une saine exubérance</title>
   <updated>2021-06-22T15:47:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Beaucoup-de-bruit-pour-rien-Du-bruit-mais-aussi-des-musiques-des-danses-des-fantaisies-debridees-et-beaucoup-d-une_a2972.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2021-06-22T15:38:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est une des comédies les plus connues de Shakespeare. Elle raconte, avec humour et d'innombrables péripéties, les intrigues autour de deux histoires d'amour. Celle de Claudio et Hero, deux tourtereaux dont la vilenie va troubler le mariage ; et celle de Benedict et Béatrice, qui se haïssent au départ, pour lesquels un complot comique va faire naître l'amour.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57260371-42453297.jpg?v=1624370354" alt=""Beaucoup de bruit pour rien" Du bruit mais aussi des musiques, des danses, des fantaisies débridées et beaucoup d'une saine exubérance" title=""Beaucoup de bruit pour rien" Du bruit mais aussi des musiques, des danses, des fantaisies débridées et beaucoup d'une saine exubérance" />
     </div>
     <div>
      Une histoire tragique et une histoire comique se croisent dans cette Sicile fantasmée. Et tous les ressorts de la comédie, travestissements, complots, calomnies, quiproquos, stratagèmes et personnages ridicules sont présents. Actifs. Multiples.       <br />
               <br />
       La mise en scène de Maïa Sandoz et Paul Moulin choisit radicalement le foisonnement, l'exubérance et la démesure pour emporter les spectateurs dans un tourbillon enjoué et ironique. La traduction/adaptation elle-même prend toutes les libertés avec le texte original, quitte à introduire dans les dialogues des insertions directement prises dans l'actualité. Le risque est d'altérer le propos de la pièce et de faire grincer des dents aux puristes. L'intérêt est d'insuffler dans ce texte vieux de cinq siècles une modernité qui le rende audible par le public actuel.        <br />
               <br />
       Mais existe-t-il une pièce de Shakespeare qui, même dans les plus tragiques, ne contient pas des scènes de démesures, des dialogues sous forme de joutes verbales, de personnages de farce et des bouffons au milieu des champs de bataille ? Cette mise en scène use de cette liberté pour dérouler, pendant près de deux heures, fantaisies, outrances, scènes burlesques et capsules chantées impulsées par l'énergie de la douzaine de comédiennes et de comédiens, toutes et tous très expressifs, inventifs, rigoureux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57260371-42453300.jpg?v=1624370386" alt=""Beaucoup de bruit pour rien" Du bruit mais aussi des musiques, des danses, des fantaisies débridées et beaucoup d'une saine exubérance" title=""Beaucoup de bruit pour rien" Du bruit mais aussi des musiques, des danses, des fantaisies débridées et beaucoup d'une saine exubérance" />
     </div>
     <div>
      On peut ressentir dans la salle le plaisir qu'elles et ils ressentent à jouer ces personnages expansifs et à dire ces répliques pleines d'esprit et de sous-entendus, et à ourdir ces machinations, et à revêtir les différents habits et rôles que certains endossent. Sans parler pour ce qui en est de la représentation vue le 18 juin 2021, de Lucie Lataste et de Patrick Gache qui ont traduit en langue des signes français toute la pièce. La mise en scène et les personnages les intègrent totalement dans presque toutes les scènes. Leurs présences ajoutent encore un supplément de lecture, comme un sous-texte visuel, tant ces deux interprètes sont dans le jeu, l'action, le théâtre.       <br />
               <br />
       Comédie ne veut pas dire vacuité du propos. Pourquoi monter &quot;Beaucoup de bruit pour rien&quot; avec une telle ampleur, un tel débridement, une telle envie d'exprimer des choses que l'on sent palpiter au plateau ? Le nœud de la pièce est la calomnie, provoquée par la jalousie et la fabrication d'une illusion : la scène où une fausse Héro reçoit de nuit l'hommage d'un faux amant. Des faux-semblants qui ressemblent fort aux fakes news que nous connaissons, des condamnations et autres harcèlements qui peuvent se propager sur quiconque est pris à partie.       <br />
              <br />
       L'envie de montrer cette pièce vient peut-être de là : de cette transgression sous couvert du rire, les habitudes d'une société patriarcale où la calomnie peut provoquer la mort. Ce jeu de théâtre est très présent dans cette mise en scène, comme pour indiquer le danger des apparences trompeuses, des illusions et des fausses promesses.       <br />
               <br />
       Sauf à de très rares moments, la qualité de la mise en scène de Maïa Sandoz et Paul Moulin est de ne pas dépasser la limite du burlesque pour tomber dans le grotesque, le facile, le superficiel. Le théâtre et l'envers du théâtre sont ici mis à nu pour nous montrer les rouages de l'illusion. Certaines images, certains échanges font penser aux Monty Python. D'autres passages festifs à Jérôme Savary. Le spectacle part dès maintenant en tournée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Beaucoup de bruit pour rien"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57260371-42453325.jpg?v=1624370439" alt=""Beaucoup de bruit pour rien" Du bruit mais aussi des musiques, des danses, des fantaisies débridées et beaucoup d'une saine exubérance" title=""Beaucoup de bruit pour rien" Du bruit mais aussi des musiques, des danses, des fantaisies débridées et beaucoup d'une saine exubérance" />
     </div>
     <div>
      Texte : William Shakespeare.       <br />
       Mise en scène : Maïa Sandoz &amp; Paul Moulin.       <br />
       Assistante mise en scène : Clémence Barbier.       <br />
       Avec : Serge Biavan, Maxime Coggio, Christophe Danvin, Mathilde-Edith Mennetrier et Elsa Verdon (en alternance), Gilles Nicolas, Paul Moulin, Soulaymane Rkiba, Aurélie Vérillon, Mélissa Zehner.       <br />
       Comédienne et comédien Langue des Signes Français : Lucie Lataste et Patrick Gache.       <br />
       Traduction-adaptation : Clémence Barbier, Paul Moulin, Maïa Sandoz et Paolo Sandoz.       <br />
       Création lumière : Bruno Brinas.       <br />
       Création sonore et musicale : Christophe Danvin.       <br />
       Mise en espace sonore : Jean-François Domingues et Samuel Mazzoti.       <br />
       Coach vocal : Sinan Bertrand.       <br />
       Scénographie et costumes : Catherine Cosme.       <br />
       Collaboration chorégraphique : Gilles Nicolas, assisté de Stan Weiszer.       <br />
       Collaboration artistique : Guillaume Moitessier       <br />
       Régie Générale : David Ferré       <br />
       Régie Plateau : Paolo Sandoz       <br />
       Durée : 1 h 50.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57260371-42453329.jpg?v=1624370466" alt=""Beaucoup de bruit pour rien" Du bruit mais aussi des musiques, des danses, des fantaisies débridées et beaucoup d'une saine exubérance" title=""Beaucoup de bruit pour rien" Du bruit mais aussi des musiques, des danses, des fantaisies débridées et beaucoup d'une saine exubérance" />
     </div>
     <div>
      <b>A été joué du 16 au 18 juin 2021 au ThéâtredelaCité, CDN Toulouse Occitanie.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée 2021/2022</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">23 juin 2021 :</span> L'Equinoxe, Châteauroux (36).       <br />
       <span class="fluo_jaune">26 juin 2021 :</span> EMC, Saint-Michel-Sur-Orge (91).       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 9 juillet 2021 :</span> MC2, Grenoble (38).       <br />
       7 et 8 octobre 2021 : L'Agora, Scène Nationale de l'Essonne, Évry-Courcouronnes (91).       <br />
       Du 13 au 15 octobre 2021 : Théâtre 71, Malakoff (92).       <br />
       20 et 21 octobre 2021 : L'Azimut, Antony/Châtenay-Malabry (92).       <br />
       23 novembre 2021 : Les 3T, Châtellerault (86).       <br />
       4 mars 2022 : La Faïencerie, Creil (60).       <br />
       Du 25 au 27 mars 2022 : La Ferme du Buisson, Noisiel (77).       <br />
       31 mai 2022 : Théâtre des Deux Rives, Charenton-le-Pont (94).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins</title>
   <updated>2021-02-02T16:43:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Hamlet--encore-et-toujours-dans-une-mise-en-je-de-Gerard-Watkins_a2862.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2021-01-15T10:09:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'ombre fantomatique du vieux Roi légendaire n'est pas prête à laisser en paix les générations qui se suivent, tant les interrogations posées par William Shakespeare sont d'une historicité atemporelle. Désirs de pouvoir et de sexe intimement reliés l'un à l'autre pour les rendre consanguins, trahison et fidélité à un moi idéal déposé en soi par les vœux des pères, guerres des sexes et guerres intestines ou intracommunautaires se recouvrant à l'envi, ce magma incandescent parle en nous comme une matière en fusion à jamais constitutive de l'humain.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53085182-40288253.jpg?v=1610703053" alt=""Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins" title=""Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins" />
     </div>
     <div>
      L'auteur et metteur en scène d'&quot;Ysteria&quot;, présentée naguère sur ce même plateau du TnBA, s'attaque avec une frénésie palpable à ce monument de littérature. Après avoir minutieusement traduit le texte original pour, tout en en préservant l'authenticité, y injecter dans les plis du discours ses propres motifs, Gérard Watkins propose trois heures et plus d'effervescence permanente. Endossant lui-même le rôle du fratricide et régicide Claudius, il donne le tempo de sa scansion décalée présidant à sa manière si particulière de faire &quot;entendre&quot; le vers shakespearien retraduit.       <br />
              <br />
       Collant sinon à la lettre du moins à l'esprit de son illustre prédécesseur, il s'affranchit de la loi des genres pour proposer indistinctement à des femmes les rôles d'hommes et vice-versa. Ainsi le rôle-titre est-il confié non sans un certain bonheur à la tragédienne née qu'est Anne Alvaro, usant avec subtilité des gammes de sa sensibilité à fleur de peau, à la fois hardie et fragile, pour réifier les affres vengeresses du jeune Hamlet. À ceci près cependant que la grande différence d'âge qui la sépare de son personnage peut rendre moins crédible le statut d'Hamlet dont le jeune âge n'est pas étranger à sa problématique au lien paternel et maternel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53085182-40288275.jpg?v=1610703326" alt=""Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins" title=""Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins" />
     </div>
     <div>
      Dans ce droit fil, ce sont à des actrices que seront dévolus les personnages du courtisan Guildenstern et du spectre. Si, pour le premier, on peut être simplement surpris du choix de casting sans que cela perturbe outre mesure la lisibilité de l'intrigue, pour le deuxième, il en va différemment. En effet, comment croire un instant à la crédibilité du fantôme erratique du vieil Hamlet lorsque, son casque retiré, on découvre la brune chevelure somptueuse encadrant le visage aux traits fins de l'actrice éclatante de jeunesse censée l'incarner ? Toutes les justifications entourant ce choix - délibérément assumé eu égard aux libertés originelles - peuvent apparaître, pour un spectateur contemporain, purs produits de l'intellect.       <br />
              <br />
       D'autre part, si la direction d'acteurs(trices) traduit avec force - et justesse - l'agitation s'emparant des protagonistes soumis à la déferlante de leurs tourments ne leur offrant aucun espoir de rémission, la tentative du metteur en scène de réintroduire l'exubérance des représentations de l'époque shakespearienne, l'amène parfois à quelques excès qui peuvent laisser pantois le spectateur du XXIe siècle. Ainsi certains gestes isolés, de grotesque provocation sexuelle ou de scansion hystérisée prêtés à la Reine, auraient plus pour effet de desservir le propos en le &quot;divertissant&quot; qu'à servir l'intention. Ou alors aurait-il fallu aller encore plus loin en lâchant bel et bien le frein de la bienséance pour libérer le &quot;dé-lire&quot; ?       <br />
              <br />
       Ces réserves étant posées, cette &quot;représentation&quot;, pour être restée intentionnellement au milieu du gué - entre fantaisie contenue et drame lié à la souillure incestueuse des hommes soumis à la volonté de puissance -, présente l'intérêt d'être nourrie par une réflexion de haut vol mettant en exergue le théâtre et son double, la comédie humaine des passions ravageuses exposées en pleine lumière.       <br />
              <br />
       En effet, comment ne pas être &quot;atteint&quot; une nouvelle fois par la scène en miroir du Roi et de la Reine de comédie ? Comment ne pas être &quot;bousculé&quot; par les fulgurances d'Hamlet sur les obscénités humaines, le non-sens de l'existence, l'avidité poussant les hommes à mourir pour un lopin de terre, les privilèges - jusque dans la mort - du rang social (cf. la mise au tombeau d'Ophélie), ou encore sur ces <span style="font-style:italic">&quot;acteurs qui déambulent et beuglent si fort qu'ils imitent l'humain avec beaucoup d'abomination&quot;</span>.       <br />
              <br />
       &quot;Hamlet&quot; reste définitivement la pièce des pièces et Gérard Watkins a le mérite d'assumer ses choix de metteur en jeu en en proposant une interprétation personnelle située dans un décor vintage inspiré des sixties et dans une scénographie restant, finalement, peut-être encore trop &quot;polie&quot; pour traduire l'exubérance shakespearienne.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Le reste est silence&quot;</span>, comme conclut le personnage titre expirant sous un ciel vide, purgé - pour un temps - des miasmes des intrigants. Un silence troué présentement par le plaisir &quot;essentiel&quot; de renouer avec le théâtre vivant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Hamlet"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53085182-40288410.jpg?v=1610703983" alt=""Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins" title=""Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins" />
     </div>
     <div>
      Texte, William Shakespeare.       <br />
       Traduction et mise en scène : Gérard Watkins.       <br />
       Assistantes à la mise en scène : Lucie Epicureo et Lola Roy.       <br />
       Avec : Anne Alvaro, Solene Arbel, Salomé Ayache, Gaël Baron, Mama Bouras, Julie Denisse,       <br />
       Basile Duchmann, David Gouhier, Fabien Orcier, Gérard Watkins.       <br />
       Lumières : Anne Vaglio.       <br />
       Scénographie : François Gauthier-Lafaye.       <br />
       Son : François Vatin.       <br />
       Costumes : Lucie Durand.       <br />
       Production : Cie Perdita Ensemble.       <br />
       Durée : 3 h 15 (avec entracte).       <br />
       Création au TnBA, les 7 et 8 janvier 2021, représentations réservées aux professionnels et à la presse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Dates prévisionnelles de tournée</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53085182-40288419.jpg?v=1610704281" alt=""Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins" title=""Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins" />
     </div>
     <div>
      <span style="text-decoration: line-through">Du 2 au 14 février 2021 (sous réserve).</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de la Tempête (salle Serreau), Cartoucherie, Paris XIIe, 01 43 28 36 36.       <br />
       <a class="link" href="https://www.la-tempete.fr/" target="_blank">&gt;&gt; la-tempete.fr</a>       <br />
              <br />
       Du 21 au 22 avril 2021, à 19h, Comédie de Caen.       <br />
       Tournée la saison prochaine (à ce jour) : Besançon, Lorient, Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53085182-40288483.jpg?v=1610704505" alt=""Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins" title=""Hamlet", encore et toujours dans une "mise en je" de Gérard Watkins" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Macbeth" Un roi non sans divertissement… débordant de folie shakespearienne</title>
   <updated>2019-09-23T08:45:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Macbeth-Un-roi-non-sans-divertissement-debordant-de-folie-shakespearienne_a2550.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2019-09-23T07:05:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La folie de Macbeth, succombant au chant des sorcières lui prédisant - à lui le fidèle guerrier dévoué à son roi - la suprême couronne, n'est plus à conter : manipulé à souhait par l'avidité de sa Lady soufflant sur les braises de son désir coupable, il accomplira son destin d'assassin avant d'être passé au fil de l'épée. Pour redonner des couleurs à la "pièce écossaise" maudite, Anthony Magnier a habillé de rouge incandescent sa scénographie et ses acteurs, desquels se détache la figure de William Mesguich en Macbeth halluciné.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37518622-33100252.jpg?v=1569144496" alt=""Macbeth" Un roi non sans divertissement… débordant de folie shakespearienne" title=""Macbeth" Un roi non sans divertissement… débordant de folie shakespearienne" />
     </div>
     <div>
      Le plateau - où se dessine un cercle nu se métamorphosant au gré des péripéties en pièces du château maudit ou encore en la fameuse forêt vivante de Birnam -, livré tour à tour au burlesque débridé et au tragique shakespearien, dissimule autant qu'il révèle derrière un rideau de chaînes métalliques un arrière-plan où aura lieu entre autres le meurtre du roi Duncan. Ce second plan figure ce qui ne peut advenir en pleine lumière tant il recèle de turpitudes inavouables.       <br />
              <br />
       A contrario, côté cour, un curieux musicien live, debout derrière son pupitre, ponctuera de manière fantasque le drame par ses notes fabriquées artisanalement à vue (fourchettes ferraillant entre elles pour faire entendre la férocité des combats, respiration haletante mimant le vent déferlant sur le champ de bataille) après qu'une sulfureuse maîtresse de cérémonie, incarnant les trois sorcières et gainée superbement dans une robe-fourreau fendue jusqu'aux cuisses, n'eut accueilli, clin d'œil coquin à l'appui, le public l'immergeant ainsi de plain-pied dans l'action. Complicité spectateurs-acteurs et mélange des genres restituant &quot;à merveille&quot; l'esprit du théâtre élisabéthain, beaucoup moins corseté dans ses codes que le théâtre actuel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37518622-33100263.jpg?v=1569144545" alt=""Macbeth" Un roi non sans divertissement… débordant de folie shakespearienne" title=""Macbeth" Un roi non sans divertissement… débordant de folie shakespearienne" />
     </div>
     <div>
      D'emblée, le ton &quot;délirant&quot; annoncé, le rythme ne faiblira pas faisant alterner - pour ne pas dire coïncider - le comique et le tragique. Ainsi l'annonce du traître, le thane de Cawdor, décapité par le général Macbeth exposant fièrement sur le rempart du château la tronche du félon, s'accompagne-t-elle des accents d'une comptine enfantine pleine d'entrain, &quot;j'entends le loup et le renard chanter…&quot;.       <br />
              <br />
       Contrastant avec cette insoupçonnable légèreté de l'être, Macbeth resté seul en scène - troublant William Mesguich passant du registre du guerrier triomphant à celui de l'homme torturé déjà par le remords à venir du régicide annoncé - est livré aux affres du doute qui le mine de l'intérieur. Seuls l'ambition de sa Lady et l'amour qu'il lui porte le font se ressaisir… avant d'être l'objet d'hallucinations fantastiques : à qui est ce poignard qui flotte au-dessus de sa tête ? Ce même poignard, on le verra, de sa main tenue, trancher la gorge du Roi Duncan dormant innocemment derrière le rideau métallique.       <br />
              <br />
       Accablé, effondré, détruit par un crime plus grand que lui, Macbeth-Mesguich revient titubant sur l'avant-scène. Les yeux hagards, il se bat avec ses mains maculées du sang indélébile dont il ne peut se défaire. Il appelle la mort à la rescousse… Mais, comme l'indique alors la sublime machiavélique maîtresse de cérémonie, les Portes de l'Enfer sont encombrées par la file des loueurs de logements - on est en juillet, Festival d'Avignon oblige… - et sa demande ne peut donc être satisfaite. Du moins en l'instant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37518622-33100266.jpg?v=1569144644" alt=""Macbeth" Un roi non sans divertissement… débordant de folie shakespearienne" title=""Macbeth" Un roi non sans divertissement… débordant de folie shakespearienne" />
     </div>
     <div>
      Les prophéties s'accompliront, &quot;fatalement&quot;, les hommes si puissants soient-ils n'étant pas de force à leur opposer leur piètre volonté… Et Macbeth-Mesguich, faisant corps avec sa folie envahissante, de bondir soudain dans les travées pour saisir au col un spectateur, puis un autre, en qui il reconnaît le portrait &quot;vivant&quot; de Banquo. Pourtant son ancien frère d'armes n'a-t-il pas été assassiné sur ses ordres ? <span style="font-style:italic">&quot;Il fut un temps où l'homme mort était mort. Là, il ressuscite…&quot;</span>, laisse-t-il, sidéré, échapper sous le regard goguenard de la facétieuse maîtresse de cérémonie commentant à notre intention : <span style="font-style:italic">&quot;Il va de mal en pis…&quot;</span>.       <br />
              <br />
       Le combat ultime qu'il livrera, vêtu d'une simple camisole d'aliéné - la forêt de Birnam s'étant mise en branle et le fils &quot;non né d'une femme&quot; étant bien là, plus aucun espoir ne lui est permis -, le montrera dans un duel digne des morceaux de bravoure des films de cape et d'épée, avec force chutes et rétablissements spectaculaires à la clé.       <br />
              <br />
       S'il est vrai que <span style="font-style:italic">&quot;la vie n'est qu'un fantôme errant, un pauvre comédien qui se pavane et s'agite durant son heure sur la scène et qu'ensuite on n'entend plus, (si) c'est une histoire dite par un idiot, pleine de fracas et de furie, et qui ne signifie rien…&quot;</span> (dixit Macbeth), elle se termine là &quot;en beauté&quot; : la sorcière bienaimée se coiffera de la couronne, un instant vacante, avant de tirer sa révérence sur fond de réflexions philosophiques à méditer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37518622-33100273.jpg?v=1569144704" alt=""Macbeth" Un roi non sans divertissement… débordant de folie shakespearienne" title=""Macbeth" Un roi non sans divertissement… débordant de folie shakespearienne" />
     </div>
     <div>
      Cette &quot;création&quot; à part entière - le texte attribué à William Shakespeare a été traduit, adapté et mis en jeu magistralement par Anthony Magnier, s'emparant avec une liberté vivifiante de ce matériau prestigieux - présente le grand intérêt de porter jusqu'à nous, et sans en trahir à aucun moment l'esprit, l'essence même du théâtre élisabéthain. Il a su réunir les multiples composantes de cette œuvre foisonnante pour en &quot;délivrer&quot; la quintessence sous une forme attrayante, voire carrément jouissive.       <br />
               <br />
       Quant au plaisir de faire ainsi société autour de ce moment de théâtre partagé, il se trouve redoublé encore par les interprétations flamboyantes de Sandrine Moaligou et William Mesguich, qui, avec la générosité que l'on leur connaît, chacun dans un registre opposé, ont su transcender leur rôle pour en faire un manifeste à l'usage des jeunes acteurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Macbeth"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37518622-33100284.jpg?v=1569144815" alt=""Macbeth" Un roi non sans divertissement… débordant de folie shakespearienne" title=""Macbeth" Un roi non sans divertissement… débordant de folie shakespearienne" />
     </div>
     <div>
      Texte : William Shakespeare.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Anthony Magnier.       <br />
       Avec : Axel Hache, Nathalie Lucas, William Mesguich, Sandrine Moaligou, Julien Renon, Victorien Robert.       <br />
       Musique : Axel Hache.       <br />
       Costumes : Mélisande de Serres.       <br />
       Décors : Stefano Perrocco.       <br />
       Lumières : Laurent Taffoureau.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <b>Vu au Théâtre des Gémeaux, lors du festival •Off 2019•.</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">6 juin 2020 :</span> Festival de Théâtre aux Jardins du Rosey, Rolle (CH).       <br />
       Tournée en cours de réalisation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Macbeth-Un-roi-non-sans-divertissement-debordant-de-folie-shakespearienne_a2550.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Comme il vous plaira", une exploration de la relativité des apparences</title>
   <updated>2018-04-04T11:43:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Comme-il-vous-plaira--une-exploration-de-la-relativite-des-apparences_a2086.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/21332429-24402203.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-04-04T10:04:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Largement inspirée d'une nouvelle tirée des contes de Canterbury de Geoffrey Chaucer, "As you like it" d'un certain William Shakespeare fait se rencontrer au sein d'une forêt reculée des proscrits fuyant un duc usurpateur.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21332429-24402203.jpg?v=1522831513" alt=""Comme il vous plaira", une exploration de la relativité des apparences" title=""Comme il vous plaira", une exploration de la relativité des apparences" />
     </div>
     <div>
      Dans cet état forcé de retour à la Nature, ces robins des bois vivent un véritable choc culturel, qui oppose un monde rustique, une Nature à l'état idéalisé et rêvé à la férocité et la brutalité du Monde. C'est une utopie sylvestre que Christophe Rauck offre au spectateur dans l'élégance d'un théâtre chatoyant, léger, soyeux, à l'humeur joyeuse et mélancolique tout à la fois.       <br />
              <br />
       C'est que la pièce, dans un ballet des comédies, fait tourbillonner les cœurs. Sous le regard désabusé d'un Jacques mélancolique le bien nommé, les personnages vont cascadant vers leurs amours dans la douce euphorie de pastorales très littéraires. À la manière noble pour Rosalinde et Orlando, à la farce pour Audrey et Pierre de Touche, à la surprise pour Olivier et Célia, au désaccord pour Silvius qui aime Phébé et Phébé qui aime Rosalinde.       <br />
              <br />
       La pièce est marquée par un art consommé d'un beau langage. L'état amoureux est désiré, dit, construit, commenté, subi. Les histoires de couples s'enlacent, s'entremêlent par les ambiguïtés des différentes déclarations d'amour. Cela fleure bon, dans une forme ambivalente, son courtisan adepte de Pétrarque ou bien son satiriste au regard aigu moquant les déviances de ce même pétrarquisme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21332429-24402256.jpg?v=1522831513" alt=""Comme il vous plaira", une exploration de la relativité des apparences" title=""Comme il vous plaira", une exploration de la relativité des apparences" />
     </div>
     <div>
      La direction d'acteurs centre le jeu sur la dynamique des oppositions. Chaque inflexion du texte, de la voix et de l'attitude du corps des comédiens, dans une belle manière de conjonction des contraires participe à un effet de beauté, de raffinement, de simplicité. Les entrées sorties se faisant à un rythme affirmé et fluide, le spectacle proposé a le goût du fabliau sans la trivialité. Le goût du conte sans son illustration. Le goût de la poésie, de la métrique et de la prosodie sans le maniérisme. Cela est cocasse, burlesque, élégiaque tout à la fois.       <br />
              <br />
       Ainsi, parti à l'exploration de la relativité des apparences, le spectateur est saisi par la présence d'un chant pur et le mystère d'un coup de foudre quasi miraculeux. Le réel pourtant insaisissable, qui meut l'œuvre de Shakespeare, affleure au temps présent de la représentation. Il a le goût d'une mélancolie optimiste. Comme des réminiscences d'un Montaigne.       <br />
              <br />
       Le rire est franc, les chanteurs sont irréprochables, les comédiens jouent sans relâchement. Le décor dans son arbitraire et son désir d'allusion rejoint l'intuition d'une orée de bois à la montée de la brume.       <br />
              <br />
       Le public ovationne et le spectateur emporte avec lui comme le goût du rêve et le sens du sourire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Comme il vous plaira"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21332429-24402297.jpg?v=1522831545" alt=""Comme il vous plaira", une exploration de la relativité des apparences" title=""Comme il vous plaira", une exploration de la relativité des apparences" />
     </div>
     <div>
      Texte : William Shakespeare.       <br />
       Traduction : Jean-Michel Déprats.       <br />
       Mise en scène : Christophe Rauck.       <br />
       Avec : John Arnold, Jean-Claude Durand, Cécile Garcia Fogel, Pierre-François Garel, Pierre-Félix Gravière, Maud Le Grévellec, Jean-François Lombard, Mahmoud Saïd, Luanda Siqueira, Alain Trétout.       <br />
       Direction musicale : Marcus Borja.       <br />
       Dramaturgie : Leslie Six.       <br />
       Scénographie : Aurélie Thomas.       <br />
       Costumes : Coralie Sanvoisin, assistée de Peggy Sturm.       <br />
       Lumières : Olivier Oudiou.       <br />
       Son : Xavier Jacquot.       <br />
       Durée : 3h. 1ère partie : 1 h 50 ; entracte de 20 min et 2e partie : 50 min.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21332429-24402351.jpg?v=1522831585" alt=""Comme il vous plaira", une exploration de la relativité des apparences" title=""Comme il vous plaira", une exploration de la relativité des apparences" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 28 mars au 13 avril 2018.</span>       <br />
       Mercredi, jeudi, samedi à 19 h 30, mardi et vendredi à 20 h 30, dimanche 16 h.       <br />
       Théâtre 71, Malakoff (92), 01 55 48 91 00.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre71.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre71.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Comme-il-vous-plaira--une-exploration-de-la-relativite-des-apparences_a2086.html" />
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  <entry>
   <title>"Sonnets"… Sur les chemins d'une sophistication pleine de tact de délicatesse</title>
   <updated>2016-12-15T11:16:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Sonnets-Sur-les-chemins-d-une-sophistication-pleine-de-tact-de-delicatesse_a1721.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/10780359-17798275.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2016-12-14T14:00:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"… il manque un art à nos yeux, ils peignent ce qu'ils voient ; rien du cœur..."* Il est possible que l'on ne connaisse jamais les réels protagonistes des poèmes d'amour attribués à Shakespeare. Peu importe…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10780359-17798275.jpg?v=1481722308" alt=""Sonnets"… Sur les chemins d'une sophistication pleine de tact de délicatesse" title=""Sonnets"… Sur les chemins d'une sophistication pleine de tact de délicatesse" />
     </div>
     <div>
      De cette Renaissance anglaise, plus que toutes les autres, touchée par la mélancolie, il persiste à travers les siècles cet hommage étonnant fait à la beauté et à l'être aimé. Et l'orgueilleuse idée réalisée par la matière même de ces sonnets que les mots du poète expriment à jamais l'Amour et son éternité. En dépit même de la loi implacable qui veut que tout s'étiole et s'évanouisse.       <br />
              <br />
       C'est à la lueur d'une chandelle, juchés sur un tertre de terre meuble couvert de &quot;mille-fleurs&quot;, que Louise Moaty et Romain Falik échangent la parole et le chant, la voix humaine et le luth, les mots de William Shakespeare et les notes de John Dowland son contemporain.       <br />
              <br />
       Les deux artistes révèlent une très grande sensibilité au propos et entrent en communion. Par le timbre des voix, le son de l'instrument et l'ombre des corps, le luth devient chimère avec quatre mains et deux têtes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      La maîtrise de la scène se dissimule sous une apparente naïveté de la forme et, par l'union réussie des corps et des sons, dans le désir de silence et d'écoute exprimé, se trouve restitué le sentiment de Merveilleux. Qui est l'objet même du spectacle.       <br />
              <br />
       Le spectateur, par les chemins d'une sophistication pleine de tact de délicatesse, est porté sur les rives d'une sensibilité oubliée : son intimité.       <br />
               <br />
       <span style="font-style:italic">* Sonnet 24 de William Shakespeare.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Sonnets"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/10780359-17798565.jpg?v=1481722397" alt=""Sonnets"… Sur les chemins d'une sophistication pleine de tact de délicatesse" title=""Sonnets"… Sur les chemins d'une sophistication pleine de tact de délicatesse" />
     </div>
     <div>
      Mise en scène : Louise Moaty.       <br />
       Conception musicale : Thomas Dunford.       <br />
       Avec : Louise Moaty (comédienne), Thomas Dunford ou Romain Falik (luth).       <br />
       Scénographie : Louise Moaty &amp; Christophe Naillet. Traduction : Louise Moaty &amp; Raphaël Meltz. Regard sur la mise en scène : Geoffroy Carey. Accompagnement vocal : Claire Lefilliâtre. Costumes : Julia Brochier. Création lumière : Christophe Naillet.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
       Cie Les Mirages.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 au 16 décembre 2016.</span>       <br />
       Lundi, mercredi et vendredi à 20 h 30, mardi et jeudi à 19 h 30.       <br />
       Maison de la Culture, Amiens (80), 03 22 97 79 77.       <br />
       <a class="link" href="http://www.maisondelaculture-amiens.com/" target="_blank">&gt;&gt; maisondelaculture-amiens.com</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">27, 28 et 29 janvier 2017</span> : Théâtre de Caen, Église Notre-Dame de la Gloriette, Caen (14).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Sonnets-Sur-les-chemins-d-une-sophistication-pleine-de-tact-de-delicatesse_a1721.html" />
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