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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-17T03:36:45+01:00</updated>
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   <title>"Il Cimento dell'Armonia e dell'Inventione", Quatuor de corps en quête de nature à réinventer</title>
   <updated>2025-11-09T11:30:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Il-Cimento-dell-Armonia-e-dell-Inventione--Quatuor-de-corps-en-quete-de-nature-a-reinventer_a4401.html</id>
   <category term="Danse" />
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   <published>2025-11-11T07:58:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La chorégraphe flamande Anne Teresa de Keersmaeker n'a jamais dissimulé l'attraction quasi pulsionnelle qui la lie à Rainer Maria Rilke, dont le célèbre poème en prose est au cœur de ses créations… "Chevaucher, chevaucher, chevaucher, le jour, la nuit, le jour. Chevaucher, chevaucher, chevaucher…"… Sa quête multisensorielle, réglée au sol par des déplacements géométriques millimétrés, prend ici comme terre d'élection les "Quatre Saisons" de Vivaldi, revisitées et hybridées au travers du regard de son ancien élève devenu complice, Radouan Mriziga, dont la porte d'entrée du monde est à rechercher du côté du prisme de l'architecture.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92421435-64811343.jpg?v=1762682766" alt=""Il Cimento dell'Armonia e dell'Inventione", Quatuor de corps en quête de nature à réinventer" title=""Il Cimento dell'Armonia e dell'Inventione", Quatuor de corps en quête de nature à réinventer" />
     </div>
     <div>
      Prolongeant le plateau nu où des néons clignotant semblent hésiter à annoncer les saisons à venir tant leur succession apparaît désormais improbable, un silence abyssal plonge la salle dans une attente chorale. Et lorsque le premier danseur, bras tendu en prolongement de son visage, apparaitra, arpentant en tous sens le plateau, reniflant et soufflant comme le ferait un animal cheval, on reconnaît d'emblée les fondamentaux du langage dansé d'ATDK… où comment la danse naît &quot;naturellement&quot; pour elle de la marche et du souffle qui la porte. Mouvement endogène amplifié par le secours d'un poème que l'on se dit à soi, &quot;Mon poème est ma danse&quot; (titre de l'une de ses créations).       <br />
              <br />
       S'inscrivant discrètement en fond de scène, le nom des quatre saisons – Autunno, Inverno, Primavera, Estate – défilera successivement comme un repère pour tenter de se retrouver dans un cycle de la nature amplement perturbé par les changements climatiques dus aux désordres des hommes. Les lumières – blanches pour l'hiver, bistres pour l'automne, rouges pour l'été – composeront à leur tour des paysages, comme autant de visages des aléas saisonniers.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92421435-64811345.jpg?v=1762682807" alt=""Il Cimento dell'Armonia e dell'Inventione", Quatuor de corps en quête de nature à réinventer" title=""Il Cimento dell'Armonia e dell'Inventione", Quatuor de corps en quête de nature à réinventer" />
     </div>
     <div>
      Les danseurs, aux torses nus mis en valeur par de suggestives tuniques transparentes laissant &quot;respirer&quot; les émotions à fleur de peau, en solo ou en harmonie parfaite, se livrent à des performances endiablées d'où ressort un esprit de liberté chevillé au corps. Ainsi, entre des figures fluides incarnées à l'unisson, se glissent des moments de délire champêtre où les danseurs semblent se laisser aller à la fantaisie qui les caractérise. Une légèreté contrastant avec la pureté chorégraphiée des mouvements d'ensemble intégrant les influences assumées du contemporain. Ainsi des figures de breakdance s'invitant entre les mouvements gracieux des cercles et des ellipses, tels les glissements rapides des pieds au sol, les équilibres hasardeux tenus tête renversée et autres écritures acrobatiques du hip-hop.       <br />
              <br />
       De cet ensemble riche en sensations, on mettra en exergue le point d'orgue représenté par les &quot;percussions corporelles&quot; effectuées par les quatre danseurs qui, dans un ensemble parfait résonnant longtemps à nos oreilles, frappent ardemment de leurs pieds le plancher en scandant la partition du &quot;Printemps&quot;. Quant au poème d'Asmaa Jama – &quot;We, the salvage&quot; – clôturant l'opus, il s'inscrit en droite ligne de l'ADN de la chorégraphe… et du spectacle faisant écho à l'état présent et futur de notre planète abimée. Enfin, comment lors du salut final, ne pas remarquer le keffieh palestinien dont se drapent les épaules d'un danseur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92421435-64811366.jpg?v=1762682840" alt=""Il Cimento dell'Armonia e dell'Inventione", Quatuor de corps en quête de nature à réinventer" title=""Il Cimento dell'Armonia e dell'Inventione", Quatuor de corps en quête de nature à réinventer" />
     </div>
     <div>
      Simple pièce de tissu à carreaux noir et blanc rappelant, s'il en était besoin, que l'art de la danse sans ancrage social ne serait que vain divertissement à l'usage de celles et ceux qui auraient pour parti de contrôler les consciences sous couvert d'un alibi culturel de bon ton.       <br />
              <br />
       Anne Teresa de Keersmaeker et Radouan Mriziga imposent là, avec un naturel confondant, leur attelage de chorégraphes à haute valeur ajoutée, faisant de la matière dansée un laboratoire de recherches en perpétuelle ébullition… Exit toute tentation interprétative des différents tableaux, reliés entre eux par une urgence sensorielle faisant fi de toutes tentatives de narrations à ras le plancher (de danse)…        <br />
              <br />
       Se laisser transporter par les vibrations des corps liés dans le même trip, se laisser gagner par la virtuosité d'Amandine Beyer réinterprétant à sa mesure les partitions de Vivaldi, se laisser émouvoir par les longues nappes de silence dans lesquelles se recompose le monde à découvrir. Et au bout de cette traversée à la fois baroque et contemporaine (oxymore vivifiant), la sensation d'avoir vécu une expérience synesthésique propre à ravir nos sens.        <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le mardi 4 novembre 2025, Grande salle Vitez du tnba à Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Il Cimento dell'Armonia e dell'Inventione"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92421435-64811370.jpg?v=1762682881" alt=""Il Cimento dell'Armonia e dell'Inventione", Quatuor de corps en quête de nature à réinventer" title=""Il Cimento dell'Armonia e dell'Inventione", Quatuor de corps en quête de nature à réinventer" />
     </div>
     <div>
      Rosas/A7LA5.       <br />
       Chorégraphie : Anne Teresa De Keersmaeker, Radouan Mriziga.       <br />
       Créé avec et dansé par : Boštjan Antončič, Nassim Baddag, Lav Crnčević, José Paulo dos Santos.       <br />
       Musique : Antonio Vivaldi, Le quattro stagioni.       <br />
       Scénographie et lumière : Anne Teresa De Keersmaeker, Radouan Mriziga.       <br />
       Direction des répétitions : Eleni Ellada Damianou.       <br />
       Enregistrement : Amandine Beyer, Gli Incogniti Alpha Classics/Outhere Music 2015.       <br />
       Analyse musicale : Amandine Beyer.       <br />
       Poèmes : Asmaa Jama, &quot;We, the salvage&quot;, Antonio Vivaldi, &quot;Le quattro stagioni&quot;.       <br />
       Costumes : Aouatif Boulaich.       <br />
       Chef costumière : Alexandra Verschueren, assistée par Chiara Mazzarolo et Els Van Buggenhout.       <br />
       Habillage : Els Van Buggenhout.       <br />
       Assistante à la direction artistique : Martine Lange.       <br />
       Coordination artistique et planning : Anne Van Aerschot.       <br />
       Production : Rosas.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       Première : 11 mai 2024, Rosas Performance Space, présenté par La Monnaie, Kaaitheater et Kunstenfestivaldesarts.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92421435-64811371.jpg?v=1762682917" alt=""Il Cimento dell'Armonia e dell'Inventione", Quatuor de corps en quête de nature à réinventer" title=""Il Cimento dell'Armonia e dell'Inventione", Quatuor de corps en quête de nature à réinventer" />
     </div>
     <div>
      Représenté du mardi 4 au jeudi 6 novembre 2025 au tnba (Théâtre national Bordeaux Aquitaine) avec La Manufacture CDCN, dans le cadre de sa saison hors les murs, et l'Opéra National de Bordeaux.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       14 et 15 novembre 2025 : Tanzhaus nrw, Düsseldorf (Allemagne).       <br />
       13, 14 et 15 janvier 2026 : Théâtre Vidy-Lausanne, Lausanne (Suisse).       <br />
       31 janvier 2026 : Le Delta, Namur (Belgique).       <br />
       11 mars 2026 : Teatro Municipale Valli, Iteatri, Reggio Emilia (Italie).       <br />
       24 et 25 mars 2026 : Dansens Hus, Stockholm (Suède).       <br />
       Du 3 au 9 avril 2026 : Live De Munt/La Monnaie, Bruxelles (Belgique).       <br />
       31 mai et 1er juin 2026 : Live Bergen International Festival, Bergen (Norvège).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Festival Trente Trente "Nos corps vivants" Une chorégraphie nommée désirs…</title>
   <updated>2022-02-02T10:31:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-Nos-corps-vivants-Une-choregraphie-nommee-desirs_a3163.html</id>
   <category term="Festivals" />
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   <published>2022-02-02T10:23:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Faire corps avec soi semble faire figure de viatique naturel pour qui, danseur ou pas, entend vivre son existence hors des diktats de tous ordres. Là où l'affaire se complique c'est lorsque l'on prend acte que "je est un autre", voire plusieurs autres… Arthur Perole est l'un de ces chorégraphes élisant matière artistique de sa recherche d'identités. Dans un work in progress devenant l'objet même de la représentation, il explore devant nous - et avec nous - les étapes des constructions identitaires déterminant son être au monde.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61984732-45051944.jpg?v=1614063861" alt="Festival Trente Trente "Nos corps vivants" Une chorégraphie nommée désirs…" title="Festival Trente Trente "Nos corps vivants" Une chorégraphie nommée désirs…" />
     </div>
     <div>
      C'est un corps mis au travail - comme on parle du travail de l'accouchement - qui, près d'une heure durant sur un plateau de deux mètres sur deux encerclé par les spectateurs inclus ainsi dans le noyau du dispositif, donne à voir sa matière brute à (re)modeler. Sans recherche esthétisante, outre le beau travail en live des lumières jouant sur son haut pailleté, et avec l'authenticité qui est sa marque de fabrique (cf. le prodigieux &quot;Ballroom&quot; consacré à l'univers de la fête), Arthur Perole offre là un solo saisissant d'humanité à vif.       <br />
              <br />
       Héritiers des vœux secrets parentaux et/ou sociétaux déposés en nous, assignés à une place déterminée par le sexe de naissance, le milieu social d'origine, ou encore les désirs et frustrations de nos géniteurs, nous ne pouvons conquérir notre identité propre qu'après avoir reparcouru le chemin. Parcours du combattant effectué non en solitaire mais sous le regard d'invités. Déjà Nietzsche en son temps avait eu la prescience de ce processus créatif  en avançant que c'est en déconstruisant que l'on met au jour les mécanismes de la construction. De cette vérité en mouvement, Arthur Perole se nourrit pour se cogner aux parois de verre des déterminismes introjectés afin de &quot;se découvrir&quot; au terme d'une lutte à jamais inachevée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61984732-45051945.jpg?v=1614063921" alt="Festival Trente Trente "Nos corps vivants" Une chorégraphie nommée désirs…" title="Festival Trente Trente "Nos corps vivants" Une chorégraphie nommée désirs…" />
     </div>
     <div>
      Comme on travaille la pâte à modeler pour en éprouver la texture entre ses doigts avant de lui donner formes, le chorégraphe-danseur se lance dans &quot;un corps-à-corps&quot; sans escale autre que les pauses musicales ponctuant ses arabesques. Dans des contorsions exploratrices visant autant à déconstruire des acquis - collant à la peau comme un prêt-à-porter aux coutures trop ajustées - qu'à explorer de nouveaux espaces jusque-là interdits, il s'emballe, se déplie, se replie au rythme de la musique de Steve Reich scandant ses mouvements répétitifs.       <br />
              <br />
       Lorsque la musique devient lyrique avec un concerto d'Antonio Vivaldi, les lumières tamisées invitent alors le corps à se faire mélodie… avant d'être traversé de part en part par les accents endiablés d'une musique électro. Les expressions du visage oscillent entre sourires enjôleurs, éclats de rires et grimaces inquiétantes comme pour éprouver la gamme des états émotionnels constitutifs de la nature humaine mise à nu. Lorsqu'il tente de s'évader &quot;carrément&quot; de son pré carré hérité, en se débarrassant des pelures encombrantes, trois notes de musique retentissent pour le rappeler à l'ordre en le ramenant illico presto dans le périmètre prescrit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61984732-45051946.jpg?v=1614063996" alt="Festival Trente Trente "Nos corps vivants" Une chorégraphie nommée désirs…" title="Festival Trente Trente "Nos corps vivants" Une chorégraphie nommée désirs…" />
     </div>
     <div>
      Parvenant au prix d'efforts répétés à s'extraire des territoires assignés, il s'élance à notre rencontre, nous ses frères humains, spectres-actrices spectres-acteurs échos apaisés des fantômes qui l'habitent. Vivifié par les liens librement tissés, il advient alors à sa vérité, s'autorisant des exubérances &quot;naturelles&quot; jusque-là sous contrôle. Manteau de fourrure, minauderies souriantes, chanson d'amour pianotée sur un faux clavier, il exulte en tournoyant sur lui-même, bouquet à la main tendu vers nous, public complice de son accomplissement.       <br />
              <br />
       Le centre de gravité, lui permettant de tenir debout, face à nous sans les étais d'usage, semble alors pour un temps trouvé… Accompagnant ce travail dantesque - la recherche d'identité est un sport de combat - des voix iconoclastes de la littérature et du monde des arts diffusent leurs petites musiques trouant la pensée commune.       <br />
              <br />
       Que ce soit Marguerite Duras qui, après avoir brossé un tableau très sombre des horizons 2000, rebondit sur une dissidence salutaire : &quot;Et tout recommencera, comme ça, par une indiscipline, un risque pris par un homme…&quot;. Ou Jeanne Moreau, faisant part de la dualité actrice/personne vécue dans sa chair et assumée pleinement. Ou bien Guillaume Dustan, l'énarque homosexuel, vent debout contre l'ordre bourgeois incarné par sa classe d'appartenance et prônant &quot;la cohabitation pacifiste de l'homme et de la femme au sein d'un même corps&quot;. Ou encore, l'historienne de l'art, féministe et lesbienne, Elisabeth Lebovici s'insurgeant contre les effets pervers du langage patriarcal hyper normé, courroie de transmission des structures de domination.       <br />
              <br />
       D'où parle-t-on ? Ce corps que la société voudrait, par souci d'ordre, nous voir impérativement habiter, est-ce le nôtre, l'avons-nous choisi, ou avons-nous reçu l'injonction délétère de nous y soumettre ? L'interprétation à fleur de peau d'Arthur Perole est à prendre comme un élément de réponse à la question obsédante des constructions identitaires. En effet, ce corps-à-corps livré avec &quot;Nos corps vivants&quot; ouvre sur la voie d'une épiphanie heureuse, celle d'une identité personnelle à conquérir de haute lutte.       <br />
              <br />
       <b>Spectacle créé au Théâtre de Vanves (92), Salle Panopée, dans le cadre du festival &quot;Faits d'hiver&quot;, le mardi 9 février 2021 à 16 h (dans le cadre d'une représentation réservée aux professionnels).       <br />
       Vu à nouveau le mardi 25 janvier 2022 à 20 h 15 à L'Atelier des Marches, dans le cadre du Festival Trente Trente de Bordeaux-Métropole-Boulazac.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Nos corps vivants"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/61984732-45051947.jpg?v=1614064042" alt="Festival Trente Trente "Nos corps vivants" Une chorégraphie nommée désirs…" title="Festival Trente Trente "Nos corps vivants" Une chorégraphie nommée désirs…" />
     </div>
     <div>
      Création 2021.       <br />
       Chorégraphie et interprétation : Arthur Perole.       <br />
       Musique live : Marcos Vivaldi.       <br />
       Assistant artistique : Alexandre Da Silva.       <br />
       Lumières : Anthony Merlaud.       <br />
       Costumes : Camille Penager.       <br />
       Son : Benoit Martin.       <br />
       Régie générale/lumières : Nicolas Galland.       <br />
       Production diffusion : Sarah Benoliel.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Festival Trente Trente,       <br />
       19e Rencontres de la forme courte dans les arts vivants.</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 18 janvier au 10 février 2022.</span>       <br />
       Billetterie : 05 56 17 03 83 et info@trentetrente.com.       <br />
       <a class="link" href="http://www.trentetrente.com/" target="_blank">&gt;&gt; trentetrente.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>"Nos corps vivants" Extension du domaine de soi, une lutte à jamais inachevée</title>
   <updated>2021-02-23T07:55:00+01:00</updated>
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   <published>2021-02-23T07:43:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
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Faire corps avec soi semble faire figure de viatique naturel pour qui, danseur ou pas, entend vivre son existence hors des diktats de tous ordres. Là où l'affaire se complique c'est lorsque l'on prend acte que "je est un autre", voire plusieurs autres… Arthur Perole est l'un de ces chorégraphes élisant matière artistique de sa recherche d'identités. Dans un work in progress devenant l'objet même de la représentation, il explore devant nous - et avec nous - les étapes des constructions identitaires déterminant son être au monde.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
     <div>
      C'est un corps mis au travail - comme on parle du travail de l'accouchement - qui, près d'une heure durant sur un plateau de deux mètres sur deux encerclé par les spectateurs inclus ainsi dans le noyau du dispositif, donne à voir sa matière brute à (re)modeler. Sans recherche esthétisante, outre le beau travail en live des lumières jouant sur son haut pailleté, et avec l'authenticité qui est sa marque de fabrique (cf. le prodigieux &quot;Ballroom&quot; consacré à l'univers de la fête), Arthur Perole offre là un solo saisissant d'humanité à vif.       <br />
              <br />
       Héritiers des vœux secrets parentaux et/ou sociétaux déposés en nous, assignés à une place déterminée par le sexe de naissance, le milieu social d'origine, ou encore les désirs et frustrations de nos géniteurs, nous ne pouvons conquérir notre identité propre qu'après avoir reparcouru le chemin. Parcours du combattant effectué non en solitaire mais sous le regard d'invités. Déjà Nietzsche en son temps avait eu la prescience de ce processus créatif  en avançant que c'est en déconstruisant que l'on met au jour les mécanismes de la construction. De cette vérité en mouvement, Arthur Perole se nourrit pour se cogner aux parois de verre des déterminismes introjectés afin de &quot;se découvrir&quot; au terme d'une lutte à jamais inachevée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54138153-40813232.jpg?v=1614063921" alt=""Nos corps vivants" Extension du domaine de soi, une lutte à jamais inachevée" title=""Nos corps vivants" Extension du domaine de soi, une lutte à jamais inachevée" />
     </div>
     <div>
      Comme on travaille la pâte à modeler pour en éprouver la texture entre ses doigts avant de lui donner formes, le chorégraphe-danseur se lance dans &quot;un corps-à-corps&quot; sans escale autre que les pauses musicales ponctuant ses arabesques. Dans des contorsions exploratrices visant autant à déconstruire des acquis - collant à la peau comme un prêt-à-porter aux coutures trop ajustées - qu'à explorer de nouveaux espaces jusque-là interdits, il s'emballe, se déplie, se replie au rythme de la musique de Steve Reich scandant ses mouvements répétitifs.       <br />
              <br />
       Lorsque la musique devient lyrique avec un concerto d'Antonio Vivaldi, les lumières tamisées invitent alors le corps à se faire mélodie… avant d'être traversé de part en part par les accents endiablés d'une musique électro. Les expressions du visage oscillent entre sourires enjôleurs, éclats de rires et grimaces inquiétantes comme pour éprouver la gamme des états émotionnels constitutifs de la nature humaine mise à nu. Lorsqu'il tente de s'évader &quot;carrément&quot; de son pré carré hérité, en se débarrassant des pelures encombrantes, trois notes de musique retentissent pour le rappeler à l'ordre en le ramenant illico presto dans le périmètre prescrit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54138153-40813243.jpg?v=1614063996" alt=""Nos corps vivants" Extension du domaine de soi, une lutte à jamais inachevée" title=""Nos corps vivants" Extension du domaine de soi, une lutte à jamais inachevée" />
     </div>
     <div>
      Parvenant au prix d'efforts répétés à s'extraire des territoires assignés, il s'élance à notre rencontre, nous ses frères humains, spectres-actrices spectres-acteurs échos apaisés des fantômes qui l'habitent. Vivifié par les liens librement tissés, il advient alors à sa vérité, s'autorisant des exubérances &quot;naturelles&quot; jusque-là sous contrôle. Manteau de fourrure, minauderies souriantes, chanson d'amour pianotée sur un faux clavier, il exulte en tournoyant sur lui-même, bouquet à la main tendu vers nous, public complice de son accomplissement.       <br />
              <br />
       Le centre de gravité, lui permettant de tenir debout, face à nous sans les étais d'usage, semble alors pour un temps trouvé… Accompagnant ce travail dantesque - la recherche d'identité est un sport de combat - des voix iconoclastes de la littérature et du monde des arts diffusent leurs petites musiques trouant la pensée commune.       <br />
              <br />
       Que ce soit Marguerite Duras qui, après avoir brossé un tableau très sombre des horizons 2000, rebondit sur une dissidence salutaire : &quot;Et tout recommencera, comme ça, par une indiscipline, un risque pris par un homme…&quot;. Ou Jeanne Moreau, faisant part de la dualité actrice/personne vécue dans sa chair et assumée pleinement. Ou bien Guillaume Dustan, l'énarque homosexuel, vent debout contre l'ordre bourgeois incarné par sa classe d'appartenance et prônant &quot;la cohabitation pacifiste de l'homme et de la femme au sein d'un même corps&quot;. Ou encore, l'historienne de l'art, féministe et lesbienne, Elisabeth Lebovici s'insurgeant contre les effets pervers du langage patriarcal hyper normé, courroie de transmission des structures de domination.       <br />
              <br />
       D'où parle-t-on ? Ce corps que la société voudrait, par souci d'ordre, nous voir impérativement habiter, est-ce le nôtre, l'avons-nous choisi, ou avons-nous reçu l'injonction délétère de nous y soumettre ? L'interprétation à fleur de peau d'Arthur Perole est à prendre comme un élément de réponse à la question obsédante des constructions identitaires. En effet, ce corps-à-corps livré avec &quot;Nos corps vivants&quot; ouvre sur la voie d'une épiphanie heureuse, celle d'une identité personnelle à conquérir de haute lutte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Nos corps vivants"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54138153-40813251.jpg?v=1614064042" alt=""Nos corps vivants" Extension du domaine de soi, une lutte à jamais inachevée" title=""Nos corps vivants" Extension du domaine de soi, une lutte à jamais inachevée" />
     </div>
     <div>
      Création 2021.       <br />
       Chorégraphie et interprétation : Arthur Perole.       <br />
       Musique live : Marcos Vivaldi.       <br />
       Assistant artistique : Alexandre Da Silva.       <br />
       Lumières : Anthony Merlaud.       <br />
       Costumes : Camille Penager.       <br />
       Son : Benoit Martin.       <br />
       Régie générale/lumières : Nicolas Galland.       <br />
       Production diffusion : Sarah Benoliel.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       Spectacle créé au Théâtre de Vanves (92), Salle Panopée, dans le cadre du festival &quot;Faits d'hiver&quot;, le mardi 9 février 2021 à 16 h (dans le cadre d'une représentation réservée aux professionnels).       <br />
              <br />
       <b>Tournée (dates soumises à la situation sanitaire)</b>       <br />
       27 février 2021 : Les Hivernales ,CDCN, Avignon (84).       <br />
       18 et 19 mars 2021 : KLAP Maison pour la danse, dans le cadre du festival &quot;+ De Genre&quot;, Marseille (13).       <br />
       3 avril 2021 : Théâtres en Dracenie, dans le cadre du festival l'ImpruDanse, Draguignan (83).       <br />
       6 avril 2021 : Théâtre du Briançonnais, Briançon (05).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Nos-corps-vivants-Extension-du-domaine-de-soi-une-lutte-a-jamais-inachevee_a2886.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Le Vivaldi de grand tonneau d'Ophélie Gaillard et le Pulcinella Orchestra</title>
   <updated>2020-03-19T09:46:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Vivaldi-de-grand-tonneau-d-Ophelie-Gaillard-et-le-Pulcinella-Orchestra_a2688.html</id>
   <category term="CédéDévédé" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/43794009-36031832.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-03-19T09:28:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La violoncelliste Ophélie Gaillard et son ensemble sur instruments historiques fondé en 2005, le Pulcinella Orchestra, offrent dans un nouveau double CD à paraître le 20 mars un saisissant aperçu des concertos pour violoncelle d'Antonio Vivaldi.     <div>
      On connaît le talent de la violoncelliste française tant comme soliste que chambriste. Dotée d'un tempérament aussi passionné qu'exigeant, éprise d'aventures musicales sur les territoires les plus inattendus, Ophélie Gaillard consacre un nouveau disque à Antonio Vivaldi. Après les sonates du &quot;Prete rosso&quot; sorties déjà avec le Pulcinella il y a quelques années, elle met aujourd'hui en lumière dans ce nouvel enregistrement le paysage riche des concertos du compositeur, d'ailleurs celui qui a le plus écrit pour son instrument. Quel autre compositeur que Vivaldi, ce fils d'un violoniste à la chapelle ducale de Saint-Marc, ordonné prêtre en 1703, méritait mieux un tel hommage ?       <br />
              <br />
       En effet, ce pédagogue et virtuose du violon, infatigable et prolixe athlète de la composition, devenu Maître des concerts et du chœur à l'Ospedale della Pietà de Venise (un des quatre couvents et conservatoires pour orphelines, filles illégitimes ou abandonnées), a donné sa forme et sa perfection définitive au concerto de soliste. Vivaldi confirme, par exemple, la composition en trois parties (allegro, adagio, allegro) du concerto, il impose également le dialogue contrasté des tuttis de l'orchestre avec les solis de l'instrument ; il se rend célèbre dans l'Europe entière grâce à un style inimitable - et reconnaissable entre tous avec sa fantaisie, sa vitalité, mais aussi sa veine lyrique parfois plus méditative. Il meurt en 1741 dans la gêne à Vienne alors que Venise l'a rejeté. Après des décennies d'oubli complet, parce qu'il est le musicien que Jean Sébastien Bach a le plus admiré, retranscrit et adapté, les musicologues et le public le redécouvrent en même temps que le Cantor de Leipzig.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Pour comprendre l'évolution de la maîtrise et de l'inspiration du maître vénitien avec ses concertos à géométrie variable conçus pour un violoncelle, deux, et même parfois pour quatre instruments, tels deux violons et deux violoncelles aux prises dans des dialogues et des duels savoureux (écoutez le Concerto en sol majeur RV 575), la chronologie a été plutôt respectée pour cet enregistrement en deux CD. Du concerto pour violoncelle en sol majeur (RV 416) composé à la fin des années 1710 au concerto pour violoncelle piccolo, un des plus tardifs, où le talent de la maturité éclate en un langage des plus aboutis dans les années 1730, les frontières du génie du compositeur se voient constamment repoussées.       <br />
              <br />
       Olivier Fourès, membre du Pulcinella Orchestra, a reconstruit par ailleurs pour le deuxième CD le larghetto du concerto pour violoncelle (RV 788) dédié à Teresa (cette jeune orpheline virtuose, une de ses élèves de l'Ospédale della Pietà à qui il dédie au moins trois œuvres). Pour compléter ces différents tableaux d'une carrière riche en œuvres lyriques, Ophélie Gaillard a fait appel à deux chanteuses envoûtantes. La mezzo Lucile Richardot chante pour le premier CD un air (&quot;Sovvente il sole&quot;) extrait de l'opéra créé à Venise en 1726 &quot;Andromeda Liberata&quot; pour neuf minutes d'un bonheur que seul peut donner le brocard sombre et magnifique de sa voix.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Ensuite c'est la contralto Delphine Galou qui interprète un air de Vitellia extrait de l'opéra &quot;Tito manlio&quot; (RV 738) créé à Mantoue en 1719. Le violoncelle accompagne encore merveilleusement les mélismes exprimant les tourments de la fille de l'empereur Titus, qui aime l'ennemi de son père. La voix sublime de la chanteuse donne envie de découvrir l'opéra que Vivaldi se vantait d'avoir composé en cinq jours.       <br />
              <br />
       Si l'art des membres du Pulcinella Orchestra, souvent solistes ici, se révèle un atout solide dans ce beau et copieux programme, démontrant aussi une merveilleuse entente en continuo - celle de musiciens qui se connaissent depuis longtemps - celui d'Ophélie Gaillard est également un enchantement. Tous exaltent les couleurs des œuvres du Vénitien, ses effets virtuoses, en confirmant qu'ils sont des interprètes de premier plan. Ophélie Gaillard, maniant un archet magique, faisant briller la sonorité admirable de son violoncelle Francesco Goffriller de 1737, dont elle parle comme d'un amoureux qui partagerait sa vie depuis longtemps, nous offre un festival où la technique, le caractère très affirmé et le brio le disputent au pouvoir de dessiner avec subtilité d'effervescentes ou languissantes lignes, desquelles naît la richesse des climats.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43794009-36031832.jpg?v=1584607902" alt="Le Vivaldi de grand tonneau d'Ophélie Gaillard et le Pulcinella Orchestra" title="Le Vivaldi de grand tonneau d'Ophélie Gaillard et le Pulcinella Orchestra" />
     </div>
     <div>
      <b>● &quot;Antonio Vivaldi, Il colori dell'ombra&quot;.</b>       <br />
       Ophélie Gaillard, violoncelle et direction musicale.       <br />
       Pulcinella Orchestra.       <br />
       Label :  Aparté.       <br />
       Sortie : 20 mars 2020.       <br />
              <br />
       <b>Prochains concerts (non annulés) : </b>       <br />
       26 mars : récital à l'église Sainte-Anne, Jérusalem.       <br />
       7 juin 2020 : un programme Vivaldi du CD sera donné au Festival de l'Abbaye de Saint-Michel en Thiérache avec Carlo Vistoli et Pulcinella Orchestra.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Splendeurs baroques au festival Sinfonia en Périgord</title>
   <updated>2018-08-08T08:48:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Splendeurs-baroques-au-festival-Sinfonia-en-Perigord_a2224.html</id>
   <category term="Concerts" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/24372984-26239041.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-08-07T14:50:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour sa 28e édition, Sinfonia, le festival sis à Périgueux et sa région, propose du 25 août au 1er septembre 2018 une série d'événements enchanteurs et en chantant. L'occasion de (re)découvrir les splendeurs révélées des riches répertoires de la Renaissance, du siècle de Louis XIV et des Lumières, de la Flandre à la Méditerranée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/24372984-26239041.jpg?v=1533647789" alt="Splendeurs baroques au festival Sinfonia en Périgord" title="Splendeurs baroques au festival Sinfonia en Périgord" />
     </div>
     <div>
      Succès grandissant et mérité pour le festival baroque que dirige l'infatigable David Théodorides et que préside Frédérique Weber, sans oublier les nombreux bénévoles sans lesquels un festival ne pourrait exister. Un succès dû à une programmation soigneusement pensée pour réjouir et enrichir le public mais aussi pour valoriser des répertoires divers et passionnants, défendus par les meilleurs artistes - célèbres ou en passe de le devenir.        <br />
              <br />
       Ceux-ci et ceux-là voient de surcroît leur charme exhaussé par le superbe patrimoine périgourdin - Périgueux et la douzaine de communes des environs offrant le cadre de leurs églises, de l'abbaye de Chancelade et de leurs paysages charmants aux muses.       <br />
              <br />
       Sinfonia a par ailleurs décidé d'ouvrir et de clore le festival en majesté par des spectacles de prestige. C'est aux temps de la prise de pouvoir du jeune Louis XIV que nous convient Sébastien Daucé et son ensemble Correspondances pour un &quot;Concert Royal de la Nuit&quot;, un spectacle en plein air donné dans le Parc Gamenson de Périgueux le 25 août, avec la collaboration du videodesigner Étienne Guiol.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/24372984-26239519.jpg?v=1533710421" alt="Splendeurs baroques au festival Sinfonia en Périgord" title="Splendeurs baroques au festival Sinfonia en Périgord" />
     </div>
     <div>
      À un ballet célèbre donné en 1653, le &quot;Ballet Royal de la Nuit&quot;, allégorie où apparut pour la première fois le Roi Soleil (en danseur), Sébastien Daucé a adjoint des scènes d'opéras italiens en vogue au XVIIe siècle - outre la reconstitution brillante de la partition du ballet. Une reconstitution à ne pas rater.       <br />
              <br />
       Pour clore la manifestation, l'ensemble Les Ambassadeurs et son chef Alexis Kossenko offriront, quant à eux, l'irrésistible &quot;Cosi fan Tutte&quot;, ce chassé-croisé amoureux plein d'esprit, fruit de la seconde collaboration du librettiste Da Ponte et de Mozart ; un opéra en version de concert donné à Boulazac.        <br />
              <br />
       En attendant cet événement, de belles retrouvailles attendent le festivalier avec les &quot;Folias et Canarios&quot;, ces danses populaires ibères que feront revivre Jordi Savall et son ensemble Hesperion XXI. Pas en reste, la compagnie en résidence au festival Sinfonia, La Tempête, fondée par Simon-Pierre Bestion, fera résonner l'abbaye de Chancelade avec deux oratorios d'Heinrich Schütz et J. H. Schein. C'est au chanteur libanais Georges Abdallah, spécialiste de la tradition byzantine, qu'il reviendra de chanter le rôle de l’Évangéliste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/24372984-26253389.jpg?v=1533710738" alt="Splendeurs baroques au festival Sinfonia en Périgord" title="Splendeurs baroques au festival Sinfonia en Périgord" />
     </div>
     <div>
      D'autres rendez-vous incontournables se succéderont avec le concert d'Arsys Bourgogne, fondé par le grand Pierre Cao et dirigé depuis 2015 par Mihàly Zeke ; le chœur sera exceptionnellement rejoint par l'Ensemble Pulcinella de la violoncelliste Ophélie Gaillard pour un programme consacré à Carl Philipp Bach, si admiré des musiciens de son temps.       <br />
              <br />
       L'Ensemble Pulcinella approfondira dans un autre concert les liens de &quot;La dynastie Bach&quot;. On ne saurait non plus manquer celui du bien nommé Banquet Céleste, avec la soprano Céline Scheen et le contreténor Damien Guillon, pour une excursion sur des terres allemandes et italiennes (avec Pergolèse, Vivaldi, J. S. Bach).       <br />
              <br />
       Les suites et ouvertures de la famille Bach seront par ailleurs à découvrir en formation orchestrale avec l'Ensemble Les Masques. L'ensemble La Rêveuse (fondé par Benjamin Perrot et Florence Bolton) et le ténor Zachary Wilder nous emmèneront, quant à eux, sur des terres anglaises (de J. Dowland à H. Purcell, via le subtil Henry Lawes), alors que le Taylor Consort emmené par le claveciniste Justin Taylor défendra un programme des &quot;goûts réunis&quot; avec les sonates de J. F. Dandrieu, H. Purcell, A. Corelli et A. Vivaldi - entre autres belles après-midis et soirées au programme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/24372984-26253444.jpg?v=1533711021" alt="Splendeurs baroques au festival Sinfonia en Périgord" title="Splendeurs baroques au festival Sinfonia en Périgord" />
     </div>
     <div>
      Pour le volet &quot;Création 2018&quot; de Sinfonia, on ne saura choisir entre le concert de l'ensemble Les Ombres (fondé par Margaux Blanchard et Sylvain Sartre) qui tendra un pont entre les œuvres de François Couperin et une nouvelle pièce du compositeur Gérard Pesson et la recréation d'&quot;Issé&quot; de A. C. Destouches (sous-titré &quot; l'opéra du mousquetaire&quot;), donné au Trianon devant le Roi Soleil. Ce sera le privilège de l'ensemble Les Surprises (fondé par Louis-Noël Bestion de Camboulas), dont l'exhumation remarquable d'un autre opéra du compositeur baroque, &quot;Les Éléments&quot; (avec Delalande), est encore dans toutes les mémoires.       <br />
              <br />
       Enfin six solistes et ensembles ont été choisis pour faire connaître leurs &quot;Jeunes Talents&quot; au public. Un seul parmi eux aura le privilège de revenir au festival en 2019 grâce aux votes du public. D'ailleurs, en cette 28e édition - au programme décidément somptueux -, les &quot;Jeunes Talents&quot; élus l'an dernier reviennent pour rendre hommage à &quot;Monsieur de Sainte-Colombe, le majestueux&quot;. Celui dont le disciple fut Marin-Marais a en effet été choisi comme fil rouge de son concert par le Comet Musicke Ensemble, le lauréat 2017.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/24372984-26253484.jpg?v=1533711150" alt="Splendeurs baroques au festival Sinfonia en Périgord" title="Splendeurs baroques au festival Sinfonia en Périgord" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 25 août au 1er septembre 2018.</span>       <br />
       Sinfonia 28e festival baroque       <br />
       CLAP (Culture Loisirs Animations Périgueux),       <br />
       11, place du Coderc, Périgueux (24).       <br />
       Tél. : 05 53 08 69 81.       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@clap-perigueux.com')" >contact@clap-perigueux.com</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.sinfonia-en-perigord.com/category/festival/" target="_blank">&gt;&gt; Programme complet et réservations</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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