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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-10T20:23:57+01:00</updated>
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   <title>"Taire" Quand la tragédie antique s'invite dans un drame contemporain… Rencontre du troisième type à savourer comme un antidote</title>
   <updated>2025-08-23T10:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Taire-Quand-la-tragedie-antique-s-invite-dans-un-drame-contemporain-Rencontre-du-troisieme-type-a-savourer-comme-un_a4345.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2025-08-23T10:33:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Qu'Antigone et sa famille à problèmes (!) rencontrent sur un plateau la jeune Éden, jeune fille privée, elle aussi, de père, de mère et ballotée de famille en famille d'accueil, cela apparaît hautement improbable… Pourtant – et c'est là la magie du théâtre, lieu de tous les possibles – c'est le scénario qu'imagine Tamara Al Saadi pour donner à voir une rencontre du troisième type riche en résonances humaines, sociales et politiques.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90652240-63887645.jpg?v=1753383021" alt=""Taire" Quand la tragédie antique s'invite dans un drame contemporain… Rencontre du troisième type à savourer comme un antidote" title=""Taire" Quand la tragédie antique s'invite dans un drame contemporain… Rencontre du troisième type à savourer comme un antidote" />
     </div>
     <div>
      Convoquant plusieurs tonalités à première vue paroxystiques comme l'humour débridé et la gravité dramatique, plusieurs registres composites d'écritures comme le chant choral, les percussions musicales et le jeu théâtral, plusieurs approches scéniques comme le théâtre &quot;en train de se faire&quot; et les tableaux très construits, l'autrice et metteuse en scène réussit l'exploit d'en réaliser une synthèse fluide au service d'un projet subtilement politique…       <br />
              <br />
       Questionner, au travers d'une forme théâtrale surprenante, le poids de nos origines. Quel avenir pour celles et ceux qui se ressentent filles ou fils de personne, privés de leurs origines et de leurs terres ? Peuvent-ils encore se sentir aimés et aimer eux-mêmes ? Des questions récurrentes traversant les siècles et qui, au-delà de leurs dimensions individuelles, interrogent l'organisation socio-politique des sociétés, la nôtre notamment.       <br />
              <br />
       Le tableau d'ouverture s'apparente à une douce farce où un soldat, arrivé au pas de l'oie, dérive, casque aux oreilles et musique le faisant se déhancher, vers une interprétation loufoque de l'histoire d'Antigone. En un précipité savoureux de paroles débitées à allure de TGV, sorte d'&quot;Histoire d'Antigone pour les Nuls&quot;, on y apprend que Jocaste, la mère-femme d'Œdipe, sans complexe pour faire oublier l'histoire glauque de son alliance incestueuse, même si c'était là le fruit d'un malentendu (mâle attendu ?), avait demandé à Polynice (fils d'Œdipe et d'elle, Jocaste, et frère d'Etéocle, d'Ismène et d'Antigone !) de quitter au plus vite Thèbes…        <br />
              <br />
       … mais la Reine ne supportant plus l'ignominie s'est pendue, une façon de mettre fin à tout remords. Et là, le soldat conclut d'un cocasse : <span style="font-style:italic">&quot;ça fait beaucoup d'informations, je sais.&quot;</span>. Le même soldat – celui dont les jours sont comptés, voir la suite – se fendra avant de disparaître d'une adresse au public, mi-drôle, mi-tragique : <span style="font-style:italic">&quot;Polynice exige son retour, ça va créer problème, la guerre ça fait beaucoup de morts… Je souhaite m'adresser aux générations futures : je vous conjure de nous pardonner&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90652240-63887646.jpg?v=1753383051" alt=""Taire" Quand la tragédie antique s'invite dans un drame contemporain… Rencontre du troisième type à savourer comme un antidote" title=""Taire" Quand la tragédie antique s'invite dans un drame contemporain… Rencontre du troisième type à savourer comme un antidote" />
     </div>
     <div>
      Le rideau s'ouvre et on est précipité sans transition dans l'antichambre d'un bureau de l'Aide Sociale à l'Enfance. Là une dame explique doctement qu'au nom du principe supérieur de protection de l'enfant ne devant pas être éloigné de la zone géographique où réside sa mère biologique, serait-elle en HP et en incapacité notoire de s'occuper de sa fille née d'un viol, la très jeune Éden va être retirée au couple devant déménager dans une autre ville… Drame insoutenable d'une violence institutionnelle faite à cette famille d'accueil aimante – de plus accusée de par son investissement affectif de créer un conflit de loyauté chez la petite Eden – qui se voit annoncer brutalement qu'un référent viendra chercher à l'école la fillette, pour la conduire provisoirement dans un foyer… avant de trouver une autre famille d'accueil.       <br />
              <br />
       Antigone et Éden, deux destins féminins contrariés par la loi implacable des hommes, deux jeunes femmes malmenées réunies sur le même plateau où un chant choral en arabe s'élève mélodieusement accompagné de percussions légères, paysage sonore salutaire ouvrant potentiellement sur d'autres espaces de violences contemporaines, celles faites aux Palestiniens de Gaza ou de Cisjordanie, territoires occupés. Sur une passerelle-échafaudage poussée à vue au centre de la scène, Créon va-t-en-guerre (interprété superbement par une actrice, les femmes aussi peuvent être des tyrans pour leur peuple) exhorte Etéocle à exterminer la menace que ferait peser sur la cité le retour annoncé de Polynice, devenu l'étranger, en raillant ouvertement les tendances pacifistes de son neveu Etéocle (toute ressemblance avec des situations actuelles, etc.).       <br />
              <br />
       Antigone et Éden réunies encore dans un fondu enchainé montrant d'une part l'une se contorsionnant en se prenant la tête sous l'effet du duel fratricide opposant Etéocle et Polynice &quot;le rebelle&quot;, et, d'autre, part faisant entendre en voix off une voix féminine traitant Éden de méchante petite fille alors qu'elle se tape la tête contre les murs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90652240-63887647.jpg?v=1753383088" alt=""Taire" Quand la tragédie antique s'invite dans un drame contemporain… Rencontre du troisième type à savourer comme un antidote" title=""Taire" Quand la tragédie antique s'invite dans un drame contemporain… Rencontre du troisième type à savourer comme un antidote" />
     </div>
     <div>
      Et l'action aux multiples péripéties se précipitant, on passera continûment du sort de l'une à l'autre, reflets en miroir d'une même problématique : trouver sa voix dans le concert des non-dits emmurant chacune dans un lieu où elle n'est pas, un lieu qui lui fait porter une responsabilité qui n'est pas la sienne.       <br />
              <br />
       Ainsi d'Etéocle et de Polynice, les frères rendus ennemis par des enjeux qui ne sont pas non plus les leurs, manipulés qu'ils sont par les discours guerriers d'un Créon Benyamin Netanyahu d'extrême droite déversant sa haine belliqueuse… sur fond du bruit d'un ballon de baudruche se dégonflant lentement, faisant entendre en contrepoint son gazouillement léger.       <br />
              <br />
       Ainsi d'Éden, fantasmant des parents universitaires restés à San Francisco pour s'inventer une famille idéale, elle, abandonnée par la société qui se dit vouloir son bien en la déplaçant de famille en famille. Tableau grotesque et dramatique, de l'alignement des enfants d'une famille d'accueil &quot;comme il faut&quot; se moquant à s'en étouffer d'Éden, &quot;singée&quot; littéralement pour la couleur de sa peau.       <br />
              <br />
       Le chant et la musique étant les seules choses qui survivent lorsque tout s'écroule autour de vous, des intermèdes interprétés en live permettent de reprendre notre respiration… Avant que, conséquence de la folie guerrière du Roi Créon avide de gloire, un déluge de feu et de sang ne tombe des cintres sous forme d'une pluie de paillettes rouges, ensevelissant Polynice et Etéocle réunis dans la mort. Et comme personne – même celles qui sont les &quot;filles de personne&quot; – n'est sensé pouvoir échapper au fatum des Anciens, on s'achemine vers l'accomplissement du destin implacable…       <br />
              <br />
       Mais ce serait sans compter sur la force de conviction de la metteuse en scène et de sa troupe faisant chorus autour d'elle… Suite à des scènes d'une beauté brillant comme un soleil noir accroché au pic des cruautés à l'œuvre, Antigone s'étant dévêtue de la dépouille de Polynice et Éden dépouillée d'enjeux qui ne sont plus les siens, la jeune fille accouchant d'elle-même dans un tableau d'une violence inouïe, les jeunes femmes vont trouver les mots l'une et l'autre… Des mots pour ne plus se &quot;Taire&quot;, pour dire, pour se dire.       <br />
              <br />
       Quant à l'ultime tableau les mettant en dialogue, il ouvre grand sur l'espace de l'amour, cet antidote à la folie guerrière exterminatrice des hommes… &quot;Spectacle&quot; beau et fort, à prendre de toute urgence comme contrepoison essentiel aux violences contemporaines.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le mercredi 23 juillet 2025 à La Fabrica d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Taire"</b></div>
     <div>
      Texte : Tamara Al Saadi.       <br />
       Mise en scène : Tamara Al Saadi.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Joséphine Levy.       <br />
       Avec : Manon Combes, Ryan Larras, Mohammed Louridi, Éléonore Mallo, Bachar Mar-Khalifé, Fabio Meschini, Chloé Monteiro, Mayya Sanbar, Tatiana Spivakova, Ismaël Tifouche Nieto, Marie Tirmont, Clémentine Vignais.       <br />
       Collaboration artistique : Justine Bachelet.       <br />
       Scénographie : Tamara Al Saadi et Jennifer Montesantos.       <br />
       Création sonore et musicale : Éléonore Mallo, Bachar Mar-Khalifé, Fabio Meschini.       <br />
       Création lumière : Jennifer Montesantos.       <br />
       Chorégraphie : Sonia Al Khadir.       <br />
       Costumes : Pétronille Salomé.       <br />
       Régie générale : Jennifer Montesantos et Nicolas Balladur.       <br />
       Assistante création son et régie son : Arousia Ducelier.       <br />
       Assistante création lumière et régie lumière : Elsa Sanchez.       <br />
       Régie plateau : Sixtine Lebaindre.       <br />
       Assistante création costumes : Irène Jolivard.       <br />
       Décor : Ateliers Contrevent.       <br />
       Durée : 2 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 30 septembre au 4 octobre 2025</span>       <br />
       Mardi, jeudi et samedi à 20 h, mercredi à 19 h, vendredi à 14 h 30.       <br />
       Théâtre du Jeu de Paume, 21, rue de l'Opéra, Aix-en-Provence (13).       <br />
       Téléphone : 04 42 99 12 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lestheatres.net/fr/saison/?v=jeu-de-paume" target="_blank">>>> lestheatres.net</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       7 et 8 octobre 2025 : Théâtre Joliette - scène conventionnée, Marseille (13).       <br />
       2 décembre 2025 : Théâtre du Fil de l'Eau, Pantin (93).       <br />
       25 au 27 février 2026 : Théâtre national Bordeaux-Aquitaine – CDN, Bordeaux (33).       <br />
       12 mars 2026 : Théâtre La Colonne - Scènes et Cinés, Miramas (13).       <br />
       18 mars 2026 : Théâtre La Passerelle - Scène nationale, Gap (05).       <br />
       1er et 2 avril 2026 : MC2 Maison de la Culture, Grenoble (38).       <br />
       9 avril 2026 : Théâtre de Rungis (94).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90652240-63887649.jpg?v=1753383137" alt=""Taire" Quand la tragédie antique s'invite dans un drame contemporain… Rencontre du troisième type à savourer comme un antidote" title=""Taire" Quand la tragédie antique s'invite dans un drame contemporain… Rencontre du troisième type à savourer comme un antidote" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
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   <title>•In 2025• "Taire" Quand la tragédie antique s'invite dans un drame contemporain… Rencontre du troisième type à savourer comme un antidote</title>
   <updated>2025-07-24T21:52:00+02:00</updated>
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   <category term="Avignon 2025" />
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   <published>2025-07-24T20:38:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
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    <![CDATA[
Qu'Antigone et sa famille à problèmes (!) rencontrent sur un plateau la jeune Éden, jeune fille privée, elle aussi, de père, de mère et ballotée de famille en famille d'accueil, cela apparaît hautement improbable… Pourtant – et c'est là la magie du théâtre, lieu de tous les possibles – c'est le scénario qu'imagine Tamara Al Saadi pour donner à voir une rencontre du troisième type riche en résonances humaines, sociales et politiques.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
     <div>
      Convoquant plusieurs tonalités à première vue paroxystiques comme l'humour débridé et la gravité dramatique, plusieurs registres composites d'écritures comme le chant choral, les percussions musicales et le jeu théâtral, plusieurs approches scéniques comme le théâtre &quot;en train de se faire&quot; et les tableaux très construits, l'autrice et metteuse en scène réussit l'exploit d'en réaliser une synthèse fluide au service d'un projet subtilement politique…       <br />
              <br />
       Questionner, au travers d'une forme théâtrale surprenante, le poids de nos origines. Quel avenir pour celles et ceux qui se ressentent filles ou fils de personne, privés de leurs origines et de leurs terres ? Peuvent-ils encore se sentir aimés et aimer eux-mêmes ? Des questions récurrentes traversant les siècles et qui, au-delà de leurs dimensions individuelles, interrogent l'organisation socio-politique des sociétés, la nôtre notamment.       <br />
              <br />
       Le tableau d'ouverture s'apparente à une douce farce où un soldat, arrivé au pas de l'oie, dérive, casque aux oreilles et musique le faisant se déhancher, vers une interprétation loufoque de l'histoire d'Antigone. En un précipité savoureux de paroles débitées à allure de TGV, sorte d'&quot;Histoire d'Antigone pour les Nuls&quot;, on y apprend que Jocaste, la mère-femme d'Œdipe, sans complexe pour faire oublier l'histoire glauque de son alliance incestueuse, même si c'était là le fruit d'un malentendu (mâle attendu ?), avait demandé à Polynice (fils d'Œdipe et d'elle, Jocaste, et frère d'Etéocle, d'Ismène et d'Antigone !) de quitter au plus vite Thèbes…        <br />
              <br />
       … mais la Reine ne supportant plus l'ignominie s'est pendue, une façon de mettre fin à tout remords. Et là, le soldat conclut d'un cocasse : <span style="font-style:italic">&quot;ça fait beaucoup d'informations, je sais.&quot;</span>. Le même soldat – celui dont les jours sont comptés, voir la suite – se fendra avant de disparaître d'une adresse au public, mi-drôle, mi-tragique : <span style="font-style:italic">&quot;Polynice exige son retour, ça va créer problème, la guerre ça fait beaucoup de morts… Je souhaite m'adresser aux générations futures : je vous conjure de nous pardonner&quot;.</span>
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     </div>
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      Le rideau s'ouvre et on est précipité sans transition dans l'antichambre d'un bureau de l'Aide Sociale à l'Enfance. Là une dame explique doctement qu'au nom du principe supérieur de protection de l'enfant ne devant pas être éloigné de la zone géographique où réside sa mère biologique, serait-elle en HP et en incapacité notoire de s'occuper de sa fille née d'un viol, la très jeune Éden va être retirée au couple devant déménager dans une autre ville… Drame insoutenable d'une violence institutionnelle faite à cette famille d'accueil aimante – de plus accusée de par son investissement affectif de créer un conflit de loyauté chez la petite Eden – qui se voit annoncer brutalement qu'un référent viendra chercher à l'école la fillette, pour la conduire provisoirement dans un foyer… avant de trouver une autre famille d'accueil.       <br />
              <br />
       Antigone et Éden, deux destins féminins contrariés par la loi implacable des hommes, deux jeunes femmes malmenées réunies sur le même plateau où un chant choral en arabe s'élève mélodieusement accompagné de percussions légères, paysage sonore salutaire ouvrant potentiellement sur d'autres espaces de violences contemporaines, celles faites aux Palestiniens de Gaza ou de Cisjordanie, territoires occupés. Sur une passerelle-échafaudage poussée à vue au centre de la scène, Créon va-t-en-guerre (interprété superbement par une actrice, les femmes aussi peuvent être des tyrans pour leur peuple) exhorte Etéocle à exterminer la menace que ferait peser sur la cité le retour annoncé de Polynice, devenu l'étranger, en raillant ouvertement les tendances pacifistes de son neveu Etéocle (toute ressemblance avec des situations actuelles, etc.).       <br />
              <br />
       Antigone et Éden réunies encore dans un fondu enchainé montrant d'une part l'une se contorsionnant en se prenant la tête sous l'effet du duel fratricide opposant Etéocle et Polynice &quot;le rebelle&quot;, et, d'autre, part faisant entendre en voix off une voix féminine traitant Éden de méchante petite fille alors qu'elle se tape la tête contre les murs.
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      Et l'action aux multiples péripéties se précipitant, on passera continûment du sort de l'une à l'autre, reflets en miroir d'une même problématique : trouver sa voix dans le concert des non-dits emmurant chacune dans un lieu où elle n'est pas, un lieu qui lui fait porter une responsabilité qui n'est pas la sienne.       <br />
              <br />
       Ainsi d'Etéocle et de Polynice, les frères rendus ennemis par des enjeux qui ne sont pas non plus les leurs, manipulés qu'ils sont par les discours guerriers d'un Créon Benyamin Netanyahu d'extrême droite déversant sa haine belliqueuse… sur fond du bruit d'un ballon de baudruche se dégonflant lentement, faisant entendre en contrepoint son gazouillement léger.       <br />
              <br />
       Ainsi d'Éden, fantasmant des parents universitaires restés à San Francisco pour s'inventer une famille idéale, elle, abandonnée par la société qui se dit vouloir son bien en la déplaçant de famille en famille. Tableau grotesque et dramatique, de l'alignement des enfants d'une famille d'accueil &quot;comme il faut&quot; se moquant à s'en étouffer d'Éden, &quot;singée&quot; littéralement pour la couleur de sa peau.       <br />
              <br />
       Le chant et la musique étant les seules choses qui survivent lorsque tout s'écroule autour de vous, des intermèdes interprétés en live permettent de reprendre notre respiration… Avant que, conséquence de la folie guerrière du Roi Créon avide de gloire, un déluge de feu et de sang ne tombe des cintres sous forme d'une pluie de paillettes rouges, ensevelissant Polynice et Etéocle réunis dans la mort. Et comme personne – même celles qui sont les &quot;filles de personne&quot; – n'est sensé pouvoir échapper au fatum des Anciens, on s'achemine vers l'accomplissement du destin implacable…       <br />
              <br />
       Mais ce serait sans compter sur la force de conviction de la metteuse en scène et de sa troupe faisant chorus autour d'elle… Suite à des scènes d'une beauté brillant comme un soleil noir accroché au pic des cruautés à l'œuvre, Antigone s'étant dévêtue de la dépouille de Polynice et Éden dépouillée d'enjeux qui ne sont plus les siens, la jeune fille accouchant d'elle-même dans un tableau d'une violence inouïe, les jeunes femmes vont trouver les mots l'une et l'autre… Des mots pour ne plus se &quot;Taire&quot;, pour dire, pour se dire.       <br />
              <br />
       Quant à l'ultime tableau les mettant en dialogue, il ouvre grand sur l'espace de l'amour, cet antidote à la folie guerrière exterminatrice des hommes… &quot;Spectacle&quot; beau et fort, à prendre de toute urgence comme contrepoison essentiel aux violences contemporaines.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le mercredi 23 juillet 2025 à La Fabrica d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Taire"</b></div>
     <div>
      Texte : Tamara Al Saadi.       <br />
       Mise en scène : Tamara Al Saadi.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Joséphine Levy.       <br />
       Avec : Manon Combes, Ryan Larras, Mohammed Louridi, Éléonore Mallo, Bachar Mar-Khalifé, Fabio Meschini, Chloé Monteiro, Mayya Sanbar, Tatiana Spivakova, Ismaël Tifouche Nieto, Marie Tirmont, Clémentine Vignais.       <br />
       Collaboration artistique : Justine Bachelet.       <br />
       Scénographie : Tamara Al Saadi et Jennifer Montesantos.       <br />
       Création sonore et musicale : Éléonore Mallo, Bachar Mar-Khalifé, Fabio Meschini.       <br />
       Création lumière : Jennifer Montesantos.       <br />
       Chorégraphie : Sonia Al Khadir.       <br />
       Costumes : Pétronille Salomé.       <br />
       Régie générale : Jennifer Montesantos et Nicolas Balladur.       <br />
       Assistante création son et régie son : Arousia Ducelier.       <br />
       Assistante création lumière et régie lumière : Elsa Sanchez.       <br />
       Régie plateau : Sixtine Lebaindre.       <br />
       Assistante création costumes : Irène Jolivard.       <br />
       Décor : Ateliers Contrevent.       <br />
       Durée : 2 h 10.       <br />
              <br />
       Spectacle créé en janvier 2025 au Théâtre Dijon Bourgogne – CDN.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon In 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 21 au 23 juillet 2025.</span>       <br />
       Représenté à 13 h.       <br />
       La Fabrica, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/billetterie" target="_blank">Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com" target="_blank">>> festival-avignon.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       30 septembre au 4 octobre 2025 : Théâtre du Jeu de Paume, Aix-en-Provence (13).       <br />
       7 et 8 octobre 2025 : Théâtre Joliette - scène conventionnée, Marseille (13).       <br />
       2 décembre 2025 : Théâtre du Fil de l'Eau, Pantin (93).       <br />
       25 au 27 février 2026 : Théâtre national Bordeaux-Aquitaine – CDN, Bordeaux (33).       <br />
       12 mars 2026 : Théâtre La Colonne - Scènes et Cinés, Miramas (13).       <br />
       18 mars 2026 : Théâtre La Passerelle - Scène nationale, Gap (05).       <br />
       1er et 2 avril 2026 : MC2 Maison de la Culture, Grenoble (38).       <br />
       9 avril 2026 : Théâtre de Rungis (94).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90114523-63608247.jpg?v=1753383137" alt="•In 2025• "Taire" Quand la tragédie antique s'invite dans un drame contemporain… Rencontre du troisième type à savourer comme un antidote" title="•In 2025• "Taire" Quand la tragédie antique s'invite dans un drame contemporain… Rencontre du troisième type à savourer comme un antidote" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/In-2025-Taire-Quand-la-tragedie-antique-s-invite-dans-un-drame-contemporain-Rencontre-du-troisieme-type-a-savourer_a4331.html" />
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  <entry>
   <title>-"Antigone" ou la tragédie du pouvoir en marche</title>
   <updated>2020-04-02T20:09:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Antigone-ou-la-tragedie-du-pouvoir-en-marche_a2686.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/43727767-35998406.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-03-17T13:01:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Si, pour des générations, "Antigone" se résumait à celle d'Anouilh qui en a fait un drame personnel, celui d'une héroïne féminine résistant jusqu'à mort s'ensuive afin de donner sépulture au "mauvais frère", Lucie Berelowitsch - de famille russe - retourne non sans bonheur aux sources.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43727767-35998406.jpg?v=1584454386" alt="-"Antigone" ou la tragédie du pouvoir en marche" title="-"Antigone" ou la tragédie du pouvoir en marche" />
     </div>
     <div>
      Ce faisant, convoquant avec hardiesse Sophocle et Brecht, elle fait voler en éclats le mythe construit de toutes pièces au XXe siècle pour en livrer une fable sombre et sauvage d'une beauté lumineuse dont l'enjeu se déplace : ce n'est plus l'intime mais l'État &quot;en personne&quot; qui est promu horizon d'attente de la performance théâtrale.       <br />
              <br />
       D'emblée, le décor monumental d'un palais antique, ouvrant sur un parvis souillé du sang des deux frères rivaux, introduit à la dimension de la tragédie qui va se jouer. Dépassant le cadre d'une &quot;affaire de famille&quot;, le drame devient affaire d'État, affaire de tous… Étéocle et Polynice s'étant entretués sous nos yeux, Antigone et Ismène discourent. Antigone, sereine, énonce : &quot;le malheur est en marche&quot;… phrase dont la polysémie nous atteint, nous spectateurs français de 2020 placés sous le règne du 49.3 du parti de la macronie… alors que le texte a été écrit suite à la révolution ukrainienne de février 2014. Preuve, s'il en était besoin, de l'universalité du drame atemporel dont l'écriture théâtrale se saisit pour dire le monde tel qu'il va, à Thèbes, ici et maintenant, ou sur les rives de la mer Noire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43727767-35998608.jpg?v=1585851967" alt="-"Antigone" ou la tragédie du pouvoir en marche" title="-"Antigone" ou la tragédie du pouvoir en marche" />
     </div>
     <div>
      Mais, comme si cette annonce de la sœur farouchement déterminée ne suffisait pas, c'est au chœur de s'en faire le porte-voix au travers de chants accompagnés des musiques en live interprétées par les Dakh Daughters, actrices musiciennes ukrainiennes déjantées (cf. Dakh Daughters Band et leur &quot;Freak Cabaret&quot;  électrisant) et animées par le souffle libertaire des événements de Maïdan à Kiev. Et que chante en boucle ce chœur ukrainien, miroir tendu aux hommes comme en son temps il revenait au chœur grec ? <span style="font-style:italic">&quot;C'est une tragédie, tragédie-comédie… Le roi Créon/Le maître de Thèbes/A ordonné ainsi/L'un sera enterré, et l'autre/donné aux chiens/Aïe aïe aïe/Caprice du despote, orgueil du tyran, Malheur du peuple&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Le décor étant posé, le drame étant exposé, l'espace du plateau débordant sur la salle éclairée - rendant de fait obsolètes les frontières entre fiction projetée et réalité vécue -, les attendus de la tragédie-comédie vont se précipiter en un flux ininterrompu de paroles proférées, chants hypnotiques et combats des corps confrontés à l'état de violence confondue avec la violence d'État.  Point d'orgue - à entendre comme summum mais aussi pause dans l'action - de cette composition plastique à faire pâlir de jalousie les clairs obscurs sensuels du Caravage, le chœur distille suavement sa partition. Drapées de vêtements entre toges et tuniques soyeuses contemporaines, les fabuleuses passeuses entre l'antique et le présent, entre les Dieux et les Hommes, nous enchantent littéralement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43727767-35998758.jpg?v=1584455093" alt="-"Antigone" ou la tragédie du pouvoir en marche" title="-"Antigone" ou la tragédie du pouvoir en marche" />
     </div>
     <div>
      Alors, éclaboussée par cette beauté tragique, la sauvagerie des paroles proférées par Créon, aveuglé par ses nouveaux pouvoirs, devient objet de fascination, <span style="font-style:italic">&quot;Imaginez un homme chargé de diriger une cité entière/S'il renonce à mettre en œuvre les meilleures décisions/Un tel homme n'a pas sa place parmi nous (…)/Je veux que son corps reste là-bas, sur la terre/Et qu'il (Polynice) soit déchiqueté par les oiseaux et par les chiens&quot;…</span>       <br />
              <br />
       Pour devenir l'instant suivant, grâce à la distance théâtrale, objet de réflexion. En effet, si - comme se plaisait à le dire le psychanalyste Jacques Lacan - <span style="font-style:italic">&quot;Un roi qui se prend pour un roi est un fou&quot;</span>, qu'en est-il de tous les petits chefs d'État contemporains qui font aisément litière de l'avis de leurs sujets pour passer en force ce qu'ils ont décrété être &quot;les meilleures décisions&quot; ?       <br />
              <br />
       Là encore, c'est le Chœur qui nous éclairera sur cette folie atteignant les tenants du pouvoir, lesquels, s'ils n'en mouraient pas tous, tous étaient frappés : <span style="font-style:italic">&quot;Juste une chose m'échappe/Pourquoi y a-t-il autant de mal sur terre ?/L'Homme est doué de raison./Sans doute./Mais va savoir pourquoi il ne raisonne pas…/Est-ce par ce qu'il ne sait pas se contrôler ?/Voilà pourquoi sur terre il y a autant de mal, de mal, de mal…&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43727767-35998795.jpg?v=1584455243" alt="-"Antigone" ou la tragédie du pouvoir en marche" title="-"Antigone" ou la tragédie du pouvoir en marche" />
     </div>
     <div>
      Quant au personnage époustouflant de Tirésias, le devin aveugle éclairant le monde d'une acuité d'analyse renversante - pure incarnation du paradoxe du vivant -, il s'exprime indifféremment en français, russe et ukrainien, comme pour signifier sa hauteur de vue surplombant les misérables agitations du tyran, livré lui à l'hybris aveuglante générée par l'exercice du pouvoir. Quant à Antigone, elle s'exprimera en ukrainien - langue de l'intimité, de la résistance - alors que Créon lui s'exprimera en russe, langue de la domination politique.       <br />
               <br />
       Atteint de plein fouet par cette beauté vénéneuse qu'est cette &quot;Antigone&quot; ressuscitée par Lucie Berelowitsch et sa stupéfiante troupe, le spectateur semble &quot;redécouvrir&quot; la pièce. Derrière l'histoire maintes fois ressassée, un autre horizon d'attente se détache pour s'imposer royalement. Le théâtre semble ici n'avoir jamais été aussi proche de ce que l'on attend de lui : non nous divertir de nous-mêmes mais nous donner à voir… la maladie du pouvoir en marche.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Antigone"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43727767-35999192.jpg?v=1584457472" alt="-"Antigone" ou la tragédie du pouvoir en marche" title="-"Antigone" ou la tragédie du pouvoir en marche" />
     </div>
     <div>
      D'après Sophocle.       <br />
       Texte publié aux éditions L'avant-scène théâtre sous le n° 1395.       <br />
       Traduction ukrainienne et russe : Dmytro Tchystiak, Natalia Zozul et l'équipe artistique.       <br />
       Traduction française : Lucie Berelowitsch avec l'aide de Marina Voznyuk.       <br />
       Mise en scène et adaptation : Lucie Berelowitsch.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Julien Colardelle.       <br />
       Avec : Ruslana Khazipova, Roman Yasinovskyi, Thibault Lacroix, Diana Rudychenko, Anatoli Marempolsky, Nikita Skomorokhov, Igor Gnezdilov, Alexei Nujni ;       <br />
       Les Dakh Daughters : Natalka Halanevych, Tetyana Hawrylyuk, Solomiia Melnyk, Anna Nikitina, Natalia Zozul.       <br />
       Musique et collaboration artistique : Sylvain Jacques.       <br />
       Scénographie et régie plateau : Jean-Baptiste Bellon.       <br />
       Lumière et régie générale : François Fauvel.       <br />
       Costumes : Magali Murbach et l'équipe artistique.       <br />
       Composition musicale des chœurs : les Dakh Daughters et Vladislav Troitskyi.       <br />
       Régisseur son : Christophe Jacques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43727767-35999349.jpg?v=1584457502" alt="-"Antigone" ou la tragédie du pouvoir en marche" title="-"Antigone" ou la tragédie du pouvoir en marche" />
     </div>
     <div>
      Décor construit par les Ateliers de la Comédie de Caen - CDN de Normandie.       <br />
       Production Le Préau-CDN de Normandie - Vire, Les 3 Sentiers.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       Création ukrainienne le 5 avril 2015, dans le cadre du Printemps français à Kiev.       <br />
       Création française le 12 janvier 2016, au Trident, Scène nationale de Cherbourg-en-Cotentin.       <br />
              <br />
       <b>A été présenté au TnBA - Grande Salle Vitez (Bordeaux), du 10 au 14 mars.</b>       <br />
              <br />
       Une autre date était prévue le mardi 24 mars au Théâtre Le Liberté - Scène nationale à Toulon mais le Coronavirus en a décidé autrement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Antigone-ou-la-tragedie-du-pouvoir-en-marche_a2686.html" />
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