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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-14T00:51:48+02:00</updated>
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   <title>•Off 2022• "Ici, la nuit" Deux petits garçons face à un questionnement plus grand qu'eux…</title>
   <updated>2022-07-20T11:59:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Ici-la-nuit-Deux-petits-garcons-face-a-un-questionnement-plus-grand-qu-eux_a3357.html</id>
   <category term="Avignon 2022" />
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   <published>2022-07-20T08:46:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Et si un petit mensonge, un tout petit mensonge de rien du tout, se transformait soudain en peur panique d'être "découvert" ? Et si les pensées du soir transportaient avec elles l'immensité de l'Univers et de ses improbables limites propres à nous engloutir ? Ces interrogations à hauteur d'enfant, le dramaturge norvégien Jon Fosse les a traduites dans deux courtes pièces - "Si lentement" et "Kant" - nimbées d'une inquiétante étrangeté. Frédéric Garbe et L'Autre Compagnie s'en saisissent pour, avec grande justesse, les faire résonner jusqu'à nous.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66169951-47061548.jpg?v=1658301069" alt="•Off 2022• "Ici, la nuit" Deux petits garçons face à un questionnement plus grand qu'eux…" title="•Off 2022• "Ici, la nuit" Deux petits garçons face à un questionnement plus grand qu'eux…" />
     </div>
     <div>
      Quel dispositif serait plus approprié qu'un casque audio stéréophonique pour dupliquer l'écho des mots étranges de Jon Fosse, délivrés au travers de la voix suave de Frédéric Garbe ? Comme si des correspondances baudelairiennes réunissaient l'auteur et son interprète, l'un et l'autre partageant la même intuition d'une poétique du langage, seule apte à distiller l'indicible. Et lorsque le &quot;texte vivant&quot; trouve son double visuel et sonore dans une animation graphique aux couleurs subtiles, rien d'étonnant alors que la fête des &quot;sens&quot; soit au rendez-vous.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Si lentement&quot;</b>… Des maisons dont les fenêtres éclairent la nuit profonde. Un ciel d'un bleu outremer se constellant d'étoiles. Une musique douce flottant dans l'air… Travelling avant. On s'avance lentement vers l'un des immeubles, on en franchit la porte, se retrouve sur le palier d'un appartement… <span style="font-style:italic">&quot;Tu étais où ? Maman dira qu'elle s'est inquiétée, elle ne dira rien de plus. Je m'inquiète quand tu ne rentres pas à l'heure prévue&quot;</span>. Ainsi en va-t-il de la puissance suggestive de la poésie qu'au travers de la dissociation écholalique d'un non-événement se crée un univers d'une puissance évocatrice insoupçonnable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66169951-47061559.jpg?v=1658301112" alt="•Off 2022• "Ici, la nuit" Deux petits garçons face à un questionnement plus grand qu'eux…" title="•Off 2022• "Ici, la nuit" Deux petits garçons face à un questionnement plus grand qu'eux…" />
     </div>
     <div>
      Et l'enfant, tenant dans ses mains innocentes l'objet de son larcin, se devra de fournir une explication quant à sa provenance… La banane, elle dépassait du cabas de la vieille dame, c'était trop tentant… Mais ça, bien sûr, c'est son secret, inavouable. <span style="font-style:italic">&quot;C'est une vieille dame qui me l'a donnée. Tu lui as dit merci ? Il faut dire merci quand on te donne quelque chose. Viens avec moi, on va ensemble lui dire merci&quot;</span>…       <br />
              <br />
       Confronté à l'angoisse d'avoir menti et d'être un méchant garçon, l'enfant galopant à toutes jambes rattrapera la vieille dame avant sa maman. Mais le mot qu'il lui adressera alors en pénitence ne sera pas merci…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66169951-47061563.jpg?v=1658301140" alt="•Off 2022• "Ici, la nuit" Deux petits garçons face à un questionnement plus grand qu'eux…" title="•Off 2022• "Ici, la nuit" Deux petits garçons face à un questionnement plus grand qu'eux…" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Kant&quot;</b>… <span style="font-style:italic">&quot;Je m'appelle Christopher, j'ai huit ans et le soir, éveillé dans mon lit, je pense. Je pense, ou bien je lis Mickey. Je m'appelle Christopher et j'ai huit ans. L'Univers, je n'arrive pas à comprendre… S'il a une fin… qu'y a-t-il après ?&quot;</span>… Ainsi s'enclenche le mouvement irrésistible de la pensée, conduisant ce jeune enfant à découvrir intuitivement les vertus insoupçonnées de la philosophie kantienne. Toute connaissance supposant une &quot;co-naissance&quot; du sujet pensant, appréhendant avec sa sensibilité le monde avant de le comprendre avec sa raison, Christopher va apprendre à tutoyer les mystères &quot;universels&quot;.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Je suis au CE et je n'aime pas les choses qu'on comprend pas. Heureusement il y a papa pour m'expliquer… L'Univers, c'est pas possible qu'il s'étende au-delà de ses limites. Ou bien, si on vivait dans le rêve d'un géant endormi quelque part au fin fond de l'Univers, disparaîtrait-on s'il se réveillait ?&quot;</span>… La peur venue du fond des âges d'être englouti par le vide sidéral, seul un papa bienveillant a le pouvoir de l'apaiser…       <br />
              <br />
       Défilent alors sur l'écran de la nuit du petit garçon, une myriade de planètes et d'étoiles chorégraphiées. Au <span style="font-style:italic">&quot;J'ai peur, papa&quot;</span> de Christopher, se sentant décidément bien petit face à l'infiniment grand, papa répondra qu'il ne sert à rien d'avoir peur, qu'il faut comprendre que l'on ne peut pas tout comprendre… Et là, lové entre les bras protecteurs, le lit de l'innocent enfant flotte, voguant dans l'immensité de la voûte céleste. On se croirait immergé dans un tableau de Marc Chagall, peintre de la &quot;surréalité&quot;, avec ses personnages volant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66169951-47061623.jpg?v=1658301675" alt="•Off 2022• "Ici, la nuit" Deux petits garçons face à un questionnement plus grand qu'eux…" title="•Off 2022• "Ici, la nuit" Deux petits garçons face à un questionnement plus grand qu'eux…" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Je m'appelle Christopher. J'ai huit ans. Et mon papa m'a parlé d'un auteur qui s'appelle Kant. Mais moi je préfère Mickey&quot;</span>. Sous un ciel de lit étoilé, brillant de mille constellations, l'enfant rassuré peut enfin s'abandonner au sommeil…       <br />
              <br />
       Deux contes initiatiques à l'écriture onirique rendue palpable par l'entremise d'un metteur en jeu de &quot;l'autre scène&quot;, telles apparaissent ces pièces d'un théâtre murmurant à l'oreille de chacun pour mieux exhumer les rhizomes de ce qui attise la peur ancestrale ; peur fondatrice, originelle de notre &quot;être au monde&quot;.       <br />
              <br />
       <b>Vu le lundi 11 juillet au Théâtre Transversal, Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ici, la nuit"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66169951-47061624.jpg?v=1658301707" alt="•Off 2022• "Ici, la nuit" Deux petits garçons face à un questionnement plus grand qu'eux…" title="•Off 2022• "Ici, la nuit" Deux petits garçons face à un questionnement plus grand qu'eux…" />
     </div>
     <div>
      Voyage immersif.       <br />
       Textes : &quot;Si lentement&quot; et &quot;Kant&quot; de Jon Fosse (aux éditions de L'Arche).       <br />
       Traduction : Terje Sinding.       <br />
       Conception et mise en scène : Frédéric Garbe.       <br />
       Avec : Frédéric Garbe.       <br />
       Univers graphique (illustration) : Camille Desbiez.       <br />
       Animation Vidéo : Baptiste Alexandrowicz.       <br />
       Conception sonore, Alexandre Maillard.       <br />
       Par L'Autre Compagnie.       <br />
       Tout public à partir de 8 ans.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 26 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h 15, relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre Transversal, Salle 2, 10, rue d'Amphoux, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 86 17 12.       <br />
       <a class="link" href="https://theatretransversal.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatretransversal.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66169951-47061631.jpg?v=1658301741" alt="•Off 2022• "Ici, la nuit" Deux petits garçons face à un questionnement plus grand qu'eux…" title="•Off 2022• "Ici, la nuit" Deux petits garçons face à un questionnement plus grand qu'eux…" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud</title>
   <updated>2019-06-05T08:47:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Mademoiselle-Julie-Une-marche-des-passions-vers-l-echafaud_a2412.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/34486316-31520118.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-06-05T08:31:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Comme un oiseau en cage qui, à l'ouverture de la porte, est sauvagement sacrifié. Ainsi du sort d'une jeune aristocrate qui, lors d'une fête de la Saint-Jean, croit pouvoir dominer son valet et sa cuisinière et jouir des effets de la liberté qu'elle découvre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34486316-31520108.jpg?v=1559717384" alt=""Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud" title=""Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;Mademoiselle Julie&quot;, August Strindberg place deux personnages dans un huis clos étouffant. La jeune maitresse et le valet, tous deux travaillés par des sentiments contradictoires jusqu'au vertige. L'auteur décrit la résistance des préjugés de caste (diffusés jusque dans l'esprit des serviteurs) face à la pulsion incontrôlée des corps. La cage est solide. La jouissance vire au sacrifice.       <br />
              <br />
       L'écriture de la pièce est implacable. Chaque action de Julie se retourne contre elle. Et d'une scène d'ivresse au sein d'une fête, d'une danse reconduite naît un corps-à-corps cruel, un duel, un combat sans merci et cynique. Entre les convenances et les désirs, entre les rêves et les réalités, les distorsions s'affirment et deviennent fatales.       <br />
              <br />
       Sur scène, dans la mise en scène de Julie Brochen, Anna Mouglalis est Julie, avec sa voix rauque et chaude, son engagement physique entier, sans coquetterie ni minauderies. Elle est une enfant-femme tyrannique, un garçon manqué fragile.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34486316-31520114.jpg?v=1559717419" alt=""Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud" title=""Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud" />
     </div>
     <div>
      Avec Xavier Legrand en valet rationnel et opportuniste, le duel atteint des sommets. Les comédiens accompagnent la vérité du texte. Et Julie Brochen qui met en scène donne à l'espace de la scène une dimension de tableau réaliste réussi. Intervenant elle-même comme cuisinière rigoriste, elle est un faire valoir discret des deux protagonistes. Elle est aussi le tiers qui ne peut être exclu. La parole d'autorité.       <br />
              <br />
       Étrangement, cette proposition théâtrale est découpée en actes, ponctuée par des transitions en chansons enregistrées. Qui apparaissent comme plaquées en dépit de leur intention de marquer des paliers dans la progression dramatique et d'affirmer une dimension de théâtre naturaliste. Un léger excès de mode &quot;variété&quot; sans doute, au risque de briser le rythme de la pièce.       <br />
              <br />
       Ce nonobstant celle-ci progresse de manière spectaculaire vers la tragédie. Elle décrit la décomposition d'un état bravache qui, de faux apaisements en peurs successives, débouche sur l'effroi et un silence pesant. Comme une marche à l'échafaud et le couperet final. Le public est saisi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mademoiselle Julie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/34486316-31520118.jpg?v=1559717447" alt=""Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud" title=""Mademoiselle Julie"  Une marche des passions vers l'échafaud" />
     </div>
     <div>
      Texte : August Strindberg.       <br />
       Traduction : Terje Sinding.       <br />
       Mise en scène : Julie Brochen.       <br />
       Avec : Anna Mouglalis, Xavier Legrand, Julie Brochen.       <br />
       Lumières : Louise Gibaud.       <br />
       Création sonore : Fabrice Naud.       <br />
       Scénographie, costumes : Lorenzo Albani.       <br />
       Durée: 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 28 mai au 30 juin 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Relâche : 21 et 25  juin.       <br />
       Théâtre de l'Atelier, Paris 9e, 01 46 06 49 24.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-atelier.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-atelier.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Le Fils"…  la vie n'est que songe et lanterne du voisin</title>
   <updated>2018-04-06T10:07:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Fils-la-vie-n-est-que-songe-et-lanterne-du-voisin_a2089.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/21379949-24439681.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-04-06T10:00:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Placide et monotone. Mais pas paisible. Avec ses côtés drôles. Jon Fosse, dans "le Fils", décrit la vie de couple alors que la nuit tombe et que l'homme guette à la fenêtre. La lumière chez le voisin, la lumière des phares de l'autocar. Ils vont et viennent, réitérant des paroles anodines dans le salon. Côte à côte. Leur salon est une salle d'attente avec ses silences denses.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21379949-24439681.jpg?v=1523002671" alt=""Le Fils"…  la vie n'est que songe et lanterne du voisin" title=""Le Fils"…  la vie n'est que songe et lanterne du voisin" />
     </div>
     <div>
      Dans cette histoire, le couple pense trop fort, trop haut, à oublier la solitude qui les étreint. Et leur dialogue revient sur lui-même. Leitmotivs qui les étranglent progressivement. Dans un évitement quasi superstitieux à dire l'absence du fils. Qui dirait leur isolement et le rétrécissement de leur vie, ce non-dit comme passé à l'étouffoir maladroit des mots et qui réapparaît sans cesse sans autre dérivatif que l'arrivée du voisin alcoolique et cardiaque, pessimiste et cynique. Qui médit.       <br />
              <br />
       Dans cette histoire, les jeunes sont partis, les vieux aussi à leur manière définitive. Le spectateur mesure dans les personnages l'épaisseur de l'à venir sans avenir.       <br />
              <br />
       Dans la mise en scène d'Étienne Pommeret, au réalisme minimaliste, le jeu est direct, puissant. Il met en valeur le texte et les comédiens. Dans l'opposition frontale entre le voisin vindicatif et le fils miraculeusement de retour mais crispé, dans les parents étouffés, cabrés, dans les non dits. Tout est évoqué, tout est montré. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21379949-24439688.jpg?v=1523002700" alt=""Le Fils"…  la vie n'est que songe et lanterne du voisin" title=""Le Fils"…  la vie n'est que songe et lanterne du voisin" />
     </div>
     <div>
      La violence qui s'accumule et explose (derniers jaillissements de vitalité), le doute qui travaille les consciences, la peur quasi superstitieuse de la fin des histoires, l'occasion ratée (celle du retour du fils prodigue trop espérée, et avortée). Le néant qui tombe en lieu et place de la nuit.       <br />
              <br />
       Le spectateur est pris dans les lacs de cette histoire qui involue, qui se referme sur elle-même et que le metteur en scène conduit jusqu'au doute.       <br />
              <br />
       Dans cette entreprise théâtrale où chacun reste comme emmuré, le réalisme glisse dans le fantastique. Peut-être après tout que le fils n'est qu'un fantôme qui vient hanter ses parents et le voisin. Le spectateur applaudit cette prestation. Il sait que la vie n'est que songe et lanterne du voisin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Fils"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21379949-24439689.jpg?v=1523002727" alt=""Le Fils"…  la vie n'est que songe et lanterne du voisin" title=""Le Fils"…  la vie n'est que songe et lanterne du voisin" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jon Fosse.       <br />
       Traduction : Terje Sinding.       <br />
       Mise en scène : Étienne Pommeret.       <br />
       Avec : Sharif Andoura, Sophie Rodrigues, Karim Marmet, Étienne Pommeret.       <br />
       Scénographie : Jean-Pierre Larroche.       <br />
       Lumière : Jean-Yves Courcoux.       <br />
       Costumes : Cidalia Da Costa.       <br />
       Son : Valérie Bajcsa.       <br />
       Production C'est pour Bientôt.       <br />
       Durée : 1 h 15.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 13 avril 2018.</span>       <br />
       Du lundi au samedi à 20 h 30.       <br />
       Théâtre L’Échangeur, Bagnolet (93), 01 43 62 71 20.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lechangeur.org/" target="_blank">&gt;&gt; lechangeur.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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