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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-10T18:16:37+02:00</updated>
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   <title>Les "Capucelli", l'ultime concert de la Classe d'Excellence de Violoncelle</title>
   <updated>2022-11-15T08:39:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Capucelli--l-ultime-concert-de-la-Classe-d-Excellence-de-Violoncelle_a3445.html</id>
   <category term="Concerts" />
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   <published>2022-11-15T08:28:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Après sept ans de bons et loyaux services, Gautier Capuçon conclut en beauté sa Classe d'Excellence de violoncelle à la Fondation Louis Vuitton avec six anciens lauréats le 26 novembre pour un concert très attendu.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68779523-48304700.jpg?v=1668498891" alt="Les "Capucelli", l'ultime concert de la Classe d'Excellence de Violoncelle" title="Les "Capucelli", l'ultime concert de la Classe d'Excellence de Violoncelle" />
     </div>
     <div>
      L'Auditorium de la Fondation Louis Vuitton s'impose désormais comme une des scènes musicales notables à Paris avec ses quinze concerts annuels, ses master classes données par des artistes de tout premier plan et ses récitals - par exemple ceux de la Classe d'Excellence créée en 2014 par le violoncelliste Gautier Capuçon, dès l'inauguration du superbe bâtiment pensé par Frank Gehry.       <br />
              <br />
       Alors que le généreux violoncelliste s'apprête à vivre de nouvelles aventures (poursuivre une brillante carrière évidemment mais aussi s'occuper de sa propre fondation), il est temps pour lui de clore son beau travail de transmission aux jeunes talents émergents du monde entier en un concert final - un point d'orgue à plus de sept riches années. C'est donc un septuor de violoncelles très complices (dont le magnifique Matteo Goffriller de Gautier Capuçon, &quot;l'Ambassadeur&quot;) qui offrira au public un programme d'arrangements et de transcriptions d'œuvres de Ravel, Tchaïkovski, Piazzolla, Grieg, Dvoràk et autres Bizet.       <br />
              <br />
       Parmi la cinquantaine d'interprètes sélectionnés sur audition depuis 2014, participant à la Classe d'Excellence (avec ses master classes publiques, son programme de tutorat artistique et professionnel, son travail d'approfondissement de connaissances musicales, d'œuvres comme de formats de concert, entre nombreux autres enjeux), les six jeunes lauréats suivants auront donc l'opportunité de montrer leur grand talent. Anouchka Hack, Julia Hagen, Charles Hervet, Aurélien Pascal, Caroline Sypniewsky et Jeein You joindront aussi leurs voix à celle de Gautier Capuçon pour refaire vivre quatre pièces de compositeurs contemporains choisies dans l'ensemble des nombreuses commandes de la Fondation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Après celles de Bruce Dessner, Guillaume Connesson, Javier Martinez Campos, le public découvrira de nouveau peut-être l'œuvre de Bruno Mantovani, &quot;O Salutari hostia&quot;, dirigée par le compositeur lui-même.       <br />
              <br />
       Ce récital &quot;Capucelli&quot; sera gravé sur disque et se donnera sur de nombreuses scènes en tournée. Pour ceux qui ne pourraient se rendre à la Fondation Louis Vuitton, il leur sera possible de suivre le concert en direct sur son site de streaming (rubrique FLV Play) et en différé sur Radio Classique.       <br />
              <br />
       <b>Concerts &quot;Capucelli&quot;</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">26 novembre 2022 à 20 h 30.</span>       <br />
       Fondation Louis Vuitton,       <br />
       8, avenue du Mahatma Gandhi, Bois de Boulogne, Paris 16e.       <br />
       Tél. : 01 40 69 96 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.fondationlouisvuitton.fr/fr" target="_blank">&gt;&gt; fondationlouisvuitton.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Capucelli--l-ultime-concert-de-la-Classe-d-Excellence-de-Violoncelle_a3445.html" />
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   <title>Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie</title>
   <updated>2020-10-13T07:37:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Metamorphoses-de-l-Orchestre-national-de-Lille-a-la-Philharmonie_a2809.html</id>
   <category term="Concerts" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/50537861-38983702.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-10-13T06:59:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'Orchestre national de Lille, dirigé par son chef Alexandre Bloch, invitait le violoncelliste Mischa Maisky à la Philharmonie de Paris pour un beau concert, "Métamorphoses".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50537861-38983702.jpg?v=1602530567" alt="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" title="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" />
     </div>
     <div>
      Pour cette rentrée parisienne très spéciale (pour cause de pandémie) de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie, dans sa saison 2020-2021 placée sous le thème de l'héroïsme, un programme original et un soliste rare en France nous étaient proposés. La transcription pour violoncelle et orchestre d'un Nocturne (opus 19) de Tchaïkovski écrite en 1888, d'une œuvre extraite des Six Morceaux pour piano (de 1873) ouvrait le concert. Mischa Maisky (longs cheveux blancs et chemise bouffante de soie blanche lui donnant un air de ressemblance avec sa complice de toujours, Martha Argerich) rendait justice à cette attachante &quot;Andante sentimentale&quot; de quatre minutes avec la belle sonorité de son violoncelle Montagnana du XVIIIe siècle, offert à l'artiste israélien d'origine russe par un mécène.        <br />
              <br />
       Suivait immédiatement après un très bref silence, le &quot;Kol Nidrei&quot; de Max Bruch (1838-1920), une œuvre de 1880 d'une dizaine de minutes sous-titrée &quot;Adagio sur deux mélodies hébraïques» - ces deux mélodies étant composées à partir de deux thèmes du folklore juif : la prière vespérale &quot;Kol Nidrei&quot; chantée à la synagogue pour Yom Kippour et un arrangement d'Isaac Nathan sur un poème de Lord Byron. La transcription pour orchestre étant ici due à Mischa Maisky lui-même. Magnifique pièce que le violoncelle exalte en psalmodiant tel le chantre de la synagogue dans un beau dialogue avec un orchestre au diapason, la violoniste solo Ayako Tanaka et la subtile harpe d'Anne Le Roy Petit. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50537861-38983707.jpg?v=1602530638" alt="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" title="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" />
     </div>
     <div>
      Cette première partie du concert se concluait avec les Variations sur un thème rococo (opus 13) de Tchaikovski  pour violoncelle et orchestre (dans la version de son ami Fitzenhagen, violoncelliste et commanditaire). À l'écoute, ces huit charmantes variations, rendant hommage au style galant du XVIIIe siècle, semblent avoir été composées pour mettre en lumière avant tout la virtuosité du soliste. Elles nous laissent un peu froids (par sa vocation même).        <br />
              <br />
       Cependant, le violoncelliste israélien sait colorer les différents modes de jeux convoqués d'un réel panache (avec parfois une virtuosité sonnant un peu &quot;à l'arraché&quot;), il excelle dans les traits des staccatos de la 5e variation et déploie un beau chant dans la cantilène de la 7e. Les entrées des vents, énonçant tous les thèmes, se révèlent parfaites. Un magnifique bis d'un lyrisme habité (avec le &quot;Cygne&quot; du Carnaval de Saint-Saëns) déchaîne l'enthousiasme du public, qui salue le talent du violoncelliste israélien, de la harpiste et de l'orchestre comme il se doit.       <br />
              <br />
       Le moment fort de la soirée demeure pourtant l'interprétation à la renversante beauté, par 23 solistes des pupitres de cordes de l'OnL, des &quot;Métamorphoses&quot; de Richard Strauss, en deuxième partie de soirée. Chacun connaît la haute valeur spirituelle de ce poignant testament composé en un mois, entre mars et avril 1945, par un artiste dont le monde et la brillante culture ont disparu dans la barbarie et la guerre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50537861-38983778.jpg?v=1602530721" alt="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" title="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" />
     </div>
     <div>
      Ultime partition purement orchestrale de Strauss, cette immense méditation funèbre offre une texture polyphonique en perpétuelle &quot;métamorphose&quot; et une création thématique d'une richesse rare, convoquant autant l'héritage malhérien qu'annonçant les bouleversants Vier Letzte Lieder de 1948. Ce long adagio de près d'une demi-heure est transcendé ici par un orchestre entièrement dévoué à son jeune chef extrêmement engagé, le passionné Alexandre Bloch sollicitant chaque musicien, dont l'instrument est traité en soliste. Des cordes qui se révèlent exemplaires de legato, de densité et de dépouillement.       <br />
              <br />
       S'imposent encore le style Bloch, son energeia traduite par une gestique dense, sa capacité à magnifier les plans sonores. Le chef lillois détaille superbement l'architecture de ces Métamorphoses, révélant chaque clair-obscur de ce soleil noir. Tonalité élégiaque des flux et reflux du chant straussien, accelerando continu implacable du tempo jusqu'au tutti, désespoir noir mutant peut-être enfin en une sereine acceptation du destin avec la citation de la Marche funèbre de la Troisième Symphonie de Beethoven<span style="font-style:italic">(*)</span> aux dernières mesures, tout est ici d'une perfection, d'une hauteur de vue qui serrent et ravissent l'âme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50537861-38983793.jpg?v=1602530790" alt="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" title="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" />
     </div>
     <div>
      Un moment d'une émotion si intense et hors du temps qu'un long silence recueilli ne peut que lui succéder ; un silence qui scelle l'unisson de cœurs étreints par la noblesse d'une sublime confession. C'est pour ces rares épiphanies, ces expériences uniques, que nous ne pouvons décidément nous passer du concert vivant.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(*) Citation marquée par R. Strauss &quot;In Memoriam&quot; sur la partition, comme sur un tombeau. L'OnL dirigé par A. Bloch donnera L'Eroica début décembre à l'Auditorium du Nouveau Siècle à Lille.</span>       <br />
              <br />
       Concert donné les 7 et 8 octobre à Lille et entendu le 9 octobre 2020 à la Philharmonie de Paris.       <br />
              <br />
       <b>Programme complet de la saison :</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.onlille.com/saison_20-21/" target="_blank">&gt;&gt; onlille.com/saison_20-21</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Le Lac des Cygnes"… Signe du grand art !</title>
   <updated>2019-04-03T09:01:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Lac-des-Cygnes-Signe-du-grand-art-_a2372.html</id>
   <category term="Danse" />
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   <published>2019-04-03T08:29:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le printemps de la danse arabe, créé à l'initiative de l'Institut du monde arabe, a pour objectif de montrer un visage autre, particulier, de l'actualité chorégraphique avec le monde arabe. Autour de sept lieux différents à Paris, nous nous arrêtons aujourd'hui à Chaillot avec une œuvre majeure revisitée par le chorégraphe d'origine tunisienne Radhouane El Meddeb.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/32267340-30101999.jpg?v=1554274637" alt=""Le Lac des Cygnes"… Signe du grand art !" title=""Le Lac des Cygnes"… Signe du grand art !" />
     </div>
     <div>
      Créé le 4 mars 1877 au théâtre Impérial Bolchoï de Moscou avec une composition musicale de Tchaïkovski (1840-1893), &quot;Le Lac des Cygnes&quot; n'a pas eu un grand écho au début, <span style="font-style:italic">&quot;une déconvenue humiliante&quot;</span> selon le compositeur russe. Le livret a été composé par Vladimir Begichev (1828-1891) et Vassili Geltzer (1841-1909) à partir de contes et légendes slaves et nordiques.       <br />
              <br />
       Marius Petipas (1818-1910) s'était étonné de ce demi-échec artistique. Il avait souhaité reprendre la chorégraphie, sachant que le talent de Tchaïkovski ne pouvait être remis en cause. Avec Lev Ivanov (1834-1901), ils en ont fait un chef-d'oeuvre en 1895. Elle a marqué depuis la danse classique. Depuis sa création, il en existe plusieurs versions et c'est celle de Rudolf Noureev, jouée en 1984 au Ballet national de Paris, qu'a choisie Radhouane El Meddeb pour son approche &quot;freudienne&quot; selon celui-ci.       <br />
              <br />
       L'entame du spectacle se fait doucement comme si chaque interprète entrait sur le plateau pour prendre sa place sans se fondre dans le groupe et sans perdre son individualité. Ils marchent un à un vers la scène entretenant un rapport personnel à celle-ci. La sortie se produit de la même façon avec des artistes déposant leurs souliers.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/32267340-30102028.jpg?v=1554274699" alt=""Le Lac des Cygnes"… Signe du grand art !" title=""Le Lac des Cygnes"… Signe du grand art !" />
     </div>
     <div>
      Il s'agit presque d'un rituel, chacun se plaçant de façon dispersée sur le plateau en y entrant. Disposition qui est conservée tout au long de la représentation. Autour de la scène, des tutus sont accrochés comme délimitant les coulisses. Sur scène, on s'approche, on se dévisage. Le regard est très présent sans qu'aucun mouvement artistique ne vienne l'appuyer.       <br />
              <br />
       Les déplacements sont très présents, sous forme de marche ou de course avec trois niveaux de jeux. Soit à l'arrêt, soit dansé, soit joué théâtralement. La chorégraphie découpe la scénographie en plusieurs champs avec des mouvements ou des attitudes qui se complètent sans se télescoper.       <br />
              <br />
       Des arabesques sont effectuées d'un côté quand, de l'autre, les artistes avancent sur une série de pointes pour les femmes et demi-pointes pour les hommes. Ailleurs, des grands jetés alternent avec des tours en l'air et des sauts de chats en arrière-plan. Il y a une double synchronisation intra et intergroupes donnant un sentiment de cohésion et de simultanéité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/32267340-30102057.jpg?v=1554274837" alt=""Le Lac des Cygnes"… Signe du grand art !" title=""Le Lac des Cygnes"… Signe du grand art !" />
     </div>
     <div>
      Parfois, le théâtre s'immisce comme quand deux couples de danseurs se mettent dans les bras l'un de l'autre. Ils sont en retrait, presque immobiles donnant un sentiment décalé en matière d'espaces et d'états psychologiques. Des solos sont effectués, le groupe restant en arrière-plan, avec une gestuelle dans laquelle les membres supérieurs emmènent le tronc vers des virgules corporelles.       <br />
              <br />
       La représentation se finit nerveusement avec une gestuelle très marquée, très physique. Les mouvements sont jetés, presque jusqu'à épuisement. Un couple de danseurs, représentant Odette et Siegfried, se retrouve l'un après l'autre au sol, morts de douleurs.        <br />
              <br />
       L'atmosphère du spectacle change, contrebalançant la légèreté de l'amour du début pour montrer au final le chagrin, &quot;sombre&quot;, nerveux, syncopé du prince. La douleur et la tristesse se sont emparées de la passion amoureuse mais non du talent et de la qualité du spectacle. C'est beau et gracieux à souhait.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Lac des Cygnes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/32267340-30102063.jpg?v=1554274875" alt=""Le Lac des Cygnes"… Signe du grand art !" title=""Le Lac des Cygnes"… Signe du grand art !" />
     </div>
     <div>
      Ballet du compositeur Piotr Ilitch Tchaïkovski.       <br />
       Chorégraphie : Radhouane El Meddeb.        <br />
       Scénographie : Annie Tolleter.        <br />
       Lumières : Éric Wurtz.        <br />
       Costumes : Celestina Agostino.       <br />
       Avec 32 danseurs.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.imarabe.org/fr/actualites/spectacles/2019/le-printemps-de-la-danse-arabe1" target="_blank">&gt;&gt; Programme du Printemps de la danse arabe #1</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Lac-des-Cygnes-Signe-du-grand-art-_a2372.html" />
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  <entry>
   <title>Vadym Kholodenko, le grand pianiste à Paris</title>
   <updated>2018-11-28T08:44:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Vadym-Kholodenko-le-grand-pianiste-a-Paris_a2291.html</id>
   <category term="Concerts" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/28214302-27969503.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-11-27T09:09:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Médaillé de plusieurs concours prestigieux, le pianiste Vadym Kholodenko se produit le 30 novembre Salle Gaveau avec un programme cent pour cent russe dans lequel sa personnalité inclassable devrait faire merveille     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28214302-27969503.jpg?v=1543307553" alt="Vadym Kholodenko, le grand pianiste à Paris" title="Vadym Kholodenko, le grand pianiste à Paris" />
     </div>
     <div>
      Né en 1986 à Kiev (alors en URSS), le pianiste revient à Paris pour un unique récital consacré à Tchaïkovski, Rachmaninov et Scriabine. Un concert qui devrait confirmer l'importance et l'originalité de cet artiste déjà consacré sur la scène internationale. Médaillé d'or en 2013 du fameux Concours Van Cliburn aux USA, entre autres éminentes distinctions, la personnalité artistique de Vadym Kholodenko a marqué public et critique dès ses treize ans alors même qu'il était issu d'un milieu éloigné de la musique. Il poursuivit par ailleurs sa formation au Conservatoire supérieur Tchaïkovski de Moscou avec Vera Gornostayeva.       <br />
              <br />
       Depuis, son jeu subtil et cependant puissant, sa riche vie intérieure entrevue parfois en des prestations sur le fil, entre retenue et déchaînement, n'a cessé d'attirer louanges et comparaisons élogieuses avec d'illustres prédécesseurs pour la recréation d'œuvres qu'on croyait rebattues. Vadym Kholodenko s'est en outre illustré dans les répertoires contemporain et jazz. Il a déjà plusieurs fois tenté l'aventure du duo en musique de chambre, ne cessant au fond de vouloir repousser l'horizon attendu d'une carrière de soliste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28214302-27969514.jpg?v=1543307597" alt="Vadym Kholodenko, le grand pianiste à Paris" title="Vadym Kholodenko, le grand pianiste à Paris" />
     </div>
     <div>
      Après Londres, et pour ce récital Salle Gaveau, il donnera la Grande Sonate en sol majeur (opus 37) de Tchaïkovski dont le caractère ardu ne devrait pas pour autant menacer ce grand peintre de fresques du péril de la &quot;sécheresse&quot; (défaut possible, comme le reconnaissait Piotr Ilitch lui-même). Puis les Préludes de Rachmaninov (l'opus 3 et l'opus 23) lui seront l'occasion de montrer sa virtuosité transcendante (n° 2 et 7) et sa maîtrise inspirée de pièces aux climats expressifs divers.       <br />
              <br />
       Enfin il offrira deux œuvres incontournables d'Alexandre Scriabine avec le Poème Satanique opus 36 (cette sonate miniature de 1903) et sa Sonate n°5 (opus 53). Du compositeur adepte de la théorie synesthésique, élève de N. Zverev en même temps que Rachmaninov, le pianiste saura sans nul doute évoquer le mysticisme comme les beautés d'une écriture harmonique originale. De ces œuvres au programme, pour certaines gravées par le pianiste chez Harmonia mundi, on ne saurait augurer ni de l'ampleur ni du profond renouvellement - car quelle expérience plus bouleversante que le concert vivant ?       <br />
              <br />
       Concert le <span class="fluo_jaune">30 novembre 2018 à 20 h 30.</span>       <br />
              <br />
       <b>Salle Gaveau.</b>       <br />
       45-47, rue de la Boétie, Paris 8e.       <br />
       Tél. : 01 49 53 05 07.       <br />
       <a class="link" href="http://www.sallegaveau.com/" target="_blank">&gt;&gt; sallegaveau.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28214302-27969564.jpg?v=1543307819" alt="Vadym Kholodenko, le grand pianiste à Paris" title="Vadym Kholodenko, le grand pianiste à Paris" />
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     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>Vie et destin d’une œuvre persécutée : Rozhdestvensky dirige la 4e symphonie de Chostakovitch avec un Orchestre de Paris envoûté !</title>
   <updated>2016-02-16T12:16:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Vie-et-destin-d-une-oeuvre-persecutee-Rozhdestvensky-dirige-la-4e-symphonie-de-Chostakovitch-avec-un-Orchestre-de-Paris_a767.html</id>
   <category term="Concerts" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4871165-7267100.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-10-30T11:26:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C’est la nuit à Leningrad, une nuit froide de janvier 1936. Le bruit strident des freins de deux voitures réveille Dimitri Chostakovitch de son léger sommeil, peuplé de cauchemars. Il respire mal allongé dans son lit, dans l’obscurité de l’appartement situé au 9 de la rue Marat, près de la Perspective Nevski.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4871165-7267100.jpg?v=1351593730" alt="Vie et destin d’une œuvre persécutée : Rozhdestvensky dirige la 4e symphonie de Chostakovitch avec un Orchestre de Paris envoûté !" title="Vie et destin d’une œuvre persécutée : Rozhdestvensky dirige la 4e symphonie de Chostakovitch avec un Orchestre de Paris envoûté !" />
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     <div>
      Le compositeur écoute de toutes ses forces les bruits de bottes, les claquements de portières, les voix inconnues qui donnent des ordres. Il est paralysé de terreur, comme tous les habitants de l’immeuble maintenant réveillés. C’est le NKVD (1). Qui viennent-ils arrêter cette fois ?        <br />
              <br />
       Ce n’est pas le compositeur que la police secrète de Staline vient arrêter cette nuit-là - pas encore (2) - en ces temps de grandes purges dans la société soviétique, prélude aux grands procès de 1937. Mais le danger est réel : Chostakovitch vient de lire dans la <span style="font-style:italic">Pravda</span> un article anonyme sur son nouvel opéra &quot;Lady Macbeth of Mzensk&quot;, qui vient d’être joué à Moscou devant le &quot;Petit Père des Peuples&quot;.        <br />
              <br />
       Émanant directement du Kremlin, la critique est sévère. Et menaçante. L’auteur accuse Chostakovitch de &quot;formalisme petit-bourgeois&quot;, traite son œuvre de &quot;galimatias musical&quot; (en cause : son style, son sujet et son grand succès dans toute l’URSS) et conclut sinistrement qu’il s’agit &quot;d’un jeu qui pourrait mal finir&quot;. Le genre de remarque qui vous envoie alors directement au Fort de Lefortovo, antichambre de la Sibérie. Ou de l’exécution pure et simple dans les caves de la forteresse policière.        <br />
              <br />
       Quelques mois plus tard, les répétitions de la Symphonie n’4 en ut mineur, que Chostakovitch vient d’achever, sont retirées du programme du concert de l’Orchestre philharmonique de Leningrad - que ce dernier devait pourtant créer. Il faudra au compositeur persécuté attendre la déstalinisation, en 1961, pour la voir jouée. À l’Ouest, le chef Guennadi Rozhdestvensky est un des premiers à la populariser à la même époque. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4871165-7267102.jpg?v=1351593731" alt="Vie et destin d’une œuvre persécutée : Rozhdestvensky dirige la 4e symphonie de Chostakovitch avec un Orchestre de Paris envoûté !" title="Vie et destin d’une œuvre persécutée : Rozhdestvensky dirige la 4e symphonie de Chostakovitch avec un Orchestre de Paris envoûté !" />
     </div>
     <div>
      Il est un familier de Chostakovitch, qui lui a dédié certaines de ses œuvres. Imaginez mon émotion : je vais voir pour la première fois à la salle Pleyel ce chef d’orchestre né en 1931, ce monument de l’histoire musicale russe, une vraie légende à qui Bruno Monsaingeon a consacré deux films ! Et pour diriger cette mythique et malheureuse 4e symphonie ! Je ne suis pas la seule : un public nombreux se presse dans la belle salle art déco.       <br />
              <br />
       Et nous ne serons pas déçus. Reflet de l’état mental souffrant du musicien isolé et attaqué - insomnie, dépression et moments de révoltes -, la 4e Symphonie déploie, dans sa tonalité en ut mineur, tous les prestiges d’une fresque grandiose et parfois subtilement malhérienne. Son écriture très chostakovienne (sans aucun compromis aux canons réalistes-socialistes) recourt à  l’ample forme sonate et parfois même au poème symphonique le plus sombre, plein de fulgurances de couleurs et de timbres.        <br />
              <br />
       Ce qui donne l’occasion à un énorme orchestre (certains pupitres voient leur effectif quadrupler !) d’interpréter une œuvre d’une stupéfiante puissance, avec ces dialogues, ces rivalités, ces déchirements et ces moments largo de pure harmonie entre les cordes, les vents, les percussions, les cuivres. On est comme transporté dans un autre espace, celui d’une mort et d’une renaissance, au-delà des ténèbres de l’âme. Une œuvre véritablement cosmique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Comment décrire la prestation de l’Orchestre de Paris ? Elle est tout simplement brillante, sous la baguette géniale de Rozhdestvensky. Ils se connaissent depuis 1999. Et le vieux directeur de 81 ans, vieillard chenu en apparence, mais solide comme un chêne - il dirige debout pendant une heure et demie - semble un magicien. Économe de ses gestes, on dirait qu’il fait jouer les musiciens comme par enchantement. Et eux ont le regard aimanté vers lui.       <br />
              <br />
       Nous avons vécu ce 24 octobre un moment exceptionnel, clos comme il se doit par les acclamations du public parisien. Facétieux, le chef russe lui a montré la partition, pour rendre hommage à plusieurs décennies de distance à un des dieux de la musique du XXe siècle, Dimitri Chostakovitch.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4871165-7267108.jpg?v=1351593711" alt="Vie et destin d’une œuvre persécutée : Rozhdestvensky dirige la 4e symphonie de Chostakovitch avec un Orchestre de Paris envoûté !" title="Vie et destin d’une œuvre persécutée : Rozhdestvensky dirige la 4e symphonie de Chostakovitch avec un Orchestre de Paris envoûté !" />
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      <b>Notes :</b>       <br />
       <span style="font-style:italic">(1) NKVD, ancêtre du KGB.       <br />
       (2) Chostakovitch sera plusieurs fois menacé, interrogé et sera sauvé in extremis d’une condamnation. L’officier instructeur en charge de son dossier ayant été exécuté avant qu’il ait fini !</span>       <br />
              <br />
       Concert entendu le 24 octobre 2012 (Votre reporter, étant arrivée en retard, n’a pu entendre correctement la première partie du concert : une fantaisie au piano jouée par la femme du chef d’orchestre, la pianiste Viktoria Postnikova).       <br />
              <br />
       <b>Programme :</b>       <br />
       Piotr Igor Tchaïkovski (1840 - 1893), Fantaisie pour piano et orchestre en sol majeur, opus 56.       <br />
       Dimitri Chostakovitch (1906 - 1975), Symphonie n°4 en ut mineur, opus 43.       <br />
              <br />
       Guennadi Rozhdestvensky, direction.       <br />
       Viktoria Postnikova, piano.       <br />
       Orchestre de Paris.       <br />
       Roland Daugareil, violon solo.
     </div>
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