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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-21T21:17:42+02:00</updated>
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   <title>"La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire</title>
   <updated>2024-02-02T11:46:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Langue-de-mon-pere-Se-reconstruire-avec-l-absence-du-pere-dans-une-quete-linguistique-a-dessein-identitaire_a3809.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2024-02-02T11:25:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Se raconter pour se réconcilier avec son passé, avec les siens, avec les absences assumées ou occultées… et éclaircir, comprendre, assimiler la problématique d'une identité compliquée à endosser, à vocation d'interdiction, celle d'être kurde (ou à moitié kurde, ici la différence n'a pas d'incidence) dans une Turquie qui applique encore une répression régulière (politique, militaire, sociale…) envers ce peuple dont même la langue fut longtemps considérée comme illégale.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78141208-56743498.jpg?v=1706871151" alt=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" title=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" />
     </div>
     <div>
      Comment faire récit pour interroger la honte d'appartenir à un peuple, pour questionner les raisons d'un racisme au quotidien et pour réaliser un voyage salvateur sur son passé, aussi difficile soit-il lorsqu'il y est question de violences – tant dans la famille que dans la société où l'on s'est construite – et d'abandon. L'état d'autrice et de comédienne donne cette possibilité d'établir une histoire, un témoignage écrit et d'en faire sa transmission orale. Sultan Ulutas Alopé s'en est emparé pour concevoir une pièce inspirée de son propre parcours.       <br />
              <br />
       Sultan Ulutas Alopé est née à Istanbul en 1988 d’une mère turque et d’un père kurde. Comme son personnage, elle effectue le voyage vers la France en 2017 pour compléter un Master en cinéma et art dramatique. Comme toute étrangère, elle fait une demande de permis de séjour. Elle se saisit du temps de la procédure, durant lequel travailler lui est interdit, pour faire ce qu’elle n’avait pas osé jusqu’alors : apprendre le kurde, la langue de son père, dans un institut français. Au travers de cet apprentissage, elle exhume la honte d’être kurde, inconsciemment ressentie pendant l’enfance et l’adolescence, et effectue un voyage à l'envers dans sa mémoire, dans ses ressentis intimes, longtemps restés enfouis dans un passé confus et peu joyeux.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78141208-56743499.jpg?v=1706871180" alt=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" title=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" />
     </div>
     <div>
      Et ce texte autographique devient alors en toute logique celui documentaire de la vie en Turquie dans les années quatre-vingt-dix. Au fil des souvenirs personnels surgissent des détails propres aux pratiques de la société turque à cette époque.        <br />
              <br />
       Prenant le parti de commencer la narration avec sa voix en off, elle entame son récit dans une forme à la fois de mise en situation et de justification. <span style="font-style:italic">&quot;Rassurez-vous, je ne suis pas une terroriste&quot;</span>, précise-t-elle. Pourtant, elle est étonnamment souriante, lumineuse, faisant montre d'une forme d'humour… un peu grinçant. <span style="font-style:italic">&quot;Comment cela peut-il être dangereux de chanter, de parler dans sa langue ?&quot;</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Comme le français n’est pas ma langue maternelle, j’ai une manière différente de m’exprimer dans cette langue. Dans le texte, il y a un langage particulier qui vient d’une &quot;étrangère&quot;. Cela crée une cohérence avec la manière de parler de ce personnage immigré en France récemment. Les fautes et les anomalies de la langue du texte sont les bienvenues tant que le sens n’est pas altéré. Pour raconter cette histoire intime et politiquement très sensible dans mon pays, en Turquie, j’avais besoin de passer majoritairement par la langue française.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78141208-56743511.jpg?v=1706871201" alt=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" title=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" />
     </div>
     <div>
      Puis apparaissent, au fil de cette exploration orale, la notion de l'absence, celles du père, devenant une véritable habitude durant son enfance, parfois courtes, de quelques jours, parfois longues, pouvant durer des mois. D'autres souvenirs surgissent, de temps en temps plus douloureux… ou pas, comme la rencontre entre le père kurde et la mère turque, avec, en second plan, les relations quelques fois violentes entre les deux.       <br />
              <br />
       Ce parcours mémoriel, c'est aussi prendre conscience de certaines évidences peu aisées à comprendre lorsqu'on est une petite fille : <span style="font-style:italic">&quot;En tant qu’enfants Kurdes qui grandissent dans une région nationaliste Turque, nous comprendrons vite qu’il faut se camoufler comme des caméléons. Ma petite sœur, par exemple, le comprend en perdant sa meilleure amie parce que ses parents ont appris que notre père est Kurde. Moi, je n’ai pas envie de rester toute seule pendant toute ma vie. Donc, je me tais. Nous sommes deux de cette race dite &quot;maudite&quot; dans la classe, Salim et moi. Nous ne nous sommes jamais dits que nous sommes Kurdes, mais nous le savons.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78141208-56743521.jpg?v=1706871224" alt=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" title=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" />
     </div>
     <div>
      Bien plus tard, une fois partie à l'étranger, ici en France, viennent s'ajouter, comme de nouvelles épreuves, le statut de réfugiée et son cercle vicieux de l'obtention du permis de séjour. Mais, au travers de tout cela, est mis en exergue la problématique identitaire par la découverte d'une autre culture. Sultan Ulutas Alopé traite le sujet avec une réelle densité tout en gardant une certaine fraîcheur, tant dans le phrasé de son texte que dans son attitude ouverte et généreuse, osant parfois, avec le sourire, les adresses directes au public.       <br />
              <br />
       Ayant pris le parti d'une mise en scène sobre – excepté une séquence &quot;dancefloor&quot;, comme un défouloir et une prise de conscience de l'occidentalité –, d'une scénographie dépouillée – seule une chaise est présente sur le plateau –, Sultan Ulutas Alopé nous offre, sous couvert d'apprentissage légitime de &quot;La Langue de son père&quot;, une exploration instructive et documentée par l'expérience de ce que peut être une quête de l'identité. De l'autobiographie initiale à la fiction écrite et théâtralisée, elle rend cette problématique à nouveau universelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Langue de mon père"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78141208-56743550.jpg?v=1706871251" alt=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" title=""La Langue de mon père" Se reconstruire avec l'absence du père dans une quête linguistique à dessein identitaire" />
     </div>
     <div>
      Texte : Sultan Ulutas Alopé.       <br />
       Texte publié aux éditions L'Espace d'un instant, 2023.       <br />
       Conception et jeu : Sultan Ulutas Alopé.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Jeanne Garraud.       <br />
       Création et régie lumière : Vincent Chrétien.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 23 janvier au 2 février 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h, samedi 27 janvier à 18 h.       <br />
       Relâche le dimanche 28 janvier.       <br />
       TNS, Espace Grüber, Strasbourg, 03 88 24 88 24.       <br />
       <a class="link" href="https://www.tns.fr/" target="_blank">&gt;&gt; tns.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">6 février 2024 :</span> La Mouche, Saint-Genis-Laval (69).       <br />
       Du 12 au 14 mars 2024 : Théâtre de la Croix-Rousse, Lyon 4e (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>•In 2022• "Iphigénie" Et tout ça pour une histoire de vent, de dieux, de fables… Le "non" d'Iphigénie portée par la colère des femmes</title>
   <updated>2022-07-10T21:00:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2022-Iphigenie-Et-tout-ca-pour-une-histoire-de-vent-de-dieux-de-fables-Le-non-d-Iphigenie-portee-par-la-colere-des_a3338.html</id>
   <category term="Avignon 2022" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/65965284-46966169.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-07-11T05:43:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Qui sait la propension quasi addictive de Tiago Rodrigues à "réinventer" les mythes (cf. son fabuleux "Antoine et Cléopâtre" ou "By Heart" à partir d'un sonnet de Shakespeare décliné à l'envi, ou encore "Bovary" ressuscitée) ne peut être vraiment étonné que ce passionné de récits revienne en Avignon avec une "Iphigénie" revisitée, transcendée. Dans une subtile mise en scène d'Anne Théron allant comme un gant au texte du dramaturge, Iphigénie (la jeune fille derrière le rôle) reprend des couleurs… L'écriture théâtrale et sa traduction au plateau ne faisant qu'une, la création n'a de cesse de questionner nos libertés d'action et les places attribuées au féminin.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65965284-46966169.jpg?v=1657480084" alt="•In 2022• "Iphigénie" Et tout ça pour une histoire de vent, de dieux, de fables… Le "non" d'Iphigénie portée par la colère des femmes" title="•In 2022• "Iphigénie" Et tout ça pour une histoire de vent, de dieux, de fables… Le "non" d'Iphigénie portée par la colère des femmes" />
     </div>
     <div>
      Rester fidèle au mythe antique &quot;encré&quot; dans les mémoires (ainsi en va-t-il de la Tragédie, Iphigénie sait avec nous qu'elle va devoir mourir ce soir, elle n'échappera pas au fatum quelles que soient les énergies déployées), tout en &quot;travaillant&quot; le mythe de l'intérieur afin de le faire accoucher de nouveaux horizons d'attente dissimulés jusque-là dans les plis des tuniques antiques… Telle apparaît la gageure. Et si, au terme de cette heure et demie ou un peu plus, Iphigénie finira comme il est écrit, c'est en femme libre, débarrassée des injonctions patriarcales et de gardienne de la mémoire. Morte certes, mais en ayant recouvré sa liberté.       <br />
              <br />
       En fond de plateau, une vidéo défile en continu, on imagine la baie d'Aulis. On ne voit que la mer qui s'embrase des rougeurs du couchant et le ciel traversé parfois par des nuages sombres. On devine au loin les trières attendant impatiemment que le vent souffle pour prendre la mer… C'est qu'ils ont une mission d'importance les guerriers, partir faire la guerre à l'ennemi troyen coupable d'avoir enlevé la femme de l'un de leurs rois, Ménélas, frère d'Agamemnon, le roi des rois… et père d'Iphigénie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65965284-46966170.jpg?v=1657480131" alt="•In 2022• "Iphigénie" Et tout ça pour une histoire de vent, de dieux, de fables… Le "non" d'Iphigénie portée par la colère des femmes" title="•In 2022• "Iphigénie" Et tout ça pour une histoire de vent, de dieux, de fables… Le "non" d'Iphigénie portée par la colère des femmes" />
     </div>
     <div>
      Mais on ne va pas vous raconter l'histoire, vous la connaissez cette fable de la belle Hélène &quot;ravie&quot; (… oui, c'est peut-être elle qui a séduit le beau guerrier grec, elle en avait le pouvoir) par Pâris, fils de Priam, roi de Troie. L'histoire insensée d'un carnage annoncé à cause d'une femme, elle toujours bien vivante… Non, même si vous savez que tout cela n'est que récit inventé pour trouver une raison à ce qui est fondamentalement irraisonnable - comment la guerre le serait-elle ? -, vous vous fiez au souvenir ancré en vous, aux attendus de cette tragédie ayant traversé le temps. Ce soir, c'est à une mise en abyme de cette histoire mythique que nous allons assister. Une tentative de déconstruction systémique afin de mieux faire entendre les problématiques en jeu.       <br />
              <br />
       Sur le plateau nu au sol constitué de praticables disjoints pouvant glisser les uns sur les autres afin de ménager des niveaux différents, les neuf comédiennes et comédiens bien vivants, tout de noir vêtus, vont enclencher un récit dans le récit, commentant tour à tour les postures des personnages, les contredisant tant leurs décisions apparaissent inacceptables aux humains qu'ils incarnent. Ainsi d'Agamemnon en prise avec une folle promesse impossible à tenir mais qui, la mort dans l'âme et s'apprêtant à la donner de ses mains, fera périr ce qu'il a de plus cher, sa fille. Ainsi de Ménélas qui sera amené progressivement à admettre que la raison alléguée pour justifier le sacrifice de sa nièce se résume… à du vent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65965284-46966197.jpg?v=1657480166" alt="•In 2022• "Iphigénie" Et tout ça pour une histoire de vent, de dieux, de fables… Le "non" d'Iphigénie portée par la colère des femmes" title="•In 2022• "Iphigénie" Et tout ça pour une histoire de vent, de dieux, de fables… Le "non" d'Iphigénie portée par la colère des femmes" />
     </div>
     <div>
      Quant au chœur des femmes, allié au hiératique Vieillard dépositaire de la Mémoire, clamant leur colère contre l'histoire dont elles ont la charge et dont elles se font l'écho vibrant d'indignation, il joue son rôle infatigable de questionneur d'un passé impossible à passer en elles. Ces femmes qui se souviennent sont des guerrières déterminées de la paix.       <br />
              <br />
       Et puis il y a cette figure tutélaire, icône laïque d'une humanité à vif, incarnée superbement par la comédienne jouant le personnage de la reine Clytemnestre, mère d'Iphigénie. Avec infiniment de tendresse, mais aussi de détermination incorruptible, elle est là pour tenter de libérer Agamemnon de la promesse batailleuse qu'il a pu faire naguère aux Grecs, promesse qui le conduit désormais &quot;par pure honnêteté&quot; vers un destin impur d'infanticide. Elle lui indique la porte de sortie qui les sauverait, lui, elle, leur fille, les Grecs qui vont, si la guerre éclate à cause de ce serment aventureux, verser inexorablement leur sang. S'il consentait seulement à abdiquer, ils pourraient vivre ensemble un destin… humain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65965284-46966200.jpg?v=1657480192" alt="•In 2022• "Iphigénie" Et tout ça pour une histoire de vent, de dieux, de fables… Le "non" d'Iphigénie portée par la colère des femmes" title="•In 2022• "Iphigénie" Et tout ça pour une histoire de vent, de dieux, de fables… Le "non" d'Iphigénie portée par la colère des femmes" />
     </div>
     <div>
      Quant à la figure fragile de la jeune femme endossant celui de la victime sacrificielle, elle sortira du silence imposé par des siècles de loi patriarcale. Avec une force éclatante, elle naîtra à elle-même avant de subir le sort inique dicté par des dieux absents dont des hommes, castrés de leur humanité, se font les marionnettes serviles. Se souvenir non de la tragédie enseignée véhiculant de manière subliminale l'idée d'un sacrifice féminin à consentir, tribut ordinaire à payer, mais le &quot;non&quot; catégorique qu'elle lui oppose. Elle réclame l'oubli de cette mémoire pernicieuse chargée d'inscrire dans l'inconscient collectif le sacrifice des femmes comme allant de soi. Ce qu'elle lance au visage de ces hommes, bouffons de dieux qui n'existent pas, c'est un &quot;non&quot; fondateur, une promesse de vie humaine.       <br />
              <br />
       Immergée dans la scénographie envoûtante de ce plateau habité par des personnes artistes remettant en débat les motivations de leur personnage, sur fond d'une mer étale attendant que le vent ne se lève, la mémoire du spectateur se déconstruit. Happée par le mouvement impulsé, elle se lave des scories héritées pour advenir à un autre stade de conscience…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65965284-46966209.jpg?v=1657480364" alt="•In 2022• "Iphigénie" Et tout ça pour une histoire de vent, de dieux, de fables… Le "non" d'Iphigénie portée par la colère des femmes" title="•In 2022• "Iphigénie" Et tout ça pour une histoire de vent, de dieux, de fables… Le "non" d'Iphigénie portée par la colère des femmes" />
     </div>
     <div>
      Si les dieux sont des fables pour éviter de se souvenir des crimes commis en leurs noms, la très humaine réécriture de Tiago Rodrigues de ce mythe antique, sublimée par la mise en jeu d'Anne Théron, aura la vertu de faire résonner longtemps en nous ce &quot;non&quot; de résistance féminine… Iphigénie.       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 8 juillet à l'Opéra du Grand Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Iphigénie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65965284-46966212.jpg?v=1657480397" alt="•In 2022• "Iphigénie" Et tout ça pour une histoire de vent, de dieux, de fables… Le "non" d'Iphigénie portée par la colère des femmes" title="•In 2022• "Iphigénie" Et tout ça pour une histoire de vent, de dieux, de fables… Le "non" d'Iphigénie portée par la colère des femmes" />
     </div>
     <div>
      Strasbourg - Paris – Porto/Création 2022.       <br />
       Spectacle en français surtitré en anglais sauf les 11 et 12 juillet.       <br />
       Texte : Tiago Rodrigues.       <br />
       Traduction : Thomas Resendes.       <br />
       Mise en scène : Anne Théron.       <br />
       Dramaturgie et assistant à la mise en scène : Thomas Resendes.       <br />
       Avec : Carolina Amaral, Fanny Avram, João Cravo Cardoso, Alex Descas, Vincent Dissez, Mireille Herbstmeyer, Julie Moreau, Philippe Morier-Genoud, Richard Sammut.       <br />
       Collaboration chorégraphique : Thierry Thieû Niang.       <br />
       Scénographie et costumes : Barbara Kraft.       <br />
       Lumière, Benoît Théron.       <br />
       Vidéo : Nicolas Comte avec à l'image Jules Dupont, Achille Genet, Baptiste Perais, Julien Toinard, Louis Valencia.       <br />
       Son : Sophie Berger.       <br />
       Durée : 1 h 35.       <br />
              <br />
       &quot;Iphigénie&quot; de Tiago Rodrigues, traduction de Thomas Resendes, est publié aux éditions Les Solitaires Intempestifs dans le recueil &quot;Iphigénie, Agamemnon, Electre&quot;.       <br />
              <br />
       <b>Spectacle diffusé le 15 juillet sur France 5, le 24 juillet sur Culturebox, puis disponible en replay pendant 9 mois.</b>       <br />
              <br />
       <b>•Avignon In 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 13 juillet 2022.</span>       <br />
       À 18 h, relâche le 10 juillet.       <br />
       Opéra Grand Avignon, place de l'Horloge, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 13 au 22 octobre 2022 : TNS - Théâtre National de Strasbourg, Strasbourg (67).       <br />
       Du 18 au 22 janvier 2023 : Théâtre des Célestins, Lyon (69).
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