<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-07-19T17:26:08+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>"La Grande Marée" Une quête allégorique pour redécouvrir cette Atlantide en chacun de nous</title>
   <updated>2023-11-17T13:31:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Grande-Maree-Une-quete-allegorique-pour-redecouvrir-cette-Atlantide-en-chacun-de-nous_a3760.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/76761702-55338430.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-11-17T12:37:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En 1989, un petit groupe de philosophes de la Freie Universität de Berlin, mené par le philosophe Ulrich Sonneman et l'anthropologue Dietrich Kamper, prévoit d'organiser une ambitieuse expédition maritime à la recherche de l'Atlantide, convaincu que l'engloutissement de la cité mythique se trouve à l'origine de notre fascination inconsciente pour la fin du monde. L'enjeu est moins de retrouver les traces de la civilisation atlante que de revenir sur les lieux de ce qui serait le traumatisme inaugural de la civilisation occidentale (l'engloutissement de l'Atlantide) et, ce faisant, réconcilier l'humanité avec la fin du monde qui la hante.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76761702-55338430.jpg?v=1700223040" alt=""La Grande Marée" Une quête allégorique pour redécouvrir cette Atlantide en chacun de nous" title=""La Grande Marée" Une quête allégorique pour redécouvrir cette Atlantide en chacun de nous" />
     </div>
     <div>
      Ce voyage n'aura finalement pas lieu, faute de financement, mais aussi à cause de la chute du mur de Berlin. Cette quête avortée emportera pourtant l'auteur Martin Mongin et il décide de partir à la recherche de ses anciens membres et d'en faire un objet d'enquête. Plus de trente ans après, Simon Gauchet, ses autrices et auteurs partent sur les traces de cette expédition. Ils et elles parcourent aussi bien le réel que le temps et les rêves… Leur quête les rapproche inexorablement de la cité engloutie.       <br />
              <br />
       J'étais impatiente de retrouver sur scène les comédiens et comédiennes de l'École Parallèle Imaginaire (EPI) tant leur spectacle précédent, le Beau Monde, m'avait séduite. Il y était question de redécouvrir la beauté de notre XXIe siècle, de sonder sa mémoire sans oublier l'oubli qui y est nécessairement attenant. Ce nouveau spectacle, quant à lui, est un véritable voyage métaphysique au cœur de l'intime, de l'inconscient collectif et de ce qui est enfoui en nous et hors de nous, le tout, à travers le mystère de l'Atlantide et, tout compte fait, de l'idée de mémoire surtout… Au terme de la représentation, il se pourrait bien que le propos de cette dernière se poursuive longtemps dans les rêves des spectatrices et spectateurs…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76761702-55338431.jpg?v=1700223074" alt=""La Grande Marée" Une quête allégorique pour redécouvrir cette Atlantide en chacun de nous" title=""La Grande Marée" Une quête allégorique pour redécouvrir cette Atlantide en chacun de nous" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;La création &quot;La Grande Marée&quot; est constituée de deux spectacles : le premier a lieu sur la scène avec des actrices et des acteurs bien réels(elles). Le deuxième, le vrai, a lieu la nuit qui suit, dans les rêves du public&quot;,</span> EPI.       <br />
              <br />
       Pour bâtir ce spectacle, les comédiennes et comédiens ont œuvré à mettre en place sept &quot;immersions&quot; entre janvier 2022 et septembre 2023. Temps de &quot;dramaturgie incarnée&quot;, ces immersions résidences ont fait naître des expériences et des souvenirs communs, mais, surtout, une façon d'écrire du théâtre en marchant sur les rochers entre le Cap Fréhel, la baie du Mont-Saint-Michel, le site mégalithique de Saint-Just, la caldeira de Santorin, la barre d'Etel, la grotte de Cougnac ou encore la plaine de Crau.       <br />
              <br />
       Un projet ambitieux, à n'en point douter, mais rien ne semble pouvoir arrêter les initiatives de l'EPI dont le processus singulier de création questionne nos capacités d'imagination, nos rituels communs et nos territoires mentaux &quot;géographiques&quot;, en faisant s'entrechoquer de façon subtile et hautement créatrice réalité et fiction.       <br />
              <br />
       C'est la grande créativité présente dans le spectacle précédent, &quot;Le Beau Monde&quot;, qui m'avait déjà séduite et ce nouveau spectacle n'est pas en reste. Il commence par l'évocation de rêves que la troupe aurait fait la nuit précédant le spectacle et dont l'évocation, avant chaque répétition, était devenue un rituel… à moins que ce ne soit ceux de quelques membres du public, car un numéro de téléphone disponible sur le programme permet d'appeler et de les raconter. Démarche originale, s'il en est, mais, encore une fois, avec ces amis de l'EPI, tout est décidément possible dès lors qu'il s'agit de transmission et de partage !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76761702-55338541.jpg?v=1700223168" alt=""La Grande Marée" Une quête allégorique pour redécouvrir cette Atlantide en chacun de nous" title=""La Grande Marée" Une quête allégorique pour redécouvrir cette Atlantide en chacun de nous" />
     </div>
     <div>
      Puis, dans un second temps, le spectacle va se centrer sur le mythe de l'Atlantide de façon fragmentée et hautement jouissive pour le public qui prend un plaisir notoire à l'évocation de ce dernier. La scénographie offre des manipulations à vue, fluides et ingénieuses, orchestrées par les quatre comédiennes et comédiens, épaulés(es) aussi par un régisseur machiniste, notamment celles des toiles de décors immenses, hissées telles des voiles de bateaux et flottant de manière très harmonieuses au-dessus du plateau.       <br />
              <br />
       C'est exceptionnellement beau et rien n'interrompt le récit pourtant morcelé dans lequel le public pourrait se perdre. Cela aurait pu être le cas tant le spectacle vogue ici et là, à la fois entre cette évocation de la disparition de l'Atlantide, la rencontre entre Dietrich Kamper et la journaliste Brigitte Salino qui aurait écrit un article dans Le Monde autour de l'expédition, le passage interprété avec grande poésie par la comédienne Cléa Laizé dans la plaine de Crau, la bien jolie imagerie d'une exploration souterraine, casques et lampes frontales sur la tête ou, encore, celle hautement remarquable des animaux aquatiques.       <br />
              <br />
       Notons ici, la prouesse toute particulière de Rémi Fortin dont j'avais déjà repéré le talent dans les pantomimes des animaux de la jungle du Beau Monde. Ce comédien vit littéralement son art corps et âme, jusqu'au bout des ongles. C'en est impressionnant, mais tellement naturel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/76761702-55338542.jpg?v=1700223260" alt=""La Grande Marée" Une quête allégorique pour redécouvrir cette Atlantide en chacun de nous" title=""La Grande Marée" Une quête allégorique pour redécouvrir cette Atlantide en chacun de nous" />
     </div>
     <div>
      Au terme du spectacle, comme déjà mentionné plus haut, &quot;La Grande Marée&quot; ne quitte pas la mémoire du spectateur ni de la spectatrice, tant il soulève, par l'écriture brillante de Martin Mongin, la force inébranlable de notre inconscient collectif, notre besoin paradoxal de penser la fin du monde via indirectement le mythe de l'Atlantide, ou encore notre besoin d'imaginaire. <span style="font-style:italic">&quot;L'Art, c'est l'imaginaire (…). Le Voyage, on peut le faire en deçà, il faut aller le chercher ailleurs et il peut engendrer les rêves. Il y a les livres pour se souvenir et si notre mémoire en disait davantage ?&quot;.</span> Ce à quoi, nous pourrions rajouter : &quot;et notre capacité d'oublier ?&quot;.       <br />
              <br />
       En tout cas, je ne suis pas prête d'oublier cette expédition théâtrale programmée au Théâtre de la Bastille jusqu'au 24 novembre, admirablement pensée et mise en scène par Simon Gauchet. Parions que ses origines bretonnes et son passage au TNB et les Beaux-Arts de Rennes lui ont insufflé un mental de granit et une foi bien assise dans l'idée que nous avons sans doute toutes et tous une Atlantide en nous et que, peut-être, vivre notre petite vie, c'est précisément tenter de le découvrir.       <br />
              <br />
       La Grande Marée est, à bien y regarder, une virevoltante allégorie de ce qui peut être enfoui en chacun d'entre nous et <span style="font-style:italic">&quot;s'il y a des choses qu'on fait dans la vie qui n'ont aucun écho&quot;,</span> gageons que ce spectacle exceptionnel à plusieurs niveaux aura de nombreux échos pendant longtemps auprès de ceux et celles qui auront eu la chance de pouvoir y assister !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Grande Marée"</b></div>
     <div>
      Création 2023.       <br />
       Texte : Martin Mongin.       <br />
       Conception : Simon Gauchet.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Nathanaëlle Le Pors.       <br />
       Avec : Gaël Baron, Yann Boudeau, Rémi Fortin et Cléa Laizé       <br />
       Collaboration artistique : Éric Didry.       <br />
       Musique : Joachim Pavy       <br />
       Scénographie: Olivier Brichet et Simon Gauchet.       <br />
       Conseil scientifique : Constantin Rauer.       <br />
       Lumières : Claire Gondrexon       <br />
       Costumes : Léa Gadbois Lamer.       <br />
       Accompagnement et conseil : Frédérique Payn.       <br />
       Par l'École Parallèle Imaginaire.       <br />
       Durée : environ 2 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 24 novembre 2023.</span>       <br />
       Du lundi au vendredi à 20 h, samedi 18 h.        <br />
       Théâtre de la Bastille, Paris 11e, 01 43 57 42 14.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-bastille.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-bastille.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournées</b>       <br />
       Du 28 novembre au 1er décembre 2023 : TU (en collaboration avec le Grand T), Nantes (44).       <br />
       13 et 14 décembre 2023 : La Passerelle, Saint-Brieuc (22).       <br />
       18 mai 2024 : Le Tangram, Évreux-Louviers (27).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/La-Grande-Maree-Une-quete-allegorique-pour-redecouvrir-cette-Atlantide-en-chacun-de-nous_a3760.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Le Beau Monde" Ou comment filer vers un futur fort lointain et redécouvrir notre présent pour en sourire</title>
   <updated>2023-09-18T09:37:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Beau-Monde-Ou-comment-filer-vers-un-futur-fort-lointain-et-redecouvrir-notre-present-pour-en-sourire_a3728.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/75271022-52659795.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-09-18T07:16:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans un futur très lointain et incertain, et dans un lieu typique parfaitement conservé du début du XXIe siècle, deux jeunes comédiens et une jeune comédienne convoquent des bribes et des gestes séquentiels de notre époque présente. Ce rituel a lieu tous les soixante ans et c'est par la parole et l'oralité qu'ils retracent, à leur manière, sans queue ni tête, des instants de notre présent en 46 "séquences" distinctes en nous interrogeant subtilement sur notre mémoire collective et la nécessité de la transmission.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75271022-52659795.jpg?v=1694976053" alt=""Le Beau Monde" Ou comment filer vers un futur fort lointain et redécouvrir notre présent pour en sourire" title=""Le Beau Monde" Ou comment filer vers un futur fort lointain et redécouvrir notre présent pour en sourire" />
     </div>
     <div>
      L'effervescence dernière du Festival d'Avignon ne nous avait pas permis d'assister à la représentation du &quot;Beau Monde&quot; à la Collection Lambert, lieu que nous apprécions pourtant particulièrement. Nous avons heureusement réparé ce manque au CentQuatre-Paris, le mardi 12 septembre, et ce, pour notre plus grand plaisir théâtral.       <br />
              <br />
       Dans cette salle de théâtre située dans le XIXe, il y a quelque chose qui nous a rappelé la Collection Lambert : une impression diffuse liée sans doute au blanc du grand espace où se déroule la pièce, à des galets mystérieux posés à même le sol jouxtant un micro à fil et un petit synthétiseur. Une ambiance &quot;contemporaine&quot; comme nous les aimons aussi, à peine le seuil de la salle franchi.       <br />
              <br />
       Les premiers instants de la pièce ne démentiront pas cette impression à travers lesquels les spectateurs sont directement convoqués, assis sur des gradins en bois brut, comme étant, eux aussi, projetés dans ce futur incertain afin de découvrir la préhistoire de notre XXe siècle définitivement jubilatoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75271022-52659796.jpg?v=1694976156" alt=""Le Beau Monde" Ou comment filer vers un futur fort lointain et redécouvrir notre présent pour en sourire" title=""Le Beau Monde" Ou comment filer vers un futur fort lointain et redécouvrir notre présent pour en sourire" />
     </div>
     <div>
      Et si cette pièce nous disait finalement la capacité légendaire de l'être humain à ne pas voir ce qu'il vit au moment &quot;T&quot; à sa juste proportion ? À vivre les choses comme elles vont, comme elles nous sont finalement imposées, dictées, influencées de manière collective sans qu'individuellement, nous y puissions grand-chose ! Parce que le collectif l'emporte bien trop souvent sur l'individuel… Le tout avec l'injonction subtilement évoquée de garder ces &quot;choses&quot; en mémoire coûte que coûte ! Parce que la mémoire, c'est hautement capital, nécessaire, primordial. Le propos de la pièce, à bien y regarder, semble être précisément celui-là.       <br />
              <br />
       Pour Rémi Fortin, acteur associé au Nouveau Théâtre de Montreuil, à la tête aussi de sa propre Compagnie à Lille depuis dette année et à l'initiative de ce projet, cet état de faits est une évidence ! Se souvenir pour ne pas perdre, pour ne pas se perdre, pour poursuivre le long fleuve (in) tranquille de la Vie et de sa mosaïque multifacettes et polymorphe.       <br />
              <br />
       Arthur Amard, Rémi Fortion, et Blanche Ripoche, interprétant cet instant de théâtre – où l'anodin occupe une place ô combien grandiose –, sont en grande harmonie de jeu et de complicité. Accordons une mention toute particulière à Blanche Ripoche qui, à elle seule, concentre de façon remarquable ce qu'est la maîtrise du geste théâtral dans son sens le plus large. Sa partition, dans l'évocation culinaire listée des différents gâteaux qui sont les nôtres, est tout simplement percutante, bien loin d'une simple fantaisie hétéroclite visant à épater le spectateur ! Mais ses deux comparses ne sont pas en reste, loin de là. Tous deux excellent dans l'énergie, la sensibilité et l'originalité de leur jeu respectif.       <br />
              <br />
       L'ensemble de cette création 2021 est un bijou de détente récréative pour le spectateur, une oasis de fraîcheur créative et l'humour y tient une place essentielle qui octroie à l'ensemble un rare moment de spectacle.       <br />
              <br />
       À l'époque future du &quot;Beau Monde&quot;, le théâtre et les larmes ont disparu, il faut réapprendre à donner un baiser sur la bouche, on se souvient des animaux de la forêt et des spectateurs d'un match de football (moments exceptionnels du spectacle), on convoque des personnes curieuses qui assistent aux retransmissions documentaires de l'ancien monde. Bref ! On (re)vit notre époque actuelle dans un mélange justement dosé de tendresse comique et saupoudré d'un brin de nostalgie.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Comme beaucoup de gens de mon époque, je vis au quotidien avec l'idée sous-jacente, plus ou moins exprimable, que le monde que nous avons connu est en train de disparaître, de se déliter, que les gestes quotidiens et les imaginaires qui sont les nôtres sont des artefacts dont on parlera bientôt au passé, et avec peut-être un peu de mélancolie&quot;,</span> Rémi Fortin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75271022-52659823.jpg?v=1694976197" alt=""Le Beau Monde" Ou comment filer vers un futur fort lointain et redécouvrir notre présent pour en sourire" title=""Le Beau Monde" Ou comment filer vers un futur fort lointain et redécouvrir notre présent pour en sourire" />
     </div>
     <div>
      Création collective réalisée à partir d'une série d'entretiens audio consistant à récolter ce dont quelques jeunes femmes et jeunes hommes pourraient se souvenir de leur existence, &quot;Le Beau Monde&quot; est un bijou d'inventivité dont il faut souligner à la fois l'absurdité du réel, la beauté de nos vies fragmentaires, une certaine nostalgie attendrissante ou encore la parole hautement nécessaire et magique, tout comme celle du théâtre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Nous voulons regarder notre monde et nos vies avec les yeux naïfs de nos lointains descendants. (…). Nous voulons mener à l'envers l'enquête qui mènera d'hypothétiques archéologues jusqu'à nous, et saluer la richesse de leurs erreurs. Nous voulons célébrer la transmission orale, ses lacunes et ses mouvements en un siècle où tout s'enregistre et se fige&quot;,</span> Arthur Amard.       <br />
              <br />
       Courez vite au 104 assister aux 46 fragments de nos vies collectives (sur les 427 initialement prévus), jusqu'au 23 septembre à Paris et ailleurs ensuite, interprétés par une comédienne et deux comédiens en grâce, et vous ne verrez peut-être plus votre présent 2023 de la même manière !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Beau Monde"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75271022-52663345.jpg?v=1695023464" alt=""Le Beau Monde" Ou comment filer vers un futur fort lointain et redécouvrir notre présent pour en sourire" title=""Le Beau Monde" Ou comment filer vers un futur fort lointain et redécouvrir notre présent pour en sourire" />
     </div>
     <div>
      Création collective 2021 d'Arthur Amard, Rémi Fortin, Simon Gauchet et Blanche Ripoche.       <br />
       Idée originale : Rémi Fortin.       <br />
       Avec : Arthur Amard, Rémi Fortin et Blanche Ripoche.       <br />
       Regard extérieur et scénographie : Simon Gauchet (metteur en scène et chorégraphe).       <br />
       Assistante mise en scène : Thaïs Salmon-Goulet.       <br />
       Musique : Arthur Amard.       <br />
       Décors (gradin spectateurs) : Guénolé Jézéquel.       <br />
       Regard costumes : Léa Gadbois-Lamer.       <br />
       Céramiste : Elize Ducange.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 au 23 septembre 2023.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Le Cent Quatre, Atelier 11, Paris 19e, 01 53 35 53 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.104.fr/" target="_blank">&gt;&gt; 104.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 2 au 6 novembre 2023 : Maif social club, Paris.       <br />
       Du 13 au 18 février 2024 : Le Trident - Scène nationale, Cherbourg-en-Cotentin (50).       <br />
       Du 28 février au 2 mars 2024 : Scène nationale de Sénart, Tournée en décentralisation (77).       <br />
       5 mars 2024 : Théâtre Châtillon Clamart, Châtillon (92).       <br />
       26 et 27 mars 2024 : Théâtre Jean Vilar, Montpellier (34).       <br />
       5 avril 2024 : Théâtre Louis Argon, Tremblay-en-France (95).       <br />
       Du 3 au 5 mai 2024 : Scène Nationale de Sénart, Sénart (77).       <br />
              <br />
       Projet de l'École Parallèle Imaginaire <a class="link" href="https://ecoleparallele.com/" target="_blank">&gt;&gt; ecoleparallele.com</a>       <br />
       Lauréat du prix &quot;Impatience&quot; 2022.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Beau-Monde-Ou-comment-filer-vers-un-futur-fort-lointain-et-redecouvrir-notre-present-pour-en-sourire_a3728.html" />
  </entry>
</feed>
