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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-15T14:34:59+02:00</updated>
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   <title>•Off 2026• "Vagabond" Un vagabond est un homme à flammes*</title>
   <updated>2026-07-20T13:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Vagabond-Un-vagabond-est-un-homme-a-flammes_a4626.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97390330-67830561.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-07-18T16:56:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ils sont là, tous les deux, et se réchauffent les mains. Elle, elle prépare du café, lui tricote. Chacun son truc, chacun son troc ! Bien qu'ils n'échangent rien puisqu'ils partagent tout. Ce tout, ce n'est pas grand-chose. Un abri fabriqué de cartons, de couvertures, quelques conserves, des cagettes. Un abri pour sans domicile fixe, le leur, celui qu'ils couvent, celui qui les rassure. Un abri extérieur qui les sépare un peu de ce monde étrange, violent et oppressant à l'extérieur.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97390330-67830561.jpg?v=1784387084" alt="•Off 2026• "Vagabond" Un vagabond est un homme à flammes*" title="•Off 2026• "Vagabond" Un vagabond est un homme à flammes*" />
     </div>
     <div>
      Qui sont-ils, ces deux sans domicile ?  Qui sont-ils ces deux SDF aux prénoms peu banals – Gu pour lui, Philo pour elle, Philo diminutif de Philomène. Philomène signifie &quot;celle qui aime la lune&quot;. N'est-il pas là, son besoin de lumière nocturne ? Qui sont ces deux êtres perdus, mais soudés d'une belle amitié qui se laisse parfois aller de quelques baisers sur les lèvres ?       <br />
              <br />
       De lui, on apprend qu'il rêvait d'être comédien. Il déclame des textes classiques à sa &quot;clodocataire&quot;. N'est-il pas original ce mot-valise ? N'est-il pas pile dans le thème de ce spectacle ? La valise. Leurs valises.       <br />
              <br />
       Quelles sont-elles ? De quoi, elle et lui sont-ils chargés au point de se retrouver là, dans la rue, dans un sombre quartier, démunis et prêts à faire quelques braquages de mégots pour tirer le gros lot. Quelques euros…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97390330-67830562.jpg?v=1784387115" alt="•Off 2026• "Vagabond" Un vagabond est un homme à flammes*" title="•Off 2026• "Vagabond" Un vagabond est un homme à flammes*" />
     </div>
     <div>
      D'elle, on ne sait pas grand-chose, excepté qu'avant, sa vie était faite de fourrure, probablement de champagne et de cocktails aussi. On devine que lasse de ce monde trop superficiel, elle a décidé de fuir pour retrouver du naturel. Le sien. Une âme, la sienne.       <br />
              <br />
       D'elle, on sait qu'elle a rencontré cet homme – Gu – et qu'ensemble, ils vont parcourir un bout de chemin jusqu'à la fin. La fin de quoi ? D'un rêve ? D'une vie à part ? D'une histoire.        <br />
       Je me tais et je laisse ces vagabonds sur le trottoir de toutes les émotions qu'ils envoient au public du chien qui fume depuis des jours.       <br />
              <br />
       Ils sont trois acteurs, performants et exceptionnels. C'est beau, c'est parfois triste, parfois surréaliste et interprété avec brio. Si le vagabond est &quot;un homme à flammes&quot;, j'ajoute que si une flamme s'éteint, c'est une âme qui renaît.       <br />
       Cette pièce est un bijou d'humanité.       <br />
       <b>◙ Isabelle Lauriou</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Phrase de Sylvain Tesson.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Vagabond"</b></div>
     <div>
      Texte : Gérard Vantaggioli.       <br />
       Mise en scène : Gérard Vantaggioli.       <br />
       Avec : Stéphanie Lanier, Jean-Marc Catella, Salvatore Caltabiano.       <br />
       Création musique : Éric Breton.       <br />
       Lumière et décor : Franck Michallet.       <br />
       Création marionnette : Élise Cornille.       <br />
       Cie Gérard Vantaggioli/Le Chien qui fume.       <br />
       Tout public à partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 16 h 10. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre du Chien qui fume, 75, rue des Teinturiers, Avignon.       <br />
       Téléphone : 04 84 51 07 48.       <br />
       <a class="link" href="https://lechienquifume.vosbillets.fr/" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.chienquifume.com/" target="_blank">>> chienquifume.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Vagabond-Un-vagabond-est-un-homme-a-flammes_a4626.html" />
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  <entry>
   <title>•Off 2024• "Comment j'ai dressé un escargot sur tes seins" Comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé</title>
   <updated>2024-07-03T09:32:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Comment-j-ai-dresse-un-escargot-sur-tes-seins-Comme-un-jeu-de-cles-qu-on-laisserait-a-l-amour-qu-on-pense_a3984.html</id>
   <category term="Avignon 2024" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81324494-58600626.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-07-03T09:20:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Salvatore Caltabiano a troqué sa guitare pour l'escargot. Troqué ses mots "perso" pour ceux de Matéi Visniec, auteur franco-roumain, prolifique et atypique. Oui, car il possède une qualité incroyable : c'est un vrai soutien, régulièrement présent dans les salles pour humer les ondes du public face aux artistes qui s'emparent de son répertoire. Dans le cas présent : Salvatore. Excellent !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81324494-58600626.jpg?v=1719992307" alt="•Off 2024• "Comment j'ai dressé un escargot sur tes seins" Comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé" title="•Off 2024• "Comment j'ai dressé un escargot sur tes seins" Comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé" />
     </div>
     <div>
      Matéi Visniec était présent le lundi 14 janvier 2019 au Théâtre de la Contrescarpe (Paris) lors de la création. Comme il le fut aussi le 13… C'est beau un auteur qui n'attend pas seulement de voir ses droits tomber…       <br />
              <br />
       Matéi Visniec et Salvatore Caltabiano ont plusieurs points communs, inutile de dire qu'ils se sont bien trouvés : d'abord, les titres allongés de leurs spectacles. &quot;Comment j'ai dressé un escargot sur tes seins&quot; pour le premier&quot;, &quot;Les femmes, le chocolat et moi&quot; pour le second. Puis leur élégance. J'ai eu l'occasion d'échanger quelques mots avec l'auteur, d'une finesse et d'une humilité intimidantes. Mêmes qualités qu'on retrouve chez Salvatore. Enfin, dernier point commun, culminant même : le cœur. Dans les deux partitions ci-dessus citées, il est question du cœur, de l'amour et de toutes ses affinités.       <br />
              <br />
       Si Salvatore chantait parfois dans son premier spectacle, au son de sa guitare, cette fois, il incarne de sa voix posée et subtile le texte de l'auteur franco-roumain et cela lui sied très bien. Il pose le cœur du personnage qu'il incarne, comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé. Ce jeu de clés qui signifie parfois le début d'une belle histoire entre deux êtres passionnés. Les clés ouvrent la porte d'un nouvel horizon comme le cœur du personnage qui va s'ouvrir &quot;piano-piano&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81324494-58600627.jpg?v=1719992346" alt="•Off 2024• "Comment j'ai dressé un escargot sur tes seins" Comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé" title="•Off 2024• "Comment j'ai dressé un escargot sur tes seins" Comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé" />
     </div>
     <div>
      À défaut de l'araignée qui monte, qui monte, c'est à un escargot que l'auteur fait référence. L'escargot dans sa coquille qui sort petit à petit, rampant délicatement vers ce corps féminin dont il est tombé amoureux.  La coquille représentée là par une caisse en bois dans laquelle le personnage parfois se réfugie, comme une bulle ou un cœur trop sonné qui soudain étouffe et se recroqueville.       <br />
              <br />
       Il est assez complexe parfois de rentrer dans l'univers d'un auteur. Un auteur comme Matéi Visniec qui a ses propres codes, ses propres références, sa poésie et ses facéties. Le metteur en scène - Serge Barbuchia - respecte cela. Il ne cherche pas à en mettre plein la vue. Il simplifie. Le décor n'est pas &quot;pauvre&quot; mais sobre. La direction n'est pas caricaturale, mais remarquable d'authenticité. Le choix de la musique très original.       <br />
              <br />
       Comme l'auteur, le comédien porte en lui de la délicatesse.  Il y a dans la manière de Visniec d'appréhender le monde, beaucoup de bienveillance, même si parfois, masqué par de belles prouesses métaphoriques, on ne peut nier une certaine cruauté dans cette société. Il ne fait pas la leçon et le comédien n'impose rien. Il vit. Il raconte l'amour, la quête et les remises en question. Aller de l'avant, ouvrir le champ des possibles, ouvrir ou fermer cette boîte. Ouvrir ou fermer son cœur… s'ouvrir à l'autre.       <br />
              <br />
       L'autre, ce soir-là, c'était lui, elle, lui et elle, beaucoup de couples dans la salle. Et moi, assise, entre tous ces gens-là venus découvrir un spectacle dans une salle agréable : la Contrescarpe. Ce lieu est important, car on y découvre du théâtre bien vivant, des auteurs contemporains et de la direction, un vrai engagement.       <br />
              <br />
       Salvatore et Matéi se sont bien trouvés, car la séduction du comédien sans excès, sans artifices, ressemble beaucoup à la plume de l'auteur qui séduit d'année en année de plus en plus de lecteurs.       <br />
              <br />
       Une autre histoire d'amour est née, celle qui lie deux artistes vivants prêts à offrir au public une histoire de notre temps, soufflée de poésie, d'élégance et de grande intelligence. Qu'il fasse froid, qu'il pleuve, en métro, à vélo ou même sur le dos d'un escargot, je vous conseille vivement de profiter de cet excellent moment et d'avoir la chance de parler à ce magnifique duo.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Comment j'ai dressé un escargot sur tes seins"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81324494-58600628.jpg?v=1719992416" alt="•Off 2024• "Comment j'ai dressé un escargot sur tes seins" Comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé" title="•Off 2024• "Comment j'ai dressé un escargot sur tes seins" Comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé" />
     </div>
     <div>
      Texte : Matéi Visniec.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Serge Barbuscia.       <br />
       Avec : Salvatore Caltabiano.       <br />
       Musique originale : Éric Craviatto.       <br />
       Lumières : Sébastien Lebert.       <br />
       Construction du décor : Jean-Pierre Marmoz.       <br />
       Voix : Dothy.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
       Durée du spectacle : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 10 h 05. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre Atelier Florentin, 28, rue Guillaume Puy, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 84 51 07 00.       <br />
       <a class="link" href="http://atelierflorentin.com/" target="_blank">&gt;&gt; atelierflorentin.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé</title>
   <updated>2019-01-21T10:42:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Comme-un-jeu-de-cles-qu-on-laisserait-a-l-amour-qu-on-pense-avoir-trouve_a2324.html</id>
   <category term="Trib'Une" />
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   <published>2019-01-21T10:16:00+01:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Salvatore Caltabiano a troqué sa guitare pour l'escargot. Troqué ses mots "perso" pour ceux de Matei Visniec, auteur franco-roumain, prolifique et atypique. Oui, car il possède une qualité incroyable : c'est un vrai soutien régulièrement présent dans les salles pour humer les ondes du public face aux artistes qui s'emparent de son répertoire. Dans le cas présent : Salvatore. Excellent !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29952428-28774449.jpg?v=1548063329" alt="Comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé" title="Comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé" />
     </div>
     <div>
      Matei Visniec était présent lundi 14 janvier dernier. Comme il le fut aussi le 13… C'est beau un auteur qui n'attend pas seulement de voir ses droits tomber…       <br />
              <br />
       Matei Visniec et Salvatore Caltabiano ont plusieurs points communs, inutile de dire qu'ils se sont bien trouvés : d'abord, les titres allongés de leurs spectacles. &quot;Comment j'ai dressé un escargot sur tes seins&quot; pour le premier&quot;, &quot;Les femmes, le chocolat et moi&quot; pour le second. Puis leur élégance. J'ai eu l'occasion d'échanger quelques mots avec l'auteur, d'une finesse et d'une humilité intimidantes. Mêmes qualités qu'on retrouve chez Salvatore. Enfin, dernier point commun, culminant même : le cœur. Dans les deux partitions ci-dessus citées, il est question du cœur, de l'amour et de toutes ses affinités.       <br />
              <br />
       Si Salvatore chantait parfois dans son premier spectacle, au son de sa guitare, cette fois, il incarne de sa voix posée et subtile le texte de l'auteur franco-roumain et cela lui sied très bien. Il pose le cœur du personnage qu'il incarne, comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé. Ce jeu de clés qui signifie parfois le début d'une belle histoire entre deux êtres passionnés. Les clés ouvrent la porte d'un nouvel horizon comme le cœur du personnage qui va s'ouvrir &quot;piano-piano&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29952428-28774471.jpg?v=1548063374" alt="Comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé" title="Comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé" />
     </div>
     <div>
      À défaut de l'araignée qui monte, qui monte, c'est à un escargot que l'auteur fait référence. L'escargot dans sa coquille qui sort petit à petit, rampant délicatement vers ce corps féminin dont il est tombé amoureux.  La coquille représentée là par une caisse en bois dans laquelle le personnage parfois se réfugie, comme une bulle ou un cœur trop sonné qui soudain étouffe et se recroqueville.       <br />
              <br />
       Il est assez complexe parfois de rentrer dans l'univers d'un auteur. Un auteur comme Matei Visniec qui a ses propres codes, ses propres références, sa poésie et ses facéties. Le metteur en scène - Serge Barbuchia - respecte cela. Il ne cherche pas à en mettre plein la vue. Il simplifie. Le décor n'est pas &quot;pauvre&quot; mais sobre. La direction n'est pas caricaturale mais remarquable d'authenticité. Le choix de la musique très original.       <br />
              <br />
       Comme l'auteur, le comédien porte en lui de la délicatesse.  Il y a dans la manière de Visniec d'appréhender le monde, beaucoup de bienveillance, même si parfois, masqué par de belles prouesses métaphoriques, on ne peut nier une certaine cruauté dans cette société. Il  ne fait pas la leçon et le comédien n'impose rien. Il vit. Il raconte l'amour, la quête et les remises en question. Aller de l'avant, ouvrir le champ des possibles, ouvrir ou fermer cette boîte. Ouvrir ou fermer son cœur… s'ouvrir à l'autre.       <br />
              <br />
       L'autre, ce soir-là, c'était lui, elle, lui et elle, beaucoup de couples dans la salle. Et moi, assise, entre tous ces gens-là venus découvrir un spectacle dans une salle agréable : la Contrescarpe. Ce lieu est important car on y découvre du théâtre bien vivant, des auteurs contemporains et de la direction, un vrai engagement.       <br />
              <br />
       Salavatore et Matei se sont bien trouvés, car la séduction du comédien sans excès, sans artifices, ressemble beaucoup à la plume de l'auteur qui séduit d'année en année de plus en plus de lecteurs.       <br />
              <br />
       Une autre histoire d'amour est née, celle qui lie deux artistes vivants prêts à offrir au public une histoire de notre temps, soufflée de poésie, d'élégance et de grande intelligence. Qu'il fasse froid, qu'il pleuve, en métro, en vélo ou même sur le dos d'un escargot, je vous conseille vivement de profiter de cet excellent moment et d'avoir la chance de parler à ce magnifique duo.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Comment j'ai dressé un escargot sur tes seins"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29952428-28774478.jpg?v=1548063398" alt="Comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé" title="Comme un jeu de clés qu'on laisserait à l'amour qu'on pense avoir trouvé" />
     </div>
     <div>
      Texte : Matéi Visniec.       <br />
       Mise en scène et scénographie : Serge Barbuscia.       <br />
       Avec : Salvatore Caltabiano.       <br />
       Musique originale : Eric Craviatto.       <br />
       Lumières : Sébastien Lebert.       <br />
       Construction du décor : Jean-Pierre Marmoz.       <br />
       Avec la voix de Dorothée Leveau.       <br />
       Durée du spectacle : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 au 28 janvier 2019.</span>       <br />
       Dimanches 20 et 27 janvier à 15 h, lundis 14, 21, 28 janvier à 21 h 30.       <br />
       Théâtre de la Contrescarpe, Paris 5e, 01 42 01 81 88.       <br />
       <a class="link" href="https://theatredelacontrescarpe.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelacontrescarpe.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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