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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-09T04:05:07+02:00</updated>
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   <title>•Off 2026• "Au plus près de ces voix" Là où se taire n'est plus une position, mais un choix, et peut-être une faute… Un spectacle salutaire !</title>
   <updated>2026-05-19T11:10:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Au-plus-pres-de-ces-voix-La-ou-se-taire-n-est-plus-une-position-mais-un-choix-et-peut-etre-une-faute-Un_a4561.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
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   <published>2026-05-19T09:43:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Fauvel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Alors que les voix des femmes se font entendre, s'élevant contre le régime iranien au cri de "Femme, Vie, Liberté", un professeur d'histoire, qui jusque-là s'était tenu à distance des violences politiques de son pays, s'ouvre à la réalité et réexamine sa vie à l'aune de cette prise de conscience. Ce qu'il appelait prudence lui apparaît alors comme un consentement implicite. Un éveil au cours duquel surgira la figure de proue de la poétesse insoumise Tahereh Qorrat al-Ain.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96629441-67355253.jpg?v=1779177668" alt="•Off 2026• "Au plus près de ces voix" Là où se taire n'est plus une position, mais un choix, et peut-être une faute… Un spectacle salutaire !" title="•Off 2026• "Au plus près de ces voix" Là où se taire n'est plus une position, mais un choix, et peut-être une faute… Un spectacle salutaire !" />
     </div>
     <div>
      La pièce à succès de l'auteure iranienne Aïla Navidi &quot;4 211 km&quot;, écrite avant la naissance du mouvement &quot;Femme, Vie, Liberté&quot;, racontait 50 ans d'histoire iranienne à travers l'exil des parents de la narratrice, contraints de fuir le régime autoritaire de l'ayatollah Khomeyni (4 211 km étant la distance séparant Téhéran de Paris). En septembre 2022, suite à la mort de Mahsa Jîna Amini, une jeune kurde de 22 ans assassinée par la police des mœurs iranienne pour &quot;port de vêtements inappropriés&quot;, un mouvement de révolte éclate. Il passe par la désobéissance : les femmes retirent et brûlent leur voile, symbole de la République islamique, dont l'obligation du port est inscrite dans la Constitution. En 2026, les exactions perpétrées par le régime iranien continuent et chaque jour des femmes et des hommes sont assassinés.       <br />
              <br />
       Dans ce contexte, &quot;Au plus près de ces voix&quot;, la pièce de la sociologue et écrivaine iranienne Chahla Chafiq, semble plus que jamais nécessaire. Née le 5 mai 1954 en Iran, Chahla Chafiq a participé à la révolution de 1979 qui a renversé le Shah, puis a été contrainte à l'exil en raison de son opposition au pouvoir islamiste. Elle vit en France depuis 1982. Ses premiers textes littéraires, des nouvelles en langue persane, ont été publiés par des maisons d'édition iraniennes en exil, en France et aux États-Unis. Aujourd'hui, elle écrit aussi bien en français qu'en persan.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96629441-67355335.jpg?v=1779177716" alt="•Off 2026• "Au plus près de ces voix" Là où se taire n'est plus une position, mais un choix, et peut-être une faute… Un spectacle salutaire !" title="•Off 2026• "Au plus près de ces voix" Là où se taire n'est plus une position, mais un choix, et peut-être une faute… Un spectacle salutaire !" />
     </div>
     <div>
      Son œuvre compte des recueils de nouvelles et de poèmes, un roman (&quot;Demande au miroir&quot; (2015), un récit sur l'exil et la révolution de 1979), et de nombreux essais : &quot;La Femme et le retour de l'islam&quot; (1991), &quot;Femmes sous le voile : face à la loi islamique&quot; (1995), &quot;Le Nouvel Homme islamiste : la prison politique en Iran&quot; (2002), &quot;Islamisme et Société : religieux, politique, sexe et genre à la lumière de l'expérience iranienne&quot; (2009), &quot;Islam, politique, sexe et genre&quot; (2011), &quot;Le Rendez-vous iranien de Simone de Beauvoir&quot; (2019), &quot;La Prison politique en Iran - Logiques et ressorts de la terreur islamique&quot; (2024), &quot;Un orage de mots, La révolution iranienne Femme, Vie, Liberté dites par celles et ceux qui la font&quot; (2025). &quot;Au plus près de ces voix - Partie 1 : L'ère de Mahsa&quot; est le premier volet d'un triptyque dont le troisième est en cours d'écriture.       <br />
              <br />
       De quoi parle la pièce ? Un professeur d'histoire vieillissant se trouve plongé dans un abîme de réflexion en voyant le peuple iranien se soulever au cri de &quot;Femme, Vie, liberté&quot;. La vue d'une fillette de 8 ans enlevant son voile sous les applaudissements des voisins l'interpelle. Car cet homme, intelligent et instruit, professeur d'histoire de surcroît, a passé son existence dans une forme de retrait, évitant de se mêler à la vie politique de son pays. Il n'a pas participé à la révolution de 1979 et persiste depuis à rester à distance des protestations contre le régime. La révolte des femmes sortant massivement sans voile dans les rues, défiant avec intrépidité l'ordre dominant, l'interroge sur sa passivité, ses peurs et son manque de courage.       <br />
              <br />
       Au cours de cette introspection, l'intime devient politique et, au cœur de ces réflexions, surgit la figure de la poétesse rebelle Tahereh - Qorrat ol Ein (1817-1852). Tahereh, celle qui avait osé dire non. Dans un XIXe siècle iranien très conservateur, cette femme avait osé défendre l'égalité des sexes, la liberté pour tous et dénoncer, seule, un système où les hommes dictaient la loi. Elle n'avait pas hésité à répudier son mari et à enlever son voile pour parler devant une assemblée d'hommes. Au prix de sa vie. Première femme disciple du Bāb (NDLR, le Bāb est un prophète dont le nom en persan signifie &quot;porte&quot;, celui qui cherche à ouvrir la porte vers la liberté et l'égalité, et fondateur du mouvement babiste), elle avait reçu de lui le nom de Tahereh, qui signifie &quot;la Pure&quot;, &quot;Consolation des yeux&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96629441-67355344.jpg?v=1779177740" alt="•Off 2026• "Au plus près de ces voix" Là où se taire n'est plus une position, mais un choix, et peut-être une faute… Un spectacle salutaire !" title="•Off 2026• "Au plus près de ces voix" Là où se taire n'est plus une position, mais un choix, et peut-être une faute… Un spectacle salutaire !" />
     </div>
     <div>
      Le professeur regrette dès lors de ne pas avoir parlé de Tahereh à ses étudiants dans ses cours. Comme il regrette de s'être opposé à ce que sa regrettée épouse, au talent de chanteuse reconnu, donne un concert en public, hors du cercle familial et amical. Sa prudence lui apparaît désormais comme un consentement implicite aux diktats du régime. Il ne s'agit dès lors, pour lui, non plus de comprendre, mais de répondre…       <br />
              <br />
       Pour sa mise en scène, le sociétaire de la Comédie-Française Gilles David a fait le choix de rester au plus près de la parole : un plateau nu donc, sans décor, aux sol et murs entièrement noirs. Un cube noir en quelque sorte. Seul en scène, le professeur (Jean-Paul Sermadiras), crinière blanche, costume gris et chemise blanche, porte son récit face au public, dans une adresse directe et un jeu quasi statique. Il est ponctué, par la suite, des interventions de la chanteuse iranienne Salmi Elahi, fantôme de l'épouse disparue, réminiscence de la poétesse Tahereh, voix des femmes iraniennes…       <br />
              <br />
       Vêtue de blanc, longs cheveux noirs en liberté, voile reposant sur les épaules, elle insuffle beauté, grâce et émotion. À son chant, viennent s'ajouter, à la toute fin du spectacle, projetées sur le mur du fond, des images d'actualités de femmes manifestant, leur voile à la main.       <br />
       Une forme sobre pour un texte fort, et des voix que l'on se doit d'écouter.       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Au plus près de ces voix"</b></div>
     <div>
      Texte : Chahla Chafiq.        <br />
       Adaptation : Jean-Paul Sermadiras.       <br />
       Mise en scène : Gilles David, sociétaire de la Comédie-Française.       <br />
       Avec : Salmi Elahi et Jean-Paul Sermadiras.       <br />
       Création sonore : Evgueni Galperine et Salmi Elahi.       <br />
       Lumières : Jean-Luc Chanonat.       <br />
       Costumes : Cidalia da Costa.       <br />
       Vidéo : Ludovic Lang.       <br />
       Tout public à partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 18 h 30. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre de la Porte Saint-Michel (Salle Simone Veil) 23 Rue Saint-Michel, Avignon.       <br />
       Réservation : 09 80 43 01 79        <br />
       <a class="link" href="https://www.festivaloffavignon.com/page/comment-reserver" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !</title>
   <updated>2026-05-14T14:10:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Chahuts-Au-secours-les-producteurs-sans-cervelles-du-Puy-du-Fou-Chahuts-revient-a-Saint-Michel-_a4556.html</id>
   <category term="Festivals" />
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   <published>2026-05-14T13:28:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Antidote ô combien salutaire au "Meilleur Parc d'Attractions du Monde" (cf. leur site), réécrivant de manière décomplexée l'Histoire pour désigner comme coupables du massacre des Vendéens la vermine révolutionnaire des sans-culottes de 1793, la 35ᵉ édition du très populaire festival Chahuts s'apprête à déferler du 5 au 13 juin sur les terres communes de deux quartiers historiques de Bordeaux… Saint-Michel sur la rive gauche et La Benauge sur la rive droite de la Garonne en seront les deux pôles activistes, générateurs de vivifiantes propositions artistiques incluant les habitant(e)s, acteuristes incontournables de l'Histoire en train de se faire…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96556096-67315741.jpg?v=1778758642" alt="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" title="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" />
     </div>
     <div>
      … l'Histoire, l'Histoire d'un peuple dans sa diversité, pas celle que – en ces temps de crise démocratique – les tenants d'une droite dure flirtant avec son extrême entendraient imposer comme roman national afin de mieux assujettir les esprits à leur crédo d'une France aux Français de (bonne) souche… &quot;Politique&quot; ce préambule ? Oui et de manière assumée, sachant que celles et ceux qui s'en défendent, en font de manière effrontée leur fonds de commerce… national.       <br />
              <br />
       Mais venons-en à ce fameux programme… Grand dieu de la miséricorde divine, que contient-il de si sulfureux que les bourgeois – étymologiquement &quot;les habitants du bourg de Bordeaux&quot; (cf. Céline Verlant, 2021) – auraient à craindre ? Rien… sinon la promesse de bonheurs vécus dans une liesse partagée où les diversités d'opinions, d'origines ethniques, de classes sociales, ou encore de croyances religieuses se frottent les unes aux autres pour bâtir, de concert, un monde délivré des dominations tous azimuts. Loin des affrontements identitaires promus par les partisans de l'exclusion, le respect bienveillant des identités de chacun pour construire ensemble un monde… humain, simplement humain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96556096-67315742.jpg?v=1778758686" alt="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" title="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" />
     </div>
     <div>
      Ce serait pure gageure de prétendre extraire en quelques mots le parfum singulier des quelque 52 rendez-vous artistiques, dont 35 gratuits, qui vont irriguer les quartiers de Saint-Michel, de La Benauge et au-delà… Mais un au-delà toujours bien ancré là où vivent les populations, matières vivantes de ce festival construit avec elles et pour elles. Ainsi, en amont de ce mois de juin où chaque printemps voit éclore les floraisons &quot;du Festival&quot;, pendant toute l'année &quot;La Fabrique de Chahuts&quot; accompagne enfants et adultes dans des aventures où, à l'image des &quot;Araignées philosophes&quot;, des liens forts se tissent pour créer une toile d'attachements réciproques.       <br />
              <br />
       Quelques titres de propositions artistiques qui, sans exclure aucunement les autres, donnent le ton si particulier, la saveur à nulle autre pareille, de ces rencontres autour des arts d'une parole inscrite dans l'espace public ; une parole faisant mouche pour provoquer réflexions et échanges.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96556096-67315747.jpg?v=1778758735" alt="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" title="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" />
     </div>
     <div>
      &quot;(Next) Autopsy d'un massacre amoureux&quot; (aimer hors des logiques de concurrence et des schémas patriarcaux) ; &quot;Mon mec veut devenir rappeur&quot; (grandes heures et petits malheurs du couple) ; &quot;Goûter mortel&quot; (se restaurer autour du plat de résistance qu'est la mort) ; &quot;Dans le silence des paumes&quot; (quand le corps des travailleuses précaires se met à donner de la voix) ; &quot;Le chant des Bètafé affamées&quot; (lucioles porteuses de serments de rébellion) ; &quot;L'exploitation à la cool&quot; (l'uberisation de la consommation au pas de la porte) ; &quot;Cécile&quot; (traversée au long cours d'une écologiste, porno-activiste, spécialiste en psychotropes thérapeutiques, clown à l'hôpital ou encore défenseuse de personnes réfugiées) ; &quot;La lente et difficile agonie du crapaud buffle sur le socle patriarcal&quot; (remake édifiant d'un numéro de &quot;Répliques&quot; de l'incurable Alain Finkielkraut) ; &quot;Cabane&quot; (récits sensibles du monde carcéral et des humains qui le peuplent)…       <br />
              <br />
       Mais aussi d'autres formes… &quot;Correspondance d'Outre-Tombe&quot; (service postal de lettres aux ancêtres) ; &quot;Je me suis réfugiée là, là, là…&quot; (fragments de récits déliés) ; &quot;Le Parlement imaginaire&quot;, &quot;Le meeting&quot;, &quot;La politique&quot; (autant de rendez-vous mythiques, revus et corrigés)… Sans oublier le carburant de ce festival : se rassembler pour festoyer… &quot;Fête de la Saint-Jean&quot;, &quot;Le bal masqué&quot; (vestiaire à disposition pour un relooking garanti de la tête aux pieds), &quot;Jour de fête aux Capucins&quot;, &quot;La nuit de la Flèche&quot; (mise en lumière de la Flèche de l'église Saint-Michel, pour son inauguration après rénovation)… Sans oublier les plus jeunes… &quot;Pas très sage&quot; (histoires pétillantes), &quot;Antigone·s&quot; (rencontre d'un mythe et de ses résonances contemporaines, oser dire non pour être soi), &quot;Boum des enfants&quot; (transformer la salle de classe en dancefloor)…       <br />
              <br />
       &quot;Et si – dans ce temps festif – on y trouvait de l'inspiration pour se recentrer, se renforcer, se décaler ? Et si on se retrouvait pour se raconter des histoires, refaire le monde et danser jusqu'au bout de la nuit ? Et si on s'épaulait pour avancer ensemble ?&quot; ainsi Corina Airinet et Audrey Brisse, les deux inspirées codirectrices de &quot;Chahuts&quot;, ouvrent-elles dans leur édito le champ des possibles… À bon Chahuteur, salut !       <br />
              <br />
       Et si – en suivant leurs conseils avisés – on se donnait rendez-vous pour partager, tous ensemble et dans la liesse propre aux retrouvailles populaires, ces moments d'indiscipline féconde faisant joyeusement écho au Charivari libérateur ?       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Festival Chahuts, 35ᵉ édition</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96556096-67315824.jpg?v=1778759150" alt="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" title="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 5 au 13 juin 2026.</span>       <br />
       Quartiers Saint-Michel, La Benauge et au-delà, de Bordeaux (33).       <br />
       Téléphone : 06 66 15 47 19.       <br />
       <a class="link" href="https://chahuts.net/" target="_blank">&gt;&gt; Programme complet</a>       <br />
       <a class="link" href="https://chahuts.net/wp-content/uploads/2026/05/Chahuts-Programme-2026-17x24cm.pdf" target="_blank">&gt;&gt; Plaquette programme à télécharger</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.billetweb.fr/chahuts-2026" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie du festival</a>       <br />
       Accueil du festival du 5 au 13 juin de 15 h à 19 h (relâche les 8 et 9 juin) :        <br />
       Centre d'animation Saint-Michel, 25, rue Permentade, Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Chahuts-Au-secours-les-producteurs-sans-cervelles-du-Puy-du-Fou-Chahuts-revient-a-Saint-Michel-_a4556.html" />
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   <title>"L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout" Quand les incontournables frères Joubert nous enchantent toujours aussi intelligemment</title>
   <updated>2025-11-05T09:23:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Aventure-du-petit-flutiste-de-rien-du-tout-Quand-les-incontournables-freres-Joubert-nous-enchantent-toujours-aussi_a4397.html</id>
   <category term="Pitchouns" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/92307906-64762037.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-11-05T08:50:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Madame Gentille, femme mélomane et bienveillante, apprend un jour, par le crieur des rues, qu'un flûtiste, un petit flûtiste de rien du tout, vient de s'échapper de l'orchestre symphonique. Ordre est donné par la fanfare des assassins de ne jamais lui offrir l'hospitalité… Seulement, un jour, on frappe à sa porte et elle ouvre. Madame Gentille bravera-t-elle l'interdit et le dénoncera-t-elle comme cela l'est exigé ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92307906-64762037.jpg?v=1762275191" alt=""L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout" Quand les incontournables frères Joubert nous enchantent toujours aussi intelligemment" title=""L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout" Quand les incontournables frères Joubert nous enchantent toujours aussi intelligemment" />
     </div>
     <div>
      Quel meilleur moyen que celui du conte musical et théâtral pour faire découvrir aux enfants la musique classique ! Surtout lorsque celui-ci est parsemé d'humour, de drôleries et de clowneries fantasques… Quelle idée ingénieuse, aussi, que de faire côtoyer Gabriel Fauré, Vivaldi, Mozart, Beethoven, Debussy, Albinoni ou encore Rimski-Korsakov avec des standards musicaux de variétés comme ceux des &quot;Démons de Midi&quot; du groupe Images ou &quot;Quand on va à Rio&quot; de Dario Moréno.       <br />
              <br />
       Il fallait y penser. Les frères Joubert l'ont fait et d'une manière dont eux seuls ont la recette : ludique, divertissante, réjouissante et libératoire. <span style="font-style:italic">&quot;C'est un spectacle qui semble plausible, mais qui nous transporte dans le rêve sans qu'on s'en rende compte&quot;.</span> Il ne pouvait en être autrement avec ces deux frangins musicalement érudits, Clément et Julien, qui n'en sont pas à leur première en la matière… Loin de là !       <br />
              <br />
       Compositeur, pianiste, violoncelliste et chanteur à ses heures, Julien ne semble jamais s'arrêter, lui qui a déjà composé de nombreuses œuvres pour enfants, comédies musicales, opéras, ou encore des musiques de théâtre, sans compter des adaptations de textes littéraires en musique. Dans un souci de transmission permanent, il a le don de rendre des œuvres connues ou moins connues, intelligibles, vivantes et beaucoup moins formelles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92307906-64762051.jpg?v=1762330414" alt=""L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout" Quand les incontournables frères Joubert nous enchantent toujours aussi intelligemment" title=""L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout" Quand les incontournables frères Joubert nous enchantent toujours aussi intelligemment" />
     </div>
     <div>
      On se souvient bien sûr de son spectacle &quot;Tout le monde écrit des chansons&quot; ou &quot;Une histoire de la musique en 80 minutes&quot;, balayant plus de 50 000 ans de musique. Une expérience unique qui éveille le sens créatif et les connaissances musicales, même chez les non-mélomanes. Inclassable, intarissable, touche-à-tout, Julien Joubert joue de la musique &quot;debout&quot;, la tête musicalement bien droite et pleine, tout le temps, et peut-être même quand il dort !       <br />
              <br />
       Son frère Clément, quant à lui, est chef d'orchestre et pédagogue. Formé à la flûte, au piano, à la musique de chambre, à l'orchestration, il est salué par de nombreux prix et dirige la Fabrique Opéra Val-de-Loire qui produit, chaque année, un opéra d'envergure à Orléans dans un esprit collaboratif d'amateurs et amatrices avec des musiciennes et musiciens plus aguerris(es). Cette année, c'est à &quot;Carmen&quot; qu'il a accordé la priorité, rassemblant plus de 15 000 spectateurs et spectatrices. Son approche personnelle, misant sur excellence artistique et transmission pédagogique notoires, est une ligne de conduite à laquelle il n'est pas prêt de déroger…       <br />
              <br />
       Alors, comment ne pas être sous le charme de cette nouvelle production du duo Joubert, d'autant plus que, cette fois-ci, ils sont tous les deux sur le plateau, dans une complicité toute aussi émouvante que loufoque. Un besoin de partage, sans doute, pour Julien. Un désir de sororité palpable, d'un côté comme de l'autre, que l'ensemble des interprétations soulève de façon sensible.       <br />
              <br />
       Petits et grands, flûtistes ou pas, mélomanes ou pas, sauront apprécier à leur juste mesure le mélange de légèreté de ce spectacle, sa dimension divertissante, et un fond bien plus profond, oscillant entre narration, musique virevoltante et virtuose.       <br />
              <br />
       Sous les traits du petit flûtiste, Clément Joubert se détache ici loin de &quot;Carmen&quot;, mais enchante le public de ses notes virevoltantes à la flûte, secondées avec brio par les notes de son frère complice au piano.       <br />
              <br />
       Petits et grands rient beaucoup lors de ce spectacle à la dramaturgie bien huilée – même lors de la Première, le 15 octobre. On suit avec attention les péripéties du petit flûtiste qui rechigne à se cacher dans la cave, ou dans la réserve de décors, pour échapper aux assassins de la fanfare. On savoure le texte sensible et très original d'Éric Herbette, entre le &quot;sorbet d'adagio&quot;, le &quot;tournedos presto&quot; ou encore l'ivresse communicative du fou rire du petit flûtiste éméché.       <br />
              <br />
       Le tout parsemé d'une poésie bien présente, par exemple lors de l'évocation de la théière en argent et porcelaine, et du petit flûtiste amoureux. Saluons aussi le passage des tables de multiplications ! Un grand moment du spectacle qui prend à ce moment-là des allures musicales pédagogiques drôlement intelligentes.       <br />
              <br />
       En sortant de la Comédie Saint-Michel, il est fort probable que vous ne gardiez pas en tête uniquement les clowneries fantasques des deux frères complices, mais bien davantage l'envie de musique, encore et encore, celle qui apporte à la vie une dimension toute nécessaire, bien loin des diktats négationnistes et autoritaires comme celle de la fanfare.        <br />
       Parce que cette dernière est essentielle pour vivre décemment…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92307906-64768250.jpg?v=1762330443" alt=""L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout" Quand les incontournables frères Joubert nous enchantent toujours aussi intelligemment" title=""L'Aventure du petit flûtiste de rien du tout" Quand les incontournables frères Joubert nous enchantent toujours aussi intelligemment" />
     </div>
     <div>
      Texte : Éric Herbette.       <br />
       Mise en scène : Clément et Julien Joubert.       <br />
       Avec : Clément et Julien Joubert.       <br />
       Pour toute la famille dès 5 ans.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 15 octobre 2025 au 29 avril 2026.</span>       <br />
       Mercredis 15, 20 et 29 octobre, 17 décembre à 16 h 30 ; mercredis 7, 14 et 28 janvier, 4 et 11 février, 22 et 29 avril à 15 h 15 ; mardi 11 novembre à 14 h ; samedi 22 novembre à 17 h 30 ; dimanche 21 décembre à 15 h 15 ; lundi 6 avril à 15 h 15 et 16 h 30.       <br />
       La Comédie Saint-Michel, 95, boulevard Saint-Michel, Paris 5e.       <br />
       Téléphone : 01 55 42 92 97.       <br />
       <a class="link" href="http://www.comediesaintmichel.fr/?q=node/21" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.comediesaintmichel.fr/" target="_blank">&gt;&gt; comediesaintmichel.fr</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Des représentations supplémentaires auront lieu pendant les vacances de la Toussaint 2025 ainsi que celles de Pâques. Contacter la billetterie du Théâtre pour les connaître.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/L-Aventure-du-petit-flutiste-de-rien-du-tout-Quand-les-incontournables-freres-Joubert-nous-enchantent-toujours-aussi_a4397.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…</title>
   <updated>2024-06-19T12:18:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Chahuts-Quand-ceux-que-l-on-a-voulu-faire-taire-donnent-de-la-voix_a3960.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81074542-58452138.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-06-20T07:58:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour sa trente-troisième édition, le festival bordelais des arts et de la parole du "quartier de Saint-Michel et au-delà", s'est fixé un fil rouge… "Hors normes", un beau sous-titre qui résonne comme la promesse salutaire d'un pas de côté mettant en perspective les héritages qui nous façonnent. Qu'elle trouve ses racines dans notre passé individuel, familial, sociétal, ou colonial, la norme héritée agit comme une camisole dont on ne peut se défaire qu'en partageant les mots, qu'en les frottant à ceux des autres. Faire circuler la parole, la mettre dans un pot commun, telle semble l'ambition émancipatrice de cette semaine où cultures populaires et performances artistiques s'allient pour faire résonner la voix des invisibles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81074542-58452138.jpg?v=1718785451" alt=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" title=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" />
     </div>
     <div>
      Sur la rive droite de la Garonne, le Parc Pinçon de la Benauge est tout désigné pour accueillir les festivités inaugurales… Un ciné-concert immersif sous la forme d'un film d'animation en 3D – </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Fantôme"</strong></span> (Collectif La Méandre) – est projeté sur une scène rehaussée et aussi sur les immenses façades années soixante-dix surplombantes. Les deux musiciens en live et les personnages de l'histoire se détacheront de la scène pour venir à la rencontre des habitants de la cité populaire, créant ainsi un pont de sens entre fiction et réalité. Quant à l'histoire contée, elle se présente comme le récit d'un soulèvement poétique, celui d'un enfant détonateur de rébellion contre une société asservissante et artisan innocent de son extinction. Toute ressemblance avec la réalité vécue ne pouvant être que fortuite (ou pas…).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81074542-58452139.jpg?v=1718786053" alt=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" title=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" />
     </div>
     <div>
      Parmi les trente-huit autres rendez-vous… </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Géographie de la survie"</strong></span>, conçue par l'auteur de théâtre et de romans Lancelot Hamelin, immerge dans un espace urbain identifié jusque dans les îles des territoires d'outre-mer pour être le refuge de personnes sans domicile fixe. Ce territoire, connu des habitants du quartier pour abriter des personnes en rupture, alcoolisées ou pas, chacun va l'arpenter en "tous sens". En effet, seul pour mieux s'imprégner du contexte, "livret des pensées de Sandra" (personnage fictionnel), jeu de cartes et pièce de monnaie en mains, on part à la recherche du secret du père décédé quelque part, à l'encoignure de deux ruelles… Une énigme à résoudre incluant de plain-pied dans l'univers bien réel des exclus… Expérience immersive troublante, s'appuyant sur une fiction comme pour mieux lever le voile sur les drames conduisant à la dure réalité de la vie à la rue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81074542-58452197.jpg?v=1718786834" alt=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" title=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Portraits fantômes"</strong></span>, imaginé par le chorégraphe plasticien Mickaël Phelippeau, propose la visite guidée de trois appartements du quartier Saint-Michel "désertés" pour l'instant. À partir des objets, de la décoration, des livres et disques peuplant les lieux, il se livre à une recomposition fantasmée de ses occupants : qui sont celles et ceux qui vivent "pour de vrai" entre ces murs ? Commentant, dessinant, lisant, dansant, il s'appuie sur la gamme des moyens d'expression à sa disposition pour nous embarquer à sa suite dans ce voyage exploratoire… Si le concept (on pense au roman "Les Choses" de Georges Pérec) est sans conteste séduisant, sa réalisation nous convainc moins, "l'ouvroir de littérature potentielle" restant ici fermé sur lui-même et nous perdant dans des performances artistiques… "hors sol".
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81074542-58452426.jpg?v=1718787289" alt=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" title=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Charge"</strong></span>, de Treize, propose une "lecture-rencontre" émaillée de poèmes slamés, dont on ne sort pas tout à fait indemne. En effet, pour l'autrice de "Charge" (Éditons La Découverte, 2023), campée devant nous, le mot "rencontre" collé à celui de "lecture" délivre à lui seul l'essence de son dessein : le désir impérieux de faire résonner en nous, ses "frères humains" (cf. François Villon), sa traversée en milieu psychiatrique.       <br />
              <br />
       Transmettre dix ans passés entre les murs troués de fenêtres verrouillées est ressenti comme une urgence palpable. Faisant corps avec ses mots tranchants, crus pour coller avec son propos, la romancière dit la déshumanisation humiliante infligée aux patients internés dans une unité psychiatrique… Ces regards portés sur son cas, elle, réduite à l'état d'objet clinique lors des visites organisées pour le personnel médical… Sa pesée hebdomadaire obligatoire, au vu de tous, sur une balance inadaptée à son poids… Ou encore ces ordonnances d'une dizaine de lignes prescrivant les pilules à avaler, sans qu'aucun mot jamais ne vienne accompagner l'emprise sur son corps et sa tête… Pour elle, un moment de libération par la parole. Pour nous, un témoignage coup de poing sur certaines violences psychiatriques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81074542-58452427.jpg?v=1718787803" alt=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" title=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Née le 8 mars 1977"</strong></span> de la conteuse et danseuse Céline Ripoll fait figure d'événement trouant le plafond de verre des normes prisées par les conservateurs de tous poils… "Mettre en jeu", au sens théâtral, la toxicité du machisme mis à nu pour déjouer son emprise morbide. Dire la vérité "exemplaire" du destin d'une femme ordinaire qui, après avoir subi dans sa jeunesse l'extrême violence d'un père, s'est précipité à l'autre bout du monde… dans les bras d'un séduisant "sauvage" dans une compulsion de répétitions échappant à toute raison.       <br />
              <br />
       Celle que l'on connaissait pour ses talents de conteuse du légendaire océanien (cf. les albums de sa maison d'édition, Moai Éditions) lui ayant ouvert les portes du Musée du Quai Branly afin d'assurer des visites ethno-artistiques, revient sur l'avant-scène pour dévoiler cette fois l'arrière-fond des beautés du Pacifique… L'île de Pâques, un paradis à ciel ouvert où elle a vécu l'enfermement avec un séduisant guerrier s'étant avéré être une parfaite brute alcoolisée.       <br />
              <br />
       Face à nous, entre les murs du petit jardin urbain Dorignac, elle apparaît fragile et forte. Dotée d'un bel humour, elle fait corps avec son récit qui lui colle à la peau tout en s'en distanciant avec bonheur. Son récit, c'est celui de toutes les femmes battues "à mort", d'anciennes amoureuses qui sont tombées dans les rets du prince viril arrivé sur son fier destrier. "Intermittent" (magnifique !) de la colère, il l'injurie, la terrorise, la menace pour tout et rien, "se vide en elle" et repart à ses affaires. Treize ans d'asservissement au sens plein du terme sans pouvoir échapper à son emprise… Un récit d'une banalité effrayante dans lequel la tragédie du quotidien féminin livré à la maltraitance machiste explose à chaque syllabe.       <br />
              <br />
       Ne plus sentir son corps, devenir vase… la vase dont les tortionnaires sont faits. Trouver la force de mettre son passé devant soi pour s'en délivrer… Démêler l'enchevêtrement de traumas… Être née morte dans un hôpital militaire, avoir vécu sous les diktats d'un père effrayant, avoir voulu se sauver de son enfance en se précipitant à l'autre bout de la planète… et être tombée dans les bras d'un homme l'ayant carbonisée sur place, comme la petite fille vietnamienne hurlant de douleur sous les brûlures du napalm…       <br />
              <br />
       Un "crash texte" époustouflant d'humanité à vif. Dans cette performance encore en devenir, Céline Ripoll échappe artistiquement à sa nuit personnelle en faisant magistralement danser les mots de la liberté recouvrée… <span style="font-style:italic">"Et sa douleur s'est brisée comme un éclat de rire",</span> serait-on tenté d'ajouter en plagiant "Nuit rhénane" de Guillaume Apollinaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81074542-58452776.jpg?v=1718788079" alt=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" title=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" />
     </div>
     <div>
      <b>Festival Chahuts       <br />
       Du 7 au 15 juin 2024.       <br />
       Quartier Saint-Michel et au-delà, Bordeaux (33).</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.chahuts.net/" target="_blank">>> chahuts.net</a>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Fantôme"</strong></span>       <br />
       <b>Vendredi 7 juin à 22 h, Parc Pinçon, Bordeaux.</b>       <br />
       Par le Collectif la Méandre.       <br />
       Direction artistique, musique, interprétation : Arthur Delaval.       <br />
       Direction technique, régie générale, création lumière, interprétation : Jordan Bonnot.       <br />
       Musique et interprétation : Charlie Doublet.       <br />
       Regard extérieur, mise en scène, accueil et transmission complices, interprétation : Lucie Paquet.       <br />
       Animation et mapping, régie vidéo et interprétation : Guillaume Bertrand.       <br />
       Régie vidéo et interprétation : Agnieszka Juszczak.       <br />
       Régie son et interprétation : Pierre Lacour, Loan Gatto et Isia Delemer.       <br />
       Accueil et transmission complices, interprétation, regard extérieur à la mise en scène : Anaïs Blanchard.       <br />
       Accueil et transmission complices, interprétation : Zaïna Zouheyri.       <br />
       Création costume : Julie Honoré.       <br />
       Écriture : Maëlle Ghulam Nabi.       <br />
       Construction : Marie Dupasquier.       <br />
       Construction des totems : Gaël Richard.       <br />
       Construction des carrousels : Clément Lapalus.       <br />
       Construction, machiniste : Mathieu Fernandez.       <br />
       Regard extérieur à la mise en scène : Laura Dahan, Manuel Marcos.       <br />
       Regard extérieur à la manipulation : Olivier Rannou.       <br />
       Regard extérieur au jeu : Marc Prépus.       <br />
       Regard extérieur : Clémence Lambey, Mélissa Azé.       <br />
       Avec la participation de 25 complices. En partenariat avec la MDS Saint-Michel.       <br />
       Durée : 1 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81074542-58452994.jpg?v=1718789488" alt=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" title=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Géographie de la survie"</strong></span>       <br />
       <b>Samedi 8 juin (de 14 h à 20 h 30) et dimanche 9 juin (de 10 h à 18 h), en déambulation, Marché des Douves, Bordeaux.</b>       <br />
       Par Lancelot Hamelin       <br />
       Conception et écriture : Lancelot Hamelin.        <br />
       Scénographie : CALK.        <br />
       Regard extérieur et bienveillant : Élise Rochet.        <br />
       Recherche action et causerie : Agnès Villechaise.        <br />
       Avec la participation de : Gwendoline Gross, Hélène Fretigne, Christian Calvet, Marion Sarrailh, Natacha Nottin, Brownie Valette, Esteban Ansorena, Sylvie Guyzerix, Joanie Kneppers, Lili Weyl, Jeanne Petit, Denis Blanc, Isabel Vincent Pereira, Justine Rocheteau, Sandrine Jeanneau, Vanessa Vallee, Marie Braux, Odile Nublat, Delphine Ledru, Camille Lemoine, Élise Rochet.        <br />
       Durée : 1 h 30.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81074542-58453139.jpg?v=1718789608" alt=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" title=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Charge"</strong></span>       <br />
       <b>Samedi 8 juin à 18 h à la Bibliothèque Capucins, Quartier Saint-Michel, Bordeaux.</b>       <br />
       Par Treize.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Portraits Fantômes"</strong></span>       <br />
       <b>Jeudi 6 juin (19 h), samedi 8 juin (14h et 17 h 30) et dimanche 9 juin (14 h et 17 h 30) dans trois appartements du Quartier Saint-Michel, Bordeaux.</b>       <br />
       Par BI-P/Mickaël Phelippeau       <br />
       Conception et interprétation : Mickaël Phelippeau.       <br />
       En coréalisation avec la Manufacture CDCN Nouvelle-Aquitaine Bordeaux – La Rochelle.       <br />
       En complicité avec des habitantes et habitants de Saint-Michel.       <br />
       Durée : 1 h 30.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81074542-58453161.jpg?v=1718789672" alt=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" title=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Née le 8 mars 1977"</strong></span>       <br />
       <b>Dimanche 9 juin à 18 h dans le Jardin Dorignac, Bordeaux.</b>       <br />
       Par Céline Ripoll.       <br />
       Texte et narration : Céline Ripoll.       <br />
       Mise en scène : Valérie Puech.       <br />
       Regard chorégraphique : Mourad Merzouki.       <br />
       Parrain artistique : Yannick Jaulin.       <br />
       Durée : 1 h 10.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Chahuts-Quand-ceux-que-l-on-a-voulu-faire-taire-donnent-de-la-voix_a3960.html" />
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   <title>Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"</title>
   <updated>2023-06-23T10:43:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Chahuts--des-arts-de-la-parole-aux-elans-du-corps-une-pleiade-de-propositions-savamment-populaires_a3622.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/73657005-51248817.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-06-22T19:49:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Rendez-vous annuel très prisé du Quartier Saint-Michel, le Festival "Chahuts" constitue la vitrine festive d'une action au long cours mobilisant toute l'année les "personnes invisibilisées" autour de rencontres porteuses d'émancipation. Durant une dizaine de jours de ce début juin, gratuites ou à prix réduits, les manifestations artistiques en "tous genres" (et toutes de qualité) irriguent ce quartier éminemment populaire de Bordeaux. Voici quelques-unes d'entre elles, reflétant l'esprit frondeur de ces Chahuts propres à bousculer la tendance endémique à l'assoupissement présent.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73657005-51248817.jpg?v=1687459559" alt="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" title="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" />
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      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Le banquet du Risque"</strong></span> inaugure la 32ᵉ édition en conviant chacune et chacun au partage d'une "tablée fantastique". Dans l'îlot verdoyant du square Dom Bedos du TnBA, face aux convives attablés, des défilés haut en couleurs sont risqués avec bonheur par des invitées de la Maison des Femmes, trouvant dans ces tableaux vivants le lieu d'une "re-connaissance". En fond de jardin, sous le fronton de "la foire aux risques", une aire d'improvisations propose plusieurs attractions invitant - en toute liberté créative - au risque envié d'être soi.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Cabane"</strong></span>, de la Compagnie Ola, se présente comme une installation sonore et visuelle en cours de réalisation. Depuis mars 2022, autour d'Anne-Cécile Paredes, l'équipe artistique à la recherche de paroles vives de détenus(es) s'immerge dans la Maison d'arrêt de Gradignan près de Bordeaux. Au travers d'ateliers d'écriture et avec une qualité d'écoute qu'aucun préjugé ne vient parasiter, elle recueille "de l'intérieur" des récits de vie orientés vers la quête d'un à-venir propre à soutenir les pensionnaires dans leur traversée du monde carcéral.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73657005-51248904.jpg?v=1687459843" alt="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" title="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" />
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     <div>
      Huit hautparleurs dominant chacun une photographie recomposée selon la fantaisie de leur auteur diffusent les paroles à vif de ces "inclus" désireux de faire entendre leur voix au-delà des épais murs qui les séparent de la vie extérieure. Reliés par la voix, elle aussi, enregistrée de l'artiste évoquant les dédales de l'univers carcéral avec ses interminables couloirs, ses multiples portes et contrôles à franchir, les témoignages résonnent comme des éclats d'humanité ne pouvant être tus… sous peine de nous couper de l'existence de nos "frères humains qui après nous vivez" (échos atemporels de "La Ballade des Pendus" de François Villon), sous peine encore de nous priver de l'essence de notre fragile humanité à tous.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"C.R.A.S.H. d'après l'affaire dite de Tarnac"</strong></span>, de la Compagnie Hors Jeu, reconstitue de manière très libre - et pour autant pétrie de vérité judiciaire - le procès de ces jeunes gens d'un village de Corrèze, taxés d'ultra-gauche par un pouvoir en quête de trouver "coûte que coûte" des coupables au sabotage de caténaires d'une ligne à grande vitesse… Malgré dix longues années de procédures rocambolesques et de milliers de feuillets en portant traces (minutes des actes enfermées précieusement dans les centaines de cartons empilés faisant office de décor), les preuves à charge se sont avérées inexistantes, débouchant le 12 avril 2018 sur la relaxe des prévenus. Tout ça pour ça, serait-on tenté de dire…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73657005-51252928.jpg?v=1687506648" alt="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" title="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" />
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      Et c'est justement l'aspect hautement absurde de cette invraisemblable affaire d'État dont vont s'emparer avec envie les deux comédiennes et trois comédiens - interprétant tour à tour les différents rôles de cette pantalonnade tragi-comique, avec changement de vêtements à vue - pour, dans un jeu mêlant facétieusement plaidoiries, saillies verbales et combats à mains nues, nous entrainer dans les arcanes vertigineux d'une Justice marchant ostensiblement sur la tête. Ainsi, l'humour toujours présent agira comme un antidote aux tribulations judiciaires s'autoalimentant de la suffisante incompétence d'un juge anti-terroriste ou encore d'une influente ministre droite dans ses bottes. La construction ubuesque du récit officiel du danger terroriste ira jusqu'à convoquer le &quot;Kill Bill&quot; de Tarantino pour donner lieu - sur les tréteaux dressés en plein air - à des escarmouches d'anthologie.       <br />
              <br />
       Au-delà du plaisir réel pris à la vue de ces interprétations hautes en couleurs, le message concernant la fabrique du mensonge à l'échelle d'État est &quot;délivré&quot; de la gangue qui le maintenait prisonnier. Ainsi, démontés un à un les rouages de cette mémorable falsification, il restera au rap final de proposer un mantra propre à faire échec aux tentatives totalitaires de l'ordre en place. Risquer l'engagement contre l'ordre établi…
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73657005-51252929.jpg?v=1687507222" alt="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" title="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" />
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      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Le Pédé"</strong></span>, du Collectif Jeanine Machine de Brice Lagenèbre, propose une déambulation libertaire dans le quartier Saint-Michel - un espace public, là où s'originent les luttes contre les discriminations homosexuelles - à grand renfort de références historiques. Armé d'un humour désarmant, il entraine à sa suite le cortège de spectatrices et spectateurs devenant, de fait, militantes et militants des causes émancipatrices.       <br />
              <br />
       Conçu comme un chemin - non de croix, mais menant vers un édénique Jardin des Délices - le parcours borné par les hauts faits de cette gay pride "historique" rembobine tout au long de son trajet les moments phares des luttes homosexuelles… États-Unis, fin des années soixante, le voguing comme repaire pour les gays latino et afro-américains persécutés… Stonewall Inn dans le quartier de Greenwich Village. Derrière les portes de ce monument (pause devant un imposant immeuble bordelais), un abri paradisiaque pour pouvoir vivre son homosexualité dans le plaisir partagé de rencontres exaltées… Les émeutes violentes de Stonewall déclenchées par les raids policiers du 28 juin 1969 embarquant manu militari tout ce monde de la nuit… Un an après, première Pride new-yorkaise commémorant Christopher Street Day, le soulèvement des minorités sexuelles contre l'arbitraire de la police rue Christopher…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73657005-51253023.jpg?v=1687507311" alt="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" title="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" />
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      Retour à Paris, le 10 mars 71, Salle Pleyel où Brice, campant une Ménie Grégoire au rouge à lèvres appuyé et boucles d'oreilles à l'unisson, flanquée d'un psychanalyste et d'un prêtre consensuels, égrène d'une voix mielleuse ses préjugés homophobes : <span style="font-style:italic">&quot;L'homosexualité, ce douloureux problème…&quot;</span>. La foule, alors conviée à jouer les femmes et les hommes LGBTQI+, interrompt bruyamment l'émission &quot;Allô Ménie&quot; pour créer dans le même élan le Fhar, le Front homosexuel d'action révolutionnaire…       <br />
              <br />
       Et ainsi de suite, les épisodes se succèdent, actant les étapes clefs de ces luttes, suscitant de vives oppositions, et pas seulement chez les bourgeois réacs, mais aussi au sein de la classe ouvrière. Arrive 82 et le sit-in devant l'Assemblée Nationale… Tous assis sur les pavés, nous assistons au résultat du vote de la loi défendue par Gisèle Halimi : L'homosexualité est dépénalisée ! Après l'espoir, viendront les terribles années quatre-vingt et le V.I.H… Allongés au sol, nous respectons la minute de silence en mémoire de la personne par minute mourant du sida. Puis 99, le PACS. 2013, le mariage pour tous… Et les autres luttes encore à mener… Une salutaire invitation à risquer l'audace pour défendre la liberté d'être sans entraves.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73657005-51253123.jpg?v=1687508455" alt="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" title="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" />
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     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Jamais dormir"</strong></span>, de la Cie L'Annexe de Baptiste Amann, s'adresse à toutes celles et ceux qui ont gardé intacte la faculté de s'évader du monde tel qu'il est… pour rêver "en toute conscience" d'un monde à la dimension de leurs aspirations. Ainsi, si cette forme théâtrale est annoncée "à partir de sept ans", elle concerne tout autant les adultes… du moins ceux qui n'ont pas renoncé à leurs rêves de vivre pleinement, en faisant crânement face au monde tel qu'il va (ou ne va pas).       <br />
              <br />
       Du haut d'un lit superposé où elle règne en capitaine d'un vaisseau fantôme et sœur secrète d'un nuage, l'héroïne de huit ans (jouée à merveille par une adulte), bonnet à oreilles vissé sur une tête aux expressions inspirées, s'adresse d'abord à ses peluches doudous alignées… pour leur déverser un flot d'horreurs. <span style="font-style:italic">"Tu aurais pu te laver les oreilles… T'es qui toi : une vache ou un zèbre ? T'es moche, tu passes derrière, c'est la règle…"</span>, autant de paroles sulfureuses qu'elle a pu naguère entendre… et qu'elle s'empresse de "rejouer" afin de ne pas avoir à en supporter les effets délétères, elle qui <span style="font-style:italic">"habite une maison où d'autres enfants comme (elle) ont été placés".</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73657005-51253150.jpg?v=1687508480" alt="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" title="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" />
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     <div>
      Dans l'adresse directe aux enfants (et adultes) qui suit cette confidence délivrée au creux de l'oreille, elle propose un remède à l'enfermement : <span style="font-style:italic">&quot;Tu t'es jamais dit que si on te demande de fermer les yeux la nuit, c'est pour te cacher des choses ?&quot;</span>. La nuit, c'est l'envers du décor, c'est fait pour voir de l'autre côté du monde… Et nous voilà embarqués en sa compagnie dans une traversée poétique et héroïque où Thalia (en grec, &quot;fleurissante ou abondante&quot;, un prénom qui lui va bien, elle qui déborde en tous sens…) sera notre fantas(ti)que guide.       <br />
              <br />
       Sèche-cheveux en mains, elle fera lever le vent de l'imaginaire… Dès lors, enfermés dans une machine à laver gigantesque, transportés sur une mer déchainée, nous serons invités à franchir la porte des mondes engloutis en évitant un poulpe maléfique nommé Mélancolia… En effet, à la recherche du temps perdu, surtout ne pas s'abîmer dans les fonds marécageux de souvenirs glauques, mais, tout au contraire, convoquer la puissance de l'imagination débridée pour s'évader du monde extérieur… Et même si, au fond de soi, on sait que le monde inventé a été fabriqué de toutes pièces, se dire comme cette petite fille délurée que <span style="font-style:italic">&quot;si ça n'existe pas, ça me fait exister&quot;</span>… Une forme subtile et vivifiante qui porte haut le désir de théâtre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73657005-51253218.jpg?v=1687509060" alt="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" title="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" />
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      <b>Festival Chahuts, arts de la parole et espace public,        <br />
       Quartier Saint-Michel et au-delà, à Bordeaux.       <br />
       A eu lieu du 7 au 17 juin 2023.</b>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Le banquet du Risque"</strong></span>       <br />
       Avec : Cécile Maurice, Julie Brunie Tajan, et les bénévoles complices.       <br />
       Durée : 3 h.       <br />
       Square Dom Bedos, mercredi 7 juin à 19 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Cabane"</strong></span>       <br />
       Compagnie Ola (Nouvelle-Aquitaine).        <br />
       Équipe artistique : Geneviève Rando, Johann Mazé, Anne-Cécile Paredes.       <br />
       Régisseur son : Pierre-Alain Pous.       <br />
       Durée : 40 minutes.       <br />
       La Manuco, vernissage le jeudi 8 juin à 20 h 30, puis du 8 au 10 et du 14 au 17 juin en continu de 9 h à 19 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"C.R.A.S.H. d'après l'affaire dite de Tarnac"</strong></span>       <br />
       Compagnie Hors Jeu (Nouvelle-Aquitaine).       <br />
       Texte et mise en scène : Sophie Lewisch.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73657005-51253259.jpg?v=1687509089" alt="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" title="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" />
     </div>
     <div>
      Avec : Nadine Bechade, Emmanuel Bodin, Florentin Martinez, Charles Pommel, Sophie Lewisch.       <br />
       Dramaturgie : Mariette Navarro.       <br />
       Scénographie : Sylvain Descazot.       <br />
       Création son : Samuel Bourdeix.       <br />
       Création lumière : Vincent Carpentier.       <br />
       Costumes : Noémie Laurioux &amp; Sandra Besnard.       <br />
       Graphisme : Camille Ulrich.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       Square Dom Bedos, samedi 10 juin à 20 h 30.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Le Pédé"</strong></span>       <br />
       Collectif Jeanine Machine (Auvergne-Rhône-Alpes).       <br />
       De et avec : Brice Lagenèbre.       <br />
       Durée : 2 h 15.       <br />
       Déambulation Quartier Saint-Michel, mercredi 14 juin à 18 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Jamais dormir"</strong></span>       <br />
       L'Annexe (Nouvelle-Aquitaine).       <br />
       De Baptiste Amann.       <br />
       Durée : 45 minutes.       <br />
       Marché des Douves, samedi 17 Juin à 11 h et 14 h 30.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Chahuts--des-arts-de-la-parole-aux-elans-du-corps-une-pleiade-de-propositions-savamment-populaires_a3622.html" />
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