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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-13T19:15:11+02:00</updated>
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   <title>Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur</title>
   <updated>2026-03-27T10:50:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Baroque-et-burlesque-Qui-a-peur-de-Lysistrata-reprend-le-personnage-d-Aristophane-pour-epingler-les-guerres-d-aujourd_a4513.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-03-27T09:54:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Lysistrata signifie littéralement "celle qui licencie l'armée". Ici, plus que d'armée, il sera question de guerres, de ces guerres qui semblent perpétuelles puisqu'elles se succèdent à bas bruits ou avec éclat depuis des dizaines d'années, depuis toujours en fait, comme si, tels des monstres antiques et abyssaux, elles s'engendraient elles-mêmes, s'accouchant l'une de l'autre, dans un délire de sang et de cris, s'agonisant et se régénérant avec la régularité de la toute-puissance, de l'inéluctable.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95623460-66815058.jpg?v=1774515818" alt="Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur" title="Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur" />
     </div>
     <div>
      Les déesses elles-mêmes sont fatiguées de ces bruits, de ces massacres. Dans un esprit farce et cabaret, Brigitte Seth et Roser Montlló Guberna (également à la mise en scène et à la chorégraphie) interprètent deux déesses, Minestrone, déesse de la germination, et Mascarpone, déesse de la transformation. Elles seront un lien conducteur entre scène et public tout au long de ce spectacle qui mêle théâtre, danse et musique et passe alternativement du drame à l'esprit de cabaret. Car si, sur terre, les humains s'étripent avec une belle ténacité, dans le monde des divinités oubliées, on sort en plumes et en paillettes malgré l'effroi que les terriens provoquent avec leurs guerres.       <br />
               <br />
       Un savant dosage pour faire donner un contrepoids au texte de MarDi (Marie Dilasser) qui racle fort, donne du chien aux répliques, s'emploie à dresser des réquisitoires implacables contre ces guerres et surtout cette virilité, ce patriarcat toxique qui s'insinue dans toutes les têtes, tous les ventres, que l'on retrouve à vanter la compétition, la rivalité, la violence et qui vomit et chie dans tous les humains ont ces désirs guerriers dévastateurs. Parties dialoguées, parties monologuées, parties chorégraphiées sont les éléments du langage déployé ici pour questionner les raisons de ces conflits incessants. Les raisons, notamment, de cette appétence des humains pour ces massacres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95623460-66815060.jpg?v=1774515845" alt="Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur" title="Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur" />
     </div>
     <div>
      Un texte parfois violent comme un cri, parfois plus sardonique, ironisant sur ces couples va-t-en-guerre, et les places distribuées aux femmes par les hommes, femmes au foyer soumises et glaciales. Un texte qui fait également parler un pur viriliste et leur manière grotesque de penser avec leur sexe, comme si la bite était un sceptre détenteur de tous les pouvoirs.       <br />
              <br />
       Chorégraphies, parties textuelles et musiques se tissent et se répondent. Toutes les trois possèdent une harmonie de forme et de sens. Quelque chose de chaotique, de répétitif, de boucles sans cesse répétées entraînent les corps des danseurs/acteurs. Des élans brisés, des échappatoires rattrapées, comme si les humains étaient sans cesse écartelés entre deux pôles, deux envies, deux fuites impossibles, deux désirs en conflit. Le texte est, lui aussi, très répétitif, il liste les choses, les gens, revient toujours au terme initial. Comme si avancer pour se sortir de ce cercle infernal de la guerre était recommencer ce cercle infernal.       <br />
              <br />
       Le système d'alternance entre interventions des personnages sur une scène vide seulement occupée de tas de vêtements vides, eux aussi, comme vidés de leurs corps, et les passages chorégraphiés devient lui-même un peu répétitif, même si le côté naïf de cette colère que l'on sent frémir tout au long du spectacle touche par sa sincérité, sa crudité et l'absence de leçon qu'il parvient à conserver.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au TGP- CDN, Saint-Denis (93), le 18 février 2026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Qui a peur de Lysistrata ?"</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95623460-66815062.jpg?v=1774515804" alt="Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur" title="Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur" />
     </div>
     <div>
      Texte : MarDi (Marie Dilasser).       <br />
       Mise en scène et chorégraphie : Brigitte Seth et Roser Montlló Guberna.       <br />
       Assistantes à la mise en scène : Gwennina Cloarec et Aliénor Suet.       <br />
       Avec : Jim Couturier, Ariane Derain, Antoine Ferron, Francisco Gil, Lisa Martinez, Maud Meunissier, Roser Montlló Guberna, Alice Rahimi, Brigitte Seth.       <br />
       Collaboration artistique Emmanuelle Bischoff.       <br />
       Scénographie : Roser Montlló Guberna, Brigitte Seth.       <br />
       Musique et vidéo : Hugues Laniesse.       <br />
       Lumière : Guillaume Tesson.       <br />
       Costumes : Sylvette Dequest.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>En tournée au Printemps 2027 à Château-Rouge à Annemasse et en tournée nationale (en construction).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Souffle",  Le vent se lève… Entre intranquillités, pauses et rébellions, Soraya Thomas clôture avec force son triptyque de la révolte</title>
   <updated>2024-03-27T10:48:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Souffle--Le-vent-se-leve-Entre-intranquillites-pauses-et-rebellions-Soraya-Thomas-cloture-avec-force-son-triptyque_a3855.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/79159316-57370019.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-03-27T10:29:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
À croire que les rapports entre la nature et l'humain sont si imbriqués qu'ils "impriment" notre vision du monde. Soraya Thomas, chorégraphe réunionnaise, a hérité de son île natale l'impétuosité volcanique du Piton de La Fournaise. Son engagement artistique autour du thème de la révolte et de l'intime (cf. "La révolte des papillons" et "Et mon cœur dans tout cela ?") et contre la menace imminente d'effondrements démocratiques guettant tout particulièrement son département d'outre-mer, fait figure d'une réplique sismique faisant écho aux caldeiras et à leurs volcans effondrés.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79159316-57370019.jpg?v=1711533811" alt=""Souffle",  Le vent se lève… Entre intranquillités, pauses et rébellions, Soraya Thomas clôture avec force son triptyque de la révolte" title=""Souffle",  Le vent se lève… Entre intranquillités, pauses et rébellions, Soraya Thomas clôture avec force son triptyque de la révolte" />
     </div>
     <div>
      Après s'être frottée au thème de la migration (suite à la percée préoccupante de l'extrême droite dans son île, dès l'élection présidentielle de 2017) avec quatre danseurs sur scène, à celui de la place de la femme noire métisse se mettant à nu (elle-même) pour raconter les résistances d'une vie entière, Soraya Thomas projette maintenant six de ses danseurs sur un plateau balayé par le souffle du vent. En guise de point de capiton à son triptyque sur la violence et l'intime, dans ce dernier volet, elle se propose de tester les capacités de résistance d'un clan soumis à de fortes turbulences extérieures.       <br />
              <br />
       Dans le noir complet, un grondement continu, dont la tonalité s'amplifie au fur et à mesure du temps, annonce la possibilité d'un cataclysme. Nos yeux s'habituant à l'obscurité découvrent alors le corps d'une danseuse allongée au sol, inerte, puis d'une autre. La lumière se faisant, d'immenses rideaux de tulle ondulant sous l'effet d'un vent devenu plus léger sont tirés par les quatre autres danseurs redressant les cubes de constructions mises à bas. La vie reprend, et avec elle, le ballet incessant des gestes à mutualiser pour faire cohésion face aux dérèglements d'ordre climatique ou politique mettant à mal l'existence de chacun.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79159316-57370020.jpg?v=1711533840" alt=""Souffle",  Le vent se lève… Entre intranquillités, pauses et rébellions, Soraya Thomas clôture avec force son triptyque de la révolte" title=""Souffle",  Le vent se lève… Entre intranquillités, pauses et rébellions, Soraya Thomas clôture avec force son triptyque de la révolte" />
     </div>
     <div>
      L'intranquillité qui habite les danseurs se lit dans les regards inquiets. Leur détermination s'affiche dans les postures énergiques où bras défensifs tendus vers l'extérieur dominent. Alternant pauses, ralentis et accélérations, leur danse est un sport de combat dont l'enjeu n'est autre que la survie du clan. Les jeux de lumière oscillant entre éclairage franc et semi-obscurité impriment le tempo de ce corps à corps avec le danger tempétueux. Reprenant leur souffle, au rythme d'une respiration expressive, dans leur costume les faisant confondre, les quatre danseuses et deux danseurs développent une chorégraphie chorale où le soutien – réel et figuré – aux partenaires prend fonction de viatique leur permettant de traverser ensemble ces zones de turbulence.       <br />
              <br />
       Parfois l'une d'entre eux craque, faisant entendre un rire glaçant. Aussitôt prise en charge par l'un de ses alter egos l'entourant de ses bras protecteurs, elle reprend pied pour se joindre aux vicissitudes du groupe dont les membres tour à tour s'épuisent, se désarticulent, s'écroulent avant de se relancer de plus belle dans l'action. L'énergie sans faille qui les anime est à mesurer à l'aune du danger qu'ils encourent et leur saine révolte tonitrue jusqu'à nous.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79159316-57370032.jpg?v=1711533890" alt=""Souffle",  Le vent se lève… Entre intranquillités, pauses et rébellions, Soraya Thomas clôture avec force son triptyque de la révolte" title=""Souffle",  Le vent se lève… Entre intranquillités, pauses et rébellions, Soraya Thomas clôture avec force son triptyque de la révolte" />
     </div>
     <div>
      Pour peu que l'on accepte un temps de lâcher prise, de se dessiller les yeux pour faire face à nos propres terreurs, cette chorégraphie de la violence et de l'intime prend statut de donneur d'alerte résonnant dans notre propre intimité. Ainsi &quot;Souffle&quot;, de Soraya Thomas et de ses danseuses et danseurs faisant corps, nous offre-t-il une respiration salutaire de nature à réanimer notre devoir de rébellion. Reprendre ensemble souffle pour ne pas capituler devant les dangers menaçant notre &quot;humanité&quot;.       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 22 mars à La Manufacture CDCN de Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Souffle"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79159316-57370034.jpg?v=1711533911" alt=""Souffle",  Le vent se lève… Entre intranquillités, pauses et rébellions, Soraya Thomas clôture avec force son triptyque de la révolte" title=""Souffle",  Le vent se lève… Entre intranquillités, pauses et rébellions, Soraya Thomas clôture avec force son triptyque de la révolte" />
     </div>
     <div>
      Pièce chorégraphique tout public à partir de 10 ans, Création 2022.       <br />
       Chorégraphie : Soraya Thomas,       <br />
       Avec : Maëva Curco-Llovera, Sarah Dunaud, Amélie Pialot, Claudio Rabemananjara, Jules Martin, Manon Payet.       <br />
       Conception scénographique : Frédéric Dussoulier, Soraya Thomas.       <br />
       Construction scénographique : Frédéric Dussoulier, Cédric Perraudeaux.       <br />
       Création lumière : Christophe Bruyas.       <br />
       Création musicale : Thierry Th Desseaux       <br />
       Musicien : David Fourdrinoy (percussions).       <br />
       Voix : Sabine Deglise.       <br />
       Régisseur général : Frédéric Dubreuil.       <br />
       Costumes : Chloé Petitpierre.       <br />
       Par la Cie Morphose.       <br />
       Durée : 55 minutes.       <br />
              <br />
       Représenté le vendredi 22 mars à La Manufacture CDCN de Bordeaux (33)       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>         <br />
       <span class="fluo_jaune">Jeudi 28 mars 2024 :</span> Teat Champ Fleuri, Saint-Denis, La Réunion (974).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79159316-57370127.jpg?v=1711533960" alt=""Souffle",  Le vent se lève… Entre intranquillités, pauses et rébellions, Soraya Thomas clôture avec force son triptyque de la révolte" title=""Souffle",  Le vent se lève… Entre intranquillités, pauses et rébellions, Soraya Thomas clôture avec force son triptyque de la révolte" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Ruy Blas" Une version vibrant assurément dans la sensibilité contemporaine</title>
   <updated>2020-02-29T14:11:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Ruy-Blas-Une-version-vibrant-assurement-dans-la-sensibilite-contemporaine_a2671.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/43223766-35742893.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-02-29T13:47:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Yves Beaunesne met en scène "Ruy Blas" de Victor Hugo et c'est comme une (re)découverte. Pleine de vivacité, de pétulance, l'histoire est celle d'une reine malheureuse. D'un valet amoureux d'une reine. D'un amour impossible entre une reine et un valet. D'un amour immense et tragique entre deux êtres que tout sépare…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43223766-35742893.jpg?v=1582981612" alt=""Ruy Blas" Une version vibrant assurément dans la sensibilité contemporaine" title=""Ruy Blas" Une version vibrant assurément dans la sensibilité contemporaine" />
     </div>
     <div>
      D'un ministre éconduit qui se venge. D'une machination effroyable pour faire tomber la reine. D'un autre ministre qui défend l'intérêt général face à des ministres corrompus. D'un grand seigneur devenu gueux. D'un gueux devenu grand seigneur à la suite d'une substitution d'identité. D'une mort pour laver le déshonneur. Aussi de duels. De ripailles. De l'Espagne à son crépuscule. De noblesse et de bassesse.       <br />
              <br />
       Outre l'histoire, il y a les mots, l'appel des consonances, la musique de l'âme de l'amour et de la haine portée par un verbe haut, au débit intense et fluide et ajusté. Poétique, éthique, satirique, ironique, délicat, ne rechignant pas aux jeux de mots, aux expressions populaires, aux envolées lyriques. Qui a cette magie d'être en bouche naturellement, de porter le geste, de susciter le souffle. Faisant fi de toute vraisemblance mais qui atteint le cœur et la raison dans une gourmandise de mots. Le grotesque et le sublime. Le drame, la comédie, le roman-feuilleton réunis. Hugolien donc.       <br />
              <br />
       La mise en espace est rigoureuse. Le plateau est nu, sans décor, nettement incliné. Les comédiens, confiants qu'ils sont dans la parole de l'auteur, entrent et sortent suivent les diagonales, les médianes, les parallèles dans un mouvement continu étourdissant, trouvent une dynamique de l'équilibre et de l'amplification du geste. Sur scène, comme un tournis. Un moulin ! Comme une inclination à servir le public. La scène avec ses cabestans discrets laisse apparaître des traces de trappes, indices de chausse-trape. C'est là toute l'histoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43223766-35742897.jpg?v=1582981655" alt=""Ruy Blas" Une version vibrant assurément dans la sensibilité contemporaine" title=""Ruy Blas" Une version vibrant assurément dans la sensibilité contemporaine" />
     </div>
     <div>
      La distribution des caractères joue ostensiblement et subtilement des antithèses, des contre-jeux. Les mimiques et les postures, les répétitions du geste, les antagonismes (Il ya des gros et des maigres) créent des effets comiques d'une drôlerie irrésistible ainsi qu'une tension permanente, une approche de la révolte et du tragique.       <br />
              <br />
       Il règne une forme d'urgence, qui peut sembler s'affoler, révélant comme une mécanique, une entrée en &quot;pantinisation&quot;. Cette mise en scène ne renie pas en effet sa dimension de théâtre de tréteau. Mais les costumes brillent dans un raffinement de velours et de soie. La musique qui clôt les actes ouvre sur l'imaginaire hispanique. Le spectateur a devant les yeux, sans qu'il en ait vraiment conscience, ces Jeunes-France efflanqués et dandys, ces jeunes filles rebelles, ces hommes mûrs, traîtres et cupides, ces silhouettes simplifiées de Paul Gavarni. Cette présentation de Ruy Blas vibre assurément dans la sensibilité contemporaine et vit à l'ombre de Frédérick Lemaître et de Victor Hugo. Toujours aussi jeunes.       <br />
               <br />
       Les comédiens saluent sous les ovations.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ruy Blas"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43223766-35742902.jpg?v=1582981686" alt=""Ruy Blas" Une version vibrant assurément dans la sensibilité contemporaine" title=""Ruy Blas" Une version vibrant assurément dans la sensibilité contemporaine" />
     </div>
     <div>
      Texte : Victor Hugo.       <br />
       Mise en scène : Yves Beaunesne.       <br />
       Assistantes à la mise en scène : Pauline Buffet, Laure Roldàn.       <br />
       Avec : Thierry Bosc, François Deblock, Zacharie Féron, Noémie Gantier, Fabienne Lucchetti, Maximin Marchand, Guy Pion, Jean-Christophe Quenon, Marine Sylf.       <br />
       Et les musiciennes : Anne-Lise Binard et Elsa Guiet.       <br />
       Conseil artistique : Marion Bernède.       <br />
       Dramaturgie : Jean-Christophe Blondel.       <br />
       Scénographie : Damien Caille-Perret.       <br />
       Lumière : Nathalie Perrier.       <br />
       Création musicale : Camille Rocailleux.       <br />
       Costumes : Jean-Daniel Vuillermoz.       <br />
       Maquillage, coiffures et masques : Cécile Kretschmar.       <br />
       Maître de chant Haïm Isaacs.       <br />
       Durée : 2 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 février au 15 mars 2020.</span>       <br />
       Lundi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre Gérard Philipe - CDN, Salle Roger Blin, Saint-Denis (93), 01 48 13 70 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatregerardphilipe.com/cdn/" target="_blank">&gt;&gt; theatregerardphilipe.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Ruy-Blas-Une-version-vibrant-assurement-dans-la-sensibilite-contemporaine_a2671.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Eugène Onéguine" Une valse des temps à jamais enfouis</title>
   <updated>2019-04-02T11:56:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Eugene-Oneguine-Une-valse-des-temps-a-jamais-enfouis_a2371.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/32229464-30082648.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-04-02T08:01:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean Bellorini met en scène "Eugène Onéguine". Ce long récit, ce long poème d'Alexandre Pouchkine en forme de conte populaire à la fois espiègle et dramatique. Qui évoque, à travers le personnage d'Eugène Onéguine, une Russie joyeuse et mélancolique…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/32229464-30082648.jpg?v=1554187073" alt=""Eugène Onéguine" Une valse des temps à jamais enfouis" title=""Eugène Onéguine" Une valse des temps à jamais enfouis" />
     </div>
     <div>
      Une Russie passée comme un souvenir d'enfance dont le poète retrouve les sensations perdues, les partage avec son lecteur qu'il sait apostropher, lui livre ses regrets des premières amours lumineuses. Gâchées par les fanfaronnades et l'inexpérience. Qui versent dans l'amertume et le sentiment de la perte de toute poésie du monde.       <br />
              <br />
       Dans un étonnant mouvement de nostalgie, le jeu de l'écriture décrit la mort et résurrection du poète.       <br />
              <br />
       Brillamment, Jean Bellorini en trouve un équivalent scénique en déployant son dispositif dans toutes les dimensions du spectacle. Tout œil et tout ouïe. Le spectacle présenté en bi-frontal est joué comme au théâtre et pourtant s'écoute au casque en direct.       <br />
              <br />
       Avec cette convention arbitraire et contraignante le metteur en scène détriple les effets, les fait converger vers une intimité de perception des plus heureuses. Le jeu privilégie dans un premier temps les rituels et les mimiques d'un animateur de radio face à son microphone. Ce qui décontracte le spectateur avant de le plonger dans une grande disposition d'attention.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/32229464-30082649.jpg?v=1554187107" alt=""Eugène Onéguine" Une valse des temps à jamais enfouis" title=""Eugène Onéguine" Une valse des temps à jamais enfouis" />
     </div>
     <div>
      Le spectateur étant libre, il peut ajuster le casque ou non…       <br />
              <br />
       Ou bien, il se laisse prendre au son coloré, profond et chaud au relief bien marqué. Et découvre un poème symphonique harmonisé aux souvenirs de l'opéra éponyme de Piotr Tchaïkovski. Adaptation musicale, bruitage s'incrustant parfaitement dans les voix clairement ajustées. Et de voir les yeux fermés, paisiblement installé dans la nuit. Il peut être tard, peu importe, Eugène Onéguine parle du temps et de son réconfort.       <br />
              <br />
       Ou bien, il enlève son casque. Les voix lui parviennent plus nettes, plus mates, plus naturelles. Et la musique a disparu. Ne reste que le pouvoir des mots, et l'injonction du jeu au microphone qui devient pur théâtre précis, dense, intense même. Les mots se fondent dans les corps et le poème s'exalte. Expressive dans son silence, la jeune fille amoureuse et triste joue au piano sans cordes. Les marteaux frappent en cadence et sonnent comme un parquet piétiné. Eugène Onéguine ainsi écouté parle de l'amour, de la mort, de la vie . Celle des mots et des humains.       <br />
              <br />
       Ou bien il met le casque à distance et perçoit en sourdine, étouffée la bande son et assiste alors à la naissance du théâtre. Et sa vitalité partagée. Car il appartient au spectateur d'ajuster sa sensibilité à la trame proposée. Celle de la mort et de la résurrection du poète.       <br />
              <br />
       Avec grand art, Jean Bellorini joue avec le dispositif du théâtre comme s'il jouait <span style="font-style:italic">&quot;sur un piano cassé la valse des temps à jamais enfouis&quot;*.</span>       <br />
              <br />
       Ce qui est très russe.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Citation tirée de &quot;La Colombe d'argent&quot; d'Andréï Biély.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Eugène Onéguine"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/32229464-30082728.jpg?v=1554187143" alt=""Eugène Onéguine" Une valse des temps à jamais enfouis" title=""Eugène Onéguine" Une valse des temps à jamais enfouis" />
     </div>
     <div>
      Texte : d'après &quot;Eugène Onéguine d'Alexandre Pouchkine.       <br />
       Traduction : André Markowicz.       <br />
       Mise en scène : Jean Bellorini.       <br />
       Réalisation sonore : Sébastien Trouvé.       <br />
       Avec : Clément Durand, Gérôme Ferchaud, Antoine Raffalli, Matthieu Tune, Mélodie-Amy Wallet.       <br />
       Scénographie, lumière : Jean Bellorini.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Mélodie-Amy Wallet.       <br />
       Composition originale librement inspirée de l'opéra &quot;Eugène Onéguine&quot; de Piotr Tchaïkovski enregistrée et arrangée par : Sébastien Trouvé et Jérémie Poirier-Quinot.       <br />
       Musiciens : Jérémie Poirier-Quinot (flûte), Florian Mavielle et Benjamin Chavrier (violons), Emmanuel François (alto), Barbara Le Liepvre (violoncelle), Julien Decoret (contrebasse), Anthony Caillet (euphonium).       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 23 mars au 20 avril 2019.</span>       <br />
       Du lundi au samedi à 20 h 30, dimanche à 16 h.       <br />
       Relâche mardi et mercredi.       <br />
       Théâtre Gérard Philipe - CDN, Saint-Denis (93), Salle Mehmet Ulusoy, 01 48 13 70 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatregerardphilipe.com/cdn/" target="_blank">&gt;&gt; theatregerardphilipe.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Eugene-Oneguine-Une-valse-des-temps-a-jamais-enfouis_a2371.html" />
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  <entry>
   <title>"Un Instant" donne le goût des choses aux mots par un travail méticuleux de la syntaxe</title>
   <updated>2018-12-03T08:18:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-Instant-donne-le-gout-des-choses-aux-mots-par-un-travail-meticuleux-de-la-syntaxe_a2296.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/28477840-28065201.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-12-03T08:05:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans "Un Instant", d'après "À la recherche du temps perdu" de Marcel Proust, Jean Bellorini est parti en exploration. Du temps. Du temps de l'écriture et de son énonciation, du temps de la scène et du temps de l'émotion.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28477840-28065201.jpg?v=1543821895" alt=""Un Instant" donne le goût des choses aux mots par un travail méticuleux de la syntaxe" title=""Un Instant" donne le goût des choses aux mots par un travail méticuleux de la syntaxe" />
     </div>
     <div>
      Le metteur en scène suit à la trace le roman, gommé de toutes ses mondanités, vanités, élégances et fioritures fin de siècle, ses bienséances dont témoignent seules des piles de chaises abandonnées et remisées. Il ne conserve que les liens entre le petit-fils et sa grand-mère. Qui n'ont cessé de s'aimer l'un et l'autre dans les douceurs de l'enfance et de la vieillesse avant que la vie ne les sépare. En somme, l'appel du monde enfoui et non disparu.       <br />
               <br />
       Ce monde qui, au détour des hasards de la vie, bien plus tard, fulgure au présent dans une intensité de bonheur et de souffrance tout à la fois puis s'anéantit. Cela fut, cela est, cela n'est plus.       <br />
              <br />
       Le spectacle est objet de théâtre dans son essence, même d'art de l'effet et de l'éphémère : dans sa dimension de catharsis. Un homme, une femme. Un dialogue. Un comédien, une comédienne. Un narrateur, une ombre. Un homme jeune un peu décalé, une vieille femme venue de loin. L'un porte le récit qui comble une amnésie. Il est le narrateur. Elle est la voix.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28477840-28065215.jpg?v=1543821928" alt=""Un Instant" donne le goût des choses aux mots par un travail méticuleux de la syntaxe" title=""Un Instant" donne le goût des choses aux mots par un travail méticuleux de la syntaxe" />
     </div>
     <div>
      Jean Bellorini réalise comme un précipité au sens chimique. Et exprime le mouvement même de la Recherche. Cette œuvre en mouvement d'écriture qui, de synesthésies en synesthésies, donne le goût des choses aux mots par un travail méticuleux de la syntaxe. Le metteur en scène obtient par les moyens du théâtre, de la part du public, une attention intense, une écoute intime des fragments de la recherche. Une (re)découverte.       <br />
              <br />
       Il se permet même, dans une discrète virtuosité, de partir scéniquement de très loin. Par un prologue presque agaçant qui rappelle et évacue vite tous les poncifs : des petites madeleines de chacun à la pensée du regret larmoyant et sentimental d'un Léo Ferré*.       <br />
              <br />
       Dans &quot;Un instant&quot;, se vit une approche respectueuse et amoureuse de l'œuvre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* &quot;Avec le temps va, tout s'en va…&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Un Instant"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28477840-28065221.jpg?v=1543821967" alt=""Un Instant" donne le goût des choses aux mots par un travail méticuleux de la syntaxe" title=""Un Instant" donne le goût des choses aux mots par un travail méticuleux de la syntaxe" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;À la recherche du temps perdu&quot; de Marcel Proust.       <br />
       Adaptation : Jean Bellorini, Camille de La Guillonnière et Hélène Patarot.       <br />
       Mise en scène, scénographie, lumière : Jean Bellorini.       <br />
       Avec : Hélène Patarot et Camille de La Guillonnière.       <br />
       Musicien : Jérémy Péret.       <br />
       Costumes : Macha Makeïeff.       <br />
       Création sonore : Sébastien Trouvé.       <br />
       Perruque : Cécile Kretschmar.       <br />
       Assistanat à la scénographie : Véronique Chazal.       <br />
       Assistanat aux costumes : Claudine Crauland.       <br />
       Durée : 1 h 45.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28477840-28065233.jpg?v=1543822009" alt=""Un Instant" donne le goût des choses aux mots par un travail méticuleux de la syntaxe" title=""Un Instant" donne le goût des choses aux mots par un travail méticuleux de la syntaxe" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 14 novembre au 9 décembre 2018.</span>       <br />
       Du lundi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h 30, relâche le mardi.       <br />
       Théâtre Gérard Philipe - CDN, Salle Roger Blin, Saint-Denis (93), 01 48 13 70 00.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatregerardphilipe.com/cdn/" target="_blank">&gt;&gt; theatregerardphilipe.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée 2018/2019</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">14 et 15 décembre 2018 :</span> Les Théâtres de la Ville de Luxembourg (Luxembourg).       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 au 27 janvier 2019 :</span> TKM-Théâtre Kléber-Méleau, Renens (Suisse).       <br />
       16 et 17 février 2019 : Théâtre Louis Aragon - Scène conventionnée d’intérêt national art et création - danse,       <br />
       Tremblay-en-France (93).       <br />
       Du 13 au 16 mars 2019 : La Criée - Théâtre national, Marseille (13).       <br />
       20 et 21 mars 2019 : Théâtre de l’Archipel - Scène nationale, Perpignan (66).       <br />
       26 et 27 mars 2019 : Théâtre de Caen (14).       <br />
       4 et 5 avril 2019 : Hérault Culture, Domaine départemental de Bayssan, Béziers (34).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Un-Instant-donne-le-gout-des-choses-aux-mots-par-un-travail-meticuleux-de-la-syntaxe_a2296.html" />
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