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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-13T10:12:04+02:00</updated>
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   <title>"Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !</title>
   <updated>2026-08-26T17:00:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Ici-sont-les-dragons-Une-odyssee-revolutionnaire-epique-et-historique-_a4646.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97820320-68091500.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-08-26T16:37:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans une grande épopée dont Ariane Mnouchkine a prévu plusieurs époques, le théâtre du Soleil nous plonge, pour la première époque, dans la Révolution russe. La mise en scène est au plus proche des faits réels de celle-ci, en utilisant les langues anglaise, ukrainienne et russe pour être au diapason des figures célèbres qui y ont pris part, en la combattant ou en la menant.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97820320-68091499.jpg?v=1736107219" alt=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" title=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" />
     </div>
     <div>
      Toujours au rendez-vous, Ariane Mnouchkine, assistée d'Hélène Cixous dans une œuvre collective du Théâtre du Soleil, est fidèle à ses combats, à sa vision du 6ᵉ art et à son exigence artistique où est narrée, sur les planches, une grande épopée historique avec ses décors somptueux, son style de jeu, dans une première époque intitulée &quot;Ici sont les dragons&quot;, et qui en comportera d'autres.       <br />
              <br />
       Pour celle-ci, le spectre temporel s'étale entre 1916 et janvier 1918, diversement situé au Pas-de-Calais, en Picardie, à Kiev, à Petrograd, en Allemagne et en Ukraine de l'Ouest. La pièce relate les événements juste avant et pendant la Révolution russe de 1917, avec la chute du tsar Nicolas II (1868-1918) qui a donné lieu à l'éveil de la démocratie, suivi rapidement par la prise de pouvoir de Lénine (1870-1924) et de sa dictature.       <br />
              <br />
       La scénographie découvre un front de guerre avec son terrain recouvert de nappes givrées et de neige qui tombe par un mécanisme à dessein visible, où un comédien, côté cour, actionne une corde qui fait bouger en hauteur un long plateau fin pour la faire descendre. Situées côté cour, les coulisses du spectacle sont visibles durant toute la représentation. Dans celles-ci, une chorale de chanteurs entonne, durant un moment, un très beau chant. Il y a du théâtre dans le théâtre à de très nombreuses reprises avec la protagoniste principale, la metteure en scène (Hélène Cinque en alternance avec Dominique Jamblet), qui monte parfois sur les planches pour diriger les interprètes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97820320-68091500.jpg?v=1736107256" alt=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" title=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" />
     </div>
     <div>
      La pièce est découpée en douze tableaux avec des décors changeants. Nous sommes en plein cœur d'un processus créateur artistique, la loge de la metteure en scène est située sous l'avant-scène, seul élément fixe dans la scénographie. Autour d'elle, il y a des manuscrits et des livres mettant en exergue un travail de recherche fait pour cette création. Elle doit choisir, ne pouvant tout montrer, comme elle le dit à l'un des personnages, soldat de son statut, qui l'interpelle lors d'une scène, car souhaitant qu'elle fasse référence à Karl Kautsky (1854-1938), homme politique germano-autrichien et théoricien marxiste, et à Nestor Makhno (1888-1934), révolutionnaire ukrainien.       <br />
              <br />
       Qui parle de Karl Kautsky et de Nestor Makhno ? Le comédien, citoyen de son art et porteur de l'engagement politique du Théâtre du Soleil, ou le combattant incarné luttant pour la souveraineté de son pays et militant auprès de Nestor Makhno ? L'interprète, soucieux de ce qu'il joue ou le personnage ? Le 6ᵉ art est mis en abyme sur ce qui relève de l'incarnation, de sa construction et de ses valeurs. Nous sommes ainsi situés dans un entre-deux de ce qui est théâtre dans le théâtre et théâtre dans son propos, de ce qui est joué et de ce qui est dit, les seconds termes bousculant toujours les premiers.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97820320-68091501.jpg?v=1736107293" alt=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" title=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" />
     </div>
     <div>
      Autour de Churchill, Kerenski, Lénine, Staline et Trotski, une multitude de protagonistes apparaissent, dont beaucoup oubliés par l'Histoire. Les comédiens portent des masques pour incarner ces figures historiques. Ces accessoires font qu'ils ont un aspect froid et distant entre eux. L'expressivité faciale est donc absente, les humeurs et émotions ne pouvant transparaître. Le jeu verbal semble toujours en décalage entre le dit et le manifesté, mettant en exergue des hommes animés uniquement de calculs politiques. Elle montre ainsi le visage froid et implacable de l'Histoire.       <br />
              <br />
       En arrière-fond, la trame sonore du spectacle est basée sur des enregistrements en langues anglaise, russe et ukrainienne. Sauf pour la metteure en scène, le français est utilisé à de rares exceptions. Elles deviennent le lien essentiel qui relie les événements aux hommes qui les ont décidés. Elles sont ainsi supports d'immixtion d'une période dont elles sont le repère pour être au plus proche des faits. La langue devient ainsi un élément d'authenticité.       <br />
              <br />
       Dans ce rapport à l'autre que les comédiens entretiennent avec leurs personnages, tout passe par la présence physique et le jeu corporel. La fable, dans le cadre d'une optique baignée d'imagination, est ainsi mise en retrait par rapport aux faits réels. Le 6ᵉ art devient témoin historique permettant de combattre mensonges et &quot;faits alternatifs*&quot;. C'est ce qui est mis en exergue dans la première scène, quand la metteure en scène stoppe directement une interview télévisée de Poutine, projetée en arrière-scène, qui raconte sa &quot;vérité&quot;, en tordant les faits.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97820320-68091502.jpg?v=1736107324" alt=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" title=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" />
     </div>
     <div>
      Dans le dernier tableau, elle filme, avec son téléphone portable, le palais d'hiver de Petrograd où la démocratie avait pris ses quartiers pendant quelques mois. La projection est faite en même temps sur grand écran, nostalgique d'une courte période en URSS (Union des Républiques Socialistes Soviétiques) que l'on souhaiterait voir aujourd'hui en Russie, comme dans de nombreux pays sous égide dictatoriale et ailleurs où elle est de plus en plus malmenée par les fake news.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* &quot;Alternative facts&quot; (en V.O.), expression utilisée par la conseillère du président américain Donald Trump, Kellyanne Conway, le 22 janvier 2017, pour minimiser les impacts de l'appréciation à dessein erronée de Sean Spicer, porte-parole de la Maison-Blanche, du nombre de participants, la veille, à l'investiture du président.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ici sont les dragons"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97820320-68091503.jpg?v=1736183306" alt=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" title=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" />
     </div>
     <div>
      <b>Première époque, 1917 : La Victoire était entre nos mains.</b>       <br />
       Création collective du Théâtre du Soleil, en harmonie avec Hélène Cixous.       <br />
       Dirigée par Ariane Mnouchkine.       <br />
       Musique composée par Clémence Fougea, jouée à chaque représentation avec Ya-Hui Liang.       <br />
       Compositions musicales : Dimitri Chostakovitch, Sergueï Prokoviev et Yevhen Adamtsevytch, Ilia Chatrov, Fritz Cohen, César Franck, Reinhold Glière, Gustav Holst, Mykola Leontovytch, Edmund Meisel et Richard Wagner.       <br />
       Comédiens : Hélène Cinque, Dominique Jambert, Nirupama Nityanandan, Aline Borsari, Alice Milléquant, Omid Rawendah, Sébastien Brottet-Michel, Seear Kohi, Andréa Marchant Fernandez, Andréa Formantel Riquelme, Agustin Letelier, Farid Joya, Élise Salmon, Ève Doe-Bruce, Vincent Mangado, Samir Abdul Jabbar Saed, Judit Jancsó, Pamela Marin Munoz, Vincent Martin, Seietsu Onochi, Vijayan Panikkaveettil, Reza Rajabi, Jean Schabel, Shaghayegh Beheshti, Xevi Ribas, Dimitri Leroy, Duccio Bellugi-Vannuccini, Ariane Hime, Maurice Durozier, Astrid Grant, Tomaz Nogueira da Gama, Sava Lolov, Clémence Fougea.       <br />
       Voix : Ira Verbitskaya, Egor Morozov, Judit Jancsó, Martin Vaughan Lewis, Brontis Jodorowsky, Arman Saribekyan, Judit Jancsó, Alexey Dedoborsch, Cyril Boutchenik, Rainer Sievert, Johannes Hamm, Sacha Bourdo, Yuriy Zavalnyouk, Anna Kuzina.       <br />
       Musiciens de l'orchestre : Agustin Letelier, Ya-Hui Liang (percussions), Andréa Marchant Fernandez (saxophone), Vincent Martin (piano), Xevi Ribas (clarinette), Elise Salmon (basse).       <br />
       Durée : 2 h 45 avec l'entracte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97820320-68091504.jpg?v=1736183282" alt=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" title=""Ici sont les dragons" Une odyssée révolutionnaire, épique et historique !" />
     </div>
     <div>
      Première Époque : 2 h 45 avec l'entracte.       <br />
       Deuxième Époque : 3 h 10 avec l'entracte.       <br />
       Les jours d'intégrale il y aura 1 h de pause entre les deux époques.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">À partir du 30 septembre 2026.</span>       <br />
       Du mercredi au vendredi à 19 h 30, samedi à 15 h et dimanche à 13 h 30.       <br />
       Relâches exceptionnelles : 25 décembre 2024, puis du 1ᵉʳ au 7 janvier 2025 inclus.       <br />
       Deuxième Époque : mercredi et jeudi à 19 h 30, dimanche à 14 h, un vendredi sur deux à 19 h 30, un samedi sur deux à 14 h.       <br />
       Première Époque : un vendredi sur deux à 19 h 30.       <br />
       Intégrale : un samedi sur deux à 14 h.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-du-soleil.fr/fr/notre-theatre/les-spectacles/ici-sont-les-dragons-2024-2470" target="_blank">Voir calendrier.</a>       <br />
       Théâtre du Soleil, Cartoucherie de Vincennes, Paris 12ᵉ       <br />
       Téléphone : 01 43 74 24 08.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatreonline.com/Theatre/Cartoucherie-Theatre-du-Soleil/163" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-du-soleil.fr/fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-du-soleil.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Ici-sont-les-dragons-Une-odyssee-revolutionnaire-epique-et-historique-_a4646.html" />
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  <entry>
   <title>"Big Mother" Big Brother revisité avec les réseaux sociaux en toile de fond</title>
   <updated>2026-08-24T10:27:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Big-Mother-Big-Brother-revisite-avec-les-reseaux-sociaux-en-toile-de-fond_a4644.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-08-24T10:14:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans une belle intrigue aux relents politico-journalistiques, l'autrice et metteuse en scène Mélody Mourey dénonce, dans cette création rendant hommage au personnage Big Brother de George Orwell, l'extrémisme politique dans son usage pervers et manipulateur des réseaux sociaux.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97792252-68070316.jpg?v=1787559523" alt=""Big Mother" Big Brother revisité avec les réseaux sociaux en toile de fond" title=""Big Mother" Big Brother revisité avec les réseaux sociaux en toile de fond" />
     </div>
     <div>
      Cela ressemble à un film à suspense. &quot;Big Mother&quot; est présenté d'ailleurs comme un thriller politico-journalistique. Ses atours sont cinématographiques avec son script de fin, ses personnages présentés comme dans une série et leurs noms inscrits à tour de rôle, en début comme en fin de représentation, sur un bandeau lumineux en fond de scène. La trame l'est tout autant avec sa découpe scénique et son rythme. Ici l'action gouverne avec ses rebondissements et ses plongées dans le passé pour remonter le cours du temps afin d'apporter un éclairage aux événements. La première scène relève presque du théâtre de l'absurde, car elle intervient réellement aux trois quarts de la pièce. L'échelle temporelle est bousculée pour situer le spectateur au cœur même de l'intrigue.       <br />
              <br />
       La trame est composée d'une multitude de scénettes qui rythment la pièce. Les actions s'enchaînent en cascade et déroulent une enquête journalistique à suspense sur fond politique, dans laquelle les réseaux sociaux, le populisme et la désinformation sont au cœur. Différentes ruptures scandent le rythme de la pièce, comme dans deux scènes où des pas de danse sont effectués, et quand Marine Llado incarne, en chantant, une pop star. C'est surtout une plongée au cœur du monde de la presse avec une rédaction de journalistes, une reporter sur le terrain et une voiture avec deux enquêteurs sur une route qui défile en arrière-fond comme dans un film des années soixante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97792252-68070320.jpg?v=1787559549" alt=""Big Mother" Big Brother revisité avec les réseaux sociaux en toile de fond" title=""Big Mother" Big Brother revisité avec les réseaux sociaux en toile de fond" />
     </div>
     <div>
      Des téléphones portables sonnent souvent, on assiste à une réunion en vidéoprojecteur, les ordinateurs portables sont utilisés. Tout s'inscrit dans notre modernité. La trame puise sa source dans les excès et égarements de l'information véhiculée par les réseaux sociaux et utilisés sciemment par un parti politique extrémiste appelé &quot;Démocratie radicale&quot;, qui est tout sauf pour la démocratie et la transparence comme ce qu'il prône. A-t-on déjà vu un parti extrémiste adepte de la démocratie ? L'autrice et metteuse en scène Mélody Mourey montre que, comme les OVNI, le peuple, que ce parti prétend incarner, ainsi que les journalistes et opposants politiques, sont des &quot;Objets Vénéneux Non Imaginables&quot; pour lui.       <br />
              <br />
       Les comédiens ont un jeu de qualité évident, par essence marqué, et ne demandant pas, afin de coller à un thriller psychologique, de grande subtilité émotionnelle, les événements s'enchaînant en cascade. Toutefois, est exigé une grande rapidité d'exécution dans les gestes, avec une maîtrise des ruptures de jeu que les comédiens assurent en jouant aussi parfois plusieurs personnages.       <br />
              <br />
       La fin n'est pas celle d'une fable d'enfant. Elle est en effet ancrée dans une réalité qui existe déjà et pourrait advenir rapidement, dans une échelle beaucoup plus grande et dangereuse, si chacun d'entre nous ne prend pas garde. Mélody Mourey pointe les dangers de l'extrémisme politique et de la manipulation de l'information et des réseaux sociaux. Un petit bonheur artistique à savourer aujourd'hui et à bien retenir pour les prochaines élections présidentielles. Elle nous aura bien prévenus !       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Big Mother"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97792252-68070326.jpg?v=1787559630" alt=""Big Mother" Big Brother revisité avec les réseaux sociaux en toile de fond" title=""Big Mother" Big Brother revisité avec les réseaux sociaux en toile de fond" />
     </div>
     <div>
      Texte : Mélody Mourey (Les Crapauds Fous) (La Course des Géants).       <br />
       Mise en scène : Mélody Mourey.       <br />
       Avec (en alternance) : Étienne Beydon, Ariane Brousse, Anne Buffet, Benoît Cauden, Éric Chantelauze, Solène Cornu, Anatole de Bodinat, Axel Huet, Jordi Le Bolloc'h, Marine Llado, David Marchal, Karina Marimon, Loris Mercatelli, Laurence Oltuski, François Pouron, Milena Sansonetti, Maud Saint-Jean, Marie-Laurence Tartas, Alexandre Texier,  Enora Texier.       <br />
       Scénographie : Olivier Prost.       <br />
       Lumières : Arthur Gauvin.       <br />
       Costumes : Bérengère Roland.       <br />
       Musique : Simon Meuret.       <br />
       Vidéos : Édouard Granero, Laure Cohen et Emmanuelle Buchet, assistés de Clémentine Kosh.       <br />
       Une production Théâtre des Béliers Parisiens.       <br />
       Durée : 1 h 40.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97792252-68070347.jpg?v=1787559747" alt=""Big Mother" Big Brother revisité avec les réseaux sociaux en toile de fond" title=""Big Mother" Big Brother revisité avec les réseaux sociaux en toile de fond" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Jusqu'au 1ᵉʳ novembre 2026.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h dimanche à 17 h.       <br />
       À partir du 1ᵉʳ septembre, lundi, mardi, mercredi, dimanche à 19 h, samedi à 17 h.       <br />
       Théâtre des Béliers Parisiens, 14 bis, rue Sainte Isaure Paris 18ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 42 62 35 00.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.theatredesbeliersparisiens.com/event/652639-big-mother" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredesbeliersparisiens.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredesbeliersparisiens.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>"3 saisons et 1 corps" Gaza, portée par la force et la poésie d'un jeune artiste palestinien</title>
   <updated>2026-08-12T10:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/3-saisons-et-1-corps-Gaza-portee-par-la-force-et-la-poesie-d-un-jeune-artiste-palestinien_a4642.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97570843-67941933.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-08-03T17:32:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dernière incursion avec l'artiste et poète palestinien Mohammad Al Qudwa dans le festival Paris L'Été qui se termine le 4 août. Dans un récit poignant sur Gaza, la mise en scène de l'auteur, en collaboration avec Martha Kiss Perrone, est portée par sa voix émouvante et profonde qui raconte la vie à Gaza sous les bombes avec ses frayeurs et ses morts. Un texte poétique de très grande force et paradoxalement de très grand espoir.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97570843-67941933.jpg?v=1785771275" alt=""3 saisons et 1 corps" Gaza, portée par la force et la poésie d'un jeune artiste palestinien" title=""3 saisons et 1 corps" Gaza, portée par la force et la poésie d'un jeune artiste palestinien" />
     </div>
     <div>
      La scénographie découvre une scène nue avec Mohammad Al Qudwa. Incarne-t-il un personnage ? On l'aurait souhaité. Tout ce qui est dit, et toujours avec poésie, est inscrit avec le sang des souffrances et de la tragédie palestinienne. Il est de Gaza et, avec lui, nous sommes à Gaza. On n'ose pas lui demander s'il a dû édulcorer ou non la réalité, la maquiller du pastel de la fiction pour ne pas la montrer dans sa réalité brutale et inimaginable, trop occultée que nous sommes par un nombre de morts qui nous fait glisser chacun vers un manque d'empathie en écho à la cruelle sentence du journaliste et écrivain allemand Kurt Tucholsky (1890-1935) : <span style="font-style:italic">&quot;Un mort, c'est la catastrophe, cent mille une statistique&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Mohammad Al Qudwa débute par sa naissance qu'il décrit comme un événement fade, car, en Palestine, on y côtoie la violence de l'occupant, la prison, souvent gratuitement, les privations, les humiliations, la douleur de vies arrachées près de vous et la mort comme compagnon de route. Son père a accepté sa naissance parce que <span style="font-style:italic">&quot;Quand il y en a pour deux bouches, il y en a aussi pour trois&quot;.</span> Sa mère ne la souhaitait sans doute pas, même si, comme il le dit, elle aurait eu un sentiment de culpabilité.       <br />
              <br />
       La trame est la guerre à Gaza. Laquelle ? Difficile de le dire. Possiblement la dernière où le nombre de morts depuis 2023 est évalué officiellement à plus de 73 000 Palestiniens, dont au moins 21 500 enfants <span style="font-style:italic">(1)</span>. Sans compter les morts sous les décombres, qui pour nombre d'historiens et de militaires équivaut à multiplier par deux les chiffres officiels.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97570843-67941936.jpg?v=1785771307" alt=""3 saisons et 1 corps" Gaza, portée par la force et la poésie d'un jeune artiste palestinien" title=""3 saisons et 1 corps" Gaza, portée par la force et la poésie d'un jeune artiste palestinien" />
     </div>
     <div>
      Des bruits, d'abord sourds puis de plus en plus sonores, symbolisant les bombardements, accompagnent le récit avec aussi la musique douce et mélodique d'Anelena Toku. Les accessoires scéniques sont une chaise, un seau en aluminium, un magnétophone et une roue de vélo dégonflée. L'acteur porte un blouson noir au-dessus de son maillot de même couleur, et ensuite un kimono. Il invite aussi sur le plateau quatre spectateurs en leur montrant comment il voit la reconstruction de son quartier, craie à la main. C'est la fin de la guerre que veut l'artiste palestinien. Il le répète à de multiples reprises.       <br />
              <br />
       Sa poésie est couleur de sang et a le goût de cendres. Ses mots sont souffles et respirations. Dans une mise en scène faite en collaboration avec Martha Kiss Perrone, son jeu est physique et allie tension et équilibre. Le récit est beau et poignant. Un moment, sur sa chaise, l'interprète est sur un pied, le bras droit replié, cachant un peu son visage et semblant emporter avec lui tout son corps vers sa gauche. Tout est expression chez lui sans être démonstratif.       <br />
              <br />
       Il y a aussi ses amis disparus, sa famille endeuillée comme elle peut l'être pour chaque Palestinien avec, entre autres, Youssef qui <span style="font-style:italic">&quot;délivre de la mort, guitare à la main, chaque matin de chaque jour&quot;.</span> Et qui, lors d'un bombardement, a été livré à la mort. Avec sa guitare.        <br />
              <br />
       Sous les envolées poétiques, c'est intense, habité et vécu. Cet artiste palestinien, sportif aussi de haut niveau au sein de l'équipe nationale de Palestine de Karaté, a tout juste vingt-deux ans et a vécu cinq guerres à Gaza. Son père avait <span style="font-style:italic">&quot;vingt ans de plus que lui/moi, mais une guerre en moins&quot;.</span>       <br />
              <br />
       L'espace nu est habité de sa présence tout à la fois forte, douce et émouvante. Gaza revit avec lui. La poésie et le théâtre sont ses armes. Avec &quot;3 saisons et 1 corps&quot;, sa mère est proche et son père, Youssef, Ali et tous les autres renaissent le temps d'un instant.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Source Wikipédia.</span>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.hrw.org/fr/world-report/2025/country-chapters/israel-and-palestine" target="_blank">&gt;&gt; À lire aussi dans le Rapport Mondial 2025 de l'Human Rights Watch la partie concernant &quot;Israël et Palestine&quot;</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"3 saisons et 1 corps"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97570843-67941944.jpg?v=1785771330" alt=""3 saisons et 1 corps" Gaza, portée par la force et la poésie d'un jeune artiste palestinien" title=""3 saisons et 1 corps" Gaza, portée par la force et la poésie d'un jeune artiste palestinien" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en arabe, surtitré en français.       <br />
       Texte : Mohammed Al Qudwa.       <br />
       Traduction française : Omaïma Machkour.       <br />
       Conception : Mohammed Al Qudwa.       <br />
       Mise en scène : Martha Kiss Perrone et Mohammed Al Qudwa.       <br />
       Assistante mise en scène et surtitrage : Lynda Rahal.       <br />
       Avec : Mohammed Al Qudwa.       <br />
       Dramaturgie : Maëlle Poésy.       <br />
       Musique : Anelena Toku.       <br />
       Collaboration musicale : Waseem Al Sisi et Juliano Abramovay.       <br />
       Collaboration danse : Aurore Giaccio.       <br />
       Création lumière : Sebia Falk, en collaboration avec Giorgia Tolaini.       <br />
       Scénographie : Jeanne Knoplioch.       <br />
       Création sonore : Anelena Toku, Rafael Coutinho.       <br />
       Création lumière : Sebia Falk-Lemarchand, en collaboration avec Giorgia Tolaini.       <br />
       Production : Théâtre Dijon Bourgogne, Centre dramatique national.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>Les représentations ont eu lieu les 30 et 31 juillet à 18 h 30 au lycée Henri Bergson, Paris 19ᵉ.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       5 novembre 2026 : Transversales – Scène conventionnée, Verdun (55).       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Festival Paris L'Été - 36ᵉ édition</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 juillet au 4 août 2026.</span>       <br />
       <a class="link" href="https://www.parislete.fr/" target="_blank">>> parislete.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.parislete.fr/fr/le-programme" target="_blank">>> Programme</a>       <br />
       <a class="link" href="https://parislete.notre-billetterie.fr/formulaire?dial=sommaire26" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/3-saisons-et-1-corps-Gaza-portee-par-la-force-et-la-poesie-d-un-jeune-artiste-palestinien_a4642.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Carcaça" et "Adentro!" Quand les danses folkloriques argentines et portugaises sont à l'honneur au Festival Paris L'Été</title>
   <updated>2026-07-30T19:35:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Carcaca-et-Adentro-Quand-les-danses-folkloriques-argentines-et-portugaises-sont-a-l-honneur-au-Festival-Paris-L-Ete_a4641.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97528544-67916263.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-07-30T18:42:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Nouvelle incursion au Festival Paris L'Été qui se déroule jusqu'au 4 août avec "Carcaça" du chorégraphe portugais Marco da Silva Ferreira et "Adentro!" de la chorégraphe argentine Diane Szeinblum… Deux univers différents exprimés dans deux lieux parisiens prestigieux, le Petit Palais et le Jardin des Tuileries, qui nous dévoilent les ressorts des danses folkloriques de ces deux pays.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97528544-67916263.jpg?v=1785430143" alt=""Carcaça" et "Adentro!" Quand les danses folkloriques argentines et portugaises sont à l'honneur au Festival Paris L'Été" title=""Carcaça" et "Adentro!" Quand les danses folkloriques argentines et portugaises sont à l'honneur au Festival Paris L'Été" />
     </div>
     <div>
      À l'entame du spectacle de </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Carcaça"</strong></span> du chorégraphe portugais Marco da Silva Ferreira, Maria Antunes est au bord de la scène et esquisse des bouts de flexions à partir de son tronc vers ses membres supérieurs, comme son épaule ou son bras qui se lève, puis jusqu'à son bas de dos qui s'abaisse pour revenir vers son poitrail qui se relève. Ses flexions sont à la fois celles d'une automate et celles d'une personne humaine.       <br />
              <br />
       Puis neuf autres danseurs, habillés de noir, rejoignent le plateau. Leurs corps sont en tension, avec, pour certains, un bas du ventre qui descend à hauteur des genoux, les deux jambes, pour tous, bien ancrées au sol. Nous sommes dans une myriade de gestuelles où la configuration dansée se découpe en solo, en duo ou en groupe. Parfois, des solistes se retrouvent en coin de scène avec leurs propres partitions de gestes et de mouvements. Quant à côté d'eux, d'autres danseurs en groupe ont des mouvements élancés dans un même tempo et une même tension qui font de cette disparité gestuelle une seule et même chorégraphie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97528544-67916264.jpg?v=1785430172" alt=""Carcaça" et "Adentro!" Quand les danses folkloriques argentines et portugaises sont à l'honneur au Festival Paris L'Été" title=""Carcaça" et "Adentro!" Quand les danses folkloriques argentines et portugaises sont à l'honneur au Festival Paris L'Été" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, la chorégraphie de Marco da Silva Ferreira se découpe en éléments dansés variés et disparates où le fixe et le mouvant, la force et la fluidité sont les deux faces d'une même pièce. Les danseurs se déplacent, toujours dans une intensité plus ou moins marquée, avec des déplacements tout du long du plateau, à la fois souples et en faux déséquilibre, avec un plat du pied gauche qui se lève alors que le bout des orteils du pied droit pointe le sol.       <br />
              <br />
       Au final, un arrêt soudain s'effectue, comme la fin de quelque chose, où les artistes sont au repos avec des regards qui se lancent, pour certains, avec un sourire au public. Ils sont regroupés pour former une seule entité et d'un coup, d'un seul, leurs mains claquent entre elles tels des palmas pour scander un rythme. Tous sont sur le même tempo, avec une gestuelle à la fois ordonnée et rythmée par le claquement qui s'en échappe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97528544-67916267.jpg?v=1785430324" alt=""Carcaça" et "Adentro!" Quand les danses folkloriques argentines et portugaises sont à l'honneur au Festival Paris L'Été" title=""Carcaça" et "Adentro!" Quand les danses folkloriques argentines et portugaises sont à l'honneur au Festival Paris L'Été" />
     </div>
     <div>
      Pour </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Adentro!"</strong></span>, la chorégraphe argentine Diana Szeinblum nous convie dans un univers entouré de silence, celui à démonter "la structure des danses folkloriques argentines pour en révéler la vitalité cachée", comme notifié dans le dossier de presse. Nous en avons une lecture légèrement autre même si elle recoupe en partie celle-ci. Pablo Castronovo, Barbara Hang et Andrés Molina sont sur scène où, au travers de postures physiques, chacun essaie de marquer sa présence, comme un besoin d'espace vital aux dépens des autres. Celle-là est de plus en plus physique au fil de la représentation, d'abord dans un périmètre réduit où le tronc de chacun devient un axe gestique.        <br />
              <br />
       Ils se lancent, par défi, des regards accompagnés de postures à dessein caricaturaux, voire à tendance viriliste, Barbara Hang s'employant à porter une fausse barbe à certains moments. Cette délimitation scénique pour chacun s'agrandit avec une gestuelle élancée, accompagnée d'une dynamique composée de membres inférieurs qui prennent appui au sol pour opérer des mouvements avec un centre de gravité parfois bas. Un moment, la jambe de l'un se lève en demi-cercle à hauteur de son visage, quand pour l'autre, c'est une jambe qui longe les planches en appui de son autre membre inférieur replié.       <br />
              <br />
       Les danseurs s'emploient à montrer leurs forces, trop démonstratives pour qu'elles coulent de source. Le corps est roi et nous sommes dans une représentation presque théâtrale. On se toise, les poitrails sont montrés, avec des membres supérieurs qui se lâchent dans une gestuelle de plus en plus élancée et aérienne. Pablo Castronovo tape des pieds sur la scène de façon bruyante, marquant une prise de possession sonore de celle-ci.       <br />
              <br />
       Puis il se retrouve au milieu de celle-ci, quand Barbara Hang et Andrés Molina le regardent effectuer des sauts, en déployant une énergie dans une tension où le tronc devient pilier, tout en se repliant, avec des jambes élancées et tendues horizontalement. Chacun finit avec un solo dans lequel la souplesse des mouvements supplante la fixité du corps. La grâce et la vivacité des gestiques occultent, au final, le virilisme joué pour laisser une liberté des gestes s'exprimer avec émotion.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Carcaça"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97528544-67916277.jpg?v=1785430437" alt=""Carcaça" et "Adentro!" Quand les danses folkloriques argentines et portugaises sont à l'honneur au Festival Paris L'Été" title=""Carcaça" et "Adentro!" Quand les danses folkloriques argentines et portugaises sont à l'honneur au Festival Paris L'Été" />
     </div>
     <div>
      Direction artistique et chorégraphie : Marco da Silva Ferreira.       <br />
       Assistance artistique : Catarina Miranda.       <br />
       Avec : André Speedy, Cacá Otto Reuss, Fábio Krayze, Marc Oliveras Casas, Marco da Silva Ferreira, Maria Antunes, Max Makowski, Mélanie Ferreira, Nelson Teunis, Nala Revlon.       <br />
       Original cast : Leo Ramos.       <br />
       Conception lumière et direction technique : Cárin Geada.       <br />
       Musique : João Pais Filipe (percussions), Luís Pestana (musique électronique).       <br />
       Costumes : Aleksandar Protic.       <br />
       Scénographie : Emanuel Santos.       <br />
       Études anthropologiques : Teresa Fradique.       <br />
       Danses folkloriques portuguaises : Joana Lopes.       <br />
       Production : Pensamento Avulso.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Carcaça&quot; a été représenté du 21 au 23 juillet 2026 à 22 h, aux Jardins des Tuileries, Domaine du Louvre, à Paris 1ᵉʳ.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Adentro!"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97528544-67916288.jpg?v=1785430572" alt=""Carcaça" et "Adentro!" Quand les danses folkloriques argentines et portugaises sont à l'honneur au Festival Paris L'Été" title=""Carcaça" et "Adentro!" Quand les danses folkloriques argentines et portugaises sont à l'honneur au Festival Paris L'Été" />
     </div>
     <div>
      Idée et mise en scène : Diana Szeinblum.       <br />
       Création chorégraphique : Diana Szeinblum, Pablo Castronovo, Bárbara Hang, Andrés Molina.       <br />
       Avec : Pablo Castronovo, Bárbara Hang, Andrés Molina        <br />
       Musique originale : Axel Krygier.       <br />
       Thème musical : Simón Díaz.       <br />
       Conception des lumières : Facundo David.       <br />
       Régisseur général : Facundo David.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       <b>"Adentro!" a été représenté les 22 et 23 juillet 2026 à 19 h, le 24 juillet à 20 h 30, au Petit Palais, avenue Winston Churchill, Paris 8ᵉ.</b>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Festival Paris L'Été - 36ᵉ édition</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 juillet au 4 août 2026.</span>       <br />
       <a class="link" href="https://www.parislete.fr/" target="_blank">>> parislete.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.parislete.fr/fr/le-programme" target="_blank">>> Programme</a>       <br />
       <a class="link" href="https://parislete.notre-billetterie.fr/formulaire?dial=sommaire26" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Carcaca-et-Adentro-Quand-les-danses-folkloriques-argentines-et-portugaises-sont-a-l-honneur-au-Festival-Paris-L-Ete_a4641.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Tendre colère"… Se déclinant gracieusement ou de façon dansée dans des registres aussi variés que la contenance, la franche expressivité et l’engourdissement</title>
   <updated>2026-07-28T15:37:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Tendre-colere-Se-declinant-gracieusement-ou-de-facon-dansee-dans-des-registres-aussi-varies-que-la-contenance-la_a4638.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97488050-67886268.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-07-27T13:59:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Créé en 1990, le festival Paris l’été est à sa trente-sixième édition avec la danse, le théâtre, le cirque et ses concerts de musique aux abords de monuments, de parcs de la capitale ou dans des salles parisiennes. Première incursion avec un spectacle créé en 2025 de Christophe et François Ben Aïm. Les deux chorégraphes déclinent la colère dans des corps expressifs à géométrie variable avec leurs chutes, leurs somnolences et leurs tensions.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97488050-67886268.jpg?v=1785153713" alt=""Tendre colère"… Se déclinant gracieusement ou de façon dansée dans des registres aussi variés que la contenance, la franche expressivité et l’engourdissement" title=""Tendre colère"… Se déclinant gracieusement ou de façon dansée dans des registres aussi variés que la contenance, la franche expressivité et l’engourdissement" />
     </div>
     <div>
      Un homme habillé en bleu de travail est sur scène avec un long balai entre les mains. Il joue de mimes, de situations, de spectateurs et d’accessoires scéniques, doucement, sans prévenir, tel un accessoiriste qui disposerait ses éléments. Tout est jeu et silence. Tout est attitude et expression dans un environnement dans lequel il est seul, sans chercher à créer un lien réciproque avec ce qui l’entoure. Il le questionne, mais son objet n’est pas d’entrer dans un échange, verbal ou émotionnel, avec lui. Ce moment s’inscrit à la fois en préambule du spectacle et entier à celui-ci.       <br />
              <br />
       L’entame est suivie par une musique et dix danseurs s’alignant en fond de scène. Cette rupture est autant dans la scénographie que dans le contenu du spectacle qui devient chorégraphique. De la verbalisation du corps et de la performance humoristique qui découle de la première séquence, s’inscrit ce qui suit : l’expression d’une colère en chorégraphies multiples. Sans que celle-là s’exprime de façon brutale, elle avance à petits pas vers une agressivité. Le fil rouge, liant ces deux parties, est cette émotion qui peut être portée de manière ponctuelle, continue, refoulée, expressive ou maîtrisée. <span style="font-style:italic">&quot;Être roi de ses humeurs est le privilège des grands animaux&quot;,</span> comme le souligne Camus dans &quot;La Chute&quot; (1956).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97488050-67886269.jpg?v=1785153736" alt=""Tendre colère"… Se déclinant gracieusement ou de façon dansée dans des registres aussi variés que la contenance, la franche expressivité et l’engourdissement" title=""Tendre colère"… Se déclinant gracieusement ou de façon dansée dans des registres aussi variés que la contenance, la franche expressivité et l’engourdissement" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;Tendre colère&quot; se joue un rapport à l’autre et à l’espace. Un des artistes chante quand, plus loin, un autre se plaint fortement en espagnol, avec une traduction effectuée avec humour et de façon décalée. Le verbe s’habille dans un débit passionné, ponctué d'exclamations et d'interpellations au public. Celles-ci sont dirigées vers les spectateurs sans qu’ils en soient le sujet, mais le support.       <br />
              <br />
       Les corps s’avancent, chacun à son rythme avec une gestuelle qui est dans un lâcher-prise continu en solo, en duo ou par petits groupes avec des déplacements effectués sans que le pas de course ne soit présent. Les lumières scandent les temps forts en créant une ambiance. Les danseurs se délassent. L’engourdissement des uns et des autres s'effectue par groupe de deux, un artiste tombant au sol avant qu’il ne soit retenu par en dessous de ses aisselles par son alter-ego. C’est fluide et gracieux. Les mouvements sont multiples, chacun étant dans ses propres gestes, mais le tout est de même tempo et à la même allure. Ceux-ci sont, à dessein, non synchrones, bien que l’ensemble le soit.       <br />
              <br />
       Un moment, des corps et des bras s’étirent dans des lumières fluorescentes comme celles d’une boîte de nuit. Le rythme change, devient animé et dansant avant que la réalité reprenne ses droits dans des lumières plus neutres. S’il y a &quot;tendre colère&quot;, elle est contenue, sauf à la fin où les danseurs, disposés les uns à côté des autres dans une rangée en avant-scène, poussent, de façon crescendo, des cris dans un même tempo avant que ceux-ci ne redescendent pour finir dans un chant collectif et que le noir ne tombe sur eux.
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97488050-67886272.jpg?v=1785153838" alt=""Tendre colère"… Se déclinant gracieusement ou de façon dansée dans des registres aussi variés que la contenance, la franche expressivité et l’engourdissement" title=""Tendre colère"… Se déclinant gracieusement ou de façon dansée dans des registres aussi variés que la contenance, la franche expressivité et l’engourdissement" />
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      Les cris deviennent chants en cœur, les respirations, une agressivité à bout de souffle, les interprètes dans la grogne, une communauté unie par une même voix. Et si cette réaction était nécessaire pour dénoncer une injustice ? Ou comment François et Christian Ben Aïm arrivent à marier une émotion sous toutes ses formes dans une pluralité de gestes.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
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     <div><b>"Tendre colère" </b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97488050-67886273.jpg?v=1785153862" alt=""Tendre colère"… Se déclinant gracieusement ou de façon dansée dans des registres aussi variés que la contenance, la franche expressivité et l’engourdissement" title=""Tendre colère"… Se déclinant gracieusement ou de façon dansée dans des registres aussi variés que la contenance, la franche expressivité et l’engourdissement" />
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      Chorégraphie et scénographie : Christian et François Ben Aïm.       <br />
       Assistante chorégraphique : Alex Blondeau.       <br />
       Avec : Eva Assayas, Jamil Attar, Johan Bichot, Lucie Domenach, Rosanne Briens, Carla Diego, Andrea Givanovitch, Jeremy Kouyoumdjian, Andréa Moufounda, Emilio Urbina.       <br />
       Accompagnement dramaturgique : Véronique Sternberg.       <br />
       Composition musicale : Patrick de Oliveira.       <br />
       Chant enregistré : Myriam Djémour.       <br />
       Création costumes : Mossi Traoré.       <br />
       Création lumière : Laurent Patissier.       <br />
       Régie générale et plateau : Stéphane Holvêque.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
       Production CFB 451.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <b>A eu lieu du 15 au 17 juillet 2026 à 22 h.       <br />
       Au Jardin des Tuileries, Domaine du Louvre, 4 quai des Tuileries, Paris 1er.</b>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Festival Paris L'Été - 36ᵉ édition</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 juillet au 4 août 2026.</span>       <br />
       <a class="link" href="https://www.parislete.fr/" target="_blank">>> parislete.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.parislete.fr/fr/le-programme" target="_blank">>> Programme</a>       <br />
       <a class="link" href="https://parislete.notre-billetterie.fr/formulaire?dial=sommaire26" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>
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      <b>Tournée</b>       <br />
       11 octobre 2026 : Le Beffroi, Montrouge (92).       <br />
       25 janvier 2027 : Le Trident - Scène nationale, Cherbourg-en-Cotentin (50).       <br />
       16 mars 2027 : Centre des bords de Marne - Biennale de danse du Val-de-Marne, Le Perreux-sur-Marne (94).       <br />
       18 mars 2027 : Théâtre Jean-François Voguet - Biennale de danse du Val-de-Marne Fontenay-sous-Bois (94).       <br />
       20 mars 2027 : Les Passerelles, Pontault-Combault (77).       <br />
       1ᵉʳ avril 2027 : Théâtre Gérard Philipe - Biennale de danse du Val-de-Marne, Champigny (94).
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