<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-03-09T09:40:58+01:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant</title>
   <updated>2025-10-02T14:04:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-evenement-25-Montpellier-Sete-la-pluridisciplinarite-pour-mieux-decouvrir-et-parcourir-les-chemins-du-vivant_a4367.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/91462492-64294224.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-10-01T18:58:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Au départ, fut la candidature de Montpellier au concours de Capitale européenne de la Culture 2028. Afin de porter celle-ci, l'association M28 - Terres de culture fut créée. Finalement, ce fut Bourges qui fut choisi… Forte de la dynamique générée par ce challenge, M28 décide de convertir cet échec en succès et génère un nouveau projet dès juin 2024 : prolonger, à travers une manifestation culturelle d'envergure territoriale, la dynamisation des terres du vivant, allant des territoires agathois aux rives du Grau-du-Roi, des karsts cévenols aux quartiers de Montpellier.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91462492-64294224.jpg?v=1759341143" alt="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" title="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, le pari est pris de sanctuariser la culture, de défendre les imaginaires et de les partager avec tous, grâce au choix de la gratuité, de s'unir sur un territoire de vie. Pour l'équipe de M28, sa présidente Sophie Léron, son directeur artistique Nicolas Dubourg, il s'agit ici de considérer la culture comme indispensable et de la maintenir au centre des transformations, des transmissions, des expérimentations sociales, sociétales, humaines, environnementales, pédagogiques, en lui donnant bien sûr une approche divertissante et/ou formatrice.       <br />
              <br />
       Toujours difficile à définir lorsqu'il est question d'aborder la pluridisciplinarité, voire le &quot;polymorphisme&quot; (expos, performance, transformation du paysage, expériences/mutations sociales, découvertes de trajectoires pédestres ou d'une rivière, danses (participatives ou pas), concerts, théâtres, cinéma en plein air, déambulations, ateliers gastronomiques ou autres, buffets dégustations, etc.), cette manifestation n'est pas vraiment un festival… &quot;L'événement 25&quot; est plus que ça… Une manière inédite de faire territoire par la culture, de transformer une dynamique culturelle collective (issue d'une candidature européenne) en de multiples explorations de chemins de traverses… unissant les artistes, les professionnels et les habitants d'un immense territoire allant des territoires Agathois aux rives du Grau-du-Roi, des karsts cévenols aux quartiers de Montpellier.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91462492-64294225.jpg?v=1759341695" alt="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" title="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;En fédérant les acteurs, en allant vers les publics, en multipliant les résidences d'artistes, en considérant la culture comme une puissance transformatrice à l'échelle d'un bassin de vie, nous construisons de nouveaux imaginaires. L'événement 25 - Les chemins du vivant démontre la capacité de M28 à faire territoire, par la coopération, en partant de la culture&quot;,</span> précise Sophie Léron, présidente de l'association M28.       <br />
              <br />
       L'ouverture officielle de &quot;L'événement 25&quot; s'est concrétisée par le concert du chanteur camerounais Blick Bassy au Théâtre Jean-Claude Carrière (Domaine d'O, à Montpellier). Accompagné de deux excellents musiciens, l'auteur, compositeur et interprète de Yaoundé a proposé, au croisement des cultures et des sons du monde, un concert en langue bassa (ou basaá, langue bantoue) où il a chanté les titres de son dernier album, &quot;Mádibá&quot; (2023) composé de douze chansons/fables formant un conte poétique et militant dédié à l'eau. Sur des arrangements aussi rêveurs que futuristes (mêlant la soul, le folk, l'électro) et portant des mélodies délicates, presque intimistes, Blick Bassy transporte le public de sa voix tout autant limpide que lumineuse vers des imaginaires pas toujours joyeux où seul la pluie peut guérir les sécheresses têtues.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91462492-64294315.jpg?v=1759341778" alt="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" title="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" />
     </div>
     <div>
      <b>Quelques événements et initiatives que nous avons vus… ou à venir :</b>       <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Mare nostrum" de Markus Kaesler au Musée de la Marine à Sète</strong></span>       <br />
       Installation composée de 2 749 cyanotypes, "Mare nostrum" rend hommage aux vies perdues en Méditerranée. Créées lors d'une résidence à la Villa Salis à Sète, ils ont été réalisés avec des sténopés flottants (dispositif optique sans lentille permettant de former des images) et développées avec l’eau de mer. Ainsi, ces images impriment les différentes densités minérales de la mer, ainsi que la présence de composants divers polluants et du vivant marin.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"ĝardeno paradizo" initié par Mécènes du Sud</strong></span>       <br />
       Comment, dans une pension de famille, lieu d'accompagnement social, imaginer un projet impliquant totalement les résidents dont l'objectif est une transformation des espaces extérieurs par l’art, le design et le vivant. Le socle de base de ce projet est bien sûr l’écoute, la convivialité et le faire ensemble. Cette initiative, inaugurée le 27 septembre par une grande fête, a eu lieu à la pension de Famille gérée par l’association Gammes, au 7 rue Saint-Louis à Montpellier.       <br />
              <br />
       Au fil des mois et des ateliers, l’équipe artistique composée d’Anna Colin, Mr&Mr (Alexis Lautier et Pierre Talagrand), Aude Mohammedi-Merquiol, Marine Lang, Aria Sene a jardiné, cuisiné et fabriqué des œuvres avec les résidents et résidentes de la pension et les hôtesses de Gammes, en s'appuyant sur les expériences et les histoires vécues, qu'elles soient collectives ou personnelles. Lors de la fête "ĝardeno paradizo", l’équipe artistique a présenté les œuvres pérennes, fonctionnelles, qui augmentent le jardin du lieu d'accueil désormais métamorphosé en un espace commun nourricier et cuisinier en harmonie avec le vivant.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Rivages sensibles - Océans infinis" Sophie Bernado, Céline Grange et Baptiste Mesange</strong></span>       <br />
       À l'occasion de concerts, le duo Lila Bazooka investit chaque territoire pour un travail de recherche-création avec des scientifiques locaux spécialistes des milieux lagunaires, autour des sons spécifiques du territoire et la composition de musiques à partir de ses captations. Au bassin de Thau, les artistes se laissent inspirer par le son des huîtres et des poissons de la lagune pour un voyage à la rencontre de l’univers sous-marin.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Home/Land" par le Begat Theater</strong></span>       <br />
       Bibliothèque singulière composée de récits de vie, archives de l’éphémère, installation vivante pour une expérience sensible et participative, "Home/Land" invite à une immersion dans nos mémoires. Cette expérience met en scène de drôles de chaises lampadaires. Chacune y est dépositaire d’une histoire autour de la notion de "chez soi". Vous pouvez rester le temps que vous souhaitez pour explorer cette vaste collection de la mémoire humaine où les récits de vies individuelles se présentent comme placés sous cloche, suspendus dans le temps.       <br />
              <br />
       Les deux artistes qui ont imaginé cette création ont en effet quitté leur pays d’origine pour aujourd’hui vivre en France. La question du départ, du déplacement, de l’exil (aussi minime géographiquement soit-il) est donc au cœur de leur démarche. C'est ainsi une manière originale d'interroger la notion du "home sweet home" par la mise en résonance d’une multitude de témoignages qui parlent d’exil, d’origines, d’altérité, de racines arrachées ou retrouvées. En plongeant dans des récits singuliers, le public est amené à questionner sa propre histoire.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91462492-64298565.jpg?v=1759394271" alt="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" title="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 26 septembre au 5 octobre 2025.</span>       <br />
       <b>L'événement 25 - Les chemins du vivant</b>       <br />
       Plus de 80 lieux clés répartis sur 7 territoires. Plus de 100 rendez-vous transdisciplinaires, gratuits et ouverts à toutes et à tous. Plus de 150 artistes, chercheurs, chercheuses ou scientifiques impliqués(es). 31 résidences d'artistes.       <br />
       Toutes disciplines mêlées : spectacle vivant, musique, arts visuels, gastronomie, architecture, patrimoine, paysage, etc.       <br />
       <a class="link" href="https://www.montpellier2028.eu/projets/#" target="_blank">>> L'événement 25</a>       <br />
              <br />
       <b>Quelques événements à découvrir :</b>       <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Home/Land" par le Begat Theater</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 5 octobre 2025.</span>       <br />
       De 18 h à 22 h. Durée de parcours libre, environ 60 minutes.       <br />
       Entrées en continu durant 3 h. Installation ouverte pendant 4 h.       <br />
       À partir de 14 ans. Gratuit.       <br />
       Promenade du Peyrou, Montpellier (programmé par L'Atelline - Scène conventionnée, Juvignac).       <br />
       <span class="fluo_jaune">18 et 19 octobre 2025.</span>       <br />
       De 17 h à 19 h 45. Gratuit.       <br />
       Pronomade(s) - Centre national des arts de la rue et de l'espace public,       <br />
       rue de la Fontaine, Encausse-les-Thermes (31).       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91462492-64299882.jpg?v=1759402303" alt="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" title="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Mare nostrum" de Markus Kaesler</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 24 septembre au 2 octobre 2025.</span>       <br />
       Musée de la Mer, 1, rue Jean Vilar, Sète.       <br />
       <span class="fluo_jaune">3 octobre 2025.</span>       <br />
       MO.CO. Panacée, rue de l'École de Pharmacie, Montpellier.       <br />
       <span class="fluo_jaune">4 octobre 2025.</span>       <br />
       Les Échelles de la Ville, 1, place Paul Bec, Montpellier.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Rivages sensibles - Océans infinis" Sophie Bernado, Céline Grange et Baptiste Mesange</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">3 octobre 2025 à 12 h 30.</span>       <br />
       Avec Sophie Bernado, Céline Grange et Baptiste Mesange.       <br />
       Kiosque Bosc, Esplanade Charles-de-Gaulle, avenue du Pont Juvénal, Montpellier.       <br />
       Tout public. Gratuit, sans réservation.       <br />
       <span class="fluo_jaune">4 octobre 2025 à 20 h.</span>       <br />
       Avec Sophie Bernado, Céline Grange et Baptiste Mesange.       <br />
       La passerelle, 503, boulevard Pierre Mendès France, Sète.       <br />
       Tout public. Gratuit, sans réservation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91462492-64299883.jpg?v=1759402388" alt="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" title="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/L-evenement-25-Montpellier-Sete-la-pluridisciplinarite-pour-mieux-decouvrir-et-parcourir-les-chemins-du-vivant_a4367.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Cette note qui commence au fond de ma gorge" Un cri d'amour comme on boxe, des mots qui portent des coups, blessent et mordent pour que l'histoire cesse de se terminer</title>
   <updated>2024-10-22T20:15:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Cette-note-qui-commence-au-fond-de-ma-gorge-Un-cri-d-amour-comme-on-boxe-des-mots-qui-portent-des-coups-blessent-et_a4066.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/83674360-59856805.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-10-22T19:56:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Oui, l'histoire d'amour, la belle histoire d'amour de Bahia et d'Aref vient de finir, du moins elle se finit. Aref s'en va. C'est comme ça. Il s'en va. Et ça déchire Bahia. Et ça la révolte. Elle ne veut pas que cet amour s'arrête, elle ne veut pas qu'Aref parte, alors elle va se battre avec tout ce qu'elle possède pour que l'amour continue, pour que cette fin ne cesse pas, pour qu'elle ne cesse peut-être jamais.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83674360-59856805.jpg?v=1729621218" alt=""Cette note qui commence au fond de ma gorge" Un cri d'amour comme on boxe, des mots qui portent des coups, blessent et mordent pour que l'histoire cesse de se terminer" title=""Cette note qui commence au fond de ma gorge" Un cri d'amour comme on boxe, des mots qui portent des coups, blessent et mordent pour que l'histoire cesse de se terminer" />
     </div>
     <div>
      Parce qu'il lui est tombé dessus sans qu'elle s'y attende, cet amour, cet Aref, cet inconnu qui apparaît soudain devant ses yeux venant de son lointain pays, l'Afghanistan, un jour ordinaire comme un autre, et c'est bien malgré elle que ce sentiment fort, viscéral, dictateur lui creuse le ventre et l'âme fait le vide de tout ce qui n'est pas cet inconnu, cet Aref, cet amour qui arrive, qui ne parle presque pas un mot de français et qui la possède corps et âme avant même qu'un mot soit échangé.       <br />
              <br />
       Bahia, la petite Française de grande banlieue, se révèle belle guerrière dans cette adversité qu'elle ne peut accepter. Et ce sont ses mots, les mots que l'auteur Fabrice Melquiot lui offre à lancer, qui vont être la musique et les grondements, et surtout ses armes pour tenter l'impossible, tenter d'encore avoir une chance que cet amour dure. Avec ses mots qui caressent, tempêtent, menacent, frappent, mais ne pleurent jamais, ne gémissent jamais, elle va boxer cet homme par tous les moyens pour qu'il cède, pour qu'il s'ouvre. Et c'est une ode au texte, au sens et aux mots auxquels on assiste dans cette joute violente et sans paix.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83674360-59856806.jpg?v=1729621243" alt=""Cette note qui commence au fond de ma gorge" Un cri d'amour comme on boxe, des mots qui portent des coups, blessent et mordent pour que l'histoire cesse de se terminer" title=""Cette note qui commence au fond de ma gorge" Un cri d'amour comme on boxe, des mots qui portent des coups, blessent et mordent pour que l'histoire cesse de se terminer" />
     </div>
     <div>
      Mais Aref est un géant lunaire, un musicien blessé par les désordres du monde, jeté hors de son pays par les talibans, devenu un inconnu, un étranger en quête de son existence ici. C'est la raison pour laquelle il part. Rejoindre dans une autre ville, des Afghans, des musiciens, des repères, c'est pour ce futur qu'il quitte Bahia.       <br />
              <br />
       Fabrice Melquiot s'est inspiré de la personnalité et de la vie d'Esmatullah Alizadah qui interprète le personnage d'Aref. Musicien, chanteur, joueur de dambura et d'harmonium, Esmatullah Alizadah était cet interprète de chants traditionnels, ce musicien né dans une famille de musiciens, avant que les talibans ne terrorisent son peuple. Ce ne sont pas avec les mots que son personnage réplique à celui interprété par Angèle Garnier, mais avec sa musique, avec ses chants, ces chants qui semblent tous évoquer avec nostalgie un monde perdu.       <br />
              <br />
       Le verbe fort et rythmé que Fabrice Melquiot a produit, dans une langue moderne, avec ses expressions du langage de la vie, de la rue, de la cour d'école qu'il projette dans des alexandrins et des décasyllabes tout au long du spectacle, est un souffle à la fois de réalisme, de poésie et d'humour qui emporte toute la pièce. C'est la joute de ces mots portés par le jeu énergique et sensible d'Angèle Garnier avec les chants et la musique intenses et authentiques d'Esmatullah Alizadah qui donne forme et fond à ce spectacle. Le challenge est réussi. Beauté du langage, beauté des sons s'emmêlent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83674360-59856811.jpg?v=1729621266" alt=""Cette note qui commence au fond de ma gorge" Un cri d'amour comme on boxe, des mots qui portent des coups, blessent et mordent pour que l'histoire cesse de se terminer" title=""Cette note qui commence au fond de ma gorge" Un cri d'amour comme on boxe, des mots qui portent des coups, blessent et mordent pour que l'histoire cesse de se terminer" />
     </div>
     <div>
      Fabrice Melquiot, dans cette création qu'il a lui-même mise en scène dans un dispositif qui favorise la proximité du public avec les interprètes, a réussi la belle prouesse de donner à entendre la forme d'or de la versification, l'alexandrin, ciselé avec la matière du langage d'aujourd'hui. Angèle Garnier, qui défend presque l'intégralité du texte, possède une fluidité d'élocution qui fait parfois pétiller les expressions lorsqu'une forme élaborée se combine à une forme plus triviale, plus issue du langage de la vie courante. Son personnage, Bahia, apparaît ainsi nimbé d'une troublante fragilité, tout en possédant une redoutable volonté.       <br />
              <br />
       Ce spectacle est né d'une demande de Sandrine Mini, directrice de la scène nationale de Sète, le Théâtre Molière, auprès de Fabrice Melquiot, auteur associé, dans le but d'offrir à Esmatullah Alizadah un tremplin professionnel pour privilégier sa venue en France. Le résultat est largement à la hauteur du projet, destiné au départ à un jeune public, il touche dorénavant tous les publics, au cœur, aux sens et à l'esprit.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Cette note qui commence au fond de ma gorge"</b></div>
     <div>
      Texte : Fabrice Melquiot.       <br />
       Mise en scène : Fabrice Melquiot.       <br />
       Avec : Esmatullah Alizadah et Angèle Garnier.       <br />
       Scénographie : Raymond Sarti.       <br />
       Régie générale : Marie Favier.       <br />
       Construction accessoires : Cécile Chauvin, Isaure Lecœur.       <br />
       À partir de 11 ans.       <br />
       Durée : 45 minutes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 15 au 26 octobre 2024.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 14 h 30 et 19 h, samedi à 19 h.       <br />
       Théâtre de la Concorde, Paris 8ᵉ, 01 71 27 97 17.       <br />
       <a class="link" href="https://theatredelaconcorde.paris/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaconcorde.paris</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 8 novembre 2024 :</span> Théâtre de Sartrouville et des Yvelines - CDN, Sartrouville (78).       <br />
       Du 19 au 21 novembre 2024 : Théâtre de Lorient - CDN, Lorient (56).       <br />
       Du 11 au 14 février 2025 : Théâtre Molière - Scène nationale Archipel de Thau, Sète (34).       <br />
       13 et 14 mai 2025 (dates à confirmer) : Le Meta - CDN, Poitiers (86).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Cette-note-qui-commence-au-fond-de-ma-gorge-Un-cri-d-amour-comme-on-boxe-des-mots-qui-portent-des-coups-blessent-et_a4066.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Avec "Magnifiques", danseuses et danseurs resplendissent dans la chorégraphie pleine d'espoir de Michel Kelemenis</title>
   <updated>2023-02-08T19:30:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Avec-Magnifiques--danseuses-et-danseurs-resplendissent-dans-la-choregraphie-pleine-d-espoir-de-Michel-Kelemenis_a3511.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/70667582-49261515.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-02-09T07:18:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La danse était à l'honneur ce 2 février au Théâtre Molière de Sète avec cette production du chorégraphe Michel Kelemenis qui dirige depuis plus de dix ans le Klap, Maison pour la danse, à Marseille. Une création dont l'inspiration est presque à l'opposée de son spectacle "Coup de grâce", diffusé en 2019, qui faisait référence aux attentats terroristes de Paris. Aujourd'hui, le chorégraphe évacue la noirceur de cette période pour chercher dans la jeunesse la lumière, la fantaisie et l'espoir.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70667582-49261515.jpg?v=1675881756" alt="Avec "Magnifiques", danseuses et danseurs resplendissent dans la chorégraphie pleine d'espoir de Michel Kelemenis" title="Avec "Magnifiques", danseuses et danseurs resplendissent dans la chorégraphie pleine d'espoir de Michel Kelemenis" />
     </div>
     <div>
      De cette jeunesse neuve confrontée aux dérèglements planétaires, au virtuel et au bannissement des binarités sexistes, le chorégraphe extrait une explosion d'énergie et une approche différente des corps et des contacts. C'est pourtant sur la base d'une œuvre classique que le spectacle a été conçu : le &quot;Magnificat&quot; de Jean-Sébastien Bach. Souvenir d'une illumination de jeunesse, cette composition vocale trouve ici, dans la vision de Michel Kelemenis, une modernité intéressante.       <br />
              <br />
       Un ballet inspiré par cette musique sacrée aurait pu être totalement désuet ou, au contraire, par un excès de modernisation, aurait pu tordre l'œuvre au contemporain, en transformant la musique sacrée en accessoire pittoresque. Ce n'est pas le cas ici. La chorégraphie de Michel Kelemenis parvient à suggérer des gestes et des danses populaires, à créer des images et des postures inspirées de tableaux d'inspiration sacrée (sous la forme d'arrêts sur image), mais aussi à utiliser toute la panoplie du contemporain pour exprimer l'élan de la jeunesse toujours renouvelé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70667582-49261516.jpg?v=1675881787" alt="Avec "Magnifiques", danseuses et danseurs resplendissent dans la chorégraphie pleine d'espoir de Michel Kelemenis" title="Avec "Magnifiques", danseuses et danseurs resplendissent dans la chorégraphie pleine d'espoir de Michel Kelemenis" />
     </div>
     <div>
      Les compositions d'Angelos Liaros Copola s'intercalent régulièrement dans le &quot;Magnificat&quot;. Elles parviennent à s'intégrer à l'œuvre originale soit en se coulant dans son rythme et ses tonalités, soit en rupture, usant d'instrumentations actuelles. Elles sont le ressort dynamique qui éclaire le spectacle et donne un relief différent et un sens lui aussi différent aux évolutions des danseurs et leurs interactions. Car le cœur du spectacle, ce sont eux, les neuf interprètes de &quot;Magnifiques&quot;.       <br />
              <br />
       Tantôt évoluant en groupe, formant des rondes, des spirales, des enroulements quasi géométriques qui les intègrent tous aux mêmes mouvements comme une harmonie un peu nostalgique, ou bien brisant ce formalisme pour former d'autres contacts, des duos, des couples, des groupes plus individualistes, plus indépendants. Le chorégraphe développe ici tout un vocabulaire gestuel inventé à partir des mains. Les postures sacrées de dévotion ou de prières alternent avec les effleurements, des enlacements, les contacts charnels qui érotisent par moments le spectacle le transformant en ode au désir, à la recherche de l'autre, sans se cantonner aux antiques stéréotypes hétérosexuels.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70667582-49261525.jpg?v=1675881819" alt="Avec "Magnifiques", danseuses et danseurs resplendissent dans la chorégraphie pleine d'espoir de Michel Kelemenis" title="Avec "Magnifiques", danseuses et danseurs resplendissent dans la chorégraphie pleine d'espoir de Michel Kelemenis" />
     </div>
     <div>
      Difficile de classifier le style de danse employé ici : le mélange est volontairement recherché, assumé. Parfois un geste des plus classiques, un porté, apparaît, mais il est vite emporté dans le mouvement toujours fluide de la chorégraphie qui semble, hormis les arrêts sur image, mouvement perpétuel. Il faut également parler de la lumière de Jean-Bastien Nehr qui, elle aussi, participe aux différentes atmosphères. Elles passent du large cercle rouge où brûlent le désir et l'énergie de groupe à des points lumineux qui forment comme un jeu de poursuite pour les danseuses et danseurs. Elles rappellent aussi la lumière utilisée par les peintres classiques et fortifient la référence. Elles transforment aussi parfois les mouvements de bras lancés comme les ailes de moulin en orbes lumineux, telles des apparitions éphémères d'auréoles dorées.       <br />
              <br />
       Chorégraphié mais également mis en scène et construit comme un véritable récit avec ce passage de la noirceur des costumes du début à la naissance puis l'avènement de la couleur, du multicolore, révélant la multiplicité des êtres, des genres, &quot;Magnifiques&quot; raconte l'espoir confié à la prochaine jeunesse et la foi dans son énergie, son inventivité et la capacité qu'elle aura à trouver les liens nécessaires pour vivre, aimer et créer ensemble. L'énergie est là, le refus d'étiquette aussi, l'envie de vivre ses propres désirs sans contrainte aussi, avec l'accent mis sur ce qui relie, ce qui est commun et ce qui perdure.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Magnifiques"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70667582-49261532.jpg?v=1675881846" alt="Avec "Magnifiques", danseuses et danseurs resplendissent dans la chorégraphie pleine d'espoir de Michel Kelemenis" title="Avec "Magnifiques", danseuses et danseurs resplendissent dans la chorégraphie pleine d'espoir de Michel Kelemenis" />
     </div>
     <div>
      Conception générale, chorégraphie, scénographie : Michel Kelemenis.       <br />
       Musique : Jean-Sébastien Bach.       <br />
       Création musicale : Angelos Liaros Copola.       <br />
       Avec : Gaël Alamargot, Maxime Gomard, Claire Indaburu, Anthony La Rosa, Hannah Le Mesle, Marie Pastorelli, Anthony Roques, Mattéo Trutat, Valéria Vellei.       <br />
       Costumes : Camille Panager assistée de Sandrine Collomb.       <br />
       Lumière : Jean-Bastien Nehr.       <br />
       Tout public à partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 heure.       <br />
              <br />
       A été représenté le 2 février 2023 au Théâtre Molière, Sète (34).       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">15 février 2023 :</span> Hivernales - CDCN d'Avignon, L'autre Scène, Vedène (84).       <br />
       2 décembre 2023 : La Scène 55, Mougins (06).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Avec-Magnifiques--danseuses-et-danseurs-resplendissent-dans-la-choregraphie-pleine-d-espoir-de-Michel-Kelemenis_a3511.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Dans le cœur de Georges" Hommage délicat et envoûtant de l'artiste Livane pour Monsieur Brassens.</title>
   <updated>2022-02-10T20:13:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-le-coeur-de-Georges-Hommage-delicat-et-envoutant-de-l-artiste-Livane-pour-Monsieur-Brassens_a3172.html</id>
   <category term="Trib'Une" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/62255355-45177886.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-02-10T19:37:00+01:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Georges Brassens aurait eu cent ans en octobre dernier et des hommages mérités ont déferlé jusqu'aux appels à projets lancés par des collectivités, afin de ne pas oublier celui qui, au-delà de sa pipe, des "copains d'abord" et de sa moustache, a mené une drôle de vie ! Une vie également entourée de femmes à qui il dédicaçait de magnifiques chansons.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62255355-45177886.jpg?v=1644519482" alt=""Dans le cœur de Georges" Hommage délicat et envoûtant de l'artiste Livane pour Monsieur Brassens." title=""Dans le cœur de Georges" Hommage délicat et envoûtant de l'artiste Livane pour Monsieur Brassens." />
     </div>
     <div>
      Les femmes de sa vie dont &quot;Joha&quot; sa muse et compagne, que Georges Brassens a rencontré à Paris et qui restera, jusqu'au bout, près de lui.       <br />
              <br />
       Dans la &quot;ville lumière&quot; qui éclaire un peu moins depuis quelques années, pas seulement parce que de grands artistes poètes sont partis, une étoile a brillé au Théâtre de Dix Heures, ce lundi de janvier. Celle d'un spectacle réussi, subtil, drôle et savoureux autour des chansons plus ou moins connues de Georges Brassens.       <br />
              <br />
       Livane interprète &quot;Joha&quot; et raconte au gré des chansons de Brassens, de réorchestrations très réussies (&quot;La Jeanne&quot; : magnifique), la vie des deux amoureux, de leur rencontre aux absences, de l'amour au manque, des dîners animés aux rendez-vous coquins. C'est croustillant et très malin.       <br />
              <br />
       Livane interprète &quot;Joha&quot; mais Livane est surtout Livane. Pour ceux et celles qui ont eu l'occasion d'assister à son autre spectacle &quot;Piaf, Frehel, Damia et moi&quot; ou de savourer ses morceaux originaux, peut-être seront-ils d'accord avec moi pour dire à quel point cette artiste apporte un univers très singulier au monde de la variété. Son timbre de voix, sa fantaisie, son espièglerie sont toujours là, elle ne minaude pas, elle vit la scène comme elle croque sa vie : passionnément et élégamment.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62255355-45177890.jpg?v=1644519544" alt=""Dans le cœur de Georges" Hommage délicat et envoûtant de l'artiste Livane pour Monsieur Brassens." title=""Dans le cœur de Georges" Hommage délicat et envoûtant de l'artiste Livane pour Monsieur Brassens." />
     </div>
     <div>
      Sur scène, accompagnée d'instruments, vêtue d'une robe qui lui sied à merveille et de petits accessoires, on suit le récit comme une balade et, avec elle, on s'évade dans tous les recoins de la vie en chansons de Georges Brassens dont on apprend qu'il aimait les femmes, oui ! Mais qu'il leur rendait bien. Un homme qui vous écrit des chansons, si ce n'est pas beau ça ! C'est surtout ce qui me reste de ce moment suspendu. Ce moment où soudain, tout s'oublie. La pandémie, les tensions, les masques et l'humeur étrange qui écrase les lumières de Paris.       <br />
              <br />
       Bien que l'artiste ait disparu il y a maintenant quarante ans, il n'en demeure pas moins très vivant dans le corps et le cœur de Livane qui, incontestablement, aime ce chanteur depuis bien longtemps.       <br />
              <br />
       Paris, si &quot;la ville lumière&quot; a perdu de son charme, la capitale, dite aussi la &quot;ville des amoureux&quot;,  mérite encore son surnom puisqu'elle a vu naître une histoire d'amour et de magnifiques chansons.       <br />
              <br />
       Paris n'a donc pas encore une si &quot;mauvaise réputation&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62255355-45177891.jpg?v=1644519517" alt=""Dans le cœur de Georges" Hommage délicat et envoûtant de l'artiste Livane pour Monsieur Brassens." title=""Dans le cœur de Georges" Hommage délicat et envoûtant de l'artiste Livane pour Monsieur Brassens." />
     </div>
     <div>
      Si Georges, au détour d'une rue, avait rencontré Livane, peut-être que, là aussi, il se serait fait &quot;tout petit&quot;… tant le cœur et la voix de Livane font briller les yeux et m'ont enchantée, comme une enfant face à sa poupée.       <br />
              <br />
       Bien que la ville &quot;lumière&quot; éclaire un peu moins depuis quelques années, il y brille toujours quelque part une étoile qui vient se poser sans crier gare dans un des quartiers de la capitale. Non loin de Pigalle.       <br />
              <br />
       <b>Vu dans le cadre d'une présentation professionnelle en février 2022.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dans le cœur de Georges"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62255355-45177995.jpg?v=1644520353" alt=""Dans le cœur de Georges" Hommage délicat et envoûtant de l'artiste Livane pour Monsieur Brassens." title=""Dans le cœur de Georges" Hommage délicat et envoûtant de l'artiste Livane pour Monsieur Brassens." />
     </div>
     <div>
      Spectacle musical.       <br />
       De et avec : Livane.       <br />
       Mise en scène : Xavier Berlioz.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Lundi 7 mars 2022.       <br />
       Du 28 mars au 25 avril 2022.</span>       <br />
       Tous les lundis à 20 h.       <br />
       Théâtre de Dix Heures, Paris 18e, 01 46 06 10 17.       <br />
       <a class="link" href="https://theatrededixheures.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatrededixheures.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="javascript:protected_mail('reservations@theatrededixheures.fr')" >reservations@theatrededixheures.fr</a>       <br />
              <br />
       26 mars 2022 : Foyer Socio-éducatif, Souvignargues (30).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-le-coeur-de-Georges-Hommage-delicat-et-envoutant-de-l-artiste-Livane-pour-Monsieur-Brassens_a3172.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Que viennent les barbares" Le regard de l'autre</title>
   <updated>2022-02-04T11:09:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Que-viennent-les-barbares-Le-regard-de-l-autre_a3167.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/62096917-45112050.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-02-04T10:34:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Toutes les enquêtes journalistiques, les témoignages, les actions en immersion d'association comme SOS racisme et toutes les confidences d'amis, d'amies et toutes les statistiques n'y feront rien : le regard porté en France sur tous ceux dont la couleur de peau, la culture ou la religion sont différentes, est un regard d'aveugle. La République ne voit pas la réalité, elle ne voit que les grands principes qu'elle grave aux frontons des édifices comme une parole divine : nulle discrimination de couleur, de religion ou d'opinion ne peut exister en France. C'est écrit, mais il faut le dire encore et encore, ce qui est écrit dans les lois, le marbre et les principes n'est pas la réalité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62096917-45112050.jpg?v=1643969172" alt=""Que viennent les barbares" Le regard de l'autre" title=""Que viennent les barbares" Le regard de l'autre" />
     </div>
     <div>
      Après avoir tourné son esprit vers le regard sur les femmes voilées, avec son précédent spectacle &quot;Ce qui nous regarde&quot;, Myriam Marzouki élargit son interrogation aux autres préjugés que la société française traîne et recycle depuis des siècles et des siècles, amen. Pour ce faire, elle a créé, en 2019, &quot;Que viennent les barbares&quot;, spectacle dont les ailes furent coupées comme tant d'autres par l'événement Covid, avec la volonté d'embrasser au plus large cette thématique. C'est ainsi qu'elle convoque de grandes figures conscientes ou victimes du problème, puisées dans les deux derniers siècles… depuis la naissance de cette nation française en quelque sorte… depuis la genèse.       <br />
              <br />
       En 1793 est venu à la convention un député noir, Jean-Baptiste Belley, résolu à imposer l'abolition de l'esclavage. Ce qu'il fit. Ce que défit la gloire nationale Napoléon quelques années plus tard. C'est ainsi que cela commença, cette belle idée de citoyens naissant libres et égaux en droit : on y avait oublié les esclaves noirs des colonies. Sur scène, Jean-Baptiste Belley fait une apparition…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62096917-45112051.jpg?v=1643969200" alt=""Que viennent les barbares" Le regard de l'autre" title=""Que viennent les barbares" Le regard de l'autre" />
     </div>
     <div>
      Sans jamais vouloir faire encyclopédie ni développement chronologique, bien au contraire, le texte de Sébastien Lepotvin et Myriam Marzouki va survoler ces deux siècles en faisant vivre au plateau les ardents défenseurs de cette liberté de vivre pour tous, toutes nations confondues, toutes couleurs de peaux ou d'idées s'exprimant. Ainsi, apparaîtront Jean Sénac (poète algérien assassiné, ami d'Albert Camus), Toni Morrison (première écrivaine afro-américaine prix Nobel de littérature), Mohamed Ali, James Baldwin et Claude Lévi-Strauss.       <br />
              <br />
       Un éclatement de discours, tous différents au cours des temps, mais qui possèdent tous une filiation brûlante : l'impossibilité, malgré les lois et les grands principes, de se sentir français quand on ne ressemble pas à un français. Cette terrible impression d'être toujours intrus. Étrange. Toléré. La mise en scène colle à cette multitude. L'espace-temps incertain du début se resserre au fur et à mesure, d'abord dans un temple administratif de la bêtise, antichambre carcérale des libertés, puis dans un bar futuriste où les siècles et les révoltes se conjuguent comme dans un camp retranché pour finir en apothéose dans un musée de notre histoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62096917-45112061.jpg?v=1643969254" alt=""Que viennent les barbares" Le regard de l'autre" title=""Que viennent les barbares" Le regard de l'autre" />
     </div>
     <div>
      &quot;L'histoire n'est pas le passé&quot;, dit-on dans la pièce. Mais c'est pourtant bien de notre histoire dont il s'agit. Comme un renversement du temps, notre présent est présenté comme le futur de ceux qui ont témoigné. Un futur où les espoirs sans être écrasés sont toujours, toujours remis à demain. Un futur mis au musée, dans une des salles possibles du musée de l'évolution du jardin des plantes.       <br />
              <br />
       Les six comédiennes et comédiens donnent à ce texte toute la vitalité, le charnel et le rêve vitaux. Ils endossent avec talent chacun plusieurs rôles attachants dans un exercice difficile de scènes courtes, jamais dans le même espace-temps, avec le challenge de toucher immédiatement l'imaginaire du spectateur.       <br />
              <br />
       <b>Vu le 28 janvier 2022 au Théâtre Molière - Scène nationale archipel de Thau, Sète.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Que viennent les barbares"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62096917-45112064.jpg?v=1643969278" alt=""Que viennent les barbares" Le regard de l'autre" title=""Que viennent les barbares" Le regard de l'autre" />
     </div>
     <div>
      Texte et dramaturgie Sébastien Lepotvin et Myriam Marzouki       <br />
       Avec des extraits de Constantin Cavafis et Jean Sénac, et des passages librement inspirés des interviews et récits de Mohamed Ali, James Baldwin et Claude Lévi-Strauss.       <br />
       Texte et dramaturgie : Sébastien Lepotvin et Myriam Marzouki.       <br />
       Avec des extraits de Constantin Cavafis et Jean Sénac ; et des passages librement inspirés des interviews et récits de Mohamed Ali, James Baldwin et Claude Lévi-Strauss.       <br />
       Mise en scène : Myriam Marzouki.       <br />
       Assistante à la mise en scène et regard chorégraphique : Magali Caillet-Gajan.       <br />
       Avec : Louise Belmas, Marc Berman, Yassine Harrada, Claire Lapeyre Mazérat, Samira Sedira, Maxime Tshibangu.       <br />
       Scénographie : Marie Szersnovicz.       <br />
       Lumière : Christian Dubet.       <br />
       Son : Jean-Damien Ratel.       <br />
       Costumes : Laure Maheo.       <br />
       Stagiaire assistant à la mise en scène : Timothée Israël.       <br />
       Construction décor : Ateliers de la MC93.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">15 février 2022 à 20h.</span>       <br />
       Scène Nationale de l'Essonne, Centre Culturel Robert Desnos, Ris-Orangis (91), 01 60 91 65 65.       <br />
       <a class="link" href="https://www.scenenationale-essonne.com/saison-20-21/que-viennent-les-barbares" target="_blank">&gt;&gt; scenenationale-essonne.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Que-viennent-les-barbares-Le-regard-de-l-autre_a3167.html" />
  </entry>
</feed>
