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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-13T17:16:37+02:00</updated>
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   <title>•Off 2024• "Comment te dire ?" Un moment de théâtre introspectif bouleversant… Dire pour ne pas sombrer !</title>
   <updated>2024-07-10T11:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Comment-te-dire-Un-moment-de-theatre-introspectif-bouleversant-Dire-pour-ne-pas-sombrer-_a3994.html</id>
   <category term="Avignon 2024" />
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   <published>2024-07-10T10:24:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Guillaume rêve de jouer le rôle de Cyrano… mais son père ne voit pas les choses de la même façon. C'est un père exigeant qui considère que les performances scolaires sont une priorité ! De plus, la première histoire d'amour de Guillaume le fait énormément souffrir. Pour se faire entendre, il écrit, devient Rimbaud et essaie se donner un sens à tout ce qui lui arrive : ses luttes, ses joies, ses peines, l'accomplissement de ses rêves…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81467753-58676346.jpg?v=1720601784" alt="•Off 2024• "Comment te dire ?" Un moment de théâtre introspectif bouleversant… Dire pour ne pas sombrer !" title="•Off 2024• "Comment te dire ?" Un moment de théâtre introspectif bouleversant… Dire pour ne pas sombrer !" />
     </div>
     <div>
      Son désir de vivre lui fera rencontrer des gens hors norme, et il nous entraîne dans un combat contre les influences familiales, sociétales, pour préserver sa sensibilité, son honnêteté, sa sincérité et sa foi en l'amour.       <br />
              <br />
       Dans la célèbre pièce d'Edmond Rostand, &quot;Cyrano de Bergerac&quot;, le personnage éponyme est quelqu'un qui ne ment pas. Il ne se laisse pas faire par les autres. Sa sincérité et sa transparence sont toutes à son honneur d'homme éperdument amoureux chez qui l'intériorité est plus importante que la transparence. C'est probablement la raison pour laquelle il nous émeut tant et qu'il fait de lui un personnage de fiction attachant, qu'on aime, tout simplement.        <br />
              <br />
       Les choses de l'acte théâtral sont parfois ainsi faites et curieuses, à bien y regarder, parce que le personnage de Guillaume dans &quot;Comment te dire&quot; a de nombreux points communs avec son inspirateur. Lui aussi nous émeut dans cette interprétation mêlant réalité et fiction dramaturgique.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Cette histoire est entièrement vraie parce que je l'ai imaginé d'un bout à l'autre&quot;</span>, a dit Boris Vian. Frontières subtiles que cet acte créatif mêlant invention et parts de vérité… Peu importe, après tout. C'est le résultat qui compte et <span style="font-style:italic">&quot;l'important, c'est de participer&quot;</span> à cet acte créatif, pour le plus grand bonheur du public…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81467753-58676347.jpg?v=1720601797" alt="•Off 2024• "Comment te dire ?" Un moment de théâtre introspectif bouleversant… Dire pour ne pas sombrer !" title="•Off 2024• "Comment te dire ?" Un moment de théâtre introspectif bouleversant… Dire pour ne pas sombrer !" />
     </div>
     <div>
      À douze ans, Guillaume assiste à une représentation de la célèbre pièce avec pour rôle titre, Jean Marais. <span style="font-style:italic">&quot;La magie du Théâtre m'a conquis à jamais&quot;</span>. C'est une révélation pour lui, mais un père castrateur, peu ouvert aux choses artistiques, le brigue dans ses désirs de planches et d'apprentissage théâtral.       <br />
              <br />
       Qu'à cela ne tienne… Le théâtre est une révolution qui tourne et galope. Un monde à part que Guillaume sait désormais ancré en lui à tout jamais, avec son désir de toujours vaincre, comme en amour d'ailleurs. Mais là non plus, les choses ne sont guère simples…       <br />
              <br />
       À quinze ans, il tombe amoureux pour la première fois. C'est un échec cinglant. Dès lors, il se concentre sur la littérature, la poésie, dévorera les surréalistes, et ne jure que par le fait de devenir comédien.       <br />
              <br />
       La pièce de Gérald Hubert est une immersion dans la conscience d'un homme qui a toujours cru en lui, pour lequel <span style="font-style:italic">&quot;avoir conscience de ce que l'on vit peut transformer les choses de la vie, nous amener vers la Paix en nous, et éveiller aussi le besoin de partage&quot;</span>. Il s'agit là d'un moment de spectacle très émouvant dont on perçoit le besoin vital et organique intrinsèque, tant dans la construction que dans le jeu.       <br />
              <br />
       Gérald Hubert, Sabine Lenoël, en alternance avec Dominique Vannod, interprètent avec élégance différents personnages durant cette heure et demie de représentation où l'émotion est bien présente.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81467753-58676445.jpg?v=1720601839" alt="•Off 2024• "Comment te dire ?" Un moment de théâtre introspectif bouleversant… Dire pour ne pas sombrer !" title="•Off 2024• "Comment te dire ?" Un moment de théâtre introspectif bouleversant… Dire pour ne pas sombrer !" />
     </div>
     <div>
      À nos yeux, peut-être trop par moments. La frontière entre la dimension autobiographique, encore une fois, et l'acte créatif n'est pas toujours facile à franchir. Loin de là. Donner une part de liberté au miroir pour que le Théâtre l'emporte dans sa seule force est généralement souhaitable à cette enseigne.       <br />
              <br />
       L'écriture de cette pièce semble avoir été impérieuse, de toute évidence. Elle a dû mûrir longuement, faisant ressurgir du passé des événements enfouis qui ne demandaient qu'à éclore. Comment doser la charge émotionnelle pour en faire un &quot;acte public&quot; universel destiné à toutes et à tous, finalement, et qui aura d'évidents échos chez celles et ceux qui y assistent ? Il n'est pas certain que quelqu'un ou quelqu'une détienne la réponse… Pas même un Pierre Notte, un Tiago Rodrigues ou un Michalik, probablement !       <br />
              <br />
       Cela dit, la sincérité du jeu de Gérald Hubert est palpable tout au long de ce spectacle et, au risque de nous répéter, extrêmement sincère… Il paraît comme resté fidèlement semblable à celui qu'on imagine qu'il a pu être à 12 ans ou à 15, quand il a découvert Jean Marais ou qu'il est tombé amoureux : candide, estomaqué, emporté comme dans un tourbillon, et faisant la roue à la fin de la représentation pour se sauver de la réalité du père, de la société ou des diktats en tout genre. La roue, il l'a fait sur le plateau aux côtés des deux comédiennes en alternance et, il nous émeut infiniment.       <br />
              <br />
       Dominique Vannod, sur scène le jour où nous avons vu le spectacle, interprète sans excès et avec élégance ses différents rôles. Le duo fonctionne bien au sein d'un décor sobre et épuré où un simple bureau en bois rappelle que l'écriture est essentielle. &quot;Dire&quot; pour ne pas sombrer ! Comment vous dire que &quot; Comment te dire&quot; reste un moment de théâtre introspectif bouleversant, qui constituera à n'en point douter un bien joli moment dans ce Festival d'Avignon 2024 tourmenté et contrarié.       <br />
              <br />
       Puisse Gérald Hubert ne pas vociférer à la lecture de cet article contre les méandres critiques et journalistiques, contrairement à une certaine Angélica Liddell au Palais des Papes ! La sensibilité de l'homme, au-delà simplement de celle de l'artiste, laisse à présager qu'il ne le fera pas, à coup sûr !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Comment te dire ?"</b></div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Gérald Hubert.       <br />
       Avec : Gérald Hubert, Sabine Lenoël ou Dominique Vannod.       <br />
       Lumières : Sofresh.       <br />
       Par la Compagnie Théâtre Fuchsia.       <br />
       À partir de 16 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h. Relâche le mardi.       <br />
       Théâtre du Centre, 13, rue Louis Pasteur, Avignon.       <br />
       Réservations : 06 58 64 33 88.       <br />
       <a class="link" href="http://theatreducentre-avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatreducentre-avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Le pied de Rimbaud" Rimbaud, l'homme aux semelles de vent vu de l'intérieur</title>
   <updated>2023-01-27T18:42:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-pied-de-Rimbaud-Rimbaud-l-homme-aux-semelles-de-vent-vu-de-l-interieur_a3498.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2023-01-27T18:27:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Rimbaud donne à voir, à entendre, à ressentir dans ses poèmes en vers et ses textes en prose. Jean-Quentin Châtelain a su donner corps et flammes à son recueil "Une saison en enfer". L'idée de Laurent Fréchuret n'est pas ici de faire sonner uniquement le verbe du poète, mais surtout de frôler du bout des lèvres Rimbaud dans toute l'innocence de sa jeunesse.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70414262-49118266.jpg?v=1674841911" alt=""Le pied de Rimbaud" Rimbaud, l'homme aux semelles de vent vu de l'intérieur" title=""Le pied de Rimbaud" Rimbaud, l'homme aux semelles de vent vu de l'intérieur" />
     </div>
     <div>
      Rimbaud a quinze ans lorsqu'il écrit ses premiers poèmes, à vingt ans, il arrête d'écrire. C'est cette courte fenêtre que le spectacle explore. Mais pas pour découvrir la vie tumultueuse du jeune homme ni ses réussites scolaires, ni ses fugues à Paris, ni ses tentatives de trouver précocement sa place dans la société et de s'émanciper. Laurent Fréchuret s'est plutôt attaché à mettre au jour les mouvements intimes de cet adolescent.       <br />
               <br />
       Deux textes servent de colonne vertébrale au spectacle : &quot;La lettre du voyant&quot; et &quot;Un cœur sous une soutane&quot;. Le premier fait partie des textes phares de Rimbaud, lettre à Paul Demeny dans laquelle il énonce les lignes fortes de sa vision de la poésie et de la place de celle-ci dans la modernité. Le deuxième texte, un roman ou une nouvelle, comme on voudra, est beaucoup moins connu. Sous-titré &quot;Intimités d'un séminariste&quot;, cette histoire fut pendant cinquante ans cachée, car elle montre l'ange Rimbaud sous un jour beaucoup moins prude que l'image défendue par ses héritiers défenseurs. Dans cette nouvelle, Rimbaud met en scène un jeune séminariste boursouflé de complexes et de culpabilité en proie à deux désirs sensuels : le charnel et la poésie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70414262-49118272.jpg?v=1674841945" alt=""Le pied de Rimbaud" Rimbaud, l'homme aux semelles de vent vu de l'intérieur" title=""Le pied de Rimbaud" Rimbaud, l'homme aux semelles de vent vu de l'intérieur" />
     </div>
     <div>
      On y suit les pensées torturées et les envies de révolte de cet adolescent brimé à la fois par les préceptes de la religion et une société provinciale emmurée dans une morale castratrice. Désirs honteux, violence de la société et des autres élèves du séminaire sont autant de critiques envers le siècle de Rimbaud. L'ordre vu par le prisme de l'effervescence de la jeunesse vole en éclat. Même si on ne retrouve pas dans ce texte la lumière prodigieuse de ses poèmes, le jeune Arthur y exprime, presque comme dans un journal intime, ses pensées et ses émotions de jeune homme.       <br />
               <br />
       &quot;Le pied de Rimbaud&quot; s'articule autour de ces deux pans : d'un côté une exhortation fameuse à la vertu combattante de la verve poétique, d'un autre un texte corrosif, anticlérical, montrant effrontément l'hypocrisie de la vie monastique confrontée à la vigueur de l'appel charnel. Maxime Dambrin incarne la fièvre de cet adolescent. Les yeux brillants, toujours en mouvement, il s'empare avec fougue et agilité de ce texte composite qu'il offre au public comme une exhortation au beau et à la liberté.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70414262-49118280.jpg?v=1674842018" alt=""Le pied de Rimbaud" Rimbaud, l'homme aux semelles de vent vu de l'intérieur" title=""Le pied de Rimbaud" Rimbaud, l'homme aux semelles de vent vu de l'intérieur" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène de Laurent Fréchuret le place dans un clair obscur, un espace neutre occupé par deux chaises qui servent à figurer certaines scènes du récit. Au lointain, derrière un rideau de fils, le musicien Lionel Martin fait vibrer par instants les sons graves et profonds de son saxophone. Improvisant au cours du spectacle, il se glisse dans le récit, discrètement, et développe des univers qui nourrissent le narrateur et l'imaginaire des spectateurs. On sent qu'une réelle écoute relie les deux interprètes de ce spectacle qui permet d'accéder sur la pointe des pieds à l'intime du jeune poète universellement connu, universellement méconnu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le pied de Rimbaud"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/70414262-49118281.jpg?v=1674841988" alt=""Le pied de Rimbaud" Rimbaud, l'homme aux semelles de vent vu de l'intérieur" title=""Le pied de Rimbaud" Rimbaud, l'homme aux semelles de vent vu de l'intérieur" />
     </div>
     <div>
      D'après les œuvres de Rimbaud : &quot;Un cœur sous une soutane&quot;, &quot;La Lettre du Voyant&quot; et des extraits de différents poèmes.       <br />
       Adaptation : Laurent Fréchuret.       <br />
       Mise en scène : Laurent Fréchuret.       <br />
       Avec : Maxime Dambrin.       <br />
       Musiciens en alternance : Hélène Breschand (harpe), Lionel Martin (saxophone), François Robin (veuze et autres instruments), Takumi Fukushima (violon et chant) et autres musiciens invités à venir…       <br />
       Lumières et régie générale : Sébastien Combes.       <br />
       Accessoires : Jean-Yves Cachet.       <br />
       Production Théâtre de l'Incendie.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Théâtre musical.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 janvier au 11 mars 2023.</span>       <br />
       Samedi à 17 h.       <br />
       Studio Hébertot, Paris 17e, 01 42 93 13 04.       <br />
       <a class="link" href="https://studiohebertot.com/" target="_blank">&gt;&gt; studiohebertot.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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