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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-11-07T22:17:13+01:00</updated>
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   <title>"J'aurai 14 ans toute ma vie" Rien n'empêche le bonheur, comme le souvenir du bonheur*</title>
   <updated>2026-10-12T18:28:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/J-aurai-14-ans-toute-ma-vie-Rien-n-empeche-le-bonheur-comme-le-souvenir-du-bonheur_a4680.html</id>
   <category term="Trib'Une" />
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   <published>2026-10-13T07:49:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Sheila O'Connor. Est-ce que ce nom vous dit quelque chose ? Moi, oui, mais c'est après avoir vu cette boule d'énergie franchir la porte d'une boîte de production, il y a maintenant près de 30 ans, dans le 11ᵉ arrondissement de Paris. Je me souviens l'avoir vue entrer, charmante, débordante de vie, distribuant des sourires à qui en voulait et j'ai été la première servie. Elle s'est présentée : scénariste réalisatrice. Je l'ai fixée du regard, son visage ne m'était pas inconnu…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98349830-68564409.jpg?v=1791820744" alt=""J'aurai 14 ans toute ma vie" Rien n'empêche le bonheur, comme le souvenir du bonheur*" title=""J'aurai 14 ans toute ma vie" Rien n'empêche le bonheur, comme le souvenir du bonheur*" />
     </div>
     <div>
      Cette bouille espiègle, ce caractère affirmé, cette chevelure épaisse et frisée ; je connaissais. Après quelques minutes, je me remémorais. J'avais face à moi l'actrice qui interprétait le rôle de Pénélope dans le film culte : &quot;La Boum&quot;. Bien sûr ! Pénélope, la grande copine de Vic jouée par Sophie Marceau.       <br />
              <br />
       Sheila O'Connor et ce rôle de Pénélope qui lui colle à la peau. Un rôle qui, aussi, l'a sauvée d'un quotidien peu reluisant auprès d'une mère anglaise &quot;handicapée&quot; de l'amour, à la main lourde et à l'empathie discutable. L'enfance de Sheila O'Connor n'a pas été un conte de fées, mais de cette enfance, comme d'autres avant et après elle, elle en a tiré des leçons de vie, un tempérament de feu, un côté &quot;border&quot; qui l'a éloigné de sales prédateurs, mais aussi des plateaux ciné.       <br />
              <br />
       Sheila O'Connor nous raconte toute sa vie dans un &quot;deux en scène&quot; (excellente Bertille Mirallié) dans un spectacle intitulé : &quot;J'aurai 14 ans toute ma vie&quot;.        <br />
       N'est-ce pas une qualité de garder cet état d'esprit ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98349830-68564419.jpg?v=1791820766" alt=""J'aurai 14 ans toute ma vie" Rien n'empêche le bonheur, comme le souvenir du bonheur*" title=""J'aurai 14 ans toute ma vie" Rien n'empêche le bonheur, comme le souvenir du bonheur*" />
     </div>
     <div>
      En écrivant ce papier, je pense à elle et au spectacle que j'ai vu récemment au Théâtre des Mathurins à Paris. Je me suis fait cette réflexion. Lorsque les médias parlent encore de ce film, ils ne disent pas à Sophie Marceau : &quot;Vic&quot;, mais Sophie Marceau, idem pour Brigitte Fossey ou Pierre Cosso. Les acteurs du film ont toujours été reçus et appelés par leurs prénoms, mais très rarement Sheila O'Connor. C'est pourquoi peu de monde peut dire qui elle est.       <br />
              <br />
       Pourtant, dans &quot;La Boum&quot;, elle est là, présente, incroyablement lumineuse, talentueuse et prometteuse. Dans son spectacle, j'ai appris que c'est d'abord pour le rôle de Vic qu'elle avait été choisie. La production en a décidé autrement… et pour Sheila O'Connor, se dessine alors l'horizon d'un chemin bien différent.       <br />
              <br />
       Sheila O'Connor nous le raconte ce chemin. Les embûches, les chutes, les dettes, les peurs. Elle est à la fois touchante, percutante et hallucinante. Elle a su dire non aux producteurs véreux, elle a su se défendre quand un réalisateur voulait l'abuser. Elle a souvent sauvé sa peau face à des obsédés encore bien trop présents dans ce métier. Courage et volonté !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98349830-68564432.jpg?v=1791820789" alt=""J'aurai 14 ans toute ma vie" Rien n'empêche le bonheur, comme le souvenir du bonheur*" title=""J'aurai 14 ans toute ma vie" Rien n'empêche le bonheur, comme le souvenir du bonheur*" />
     </div>
     <div>
      Sheila O'Connor a tenu bon, a cultivé le bonheur, en a fait un spectacle, elle fait du bien aux spectateurs et surtout, elle a la franchise et l'honnêteté comme armes de protection majeure. Elle l'est… majeure. Vraiment ! Sheila, de son vrai prénom, a 60 ans.       <br />
              <br />
       Je ne me souviens pas bien de &quot;La Boum&quot;, mais je me souviendrais de Sheila O'Connor, qui, sur scène, en effet, donne l'impression d'avoir toujours 14 ans. Non pas pour ce film, mais pour toute la beauté de l'âme qu'elle dégage, pour son sourire resté intact malgré les galères et notamment cet air malin qui fait réellement de cette &quot;adulescente&quot; quelqu'un de bien. Comme cette première fois où je l'ai rencontrée, il y a 30 ans déjà, sans savoir qui elle était, mais débordante d'énergie et assoiffée de vie.       <br />
       Tout l'honore Sheila O'Connor.       <br />
       <b>◙ Isabelle Lauriou</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* André Gide.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"J'aurai 14 ans toute ma vie"</b></div>
     <div>
      Texte : Sheila O'Connor.       <br />
       Mise en scène : Philippe Calvario.       <br />
       Avec : Sheila O'Connor et Bertille Mirallié.       <br />
       Participation amicale de Didier Brice dans le rôle du psy (voix off).       <br />
       Costumes : Delphine Poiraud.       <br />
       Lumières : Christian Pinaud.       <br />
       Son : Christian Kiappe.       <br />
       Vidéos : Hugo Givort.       <br />
       Production Saudade Compagnie.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 24 septembre au 31 décembre 2026.</span>       <br />
       Jeudi et vendredi à 19 h.       <br />
       Théâtre des Mathurins, Petite salle, 36, rue des Mathurins, Paris 8e.       <br />
       Téléphone : 01 42 65 90 00.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0483/fChoixSeanceWidget.aspx?idstructure=0483&amp;EventId=306&amp;request=QcE+w0WHSuBg2lju3D9Qpk6GXC1yXx9coKttEpe+q9WeezJkd63jfuT58eCgoyPhCtSCcKbpQHdgZLFYbeqkdDwqNKLYOsSy" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredesmathurins.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredesmathurins.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/J-aurai-14-ans-toute-ma-vie-Rien-n-empeche-le-bonheur-comme-le-souvenir-du-bonheur_a4680.html" />
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  <entry>
   <title>"Les Caprices de Marianne"Un spectacle d'une étonnante modernité où éclate tout le génie de Musset !</title>
   <updated>2025-01-27T09:59:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Caprices-de-Marianne-Un-spectacle-d-une-etonnante-modernite-ou-eclate-tout-le-genie-de-Musset-_a4135.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85937966-61186903.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-01-27T09:19:00+01:00</published>
   <author><name>Isabelle Fauvel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En septembre dernier, un nouveau théâtre, tout beau tout neuf, à l'attrayante façade rouge, ouvrait ses portes rue du Retrait, dans le 20ᵉ arrondissement de Paris. L'ancien Théâtre de Ménilmontant reprenait soudain vie, dans de nouveaux atours, sous la houlette de Nathalie Lucas et de Serge Paumier, déjà directeurs du Théâtre des Gémeaux à Avignon.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85937966-61186903.jpg?v=1737967572" alt=""Les Caprices de Marianne"Un spectacle d'une étonnante modernité où éclate tout le génie de Musset !" title=""Les Caprices de Marianne"Un spectacle d'une étonnante modernité où éclate tout le génie de Musset !" />
     </div>
     <div>
      Pièces classiques et contemporaines, spectacles musicaux et jeune public composaient d'emblée cette première saison. Ainsi, en ce début d'année, se joue un chef-d'œuvre du théâtre romantique, trop rarement monté hélas : &quot;Les Caprices de Marianne&quot; d'Alfred de Musset (1810-1857).  Une petite merveille en deux actes où la langue de Musset n'a jamais semblé si belle.       <br />
              <br />
       &quot;Les Caprices de Marianne&quot;, publiée dans la Revue des Deux Mondes le 15 mai 1833, est la pièce d'un jeune homme de 22 ans. Même si le texte, destiné originellement à la lecture, sera profondément remanié en 1851 en vue de sa création à la Comédie-Française, le poète y livre les deux facettes de sa personnalité à travers deux jeunes gens, Octave, dandy désenchanté à la vie de débauche, et Coelio qui aspire à un amour éternel. Gaston Baty, qui monta la pièce en 1935, dépeint Musset en ces termes : <span style="font-style:italic">&quot;Deux êtres vivaient en lui tour à tour. L'un jouisseur, brillant, débauché, ironique, se contentait des amours qui passent ; l'autre tendre, ardent, mélancolique et douloureux, rêvait de la grande passion qui viendrait emplir sa vie.&quot;</span> Tout le charme de la pièce réside dans cette belle dualité…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85937966-61186913.jpg?v=1737967617" alt=""Les Caprices de Marianne"Un spectacle d'une étonnante modernité où éclate tout le génie de Musset !" title=""Les Caprices de Marianne"Un spectacle d'une étonnante modernité où éclate tout le génie de Musset !" />
     </div>
     <div>
      Rappelons l'intrigue en quelques mots. Le jeune Cœlio est épris de Marianne, l'épouse du vieux juge Claudio. Pour lui signifier son amour, il fait jouer la sérénade sous ses fenêtres et tente de l'aborder par l'entremise de l'intrigante Ciuta. Mais il n'obtient que refus de la jeune femme. Au désespoir, il confie son amour à son ami Octave. Cousin par alliance de la belle Marianne, celui-ci se propose d'intercéder en sa faveur. La fidèle épouse reste indifférente à Cœlio, mais tombe amoureuse d'Octave et, en termes voilés, lui ouvre la porte de sa chambre à coucher. Octave, tout chamboulé, envoie Cœlio à sa place, par loyauté pour son ami. Mais, Claudio, craignant l'infidélité de sa femme, a engagé des spadassins pour se débarrasser de l'impudent. Cœlio, pris au piège, est tué. Octave, accablé, renonce à aimer Marianne.       <br />
              <br />
       Qualifiée de &quot;comédie&quot; par son auteur, la pièce est, en réalité, un drame sur l'impossibilité de l'amour. La belle langue de Musset, délicatement ciselée, au lyrisme maîtrisé, touche merveilleusement juste. <span style="font-style:italic">&quot;Vous ne pouvez ni aimer ni haïr, et vous êtes comme les roses du Bengale, Marianne, sans épines et sans parfum&quot;,</span> lance Octave à sa cousine à l'acte II. L'insulte est d'autant plus cruelle que la tournure en est jolie.       <br />
              <br />
       Philippe Calvario, dont le talent ne tarit pas, signe ici une mise en scène d'une grande finesse de jeu où subrepticement se dessine l'amour naissant entre Marianne et Octave. Au contact l'un de l'autre, ces deux êtres se révèlent à eux-mêmes et vont évoluer tout au long de la pièce. Calvario, dans le rôle d'Octave, et Zoé Adjani, dans celui de Marianne, déploient une belle sensibilité ainsi qu'une grande palette de jeu. Cynique et nonchalant à souhait, l'épicurien patenté se voit rattrapé par la beauté et l'intensité du sentiment amoureux. Sa joyeuse extravagance fait progressivement place à la gravité. Dans la scène finale, son <span style="font-style:italic">&quot;Je ne vous aime pas, Marianne ; c'était Coelio qui vous aimait&quot;</span>, sonne, de manière bouleversante, comme un aveu.       <br />
              <br />
       À ses côtés, Zoé Adjani offre le portrait d'une femme d'une étonnante modernité, clamant haut et fort son libre arbitre. Son morceau de bravoure, lorsqu'elle lance à Octave <span style="font-style:italic">&quot;Mon cher cousin, est-ce que vous ne plaignez pas le sort des femmes ?&quot;</span>, est profondément déchirant. Loin d'être cantonnée au rôle de la dévote accrochée à son livre de messe, elle souffre, aime et se rebelle contre sa condition. Mikaël Mittelstadt, tendre et mélancolique en diable dans le rôle de Cœlio, clôt ce formidable trio. Christof Veillon (Claudio), Delphine Rich (Ciuta et Hermia) et Hameza El Omari (Tibia et Malvolio) complètent la distribution.       <br />
              <br />
       La pièce se passe à Naples, nous dit Musset, dans une rue, chez Claudio, au cimetière... Pour figurer les différents lieux de cette Italie de convention, qui n'est pas sans rappeler une certaine tragédie shakespearienne, le scénographe Roland Fontaine a conçu un décor mouvant : deux murs qui pivotent et transforment successivement l'espace de leurs quatre faces. Si l'idée peut s'avérer ingénieuse et fonctionner pour certaines scènes, l'ensemble est assez imposant et disgracieux. Dommage.       <br />
              <br />
       Saluons, par ailleurs, les costumes d'Aurore Popineau. Dans un savant mélange de classicisme et de modernité, ils jouent subtilement des correspondances. Ainsi la robe verte de Marianne, le pantalon assorti d'Octave et le vêtement entièrement noir de Coelio en disent-ils long sur les sentiments des personnages... Un spectacle où éclate tout le génie de Musset !       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Caprices de Marianne"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85937966-61187305.jpg?v=1737968315" alt=""Les Caprices de Marianne"Un spectacle d'une étonnante modernité où éclate tout le génie de Musset !" title=""Les Caprices de Marianne"Un spectacle d'une étonnante modernité où éclate tout le génie de Musset !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alfred de Musset.       <br />
       Adaptation : Philippe Calvario.       <br />
       Mise en scène : Philippe Calvario.       <br />
       Avec : Zoé Adjani, Philippe Calvario, Mikaël Mittelstadt et Pierre Hurel (en alternance), Hameza El Omari, Delphine Rich, Christof Veillon.       <br />
       Collaboration artistique : Sophie Tellier.       <br />
       Scénographie : Roland Fontaine.       <br />
       Costumes : Aurore Popineau.       <br />
       Création musicale : Christian Kiappe.       <br />
       Création lumière : Christian Pinaud.       <br />
       Régie générale : Sébastien Alves.       <br />
       Dramaturgie : Modestine Pelle.       <br />
       Production Saudade Compagnie.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 janvier au 30 mars 2025.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre des Gémeaux Parisiens, Paris 20ᵉ, 01 87 44 61 11.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredesgemeauxparisiens.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredesgemeauxparisiens.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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