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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-18T13:43:14+02:00</updated>
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   <title>"Gypsy" Première en France d'un célèbre opéra-comique américain porté par une distribution des plus talentueuses !</title>
   <updated>2025-04-22T09:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Gypsy-Premiere-en-France-d-un-celebre-opera-comique-americain-porte-par-une-distribution-des-plus-talentueuses-_a4201.html</id>
   <category term="Lyrique" />
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   <published>2025-04-22T08:22:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Considérée aux États-Unis comme la sœur aînée des comédies musicales, "Gypsy" est l'histoire d'une artiste burlesque américaine, célèbre dans les années trente jusqu'à sa mort en 1970. Sur une musique de Jules Styne, Laurent Pelly monte un spectacle semi-scénique avec un orchestre partageant le plateau avec les interprètes, où Natalie Dessay incarne avec brio la protagoniste principale, accompagnée d'une distribution qui ferait des envieux.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88051971-62368192.jpg?v=1745252688" alt=""Gypsy" Première en France d'un célèbre opéra-comique américain porté par une distribution des plus talentueuses !" title=""Gypsy" Première en France d'un célèbre opéra-comique américain porté par une distribution des plus talentueuses !" />
     </div>
     <div>
      &quot;Gypsy&quot; est librement inspiré des &quot;Mémoires de Gypsy Rose Lee&quot; (1957) de Rose Louise Hovick (1911-1970), son vrai nom dans la vie civile. Elle fut l'une des plus célèbres artistes du show-business américain de Broadway ainsi que dans l'art de l'effeuillage avec son célèbre numéro de strip-tease.       <br />
              <br />
       En version originale en anglais, l'opéra-comique est surtitré. Il n'avait jamais été joué en France. Oubli gommé aujourd'hui avec Laurent Pelly en charge de la mise en scène, accompagnée du livret d'Arthur Laurents.       <br />
              <br />
       Assise dans un fauteuil blanc en arrière-scène, Rose (Natalie Dessay), entourée des autres protagonistes, est la dernière à apparaître en avant-scène, après qu'ils eurent tous défilé. Cette présentation de la distribution est effectuée à l'entame de l'opéra-comique et fait partie du spectacle, comme si chacun avait été imaginé, alors que la dramaturgie est basée sur le vécu de Gypsy Lee Rose. Ce parti pris permet de mettre en relief sa vie comme si elle n'avait été que représentation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88051971-62368194.jpg?v=1745252722" alt=""Gypsy" Première en France d'un célèbre opéra-comique américain porté par une distribution des plus talentueuses !" title=""Gypsy" Première en France d'un célèbre opéra-comique américain porté par une distribution des plus talentueuses !" />
     </div>
     <div>
      La fable musicale a tous les ingrédients d'une réalité qui peut être vécue, de plus en plus aujourd'hui avec les réseaux sociaux et les émissions de télé-réalité, dans certaines familles. C'est celle d'une mère, Rose, qui a de grandes ambitions artistiques pour ses enfants, June (Medya Zana) et Louise (Neïma Naouri). Possessive, jusqu'à occulter leurs désirs et refuser de les voir grandir et se marier afin de les sacrifier à ses objectifs artistiques, Natalie Dessay interprète superbement Rose en l'incarnant autant comme omniprésente dans leur vie qu'exigeante et dominatrice avec eux.       <br />
              <br />
       L'opéra-comique, découpé en deux actes, se déroule dans les années 1920-1930. Avant d'être une mère, Rose est agente pour ses filles. Ainsi, deux générations d'acteurs, enfants puis devenus adultes, sont sur les planches. Il y a du théâtre, de la danse et du chant lyrique et sur ces trois volets, les artistes brillent de talent.       <br />
              <br />
       La soprano Natalie Dessay plante généreusement une &quot;Rose&quot; énergique avec des ruptures de jeu qui embrassent tout un spectre d'émotions, car l'ambition de celle-ci a ses échecs, ses succès, ses attentes, ses abandons et ses désillusions. La voix et le jeu de Natalie Dessay sont des atouts artistiques qui lui permettent d'étaler, dans un vaste registre autant théâtral que lyrique, une réelle présence pour ces différents moments.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88051971-62368220.jpg?v=1745252743" alt=""Gypsy" Première en France d'un célèbre opéra-comique américain porté par une distribution des plus talentueuses !" title=""Gypsy" Première en France d'un célèbre opéra-comique américain porté par une distribution des plus talentueuses !" />
     </div>
     <div>
      Sur une musique de Jules Styne, l'orchestre de chambre de Paris, sous la direction de Gareth Valentine, est situé au milieu du plateau, avec des scènes d'opéra-comique qui se déroulent devant ou derrière l'ensemble musical. Rose intervient dès les premières mesures auprès de l'orchestre pour qu'il joue de façon plus rythmée dans un tableau où sa fille June danse. Il devient presque un personnage à part entière, du moins un élément scénographique, au-delà de la musique, très important, donnant un relief aux scènes les situant soit proches, soit plus à distance des spectateurs. Autre moment, celui avec les strip-teaseuses, dans les coulisses de leur spectacle, qui est superbe et tout en rythme avec le chant, entre autres, de Neïma Naouri.       <br />
              <br />
       C'est une très belle comédie musicale, riche dans sa composition musicale et dramaturgique, et dotée d'un délicieux cocktail artistique assuré par une distribution des plus talentueuses.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Gypsy"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88051971-62368223.jpg?v=1745252764" alt=""Gypsy" Première en France d'un célèbre opéra-comique américain porté par une distribution des plus talentueuses !" title=""Gypsy" Première en France d'un célèbre opéra-comique américain porté par une distribution des plus talentueuses !" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;Les mémoires de Gypsy Rose Lee&quot;       <br />
       Comédie musicale en deux actes.       <br />
       Musique : Jules Styne.       <br />
       Livrets : Arthur Laurents.       <br />
       Paroles : Stephen Sondheim.       <br />
       Traduction des dialogues : Agathe Mélinand       <br />
       Direction musicale de l'Orchestre de Chambre de Paris : Gareth Valentine.       <br />
       Mise en scène et costumes : Laurent Pelly.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Paul Higgins.       <br />
       Chorégraphie : Lionel Hoche.       <br />
       Avec : Natalie Dessay, Neïma Naouri, Medya Zana, Daniel Njo Lobé, Antoine Le Provost, Barbara Peroneille, Marie Glorieux, Kate Combault, Juliette Sarre, Rémi Marcoin, David Dumont, Léo Gabriel, Thomas Condemine, Pierre Aussedat.       <br />
       Et la Maîtrise Populaire de l''Opéra Comique.       <br />
       Lumières : Marco Giusti.       <br />
       Scénographie : Massimo Troncanetti.       <br />
       Collaboration aux costumes : Victoria Rastello.       <br />
       Collaboration aux coiffures et maquillages : Daniela Eschbacher.       <br />
       Décor sonore : Aline Loustalot.       <br />
       Design sonore : Unisson Design.       <br />
       Durée : environ 2 h 30 avec un entracte.       <br />
              <br />
       Le spectacle s'est déroulé du 16 au 19 avril 2025 dans la Grande salle Pierre Boulez de la Philharmonie de Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Le clavier bien tempéré" Un Baroque bien contemporain !</title>
   <updated>2022-04-21T08:39:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-clavier-bien-tempere-Un-Baroque-bien-contemporain-_a3228.html</id>
   <category term="Danse" />
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   <published>2022-04-21T07:47:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Voilà un mariage très audacieux entre Bach et la danse contemporaine. Le pianiste français Pierre-Laurent Aimard accompagné des artistes japonais Teshigawara et Sato nous dévoilent, au travers de leurs arts respectifs, une création majeure du compositeur allemand où les notes font un écho superbe aux gestiques.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63908428-45973226.jpg?v=1650478686" alt=""Le clavier bien tempéré" Un Baroque bien contemporain !" title=""Le clavier bien tempéré" Un Baroque bien contemporain !" />
     </div>
     <div>
      Sur scène est un long piano noir avec lequel le pianiste Pierre-Laurent Aimard interprète quatorze préludes de l'œuvre &quot;Le clavier bien tempéré&quot; (Das Wohltemperierte Klavier) de Jean-Sébastien Bach (1685-1750). Cette création musicale, bien qu'elle n'ait été que manuscrite du vivant du compositeur, est composée de deux cycles de vingt-quatre préludes et fugues. Ces deux recueils ont été composés pour le premier en 1722 pour être revu et corrigé par le compositeur jusqu'à sa mort, et le second en 1744. Chaque livre débute par la tonalité de do majeur, se poursuit par celle de do mineur, suivie de do dièse majeur et ainsi de suite, jusqu'à parcourir toute la gamme chromatique des vingt-quatre modes majeurs et mineurs.       <br />
              <br />
       Ces deux recueils sont l'une des œuvres les plus importantes de la musique classique. Ils ont été étudiés et admirés par de très grands compositeurs comme Mozart (1756-1791), Haydn (1732-1809), Beethoven (1770-1827) ou Chopin (1810-1849).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63908428-45973330.jpg?v=1650478725" alt=""Le clavier bien tempéré" Un Baroque bien contemporain !" title=""Le clavier bien tempéré" Un Baroque bien contemporain !" />
     </div>
     <div>
      Pour accompagner le pianiste Pierre-Laurent Aimard, les danseurs et chorégraphes japonais, Rihoko Sato et Saburo Teshigawara, tous deux originaires de Tokyo, enchaînent à tour de rôle des moments de danse en solo. Cela débute par Teshigawara, l'allure presque chancelante, comme porté par l'atmosphère tel un corps debout, mais presque sans vie. De ses attitudes, l'aspect humain est quasiment occulté par celui à dessein d'un pantin. Se dessine en effet sur scène une allure pantomimique dont la force gravitationnelle semble s'être évaporée pour être accueillie par le souffle des airs.       <br />
              <br />
       La démarche est faussement maladroite, parfois élégante avec de légères ondulations corporelles pour essayer de trouver un équilibre. Torse et jambes nus, habillé d'un simple boxer noir ou peut-être d'un maillot de bain, le danseur, tout au long de la représentation, prend du volume, son corps devenant plus ancré au sol même s'il est toujours aérien avec les membres supérieurs bien décollés du tronc et une position des jambes parfois arquée. Ses mouvements deviennent de plus en plus sûrs, avec une gestique prenant de l'allure et de l'élégance. Saburo Teshigawara finit par avoir des figures plus poétiques dans ses formes et ses assises.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63908428-45973331.jpg?v=1650478762" alt=""Le clavier bien tempéré" Un Baroque bien contemporain !" title=""Le clavier bien tempéré" Un Baroque bien contemporain !" />
     </div>
     <div>
      Rihoko Sato, tout habillé de noir, a de son côté des mouvements beaucoup plus vifs et rapides. Les membres supérieurs plongent vers le sol, la paume des mains, bien ouverte et presque tranchante, fait quelques plongées vers les planches comme celle d'une faux qui cisaillerait les airs. Les mouvements des jambes suivent en se déplaçant rapidement. La danseuse tourne parfois sur elle-même en faisant des demi-tours. Les gestiques sont pleines de fougue. La chorégraphie est très physique dans sa gestuelle quand celle de Teshigawara l'est dans ses déplacements et ses attitudes. L'une est beaucoup plus mouvante dans ses trajets quand l'autre est plus statique.       <br />
              <br />
       Autant dans la vitesse, les déplacements que la gestuelle, les deux chorégraphies sont antinomiques sans être toutefois réellement opposées. Elles se complètent même, comme miroir inversé l'une de l'autre. Quand le premier a le geste posé et très aérien, la seconde est très vive et ancrée au sol. Quand l'un sort de scène, l'autre arrive. Parfois, les deux se rejoignent, mais il n'y a pas de dialogue, d'interaction entre eux. Comme isolés l'un de l'autre. Ils ne se rencontrent pas sauf une seule fois, mais à distance, presque à dos tournés. Ce va-et-vient se poursuit durant toute la représentation, faisant que chaque artiste incarne et exprime à tour de rôle par leurs gestes, Bach.       <br />
              <br />
       Il y a un mariage audacieux entre la musique du compositeur allemand et les chorégraphies de Teshigawara et Sato, partenaires artistiques depuis plus de vingt-cinq ans. Le baroque embrasse la modernité, une modernité toujours aussi surprenante surtout quand elle est accompagnée par Bach !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le clavier bien tempéré" </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63908428-45973372.jpg?v=1650479420" alt=""Le clavier bien tempéré" Un Baroque bien contemporain !" title=""Le clavier bien tempéré" Un Baroque bien contemporain !" />
     </div>
     <div>
      Extraits.       <br />
       Compositeur : Jean-Sébastien Bach.       <br />
       Chorégraphie, danse : Saburo Teshigawara.       <br />
       Chorégraphie, danse : Rihoko Sato.       <br />
       Piano : Pierre-Laurent Aimard.       <br />
       Conception lumières : Saburo Teshigawara.       <br />
       Coordination technique, régie lumières : Sergio Pessanha.       <br />
       Durée : 1 heure.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 12 au 14 avril 2022, du mardi au jeudi à 20 h 30 à la Philharmonie de Paris.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>Paavo Järvi et l'Orchestre de Paris… ce n'est qu'un au revoir !</title>
   <updated>2016-06-17T13:16:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Paavo-Jarvi-et-l-Orchestre-de-Paris-ce-n-est-qu-un-au-revoir-_a1618.html</id>
   <category term="Concerts" />
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   <published>2016-06-17T12:28:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 18 juin 2016, à la Philharmonie, le plus français des chefs estoniens donnera son dernier concert comme directeur musical de l'Orchestre de Paris. Musiciens et public auront sans doute le cœur serré - comme le Maestro lui-même - tant ses six saisons à la tête de la phalange parisienne ont été marquées par une belle réussite.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9696041-15623589.jpg?v=1466160677" alt="Paavo Järvi et l'Orchestre de Paris… ce n'est qu'un au revoir !" title="Paavo Järvi et l'Orchestre de Paris… ce n'est qu'un au revoir !" />
     </div>
     <div>
      Six saisons, une belle aventure humaine et artistique que celle vécue par le chef estonien Paavo Järvi et l'Orchestre de Paris. Six saisons consacrée à remodeler un orchestre revenu au top des formations françaises reconnues au niveau international. En témoignent les échos des nombreuses tournées effectuées sur tous les continents dans des articles élogieux parus un peu partout.        <br />
              <br />
       En France ? Le chef ne fait pas encore l'unanimité. Serait en cause une prétendue &quot;froideur&quot; sans doute inhérente (pour ses détracteurs) à un artiste né à Tallinn ? Pour qui était à son avant-dernier concert à la Philharmonie le 25 mai (comme à tous les autres), le reproche ne tient pas. Il suffisait de voir l'émotion et la gratitude des musiciens de l'orchestre comme celles du public.       <br />
              <br />
       Ce concert portait assurément l'empreinte du chef devenu en quelques années un des plus marquants de la longue histoire de l'orchestre. Il s‘ouvrait par une création commandée au compositeur Richard Dubugnon : un &quot;Caprice II pour orchestre&quot;, mettant à contribution tous les pupitres en un crescendo électrisant. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9696041-15623596.jpg?v=1466160728" alt="Paavo Järvi et l'Orchestre de Paris… ce n'est qu'un au revoir !" title="Paavo Järvi et l'Orchestre de Paris… ce n'est qu'un au revoir !" />
     </div>
     <div>
      Puis l'orchestre avait invité le soliste Leonidas Kavakos pour le Concerto pour violon n°2 aussi âpre que virtuose de Béla Bartok, période &quot;Allegro Barbaro&quot;. Enfin, la Symphonie n°6 de Dimitri Chostakovitch (un des compositeurs fétiches de Paavo Järvi) - malheureusement moins donnée que les 5e et 7e - entraînait la ferveur générale avec ses trois mouvements aux climats antagoniques.       <br />
              <br />
       Et en effet, qui mieux que le fils du fameux Neeme Järvi <span style="font-style:italic">(1)</span> pouvait rendre au largo son atmosphère quasi funèbre avec ses longues phrases mélodiques raffinées, la vivacité diabolique des changements de rythme de l'allegro comme la force cosmique du presto final ? Froideur ? Certainement pas… mais le feu sous l'apparent self-control et une vraie passion pour des partitions libérant dangereusement les forces motrices à l'œuvre dans l'univers. Le 18 juin, le programme de son dernier concert comme directeur musical de l'Orchestre de Paris est construit autour de la 3e symphonie de Gustav Mahler - évidemment un autre compositeur de son Panthéon. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9696041-15623643.jpg?v=1466161351" alt="Paavo Järvi et l'Orchestre de Paris… ce n'est qu'un au revoir !" title="Paavo Järvi et l'Orchestre de Paris… ce n'est qu'un au revoir !" />
     </div>
     <div>
      Paavo Järvi a annoncé il y a longtemps son départ <span style="font-style:italic">(2)</span>, décidé alors même qu'il déclarait lui-même &quot;adorer&quot; l'orchestre. C'est que d'autres aventures l'attendent ailleurs. Mais nous reverrons toujours avec gratitude l'homme qui ne manquera pas de revenir en France pour nous rappeler son amour du travail bien fait et la haute idée qu'il se fait de sa mission et des orchestres qu'il dirige. Et puis en attendant (pour qui en douterait, ne le connaissant pas), son humour sarcastique et son expertise se vérifieront comme chaque année sur les réseaux sociaux aux prochaines éditions de l'Eurovision. Un des plus grands chefs au monde s'intéressant à l'Eurovision ? Oui, il est comme cela monsieur Järvi, un passionné sans préjugés - tout ce qu'il y a d'aimable.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Paavo Järvi appartient à une famille de musiciens avec les chefs d'orchestre Neeme Järvi et Kristjan Järvi (son frère). Ses répertoires de prédilection sont français, allemand, russe et scandinave.        <br />
       (2) Outre le Deutsche Kammerphilharmonie de Brême (dont il est directeur artistique depuis 2004), Paavo Järvi rejoint l'orchestre symphonique de la NHK à Tokyo.</span>       <br />
              <br />
       <b>Prochains concerts de l'Orchestre de Paris</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">18 juin 2016 à 20 h 30.</span>       <br />
       Philharmonie de Paris, &quot;Grand final de Paavo Järvi&quot;.       <br />
       Gustav Mahler, Symphonie n°3.       <br />
       Paavo Järvi, direction.       <br />
       Michelle DeYoung, alto.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">21 juin 2016 à 22h.</span>       <br />
       Sous la Pyramide du Louvre, &quot;Fête de la musique&quot;.        <br />
       Gustav Mahler, Symphonie n°4.       <br />
       Daniel Harding, direction.       <br />
       Christina Landshamer, soprano.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.paavojarvi.com/" target="_blank">&gt;&gt; paavojarvi.com</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.orchestredeparis.com/fr/accueil" target="_blank">&gt;&gt; orchestredeparis.com</a>
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     <br style="clear:both;"/>
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