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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-12T04:23:32+02:00</updated>
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   <title>Dans "Papy Quichotte", l'imaginaire de Cervantès sauve ce qui fait famille</title>
   <updated>2026-03-02T18:52:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-Papy-Quichotte--l-imaginaire-de-Cervantes-sauve-ce-qui-fait-famille_a4490.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-03-02T18:21:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Spectacle jeune public, mais pas seulement, même si, oui, l'héroïne de cette histoire est une enfant, Sacha, 8 ou 9 ans, en classe primaire de CE2. C'est de son point de vue que l'on découvre sa vie et, en premier lieu, sa famille. Dans la famille de Sacha, il y a le père qui fait beaucoup de sport pour calmer ses nerfs, il y a la mère qui trouve dans le chant son refuge et sa consolation, il y a le grand-père qui se lève de moins en moins de son fauteuil et se passionne pour la lecture d'un livre, le Don Quichotte de Cervantès.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95044065-66576828.jpg?v=1772473576" alt="Dans "Papy Quichotte", l'imaginaire de Cervantès sauve ce qui fait famille" title="Dans "Papy Quichotte", l'imaginaire de Cervantès sauve ce qui fait famille" />
     </div>
     <div>
      Tous les trois sont comme des fuyards, l'un dans la musculation, l'autre dans le chant lyrique, le troisième dans l'imaginaire de Cervantès. Ils fuient une réalité : la maladie neurodégénérative du grand-père en train de filer droit vers l'EHPAD avec ses absences et son début d'Alzheimer.       <br />
              <br />
       Sacha, au milieu d'eux, va de l'un à l'autre et se réfugie quand elle le peut dans les histoires de papy jusqu'à ce jour où celui-ci se fond dans le personnage de Don Quichotte, chevalier pourfendeur des injustices et défendeur des humbles, des pauvres et des faibles. À sa suite, le reste de la famille décide de ne pas contrarier le vieil homme dans sa folie.       <br />
              <br />
       Tous les quatre s'engagent alors dans un drôle d'univers fantasmé où l'on retrouve quelques éléments super connus du chevalier à la triste figure : la bataille contre les géants qui ne sont que des moulins à vent figurés ici par l'ombre d'un ventilateur, la fidèle Rossinante qui déboule dans l'appartement sous la forme d'une grande marionnette mise en vie par Géraldine Zanlonghi et Sancho Panza qui devient ici Sacha Panzo, la fidèle écuyère du papy Quichotte, incarné avec classe par Dominique Parent, transporté par le rôle de ce chevalier à la figure plutôt bonhomme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95044065-66576829.jpg?v=1772473604" alt="Dans "Papy Quichotte", l'imaginaire de Cervantès sauve ce qui fait famille" title="Dans "Papy Quichotte", l'imaginaire de Cervantès sauve ce qui fait famille" />
     </div>
     <div>
      Tout ce tranquille dérapage incontrôlé vers l'imaginaire se déroule dans une scénographie en trois niveaux : une avant-scène réduite à un couloir qui raconte l'étouffement de cet appartement, ressenti par toute la famille et en particulier par la petite Sacha. Un grand plateau avec canapé, table et chaise réalistes qui va peu à peu être dévasté par les aventures de nos intrépides voyageurs du livre. Et en fond de scène, un espace plus surréaliste où Géraldine Zanlonghi fait surgir des nuées d'oiseaux et des silhouettes de chevaux, comme l'espace virtuel de la fable.       <br />
              <br />
       Mais trêve de narration… Le texte écrit et mis en scène par Elsa Granat s'attache aux basques et aux pensées de la jeune Sacha, et sa volonté farouche d'emmener dans cette aventure toute la famille qui, grâce à cette folie qui défie l'ordre, va sauver un temps le grand-père de son départ vers un EHPAD possible et notamment recréer du lien entre ses membres. Chacun participant enfin à une aventure commune, partagée, qui, même si elle paraît digne de moquerie de la part des camarades de la petite Sacha (mais ce sont des CM2 qui ne comprennent rien), donne de l'air, de la respiration et l'envie de chanter ensemble – ce que les quatre interprètes feront à la fin du spectacle.       <br />
              <br />
       À noter cette présence constante de la musique – une musique lyrique portée principalement par Esther Lefranc qui interprète la mère, mais aussi un extrait, entre autres, de &quot;La Quête&quot;, de Jacques Brel. Ajouter à cela les manipulations d'objets et de marionnettes, une scénographie ingénieuse, et surtout un ton qui oscille avec intelligence entre comédie et émotion, tous ces éléments font de ce spectacle pour jeune public une source de rire et d'optimisme capable de toucher les petites, les petits et aussi les grandes personnes.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Papy Quichotte"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95044065-66576830.jpg?v=1772473628" alt="Dans "Papy Quichotte", l'imaginaire de Cervantès sauve ce qui fait famille" title="Dans "Papy Quichotte", l'imaginaire de Cervantès sauve ce qui fait famille" />
     </div>
     <div>
      Texte : Elsa Granat.       <br />
       Mise en scène : Elsa Granat.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Zelda Bourquin.       <br />
       Collaboration à la dramaturgie : Laure Grisinger.       <br />
       Avec : Maëlys Certenais, Antoine Chicaud, Esther Lefranc, Dominique Parent. Manipulation plateau : Géraldine Zanlonghi (marionnette prêtée par la compagnie Louis Brouillard).        <br />
       Atelier de construction : Artom (Tourcoing).       <br />
       Chef de chœur : Erwan Piquet.       <br />
       Scénographie : James Brandily.       <br />
       Création sonore : Mathieu Barché.       <br />
       Création lumières : Vera Martins.       <br />
       Création costumes : Marion Moine.       <br />
       Jeune public à partir de 7 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 19 février au 8 mars 2026.</span>       <br />
       1ᵉʳ mars à 15 h 30, 4 et 5 mars à 14 h 30, 7 mars à 17 h, 8 mars à 15 h 30.       <br />
       Théâtre Paris Villette, Grande Salle, 211, avenue Jean Jaurès, Paris 19ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 40 03 74 20.       <br />
       <a class="link" href="https://hub-tpv.shop.secutix.com/selection/event/date?productId=10229531026614" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-paris-villette.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-paris-villette.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 au 14 mars 2026 :</span> TGP - CDN, Saint-Denis (93).       <br />
       Du 26 au 28 mars 2026 : Théâtre des Îlets - CDN, Montluçon (03).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>LWA… Théâtral et politique !</title>
   <updated>2022-11-28T08:31:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/LWA-Theatral-et-politique-_a3455.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/69164062-48446559.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-11-28T07:18:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est une prise de position d'un théâtre qui remonte jusqu'au XVIIIe siècle à la source d'écrits, de harangues et de propos tenus par des révolutionnaires ou des figures artistiques célèbres pour comprendre ce qui a fait la trame d'idées coloniales dévastatrices du genre humain. On y rencontre aussi, dans un aspect plus lumineux et digne, la figure d'hommes courageux qui se sont révoltés avec le fusil ou l'écrit dans un même combat de liberté et d'égalité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69164062-48446559.jpg?v=1669578551" alt="LWA… Théâtral et politique !" title="LWA… Théâtral et politique !" />
     </div>
     <div>
      LWA, 3 lettres qui désignent un esprit de la religion vaudou, appelé aussi &quot;Les Mystères&quot; ou &quot;Les Invisibles&quot;. Ils servent d'intermédiaires entre le créateur lointain et les êtres humains. Dans ce spectacle, Camille Bernon et Simon Bourgade nous convient à remonter le cours des idées et de l'Histoire pour comprendre le cheminement de pensées coloniales qui ressurgissent parfois pour alimenter encore aujourd'hui des discours de haine et de mépris.       <br />
              <br />
       La pièce débute avec les artistes sur scène déambulant et parlant avec, derrière eux, une vidéo de la révolte des banlieues (2005) après la mort par électrocution de Zyed (Benna) et Bouna (Traoré) suite à une course-poursuite par la police. On voit les manifestations, les heurts, la violence qui en a découlé. C'est un amoncellement de propos par les comédiens dont un, à tour de rôle, devient plus audible que les autres, car porté par un micro. Chacun incarne un personnage.       <br />
              <br />
       Ce sont les individus et le groupe qui se font entendre par roulement. Les premiers se détachant du second pour faire corps ensuite avec lui. Puissants ou victimes, gouvernants ou opprimés, les figures, dont certaines célèbres ou anonymes, mais qui ont marqué l'Histoire, défilent durant le spectacle. Nous nous retrouvons comme sur un échiquier social où, à l'opposé des uns et des autres, des personnages se retrouvent au travers d'une identité sociale, artistique, historique, associative ou institutionnelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69164062-48446563.jpg?v=1669578585" alt="LWA… Théâtral et politique !" title="LWA… Théâtral et politique !" />
     </div>
     <div>
      Puis c'est le discours du président Chirac (1932-2019), incarné par Jackee Toto, suite à ces émeutes, revisité avec humour par un staff composé de deux conseillers (Naïs El Fassi, Souleymane Sylla) qui font attention à taire ce qu'il pourrait dire et penser. Avec humour, composé de &quot;jingles&quot; de la Marseillaise, il se lâche ensuite avec des propositions dites de façon décalée de chèques-vacances et de concerts pour pallier un vide et le manque, social et de considération, subi par les jeunes dans les banlieues. Nous sommes dans une farce politique qui en devient tragique. Amuser le peuple pour qu'il oublie sa colère au sens propre comme figuré.       <br />
              <br />
       On y entend aussi, extrait de &quot;Delta Charlie Delta&quot; de Michel Simonot, chaque propos, raciste et plein de préjugés, tenu par les policiers lors de la poursuite des jeunes qui ont donné lieu à la mort de deux d'entre eux. Malgré le refus des médecins, il y a, à l'hôpital, les interrogatoires de la police de Muhittin Altun - alors qu'il est aux urgences -, lui aussi électrocuté, mais ayant eu, par chance, la vie sauve. Puis les propos dignes d'une racaille du ministre de l'Intérieur Sarkozy avec son Kärcher. Ou, au travers de déclarations beaucoup plus louables, l'association ACLEFEU, créée au lendemain de la révolte des banlieues. Dans ce spectacle, c'est la voix des oubliés, des bafoués, de ceux que l'on oppresse - qui contrebalancent celles de puissants et de politiques - qui se fait aussi entendre.       <br />
              <br />
       Puis c'est une voix profonde, superbe, celle de Jackee Toto, comme sortie des ténèbres, qui se détache dans l'obscurité et raconte une révolte des noirs contre les envahisseurs blancs, celle de François Mackandal (mort en 1758), meneur de plusieurs rébellions dans le nord-ouest de l'île de Saint Domingue. Il est considéré comme le symbole de la lutte noire anti-esclavagiste, le précurseur de Toussaint Louverture (1743-1803). Une légende entoure le personnage et ce qui est rendu sur scène est cette profondeur venue d'ailleurs, d'un passé qui ressurgit et qui rappelle la lutte, le combat d'hommes dignes et courageux pour leur liberté.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69164062-48446567.jpg?v=1669578612" alt="LWA… Théâtral et politique !" title="LWA… Théâtral et politique !" />
     </div>
     <div>
      Cette création donne la parole à ceux qui ne se sont pas tus et qu'on tue, assassine, moleste ou bafoue. À ceux qui ont lutté, brisé le carcan colonial de la violence et du rejet. À ces oubliés, parfois de l'Histoire, qui rappellent la grandeur de l'esprit humain et du courage tel que Mackandal. À ceux qui, en plus de leur courage, tel Frantz Fanon (1925-1961), manie leur intelligence à décrypter le colonialisme, au travers, entre autres, de la psychologie, pour comprendre cette haine et cette violence et qui savent manier poésie, philosophie et combat.       <br />
              <br />
       Avec Fanon, c'est l'esprit qui finit par prendre le fusil. On le retrouve à son bureau, incarné par Salomé Ayache, superbe dans ses combats anticoloniaux lors de la guerre d'Algérie au travers de ses écrits. On y redécouvre, oralement, la lettre qu'il a envoyée au ministre résident de l'Algérie, Robert Lacoste (1898-1989), pour donner sa démission, le 26 novembre 1956, de son poste de l'hôpital de Blida-Joinville.       <br />
              <br />
       On y entend aussi des révolutionnaires de 1789 tel l'abbé Grégoire (1750-1831), des colons de tout poil tenir des propos d'une violence et d'un mépris d'un autre âge, celui d'un temps où le noir et le bronzé étaient des couleurs où l'asservissement n'en était que le reflet. On entend aussi quelques figures étonnantes comme celle de Victor Hugo (1802-1885) - interprété par Ahmed Hammadi Chassin -, dans son &quot;Discours sur l'Afrique&quot; (1879), tenir des propos de colonisateur, décrivant l'Afrique comme une seule et même terre avec sa sauvagerie de peuple d'un autre âge à prendre et à amadouer pour faire que le progrès ne soit plus freiné par des peuples sans histoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69164062-48446572.jpg?v=1669578678" alt="LWA… Théâtral et politique !" title="LWA… Théâtral et politique !" />
     </div>
     <div>
      Une véritable ode aux massacres. Cruelle et bête ignorance d'un homme aux qualités d'esprit pourtant multiples, reflet d'une époque où l'ouverture d'esprit vers un ailleurs ne se prêtait pas à la tolérance. Sarkozy, dans son discours de Dakar (26 juillet 2007), semble s'être inspiré en partie, sous la plume d'Henri Guaino, de quelques phrases de l'écrivain. Propos d'une autre époque qui charriait un mépris sans nom pour ceux qui n'étaient ni blancs ni européens. Triste spectacle d'une bêtise revendiquant des vues coloniales passéistes alimentant son cortège de racisme.       <br />
              <br />
       La représentation est dans une dynamique très vive. Cela court aussi en cercle avec les artistes qui jettent, de façon synchronisée, leurs deux mains vers le sol pour être ensuite remontés vers les troncs. C'est beau et rythmé. C'est un théâtre qui dénonce et qui revendique. Le corps et la voix, l'esprit et la lettre, le mépris et la lutte, tout est lié comme le miroir inversé de l'un à l'autre. C'est dans cette construction autant historique que littéraire et théâtrale que la danse fait quelques jolis tours sur scène. Un très beau spectacle, instructif et jouisseur de revendications !       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"LWA"</b></div>
     <div>
      D'après des récits d'esclaves, les écrits de Frantz Fanon, &quot;Delta Charlie Delta&quot; de Michel Simonot et les Cahiers de doléances recueillis par le Collectif ACLEFEU.       <br />
       Conception et mise en scène : Camille Bernon et Simon Bourgade.       <br />
       Stagiaire mise en scène : Héloïse Janjaud.       <br />
       Collaboration artistique et jeu : Salomé Ayache, Naïs El Fassi, Ahmed Hammadi Chassin, Benedicte Mbemba, Souleymane Sylla, Jackee Toto.       <br />
       Scénographie : Benjamin Gabrié.       <br />
       Son : Vassili Bertrand en alternance avec Quentin Hilaire.       <br />
       Lumière : Coralie Pacreau.       <br />
       Vidéo : José Gherrak.       <br />
       Costumes : Gwladys Duthil.       <br />
       Par la Cie Mauvais Sang.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 novembre au 3 décembre 2022.</span>       <br />
       Mardi, mercredi, jeudi et samedi à 20 h, vendredi à 19 h et dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre Paris-Villette, Grande Salle, Pais 19e, 01 40 03 74 20.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-paris-villette.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-paris-villette.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       13 et 14 décembre 2022 : Espace des arts - Scène nationale, Chalon sur Saône (71).       <br />
       28 janvier 2023 Le Théâtre de Rungis, Rungis (94).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>En attendant Génération A, dix danseurs-chorégraphes africains en correspondances</title>
   <updated>2020-11-17T15:43:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/En-attendant-Generation-A-dix-danseurs-choregraphes-africains-en-correspondances_a2837.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/51535992-39530194.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-11-17T15:27:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Du fait de la crise sanitaire, la deuxième édition du festival "Génération A" - organisée dans le cadre de la saison Africa 2020 – n'a pas eu lieu et elle est a priori reporté en juin 2021. Dix danseurs-chorégraphes venus de huit pays africains auraient dû s'y retrouver. Bloqués à des milliers de kilomètres les uns des autres, ils ont créé à distance une chorégraphie en relais… Comme une correspondance… Comme un avant-goût de leurs futures retrouvailles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/51535992-39530194.jpg?v=1605624487" alt="En attendant Génération A, dix danseurs-chorégraphes africains en correspondances" title="En attendant Génération A, dix danseurs-chorégraphes africains en correspondances" />
     </div>
     <div>
      Programmé dans le cadre de la saison Africa 2020, &quot;Génération A&quot; est un temps fort d'une semaine imaginé par Fatima N'Doye et Alioune Diagne à l'invitation du Théâtre Paris-Villette pour découvrir de jeunes artistes issus de différents pays d'Afrique francophone et représentatifs d'une nouvelle génération : créative, insoumise et toujours engagée. La plupart de ces créations seront programmées pour la première fois en France. Cet événement se tiendra du 7 au 11 juin 2021 au Théâtre Paris-Villette.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Génération A… A comme Afrique, A comme Avenir. L'avenir de la bonne danse en Afrique est entre vos mains. Une danse qui touche l'être au plus profond de lui-même. Vive Génération A !&quot;</span> Germaine Acogny, marraine du Festival.       <br />
              <br />
       <b>Programmation complète ci-dessous :</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/NQzjiHFjZ9Q" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Vidéo (5 minutes) "Correspondances"</strong></span>       <br />
       Avec les danseurs-chorégraphes : Hamdi Dridi, Coumba Dem, Hardo Ka, Souleyman Ladji Koné, Cognès Mayoucou, McIntosh Jerahuni, Gaelle Ikonda, Alioune Diagne, Wesley Ruzibiza, Amala Dianor, Loulou Véronique.       <br />
       Musique : "Ahead", Awa Ly et Polérik Rouvière (album "Safe and Sound, chez [Pias]).       <br />
       Direction artistique : Fatima Ndoye.       <br />
       Montage : Nicolas Ripoche.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/En-attendant-Generation-A-dix-danseurs-choregraphes-africains-en-correspondances_a2837.html" />
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   <title>"Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu" Quand la poésie prend corps pour nous toucher au cœur</title>
   <updated>2020-10-26T07:55:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-ma-maison-de-papier-j-ai-des-poemes-sur-le-feu-Quand-la-poesie-prend-corps-pour-nous-toucher-au-coeur_a2822.html</id>
   <category term="Pitchouns" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/50895430-39180314.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-10-26T06:42:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Visuel, sonore et narratif, "Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu" joue de tous nos sens pour nous faire vivre une histoire qui rit et pleure dans la même seconde sur l'éphémère brièveté de la vie. Sur scène, une petite fille et une ancienne petite fille devenue âgée ainsi qu'une sorte d'envoyé de l'au-delà venu exiger le rendez-vous qui nous attend tous un jour ou l'autre. Ces trois personnages vont être les passeurs de mots, d'illusions et d'âme pendant une heure en quasi-suspension.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50895430-39180314.jpg?v=1603649075" alt=""Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu" Quand la poésie prend corps pour nous toucher au cœur" title=""Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu" Quand la poésie prend corps pour nous toucher au cœur" />
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     <div>
      Plateau nu mais qui ne le restera pas longtemps. L'homme en veste noire passe en jetant quelques flammes de ses doigts maigres et filandreux comme des lianes. Noir. Lumière. Une petite fille d'à peu près 13 ans entre et crée l'espace &quot;Maison&quot; en disposant des pièces, des fenêtres, des couloirs, des meubles, des vues, l'univers. Noir. Lumière. Soixante-dix ans viennent de passer. La petite fille est maintenant une vieille dame au centre de l'espace délimité par l'étrange homme jeteur d'éclair, exigeant comptable du temps passé à vivre.       <br />
              <br />
       Allume ! Éteins ! Vont donner le rythme cardiaque de ce spectacle intime et déployé comme une épopée immobile : celle mentale qui cavalcade dans les souvenirs de toutes les mémoires au monde. Et le miracle du théâtre agit alors en créant la rencontre entre la petite fille qui a été et la vieille dame qui est. <span style="font-style:italic">&quot;Tous les enfants sont à l'intérieur d'une vieille personne, mais ils ne le savent pas encore&quot;</span>, dit Philippe Dorin, l'auteur.       <br />
              <br />
       Un texte aux mots simples. Évidents. Limpides. Poétiques dans l'acte plus que dans le phrasé. Philippe Dorin recrée ici l'expression mentale du souvenir d'une vieille femme sur le point de quitter la vie qui rêve encore d'elle-même, petite. Ce faisant, il construit un pont entre passé disparu et présent en abîme. Nostalgie, un peu. Rires doux. Et féérie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50895430-39180330.jpg?v=1603649127" alt=""Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu" Quand la poésie prend corps pour nous toucher au cœur" title=""Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu" Quand la poésie prend corps pour nous toucher au cœur" />
     </div>
     <div>
      Pour mettre en scène cette aventure qui s'affranchit des frontières infranchissables du temps, Julien Duval et ses collaborateurs, à la scénographie, aux lumières, à la musique, ont dû faire preuve à la fois d'une grande inventivité mais aussi d'une méticulosité rare. Les éléments de décor, les jeux de lumière, les quelques flamboiements de magies concourent tous, à la seconde prêt, à maintenir l'attention des spectateurs en éveil. Un public, qui dès 8 ans, avale par les oreilles et les yeux toute l'histoire. Mais point besoin d'être un enfant pour savourer ce moment suspendu.       <br />
              <br />
       Comme la technique, les interprètes et le jeu d'acteur sont eux aussi d'une extrême rigueur car dans ce spectacle toutes les scènes sont vives, courtes, les changements très rapides, nombreux, et les apparitions précises. France Darry, qui incarne la femme âgée, touche par sa fragilité doublée d'une belle énergie ; et du métier, comme on dit, qui ici joue sur le fil de la simplicité et du sentiment.       <br />
              <br />
       Camille Ruffié est une petite fille absolument convaincante, même dans ses parties solo qu'elle joue avec une grande maîtrise et une totale crédibilité (elle est en alternance avec Juliette Nougaret). Le troisième personnage, comme sorti d'un cabaret de l'étrange, est dans sa gestuelle une lame qui trancherait le voile cachant le réalité, très juste, très expressif de tout son corps.       <br />
              <br />
       Il y a dans ce spectacle la plupart des capacités d'illusion dont est capable le théâtre. Avec très peu d'effets mais un rythme, une écriture, un travail précis, des accessoires inventifs et une esthétique affirmée, il parvient à s'extraire de la courbe inflexible du temps pour inventer sa propre mesure et créer un monde virtuel, une heure d'une poésie bienfaisante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50895430-39180337.jpg?v=1603649186" alt=""Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu" Quand la poésie prend corps pour nous toucher au cœur" title=""Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu" Quand la poésie prend corps pour nous toucher au cœur" />
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      Texte : Philippe Dorin.       <br />
       Mise en scène : Julien Duval.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Carlos Martins.       <br />
       Avec : France Darry, Carlos Martins et Juliette Nougaret, en alternance avec Camille Ruffié.       <br />
       Composition musicale : Kat May.       <br />
       Scénographie : Olivier Thomas.       <br />
       Lumières : Michel Theuil.       <br />
       Costumes : Édith Traverso.       <br />
       Création sonore : Madame Miniature.       <br />
       Régie générale : Anna Tubiana.       <br />
       Seconde assistante : Maud Martin.       <br />
       Régisseur : Samuel Poumeyrol.       <br />
       Doublure enfants : Zoé Gauchet.       <br />
       Compagnie Le Syndicat d'Initiative.       <br />
       Durée : 50 min.       <br />
       Dès 8 ans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50895430-39180339.jpg?v=1603649214" alt=""Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu" Quand la poésie prend corps pour nous toucher au cœur" title=""Dans ma maison de papier, j'ai des poèmes sur le feu" Quand la poésie prend corps pour nous toucher au cœur" />
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     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 15 octobre au 1er novembre 2020.</span>       <br />
       28 et 29 octobre à 14 h 30, 30 octobre à 19 h, 1er novembre à 15 h 30.       <br />
       Théâtre Paris-Villette, Paris 19e, 01 40 03 74 20.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-paris-villette.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-paris-villette.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée 2020/2021</b>       <br />
       26 et 27 novembre 2020 : L'Empreinte - Scène nationale Brive-Tulle, Tulle (19).       <br />
       11 au 14 décembre 2020 : Espace Culturel Larreko (représentations organisées par Kultura Bidean), Saint-Pée-sur-Nivelle (64).       <br />
       16 et 17 décembre 2020 : Salle Saint-Louis (représentations organisées par Kultura Bidean), Saint-Palais (64).        <br />
       8 janvier 2021 : Théâtre Ducourneau, Agen (47).       <br />
       15 janvier 2021 : Le Parvis, scène nationale Tarbes (65).        <br />
       21 et 22 janvier 2021 : Gallia Théâtre - Scène Conventionnée d'intérêt national - Art et Création, Saintes (17).       <br />
       27 et 28 janvier 2021 : Maison de la Culture, Bourges (18).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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