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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-10-12T20:07:17+02:00</updated>
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   <title>"Tendre colère"… Se déclinant gracieusement ou de façon dansée dans des registres aussi variés que la contenance, la franche expressivité et l’engourdissement</title>
   <updated>2026-07-28T15:37:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Tendre-colere-Se-declinant-gracieusement-ou-de-facon-dansee-dans-des-registres-aussi-varies-que-la-contenance-la_a4638.html</id>
   <category term="Danse" />
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   <published>2026-07-27T13:59:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Créé en 1990, le festival Paris l’été est à sa trente-sixième édition avec la danse, le théâtre, le cirque et ses concerts de musique aux abords de monuments, de parcs de la capitale ou dans des salles parisiennes. Première incursion avec un spectacle créé en 2025 de Christophe et François Ben Aïm. Les deux chorégraphes déclinent la colère dans des corps expressifs à géométrie variable avec leurs chutes, leurs somnolences et leurs tensions.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97488050-67886268.jpg?v=1785153713" alt=""Tendre colère"… Se déclinant gracieusement ou de façon dansée dans des registres aussi variés que la contenance, la franche expressivité et l’engourdissement" title=""Tendre colère"… Se déclinant gracieusement ou de façon dansée dans des registres aussi variés que la contenance, la franche expressivité et l’engourdissement" />
     </div>
     <div>
      Un homme habillé en bleu de travail est sur scène avec un long balai entre les mains. Il joue de mimes, de situations, de spectateurs et d’accessoires scéniques, doucement, sans prévenir, tel un accessoiriste qui disposerait ses éléments. Tout est jeu et silence. Tout est attitude et expression dans un environnement dans lequel il est seul, sans chercher à créer un lien réciproque avec ce qui l’entoure. Il le questionne, mais son objet n’est pas d’entrer dans un échange, verbal ou émotionnel, avec lui. Ce moment s’inscrit à la fois en préambule du spectacle et entier à celui-ci.       <br />
              <br />
       L’entame est suivie par une musique et dix danseurs s’alignant en fond de scène. Cette rupture est autant dans la scénographie que dans le contenu du spectacle qui devient chorégraphique. De la verbalisation du corps et de la performance humoristique qui découle de la première séquence, s’inscrit ce qui suit : l’expression d’une colère en chorégraphies multiples. Sans que celle-là s’exprime de façon brutale, elle avance à petits pas vers une agressivité. Le fil rouge, liant ces deux parties, est cette émotion qui peut être portée de manière ponctuelle, continue, refoulée, expressive ou maîtrisée. <span style="font-style:italic">&quot;Être roi de ses humeurs est le privilège des grands animaux&quot;,</span> comme le souligne Camus dans &quot;La Chute&quot; (1956).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97488050-67886269.jpg?v=1785153736" alt=""Tendre colère"… Se déclinant gracieusement ou de façon dansée dans des registres aussi variés que la contenance, la franche expressivité et l’engourdissement" title=""Tendre colère"… Se déclinant gracieusement ou de façon dansée dans des registres aussi variés que la contenance, la franche expressivité et l’engourdissement" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;Tendre colère&quot; se joue un rapport à l’autre et à l’espace. Un des artistes chante quand, plus loin, un autre se plaint fortement en espagnol, avec une traduction effectuée avec humour et de façon décalée. Le verbe s’habille dans un débit passionné, ponctué d'exclamations et d'interpellations au public. Celles-ci sont dirigées vers les spectateurs sans qu’ils en soient le sujet, mais le support.       <br />
              <br />
       Les corps s’avancent, chacun à son rythme avec une gestuelle qui est dans un lâcher-prise continu en solo, en duo ou par petits groupes avec des déplacements effectués sans que le pas de course ne soit présent. Les lumières scandent les temps forts en créant une ambiance. Les danseurs se délassent. L’engourdissement des uns et des autres s'effectue par groupe de deux, un artiste tombant au sol avant qu’il ne soit retenu par en dessous de ses aisselles par son alter-ego. C’est fluide et gracieux. Les mouvements sont multiples, chacun étant dans ses propres gestes, mais le tout est de même tempo et à la même allure. Ceux-ci sont, à dessein, non synchrones, bien que l’ensemble le soit.       <br />
              <br />
       Un moment, des corps et des bras s’étirent dans des lumières fluorescentes comme celles d’une boîte de nuit. Le rythme change, devient animé et dansant avant que la réalité reprenne ses droits dans des lumières plus neutres. S’il y a &quot;tendre colère&quot;, elle est contenue, sauf à la fin où les danseurs, disposés les uns à côté des autres dans une rangée en avant-scène, poussent, de façon crescendo, des cris dans un même tempo avant que ceux-ci ne redescendent pour finir dans un chant collectif et que le noir ne tombe sur eux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97488050-67886272.jpg?v=1785153838" alt=""Tendre colère"… Se déclinant gracieusement ou de façon dansée dans des registres aussi variés que la contenance, la franche expressivité et l’engourdissement" title=""Tendre colère"… Se déclinant gracieusement ou de façon dansée dans des registres aussi variés que la contenance, la franche expressivité et l’engourdissement" />
     </div>
     <div>
      Les cris deviennent chants en cœur, les respirations, une agressivité à bout de souffle, les interprètes dans la grogne, une communauté unie par une même voix. Et si cette réaction était nécessaire pour dénoncer une injustice ? Ou comment François et Christian Ben Aïm arrivent à marier une émotion sous toutes ses formes dans une pluralité de gestes.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tendre colère" </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97488050-67886273.jpg?v=1785153862" alt=""Tendre colère"… Se déclinant gracieusement ou de façon dansée dans des registres aussi variés que la contenance, la franche expressivité et l’engourdissement" title=""Tendre colère"… Se déclinant gracieusement ou de façon dansée dans des registres aussi variés que la contenance, la franche expressivité et l’engourdissement" />
     </div>
     <div>
      Chorégraphie et scénographie : Christian et François Ben Aïm.       <br />
       Assistante chorégraphique : Alex Blondeau.       <br />
       Avec : Eva Assayas, Jamil Attar, Johan Bichot, Lucie Domenach, Rosanne Briens, Carla Diego, Andrea Givanovitch, Jeremy Kouyoumdjian, Andréa Moufounda, Emilio Urbina.       <br />
       Accompagnement dramaturgique : Véronique Sternberg.       <br />
       Composition musicale : Patrick de Oliveira.       <br />
       Chant enregistré : Myriam Djémour.       <br />
       Création costumes : Mossi Traoré.       <br />
       Création lumière : Laurent Patissier.       <br />
       Régie générale et plateau : Stéphane Holvêque.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
       Production CFB 451.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <b>A eu lieu du 15 au 17 juillet 2026 à 22 h.       <br />
       Au Jardin des Tuileries, Domaine du Louvre, 4 quai des Tuileries, Paris 1er.</b>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Festival Paris L'Été - 36ᵉ édition</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 juillet au 4 août 2026.</span>       <br />
       <a class="link" href="https://www.parislete.fr/" target="_blank">>> parislete.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.parislete.fr/fr/le-programme" target="_blank">>> Programme</a>       <br />
       <a class="link" href="https://parislete.notre-billetterie.fr/formulaire?dial=sommaire26" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       11 octobre 2026 : Le Beffroi, Montrouge (92).       <br />
       25 janvier 2027 : Le Trident - Scène nationale, Cherbourg-en-Cotentin (50).       <br />
       16 mars 2027 : Centre des bords de Marne - Biennale de danse du Val-de-Marne, Le Perreux-sur-Marne (94).       <br />
       18 mars 2027 : Théâtre Jean-François Voguet - Biennale de danse du Val-de-Marne Fontenay-sous-Bois (94).       <br />
       20 mars 2027 : Les Passerelles, Pontault-Combault (77).       <br />
       1ᵉʳ avril 2027 : Théâtre Gérard Philipe - Biennale de danse du Val-de-Marne, Champigny (94).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2026• "Paris et Miki" L'art et la culture peuvent-ils sauver le monde ? Et, si oui, quel monde doit-on sauver ?</title>
   <updated>2026-08-03T09:49:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Paris-et-Miki-L-art-et-la-culture-peuvent-ils-sauver-le-monde-Et-si-oui-quel-monde-doit-on-sauver_a4620.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
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   <published>2026-07-15T13:02:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est précisément ce questionnement et la recherche de réponses à cette interrogation qui va conduire Michael De Cock, auteur, écrivain, metteur en scène, dramaturge et directeur du KVS de Bruxelles jusqu'en mai dernier*, à nous proposer un road-movie étonnant, dans une joyeuse et enthousiaste célérité, nous conduisant du Rock Werchter au Tomorrowland de Boom en passant par les coulisses du KVS de Bruxelles, par Paris et le Louvre, jusqu’à l’autre bout du monde, au Chili. Ces récits fictionnels – ou non –, agrémentés d'une riche playlist musicale, sont l'occasion de redécouvrir des routes culturelles inattendues qui fondent notre monde d'aujourd'hui.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97353668-67808451.jpg?v=1784113740" alt="•Off 2026• "Paris et Miki" L'art et la culture peuvent-ils sauver le monde ? Et, si oui, quel monde doit-on sauver ?" title="•Off 2026• "Paris et Miki" L'art et la culture peuvent-ils sauver le monde ? Et, si oui, quel monde doit-on sauver ?" />
     </div>
     <div>
      Dans une captivante posture de conteur, Michael De Cock nous propose un voyage faisant dialoguer l'intime et le politique, le récit personnel et les grands mouvements du monde. Cette exploration entre imaginaire débridé – tout autant drôle, ironique qu'émouvante – et folle réalité se construisant sur des chemins aux étapes inattendues, s'enchaînant à toute allure, à la rencontre de personnages réels… Toute ressemblance avec des faits et des personnages existants ou ayant existé est purement volontaire et n'est le fruit d'aucune coïncidence.       <br />
              <br />
       En introduction, dans une forme de conférence participative, l'artiste questionne l'assemblée sur des sujets sans importance, puis autour de thèmes en relation avec l'art, la culture et la politique. Quel est votre film de James Bond préféré ? Quel est le premier livre qui vous a retourné la cervelle ? L'art peut-il sauver le monde ou (de son propre point de vue), mais qu'est-ce qu'on fout de nos vies ? Dans quel pays iriez-vous habiter si le fascisme s'installait chez vous ? Et quelques autres, toutes réponses étant alors lancées en l'air par le public dans une joyeuse cacophonie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97353668-67808524.jpg?v=1784114187" alt="•Off 2026• "Paris et Miki" L'art et la culture peuvent-ils sauver le monde ? Et, si oui, quel monde doit-on sauver ?" title="•Off 2026• "Paris et Miki" L'art et la culture peuvent-ils sauver le monde ? Et, si oui, quel monde doit-on sauver ?" />
     </div>
     <div>
      Les premiers arrêts sur images de ce road-movie se feront au Festival de Werchter en 1987 en compagnie de Julian Cope, The Triffids, The Housemartins, Iggy Pop, Echo and the Bunnymen, The Pretenders, Eurythmics, Peter Gabriel. La halte suivante se fera au festival de musique électronique Tomorrowland en terre flamande. Puis la rencontre avec Paris Hilton conduira Michael De Cock aux coulisses du KVS pour une visite mouvementée avec la financière et jet-seteuse américaine.       <br />
              <br />
       Cette invraisemblable aventure (réel ou non ?), du plateau au gril en passant par les sous-sols et la réserve des costumes (ou Paris revêtira le costume de madame de Tourvel), sera ponctuée de rocambolesques épisodes narratifs et entrecoupée de rencontres référencées et tout autant culturelles avec, sans tous les nommer, James Ensor, Rainer Maria Rilke, Pablo Neruda, Stefan Zweig, Pierre Choderlos de Laclos, Piero della Francesca, etc.       <br />
              <br />
       Michael De Cock possède un extraordinaire talent de conteur, chantant, dansant, cela avec une énergie galvanisante. Il séduit spectatrices et spectateurs, complétant son récit par de régulières et judicieuses adresses à l'assemblée. La scénographie conçue par Stef Depover, riche et inventive, tout en jouant une subtile sobriété, nous laisse découvrir petit à petit les repères visuels servant les propos du performeur comédien.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97353668-67808528.jpg?v=1784114217" alt="•Off 2026• "Paris et Miki" L'art et la culture peuvent-ils sauver le monde ? Et, si oui, quel monde doit-on sauver ?" title="•Off 2026• "Paris et Miki" L'art et la culture peuvent-ils sauver le monde ? Et, si oui, quel monde doit-on sauver ?" />
     </div>
     <div>
      Entre imaginaire artistique réalisé et réalité d'une expression de l'art en cours ou à venir, nous est offert là un stand-up très personnel, adapté de son livre &quot;Seule l'imagination peut nous sauver&quot;, se forgeant notamment sur des convictions qu'il eut la possibilité de confronter professionnellement à la direction du KVS... confrontation qu'il poursuivra maintenant au Théâtre de Liège. Son invitation à faire de la culture une priorité politique nous parle où que l'on soit aujourd'hui dans le monde. Il est temps de mettre l'imagination au pouvoir et la création, en tant qu'expression salvatrice de tous les arts, est sans conteste le ferment qui permettra de la cultiver, de la maintenir et de la développer.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Il est depuis cette date à la direction du Théâtre de Liège.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Paris et Miki"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97353668-67808529.jpg?v=1784114240" alt="•Off 2026• "Paris et Miki" L'art et la culture peuvent-ils sauver le monde ? Et, si oui, quel monde doit-on sauver ?" title="•Off 2026• "Paris et Miki" L'art et la culture peuvent-ils sauver le monde ? Et, si oui, quel monde doit-on sauver ?" />
     </div>
     <div>
      Texte : Michael De Cock.       <br />
       Performance : Michael De Cock.       <br />
       Scénographie : Stef Depover.       <br />
       Danse : Bahar Temiz.       <br />
       Graphisme : Nour Abdo.       <br />
       Production : Koninklijke Vlaamse Schouwburg (Théâtre royal flamand de Bruxelles).        <br />
       Tout public à partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 21 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 19 h 20 h. Relâche le jeudi.       <br />
       Théâtre La Manufacture, Salle L'Intra, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 85 12 71.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.lamanufacture.org/spectacle?id_spectacle=615" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lamanufacture.org/" target="_blank">>> lamanufacture.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       29 au 30 octobre 2026 : Théâtre National du Luxembourg, Luxembourg.       <br />
       12 au 15 janvier 2027 : Théâtre, Liège (Belgique).       <br />
       2 au 4 avril 2027 : Théâtre du Rond-Point, Paris 8ᵉ.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Paris-et-Miki-L-art-et-la-culture-peuvent-ils-sauver-le-monde-Et-si-oui-quel-monde-doit-on-sauver_a4620.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant</title>
   <updated>2025-04-17T15:37:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/BIAM-Une-12e-edition-placee-sous-le-signe-d-un-ailleurs-necessaire-pour-echapper-au-chaos-du-monde-ambiant_a4198.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/87968731-62329074.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-04-18T10:21:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Depuis 2001, la Biennale Internationale des Arts de la Marionnette (BIAM) rayonne en Île-de-France grâce à de nombreux partenaires complices et surtout grâce au Centre National de la Marionnette – Le Mouffetard à Paris (CNMa) qui porte, depuis toujours, ce projet avec déterminisme et grande conviction.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87968731-62329074.jpg?v=1744878201" alt="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" title="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" />
     </div>
     <div>
      Cette nouvelle édition de la BIAM rassemble 16 spectacles, 48 représentations, 16 compagnies et huit pays différents. Durant deux semaines, les artistes présents sillonneront le territoire parisien pour partager leur vision du monde et, surtout, offriront un véritable tour d'horizon de la création et de la diversité des tendances marionnettes de notre époque. La plupart des créations présentées sont de tout nouveaux projets pour la plupart des compagnies.       <br />
              <br />
       Art pourtant millénaire et préhistorique, et mode d'expression populaire, il a fallu attendre 2007 pour que la marionnette, en France, soit reconnue de façon pérenne à l'occasion d'un Manifeste sous la présidence de Daniel Girard (&quot;Les Saisons de la Marionnette&quot;). Trop souvent isolées du reste des autres arts, à l'occasion de ces &quot;Saisons&quot; (2007-2010), de nombreuses compagnies souhaitaient un enjeu plus large de leurs pratiques et que différentes personnalités extérieures au spectacle vivant s'y intéressent (anthropologues, plasticiens, philosophes, scientifiques, etc.). &quot;Il s'agissait de dépasser le simple &quot;j'aime, je n'aime pas&quot; pour exposer des points de vue divers sur ces arts distincts tels qu'ils se déclinent aujourd'hui&quot;. (sic)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87968731-62329075.jpg?v=1744878239" alt="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" title="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" />
     </div>
     <div>
      Cette édition 2025 offrira à Paris et en petite couronne des spectacles venus du Canada, de Slovénie, de Norvège, de la République tchèque, de Pologne et de Belgique pour compléter la programmation française.       <br />
              <br />
       Dans un monde fracturé et chaotique, les artistes nous invitent à rejoindre des contrées dans lesquelles les humains se sont peu aventurés : au sommet d'un glacier, sur la Lune, sous Terre, dans l'air, dans des mondes virtuels ou magiques, ou encore dans le temps. Les figures marionnettistes y trouvent leur espace et nous invitent, par ce décalage, à questionner le monde qui est le nôtre.       <br />
              <br />
       L'imaginaire est donc plus que jamais de mise cette année dans ces différents lieux.       <br />
       <b>À Paris :</b> Le Mouffetard - CNMa, le Théâtre Sylvia Monfort, le Théâtre aux Mains nues, le Théâtre Dunois et le Centre tchèque de Paris,       <br />
       <b>À Pantin :</b> le Centre Culturel Nelson Mandela, La Nef, la Place de la Pointe, la Salle Jacques Brel et le Théâtre du Fil de l'Eau.       <br />
       <b>À Fontenay-sous-Bois :</b> le Théâtre Halle Roublot.       <br />
       <b>À Ivry-sur-Seine :</b> le Théâtre Antoine Vitez.       <br />
       <b>À La Courneuve :</b> le Centre Culturel Houdremony, le Parc Georges-Valbon.       <br />
       <b>À Montreuil :</b> le Théâtre municipal Berthelo Jean-Guerrin.       <br />
       <b>À Noisy-le-Sec :</b> le Théâtre des Bergeries.       <br />
              <br />
       Seize spectacles sont programmés cette année autour de ce thème de l'imaginaire dont (liste non exhaustive) :       <br />
       &quot;Body Concert&quot; (marionnettes), Québec ;       <br />
       &quot;Loco&quot; (marionnettes), Belgique ;       <br />
       &quot;La Méthode du Dr Spongiak&quot; (théâtre d'ombres), Belgique ;       <br />
       &quot;Cosmohills&quot; (théâtre d'objets et marionnettes), République Tchèque ;       <br />
       &quot;Somewhere else&quot; (théâtre d'objets et arts visuels), Slovénie et République Tchèque ;       <br />
       &quot;Poussières&quot; (théâtre de matière et marionnettes), Nord-Pas-de-Calais ;       <br />
        &quot;Jean Clone&quot; (objets et arts visuels), Bretagne ;       <br />
        &quot;Subjectif Lune&quot; (théâtre d'objets), Loire-Atlantique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87968731-62329097.jpg?v=1744878277" alt="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" title="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" />
     </div>
     <div>
      La BIAM propose aussi, parallèlement aux spectacles eux-mêmes :       <br />
       <b>Un stage week-end au CNM</b>, les 23, 24 et 25 mai autour de la construction d'une marionnette.       <br />
       Une rencontre professionnelle, <b>le B.A.BA hashtag 2- THEMA</b>, le vendredi 16 mai autour de la programmation des spectacles de marionnettes et les collaborations envisageables avec les établissements culturels.       <br />
       <b>Une seconde rencontre professionnelle</b> autour de la formation artistique et culturelle, les mercredi 21 mai et jeudi 22 mai.       <br />
              <br />
       Lors de la soirée de lancement, le lundi 28 avril au CNMa, un spectacle intitulé &quot;Ma P'tite Dame&quot;, de et par Claire Heggen (Compagnie &quot;Le Théâtre du mouvement&quot;), sera présenté. Pionnière du théâtre de geste et formatrice émérite de générations de marionnettistes, la metteuse en scène propose un spectacle sur son propre vieillissement, en manipulant son double &quot;marionnette&quot; avec une grande poésie non dépourvue d'humour. Depuis plus de quarante ans au service du corps, l'artiste veut donner à voir son corps ouvragé, et pousse le public au détournement des conventions sociales et de l'obsolescence programmée. Un vrai moment d'émotions partagées, doux et fluide malgré la thématique convoquée.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>BIAM 2025</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87968731-62332842.jpg?v=1744896602" alt="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" title="BIAM Une 12e édition placée sous le signe d'un ailleurs nécessaire pour échapper au chaos du monde ambiant" />
     </div>
     <div>
      <b>Biennale internationale des Arts de la marionnette et du Théâtre d'objets       <br />
       Paris et Île-de-France</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 au 28 mai 2025.</span>       <br />
       Le Mouffetard - CNMa, 73, rue Mouffetard, Paris 5e.                    <br />
       Réservations : 01 84 79 44 44.       <br />
       Courriel : <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@lemouffetard.com')" >contact@lemouffetard.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lemouffetard.com/" target="_blank">&gt;&gt; lemouffetard.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/BIAM-Une-12e-edition-placee-sous-le-signe-d-un-ailleurs-necessaire-pour-echapper-au-chaos-du-monde-ambiant_a4198.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !</title>
   <updated>2025-02-09T20:31:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Mysteres-de-Paris-L-incroyable-adaptation-du-roman-fleuve-d-Eugene-Sue-_a4149.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/86342785-61430939.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-02-10T07:43:00+01:00</published>
   <author><name>Isabelle Fauvel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Adapter la fresque littéraire d'Eugène Sue (1804-1857) – plus de mille pages et une multitude de personnages – est un pari audacieux. Sous la forme d'une comédie musicale et sur une scène grande comme un mouchoir de poche, carrément une folie. Patrick Alluin, Éric Chantelauze et Didier Bailly ont pourtant su relever le défi avec maestria.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86342785-61430939.jpg?v=1739128050" alt=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" title=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" />
     </div>
     <div>
      Si le Théâtre de la Huchette à Paris est célèbre dans le monde entier pour y jouer depuis 1957 &quot;La Cantatrice chauve&quot; et &quot;La Leçon&quot; d'Ionesco dans leurs mises en scène d'origine, il affiche également, en troisième partie de soirée, un spectacle de création, le plus souvent musical. Franck Desmedt, son intrépide directeur, aimant les aventures théâtrales peu banales, ce n'est rien moins qu'une adaptation du célèbre roman d'Eugène Sue, récit à rallonge publié sous forme de feuilleton dans Le Journal des débats, entre juin 1842 et octobre 1843, qui se joue aujourd'hui.       <br />
              <br />
       Il est vrai que le petit plateau en a vu d'autres et l'on se souvient notamment d'une mémorable adaptation des &quot;Aventures de Huckleberry Finn&quot; (1884), le grand roman picaresque de Mark Twain (1835-1910). &quot;Huckleberry Finn, le musical&quot; nous entraînait, à la suite des deux fuyards Huck et Jim, dans le sud esclavagiste et raciste de l'Amérique, quelques dizaines d'années avant la guerre de Sécession. La magie opérait pleinement et nous quittions sans plus de questionnement le Vᵉ arrondissement de Paris pour les rives du Mississippi, avec ses tempêtes, ses brouillards terrifiants, ses maisons flottantes, et les nombreux personnages rencontrés en chemin par les deux héros.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86342785-61430945.jpg?v=1739128079" alt=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" title=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" />
     </div>
     <div>
      Didier Bailly et Éric Chantelauze étaient déjà de la partie, le premier, co-auteur de l'adaptation, signait les musiques, et le second, les paroles des chansons. Plonger aujourd'hui dans les ruelles parisiennes infestées par la pègre au milieu du XIXᵉ siècle pour suivre les aventures du beau et mystérieux Rodolphe n'avait donc rien d'impossible pour les deux compères. Et puis qui a dit <span style="font-style:italic">&quot;Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait.&quot;</span> ? Mark Twain. Tiens donc…       <br />
              <br />
       Mais revenons aux &quot;Mystères de Paris&quot;. Conçu initialement comme un roman en deux volumes, le récit est finalement publié, on l'a dit, sous forme de feuilleton, marquant l'émergence du concept de &quot;série&quot; dans la presse de l'époque. Et le succès populaire est tel que l'histoire se prolonge In infinitum, pour former, en fin de compte, dix volumes. Le récit regroupe près de 80 protagonistes à travers une trentaine d'intrigues. Toutes les couches de la société y sont représentées, de la plus haute aristocratie à la fange la plus vile. Le mélodrame amoureux y côtoie le thriller horrifique ; le suspense policier fait part égale avec la réflexion politique. Pamphlet social sur la lutte du prolétariat contre la bourgeoisie, il s'agit aussi d'un roman d'aventures dans lequel, de rebondissement en rebondissement, les événements s'y succèdent à un rythme ininterrompu.       <br />
              <br />
       Pour porter sur scène cette profusion d'intrigues, les adaptateurs ont gardé les situations qui leur paraissaient les plus intéressantes, et formé une seule histoire aux multiples rebonds et ramifications. Deux comédiens et une comédienne, tous trois chanteurs, donnent ainsi vie à une quinzaine de personnages, articulés autour de trois protagonistes principaux : Rodolphe, énigmatique aristocrate germanique, Fleur de Marie, fille des rues abandonnée, et Maître Ferrand, notaire crapuleux aux manigances coupables.       <br />
              <br />
       Mais de quoi s'agit-il au juste ? Car si ce roman fut un énorme succès en son temps, il faut bien avouer qu'il est un peu tombé dans l'oubli et que rares, aujourd'hui, sont ceux à l'avoir lu, même si certains ont peut-être vu l'adaptation qu'en fit André Hunebelle en 1962 avec Jean Marais.       <br />
              <br />
       Rodolphe, un riche homme déguisé en ouvrier, arpente les ruelles sombres de Paris à la recherche de François-Germain, le fils de Madame Georges, la fermière chez qui il a placé Fleur-de-Marie, une orpheline qu'il a arrachée des griffes d'un couple d'escrocs (dans le genre Thénardier). Tandis que l'aristocrate découvre les bas-fonds de la capitale, affronte escrocs et criminels, son passé ressurgit sous les traits de la comtesse Sarah Mac Gregor, son ancienne maîtresse… Il y a du Hugo et du Dumas dans l'air…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86342785-61430958.jpg?v=1739128102" alt=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" title=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" />
     </div>
     <div>
      Saluons la mise en scène inventive de Patrick Alluin qui a l'art de nous faire oublier l'exiguïté du plateau, autorisant même rixes et combats ! Plutôt qu'une vision réaliste des rues sordides de Paris ou des salons surannés dans lesquels évolue la bonne société, l'univers visuel du spectacle est construit sur les sensations. De jolis drapés, en guise de scénographie, sur lesquels se déploie un savant jeu de lumières, évoquent tantôt l'intérieur, tantôt l'extérieur.       <br />
              <br />
       Quelques rares éléments de mobilier (une assise, une porte mobile) viennent de temps à autre rappeler une réalité plus concrète. Une petite lanterne judicieusement placée joue de la perspective, donnant un sentiment de profondeur. L'utilisation d'une porte latérale de la salle de théâtre pour les entrées et sorties des personnages permet d'agrandir l'espace, et de maintenir un tempo soutenu. Les idées ne manquent pas pour démultiplier les personnages et accentuer un rythme déjà bien présent dans l'interprétation.       <br />
              <br />
       Les passages musicaux apportent des respirations pleines de poésie, et aussi d'humour.       <br />
       Les comédiens chanteurs (Lara Pegliasco, Simon Heulle et Olivier Breitman), tous trois excellents, sont tout aussi justes dans le jeu que dans le chant et leur agilité à passer d'un rôle à l'autre (et de costumes !) est impressionnante ! Aucun temps mort !  Ce magistral roman d'aventures ne pouvait trouver meilleure adaptation.       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Mystères de Paris"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/86342785-61431888.jpg?v=1739129623" alt=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" title=""Les Mystères de Paris" L'incroyable adaptation du roman-fleuve d'Eugène Sue !" />
     </div>
     <div>
      D'après Eugène Sue.       <br />
       Adaptation : Patrick Alluin, Éric Chantelauze et Didier Bailly.       <br />
       Mise en scène : Patrick Alluin.       <br />
       Musique : Didier Bailly.       <br />
       Livret : Éric Chantelauze.       <br />
       Avec : Lara Pegliasco, Simon Heulle, Olivier Breitman ou Arnaud Léonard.       <br />
       Orchestrations : Paul Cépède, Marie-Anne Favreau.       <br />
       Décor : Sandrine Lamblin.       <br />
       Costumes : Julia Allègre.       <br />
       Lumières : Laurent Béal.       <br />
       Combats : Philippe Penguy.       <br />
       Régie : Yves Thuillier.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">À partir du 31 janvier 2025.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h.       <br />
       Théâtre de la Huchette, 23, rue de la Huchette, Paris 5ᵉ, 01 43 26 38 99.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-huchette.com" target="_blank">&gt;&gt; theatre-huchette.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Mysteres-de-Paris-L-incroyable-adaptation-du-roman-fleuve-d-Eugene-Sue-_a4149.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !</title>
   <updated>2024-09-10T17:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Racine-carree-du-verbe-etre-Demonstration-magistrale-_a4038.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/82586994-59220939.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-09-04T10:06:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans une superbe création où le dramaturge, metteur en scène et comédien Wajdi Mouawad marie imagination et vécu, nous nous retrouvons dans une chronologie de près de 75 ans dans des lieux aussi différents que Beyrouth, Montréal, Paris, Rome et Livingstone avec, au cœur de celle-ci, la double explosion tragique du port de Beyrouth en 2020. Dans ces épisodes bousculés, le dramaturge pose un regard aussi lucide, poétique que scientifique sur ces impondérables qui ponctuent et peuvent influer toute une vie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220937.jpg?v=1667980515" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Lumières sur une scénographie sombre balayée par des clartés blanches dans un jeu de clairs-obscurs. Elle est mouvante durant toute la représentation et laisse découvrir, selon les moments, des salles construites en forme de triangle toujours ouvertes pour inviter le regard du public à entrer dans celles-ci, tout autant que dans l'intimité des protagonistes. Cette dernière est verbalisée aussi par des mots, des colères et des silences. Tout est à nu. On se livre au travers de souffrances parfois tues, mais toujours dites.       <br />
              <br />
       Ce sont plusieurs générations de familles qui se rencontrent ou se retrouvent à des endroits et des époques différents. Paris, Montréal, Livingstone, Beyrouth, les scènes s'échelonnent dans un espace-temps et dans des lieux géographiques étendus. Celui-ci s'étire d'août 1978 où Talyani a 10 ans jusqu'en août 2052 où il a 74 ans avec un centre dramatique démarrant le 4 août 2020, avec la double explosion dans le port de Beyrouth, jusqu'au 8 août 2020. Le bilan a été de 215 morts et 6 500 blessés. Cet espace-temps s'étale sur une durée dramaturgique d'une semaine, la pièce étant découpée du lundi au dimanche avec, pour chacun des jours, une action, une date et plusieurs lieux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220938.jpg?v=1667980552" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Dans cette étendue autant temporelle, psychologique que culturelle, reste accrochée la souffrance des caractères qui s'exprime autour de la colère, de l'incompréhension, du manque d'amour, du mépris, de la violence, de l'amour non exprimé, de l'amour qui s'exprime. Ce que montre Mouawad est qu'au travers des événements, souvent marqués par l'impondérable même quand la tragédie ne s'y mêle pas, fait que l'histoire d'une vie ou d'une famille peut être changée, voire transfigurée complètement. Une maladie qu'on pourrait croire cancéreuse alors que c'est un simple furoncle où l'horaire d'un vol pour Paris ou Rome a transformé la vie de nos personnages ainsi que celle de Wajdi Mouawad qui se raconte aussi dans cette création.       <br />
               <br />
       Le jeu des comédiens est très physique et est axé sur la voix qui est souvent projetée, lancée. On se crie dessus, on se bouscule, on s'ignore ou on s'aime. Talyani (Wajdi Mouawad, Jérôme Kircher) est incarnée par deux protagonistes aussi différents l'un de l'autre comme le blanc l'est du noir ou le coton de la soie. Et donc nous sommes à la croisée de deux histoires. Quand l'un est calme, serein, l'autre est violent, méprisant, divorçant de la vie quand le premier en est attaché. L'histoire de chacun, leur rapport à soi et aux autres sont marqués de coups, de béquilles, d'entorses à leur vie avec un rapport au père, fréquemment absent physiquement ou symboliquement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220939.jpg?v=1667980654" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Le hasard, une rencontre, un instant font que les ruisseaux se séparent pour se jeter dans un autre fleuve. C'est dans ce tournoiement des événements que la création prend de l'épaisseur avec son voile de mystère. Tout tourne autour de la souffrance et d'amours non dites ou échouées dans les écueils du mutisme.       <br />
              <br />
       &quot;L'important n'est pas de guérir mais de vivre avec ses maux&quot;, ces mots de Camus (1913-1960) peuvent être l'écho de la trame dramaturgique de la seconde partie, car, dans celle-ci, les personnages font face à leurs problèmes là où la première partie les faisait voir comme les subissant et en souffrant sans que ceux-là ne disparaissent pour autant. Autre moment est ce cours donné sur la relativité restreinte d'Einstein (1879-1955) par Joane (Julie Julien) qui donne un éclairage au titre de cette œuvre avec le chiffre irrationnel, √2, comme tout irrationnel qui recouvre toute une infinité de nombres dans un espace mathématique extrêmement réduit entre deux décimales. L'infiniment grand logé dans l'infiniment petit comme le cours d'une vie influé par un petit hasard.       <br />
              <br />
       La voix est l'aiguillon des émotions et s'apparente à un baromètre de celles-ci, des sentiments tiraillés par des conflits internes qui traversent continuellement la vie de tous les protagonistes. Les planches deviennent, au travers de déplacements importants et de rares pauses, le lieu de figuration et de transformation de ces conflits où, autour de courts solos de trompettes qui accompagnent avec beaucoup de suavité certaines fins de scènes, ils closent la pièce dans un rare, voire le seul, moment d'espoir et de gaité.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Racine carrée du verbe être"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220940.jpg?v=1667980687" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Wajdi Mouawad.       <br />
       Assistante et assistant à la mise en scène : Valérie Nègre et Cyril Anrep.       <br />
       Avec : Maïté Bufala, Madalina Constantin, Jade Fortineau, Jérémie Galiana, Delphine Gilquin, Julie Julien, Jérôme Kircher, Norah Krief, Maxime Le Gac Olanié, Wajdi Mouawad, Lucile Roche et Anna Sanchez en alternance, Nathanaël Rutter, Richard Thériault, Raphael Weinstock.       <br />
       Et les enfants en alternance : Colin Jolivet, Meaulnes Lacoste, Théodore Levesque, Balthazar Mas-Baglione, Ulysse Mouawad, Adrien Raynal, Noham Touhtouh.       <br />
       Dramaturgie : Charlotte Farcet et Stéphanie Jasmin.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Clolus.       <br />
       Lumières : Éric Champoux.       <br />
       Costumes : Emmanuelle Thomas assistée de Léa Delmas.       <br />
       Couture : Anne-Emmanuelle Pradier.       <br />
       Maquillages et coiffures : Cécile Kretschmar.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220941.jpg?v=1667980722" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Conception vidéo : Stéphane Pougnand.       <br />
       Dessins : Wajdi Mouawad et Jérémy Secco.       <br />
       Musique : Pawel Mykietyn.       <br />
       Conception sonore : Michel Maurer, assisté de Sylvère Caton et Julien Lafosse.       <br />
       Accompagnement des enfants : Achille di Zazzo.       <br />
       Fabrication des accessoires, costumes et décor : ateliers de La Colline.       <br />
       Durée : 6 h, soit trois parties ponctuées de deux entractes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">13 et 14 septembre 2024 :</span> Festival La Bâtie, Château Rouge - Scène conventionnée, Annemasse (74).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 septembre au 22 décembre 2024.</span>       <br />
       Jeudi et vendredi à 17 h 30, samedi à 16 h et dimanche à 13 h 30.       <br />
       • Durée 6h incluant 2 entractes.       <br />
       La Colline - Théâtre national, Grand Théâtre, Paris 20e, 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220942.jpg?v=1725465858" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
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     <br style="clear:both;"/>
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   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Racine-carree-du-verbe-etre-Demonstration-magistrale-_a4038.html" />
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