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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-10-07T06:13:35+02:00</updated>
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   <title>"Prélude de Pan" Un Giono en majesté sous le timbre provençal de Maxime Lombard, conteur hors pair</title>
   <updated>2026-09-14T19:49:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Prelude-de-Pan-Un-Giono-en-majeste-sous-le-timbre-provencal-de-Maxime-Lombard-conteur-hors-pair_a4656.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-09-14T19:13:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Fauvel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Prélude de Pan" et "Jofroi de la Maussan", deux nouvelles extraites du recueil "Solitude de la pitié" (1932), sont ici contées par Maxime Lombard. L'acteur et conteur se coule dans les pas du romancier-conteur Giono (1895-1970) qu'enfant, il eut la chance d'écouter lire lors des lectures que Giono aimait à donner pour ses proches. Et c'est avec maestria que le comédien donne vie aux histoires de l'écrivain de Manosque.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98030465-68249822.jpg?v=1789406657" alt=""Prélude de Pan" Un Giono en majesté sous le timbre provençal de Maxime Lombard, conteur hors pair" title=""Prélude de Pan" Un Giono en majesté sous le timbre provençal de Maxime Lombard, conteur hors pair" />
     </div>
     <div>
      Sur le petit plateau du Théâtre de Poche-Montparnasse, deux tables de bistrot et quelques chaises en métal, oranges et vertes. Une guirlande d'ampoules colorées suspendue dans les airs et deux écharpes accrochées de part et d'autre, rappelant celles que l'on gagnait aux épreuves de boule ou de course lors des fêtes votives, évoquent une atmosphère festive et le Café du Centre, point de départ de l'intrigue de la nouvelle &quot;Prélude de Pan&quot;. Un homme, tout de noir vêtu, s'attable côté cour, bientôt rejoint par un deuxième. <span style="font-style:italic">&quot;Ceci arriva le 4 de septembre, l'an de ces gros orages, cet an où il y eut du malheur pour tous sur notre terre…&quot;</span>, énonce d'un ton posé le nouvel arrivant, dans une adresse directe au public. Son accent est chantant et ses prunelles nous fixent avec malice. Nous voici promptement happés par la puissance narrative du récit et le regard bleu du conteur.       <br />
              <br />
       Suspendus à ses lèvres, nous nous laissons captiver par cette histoire étrange et fascinante, dont la tension dramatique va crescendo. Pour punir un bûcheron qui, par jeu et par bêtise, maltraitait une colombe, un curieux personnage, mi-homme, mi-bête, sème désordre et chaos dans un village, transformant la fête traditionnelle en une orgie obscène. Pour ramener ces hommes et ces femmes à leurs instincts bestiaux, et leur donner une leçon qui devrait les conduire à retrouver l'harmonie avec la nature, l'étranger use de pouvoirs que l'on imagine divins. Car cet étranger sans nom n'est autre que le dieu Pan, fils d'Hermès et de Dryope, qui, dans la mythologie grecque, est un des dieux de la Nature, protecteur des bergers et des troupeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98030465-68249897.jpg?v=1789406706" alt=""Prélude de Pan" Un Giono en majesté sous le timbre provençal de Maxime Lombard, conteur hors pair" title=""Prélude de Pan" Un Giono en majesté sous le timbre provençal de Maxime Lombard, conteur hors pair" />
     </div>
     <div>
      À &quot;Prélude de Pan&quot; succède une autre nouvelle, plus courte et plus légère, &quot;Jofroi de la Maussan&quot;, dont, certains s'en souviennent peut-être, Marcel Pagnol tira un film en 1933. Après avoir vendu son verger à Fonse, le vieux Jofroi s'aperçoit que celui-ci est décidé à en arracher les vieux arbres improductifs. Il s'y oppose violemment et, refusant toute tentative de conciliation, fait du chantage au suicide…       <br />
              <br />
       Nous retrouvons dans ces nouvelles les lieux et thèmes chers à Giono, merveilleux raconteur d'histoires : les collines de Haute-Provence, la paysannerie, l'injustice, la violence, la beauté et la cruauté de la nature, le lien sacré qu'entretient l'homme avec elle, la noirceur de l'âme humaine, mais aussi sa bonté… Et surtout cette langue magnifique, riche de sensations, ce langage imagé fait de &quot;parler vrai&quot;, ces répliques croustillantes et ces tournures de phrases si poétiques qui faisaient de Giono un poète autant qu'un romancier.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Je ne voulais pas écrire bien, disait-il. Je voulais écrire beau.&quot;</span> Et c'est avec ravissement que nos oreilles accueillent cette langue : <span style="font-style:italic">&quot;un rond d'azur étalé&quot;</span> pour désigner le ciel ; <span style="font-style:italic">&quot;il leur resta du noir mystère au fond des yeux&quot; ; &quot;les nuages étaient toujours luisants et sombres comme un tas d'aubergines&quot; ; &quot;il était seulement du silence, rond et pesant, plein de soleil comme une boule de feu&quot; ; &quot;il se tourna vers elle et lui parla dans le langage des oiseaux&quot; ; &quot;il en coulait des regards qui étaient des ruisseaux de pitié et de douleur&quot;…</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98030465-68249898.jpg?v=1789406752" alt=""Prélude de Pan" Un Giono en majesté sous le timbre provençal de Maxime Lombard, conteur hors pair" title=""Prélude de Pan" Un Giono en majesté sous le timbre provençal de Maxime Lombard, conteur hors pair" />
     </div>
     <div>
      De ce style poétique émergent également plein d'expressions rigolotes, faites de comparaisons et de métaphores : <span style="font-style:italic">&quot;il n'avait pas son naturel de figure&quot;</span> (pour indiquer qu'il n'avait pas son visage habituel) ; <span style="font-style:italic">&quot;le Jofroi est buté (…), il raisonne comme un tambour&quot; ; &quot;c'est (…) le plus brave homme de la création. Franc comme un cochon sain, à donner tout son sang pour qu'on le mange&quot; ; &quot;le Jofroi l'a regardé avec son œil d'orage&quot; ; &quot;un Fonse tout flottant dans son pantalon, un Fonse en plume de pigeon, léger, léger, blanc comme une assiette&quot;…</span>       <br />
              <br />
       Dans une mise en scène sobre, limitée à quelques déplacements, car il n'y a guère besoin de plus, la force orale de l'écriture de Giono et le talent de conteur de Maxime Lombard font de ce spectacle un enchantement.       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Prélude de Pan"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98030465-68249899.jpg?v=1789406795" alt=""Prélude de Pan" Un Giono en majesté sous le timbre provençal de Maxime Lombard, conteur hors pair" title=""Prélude de Pan" Un Giono en majesté sous le timbre provençal de Maxime Lombard, conteur hors pair" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean Giono (&quot;Prélude de Pan&quot; et &quot;Jofroi de la Maussan&quot;, deux nouvelles extraites de &quot;Solitude de la Pitié&quot;, Éditions Gallimard).       <br />
       Lecture interprétée par Maxime Lombard.       <br />
       Lumières : Dorian Mjahed-Lucas.        <br />
       Création sonore : Olivier Depoix.       <br />
       Costume : Krystel Hamonic.       <br />
       Production Théâtre de Poche Montparnasse.       <br />
       Durée : 1 h 10.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 31 août au 2 novembre 2026.</span>       <br />
       Lundi à 21 h.        <br />
       Théâtre de Poche Montparnasse, 75, boulevard du Montparnasse, Paris 6ᵉ.       <br />
       Réservation : 01 45 44 50 21.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0424/fChoixSeanceWidget.aspx?idstructure=0424&amp;EventId=379&amp;request=QcE+w0WHSuBTF1VfBRtBznd8NWWi14M/wOqHHFdnBqBH/J/aJLQq7RidVgcImBzWIJ5jMqdwI1U=" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredepoche-montparnasse.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredepoche-montparnasse.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Prelude-de-Pan-Un-Giono-en-majeste-sous-le-timbre-provencal-de-Maxime-Lombard-conteur-hors-pair_a4656.html" />
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  <entry>
   <title>Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol</title>
   <updated>2025-09-22T20:23:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Joel-Pommerat-reussit-une-splendide-actualisation-du-Marius-de-Pagnol_a4360.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/91259367-64188447.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-09-22T19:24:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est dans un décor hyperréaliste que vont apparaître les personnages principaux de la pièce de Marcel Pagnol. Une boulangerie/salon de thé qui sent le cheap, la loose et la désespérance avec sa vitrine réfrigérée, son percolateur en panne, ses viennoiseries éteintes, ses murs rassis et ses tables. Et puis surtout, derrière le comptoir, avec Marius, qui s'ennuie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91259367-64188447.jpg?v=1758562271" alt="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" title="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" />
     </div>
     <div>
      Le Marius, incarné par Michel Galera, c'est son histoire qui est racontée ici. Pourtant, Marius est ailleurs, hors de sa vie, une vie sans espoir, sevré de désirs. Une ombre dans l'ombre de son père César, le bien-nommé, empereur du domaine de la boulangerie, de l'appartement au-dessus, du peuple des quelques clients fidèles et de son fils.       <br />
              <br />
       Même si l'on connaît les films de la trilogie marseillaise de Marcel Pagnol, le vide statique de l'ouverture de scène crée un appel d'air qui mobilise et provoque une attention extrême pour ce qui va se passer, comme si tout souvenir des fameux films s'effaçait d'un coup pour assister non pas à une adaptation, mais à une nouvelle histoire.       <br />
              <br />
       Joël Pommerat réussit ce tour de force. Ce Marius est autre chose que celui de Pagnol. Contemporain, dégraissé des caricatures marseillaises tout à fait amicales et réussies que Raimu, entre autres, avait balancées dans l'imaginaire collectif et, surtout, centré autour de deux sujets opposés : les amours (et les désirs) et l'argent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91259367-64188448.jpg?v=1758562293" alt="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" title="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" />
     </div>
     <div>
      Les amours sont nombreuses, diverses, diaphanes parfois. Amour paternel, amour filial, amour tout court, et puis désir charnel, et puis désir de fuir ce lieu mort et ce destin figé qui attend Marius, ce désir de l'horizon sans fin de la mer et des enrôlements sur des navires en partance dans le port juste à côté, la liberté. Et l'argent, fruit du travail ou de lui-même, qui manque d'un côté et qui prospère chez un des clients habitués, Panisse, celui qui tente de transformer le pouvoir de sa richesse en possession de celle qu'il désire, celle qui aime Marius en secret depuis toujours.       <br />
              <br />
       Dans cette ambiance lourde où le silence semble peser à chaque seconde plus implacablement, les corps et les esprits semblent aux aguets, méfiants, en attente, malgré l'apparence bon enfant des saillies échangées qui brillent comme la surface d'un miroir à jamais opaque. De l'âme du sud, le franc-parler, les répliques adroites et hilarantes, et les colères homériques et définitives, la pièce en regorge. Et de ce qu'on cache, par pudeur, par culture, par méfiance du &quot;qu'en dira-t-on&quot;, l'intrigue nous y amène avec tranquillité.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Joël Pommerat est ainsi comme un métronome qui invente un temps fait en alternance de mots, de silences, de regards. Dans l'univers très réaliste de la boulangerie de César, les personnages sont, eux aussi, campés très réalistement, dans une interprétation très retenue, sobre, pleine, qui donne à leurs caractères autant de force et de présence que de fragilité. Ils agissent comme si le temps présent pouvait à loisir s'étendre ou se contracter au rythme des échanges et des sentiments.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91259367-64188449.jpg?v=1758562322" alt="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" title="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" />
     </div>
     <div>
      Cette distribution est un mélange entre anciens détenus devenus comédiens et comédiens professionnels de la compagnie Louis Brouillard. De 2014 à 2022, Joël Pommerat a travaillé avec des prisonniers de la Maison Centrale d'Arles avec lesquels il a construit, entre autres, ce projet de Marius adapté de Pagnol. De ces ateliers est né ce texte, mêlant les personnages et l'intrigue de la pièce de Pagnol aux expériences et aux préoccupations des incarcérés. Ces anciens détenus, intégrés aux comédiens et à la comédienne de la compagnie, créent tous des personnages plantés là sur le plateau du Rond-Point, comme s'ils y avaient toujours été. Puissants, vrais, efficaces.       <br />
              <br />
       Joël Pommerat réussit à créer un équilibre dans le jeu de ses différents interprètes. Ils parviennent à rendre, en écho au décor, un sublime réalisme, fait de douceur et d'éclats, de répliques bravaches et de sincérité à cœur ouvert. Le sensible émeut, les fulgurances verbales et les emportements passionnels provoquent les rires. Rien de machinal, rien de convenu dans le jeu de ces comédiens qui donnent à toute la pièce une fraîcheur captivante.        <br />
              <br />
       Et l'on se prend d'avoir envie de rester vivre encore un peu dans cette boulange pour s'imprégner encore un peu de ce temps qui semble densifier l'air entre les regards, les mots, les gestes pour leur rendre l'importance sensible qu'ils mériteraient.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Marius"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91259367-64188483.jpg?v=1758563163" alt="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" title="Joël Pommerat réussit une splendide actualisation du "Marius" de Pagnol" />
     </div>
     <div>
      Création théâtrale de Joël Pommerat.       <br />
       Librement inspirée de la pièce de Marcel Pagnol.       <br />
       En collaboration avec Caroline Guiela Nguyen et Jean Ruimi.       <br />
       Assistants à la mise en scène : Lucia Trotta et Guillaume Lambert.       <br />
       Avec : Damien Baudry, Élise Douyère, Michel Galera, Ange Melenyk, Olivier Molino ou Redwane Rajel (en alternance), Jean Ruimi, Bernard Traversa, Ludovic Velon.       <br />
       Scénographie et lumière : Éric Soyer.       <br />
       Direction technique : Emmanuel Abate.       <br />
       Direction technique adjointe : Thaïs Morel.       <br />
       Costumes : Isabelle Deffin.       <br />
       Création sonore : Philippe Perrin et François Leymarie.       <br />
       Renfort assistant : David Charier.       <br />
       Régie son : Fany Schweitzer et Philippe Perrin.       <br />
       Régie lumière : Julien Chatenet et Jean-Pierre Michel.       <br />
       Régie plateau : Ludovic Velon.       <br />
       Construction décors : Thomas Ramon – Artom.       <br />
       Accessoires : Frédérique Bertrand.       <br />
       Production Compagnie Louis Brouillard.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 18 au 28 septembre 2025 .</span>       <br />
       Mardi au vendredi à 20 h 30, samedi à 19 h 30 et dimanche à 15 h.       <br />
       Relâche lundi 22 septembre.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Renaud-Barrault, 2 bis, avenue Franklin D. Roosevelt, Paris 8e.       <br />
       Téléphone : 01 44 95 98 00.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0110/fListeManifs.aspx?idstructure=0110" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredurondpoint.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       22 et 23 octobre 2025 : Théâtre du Passage, Neuchâtel (Suisse).       <br />
       25 au 28 novembre 2025 : Théâtre de Cornouaille, Quimper (29).       <br />
       2 au 4 décembre 2025 : Le Grand R, La-Roche-sur-Yon (85).       <br />
       9 au 11 décembre 2025 : La Passerelle, Saint-Brieuc (22).       <br />
       6 au 23 janvier 2026 : Théâtre National de Bretagne, Rennes (35).       <br />
       29 et 30 janvier 2026 : Le Canal - Théâtre du Pays de Redon, Redon (35).       <br />
       5 au 7 février 2026 : L'Empreinte, Brive-la-Gaillarde (19).       <br />
       21 et 22 mars 2026 : Théâtre de l'Olivier, Istres (13).       <br />
       31 mars au 2 avril 2026 : anthéa, Antipolis - Théâtre d'Antibes, Antibes (06).       <br />
       28 et 29 avril 2026 : Théâtre du Beauvaisis, Beauvais (60).       <br />
       5 et 6 mai 2026 : Les Quinconces et L'Espal, Le Mans (72).       <br />
       27 mai au 6 juin 2026 : Les Célestins, Lyon (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>•Off 2024• "Naïs" Une version joliment pagnolesque où transpire une certaine fraîcheur de l'amour</title>
   <updated>2024-07-03T10:24:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Nais-Une-version-joliment-pagnolesque-ou-transpire-une-certaine-fraicheur-de-l-amour_a3983.html</id>
   <category term="Avignon 2024" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81317475-58597458.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-07-03T10:21:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Adaptée d'une nouvelle de Zola dont un film en 1945 avait été tiré avec un scénario et des dialogues de Marcel Pagnol, la pièce "Naïs" est dans une trame dramaturgique – dont Pagnol s'est nourri pour son diptyque "L'eau des Collines" – dans laquelle Thierry Harcourt propose, dans un espace quasiment nu, une mise en scène simple et efficace.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81317475-58597458.jpg?v=1719949656" alt="•Off 2024• "Naïs" Une version joliment pagnolesque où transpire une certaine fraîcheur de l'amour" title="•Off 2024• "Naïs" Une version joliment pagnolesque où transpire une certaine fraîcheur de l'amour" />
     </div>
     <div>
      C'est un accent, celui du sud, que l'on entend avant tout dans une scénographie composée d'une seule chaise de couleur rouge trônant en arrière-scène. L'espace parfois vide est investi par des voix qui incarnent à tour de rôle ou simultanément la rudesse, le labeur et la passion amoureuse. Mais c'est aussi et surtout Émile Zola, que la griffe de Marcel Pagnol, dans ses dialogues, réussit à faire entendre. Les deux écrivains sont d'Aix-en-Provence pour le premier et d'Aubagne pour le second. La fable se situe à l'Estaque, lieu d'inspiration et de création entre 1870 et 1914 de peintres tels que Cézanne, condisciple et ami de Zola dès le collège.       <br />
               <br />
       Intitulée &quot;Naïs Micoulin&quot; et comprise dans un recueil de six nouvelles paru en 1883, elle fut écrite en 1877 durant la création des Rougon-Macquart (1871-1893) alors que Zola préparait &quot;Une page d'amour&quot;, le huitième volume de son cycle romanesque. Avec ces deux ouvrages, l'écrivain est dans une phase créative autour de la passion amoureuse. Ce thème est peu présent dans son œuvre. &quot;Naïs&quot; est aussi un film (1945) réalisé par Raymond Leboursier et Marcel Pagnol qui écrit aussi le scénario et les dialogues avec Fernandel en Toine, le bossu.
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81317475-58597464.jpg?v=1719949692" alt="•Off 2024• "Naïs" Une version joliment pagnolesque où transpire une certaine fraîcheur de l'amour" title="•Off 2024• "Naïs" Une version joliment pagnolesque où transpire une certaine fraîcheur de l'amour" />
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      Il y a une opposition de caractères autour de couples d'amoureux avec Naïs (Marie Wauquier) et Frédéric (Kévin Coquard), familial avec Micoulin (Patrick Zard'), le père de Naïs, et Madame Rostaing (Lydie Tison), la mère de Frédéric vis-à-vis de leur enfant respectif. Et, autre couple, celui du dépit amoureux assumé pour être dépassé par Toine (Arthur Cachia) vis-à-vis de Naïs. La relation entre Madame Rostaing et Micoulin n'est pas très claire, car ambivalente tant les échanges entre eux basculent parfois dans de l'attention pour des êtres pourtant distants et froids.       <br />
               <br />
       Les tempéraments sont très marqués avec, d'un côté, Naïs et Frédéric qui se projettent dans le futur avec leur passion amoureuse et, de l'autre, leurs parents, l'époque s'y prêtait, ancrée dans les traditions familiales commandées par le puritanisme, le labeur et le patriarcat.        <br />
               <br />
       Toine est le personnage central et moteur de ce drame. Avec sa bosse, fardeau physique qui le définit, car elle le condamne à rester dans une estime de soi très biaisée, l'amour qu'il porte à Naïs le fait basculer dans une gamme d'émotions, incarnée avec talent et beaucoup de justesse, allant de l'hésitation à l'espoir, de la timidité à une fougue contenue, de l'effacement à la colère.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81317475-58597512.jpg?v=1719949748" alt="•Off 2024• "Naïs" Une version joliment pagnolesque où transpire une certaine fraîcheur de l'amour" title="•Off 2024• "Naïs" Une version joliment pagnolesque où transpire une certaine fraîcheur de l'amour" />
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      La mise en scène de Thierry Harcourt, dans une adaptation de la nouvelle de Zola par Arthur Cachia, donne à voir un beau théâtre populaire où l'odeur des champs peut être symboliquement humé. &quot;Naïs&quot; a des accents pagnolesques avec sa figure du bossu que Pagnol a reprise pour Ugolin dans &quot;Jean de Forette&quot; et &quot;Manon des sources&quot; (du diptyque &quot;L'eau des collines&quot;). La trame y ressemble beaucoup avec un bossu amoureux de la belle Manon qui est elle-même entichée de l'instituteur du village venant de la ville.       <br />
              <br />
       Dans &quot;Naïs&quot;, c'est un vis-à-vis constant entre la campagne et la ville, la tradition familiale et la passion amoureuse, la laideur et la beauté. Ces éléments composent deux univers géographiquement et mentalement disjoints qui trouvent leur unité dans la figure la plus dissemblable qui soit, celle de Toine (Arthur Cachia) qui arrive à outrepasser toutes ses différences.       <br />
                <br />
       On le voit avec Naïs (Marie Wauquier) dans des moments pleins d'émotion où pleurs, colère et désespoir se donnent la répartie. Il y a une vraie tension sentimentale sans que celle-ci verse dans la caricature. Tout est bien dosé.
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81317475-58597522.jpg?v=1719949778" alt="•Off 2024• "Naïs" Une version joliment pagnolesque où transpire une certaine fraîcheur de l'amour" title="•Off 2024• "Naïs" Une version joliment pagnolesque où transpire une certaine fraîcheur de l'amour" />
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      Parfois, quelques pas de danse sont effectués en préambule d'une scène avec, laissant le tronc toujours statique, une gestuelle géométrique des bras et des jambes, synchronisée entre deux ou trois comédiens. Cette touche apporte un élément autre, surprenant, voire décalé dans un contexte théâtral où les repères dramaturgiques sont clairement définis dès le début.       <br />
               <br />
       Dès l'entame de la pièce, les comédiens sont tous répartis sur les planches. Une réplique, un signe et un regard du protagoniste principal permet de situer et de présenter chaque personnage. Ainsi, &quot;Naïs&quot; est dans un contexte théâtral assumé et montré publiquement.       <br />
               <br />
       Le jeu est très corporel. Les mots s'accompagnent d'une voix, d'une attitude et d'un geste qui sont très caractéristiques de chaque personnage. Banalité théâtrale que l'on peut retrouver sur n'importe quel plateau sauf que, dans la mise en scène de Thierry Harcourt, cela crée à dessein une dichotomie scénique entre les protagonistes, alimentant une tension naturelle entre eux. Le non-dit est habillé de ces différentes touches, plongeant chaque scène dans un rapport de rupture entre les caractères sans qu'une verbalisation ne soit nécessaire. Le geste peut supplanter la parole d'où les chorégraphies qui sont utilisées.       <br />
               <br />
       C'est une très belle pièce servie avec bonheur par les comédiens et où Naïs (Marie Wauquier) incarne physiquement la fraîcheur de l'amour.
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     <div><b>"Naïs"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81317475-58597531.jpg?v=1719949819" alt="•Off 2024• "Naïs" Une version joliment pagnolesque où transpire une certaine fraîcheur de l'amour" title="•Off 2024• "Naïs" Une version joliment pagnolesque où transpire une certaine fraîcheur de l'amour" />
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      Texte : Marcel Pagnol.       <br />
       Mise en scène : Thierry Harcourt.       <br />
       Avec : Arthur Cachia, Kevin Coquard, Clément Pellerin ou Simon Gabillet, Lydie Tison, Marie Wauquier et Patrick Zard'.       <br />
       Musique : Tazio Caputo.       <br />
       Lumières : Thierry Harcourt.       <br />
       Costumes : Françoise Berger et Yamna Tison.       <br />
       Chorégraphie : Bénédicte Charpiat.       <br />
       Production Les Fautes de Frappe.       <br />
       À partir de 7 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.        <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 13 h 40. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre La Condition des Soies, Salle Molière, 13, rue de la Croix, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 22 48 43.       <br />
       <a class="link" href="https://www.conditiondessoies.com/programme-2024/nais/" target="_blank">&gt;&gt; conditiondessoies.com</a>
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