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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-17T14:11:34+01:00</updated>
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   <title>Paavo Järvi réussit ses débuts avec l'Orchestre de l'Opéra de Paris</title>
   <updated>2021-05-07T07:12:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Paavo-Jarvi-reussit-ses-debuts-avec-l-Orchestre-de-l-Opera-de-Paris_a2934.html</id>
   <category term="Concerts" />
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   <published>2021-05-07T07:10:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le chef estonien a pour la première fois dirigé l'Orchestre de l'Opéra de Paris lundi dernier à la Philharmonie. Une première rencontre qui a satisfait tant le chef que les musiciens, pourtant réputés difficiles. Un concert à réécouter sur le site de la Philharmonie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/56097463-41838011.jpg?v=1620322877" alt="Paavo Järvi réussit ses débuts avec l'Orchestre de l'Opéra de Paris" title="Paavo Järvi réussit ses débuts avec l'Orchestre de l'Opéra de Paris" />
     </div>
     <div>
      Lundi dernier, les auditeurs de France Musique ont pu découvrir le beau programme du concert de vingt heures choisi pour sceller la première rencontre du chef estonien avec l'orchestre de l'Opéra de Paris. D'abord le Ricercare à six voix extrait de &quot;L'Offrande musicale&quot; de J. S. Bach, dans l'orchestration d'A. Webern de 1935 - une pièce brève donnée en hommage aux Victimes de la crise sanitaire. Redoutable à mettre en place à l'orchestre, ce Ricercare, enchaînant des épisodes variés sans véritable lien thématique de soliste à soliste puis de pupitres à pupitres, ne trouve pas immédiatement son assise mais finit par convaincre.       <br />
              <br />
       Le reste de la soirée est consacré à Johannes Brahms. D'abord ses &quot;Variations sur un thème de Haydn&quot; (opus 56a) créées en  1873 à Vienne sous la baguette de Brahms lui-même. Une œuvre d'un quart d'heure environ qui permet en huit variations précédées par un Thème &quot;Andante&quot; et conclues par un Finale de faire briller les possibilités de l'orchestre tant au niveau des styles (marche animée, choral, scherzo vif ou sicilienne gracieuse) qu'au niveau de la maîtrise des dialogues des voix ou du contrepoint et des dynamiques (rendu des pulsations, syncopes…). Le Finale, qui culmine dans un tutti des plus impressionnants, ne dissipe pas l'impression que, dans la grande salle vide de public de la Philharmonie, l'acoustique (donc la réverbération du son) ne sert pas vraiment l'équilibre entre les vents et le reste des pupitres. Une petite gêne sans doute imperceptible à la radio.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/56097463-41838034.jpg?v=1620322933" alt="Paavo Järvi réussit ses débuts avec l'Orchestre de l'Opéra de Paris" title="Paavo Järvi réussit ses débuts avec l'Orchestre de l'Opéra de Paris" />
     </div>
     <div>
      Composée pendant l'été 1877, la Symphonie n°2 (opus 73) offre dès l'abord ses superbes formules mélodiques, ses franches couleurs dans le premier mouvement tel que dirigé par Paavo Järvi. La valse respire la joie - et les tableaux variés, de ces couleurs naïves que Brahms voulait donner à l'œuvre. Une atmosphère brumeuse prend très vite le dessus et on se dit souvent jusqu'au Finale que l'orchestre a quasiment pris une sonorité germanique - alors que frappent parfois les puissances obscures. Les interventions des cordes souples, à la sonorité magnifique, constituent toujours un événement de choix.       <br />
              <br />
       Les second et troisième mouvements sont servis par un orchestre offrant des climats aussi différents que possibles : l'emphase parfois le dispute à l'alacrité. Les pupitres sont emportés et transcendés par un chef à la gestique ronde et énergique, qui se sait architecte mais aussi fresquiste. Le Finale confirme en fanfare que l'orchestre s'est assez libéré pour dégager une énergie débridée dans la confiance d'une belle rencontre.       <br />
              <br />
       L'ancien directeur musical de l'Orchestre de Paris, désormais aux manettes de l'orchestre symphonique de la NHK de Tokyo, rappelle quant à lui toutes les qualités de son leadership - appréciées pendant ses six trop courtes années à Paris. Les musiciens de l'Opéra de Paris étaient ravis lundi soir en quittant la Philharmonie. On le sait, avec eux le respect ne se gagne pas facilement. Le Maestro Järvi les a pourtant bel et bien conquis.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/56097463-41838067.jpg?v=1620323064" alt="Paavo Järvi réussit ses débuts avec l'Orchestre de l'Opéra de Paris" title="Paavo Järvi réussit ses débuts avec l'Orchestre de l'Opéra de Paris" />
     </div>
     <div>
      <b>Orchestre de l'Opéra national de Paris.       <br />
       Paavo Järvi, direction.</b>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Concert en réécoute</strong></span>       <br />
       <a class="link" href="https://philharmoniedeparis.fr/fr/activite/concert-symphonique/23514-orchestre-de-lopera-national-de-paris-paavo-jarvi" target="_blank">>> sur le site de la Philharmonie</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.francemusique.fr/emissions/le-concert-de-20h/direct-philharmonie-de-paris-programme-brahms-par-l-orchestre-de-l-opera-national-de-paris-et-paavo-jarvi-94669" target="_blank">>> sur le site de France Musique</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Paavo-Jarvi-reussit-ses-debuts-avec-l-Orchestre-de-l-Opera-de-Paris_a2934.html" />
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   <title>Paavo Järvi et l'Orchestre de Paris… ce n'est qu'un au revoir !</title>
   <updated>2016-06-17T13:16:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Paavo-Jarvi-et-l-Orchestre-de-Paris-ce-n-est-qu-un-au-revoir-_a1618.html</id>
   <category term="Concerts" />
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   <published>2016-06-17T12:28:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 18 juin 2016, à la Philharmonie, le plus français des chefs estoniens donnera son dernier concert comme directeur musical de l'Orchestre de Paris. Musiciens et public auront sans doute le cœur serré - comme le Maestro lui-même - tant ses six saisons à la tête de la phalange parisienne ont été marquées par une belle réussite.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9696041-15623589.jpg?v=1466160677" alt="Paavo Järvi et l'Orchestre de Paris… ce n'est qu'un au revoir !" title="Paavo Järvi et l'Orchestre de Paris… ce n'est qu'un au revoir !" />
     </div>
     <div>
      Six saisons, une belle aventure humaine et artistique que celle vécue par le chef estonien Paavo Järvi et l'Orchestre de Paris. Six saisons consacrée à remodeler un orchestre revenu au top des formations françaises reconnues au niveau international. En témoignent les échos des nombreuses tournées effectuées sur tous les continents dans des articles élogieux parus un peu partout.        <br />
              <br />
       En France ? Le chef ne fait pas encore l'unanimité. Serait en cause une prétendue &quot;froideur&quot; sans doute inhérente (pour ses détracteurs) à un artiste né à Tallinn ? Pour qui était à son avant-dernier concert à la Philharmonie le 25 mai (comme à tous les autres), le reproche ne tient pas. Il suffisait de voir l'émotion et la gratitude des musiciens de l'orchestre comme celles du public.       <br />
              <br />
       Ce concert portait assurément l'empreinte du chef devenu en quelques années un des plus marquants de la longue histoire de l'orchestre. Il s‘ouvrait par une création commandée au compositeur Richard Dubugnon : un &quot;Caprice II pour orchestre&quot;, mettant à contribution tous les pupitres en un crescendo électrisant. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9696041-15623596.jpg?v=1466160728" alt="Paavo Järvi et l'Orchestre de Paris… ce n'est qu'un au revoir !" title="Paavo Järvi et l'Orchestre de Paris… ce n'est qu'un au revoir !" />
     </div>
     <div>
      Puis l'orchestre avait invité le soliste Leonidas Kavakos pour le Concerto pour violon n°2 aussi âpre que virtuose de Béla Bartok, période &quot;Allegro Barbaro&quot;. Enfin, la Symphonie n°6 de Dimitri Chostakovitch (un des compositeurs fétiches de Paavo Järvi) - malheureusement moins donnée que les 5e et 7e - entraînait la ferveur générale avec ses trois mouvements aux climats antagoniques.       <br />
              <br />
       Et en effet, qui mieux que le fils du fameux Neeme Järvi <span style="font-style:italic">(1)</span> pouvait rendre au largo son atmosphère quasi funèbre avec ses longues phrases mélodiques raffinées, la vivacité diabolique des changements de rythme de l'allegro comme la force cosmique du presto final ? Froideur ? Certainement pas… mais le feu sous l'apparent self-control et une vraie passion pour des partitions libérant dangereusement les forces motrices à l'œuvre dans l'univers. Le 18 juin, le programme de son dernier concert comme directeur musical de l'Orchestre de Paris est construit autour de la 3e symphonie de Gustav Mahler - évidemment un autre compositeur de son Panthéon. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/9696041-15623643.jpg?v=1466161351" alt="Paavo Järvi et l'Orchestre de Paris… ce n'est qu'un au revoir !" title="Paavo Järvi et l'Orchestre de Paris… ce n'est qu'un au revoir !" />
     </div>
     <div>
      Paavo Järvi a annoncé il y a longtemps son départ <span style="font-style:italic">(2)</span>, décidé alors même qu'il déclarait lui-même &quot;adorer&quot; l'orchestre. C'est que d'autres aventures l'attendent ailleurs. Mais nous reverrons toujours avec gratitude l'homme qui ne manquera pas de revenir en France pour nous rappeler son amour du travail bien fait et la haute idée qu'il se fait de sa mission et des orchestres qu'il dirige. Et puis en attendant (pour qui en douterait, ne le connaissant pas), son humour sarcastique et son expertise se vérifieront comme chaque année sur les réseaux sociaux aux prochaines éditions de l'Eurovision. Un des plus grands chefs au monde s'intéressant à l'Eurovision ? Oui, il est comme cela monsieur Järvi, un passionné sans préjugés - tout ce qu'il y a d'aimable.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Paavo Järvi appartient à une famille de musiciens avec les chefs d'orchestre Neeme Järvi et Kristjan Järvi (son frère). Ses répertoires de prédilection sont français, allemand, russe et scandinave.        <br />
       (2) Outre le Deutsche Kammerphilharmonie de Brême (dont il est directeur artistique depuis 2004), Paavo Järvi rejoint l'orchestre symphonique de la NHK à Tokyo.</span>       <br />
              <br />
       <b>Prochains concerts de l'Orchestre de Paris</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">18 juin 2016 à 20 h 30.</span>       <br />
       Philharmonie de Paris, &quot;Grand final de Paavo Järvi&quot;.       <br />
       Gustav Mahler, Symphonie n°3.       <br />
       Paavo Järvi, direction.       <br />
       Michelle DeYoung, alto.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">21 juin 2016 à 22h.</span>       <br />
       Sous la Pyramide du Louvre, &quot;Fête de la musique&quot;.        <br />
       Gustav Mahler, Symphonie n°4.       <br />
       Daniel Harding, direction.       <br />
       Christina Landshamer, soprano.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.paavojarvi.com/" target="_blank">&gt;&gt; paavojarvi.com</a>       <br />
       <a class="link" href="http://www.orchestredeparis.com/fr/accueil" target="_blank">&gt;&gt; orchestredeparis.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Passion et étoiles au programme de l’Orchestre de Paris</title>
   <updated>2013-09-23T07:46:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Passion-et-etoiles-au-programme-de-l-Orchestre-de-Paris_a977.html</id>
   <category term="Concerts" />
   <published>2013-09-23T18:53:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La saison 2013-2014 de l’Orchestre de Paris, formation dirigée par le chef estonien Paavo Järvi, s’enrichit et nous propose de nouveaux horizons outre son répertoire de prédilection. Et les artistes invités ne sont pas de reste pour faire briller cette nouvelle année musicale à Paris.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5891942-8777503.jpg?v=1379870211" alt="Passion et étoiles au programme de l’Orchestre de Paris" title="Passion et étoiles au programme de l’Orchestre de Paris" />
     </div>
     <div>
      Avec l’énergie et l’enthousiasme d’un chef fêté aux BBC Proms à Londres récemment, Paavo Järvi a ouvert la saison à la tête de sa phalange parisienne réunie au grand complet. Avec le renfort du Chœur dirigé par Lionel Sow et de la Maîtrise de Paris, une grande soirée d’ouverture nous était offerte la semaine dernière. Avec un programme éclectique donnant le ton de l’année à venir : Bachara El Khoury, Serge Prokofiev, Carl Orff.       <br />
              <br />
       &quot;Orages&quot;, une création contemporaine du compositeur libanais, un des deux concertos pour violon (le n°2 en sol mineur) du russe et enfin la fameuse cantate profane de Carl Orff, &quot;Carmina Burana&quot;, étaient donnés. Disons le rapidement, la suite orchestrale commandée à El Khoury par Paavo Järvi pour l’Orchestre nous a semblé une excellente musique de film et la violoniste hollandaise Janine Jansen, malgré son grand talent, un tant soit peu trop sage. Malgré sa virtuosité, la complice de longue date du directeur musical de l’Orchestre de Paris n’a pas totalement rendu justice à ce très beau concerto, composé entre 1934 et 1935 à Paris, alors que Prokofiev se préparait à retourner en URSS après un long séjour en Occident. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5891942-8777504.jpg?v=1379870747" alt="Passion et étoiles au programme de l’Orchestre de Paris" title="Passion et étoiles au programme de l’Orchestre de Paris" />
     </div>
     <div>
      Heureusement, le &quot;Carmina Burana&quot; du controversé Carl Orff* (devenu un vrai hit depuis le film &quot;Excalibur&quot; de John Boorman) nous a réveillés - ainsi que l’orchestre… Ces rites païens sauvages, ces rafales orchestrales et vocales diaboliquement sensuelles laissant la place par moment à de purs églogues célestes constituent une jouissance rare. C’est avec une maestria toute fiévreuse que Paavo Järvi a dirigé tout son monde (plus  de deux cents artistes !) ainsi que les solistes. Tous convaincants à commencer par la soprano norvégienne Mari Eriksmoen lumineuse, et notre baryton national Ludovic Tézier excellent.       <br />
              <br />
       De même se succèderont cette saison encore de grands interprètes, des chefs prestigieux - avec une découverte de talents venus d’Amérique du Sud, y compris des compositeurs. Outre le répertoire fétiche de l’orchestre (la musique française, Brahms, Beethoven, Sibélius, etc.), le directeur musical dirigera des chefs-d’œuvre moins joués - le &quot;Hans Heiling&quot; de Heinrich Marschner par exemple - et accordera une large place à la musique du XXe siècle comme aux créations contemporaines. Une saison sous le signe de la passion.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <span style="font-style:italic">* Carl Orff (1895-1982) ne s’est pas signalé par une attitude très résistante sous le Troisième Reich (c’est un euphémisme).</span>       <br />
              <br />
       <b>Concert entendu le 11 septembre 2013.</b>       <br />
       Rediffusé pendant un mois sur <a class="link" href="http://www.citedelamusiquelive.tv" target="_blank">&gt;&gt; citedelamusiquelive.tv</a>       <br />
              <br />
       Programme complet de la saison 2013-2014 : <a class="link" href="http://www.orchestredeparis.com" target="_blank">&gt;&gt; orchestredeparis.com</a>       <br />
               <br />
              <br />
       Bachara El Khoury(1957), &quot;Orages&quot;, ouverture de concert pour orchestre, opus 93.       <br />
       Serge Prokofiev(1891-1953), Concerto pour violon en sol mineur, opus 63.       <br />
       Carl Orff(1895-1982), &quot;Carmina Burana&quot;, &quot;Cantiones profanae&quot; pour soprano, ténor, baryton, chœur mixte, chœur d’enfants et orchestre.       <br />
              <br />
       Paavo Järvi, direction.       <br />
       Janine Jansen, violon.       <br />
       Mari Eriksmoen, soprano.       <br />
       Max-Emanuel Cencic, contre-ténor.       <br />
       Ludovic Tézier, baryton.       <br />
              <br />
       Chœur de l’Orchestre de Paris.       <br />
       Lionel Sow, direction.       <br />
       Maîtrise de Paris.       <br />
       Patrick Marco, chef de chœur.       <br />
       Orchestre de Paris.       <br />
       Philippe Aïche, violon solo.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Soir historique : Piotr Anderszewski fait ses débuts avec l’Orchestre de Paris !</title>
   <updated>2016-02-16T12:04:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Soir-historique-Piotr-Anderszewski-fait-ses-debuts-avec-l-Orchestre-de-Paris-_a846.html</id>
   <category term="Concerts" />
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   <published>2013-02-25T07:46:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Et si vous vous réchauffiez au feu de ce pianiste de génie en cet hiver glacial ? Cette semaine, à la Cité de la Musique, ce sera aussi l’occasion de vérifier que le chef Paavo Järvi est bien l’explorateur d’un répertoire trop rarement joué !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5260700-7851086.jpg?v=1361731291" alt="Soir historique : Piotr Anderszewski fait ses débuts avec l’Orchestre de Paris !" title="Soir historique : Piotr Anderszewski fait ses débuts avec l’Orchestre de Paris !" />
     </div>
     <div>
      Il faut absolument découvrir le pianiste polonais Piotr Anderszewski en concert cette semaine. Celui que d’aucuns considèrent comme le nouveau Glenn Gould est un artiste qui ne ressemble à personne. Peut-être connaissez-vous le pianiste polonais pour l’avoir vu sur Arte dans deux documentaires que lui a consacré Bruno Monsaingeon. Et ce n’est pas bien-sûr l’unique raison du parallèle établi avec le mythique interprète des &quot;Variations Goldberg&quot; de Bach.        <br />
              <br />
       Piotr Anderszewski est un musicien né, dont la quête exigeante dépasse les limites habituelles d’une carrière de virtuose. Une légende entoure déjà cet interprète exceptionnel des concertos de Mozart, des &quot;Variations Diabelli&quot; de Beethoven - autant dire le Graal des pianistes. Une impressionnante discographie témoigne, outre les concerts, de l’acuité, de la singularité de son jeu. Il n’a pas été récompensé pour rien comme &quot;pianiste au talent exceptionnel&quot; par le Gilmore Award, décerné tous les quatre ans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5260700-7851096.jpg?v=1361731292" alt="Soir historique : Piotr Anderszewski fait ses débuts avec l’Orchestre de Paris !" title="Soir historique : Piotr Anderszewski fait ses débuts avec l’Orchestre de Paris !" />
     </div>
     <div>
      L’Orchestre de Paris invite donc tout naturellement ce grand artiste et en profite pour mieux faire connaître au public français un compositeur polonais au style intrigant, Karol Szymanowski. En effet, en 2005, Piotr Anderszewski a enregistré les œuvres pour piano solo de son compatriote, mort en 1937. Un CD acclamé par la critique, résultat d’une longue exploration passionnée d’un univers musical qui n’était pas une évidence pour l’interprète. C’est que se lancer des défis inconfortables est une évidence pour Anderszewski : ce qu’il appelle s’absenter pour atteindre à l’universel. Énigmatique conception que nous sommes vraiment pressé(e)s d’expérimenter en direct. Comment la Symphonie concertante de K. Szymanovski, avec son langage original élaboré à partir de la révolution Wagner, et contemporain de Richard Strauss, sera-t-elle transcendée lors de cette rencontre des plus excitantes sous influence slave ? Réponse mercredi et jeudi.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Mercredi 27 et jeudi 28 février 2013 à 20 h.</span>       <br />
       Cité de la Musique, Salle des concerts, 01 44 84 44 84.       <br />
       221, avenue Jean Jaurès, Paris 19e.       <br />
       <a class="link" href="http://www.citedelamusique.fr" target="_blank">&gt;&gt; citedelamusique.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Programme :</b>       <br />
       Joseph Haydn, Symphonie &quot;parisienne&quot; n°86.       <br />
       Karol Szymanovski, Symphonie n°4 &quot;concertante&quot; pour piano et orchestre, opus 60.       <br />
       Johannes Brahms, Sérénade n°1 en ré majeur, opus 11.       <br />
              <br />
       Orchestre de Paris.       <br />
       Paavo Järvi, direction.       <br />
       Piotr Anderszewski, piano.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Soir-historique-Piotr-Anderszewski-fait-ses-debuts-avec-l-Orchestre-de-Paris-_a846.html" />
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   <title>Vie et destin d’une œuvre persécutée : Rozhdestvensky dirige la 4e symphonie de Chostakovitch avec un Orchestre de Paris envoûté !</title>
   <updated>2016-02-16T12:16:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Vie-et-destin-d-une-oeuvre-persecutee-Rozhdestvensky-dirige-la-4e-symphonie-de-Chostakovitch-avec-un-Orchestre-de-Paris_a767.html</id>
   <category term="Concerts" />
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   <published>2012-10-30T11:26:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C’est la nuit à Leningrad, une nuit froide de janvier 1936. Le bruit strident des freins de deux voitures réveille Dimitri Chostakovitch de son léger sommeil, peuplé de cauchemars. Il respire mal allongé dans son lit, dans l’obscurité de l’appartement situé au 9 de la rue Marat, près de la Perspective Nevski.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4871165-7267100.jpg?v=1351593730" alt="Vie et destin d’une œuvre persécutée : Rozhdestvensky dirige la 4e symphonie de Chostakovitch avec un Orchestre de Paris envoûté !" title="Vie et destin d’une œuvre persécutée : Rozhdestvensky dirige la 4e symphonie de Chostakovitch avec un Orchestre de Paris envoûté !" />
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      Le compositeur écoute de toutes ses forces les bruits de bottes, les claquements de portières, les voix inconnues qui donnent des ordres. Il est paralysé de terreur, comme tous les habitants de l’immeuble maintenant réveillés. C’est le NKVD (1). Qui viennent-ils arrêter cette fois ?        <br />
              <br />
       Ce n’est pas le compositeur que la police secrète de Staline vient arrêter cette nuit-là - pas encore (2) - en ces temps de grandes purges dans la société soviétique, prélude aux grands procès de 1937. Mais le danger est réel : Chostakovitch vient de lire dans la <span style="font-style:italic">Pravda</span> un article anonyme sur son nouvel opéra &quot;Lady Macbeth of Mzensk&quot;, qui vient d’être joué à Moscou devant le &quot;Petit Père des Peuples&quot;.        <br />
              <br />
       Émanant directement du Kremlin, la critique est sévère. Et menaçante. L’auteur accuse Chostakovitch de &quot;formalisme petit-bourgeois&quot;, traite son œuvre de &quot;galimatias musical&quot; (en cause : son style, son sujet et son grand succès dans toute l’URSS) et conclut sinistrement qu’il s’agit &quot;d’un jeu qui pourrait mal finir&quot;. Le genre de remarque qui vous envoie alors directement au Fort de Lefortovo, antichambre de la Sibérie. Ou de l’exécution pure et simple dans les caves de la forteresse policière.        <br />
              <br />
       Quelques mois plus tard, les répétitions de la Symphonie n’4 en ut mineur, que Chostakovitch vient d’achever, sont retirées du programme du concert de l’Orchestre philharmonique de Leningrad - que ce dernier devait pourtant créer. Il faudra au compositeur persécuté attendre la déstalinisation, en 1961, pour la voir jouée. À l’Ouest, le chef Guennadi Rozhdestvensky est un des premiers à la populariser à la même époque. 
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4871165-7267102.jpg?v=1351593731" alt="Vie et destin d’une œuvre persécutée : Rozhdestvensky dirige la 4e symphonie de Chostakovitch avec un Orchestre de Paris envoûté !" title="Vie et destin d’une œuvre persécutée : Rozhdestvensky dirige la 4e symphonie de Chostakovitch avec un Orchestre de Paris envoûté !" />
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      Il est un familier de Chostakovitch, qui lui a dédié certaines de ses œuvres. Imaginez mon émotion : je vais voir pour la première fois à la salle Pleyel ce chef d’orchestre né en 1931, ce monument de l’histoire musicale russe, une vraie légende à qui Bruno Monsaingeon a consacré deux films ! Et pour diriger cette mythique et malheureuse 4e symphonie ! Je ne suis pas la seule : un public nombreux se presse dans la belle salle art déco.       <br />
              <br />
       Et nous ne serons pas déçus. Reflet de l’état mental souffrant du musicien isolé et attaqué - insomnie, dépression et moments de révoltes -, la 4e Symphonie déploie, dans sa tonalité en ut mineur, tous les prestiges d’une fresque grandiose et parfois subtilement malhérienne. Son écriture très chostakovienne (sans aucun compromis aux canons réalistes-socialistes) recourt à  l’ample forme sonate et parfois même au poème symphonique le plus sombre, plein de fulgurances de couleurs et de timbres.        <br />
              <br />
       Ce qui donne l’occasion à un énorme orchestre (certains pupitres voient leur effectif quadrupler !) d’interpréter une œuvre d’une stupéfiante puissance, avec ces dialogues, ces rivalités, ces déchirements et ces moments largo de pure harmonie entre les cordes, les vents, les percussions, les cuivres. On est comme transporté dans un autre espace, celui d’une mort et d’une renaissance, au-delà des ténèbres de l’âme. Une œuvre véritablement cosmique.
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      Comment décrire la prestation de l’Orchestre de Paris ? Elle est tout simplement brillante, sous la baguette géniale de Rozhdestvensky. Ils se connaissent depuis 1999. Et le vieux directeur de 81 ans, vieillard chenu en apparence, mais solide comme un chêne - il dirige debout pendant une heure et demie - semble un magicien. Économe de ses gestes, on dirait qu’il fait jouer les musiciens comme par enchantement. Et eux ont le regard aimanté vers lui.       <br />
              <br />
       Nous avons vécu ce 24 octobre un moment exceptionnel, clos comme il se doit par les acclamations du public parisien. Facétieux, le chef russe lui a montré la partition, pour rendre hommage à plusieurs décennies de distance à un des dieux de la musique du XXe siècle, Dimitri Chostakovitch.
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     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4871165-7267108.jpg?v=1351593711" alt="Vie et destin d’une œuvre persécutée : Rozhdestvensky dirige la 4e symphonie de Chostakovitch avec un Orchestre de Paris envoûté !" title="Vie et destin d’une œuvre persécutée : Rozhdestvensky dirige la 4e symphonie de Chostakovitch avec un Orchestre de Paris envoûté !" />
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      <b>Notes :</b>       <br />
       <span style="font-style:italic">(1) NKVD, ancêtre du KGB.       <br />
       (2) Chostakovitch sera plusieurs fois menacé, interrogé et sera sauvé in extremis d’une condamnation. L’officier instructeur en charge de son dossier ayant été exécuté avant qu’il ait fini !</span>       <br />
              <br />
       Concert entendu le 24 octobre 2012 (Votre reporter, étant arrivée en retard, n’a pu entendre correctement la première partie du concert : une fantaisie au piano jouée par la femme du chef d’orchestre, la pianiste Viktoria Postnikova).       <br />
              <br />
       <b>Programme :</b>       <br />
       Piotr Igor Tchaïkovski (1840 - 1893), Fantaisie pour piano et orchestre en sol majeur, opus 56.       <br />
       Dimitri Chostakovitch (1906 - 1975), Symphonie n°4 en ut mineur, opus 43.       <br />
              <br />
       Guennadi Rozhdestvensky, direction.       <br />
       Viktoria Postnikova, piano.       <br />
       Orchestre de Paris.       <br />
       Roland Daugareil, violon solo.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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