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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-15T09:01:46+02:00</updated>
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   <title>"Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale</title>
   <updated>2024-11-14T17:59:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Tartuffe-Instrument-analytique-pour-l-etude-de-la-composition-et-d-une-decomposition-de-la-cellule-familiale_a4082.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2024-11-14T17:38:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Sous l'influence des archets artistiques des musiciens du verbe et du mouvement que sont Serge Noyelle et Marion Coutris, le "Tartuffe" de Molière prend une nouvelle dimension, aux confins des fêlures familiales et des paradoxes existentiels des individus masculins et féminins qui composent une famille. Entrer avec vélocité et sans répit dans le labyrinthe de ces relations familiales, c'est ce que nous proposent les deux artistes créateurs du Théâtre des Calanques de Marseille. Une relecture décoiffante tant par le traitement du texte de Molière que par l'empreinte virtuose emplie de vivacité imprimée par une distribution homogène et talentueuse.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84246117-60187485.jpg?v=1706713172" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      Introduction tonitruante, festive, sur un rythme échevelé, avec une énergie juvénile envahissant le plateau, comédiennes et comédiens jouant de leurs répliques avec une diction irréprochable. Le ton est donné, le parti pris d'une fringante dynamique, insufflée par une troupe portée par sa jeunesse et son enthousiasme, est indéniablement le choix fait par Serge Noyelle et Marion Coutris pour donner à voir et à entendre leur version du &quot;Tartuffe&quot; de Molière, pièce oscillant – déjà à l'origine –, dans un équilibre précaire, entre malicieuse parodie, humour espiègle et cynique tragédie.       <br />
              <br />
       Et si certaines lectures du texte purent donner des approches plus jésuites et/ou congréganistes, ici, c'est le microcosme familial qui est au centre des impostures perpétrées par Tartuffe l'usurpateur. Ainsi, en amont des malfaisances et des tartufferies du pseudo-homme de bien, les composantes de la bourgeoise famille, aux faiblesses déjà sous-jacentes, se mettent tour à tour en place pour exprimer leur fragile conviction et/ou détermination.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84246117-60187486.jpg?v=1706713199" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      En premier lieu, c'est Madame Pernelle qui, tel un chien dans un jeu de quilles, contrarie avec violence l'ambiance de fête initiée en préambule. Interprétée par une Marion Coutris magistrale, à l'envahissante mais efficace gestuelle de sémaphore, celle-ci nous offre une prestation énergique, remarquable dans sa défense du modèle préconisé par ce prétendu dévot personnage qu'est Tartuffe. Les tirades qui suivent sont aiguisées, vives, presque musicales, dans des tempos bouillonnants, allant de l'allegro au prestissimo… sans faillir !       <br />
              <br />
       S'ensuit, dans une logique implacable, injonction, confrontation, soutien et tentative de réconciliation. Pour la première, c'est Marianne (Louison Bergman, maîtrisant une intelligente retenue tout en usant de subtiles nuances lui permettant de se montrer un peu plus ardente lors de discussions avec son amant Valère) promise par son père Orgon (Nino Djerbir) à Tartuffe (Lucas Bonetti). Elle exprimera, dans un premier temps, un simple émoi scandalisé. Pour la deuxième, c'est notamment la passe d'armes exemplaire entre Orgon et Dorine (Jeanne Noyelle) sur cet arrangement marital. Tous deux, brillants, s'affrontent en faisant montre d'une réelle maestria dans la gestion colorée de leurs échanges, laissant presque paraître un combat à fleurets mouchetés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84246117-60187487.jpg?v=1706713412" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      Et que dire de Camille Noyelle, étonnante, interprétant avec talent – en utilisant une palette d'émotions variée – le rôle d'Elmire… particulièrement exceptionnelle dans les faux-semblants du discours amoureux reçu de Tartuffe ou faussement émis à son intention. C'est là l'une des forces du &quot;casting&quot; opéré par Serge Noyelle et Marion Coutris : une distribution parfaitement équilibrée, très généreuse, jeune, limite espiègle, voire enjouée et impertinente. Tous sont crédibles, autant dans leurs excès que dans leurs théâtrales réserves. La distribution des rôles est cohérente, chacun portant son texte avec densité, concentration, tout en proposant une expression de leur personnage énergique et d'une grande vivacité.       <br />
              <br />
       La mise en scène imprime parfois une partition plus chorégraphique avec une large utilisation du plateau et beaucoup de déplacements aux élans aériens, suggestion référencée de quelques pas de danse. De temps à autre, c'est le burlesque qui fait une furtive apparition, notamment dans l'un des derniers échanges entre Orgon et sa mère. La scénographie, quant à elle, est écrite dans une élégante sobriété avec une imposante table – sur laquelle aucun banquet n’aura lieu, symbole probable d’une réunification familiale à venir – au presque centre et, de part et d’autre, un canapé à jardin et un fauteuil à cour.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84246117-60187488.jpg?v=1706713447" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      Tout concourt ici à nous révéler une version contemporaine du &quot;Tartuffe&quot; de Molière où une jeune troupe de comédiennes et comédiens nous transmet, avec générosité et fougue, toute la puissance et la vitalité de cette pièce qui reste en connexion avec nos dérives familiales actuelles et une actualité riche en drames. Bien sûr, face aux tartufferies et impostures exprimées, chacun définira celles qui le concernent ou qui le mettent en perspective au regard de nos tragédies présentes. C'est sans aucun doute là l'une des plus belles réussites de la proposition de Marion Coutris et Serge Noyelle.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Tartuffe"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84246117-60187489.jpg?v=1731604766" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : Serge Noyelle.       <br />
       Scénographie Serge Noyelle et Marion Coutris.       <br />
       Dramaturgie : Marion Coutris.       <br />
       Avec : Louison Bergman, Lucas Bonetti, Marion Coutris, Nino Djerbir, Thibaut Kuttler, Robin Mannella, Jeanne Noyelle, Camille Noyelle, Romain Noury, Guilhem Saly.       <br />
       Directeur technique : Bernard Faradji.       <br />
       Régisseur lumière : Richard Psourtseff.       <br />
       Régisseuse générale : Louna Boissaye.       <br />
       Direction de production Benoit Kasolter.       <br />
       Production : Théâtre des Calanques.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Les 21, 22 et 23 novembre 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 30.       <br />
       Théâtre des Calanques, Marseille 8e, 04 91 75 64 59.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredescalanques.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredescalanques.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84246117-60187490.jpg?v=1706713514" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Les soirs de représentations, une navette gratuite part de Castellane à 19 h 15, sur réservation.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale</title>
   <updated>2024-01-31T16:06:00+01:00</updated>
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   <category term="Théâtre" />
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   <published>2024-01-31T15:35:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
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    <![CDATA[
Sous l'influence des archets artistiques des musiciens du verbe et du mouvement que sont Serge Noyelle et Marion Coutris, le "Tartuffe" de Molière prend une nouvelle dimension, aux confins des fêlures familiales et des paradoxes existentiels des individus masculins et féminins qui composent une famille. Entrer avec vélocité et sans répit dans le labyrinthe de ces relations familiales, c'est ce que nous proposent les deux artistes créateurs du Théâtre des Calanques de Marseille. Une relecture décoiffante tant par le traitement du texte de Molière que par l'empreinte virtuose emplie de vivacité imprimée par une distribution homogène et talentueuse.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     <div>
      Introduction tonitruante, festive, sur un rythme échevelé, avec une énergie juvénile envahissant le plateau, comédiennes et comédiens jouant de leurs répliques avec une diction irréprochable. Le ton est donné, le parti pris d'une fringante dynamique, insufflée par une troupe portée par sa jeunesse et son enthousiasme, est indéniablement le choix fait par Serge Noyelle et Marion Coutris pour donner à voir et à entendre leur version du &quot;Tartuffe&quot; de Molière, pièce oscillant – déjà à l'origine –, dans un équilibre précaire, entre malicieuse parodie, humour espiègle et cynique tragédie.       <br />
              <br />
       Et si certaines lectures du texte purent donner des approches plus jésuites et/ou congréganistes, ici, c'est le microcosme familial qui est au centre des impostures perpétrées par Tartuffe l'usurpateur. Ainsi, en amont des malfaisances et des tartufferies du pseudo-homme de bien, les composantes de la bourgeoise famille, aux faiblesses déjà sous-jacentes, se mettent tour à tour en place pour exprimer leur fragile conviction et/ou détermination.
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     </div>
     <div>
      En premier lieu, c'est Madame Pernelle qui, tel un chien dans un jeu de quilles, contrarie avec violence l'ambiance de fête initiée en préambule. Interprétée par une Marion Coutris magistrale, à l'envahissante mais efficace gestuelle de sémaphore, celle-ci nous offre une prestation énergique, remarquable dans sa défense du modèle préconisé par ce prétendu dévot personnage qu'est Tartuffe. Les tirades qui suivent sont aiguisées, vives, presque musicales, dans des tempos bouillonnants, allant de l'allegro au prestissimo… sans faillir !       <br />
              <br />
       S'ensuit, dans une logique implacable, injonction, confrontation, soutien et tentative de réconciliation. Pour la première, c'est Marianne (Louison Bergman, maîtrisant une intelligente retenue tout en usant de subtiles nuances lui permettant de se montrer un peu plus ardente lors de discussions avec son amant Valère) promise par son père Orgon (Nino Djerbir) à Tartuffe (Lucas Bonetti). Elle exprimera, dans un premier temps, un simple émoi scandalisé. Pour la deuxième, c'est notamment la passe d'armes exemplaire entre Orgon et Dorine (Jeanne Noyelle) sur cet arrangement marital. Tous deux, brillants, s'affrontent en faisant montre d'une réelle maestria dans la gestion colorée de leurs échanges, laissant presque paraître un combat à fleurets mouchetés.
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     <div>
      Et que dire de Camille Noyelle, étonnante, interprétant avec talent – en utilisant une palette d'émotions variée – le rôle d'Elmire… particulièrement exceptionnelle dans les faux-semblants du discours amoureux reçu de Tartuffe ou faussement émis à son intention. C'est là l'une des forces du &quot;casting&quot; opéré par Serge Noyelle et Marion Coutris : une distribution parfaitement équilibrée, très généreuse, jeune, limite espiègle, voire enjouée et impertinente. Tous sont crédibles, autant dans leurs excès que dans leurs théâtrales réserves. La distribution des rôles est cohérente, chacun portant son texte avec densité, concentration, tout en proposant une expression de leur personnage énergique et d'une grande vivacité.       <br />
              <br />
       La mise en scène imprime parfois une partition plus chorégraphique avec une large utilisation du plateau et beaucoup de déplacements aux élans aériens, suggestion référencée de quelques pas de danse. De temps à autre, c'est le burlesque qui fait une furtive apparition, notamment dans l'un des derniers échanges entre Orgon et sa mère. La scénographie, quant à elle, est écrite dans une élégante sobriété avec une imposante table – sur laquelle aucun banquet n’aura lieu, symbole probable d’une réunification familiale à venir – au presque centre et, de part et d’autre, un canapé à jardin et un fauteuil à cour.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78107560-56721923.jpg?v=1706713447" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
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      Tout concourt ici à nous révéler une version contemporaine du &quot;Tartuffe&quot; de Molière où une jeune troupe de comédiennes et comédiens nous transmet, avec générosité et fougue, toute la puissance et la vitalité de cette pièce qui reste en connexion avec nos dérives familiales actuelles et une actualité riche en drames. Bien sûr, face aux tartufferies et impostures exprimées, chacun définira celles qui le concernent ou qui le mettent en perspective au regard de nos tragédies présentes. C'est sans aucun doute là l'une des plus belles réussites de la proposition de Marion Coutris et Serge Noyelle.
     </div>
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     <div><b>"Le Tartuffe"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78107560-56721943.jpg?v=1706713477" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
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      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : Serge Noyelle.       <br />
       Scénographie Serge Noyelle et Marion Coutris.       <br />
       Dramaturgie : Marion Coutris.       <br />
       Avec : Louison Bergman, Lucas Bonetti, Marion Coutris, Nino Djerbir, Julien Florès, Robin Mannella, Romain Noury, Camille Noyelle, Jeanne Noyelle, Guilhem Saly.       <br />
       Régisseur général : Bernard Faradji.       <br />
       Régisseur lumière : Richard Psourtseff.       <br />
       Régisseuse plateau : Louna Boissaye.       <br />
       Direction de production Benoit Kasolter.       <br />
       Production : Théâtre des Calanques.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Les 26 et 27 janvier, du 1er au 3 février 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 30.       <br />
       Théâtre des Calanques, Marseille 8e, 04 91 75 64 59.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredescalanques.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredescalanques.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78107560-56721944.jpg?v=1706713514" alt=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" title=""Le Tartuffe" Instrument analytique pour l'étude de la composition et d'une décomposition de la cellule familiale" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Les soirs de représentations, une navette gratuite part de Castellane à 19 h 15, sur réservation.</span>
     </div>
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   <title>•Off 2022• "Tartuffe" Une approche en musique et en chanson pour délivrer un surprenant message féministe</title>
   <updated>2022-07-11T17:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Tartuffe-Une-approche-en-musique-et-en-chanson-pour-delivrer-un-surprenant-message-feministe_a3339.html</id>
   <category term="Avignon 2022" />
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   <published>2022-07-12T07:22:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Qui ne connaît pas Tartuffe, le plus grand des hypocrites, faux dévot aussi, prêcheur de vertu opportuniste et très ambitieux. Cet homme réussit à en manipuler un autre, Orgon, archétype du personnage de cour, totalement dupe, tombé sous sa coupe et qui ainsi devient son directeur de conscience. Au point de se voir proposer d'épouser Marianne, la fille de son bienfaiteur, alors même qu'il tente de séduire Elmire, la seconde femme d'Orgon, plus jeune que son mari.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65982433-46977802.jpg?v=1657554537" alt="•Off 2022• "Tartuffe" Une approche en musique et en chanson pour délivrer un surprenant message féministe" title="•Off 2022• "Tartuffe" Une approche en musique et en chanson pour délivrer un surprenant message féministe" />
     </div>
     <div>
      C'est là qu'intervient Dorine, la suivante de Marianne, figure éclairée féministe avant l'heure, jamais à court d'arguments pour dénoncer les manœuvres. Elle tient ici un rôle central et mène la révolte, non seulement contre l'imposteur, mais surtout contre la veille société machiste et patriarcale.       <br />
              <br />
       Réussira-t-elle à faire triompher le sens moral ?       <br />
              <br />
       Cette pièce, créée en 2021 par la Compagnie des 100 Têtes et mise en scène par Grégoire Aubert, se rejoue à nouveau cette année au festival 2022 pour le plus grand plaisir des spectateurs. Le lieu a changé, mais l'énergie des trois talentueuses comédiennes, musiciennes, chanteuses, est resté intacte, voire s'est affiné. L'espace scénique du Théâtre de l'Adresse, plus grand que celui du Théâtre de l'Optimist l'an dernier, magnifie leur jeu virevoltant et rend leur complicité encore plus palpable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65982433-46977816.jpg?v=1657554568" alt="•Off 2022• "Tartuffe" Une approche en musique et en chanson pour délivrer un surprenant message féministe" title="•Off 2022• "Tartuffe" Une approche en musique et en chanson pour délivrer un surprenant message féministe" />
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      Grâce au choix des masques de la commedia dell'arte permettant aux comédiennes de changer de rôles masculins de façon régulière, la mise en scène dynamise l'adaptation scénique de la célèbre pièce de Molière en la rendant fort originale, mais sans aucunement dénaturer le texte. Un grand bravo à Grégoire Aubert pour cette mise en scène dans laquelle les ruptures de rythmes et de ton apaisent parfois les colères et les déceptions des personnages.       <br />
              <br />
       Les femmes masquées deviennent des hommes et l'ensemble est jouissif…       <br />
              <br />
       Le phrasé des alexandrins prononcés à l'unisson et sans écueil tout au long de la pièce par les trois brillantes comédiennes est remarquablement maîtrisé et leurs propos virevoltent, diffusant un message clair et limpide. Le tout est ponctué par des intermèdes au violon interprétés par Théodora Carla, par de sensibles notes au violoncelle jouées par Anaïs Khairouzane et par des chansons de variétés qui ravissent le public comme, par exemple, &quot;Paroles, paroles, paroles&quot; de Dalida que chante justement Sophie Millon.       <br />
              <br />
       Dans cette maisonnée où les relations humaines et les choses sont diablement entremêlées, Dorine, la servante, interprétée magistralement par Théodora Carla, mène la situation de main de maître en tant que femme lucide et observatrice. Son jeu est à la fois taillé au cordeau et subtilement créatif. Sophie Millon, quant à elle, formée au théâtre et au clown, emporte la pièce par ses jeux corporels expressifs et explosifs à travers lesquels on sent une très grande maîtrise du métier. N'oublions pas bien sûr Anaïs Khairouzane dont le jeu empreint de douceur et d'exigence couronne la pièce d'un petit bijou chatoyant qu'on aimerait voir briller encore et encore.       <br />
              <br />
       Mais tout a une fin malheureusement. Cela dit, le festival d'Avignon ne fait que commencer ! Alors, courez vite à la bonne adresse, celle du Théâtre de l'Adresse afin qu'indirectement Molière vous adresse un message virilement féministe.
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     <div><b>"Tartuffe"</b></div>
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      <b>&quot;Quand les femmes prennent le pouvoir !&quot;</b>       <br />
       Texte : Molière.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Grégoire Aubert.       <br />
       Avec : Théodora Carla, Anaïs Khaizourane, Sophie Millon.       <br />
       Bande-son et lumières : Benjamin Civil.       <br />
       Décors : Jean-Michel Halbin.       <br />
       Costumes : Marie-Pierre Callies.       <br />
       Par la Compagnie des 100 Têtes.       <br />
       Tout public à partir de 6 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 30 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 15, relâche le mardi.       <br />
       Théâtre de l'Adresse, 2, avenue de la Trillade, Avignon       <br />
       Réservations : 04 65 81 17 85.       <br />
       <a class="link" href="https://theatredeladresse.com/saison-2022/tartuffe" target="_blank">&gt;&gt; theatredeladresse.com</a>
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