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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-16T18:55:18+01:00</updated>
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   <title>Soir historique : Piotr Anderszewski fait ses débuts avec l’Orchestre de Paris !</title>
   <updated>2016-02-16T12:04:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Soir-historique-Piotr-Anderszewski-fait-ses-debuts-avec-l-Orchestre-de-Paris-_a846.html</id>
   <category term="Concerts" />
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   <published>2013-02-25T07:46:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Et si vous vous réchauffiez au feu de ce pianiste de génie en cet hiver glacial ? Cette semaine, à la Cité de la Musique, ce sera aussi l’occasion de vérifier que le chef Paavo Järvi est bien l’explorateur d’un répertoire trop rarement joué !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5260700-7851086.jpg?v=1361731291" alt="Soir historique : Piotr Anderszewski fait ses débuts avec l’Orchestre de Paris !" title="Soir historique : Piotr Anderszewski fait ses débuts avec l’Orchestre de Paris !" />
     </div>
     <div>
      Il faut absolument découvrir le pianiste polonais Piotr Anderszewski en concert cette semaine. Celui que d’aucuns considèrent comme le nouveau Glenn Gould est un artiste qui ne ressemble à personne. Peut-être connaissez-vous le pianiste polonais pour l’avoir vu sur Arte dans deux documentaires que lui a consacré Bruno Monsaingeon. Et ce n’est pas bien-sûr l’unique raison du parallèle établi avec le mythique interprète des &quot;Variations Goldberg&quot; de Bach.        <br />
              <br />
       Piotr Anderszewski est un musicien né, dont la quête exigeante dépasse les limites habituelles d’une carrière de virtuose. Une légende entoure déjà cet interprète exceptionnel des concertos de Mozart, des &quot;Variations Diabelli&quot; de Beethoven - autant dire le Graal des pianistes. Une impressionnante discographie témoigne, outre les concerts, de l’acuité, de la singularité de son jeu. Il n’a pas été récompensé pour rien comme &quot;pianiste au talent exceptionnel&quot; par le Gilmore Award, décerné tous les quatre ans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5260700-7851096.jpg?v=1361731292" alt="Soir historique : Piotr Anderszewski fait ses débuts avec l’Orchestre de Paris !" title="Soir historique : Piotr Anderszewski fait ses débuts avec l’Orchestre de Paris !" />
     </div>
     <div>
      L’Orchestre de Paris invite donc tout naturellement ce grand artiste et en profite pour mieux faire connaître au public français un compositeur polonais au style intrigant, Karol Szymanowski. En effet, en 2005, Piotr Anderszewski a enregistré les œuvres pour piano solo de son compatriote, mort en 1937. Un CD acclamé par la critique, résultat d’une longue exploration passionnée d’un univers musical qui n’était pas une évidence pour l’interprète. C’est que se lancer des défis inconfortables est une évidence pour Anderszewski : ce qu’il appelle s’absenter pour atteindre à l’universel. Énigmatique conception que nous sommes vraiment pressé(e)s d’expérimenter en direct. Comment la Symphonie concertante de K. Szymanovski, avec son langage original élaboré à partir de la révolution Wagner, et contemporain de Richard Strauss, sera-t-elle transcendée lors de cette rencontre des plus excitantes sous influence slave ? Réponse mercredi et jeudi.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Mercredi 27 et jeudi 28 février 2013 à 20 h.</span>       <br />
       Cité de la Musique, Salle des concerts, 01 44 84 44 84.       <br />
       221, avenue Jean Jaurès, Paris 19e.       <br />
       <a class="link" href="http://www.citedelamusique.fr" target="_blank">&gt;&gt; citedelamusique.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Programme :</b>       <br />
       Joseph Haydn, Symphonie &quot;parisienne&quot; n°86.       <br />
       Karol Szymanovski, Symphonie n°4 &quot;concertante&quot; pour piano et orchestre, opus 60.       <br />
       Johannes Brahms, Sérénade n°1 en ré majeur, opus 11.       <br />
              <br />
       Orchestre de Paris.       <br />
       Paavo Järvi, direction.       <br />
       Piotr Anderszewski, piano.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Vie et destin d’une œuvre persécutée : Rozhdestvensky dirige la 4e symphonie de Chostakovitch avec un Orchestre de Paris envoûté !</title>
   <updated>2016-02-16T12:16:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Vie-et-destin-d-une-oeuvre-persecutee-Rozhdestvensky-dirige-la-4e-symphonie-de-Chostakovitch-avec-un-Orchestre-de-Paris_a767.html</id>
   <category term="Concerts" />
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   <published>2012-10-30T11:26:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C’est la nuit à Leningrad, une nuit froide de janvier 1936. Le bruit strident des freins de deux voitures réveille Dimitri Chostakovitch de son léger sommeil, peuplé de cauchemars. Il respire mal allongé dans son lit, dans l’obscurité de l’appartement situé au 9 de la rue Marat, près de la Perspective Nevski.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4871165-7267100.jpg?v=1351593730" alt="Vie et destin d’une œuvre persécutée : Rozhdestvensky dirige la 4e symphonie de Chostakovitch avec un Orchestre de Paris envoûté !" title="Vie et destin d’une œuvre persécutée : Rozhdestvensky dirige la 4e symphonie de Chostakovitch avec un Orchestre de Paris envoûté !" />
     </div>
     <div>
      Le compositeur écoute de toutes ses forces les bruits de bottes, les claquements de portières, les voix inconnues qui donnent des ordres. Il est paralysé de terreur, comme tous les habitants de l’immeuble maintenant réveillés. C’est le NKVD (1). Qui viennent-ils arrêter cette fois ?        <br />
              <br />
       Ce n’est pas le compositeur que la police secrète de Staline vient arrêter cette nuit-là - pas encore (2) - en ces temps de grandes purges dans la société soviétique, prélude aux grands procès de 1937. Mais le danger est réel : Chostakovitch vient de lire dans la <span style="font-style:italic">Pravda</span> un article anonyme sur son nouvel opéra &quot;Lady Macbeth of Mzensk&quot;, qui vient d’être joué à Moscou devant le &quot;Petit Père des Peuples&quot;.        <br />
              <br />
       Émanant directement du Kremlin, la critique est sévère. Et menaçante. L’auteur accuse Chostakovitch de &quot;formalisme petit-bourgeois&quot;, traite son œuvre de &quot;galimatias musical&quot; (en cause : son style, son sujet et son grand succès dans toute l’URSS) et conclut sinistrement qu’il s’agit &quot;d’un jeu qui pourrait mal finir&quot;. Le genre de remarque qui vous envoie alors directement au Fort de Lefortovo, antichambre de la Sibérie. Ou de l’exécution pure et simple dans les caves de la forteresse policière.        <br />
              <br />
       Quelques mois plus tard, les répétitions de la Symphonie n’4 en ut mineur, que Chostakovitch vient d’achever, sont retirées du programme du concert de l’Orchestre philharmonique de Leningrad - que ce dernier devait pourtant créer. Il faudra au compositeur persécuté attendre la déstalinisation, en 1961, pour la voir jouée. À l’Ouest, le chef Guennadi Rozhdestvensky est un des premiers à la populariser à la même époque. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4871165-7267102.jpg?v=1351593731" alt="Vie et destin d’une œuvre persécutée : Rozhdestvensky dirige la 4e symphonie de Chostakovitch avec un Orchestre de Paris envoûté !" title="Vie et destin d’une œuvre persécutée : Rozhdestvensky dirige la 4e symphonie de Chostakovitch avec un Orchestre de Paris envoûté !" />
     </div>
     <div>
      Il est un familier de Chostakovitch, qui lui a dédié certaines de ses œuvres. Imaginez mon émotion : je vais voir pour la première fois à la salle Pleyel ce chef d’orchestre né en 1931, ce monument de l’histoire musicale russe, une vraie légende à qui Bruno Monsaingeon a consacré deux films ! Et pour diriger cette mythique et malheureuse 4e symphonie ! Je ne suis pas la seule : un public nombreux se presse dans la belle salle art déco.       <br />
              <br />
       Et nous ne serons pas déçus. Reflet de l’état mental souffrant du musicien isolé et attaqué - insomnie, dépression et moments de révoltes -, la 4e Symphonie déploie, dans sa tonalité en ut mineur, tous les prestiges d’une fresque grandiose et parfois subtilement malhérienne. Son écriture très chostakovienne (sans aucun compromis aux canons réalistes-socialistes) recourt à  l’ample forme sonate et parfois même au poème symphonique le plus sombre, plein de fulgurances de couleurs et de timbres.        <br />
              <br />
       Ce qui donne l’occasion à un énorme orchestre (certains pupitres voient leur effectif quadrupler !) d’interpréter une œuvre d’une stupéfiante puissance, avec ces dialogues, ces rivalités, ces déchirements et ces moments largo de pure harmonie entre les cordes, les vents, les percussions, les cuivres. On est comme transporté dans un autre espace, celui d’une mort et d’une renaissance, au-delà des ténèbres de l’âme. Une œuvre véritablement cosmique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Comment décrire la prestation de l’Orchestre de Paris ? Elle est tout simplement brillante, sous la baguette géniale de Rozhdestvensky. Ils se connaissent depuis 1999. Et le vieux directeur de 81 ans, vieillard chenu en apparence, mais solide comme un chêne - il dirige debout pendant une heure et demie - semble un magicien. Économe de ses gestes, on dirait qu’il fait jouer les musiciens comme par enchantement. Et eux ont le regard aimanté vers lui.       <br />
              <br />
       Nous avons vécu ce 24 octobre un moment exceptionnel, clos comme il se doit par les acclamations du public parisien. Facétieux, le chef russe lui a montré la partition, pour rendre hommage à plusieurs décennies de distance à un des dieux de la musique du XXe siècle, Dimitri Chostakovitch.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4871165-7267108.jpg?v=1351593711" alt="Vie et destin d’une œuvre persécutée : Rozhdestvensky dirige la 4e symphonie de Chostakovitch avec un Orchestre de Paris envoûté !" title="Vie et destin d’une œuvre persécutée : Rozhdestvensky dirige la 4e symphonie de Chostakovitch avec un Orchestre de Paris envoûté !" />
     </div>
     <div>
      <b>Notes :</b>       <br />
       <span style="font-style:italic">(1) NKVD, ancêtre du KGB.       <br />
       (2) Chostakovitch sera plusieurs fois menacé, interrogé et sera sauvé in extremis d’une condamnation. L’officier instructeur en charge de son dossier ayant été exécuté avant qu’il ait fini !</span>       <br />
              <br />
       Concert entendu le 24 octobre 2012 (Votre reporter, étant arrivée en retard, n’a pu entendre correctement la première partie du concert : une fantaisie au piano jouée par la femme du chef d’orchestre, la pianiste Viktoria Postnikova).       <br />
              <br />
       <b>Programme :</b>       <br />
       Piotr Igor Tchaïkovski (1840 - 1893), Fantaisie pour piano et orchestre en sol majeur, opus 56.       <br />
       Dimitri Chostakovitch (1906 - 1975), Symphonie n°4 en ut mineur, opus 43.       <br />
              <br />
       Guennadi Rozhdestvensky, direction.       <br />
       Viktoria Postnikova, piano.       <br />
       Orchestre de Paris.       <br />
       Roland Daugareil, violon solo.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Oiseau de feu et piano incandescent : La fougueuse rentrée de l'Orchestre de Paris à Pleyel</title>
   <updated>2017-10-24T23:11:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Oiseau-de-feu-et-piano-incandescent-La-fougueuse-rentree-de-l-Orchestre-de-Paris-a-Pleyel_a720.html</id>
   <category term="Lyrique" />
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   <published>2012-09-16T14:14:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C’est en très bonne compagnie que les fidèles de l’Orchestre de Paris ont été conviés pour les deux premiers concerts de la saison : avec les 119 musiciens, les 130 chanteurs du Chœur de Lionel Sow, la soprano Mireille Delunsch et le pianiste chinois Lang Lang ! Sans parler du programme à se pâmer : Francis Poulenc, Serge Prokofiev, Igor Stravinski.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4726861-7061029.jpg?v=1347866740" alt="Oiseau de feu et piano incandescent : La fougueuse rentrée de l'Orchestre de Paris à Pleyel" title="Oiseau de feu et piano incandescent : La fougueuse rentrée de l'Orchestre de Paris à Pleyel" />
     </div>
     <div>
      Quoi de commun entre cette délicieuse musique française et cette roborative musique russe ? L’énergie. Une énergie rythmique en crescendo se communiquant peu à peu aux auditeurs, qu’on a rarement vus aussi enthousiastes en fin de concert - tout comme votre exaltée reporter. Il faut dire que Paavo Järvi a bien fait les choses, faisant de ces deux premières soirées un manifeste de l’identité musicale de l’Orchestre comme de sa direction.        <br />
              <br />
       &quot;Les Litanies à la Vierge noire&quot; de Francis Poulenc sont donc entrées mercredi au répertoire de l’Orchestre avec son impressionnant chœur exclusivement féminin et un orchestre réduit aux cordes, aux percussions. Une œuvre composée en 1936 quand Poulenc vient de subir le choc spirituel d’un retour à la foi de l’enfance, alors qu’il a visité la Vierge noire de Rocamadour. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4726861-7061041.jpg?v=1347866740" alt="Oiseau de feu et piano incandescent : La fougueuse rentrée de l'Orchestre de Paris à Pleyel" title="Oiseau de feu et piano incandescent : La fougueuse rentrée de l'Orchestre de Paris à Pleyel" />
     </div>
     <div>
      C’est encore une prière, mais cette fois un &quot;Stabat Mater&quot;, qu’il compose en 1950, conçue comme l’oraison funèbre du décorateur Christian Bérard mort depuis peu, vieux complice avec Jean Cocteau des créations de jeunesse. Avec un orchestre plus étendu, très coloré grâce au jeu des timbales, des trombones et des trompettes - sans oublier la harpe -, on se laisse donc happer par les passages déchirants par exemple du &quot;Stabat Mater dolorosa&quot;, la ferveur ardente de la sarabande, les coulées élégiaques et les voix émouvantes du Chœur tout entier présent cette fois. La soprano Mireille Delunsch - remplaçant au pied levé Patricia Petibon souffrante - a gagné les cœurs avec cette voix colorature aux aigus sans défaut, ce phrasé élégant et cette sûreté de la mélodie.        <br />
              <br />
       Déjà charmé, le public a vécu l’emballement de la double virtuosité du 3e concerto opus 26 de Serge Prokofiev et du pianiste justement acclamé Lang Lang. Un concerto aussi redoutable techniquement qu’il est remarquable à l’écoute. Difficulté folle que le pianiste chinois a superbement dominée : jeu rubato, toucher d’acier trempé mais aussi passages legato ont eu raison d’une pièce où la brutalité escorte la subtilité. Pour l’orchestre, et ses pupitres gagnés par l’incendie, les amples moments lyriques le disputent à la mélodie folklorique russe, immédiatement transposée en violentes rafales staccato des cordes. En écho aux vagues d’octaves et d’arpèges arrachées au piano par un artiste ahurissant. Jusqu’au &quot;Finale&quot;, que Prokofiev appelait une &quot;controverse&quot; entre les belligérants, mettant un terme au dialogue orageux du soliste et de l’orchestre. Je ne vous dis pas l‘entente et la parfaite compréhension qui doivent régner entre eux : elles éclatent ici pour le pianiste, fidèle à la formation depuis 2004.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Et c’est encore une énergie diabolique que communique la magistrale suite &quot;L’Oiseau de feu&quot; d’Igor Stravinski ! Cette légende faisant s’affronter un méchant sorcier, Kachtcheï, et un jeune prince aidé d’un oiseau merveilleux est l’argument d’un ballet chorégraphié par Fokine, donné lors de la seconde tournée parisienne des Ballets russes en 1910. C’est dans l’urgence que Serge de Diaghilev en commande l’illustration musicale à Stravinski, qui se transcende littéralement ici : nouveauté de l’écriture rythmique, composition profondément personnelle - avec des souvenirs de Rimski-Korsakov - génie de l’orchestration. On entend déjà les accents de l’incroyable orgie tribale du &quot;Sacre&quot; à venir, dans la &quot;Danse infernale&quot; du méchant roi. Les acclamations ont justement salué cette fureur géniale et la direction musicale du chef estonien (à qui on ne la fait pas, question &quot;âme slave&quot;) : un Directeur sobre, précis, et qui s’enflamme quand il le faut. Le feu sous la glace. Je ne vous encourage que trop à suivre la saison musicale de l’Orchestre de Paris : elle promet encore de riches heures !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4726861-7064214.jpg?v=1347866740" alt="Oiseau de feu et piano incandescent : La fougueuse rentrée de l'Orchestre de Paris à Pleyel" title="Oiseau de feu et piano incandescent : La fougueuse rentrée de l'Orchestre de Paris à Pleyel" />
     </div>
     <div>
      Le concert est accessible jusqu’au 13 mars 2013 sur :        <br />
       <a class="link" href="http://www.orchestredeparis.com/" target="_blank">&gt;&gt; orchestredeparis.com</a>       <br />
       <a class="link" href="http://citedelamusiquelive.tv/Concert/0992278/orchestre-de-paris-paavo-jarvi.html" target="_blank">&gt;&gt; citedelamusiquelive.tv</a>       <br />
       Il sera diffusé sur Arte (&quot;Maestro&quot;) et Mezzo Live HD ultérieurement.        <br />
                                                                    <br />
       <b>Avec :</b>       <br />
       Lang Lang, piano ;       <br />
       Mireille Delunsch, soprano.       <br />
       Orchestre de Paris, direction : Paavo Järvi ;       <br />
       Chœur de l’Orchestre de Paris : Lionel Sow, chef de chœur.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Programme :</span>       <br />
       (Concert entendu le jeudi 13 septembre 2012.)       <br />
       Francis Poulenc, &quot;Litanies à la Vierge noire, pour chœur de femmes et orchestre&quot;.       <br />
       Francis Poulenc, &quot;Stabat Mater&quot;.       <br />
       Serge Prokofiev, &quot;Concerto pour piano n°3 en ut majeur, opus 26&quot;.       <br />
       Igor Stravinski, &quot;L’Oiseau de Feu, suite pour orchestre (version 1919)&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Une saison de feu avec Paavo Järvi et l'Orchestre de Paris !</title>
   <updated>2016-02-16T12:31:00+01:00</updated>
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   <published>2012-09-01T13:53:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour sa troisième saison avec l’Orchestre de Paris, le chef estonien Paavo Järvi, son directeur musical, nous propose son répertoire de prédilection. Un répertoire qui a assis la réputation de l’orchestre dirigé par Charles Munch à partir de 1967, puis par d’autres géants tels Herbert von Karajan et Sir Georg Solti - dont on va cette année commémorer le centenaire de la naissance.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4685017-6997182.jpg?v=1346501536" alt="Une saison de feu avec Paavo Järvi et l'Orchestre de Paris !" title="Une saison de feu avec Paavo Järvi et l'Orchestre de Paris !" />
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      Dans quelques jours, avec deux concerts très attendus, le jeune pianiste chinois Lang Lang, un fidèle de l’Orchestre de Paris, va ouvrir la saison en interprétant le Concerto n°3 de Serge Prokofiev - qui était lui-même un pianiste d’exception ! Gageons qu’il rendra justice aux contrastes marquants, aux harmonies étranges mais aussi au lyrisme de l’œuvre du compositeur russe. L’auditoire aura le plaisir de retrouver également la sémillante Patricia Petibon.       <br />
              <br />
       Le programme de ces deux premiers concerts est un vrai manifeste des choix du chef Paavo Järvi, pour cette saison encore : de la musique française avec des œuvres religieuses de Francis Poulenc - disparu il y a exactement cinquante ans -, le grand répertoire symphonique russe avec &quot;L’Oiseau de feu&quot; de Igor Stravinski - qui lui assure en 1910 une gloire soudaine à 28 ans et qui devrait allumer l’incendie dans les pupitres !       <br />
              <br />
       À l’image d’une saison qui défend les fondamentaux de l’Orchestre de Paris : outre les &quot;Classiques&quot; Haydn, Beethoven, Brückner, pour ne citer qu’eux, la musique russe donc (avec Chostakovitch entre autres), les musiques scandinave et française (de Dutilleux au jeune compositeur Karol Beffa dont le pianiste Andreas Hoefliger créera une pièce).
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4685017-6997183.jpg?v=1346501510" alt="Une saison de feu avec Paavo Järvi et l'Orchestre de Paris !" title="Une saison de feu avec Paavo Järvi et l'Orchestre de Paris !" />
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      Plus de cinquante concerts sont prévus pour l’orchestre en résidence salle Pleyel. Et puis vous ne manquerez sous aucun prétexte les deux concerts gratuits donnés sous la Pyramide du Louvre avec, à la baguette, Pierre Boulez, les 18 décembre 2012 et 21 juin 2013 (Fête de la Musique oblige). Les jeunes ne sont pas oubliés : vingt-huit concerts leur sont réservés. C’est que l’Orchestre de Paris s’engage pour l’éducation musicale des enfants.       <br />
              <br />
       Quant au public fidèle, il aura droit toute l’année aux grands chefs d’orchestre (Les deux Christoph Eschenbach et von Dohnànyi, James Conlon, Nicola Luisatti, bien d’autres encore), des solistes remarquables, stars confirmées ou jeunes talents (des pianistes, des violonistes, des chanteurs). On entendra les chefs-d’œuvre de toujours et des trésors injustement oubliés comme l'œuvre du polonais Karol Szymanowski.        <br />
              <br />
       L’entente renommée entre l’Orchestre de Paris et son directeur musical (dont le contrat a été prolongé jusqu’en 2016) nous réserve assurément de beaux moments musicaux. Comme la riche palette variée des artistes invités. Et si vous voulez monter sur scène, sachez que le Chœur de l’orchestre et son chef Lionel Sow recrutent toujours des chanteurs amateurs confirmés !        <br />
       Mais je vous en reparlerai bientôt.
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      <b>Concerts d'ouverture de la saison 2012.</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Mercredi 12 et jeudi 13 septembre,</span>       <br />
       Salle Pleyel à 20 h.       <br />
       Concert symphonique :       <br />
       Lang Lang, piano ;       <br />
       Patricia Petibon, soprano ;       <br />
       Orchestre de Paris, direction : Paavo Järvi ;       <br />
       Chœur de l’Orchestre de Paris,       <br />
       Lionel Sow, chef de chœur.       <br />
              <br />
       <span class="u">Programme :</span>       <br />
       Francis Poulenc       <br />
       Litanies à la Vierge noire, pour chœur de femmes et orchestre       <br />
              <br />
       Francis Poulenc       <br />
       Stabat Mater       <br />
              <br />
       Serge Prokofiev       <br />
       Concerto pour piano n°3 en ut majeur, opus 26       <br />
              <br />
       Igor Stravinski       <br />
       L’Oiseau de Feu, suite pour orchestre (version 1919)       <br />
              <br />
       Renseignements et réservations <a class="link" href="http://www.orchestredeparis.com" target="_blank">&gt;&gt; orchestredeparis.com</a> 
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