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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-19T17:42:00+02:00</updated>
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   <title>•In 2022• "La Tempesta" Le monde de Shakespeare selon Alessandro Serra, une ode sculpturale saisissante de beauté</title>
   <updated>2022-07-22T11:11:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2022-La-Tempesta-Le-monde-de-Shakespeare-selon-Alessandro-Serra-une-ode-sculpturale-saisissante-de-beaute_a3361.html</id>
   <category term="Avignon 2022" />
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   <published>2022-07-22T10:37:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Comment ne pas être sous le charme de cette succession de tableaux à haute prégnance esthétique, comme si ces personnages hauts en couleurs se détachaient de leur cadre pour venir devant nous jouer la comédie de ce naufrage "génial"… Des "Tempêtes", on en a vu souffler, et pas des moindres, la dernière étant celle de Peter Brook. Mais celle imaginée par le metteur en scène italien semble receler un pouvoir magique aux effets particulièrement enivrants. Parlant d'abord aux sens, elle émeut avant de libérer sa charge politique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66221133-47087335.jpg?v=1658480628" alt="•In 2022• "La Tempesta" Le monde de Shakespeare selon Alessandro Serra, une ode sculpturale saisissante de beauté" title="•In 2022• "La Tempesta" Le monde de Shakespeare selon Alessandro Serra, une ode sculpturale saisissante de beauté" />
     </div>
     <div>
      Immergé dès le lever de rideau - une immense voile noire se gonflant à l'envi - dans les remous d'une mer déchainée emportant par le fond sa cargaison de félons, jamais on ne reprendra souffle. Jamais l'intensité des couleurs ne faiblira et les effets en seront d'autant plus éloquents qu'ils s'appuieront sur une grande économie de moyens. Grondements sonores, lumières sculptant l'espace, et personnages au verbe et aux habits truculents, seront les pivots déclencheurs de cette frénésie sensorielle. Le sens, ce sera ensuite à chaque spectateur de le créer à l'intérieur de sa boîte noire à lui, lieu de ses projections intimes, de ses rêves enfouis.       <br />
              <br />
       Tableau d'Ariel, tourbillonnant sur lui-même, ce génie féminin gracieux aux longs cheveux sensuels et à l'air mutin mène la danse au service de Prospéro, ex-duc de Milan exilé sur cette île en compagnie de sa fille, Miranda. Le récit enjoué qu'Ariel réalise du naufrage dont elle est l'initiatrice annonce ses autres facéties surnaturelles propres à enchanter un maître en quête de subterfuges susceptibles de châtier les coupables qui l'ont déchu de son titre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66221133-47087342.jpg?v=1658480705" alt="•In 2022• "La Tempesta" Le monde de Shakespeare selon Alessandro Serra, une ode sculpturale saisissante de beauté" title="•In 2022• "La Tempesta" Le monde de Shakespeare selon Alessandro Serra, une ode sculpturale saisissante de beauté" />
     </div>
     <div>
      Mais lorsque Ariel réclame du magicien la liberté en échange de son aide, Prospéro lui rappelle qu'elle lui doit déjà d'avoir été délivrée du tronc où l'horrible sorcière Sycorax l'avait enfermée. Autre beau tableau où on la voit s'extraire de son arbre prison en tournant sur elle-même avant que n'apparaisse, exultant, vociférant, Caliban, fils de la sorcière, deuxième génie présenté lui comme maléfique. Recouvert de haillons, il est affublé de ramifications de bois poussant dans son dos, rappelant qu'il appartient à la nature sauvage.       <br />
              <br />
       Quant aux réactions de Prospéro, traitant Caliban d'esclave venimeux, et de Miranda, l'insultant pareillement avant de lui reprocher son ingratitude, elle qui a accompli le grand effort de lui apprendre le langage, elles portent en creux les germes de la pensée politique de Shakespeare, toujours prêt à tendre à ses contemporains le miroir de leur incongruité. Quant à l'indigène domestiqué et acculturé, il répondra pertinemment au père qu'il est devenu sujet asservi alors qu'auparavant il était roi de ses terres, et à la fille que le langage appris effectivement par les colonisateurs lui permet de leur faire savoir maintenant qu'il les hait !       <br />
              <br />
       N'est pas sauvage  celui que l'on dit l'être, ainsi Shakespeare dans sa clairvoyance débusque-t-il sans avoir l'air d'y toucher les monstruosités civilisées. De même du désir primitif de pouvoir qui amène deux des quatre naufragés, Sébastien le propre frère d'Alonso Roi de Naples et Antonio, le frère félon de Prospéro, à vouloir passer les deux autres ensommeillés  par le fil de leur épée. Heureusement Ariel, le bon génie, veille pour perturber spectaculairement leurs desseins…       <br />
              <br />
       Les tableaux, comme dans un fondu enchaîné où les personnages s'estompent dans le brouillard de fond de scène alors qu'apparaissent déjà les suivants, se succèdent dans un effet saisissant d'illusion théâtrale. Ainsi de la rencontre truculente entre Caliban et deux autres rescapés que sont Trinculo, le bouffon du roi, et Stéphano, l'intendant porté sur la dive bouteille. Confondu avec un buisson, Caliban sert de refuge au bouffon pris d'une grosse envie soudaine… Tous les registres, des plus oniriques aux plus triviaux, cohabitent dans le théâtre de Shakespeare car <span style="font-style:italic">&quot;la Vie est un Théâtre et le Théâtre est la Vie&quot;.</span>       <br />
              <br />
       De même, une simple planche dressée à la verticale qui vient de servir à Stéphano et Caliban pour sceller une alliance christique afin de régler son compte à Prospéro, permet dans la scène suivante à Miranda de gravir le plan incliné la menant directement dans les bras de Ferdinand, fils d'Alonso roi de Naples, tombé raide amoureux de la belle par l'entremise de la magie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66221133-47087468.jpg?v=1658481046" alt="•In 2022• "La Tempesta" Le monde de Shakespeare selon Alessandro Serra, une ode sculpturale saisissante de beauté" title="•In 2022• "La Tempesta" Le monde de Shakespeare selon Alessandro Serra, une ode sculpturale saisissante de beauté" />
     </div>
     <div>
      Parmi les nombreuses autres scènes imposant leurs &quot;couleurs&quot;, citons celle de la fascinante cérémonie vaudou que surprennent les quatre gentilshommes égarés, ou encore la scène où les trois compères, partis en quête de leur victime potentielle et s'étant retrouvés nus comme des vers après être tombés dans un lac putride, se précipitent sur un portant de vêtements extravagants qu'ils enfilent festivement.       <br />
              <br />
       C'est au contact de l'humanité du génie Ariel que Prospéro, renonçant à ses livres et à son fameux bâton, s'ouvrira humblement au pardon, permettant ainsi une fin de comédie… humaine. Mais encore plus que le message délivré par cette &quot;Tempesta&quot;, ce qui l'inscrira durablement dans la mémoire, c'est l'insoupçonnable beauté picturale des scènes présentées.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mercredi 20 juillet à L'Opéra Grand Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Tempesta"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66221133-47087469.jpg?v=1658481110" alt="•In 2022• "La Tempesta" Le monde de Shakespeare selon Alessandro Serra, une ode sculpturale saisissante de beauté" title="•In 2022• "La Tempesta" Le monde de Shakespeare selon Alessandro Serra, une ode sculpturale saisissante de beauté" />
     </div>
     <div>
      Turin - Création 2022.       <br />
       Spectacle en italien surtitré en français.       <br />
       Texte : William Shakespeare       <br />
       Traduction, adaptation : Alessandro Serra.       <br />
       Mise en scène, scénographie : Alessandro Serra.       <br />
       Costumes, son et lumière : Alessandro Serra.       <br />
       Avec : Fabio Barone, Andrea Castellano, Vincenzo Del Prete, Massimiliano Donato, Paolo Madonna, Jared McNeill, Chiara Michelini, Maria Irene Minelli, Valerio Pietrovita, Massimiliano Poli, Marco Sgrosso, Bruno Stori.       <br />
       Assistant lumière : Stefano Bardelli.       <br />
       Assistant son : Alessandro Saviozzi.       <br />
       Assistant costumes : Francesca Novati.       <br />
       Masques : Tiziano Fario.       <br />
       Traduction en français pour les surtitres : Max Perdeilhan.       <br />
       Production : Teatro Stabile di Torino Teatro Nazionale.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon In 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 au 23 juillet 2022.</span>       <br />
       À 18 h, relâche le 21 juillet.       <br />
       Opéra Grand Avignon, place de l'Horloge, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 27 au 28 juillet 2022 :</span> Festival Shakespeare, Gdansk (Pologne).       <br />
       8 novembre 2022 : Teatro Romolo Valli, Reggio Emilia (Italie).       <br />
       Du 10 au 12 novembre 2022 : Teatro Comunale Chiabrera di Savona, Savona (Italie).       <br />
       Du 15 au 27 novembre 2022 : Teatro Strehler, Milan (Italie).       <br />
       Du 30 novembre au 4 décembre 2022 : Arena del Sole, Bologne (Italie).       <br />
       Du 8 au 11 décembre 2022 : Politeama Rossetti, Trieste (Italie).       <br />
       13 décembre 2022 : Teatro Sociale, Pignerol (Italie).       <br />
       15 décembre 2022 : Teatro Alfieri, Asti (Italie).       <br />
       Du 17 au 18 décembre 2022 : Teatro Comunale et Teatro Galli, Rimini et La Spezia (Italie).       <br />
       9 janvier 2023 : Teatro Comunale, Sassari (Italie).       <br />
       Du 11 au 15 janvier 2023 : Teatro Massimo, Cagliari (Italie).       <br />
       Du 19 au 22 janvier 2023 : Teatro Sociale, Trente (Italie).       <br />
       Du 26 au 29 janvier 2023 : Teatro della Corte, Gènes (Italie).       <br />
       Du 31 janvier au 5 février 2023 : Teatro Bellini, Naples (Italie).       <br />
       25 avril 2023 : MA scène nationale - Pays de Montbéliard, Montbéliard (25).       <br />
       Du 29 au 30 avril 2023 : Mitem Festival, Budapest (Hongrie).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Un rêve au présent, un transport de réalité, comme arts de la métamorphose</title>
   <updated>2018-05-29T07:24:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-reve-au-present-un-transport-de-realite-comme-arts-de-la-metamorphose_a2129.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2018-05-29T07:10:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un pianiste, un violoncelliste, un pianiste à bretelles qui s'installent dans la fosse à orchestre, petite lumière chaleureuse, un rideau de fer qui monte et "cliquetaille", un présentateur bien mis qui appelle sur scène différents personnages. C'est l'Eden Teatro de Naples des années vingt qu'Alfredo Arias ressuscite avec le soutien de la troupe du "Teatro stabile di Napoli". Un hommage à Raffaele Viviani, grand homme de théâtre italien.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22563219-25208186.jpg?v=1527534180" alt="Un rêve au présent, un transport de réalité, comme arts de la métamorphose" title="Un rêve au présent, un transport de réalité, comme arts de la métamorphose" />
     </div>
     <div>
      Il y a là &quot;Tatangelo&quot;, tête d'affiche et ange gardien, &quot;Carmen Zuccona&quot;, plus que simplette, &quot;las tinas sirenas&quot;, ces siamoises de baignoires, &quot;Léa Cardillo, au gazouillis de chardonneret, &quot;Ester Légery&quot;, aux gambett' et perlett' distinguett', &quot;Lulù Buonmercato&quot;, qui ne vaut pas cher, et les factotums, le videur. Ainsi que &quot;le duc Malvino&quot;, de bon conseil, autre visage de Madame Righelli. Celle dont le mari, Gennaro, vide les salles de théâtre en siphonnant les comédiens pour ce cinéma parlant en train de naitre (nuovo paradiso).       <br />
              <br />
       Ce petit monde connaît bien des vicissitudes, on l'a compris, mais l'éden résiste. Les personnages ont bien blanchi sous les cintres ou débutent gauchement. Ce sont des enfants perdus de Naples, ces &quot;scugnizzi&quot; qui n'ont d'autres survies que la scène. Un petit tour, une chanson… Avec ou sans public. l'Eden Teatro est un chemin de croix, un enfer joyeux et miséreux, mesquin et tout en grandeur. L'Eden est un chemin de foi. Celui d'un petit peuple démuni plongé dans la nécessité de jouer, sommé de trouver l'expressivité et le chant pur en dépit de l'absence de tout, dans l'espérance de l'extase artistique. Comme au pied d'une madone.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22563219-25208234.jpg?v=1527571467" alt="Un rêve au présent, un transport de réalité, comme arts de la métamorphose" title="Un rêve au présent, un transport de réalité, comme arts de la métamorphose" />
     </div>
     <div>
      Dans ce spectacle mis en scène par Alfredo Arias, tout en sobriété et rigueur, tout en vraie-fausse fragilité, les enfants perdus de la planète napolitaine, gommeuses et gommeux, servis par des comédiens qui époustouflent, montrent un engagement total pour l'art.       <br />
              <br />
       Un art qui transcende les apparences et révèle, sous le rire, pour le grand bonheur du spectateur, la dimension dramatique.       <br />
              <br />
       Tous les comédiens jouent, comme si la salle était réellement vide, comme si un mur les séparait du monde et des modes, comme si la grâce devait leur tomber dessus, comme si le chant pur était l'ultime chance. Dans cet exercice de réalisme, ils offrent ainsi à leurs personnages l'allure d'enfants de Marie-Madeleine s'immergeant dans les tableaux de Degas ou la peau de Mistinguett. À l'évidence Pasolini n'est pas loin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22563219-25213123.jpg?v=1527571507" alt="Un rêve au présent, un transport de réalité, comme arts de la métamorphose" title="Un rêve au présent, un transport de réalité, comme arts de la métamorphose" />
     </div>
     <div>
      Baignant dans une atmosphère légèrement sépia, dans une beauté des costumes et des maquillages, &quot;Eden Teatro&quot; dégage un parfum de nostalgie sans regret. C'est un rêve au présent, un transport de réalité. Une essence de théâtre, comme art de la métamorphose. Une bouffée de fraîcheur.       <br />
              <br />
       Le public ovationne et repart une rengaine en tête, &quot;La félicita&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Eden Teatro"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/22563219-25213127.jpg?v=1527571545" alt="Un rêve au présent, un transport de réalité, comme arts de la métamorphose" title="Un rêve au présent, un transport de réalité, comme arts de la métamorphose" />
     </div>
     <div>
      Texte : Raffaele Viviani.       <br />
       Mise en scène : Alfredo Arias.       <br />
       Avec : Mariano Rigillo, Gaia Aprea, Gennaro Di Biase, Gianluca Musiu, Anna Teresa Rossini, Ivano Schiavi, Paolo Serra, Enzo Turrin, avec la participation de Mauro Gioia.       <br />
       Musiciens : Pietro Bentivenga, Giuseppe Burgarella, Erasmo Petringa.       <br />
       Décor : Chloé Obolensky.       <br />
       Costumes : Maurizio Millenotti.       <br />
       Lumière : Cesare Accetta.       <br />
       Arrangements musicaux : Pasquale Catalano.       <br />
       Durée : 1 h 30 sans entracte.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 24 au 29 mai 2018.</span>       <br />
       Mardi à 19 h, jeudi, vendredi, samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Athénée théâtre Louis-Jouvet, grande salle, Paris 9e, 01 53 05 19 19.       <br />
       <a class="link" href="http://www.athenee-theatre.com/index.htm" target="_blank">&gt;&gt; athenee-theatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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