<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-06-17T03:25:09+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>"Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité</title>
   <updated>2024-11-27T10:50:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Britannicus-Tragic-Circus-Une-tragedie-revisitee-d-ou-surgit-monstres-et-monstruosites-d-une-inquietante-modernite_a4090.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/84538067-60361142.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-11-27T16:59:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans une forme de narration chamarrée, joyeusement déjantée et tonitruante, les Épis Noirs nous offrent un Britannicus revisité en une tragédie féroce et jubilatoire fondée sur l'art des saltimbanques, circassiens et autres bateleurs. De cette création aux accents désespérément tragiques sont révélés monstres et monstruosités. Et si l'âme romaine voulut par Racine est préservée, se fait jour néanmoins l'imparable modernité des propos nous rappelant qu'un hideux serpent sommeille toujours en chacun de nous, que notre face obscure est toujours prompte à faire œuvre dans certains moments de notre vie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84538067-60361142.jpg?v=1657975965" alt=""Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" title=""Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" />
     </div>
     <div>
      Les tragiques rouages de cette mécanique implacable et féroce – qui font passer nos héros de la lumière à la noirceur et de vie à trépas pour l'inconsistant frère de Néron, ci-devant Britannicus, à l'innocence amoureuse – sont, comme chacun sait, un vol qualifié d'amante, d'ignominieuses trahisons assumées nourrissant moult complots et poisons, un inceste consommé, un emprisonnement avec cage à l'ancienne, un harcèlement minutieux et d'une moderne lourdeur… et autres cruelles réjouissances, initialement à la sauce romaine, mais ici transformés en un consommé riche et bariolé, burlesque et impertinent, grâce à la mise en scène audacieuse et inventive de Pierre Lericq et le jeu énergique, voire impétueux des comédiennes et comédiens de ce théâtre ambulant sous la férule despotique de Monsieur Loyal.       <br />
              <br />
       Chaque scène déterminante de la pièce est exprimée et construite comme un numéro de cirque, de dressage, sous l'emprise tyrannique de Monsieur Loyal – dresseur de fauves ? Qui sait ! –, ce dernier assénant un tonitruant &quot;Admirez le dressage !&quot;, fier et satisfait, à la foule spectatrice et repris à l'envi à chaque séquence. Celui-ci, fouet en main, toujours prêt à bondir, rappelle aux protagonistes qui est le patron, orchestrant cette tragédie revisitée en cirque et fête foraine et, en adresse au public, jetant de temps en temps un bouquet imagé de commentaires moqueurs ou d'injonctions acérées, comme une expression existentialiste, un besoin d'affirmation du chef, harangue provocatrice du forain attirant le client.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84538067-60361143.jpg?v=1657976209" alt=""Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" title=""Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" />
     </div>
     <div>
      Premier numéro annoncé : &quot;L'innocence, entre le divin et le néant&quot;. Sur la piste poussiéreuse, paraissent Britannicus et la douce, innocente, Junie, inéluctables amants contrariés. Puis tout s'enchaîne rapidement, l'une des grandes réussites de la mise en scène étant d'insuffler un rythme endiablé à la succession des différentes situations dramatiques, porté par dix chansons (compositions originales de Pierre Lericq) qui illustrent avec efficacité et pertinence la tragédie ainsi déroulée en une partition rock and roll, coloré et enthousiaste.       <br />
              <br />
       Suivent le discours d'Agrippine, les remarques des serviteurs de Néron, Narcisse et Albin, prônant pour l'un l'honnêteté, pour l'autre la tyrannie, le message du messager - &quot;le mariage est compromis&quot; -, le coup de foudre de Néron pour la compagne de Britannicus et Junie kidnappée par le despote, envoyée aux enfers. Ici sont le crime contre la vertu, la ruse et la dissimulation contre la sincérité, le pouvoir par la force, sans la justice, dans l'abjection et dans la honte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84538067-60361144.jpg?v=1657976539" alt=""Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" title=""Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" />
     </div>
     <div>
      Agrippine annonce à Britannicus que Néron lui a piqué sa douce amante. Pendant ce temps, Néron met en place son chantage, poussant la belle innocente à l'aimer sinon il tue Britannicus. La tragédie se joue, inexorablement, et, au passage, l'inceste s'affirme entre Agrippine, toujours aussi branchée sur sa libido, et Néron. Elle : &quot;aujourd'hui, tu n'as pas fait l'amour à ta mère&quot; et lui rappelle que c'est elle qui l'a mis sur le trône. Puis vient, les retrouvailles de Britannicus et Junie, tous deux ignorant que déjà le complot se trame et que la mort frappera bientôt à sa porte.       <br />
              <br />
       Chaque seconde est inattendue et la mise en scène laisse une impression permanente d'imprévue, riche de surprises. Il en est de même pour l'interprétation des personnages, chaque comédienne et comédien donnant une énergie, une densité tragique à chaque protagoniste, tout en y imprimant un &quot;cachet&quot; burlesque, parfois clownesque du meilleur effet.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84538067-60361145.jpg?v=1658041854" alt=""Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" title=""Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" />
     </div>
     <div>
      Cette histoire est avant tout l'histoire de Néron, le &quot;monstre naissant&quot; et, sous des dehors de tragédie foraine, empreinte d'humour décalé et un rien trash dans la force de l'expression musicale notamment, il est donné <span style="font-style:italic">&quot;à voir et à entendre le monstre qui est en chacun de nous que nous enfermons dans notre cage thoracique et notre for intérieur à coup d'éducation et de culture&quot;.</span>       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Britannicus Tragic Circus"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84538067-60361146.jpg?v=1658041898" alt=""Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" title=""Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" />
     </div>
     <div>
      Texte et musique originale : Pierre Lericq.       <br />
       Mise en scène : Pierre Lericq.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Bérangère Magnani.       <br />
       Avec : Jules Fabre, Pierre Lericq, Gilles Nicolas, Marie Reache, Juliette de Ribaucourt et Tchavdar.       <br />
       Scénographie : Yves Kuperberg.       <br />
       Lumière : François Alapetite.       <br />
       Costumes : Chantal Hocdé Del Pappas.       <br />
       Production Atelier Théâtre Actuel, Louis D'or production et Arts et Spectacles production       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Par les Épis Noirs.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 27 novembre 2024 au 9 février 2025.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, dimanche à 18 h.       <br />
       Relâche : 25 décembre 2024, 1ᵉʳ, 17 et 18 janvier 2025.       <br />
       Le Lucernaire, Théâtre Rouge, Paris 6ᵉ, 01 45 44 57 34.        <br />
       <a class="link" href="https://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>       <br />
              <br />
       Rencontre avec l’équipe artistique le vendredi 13 décembre à l’issue de la représentation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84538067-60361147.jpg?v=1658041926" alt=""Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" title=""Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       17 et 18 janvier 2025 : Thonon-les-Bains (74).       <br />
       6 mars 2025 : Issoudun (36).       <br />
       23 mars 2025 : Le Malherbois (45).       <br />
       29 mars 2025 : Fresnes (94).       <br />
       2 avril 2025 : Saint-Malo (35).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Britannicus-Tragic-Circus-Une-tragedie-revisitee-d-ou-surgit-monstres-et-monstruosites-d-une-inquietante-modernite_a4090.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2022• "Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité</title>
   <updated>2022-07-17T09:00:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Britannicus-Tragic-Circus-Une-tragedie-revisitee-d-ou-surgit-monstres-et-monstruosites-d-une-inquietante_a3349.html</id>
   <category term="Avignon 2022" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/66089842-47027864.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-07-17T07:19:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans une forme de narration chamarrée, joyeusement déjantée et tonitruante, les Épis Noirs nous offrent un Britannicus revisité en une tragédie féroce et jubilatoire fondée sur l'art des saltimbanques, circassiens et autres bateleurs. De cette création aux accents désespérément tragiques sont révélés monstres et monstruosités. Et si l'âme romaine voulut par Racine est préservée, se fait jour néanmoins l'imparable modernité des propos nous rappelant que - oui ! - un hideux serpent sommeille toujours en chacun de nous, que notre face obscure est toujours prompte à faire œuvre dans certains moments de notre vie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66089842-47027864.jpg?v=1657975965" alt="•Off 2022• "Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" title="•Off 2022• "Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" />
     </div>
     <div>
      Les tragiques rouages de cette mécanique implacable et féroce - qui font passer nos héros de la lumière à la noirceur et de vie à trépas pour l'inconsistant frère de Néron, ci-devant Britannicus, à l'innocence amoureuse - sont, comme chacun sait, un vol qualifié d'amante, d'ignominieuses trahisons assumées nourrissant moult complots et poisons, un inceste consommé, un emprisonnement avec cage à l'ancienne, un harcèlement minutieux et d'une moderne lourdeur… et autres cruelles réjouissances, initialement à la sauce romaine, mais ici transformés en un consommé riche et bariolé, burlesque et impertinent, grâce à la mise en scène audacieuse et inventive de Pierre Lericq et le jeu énergique, voire impétueux des comédiennes et comédiens de ce théâtre ambulant sous la férule despotique de Monsieur Loyal.       <br />
              <br />
       Chaque scène déterminante de la pièce est exprimée et construite comme un numéro de cirque, de dressage, sous l'emprise tyrannique de Monsieur Loyal - dresseur de fauves ? Qui sait ! -, ce dernier assénant un tonitruant &quot;Admirez le dressage !&quot;, fier et satisfait, à la foule spectatrice et repris à l'envi à chaque séquence. Celui-ci, fouet en main, toujours prêt à bondir, rappelle aux protagonistes qui est le patron, qui orchestre cette tragédie revisitée en cirque et fête foraine et, en adresse au public, jette de temps en temps un bouquet imagé de commentaires moqueurs ou d'injonctions acérées, comme une expression existentialiste, un besoin d'affirmation du chef, harangue provocatrice du forain attirant le client.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66089842-47027865.jpg?v=1657976209" alt="•Off 2022• "Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" title="•Off 2022• "Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" />
     </div>
     <div>
      Premier numéro annoncé : &quot;L'innocence, entre le divin et le néant&quot;. Sur la piste poussiéreuse, paraissent Britannicus et la douce, innocente, Junie, inéluctables amants contrariés. Puis tout s'enchaîne rapidement, l'une des grandes réussites de la mise en scène étant d'insuffler un rythme endiablé à la succession des différentes situations dramatiques, porté par dix chansons (compositions originales de Pierre Lericq) qui illustrent avec efficacité et pertinence la tragédie ainsi déroulée en une partition rock'n'roll coloré et enthousiaste.       <br />
              <br />
       Suivent le discours d'Agrippine, les remarques des serviteurs de Néron, Narcisse et Albin, prônant pour l'un l'honnêteté, pour l'autre la tyrannie, le message du messager - &quot;le mariage est compromis&quot; -, le coup de foudre de Néron pour la meuf de Britannicus et Junie kidnappée par le despote, envoyée aux enfers. Ici sont le crime contre la vertu, la ruse et la dissimulation contre la sincérité, le pouvoir par la force, sans la justice, dans l'abjection et dans la honte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66089842-47027950.jpg?v=1657976539" alt="•Off 2022• "Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" title="•Off 2022• "Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" />
     </div>
     <div>
      Agrippine annonce à Britannicus que Néron lui a piqué sa douce amante. Pendant ce temps, Néron met en place son chantage, poussant la belle innocente à l'aimer sinon il tue Britannicus. La tragédie se joue, inexorablement, et, au passage, l'inceste s'affirme entre Agrippine, toujours aussi branchée sur sa libido, et Néron. Elle : &quot;aujourd'hui, tu n'as pas fait l'amour à ta mère&quot; et lui rappelle que c'est elle qui l'a mis sur le trône. Puis vient, les retrouvailles de Britannicus et Junie, tous deux ignorant que déjà le complot se trame et que la mort frappera bientôt à sa porte.       <br />
              <br />
       Chaque seconde est inattendue et la mise en scène laisse une impression permanente d'imprévue, riche de surprises. Il en est de même pour l'interprétation des personnages, chaque comédienne et comédien donnant une énergie, une densité tragique à chaque protagoniste, tout en y imprimant un &quot;cachet&quot; burlesque, parfois clownesque du meilleur effet.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66089842-47032123.jpg?v=1658041854" alt="•Off 2022• "Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" title="•Off 2022• "Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" />
     </div>
     <div>
      Cette histoire est avant tout l'histoire de Néron, le &quot;monstre naissant&quot; et, sous des dehors de tragédie foraine, empreinte d'humour décalé et un rien trash dans la force de l'expression musicale notamment, il est donné <span style="font-style:italic">&quot;à voir et à entendre le monstre qui est en chacun de nous que nous enfermons dans notre cage thoracique et notre for intérieur à coup d'éducation et de culture&quot;.</span>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Attention, mesdames, mesdemoiselles, messieurs, les monstres que vous allez voir ce soir sont des monstres aussi monstrueux que... vous !&quot;</span>       <br />
              <br />
       <b>Vu en juin 2022 dans le cadre du Phénix Festival.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Britannicus Tragic Circus"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66089842-47032124.jpg?v=1658041898" alt="•Off 2022• "Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" title="•Off 2022• "Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" />
     </div>
     <div>
      Une nouvelle création des Épis Noirs.       <br />
       Texte et musique originale : Pierre Lericq.       <br />
       Mise en scène : Pierre Lericq.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Bérangère Magnani.       <br />
       Avec : Jules Fabre, Pierre Lericq, Gilles Nicolas, Tchavdar Pentchev, Marie Reache, Juliette de Ribaucourt.       <br />
       Scénographie : Yves Kuperberg.       <br />
       Lumière : François Alapetite.       <br />
       Son ; Jules Fernagut.       <br />
       Costumes : Chantal Hocdé Del Pappas.       <br />
       Une codiffusion Atelier Théâtre Actuel et Arts &amp; Spectacles Production.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 30 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 19 h 55, relâche le mardi.       <br />
       Théâtre du Balcon, 38, rue Guillaume Puy, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 85 00 80.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredubalcon.org/" target="_blank">&gt;&gt; theatredubalcon.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/66089842-47032130.jpg?v=1658041926" alt="•Off 2022• "Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" title="•Off 2022• "Britannicus Tragic Circus" Une tragédie revisitée d'où surgit monstres et monstruosités d'une inquiétante modernité" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Britannicus-Tragic-Circus-Une-tragedie-revisitee-d-ou-surgit-monstres-et-monstruosites-d-une-inquietante_a3349.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre</title>
   <updated>2022-05-18T08:21:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Britannicus-Ou-comment-rendre-compte-de-la-naissance-d-un-monstre_a3245.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/64650120-46298706.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-05-18T07:28:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Agrippine, mère de Néron, s'aperçoit que ce prince qu'elle n'avait élevé au trône que pour régner sous son nom, est décidé à gouverner par lui-même. Ambitieuse et affamée de pouvoir, elle consent à marier Junie à Britannicus, fils de l'empereur Claude, son premier mari, et frère adoptif de Néron, dans le but de se concilier l'affection de ce jeune prince et de s'en servir au besoin contre Néron…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64650120-46298706.jpg?v=1652773890" alt=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" title=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" />
     </div>
     <div>
      Il ne faut pas plus de quelques vers à Racine pour poser l'intrigue et ses personnages : une famille disloquée que le public surprend en plein trauma, avec un empereur fuyant et sa mère qui reste sur le pas de la porte. Pièce écrite deux ans après le triomphe d'Andromaque et après l'intermède des Plaideurs et première pièce pour Racine s'inspirant d'un sujet romain.       <br />
              <br />
       Il s'agit pour Néron non pas d'échapper à l'amour castrateur de sa mère, mais de lutter contre le pouvoir qu'elle continue de lui imposer. Néron n'est pas d'emblée le tyran sanguinaire que l'on connaît par la légende. C'est un jeune empereur apprécié du peuple, qui n'a pas encore brûlé Rome ni tué sans femme, ni encore sa mère.       <br />
              <br />
       Soit les ouvertures de pièces de théâtre <span style="font-style:italic">in media res</span> captivent, soit elles dérangent. C'est selon la sensibilité de chaque spectateur. Il n'y a pas de juste milieu… En tout cas, c'est le choix qu'a fait Racine en nous présentant d'emblée Agrippine, mère de l'empereur Néron, exultant dans une fureur extrême, violente, autoritaire et ambitieuse. De toute évidence, c'est ce qui a peut-être séduit, entre autres, le metteur en scène Olivier Mellor de la Compagnie du Berger en choisissant d'adapter &quot;Britannicus&quot;, pièce dont les sujets sont l'usurpation, le pouvoir ou encore la trahison.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Dans cette cour, tout ce qu'on dit est loin de ce qu'on pense !&quot;.</span> Nous sommes pourtant en 1669… Le XXIe s'en serait-il inspiré ?       <br />
              <br />
       La pièce se joue dans la splendide et fastueuse salle en pierre du Théâtre de l'Épée de Bois. Quel autre lieu aurait pu accueillir avec autant de faste une pièce comme celle-ci ? Tout y est magnifié, sublimé, surtout quand la mise en scène regorge de trouvailles scéniques et scénographiques exceptionnelles. Le public restreint de cette soirée &quot;presse&quot; du vendredi 6 mai s'en est aperçu bien vite, si tant est qu'il ne la connaissait pas déjà.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64650120-46298725.jpg?v=1652773970" alt=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" title=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" />
     </div>
     <div>
      Dans cette pièce, Racine nous plonge au cœur de l'action par les paroles prononcées par la comédienne Marie-Laure Boggio interprétant le rôle d'Agrippine, et c'est comme si la conversation avait déjà commencé avant. Le metteur en scène, quant à lui, quelques minutes avant le début de la représentation, nous prévient : <span style="font-style:italic">&quot;C'est du Dallas, mais en pire… !&quot;.</span> En quelque sorte, la représentation a déjà commencé. L'ouverture en live par quatre musiciens talentueux captive et les interprètes impressionnent par leurs notes lumineuses au saxo, violon, contrebasse et violoncelle et si l'on a l'oreille fine, on y repère tantôt des accents épiques, tantôt des thèmes originaux de Philippe Sarde ou de Claude Sautet.       <br />
              <br />
       Le ton est donné ! Puis la vidéo vient se mêler au décor mais n'opère rien d'ostentatoire comme cela peut être souvent le cas, le dispositif tri-frontal de la scénographie y étant certainement pour quelque chose. Sur les images latérales, des aperçus d'arbres, de nature ou de fourmis gesticulantes en noir et blanc, a priori quelque peu décalées par rapport à ce qui se trame sur scène et dans les âmes humaines. Mais l'être humain n'est-il pas souvent décalé et à la recherche de lui-même, quitte à faire de nombreux détours sur lui-même et envers les autres ?       <br />
              <br />
       Puis, plus tard, apparaîtra un visage de marbre sur lequel coule paisiblement un filet de sang <span style="font-style:italic">&quot;pour voir ce qu'il y a à entendre&quot;</span>, comme le précise le metteur en scène car, bien entendu, il y a aussi la force majestueuse de l'alexandrin qui, à n'en point douter, réclame aux spectateurs une attention de chaque seconde. D'aucuns pourraient penser que le spectateur n'a pas besoin d'être ainsi pris par la main pour &quot;entendre&quot; ce qui se joue sur scène, mais point de débat là-dessus car, ici, l'ensemble est plastiquement harmonieux et très efficace comme, par exemple, la modernité de la scénographie par les live des musiciens ou encore le son finement travaillé et les lumières bien présentes qui renforcent incontestablement l'éternelle beauté du vers héroïque.       <br />
              <br />
       Et les comédiens dans tout cela, penserez-vous ? Eh bien ils jouent ! On le sent, ils aiment ça ! Ils se connaissent bien qui plus est. Olivier Mellor confie que <span style="font-style:italic">&quot;choisir des actrices et des acteurs propres à la compagnie donne la sensation d'une saga familiale&quot;.</span> Le spectateur ressent cela de façon subtile. Chaque comédien assume le rôle de son personnage avec une aisance sans failles, tantôt illuminé sous les feux de projecteurs qui se balancent au-dessus de leur tête jusqu'à s'immobiliser pour leur donner toute la place qu'ils méritent, tantôt séparés par des taps de voile blanc qui s'écroulent bien visibles au milieu du plateau et qui claquent bruyamment sur le sol en pierre. L'effet sonore n'étant probablement pas recherché au départ, mais produisant le meilleur effet dans cette salle en pierre de l'Épée de Bois. Cinq taps qui délimitent chaque acte pour séparer symboliquement sans doute les personnages entre eux, et ce, jusqu'à la fin. Sous la houlette d'Olivier Mellor, on ne peut imaginer un simple effet purement esthétique…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64650120-46298735.jpg?v=1652774022" alt=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" title=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" />
     </div>
     <div>
      Aucun comédien ne bascule dans l'excès, chacun incarnant avec élégance son propre personnage. L'ensemble de l'intrigue racinienne étant, quant à elle, restituée sur scène dans une explosion artistique sensible et flamboyante.       <br />
              <br />
       L'intrigue de &quot;Britannicus&quot; n'est pas des plus simples. Les choix scénographiques et scéniques d'Olivier Mellor non plus ! Mais les choses complexes produisent parfois leurs plus beaux effets car, bien souvent, elles questionnent, dérangent, mais en tout cas ne laissent jamais de marbre.       <br />
              <br />
       La représentation est dynamique et allie avec finesse la parole héroïque de l'alexandrin aux gestes et aux mouvements amplement révélateurs de la disposition sentimentale des personnages. Il se passe toujours quelque chose sur scène qui occupe le regard du spectateur. Aucun temps mort. Et lorsque l'action tragique tend à s'apaiser un peu pour mieux rebondir aussitôt, la présence remarquée du chœur interprétée par François Decayeux, plus légère mais néanmoins efficace, fait parfois sourire. <span style="font-style:italic">&quot;C'est un personnage sympathique, un pendant à l'intrigue qui a des allures de magicien maladroit ou qui au contraire s'assimile à une main divine.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Ne ratez pas cette création de &quot;Britannicus&quot; par Olivier Mellor et la Compagnie du Berger qui milite pour un théâtre de troupe, d'énergie, de musique et de textes. &quot;Compagnie associée&quot; depuis 2012 au Théâtre de l'Épée de Bois de la Cartoucherie de Vincennes, Olivier Mellor et ses comédiens partagent avec ce théâtre à nul autre pareil une idée commune d'un théâtre engagé et populaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Britannicus"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64650120-46298739.jpg?v=1652774166" alt=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" title=""Britannicus" Ou comment rendre compte de la naissance d'un monstre" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean Racine.       <br />
       Dramaturgie : Julia de Gasquet.       <br />
       Mise en scène : Olivier Mellor.       <br />
       Avec : Marie-Laure Boggio, Caroline Corme, Vincent do Cruzeiro, Marie-Laure Desbordes, Hugues Delamarlière, Rémi Pous, Stefen Szekely, François Decayeux.       <br />
       Musiciens : Thomas Carpentier, Séverin &quot;Toskano&quot; Jeanniard, Adrien Noble, Louis Noble.       <br />
       Scénographie, machineries : François Decayeux, Séverin Jeanniard, Olivier Mellor, avec le concours du collectif La Courte Échelle.       <br />
       Son : Séverin &quot;Toskano&quot; Jeanniard.       <br />
       Lumière : Olivier Mellor.       <br />
       Vidéo : Mickaël Tritent.       <br />
       Costumes : Bertrand Sachy.       <br />
       Maquillages : Karine Prodon.       <br />
       Par la Compagnie du Berger (Amiens).       <br />
       Durée : 2 h 25 (avec entracte).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 29 mai 2022.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi, samedi à 21 h, dimanche à 16 h 30.       <br />
       Théâtre de l'Épée de Bois, Salle en pierre, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 48 08 39 74.       <br />
       <a class="link" href="https://www.epeedebois.com/" target="_blank">&gt;&gt; epeedebois.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Britannicus-Ou-comment-rendre-compte-de-la-naissance-d-un-monstre_a3245.html" />
  </entry>
</feed>
