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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-12T17:45:15+02:00</updated>
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   <title>"Peau d'âne - la fête est finie", un titre fort et déterminé pour un spectacle époustouflant de grâce et d'intensité</title>
   <updated>2024-10-17T20:58:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Peau-d-ane-la-fete-est-finie--un-titre-fort-et-determine-pour-un-spectacle-epoustouflant-de-grace-et-d-intensite_a4063.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/83565637-59804480.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-10-17T19:36:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Perrault, Grimm et bien d'autres, jusqu'à Jacques Demy et Catherine Deneuve, se sont emparés de l'histoire de ce roi qui, après que sa femme ait été emportée par la mort, décide de se marier avec sa propre fille. La princesse est alors obligée de se cacher sous une peau d'âne, devenir souillon, pour échapper à cet inceste, fuir dans la forêt des années durant, et finir par épouser un prince dans un mariage à tout casser avec son père, le roi, à qui elle a gentiment demandé le consentement comme une bonne fille respectueuse…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83565637-59804480.jpg?v=1729188099" alt=""Peau d'âne - la fête est finie", un titre fort et déterminé pour un spectacle époustouflant de grâce et d'intensité" title=""Peau d'âne - la fête est finie", un titre fort et déterminé pour un spectacle époustouflant de grâce et d'intensité" />
     </div>
     <div>
      La version écrite à quatre mains par Marie Dilasser et Hélène Soulié, qui signe également la mise en scène, reprend le schéma de l'histoire originale tout en recadrant totalement les circonstances en les plaçant dans des repères contemporains. Le roi, la reine et la princesse sont devenus une famille bourgeoise actuelle, tout ce qu'il y a d'ordinaire et de patriarcale puisque le père travaille tandis que la mère aime chanter et s'occuper de leur fille unique.       <br />
              <br />
       Toute la suite de l'histoire est aussi replacée habilement dans notre époque. Mais si l'imagerie romanesque des rois, reines et fées a laissé place à un réalisme plus à même de provoquer une identification des spectateurs, toute une partie féérique a été développée dans la deuxième moitié du spectacle. Réalisme et fictions ne cessent de se chahuter, de rentrer parfois en collision à en faire des étincelles, et ce faisant de devenir révélateur des vérités tues et des silences pleins de cris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83565637-59804482.jpg?v=1729188129" alt=""Peau d'âne - la fête est finie", un titre fort et déterminé pour un spectacle époustouflant de grâce et d'intensité" title=""Peau d'âne - la fête est finie", un titre fort et déterminé pour un spectacle époustouflant de grâce et d'intensité" />
     </div>
     <div>
      Car c'est là que se niche tout l'objet de &quot;Peau d'âne - La fête est finie&quot;, dans ce que l'on cache, ce que l'on tait. Ce qui se déroule dans le cercle familial, qui brise des vies par milliers et qui reste le plus souvent impuni, l'inceste. Pour parler de l'inceste à des enfants de 10, 11 ans, il faut posséder une belle délicatesse, c'est ce que fait ce spectacle. Le mot lui-même n'est prononcé qu'à la toute fin. Mais le public avec lequel j'ai assisté à la représentation, des scolaires de 6ᵉ et 5ᵉ, a compris de quoi il s'agissait depuis bien longtemps.       <br />
              <br />
       Ils étaient plus de 300 enfants de Montreuil et alentour à cette représentation. Et pourtant, il régnait dans la salle une écoute attentive, intense. Et soudain, comme un frisson qui parcourait cette foule dans une réaction instantanée à un mot, un geste au plateau. Puis à nouveau une profonde concentration, pour cette fois une rumeur forte, lorsque le père dit à sa fille à propos d'une robe : <span style="font-style:italic">&quot;Je veux que tu la portes pour notre nuit de noce&quot;</span>. Et plus tard, une ébullition encore plus forte lorsque la fille dit : <span style="font-style:italic">&quot;Il met partout ses mains sur mon corps&quot;.</span> On ressentait dans ce public si jeune une belle fascination pour le spectacle qui se déroulait, mais également une compréhension très vive du drame qu'il racontait.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83565637-59804508.jpg?v=1729188182" alt=""Peau d'âne - la fête est finie", un titre fort et déterminé pour un spectacle époustouflant de grâce et d'intensité" title=""Peau d'âne - la fête est finie", un titre fort et déterminé pour un spectacle époustouflant de grâce et d'intensité" />
     </div>
     <div>
      Aussi, je n'ai parlé pour l'instant que du fond de la pièce, mais les créatrices de ce spectacle ont imaginé un style de jeu, une mise en image, pleine de fantaisie, de lumières et même d'illusions. Perruques, maquillages, habits et accessoires, ainsi que jeux de lumières, sont complètement délirants pour certains personnages, certaines scènes. Dès le début, dans cette famille tout ce qu'il y a d'ordinaire, le jeu des interprètes tire par moment vers la gestuelle des automates pour rendre compte de toute l'artificialité de cette vie. Ensuite, lorsque la jeune fille s'enfuit, décors, costumes et personnages semblent tous sortis d'un entre-monde Tim Burtonien et Lewis Carrollesque. Hauts en couleur, hauts en parole, vivants et extrêmes, des personnages pleins de fantaisie, de grandeur et de traits marqués.       <br />
              <br />
       Et encore faut-il parler de la scénographie d'Emmanuelle Debeusscher et Hélène Soulié qui ne cesse pas d'évoluer, de se transformer, alternant les ambiances par des jeux d'éclairages et des projections qui font découvrir les parts cachées de certains personnages. Ce sont également des tombées de rideaux qui agissent comme des deus ex machina, des meubles qui se déplacent seuls et des perspectives qui s'ouvrent ou se resserrent suivant les sensations de liberté ou d'oppression générées par l'histoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83565637-59804509.jpg?v=1729188156" alt=""Peau d'âne - la fête est finie", un titre fort et déterminé pour un spectacle époustouflant de grâce et d'intensité" title=""Peau d'âne - la fête est finie", un titre fort et déterminé pour un spectacle époustouflant de grâce et d'intensité" />
     </div>
     <div>
      Un mot également sur les interprètes dont beaucoup jouent plusieurs rôles, habilement méconnaissables à chaque fois, qui, toutes et le père, sont extrêmement précises dans leurs jeux sans jamais, à aucun moment, infantiliser les spectateurs.       <br />
              <br />
       Cette version du conte, modernisée, plus rugueuse et plus âpre, permet de donner à entendre plus concrètement ce dont il est question. Sans perdre pourtant la fantaisie initiale, elle débouche sur une autre fin, une fin dans laquelle le roi, ce père, finit questionné, finit jugé pour le mal qu'il a fait subir à son enfant. Tandis que l'enfant, Peau d'âne, qui n'a pas plus de nom ici que dans les autres versions, sinon qu'on l'appelle &quot;mon cœur&quot;, &quot;mon canard&quot; ou &quot;mon bouchon&quot;, retrouve grâce à ses rencontres, grâce à ce jugement, la parole, l'appétit de vivre, la liberté.       <br />
              <br />
       Le but d'Hélène Soulier et de Marie Dilasser, dans ce projet, est bien de donner aux enfants qui verront ce spectacle des clés pour leur permettre de déceler ces violences chez leurs camarades, pour leur permettre aussi de briser le silence qui enferme celles et ceux qui les subissent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83565637-59804529.jpg?v=1729188271" alt=""Peau d'âne - la fête est finie", un titre fort et déterminé pour un spectacle époustouflant de grâce et d'intensité" title=""Peau d'âne - la fête est finie", un titre fort et déterminé pour un spectacle époustouflant de grâce et d'intensité" />
     </div>
     <div>
      Il y a aussi cette juste envie de revenir questionner les sources de l'éducation romanesque enfantine pour en arracher, comme de la mauvaise herbe, toutes les racines de ce patriarcat qui exempte les rois de toutes punitions alors que les victimes de leurs mauvais désirs sont punies par elles-mêmes ou par la société. Le père n'est-il pas qualifié par la juge du triste syndrome de &quot;patriarcatite&quot; ?        <br />
              <br />
       Le joli but de ces deux créatrices est de tenter l'émergence de nouveaux récits à destination des futures générations, <span style="font-style:italic">&quot;pour tenter d'inventer un avenir désirable&quot;.</span>       <br />
       Un beau spectacle pour une belle quête. Et vice versa.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Peau d'âne - la fête est finie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83565637-59804957.jpg?v=1729190628" alt=""Peau d'âne - la fête est finie", un titre fort et déterminé pour un spectacle époustouflant de grâce et d'intensité" title=""Peau d'âne - la fête est finie", un titre fort et déterminé pour un spectacle époustouflant de grâce et d'intensité" />
     </div>
     <div>
      Conception et mise en scène : Hélène Soulié.       <br />
       Texte : Marie Dilasser en collaboration avec Hélène Soulié (texte publié aux Éditions Les solitaires intempestifs).       <br />
       Assistante mise en scène : Chloé Bégou.       <br />
       Avec : Lorry Hardel, Claire Engel, Lenka Luptakova, Nathan Jousni, Fanny Kervarec, Julien Testard.       <br />
       Scénographie : Emmanuelle Debeusscher et Hélène Soulié.       <br />
       Création vidéo : Maïa Fastinger.       <br />
       Création lumière : Juliette Besançon.       <br />
       Composition musicale : Jean Christophe Sirven.       <br />
       Création costumes : Marie-Frédérique Fillion.       <br />
       Perruque et maquillage : Marie-Frédérique Fillion et Jean Ritz.       <br />
       Régie lumière - vidéo : Fanny Lacour et Émilie Fau.       <br />
       Régie son - vidéo : Guillaume Blanc.       <br />
       Régie plateau : Emmanuelle Debeusscher, Marion Koechlin.       <br />
       Régie générale : Marion Koechlin.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 au 22 octobre 2024.</span>       <br />
       Lundi 14 à 20 h, mardi 15 et vendredi 18 à 10 h et 14 h 30, jeudi 17 à 14 h 30, samedi 19 à 18 h, dimanche 20 à 17 h, lundi 21 et mardi 22 à 15 h.       <br />
       TPM - CDN, Salle Jean-Pierre Vernant, Montreuil, 01 48 70 48 90.       <br />
       <a class="link" href="https://theatrepublicmontreuil.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatrepublicmontreuil.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       27 au 29 novembre 2024 : Théâtre de Lorient - CDN, Lorient (56).       <br />
       22 au 25 janvier 2025 : MC93 - Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, Bobigny (93).       <br />
       22 au 25 mai 2025 : Théâtre Nouvelle Génération - CDN, Lyon (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"</title>
   <updated>2024-10-15T16:11:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/D-un-siecle-a-l-autre-d-une-greve-a-l-autre-comme-un-eternel-recommencement-de-la-lutte-des-plus-faibles-contre-les_a4061.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2024-10-15T15:43:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Lefty !" nous plonge directement dans les années trente. Les suites de la crise de 1929 sont là. Roosevelt vient d'être élu, il annonce le New Deal qui va relancer l'économie américaine mise à terre. En attendant, beaucoup de secteurs d'activité souffrent et plus particulièrement les classes sociales basses : ouvriers, dockers, chauffeurs, tout le prolétariat subit les effets de cette récession gigantesque.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83512781-59774888.jpg?v=1729001730" alt="D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"" title="D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"" />
     </div>
     <div>
      Après Minneapolis, Détroit, Memphis, les grandes villes américaines sont secouées par des grèves des corporations ouvrières. À New-York, ce sont les chauffeurs de taxis qui peinent à gagner de quoi vivre. C'est dans ce contexte de grogne sociale que la pièce débute. Sur scène, une réunion syndicale se met en place. On y attend deux intervenants, on est prêt à décider de la grève, de relever la tête.       <br />
              <br />
       Ébullition des cœurs et des langues. Les échanges fusent sur scène. Chacun des personnages porte avec lui sa souffrance, ses fins de mois agonisantes, son ventre vide et sa colère. C'est ainsi que l'adaptation de la pièce originale, inspirée par des faits réels, &quot;Waiting for Lefty&quot;, faite par Natascha Rudolf, nous plonge directement au cœur du conflit social d'il y a un siècle, de l'autre côté de l'Atlantique. Habits de l'époque, phrasé de l'époque, on parle dollars et cents, Bronx et surtout syndicat, car toutes les grosses corporations américaines obligent l'adhésion de tous leurs membres. On connaît leurs puissances.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83512781-59774938.jpg?v=1729001765" alt="D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"" title="D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"" />
     </div>
     <div>
      C'est une révolte dans la résistance qui se joue. Une révolte qui s'affranchit de la direction du syndicat, menée par un leader nommé Lefty. Révolte contre la précarité du métier et révolte contre la direction du syndicat qui ne veut pas d'une grève. Pour illustrer cette misère, le texte de Natascha Rudolf alterne les épisodes de débats enflammés et de témoignages de cette misère sociale qui dévaste les familles populaires jusqu'à pousser leurs enfants dans la malnutrition, la maladie, jusqu'à les jeter à la rue faute de pouvoir régler leurs loyers. Pendant ce temps, on attend Lefty pour qu'il s'oppose au patron du syndicat corrompu.       <br />
              <br />
       Mais la belle idée de ce spectacle vient de sa mise en perspective temporelle, avec la volonté de mettre en jeu tous les révoltés de notre histoire. D'un côté, Prométhée, qui a trop aimé les humains, se rebelle contre Zeus en lui volant le feu qu'il offre à l'humanité, quitte à subir sa vengeance infernale. D'un autre côté, soudain, l'irruption du présent dans cette réunion syndicale d'hier donnant le frisson autant aux personnages du plateau qu'aux spectateurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83512781-59774941.jpg?v=1729001897" alt="D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"" title="D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"" />
     </div>
     <div>
      Le dialogue alors s'élargit considérablement et les mains et les espoirs se tendent par-delà les générations entre les luttes contre la pauvreté et les combats pour le partage des valeurs créées.       <br />
              <br />
       Natascha Rudolf fait ainsi intervenir, au fil des représentations, des personnalités réelles qu'elle nomme des témoins de la société civile. Trois personnalités entrent ainsi dans chaque spectacle, porteuses de leurs luttes particulières et de leurs personnalités propres, jouant alors leurs propres rôles, et l'on assiste comme au télescopage de la fiction avec le réel. Et cela fonctionne à merveille.       <br />
              <br />
       Au conflit des chauffeurs de taxis des années trente s'ajoute celui des chauffeurs Uber avec le surgissement de celui qui créa, il y a peu, le premier syndicat des chauffeurs de VTC, puis celui des personnels hospitaliers et ainsi de suite. Jusqu'à ce que se dévoile cette chaîne de solidarité depuis Prométhée jusqu'à nos jours entre ceux qui réussissent, à leurs propres périls, à fendre plus juste la société et le travail.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83512781-59774944.jpg?v=1729001794" alt="D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"" title="D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"" />
     </div>
     <div>
      Un spectacle militant, intelligent, qui rend hommage aux combats sociaux et apporte un souffle énergique et sensible à tous ceux qui ont envie que la société se bonifie et rende justice à tous.       <br />
              <br />
       Pourtant, jusqu'au bout il faudra attendre Lefty, comme plus tard d'autres va-nu-pieds attendront longtemps Godot. Ce qui n'empêche pas de vivre.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       <b>A été représenté au Théâtre Berthelot, Montreuil, les vendredi 4 et samedi 5 octobre 2024.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Lefty !"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83512781-59775002.jpg?v=1729002107" alt="D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"" title="D'un siècle à l'autre, d'une grève à l'autre, comme un éternel recommencement de la lutte des plus faibles contre les nantis : "Lefty !"" />
     </div>
     <div>
      Traduction, enquête, écriture : Natascha Rudolf.       <br />
       Mise en scène : Natascha Rudolf.       <br />
       Collaboration artistique : Laurent Cibien.       <br />
       Avec (7 à 8 comédiennes et coédiens en alternance) : Axel Belin, Daniel Blanchard, Benjamin Candotti-Besson, Laurent Cibien, Benoit Hamelin, Diana Hardes, Jean-François Perrier, Natascha Rudolf et Camille Thomas        <br />
       Témoins de la société civile (3 à 5 en alternance) : Marina Alexandre-Audaire, Brahim Ben Ali, Thomas Gille, Myriam Hormi, Malika Janjar, Rachid Laddi, Malo Leyrat, Maryse Salou.       <br />
       Scénographie : Michel Jacquelin.       <br />
       Lumière et son : Léandre Garcia Lamolla et Mikaël Kandelman.       <br />
       Par la Cie Ligne 9 Théâtre.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       4 et 5 décembre 2024 :Théâtre des Îlets - CDN, Montluçon (03).       <br />
       11 au 15 décembre 2024 : MC93 - Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, Bobigny (93).       <br />
       30 et 31 janvier 2025 : Centre Culturel Robert Desnos - Scène Nationale de l'Essonne, Ris-Orangis (91).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>"Femme Capital"… Création capitale !</title>
   <updated>2021-12-08T19:40:00+01:00</updated>
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   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/60878816-44494825.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-12-08T19:02:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans le cadre de la dernière et neuvième édition du festival Théâtre et Musique "Mesure pour mesure" qui se déroule jusqu'au 31 décembre au Nouveau Théâtre de Montreuil, Mathieu Bauer retrace, d'après le livre de Stéphane Legrand, "Ayn Rand : Femme Capital" (2017), le parcours intellectuel de cette écrivaine qui a été considérée comme la "Déesse du capitalisme" au travers de la musique et d'une prestation plus que remarquable d'Emma Liégeois.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60878816-44494825.jpg?v=1638988216" alt=""Femme Capital"… Création capitale !" title=""Femme Capital"… Création capitale !" />
     </div>
     <div>
      En milieu de scène, une cage vitrée. À l'intérieur Ayn Rand (1905-1982), Russe, naturalisée Américaine, qui affiche un anticommunisme déclaré et voue une admiration sans failles au capitalisme. Elle s'en est fait le chantre. Peu connue en dehors des États-Unis où le succès de ses livres est époustouflant (de l'ordre de plus du million pour les plus gros tirages) et l'engouement du public jamais démenti, elle est une icône de la vie américaine. Elle a même un timbre à son effigie. Son œuvre, traduite dans une vingtaine de langues, mélange œuvres philosophiques, romans et pièces de théâtre.       <br />
              <br />
       &quot;La source vive&quot; (&quot;The fountainhead&quot;, 1943) et &quot;La grève&quot; (&quot;Atlas shrugged&quot;, 1957) figurent parmi les livres les plus vendus aux États-Unis et, pour le second, pour les sondés, le plus influent après la Bible. Étonnamment peu connue en France, nombreux sont ses fervents admirateurs comme Ronald Reagan, Alan Greenspan, Donald Trump ou Vladimir Poutine. Son œuvre a connu un renouveau de vente juste après l'élection de Barack Obama.       <br />
              <br />
       Le portrait qu'en tire Mathieu Bauer est à l'image de sa pensée - appelée &quot;Objectivisme&quot; - qui a surtout été articulée par le biais de la fiction, dans lequel l'égoïsme, affublé de l'adjectif &quot;rationnel&quot;, est vu comme une vertu et portée aux nues. L'altruisme, considérée comme un vice, est vilipendé. L'individualisme est une règle de vie où chacun doit vivre pour soi et par soi. La main invisible d'Adam Smith (1723-1790) n'est pas suffisante pour elle et la conception sacrificielle de soi ne trouve pas raison d'être.        <br />
              <br />
       Raciste à souhait, sans aucun humanisme dans ses propos, elle, qui est considérée comme la &quot;déesse du capitalisme&quot;, a défendu mordicus à partir des années 1955-1960, le capitalisme du &quot;laisser-faire&quot; en lui apportant une &quot;morale&quot;, un rationalisme, un habillage philosophique allant jusqu'à considérer les hommes d'affaires comme une population persécutée. Elle se targue d'avoir créé ce qui manquait à ce système économique, à savoir un récit.       <br />
              <br />
       Pour l'incarner ? Emma Liégeois. Remarquable, et le mot est bien faible. Dans son jeu, elle habite le personnage comme une main dans un gant. Chaque tressaillement, chaque battement de cils, chaque soupir, chaque sourire, quasi carnassier, respire l'auteure. Sa présence physique et vocale, de toute beauté quand elle chante, sont dans une gamme d'émotions qui oscillent entre abattement, rire nerveux, confidence et mégalomanie. Regard méprisant, de la jouissance transpire à chacun de ses propos quand elle parle, se raconte. Suffisance et morgue se dégagent systématiquement d'elle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60878816-44494845.jpg?v=1638988305" alt=""Femme Capital"… Création capitale !" title=""Femme Capital"… Création capitale !" />
     </div>
     <div>
      Un casque est proposé pour suivre le spectacle. Élément central du spectacle, l'organe vocal d'Emma Liégeois devient un média, sans filtre, presque envoûtant. Comme une voix intérieure ou un fantasme idéologique qui se fait entendre en aparté, mais qui disparaît, le casque retiré, à la vue de tous. Sans celui-ci, à dessein, le public entend à peine la comédienne.        <br />
              <br />
       Tout tourne autour de cette cage vitrée, en milieu de scène, où se tient, cigarette parfois au bec, Ayn Rand. Une seule fois, elle en sort. Les bras allongés, elle tourne sur elle-même, comme déséquilibrée puis chante avec une voie lyrique à couper le souffle. Autour d'elle, la musique apporte à ses propos du rythme, un souffle frais, agréable qui équilibre une pensée violente, rugueuse comme reflet de notre époque où l'extrémisme s'habille du vêtement du quidam et de propos ordinaires au détour d'une conversation.       <br />
              <br />
       Les musiciens, entendables avec ou sans masque, sont assis sur des bancs sur deux étages. Deux batteries sont côté jardin quand la guitare est au centre, les instruments à vent et à corde, de la contrebasse jusqu'au violon se partageant le reste des côtés. La musique accompagne de bout en bout la représentation. Elle est &quot;LE&quot; partenaire de jeu qui, au travers de différents tempos, suit la courbure des humeurs de la principale protagoniste.       <br />
              <br />
       Au moment où celle-ci parle de la subjugation qu'elle peut dégager ou du rôle des femmes supérieures devant se soumettre aux hommes d'exception, un interprète se lève pour effectuer avec elle une gestuelle synchronisée. Celle-ci n'est pas assez marquée, restant tiède par rapport aux propos de l'écrivaine. Bien que cela permette de casser une dynamique de jeu pour l'amener dans un deuxième souffle, si soumission, pourquoi une telle harmonie entre les deux ?       <br />
              <br />
       Le final est rythmé par le départ de tous les musiciens en file indienne effectuant, sauf pour quatre d'entre eux qui continuer à jouer de leur instrument à vent ou à cordes, une gestuelle des membres supérieurs avec une orientation du visage sur la gauche pour rester fixe ensuite, le regard tendu. Seule dans le noir, avec son mari Frank O'Connor (1897-1979) qui l'a rejoint entre-temps, Ayn Rand reste enfermée dans sa cage, le corps assoupi et la pensée éteinte. Mais pour combien de temps encore ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Femme Capital"</b></div>
     <div>
      D'après &quot;Ayn Rand : Femme Capital&quot; de Stéphane Legrand (aux éditions Nova).       <br />
       Mise en scène et décors : Mathieu Bauer.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Anne Soisson.       <br />
       Conception, musique : Sylvain Cartigny.       <br />
       Avec : Emma Liégeois, Clément Barthelet.       <br />
       Et l'Orchestre de spectacle du Nouveau théâtre de Montreuil : Blaise Cardon-Mienville, Joseph Cartigny, Orane Culeux, Lili Gomond, Tommy Haullard, Zacharie Hitter, Nils Kassap-Dhelin, Lilli Lacombe, Marc Lebeau, Steve Matingu Nsukami, Fania Morange, Lolita Morange, Jonas Thierry, Bob Voisembert, Nicolas Vouktchevitch.       <br />
       Création son : Alexis Pawlak.       <br />
       Création costumes : Nathalie Saulnier.       <br />
       Création lumière : William Lambert.       <br />
       Régie générale et vidéo : Florent Fouquet.       <br />
       Contruction : Julien Joubert.       <br />
       Production Nouveau théâtre de Montreuil - CDN.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 au 10 décembre 2021.</span>       <br />
       Jeudi à 20 h, vendredi 3 à 21 h, vendredi 10 à 20 h. Relâche du samedi au mercredi.       <br />
       Nouveau Théâtre de Montreuil, Salle Jean-Pierre Vernant, Montreuil (93), 01 48 70 48 90.       <br />
       <a class="link" href="https://www.nouveau-theatre-montreuil.com/" target="_blank">&gt;&gt; nouveau-theatre-montreuil.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Femme-Capital-Creation-capitale-_a3123.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Tarquin"… lyrisme et fantaisie à souhait</title>
   <updated>2019-09-26T11:01:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Tarquin-lyrisme-et-fantaisie-a-souhait_a2553.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/37644461-33165738.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-09-26T10:54:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Drame lyrique qui traite de la mort, du mal, du passé, du présent par le biais de légèreté et d'un brin de fantaisie, "Tarquin" est un savant mariage de musique, de chant et de théâtre où une enquête est menée après une disparition.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37644461-33165738.jpg?v=1569489168" alt=""Tarquin"… lyrisme et fantaisie à souhait" title=""Tarquin"… lyrisme et fantaisie à souhait" />
     </div>
     <div>
      Lumières encore allumées dans la salle, le silence s'installe insidieusement dans le public puis un homme s'avance sur les planches, habillé de façon un peu inélégante. Il aurait pu être confondu avec un spectateur sauf que là, il entonne en allemand le prologue. L'interprétation est à nu dès les premières minutes comme si la mise en scène de Jeanne Candel mettait aussi, autour d'une musique de Florent Hubert et du livret d'Aram Kebabdjian, l'anodin et le quotidien au centre de ce drame lyrique.       <br />
              <br />
       Les décors sont encore grossièrement barrés durant les premières minutes par un plastique gris qui laisse découvrir un intérieur dans lequel se cache, entre autres, une douche italienne suffisamment profonde pour faire un plongeon, salle de bain où l'on se cache, se déshabille, avec une autre pièce totalement ouverte dans le prolongement de celle-ci. Cet homme esseulé, en préambule, est porté par sa présence discrète et sa voix puissante. C'est dans ce décalage de fragilité et de puissance que le spectacle trouve aussi sa force. Ce qui fait aussi sa particularité est cette dramaturgie qui pousse au dérangement, au décalage.       <br />
              <br />
       Dérangement où, quand tout semble établi, l'humour débarque, l'à propos détonne, l'événement fait irruption. Nous sommes dans l'absurde, le baroque où un propos, un fait ou un événement hors de tout contexte donne à la trame une coloration autre, différente, détournant le cours du spectacle. Le jeu est continuellement bousculé par ces ruptures.       <br />
              <br />
       Le spectacle a pour trame une intrigue policière qui nous mène vers un territoire dramaturgique où l'humour suit un fil conducteur, celui d'une enquête menée par une juge (Delphine Cottu) pour essayer de comprendre la disparition de Tarquin, un général tyrannique, figure du Mal. C'est un entrelacement de temps, de séquences, d'événements qui se juxtaposent les uns aux autres. Le passé rejoint le présent, la tragédie se mêle à l'humour, le bruit du marteau-piqueur à la musique, la franche discussion au sec à l'apparition d'un plongeur sortant de l'eau, bousculant par sa seule présence le contexte scénique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37644461-33165756.jpg?v=1569489196" alt=""Tarquin"… lyrisme et fantaisie à souhait" title=""Tarquin"… lyrisme et fantaisie à souhait" />
     </div>
     <div>
      C'est dans ces silences, ces apparitions, ces attitudes, ces paroles que s'élabore une alchimie où les événements deviennent le reflet d'un déphasage, celui d'un homme ou d'une femme avec une situation ou un alter ego. Un décalage dans lequel l'accordéon, le violon, la clarinette et le saxophone s'inscrivent comme pièces d'un puzzle où le passé se reconstruit au présent au travers de la figure de Tarquin.       <br />
              <br />
       Les ruptures de jeu permettent de jouer d'alternances avec tout élément tel que de l'eau et de la terre, du friable et du solide, du léger et du tonnant, du plat et du souterrain, des souvenirs et des oublis. Les contraires se conjuguent. La musique fait écho à ce qui se joue verbalement sur scène. Le chant est à l'unisson. On joue avec les octaves, on s'amuse avec la voix donnant un écho aux mouvements ou en appuyant la tonalité par des accents vocaux.       <br />
              <br />
       La musique est prise en otage, ou plutôt en relais, par un marteau qui tape une dalle puis un marteau-piqueur qui la pilonne. Elle accompagne souvent par petites touches, parfois de façon soutenue, les scènes. Un élément étranger vient fréquemment s'interposer, comme ce plongeur avec ses palmes qui sort de la piscine en faisant un plongeon directement sur le sol. C'est ce décalage entre protagonistes ou éléments venant de l'extérieur qui amène un cachet absurde, baroque.        <br />
              <br />
       Le chant s'immisce aussi de façon autant discrète qu'engageante. C'est du théâtre-opéra qui mêle avec légèreté un drame où la mort et le mal se disputent de façon énigmatique les faveurs de leurs retrouvailles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tarquin"</b></div>
     <div>
      Drame lyrique pour chanteurs, comédiens et orchestre de salle de bain.       <br />
       Mise en scène : Jeanne Candel.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Yannick Bosc.       <br />
       Avec Florent Baffi, Delphine Cottu, Myrtille Hetzel, Antonin Tri Hoang, Sébastien Innocenti, Léo-Antonin Lutinier, Damien Mongin, Agathe Peyrat, Marie Salvat.       <br />
       Musique : Florent Hubert.       <br />
       Livret : Aram Kebabdjian.       <br />
       Costumes : Pauline Kieffer.       <br />
       Scénographie : Lisa Navarro.       <br />
       Lumières : Anne Vaglio.       <br />
       Chef de chant : Nicolas Chesneau.       <br />
       Durée estimée : 1 h 45.       <br />
       Production La vie brève - Théâtre de l’Aquarium.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 septembre au 6 octobre 2019.</span>       <br />
       Mardi, mercredi et vendredi à 20 h, samedi à 18 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Nouveau théâtre de Montreuil - CDN, Montreuil (93), 01 48 70 48 90.       <br />
       <a class="link" href="http://www.nouveau-theatre-montreuil.com/" target="_blank">&gt;&gt; nouveau-theatre-montreuil.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée 2019/2020</b>       <br />
       19 septembre au 6 octobre 2019 : création Nouveau théâtre de Montreuil - CDN, Montreuil (93).       <br />
       9 et 10 octobre 2019 : Théâtre de Lorient - CDN de Bretagne, Lorient (56).       <br />
       16 au 18 octobre 2019 : Le Grand T, Nantes (44).       <br />
       26 au 28 novembre 2019 : La Comédie, Valence (26).       <br />
       6 et 7 février 2020 : Le Théâtre de Caen, Caen (14).       <br />
       13 et 14 février 2020 : CDN Orléans Centre Val de Loire, Orléans (45).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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