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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-15T22:12:50+01:00</updated>
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   <title>Le Vent du Nord "Voisinages" Voisiner avec les territoires francophones pour un nouveau métissage, une relecture des musiques et textes traditionnels</title>
   <updated>2025-12-09T20:12:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Vent-du-Nord-Voisinages-Voisiner-avec-les-territoires-francophones-pour-un-nouveau-metissage-une-relecture-des_a4423.html</id>
   <category term="CédéDévédé" />
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   <published>2025-12-10T08:27:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Après leur passage en France cet été pour quatre dates dans de grands festivals du Grand Ouest, dont l'Interceltique de Lorient et Le Chant de Marin de Paimpol, Le Vent du Nord est retourné au Québec pour finaliser leur nouvel album. Celui-ci vient de sortir dans l'hexagone et s'intitule "Voisinages"… Douze titres pour parler de tous les voisinages donc, qu'ils soient fondés sur les cours d'eau reliant les différentes provinces, les combats, les amitiés, les amours, etc., mais aussi pour évoquer le métissage et les influences des différentes histoires culturelles, des récits et des mélodies portées par des générations de francophones d'Amérique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93104785-65123151.jpg?v=1765300707" alt="Le Vent du Nord "Voisinages" Voisiner avec les territoires francophones pour un nouveau métissage, une relecture des musiques et textes traditionnels" title="Le Vent du Nord "Voisinages" Voisiner avec les territoires francophones pour un nouveau métissage, une relecture des musiques et textes traditionnels" />
     </div>
     <div>
      Pour son 13ᵉ album, le quintette québécois aborde le vaste sujet des voisinages, les bons... et, par voie de conséquence, celui des voisins de la &quot;Belle Province&quot;, les Américains et leur folk, les Acadiens et leurs chants issus des différents territoires de l'Acadie, d'une manière générale tous les francophones d'Amérique, et, par extension, se réfèrent à ceux qui vivent en musique et qui enrichissent leur répertoire comme les celtes irlandais et écossais.       <br />
              <br />
       Dans cette volonté de voisiner en chanson et en musique avec ce qui les entoure, Le Vent du Nord n'oublie pas leurs voisines les rivières et tous les témoins de l'histoire, de leur histoire du Québec également : les batailles gagnées ou perdues, les abus, les pertes, les amitiés et surtout, les amours. Ce 13ᵉ opus est avant tout une invitation à découvrir un monde d'humanités... porté par la passion de la francophonie !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;À travers tout l'album, on voulait bien sûr décliner l'idée du voisinage sous tous les angles, mais on l'a aussi pensée comme un appel à l'ouverture et à la réconciliation. C'est une invitation à créer des voisinages heureux&quot;</span>, explique Nicolas Boulerice. <span style="font-style:italic">&quot;On avait commencé ce mouvement sur &quot;Territoires&quot;, aujourd'hui, on se centre davantage sur les humains qui les habitent&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93104785-65123158.jpg?v=1765300666" alt="Le Vent du Nord "Voisinages" Voisiner avec les territoires francophones pour un nouveau métissage, une relecture des musiques et textes traditionnels" title="Le Vent du Nord "Voisinages" Voisiner avec les territoires francophones pour un nouveau métissage, une relecture des musiques et textes traditionnels" />
     </div>
     <div>
      Si &quot;20 Printemps&quot; se voulait un album placé sous le signe de la fête et de la joie, pour &quot;Voisinages&quot;, le groupe s'est permis quelques ballades mélancoliques. <span style="font-style:italic">&quot;On y retrouve aussi des chansons plus littéraires, tout en gardant un pied dans la tradition. Avec l'arrivée d'André Gagné, qui a un jeu et une voix bien à lui, cela nous a amenés ailleurs et ça nous a donné le goût d'essayer des choses, de nous lancer des défis. Résultat : on est particulièrement fiers de cet album, qui s'est créé dans le bonheur de la création, renouvelé, même après 23 ans de tournées&quot;,</span> ajoute Nicolas Boulerice.       <br />
              <br />
       Comme toujours avec Le Vent du Nord, la production studio (enregistrement, mixage et matriçage) est remarquable et les douze titres bénéficient d'un son clair, voix bien mises en avant tout en laissant les instruments s'exprimer de façon limpide et détaillée. Tous les morceaux, qu'ils soient instrumentaux ou chantés, teintés de mélancolie ou exprimant une énergie dansante, révèlent l'enthousiasme et la générosité qui sont devenus la marque de fabrique du groupe québécois. À noter que toutes les œuvres, traditionnelles ou créations nouvelles, sont arrangées par les cinq membres du Vent du Nord.       <br />
              <br />
       Ainsi, ce nouveau CD &quot;Voisinages&quot; est une réelle réussite dans lequel nous avons eu quelques coups de cœur dont &quot;Le pari de Jeanne&quot;. Nicolas Boulerice, qui en a composé la musique et les paroles, rend ici hommage à Jeanne Mance, grande femme de l’histoire du Québec, qui se battit pour la dignité des faibles. Née à Langres (Haute-Marne), elle partit de la Rochelle en 1641 pour la ville de Québec (fondée en 1608) avant de participer, un an plus tard, à la fondation de Montréal en compagnie de Paul de Chomedey de Maisonneuve. Elle y créera la même année l'Hôtel-Dieu montréalais.       <br />
              <br />
       Belle chanson également que &quot;Le Canotier&quot;. Dotée d'une douce mélodie, ce morceau fait référence au fleuve Saint-Laurent et aux Grands Lacs. Ici, on apprécie tout particulièrement la guitare d'André (Dédé) Gagné et les violons d'André Brunet et Olivier Demers. Autre hommage au Saint-Laurent avec &quot;Fleuve&quot;. La préoccupation est là, plus écologique. Il faut, pour Vent du Nord, offrir un statut légal aux grands fleuves pour mieux les protéger devant les excès industriels et de la folie des hommes. C’était notamment l’idée de plusieurs personnages politiques dont Alexandre Boulerice, le frère de Nicolas. En souhaitant contribuer au mouvement activiste, le texte de ce dernier imagine ce que le Saint-Laurent, cœur du pays du Québec, pourrait avoir envie de nous raconter, le jour comme la nuit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93104785-65123469.jpg?v=1765300876" alt="Le Vent du Nord "Voisinages" Voisiner avec les territoires francophones pour un nouveau métissage, une relecture des musiques et textes traditionnels" title="Le Vent du Nord "Voisinages" Voisiner avec les territoires francophones pour un nouveau métissage, une relecture des musiques et textes traditionnels" />
     </div>
     <div>
      D'autres titres mériteraient que l'on s'y attarde, mais laissons la place à la découverte de ce beau voyage en terre francophone que nous offrent les cinq membres du Vent du Nord, généreux, énergiques, mais aussi parfois mélancoliques et merveilleusement poétiques. Voici un musical cadeau pour Noël, afin de faire une escapade chez nos voisins québécois !       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       <b>● Le Vent du Nord &quot;Voisinages&quot;.</b>       <br />
       Label : La Compagnie du Nord.       <br />
       Distribution : Absilone/Socadisc.       <br />
       Sortie : 31 octobre 2025.       <br />
       Couverture CD : © Olivier Ménard, Relief Création/Annie Diotte.        <br />
              <br />
       André (Dédé) Gagné : voix, bouzouki et guitare ;       <br />
       Nicolas Boulerice : voix, piano, vielle à roue et clochettes ;       <br />
       André Brunet : violon, pieds et voix ;       <br />
       Réjean Brunet : basse, accordéon diatonique, piano, bombarde et voix ;       <br />
       Olivier Demers : violon, pieds, mandoline, guitare, tom basse, grosse caisse et voix.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Vent-du-Nord-Ambassadeur-francophone-incomparable-leader-du-mouvement-folk-progressif-quebecois-au-Chant-de-Marin-de_a4340.html" target="_blank">&gt;&gt; Lire également l'entretien avec Nicolas Boulerice, membre du groupe</a>       <br />
              <br />
       <b>Actuellement en tournée au Canada, UK et USA jusqu'en décembre 2026.</b>       <br />
       <a class="link" href="https://leventdunord.com/concerts/" target="_blank">&gt;&gt; leventdunord.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Vent-du-Nord-Voisinages-Voisiner-avec-les-territoires-francophones-pour-un-nouveau-metissage-une-relecture-des_a4423.html" />
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   <title>"Seules face à lui" Un spectacle bouleversant, servi par une écriture explosive et magistralement interprété</title>
   <updated>2025-04-07T19:33:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Seules-face-a-lui-Un-spectacle-bouleversant-servi-par-une-ecriture-explosive-et-magistralement-interprete_a4188.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2025-04-07T19:18:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Montréal. Mercredi 6 décembre 1989. Un homme âgé de 29 ans, Marc Lépine, surgit dans l'École polytechnique de Montréal, au Canada, armé d'une carabine semi-automatique et d'un couteau. Il connaît les lieux pour y être venu au moins neuf fois au cours de la semaine précédente et son plan est minutieusement préparé. Vers 17 h, il fait irruption dans une salle d'ingénierie mécanique, composée d'environ soixante étudiants et étudiantes. Il ordonne aux hommes et aux femmes de se séparer en deux groupes distincts. Seules neuf femmes composent ce cours et il leur demande si elles savent pourquoi elles sont là, et hurle qu'elles ne sont toutes "qu'un tas de féministes" !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87746873-62202455.jpg?v=1744046503" alt=""Seules face à lui" Un spectacle bouleversant, servi par une écriture explosive et magistralement interprété" title=""Seules face à lui" Un spectacle bouleversant, servi par une écriture explosive et magistralement interprété" />
     </div>
     <div>
      Puis, il ouvre le feu sur elles, tuant six d'entre elles et blessant trois autres. Il continue son macabre parcours dans les couloirs de l'établissement, blessant trois autres étudiantes et tuant encore quatorze autres, allant même jusqu'à achever avec son couteau Maryse Leclair qui demandait de l'aide. Il se suicide une vingtaine de minutes après avoir commencé son massacre.       <br />
              <br />
       Comment se fait-il que cette tuerie, la plus meurtrière de l'histoire du Canada, ne soit pas plus connue de tout le monde ? Il est vrai que ceci remonte à trente ans et que, depuis, malheureusement, ce genre de faits ne cesse de se produire, quelles qu'en soient les raisons : racistes, sexistes, terroristes.       <br />
              <br />
       Dans cette pièce bouleversante de Claire Bosse-Platière, il s'agit de se remémorer d'une tuerie purement &quot;sexiste&quot; et féministe, et de rendre hommage à &quot;La&quot; femme, devenue une cible de plus en plus fréquente. En 1989, le mot &quot;masculinisme&quot; n'existait pas encore. C'est le cas aujourd'hui ! L'assassin de l'École polytechnique aurait-il pu se revendiquer d'une telle appartenance ? Il est fort probable que oui !       <br />
              <br />
       Fabrice Drouelle, dans sa célèbre émission &quot;Affaires sensibles&quot;, sur France Inter, évoquera ce fait dramatique le 25 avril 2024, le faisant connaître de façon plus large et le revendiquant comme étant le premier féminicide de masse revendiqué.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;J'hais les féministes&quot;</span>, dira et écrira le meurtrier, un homme, après enquête, finalement charmant, gentil, bon élève, mais aucunement instable ni misogyne, comme on aurait pu le penser. Claire Bosse-Platière, artiste franco-britannique, s'empare à bras le corps de cet attentat abominable que l'on a du mal à concevoir, le dépouille totalement sur le plan scénographique, pour en retirer la substantifique moelle, et l'adapter de manière artistique et politique de la façon la plus exceptionnelle qui soit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87746873-62202456.jpg?v=1744046536" alt=""Seules face à lui" Un spectacle bouleversant, servi par une écriture explosive et magistralement interprété" title=""Seules face à lui" Un spectacle bouleversant, servi par une écriture explosive et magistralement interprété" />
     </div>
     <div>
      Plateau noir, murs noirs et seulement deux chaises. Sept comédiennes, les victimes de l'École, et un comédien, le meurtrier. Et surtout, un texte comme on les aime : brut, cinglant, percutant, dépourvu de réelle syntaxe. &quot;Juste&quot; un flot de mots déversés comme celui des balles tirées par le meurtrier, prononcés avec une infinie justesse et une puissance remarquable de jeu par l'ensemble des jeunes comédiennes et du comédien.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Glisse, rampe dans les escaliers depuis le haut, ne regarde pas à droite, ni à gauche, glisse sur le sang, main au ventre, plaie béante, mon sang sur lequel je glisse.       <br />
       Brouhaha continu dans l'oreille, douleur, nouvelle, inouïe, infinie.       <br />
       Il faut trouver les mots justes qui apaisent, ils se taisent, introuvables, les mots sont pauvres, faibles, minables, parole minable, langue insuffisante, tout mon corps crie à tue-tête.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Dès les premiers instants du spectacle, quelque chose nous rappelle immédiatement les chorégraphies de la Batscheva Dance Compagnie d'Ohar Naharin, danseur-chorégraphe israélien de génie, à l'origine du mouvement Gaga, dont Barichnikov dira qu'il n'a jamais vu une telle alliance de beauté, d'énergie et de technique (sic).       <br />
              <br />
       Comme chez Ohad Naharin, il y a, dans &quot;Seules face à lui&quot;, quelque chose d'animal, un mélange d'organisation et de chaos, porté à la fois par l'interprétation des comédiennes et du comédien, et par un texte hautement ciselé, allant à l'essentiel, comme organiquement animal. La dramaturge et metteuse en scène Claire Bosse-Platière serait-elle &quot;la Ohad Naharin&quot; du Théâtre ? À titre personnel, nous le pensons.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87746873-62202491.jpg?v=1744046563" alt=""Seules face à lui" Un spectacle bouleversant, servi par une écriture explosive et magistralement interprété" title=""Seules face à lui" Un spectacle bouleversant, servi par une écriture explosive et magistralement interprété" />
     </div>
     <div>
      En choisissant de raconter les instants précis de cette tuerie, à la fois par les mots du meurtrier lui-même que par ceux des femmes victimes, mais aussi via les histoires des victimes, dont la mère du meurtrier, la dramaturge place le public face à la mémoire en conflit, la mémoire en bataille, pour que cette dernière, peut-être, s'efface. Ou pas !       <br />
              <br />
       L'épure de la mise en scène est remarquablement valorisée par des lumières justement imaginées par Eléna Guy, mettant en valeur les mots des comédiennes et du comédien.       <br />
              <br />
       &quot;Seules face à lui&quot; est un spectacle organique où chaque personnage joue sa partition avec brio. Un théâtre dans lequel l'intime rencontre le politique, et dans lequel les corps sont particulièrement mis en valeur et magnifiés par &quot;un texte à la Ohad Naharin&quot;. L'ensemble est physique, puissant, percutant, engagé, exigeant, sensuel, explosif.       <br />
              <br />
       Dans la salle du Nouveau Théâtre de l'Atalante, ceci est doublement frappant en raison de l'espace restreint qui existe entre le plateau et les spectateurs, appuyé aussi par les entrées de certaines comédiennes par la salle elle-même ou directement assises aux côtés du public. <span style="font-style:italic">&quot;Ce qui est central dans mon travail, c'est la tension créée et maintenue entre l'action et les spectateurs&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Ce fut le cas pour nous et gageons que ce sera le cas aussi pour tous les prochains spectateurs !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>       <br />
              <br />
       Vu au Nouveau Théâtre de l'Atalante, Paris 18e, fin mars 2025.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Seules face à lui"</b></div>
     <div>
      Texte : Claire Bosse-Platière (aux éditions L'Œil du Prince).       <br />
       Mise en scène : Claire Bosse-Platière.       <br />
       Avec : Salomé Benchimol, Paul Delbreil ou Matthew Luret, Elsa Habibi ou Claire Bosse-Platière, Fanny Kervarec, Gwenaëlle Martin, Emma Prin et Nadège Rigaut (artistes issus de l'ESAD (Paris).       <br />
       Costumes : Claire Fayel.       <br />
       Composition et musique live : Léa Moreau.       <br />
       Lumières : Eléna Guy et Claire Bosse-Platière.       <br />
       Régie : Milan Denis.       <br />
       La pièce a été finaliste du Prix des jeunes metteuses et metteurs en scène du Théâtre 13 en 2022, sélectionnée par le JT24 en mai 2024 pour jouer au Théâtre de la Cité internationale et a été finaliste du Prix de la Librairie Théâtrale.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 26 au 30 mars 2025 à 19 h au Nouveau Théâtre de l'Atalante, Paris 18e.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 au 20 avril 2025 :</span> Studio Asnières, Asnières-sur-Seine (92).       <br />
       20 et 21 septembre 2025 : Théâtre du Duende, Ivry-sur-Seine (94).       <br />
       25 et 26 sepembre 2025 : Anis Gras le Lieu de l'Autre, Arcueil 94).       <br />
       10, 12, 17, 19, 24 et 26 octobre 2025 : 3T Théâtre du Troisième type, Saint-Denis (93).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Dance me"… Des chorégraphies faisant corps avec l'univers poétique et musical de Leonard Cohen</title>
   <updated>2024-10-10T19:55:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Dance-me-Des-choregraphies-faisant-corps-avec-l-univers-poetique-et-musical-de-Leonard-Cohen_a4059.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/83410889-59724495.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-10-10T19:23:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il nous a quitté le 7 novembre 2016, mais reste encore très présent parmi nous, comme tout grand compositeur. Depuis les années soixante, Leonard Cohen a réussi à traverser les époques en mariant sa poésie au pop, puis à la musique du monde. Sur une idée originale de Louis Robitaille des Ballets Jazz de Montréal, le metteur en scène Éric Jean propose, dans "Dance me", des chorégraphies multiples où s'entrecroisent les chansons de Leonard Cohen ainsi que sa présence.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83410889-59724495.jpg?v=1728583495" alt=""Dance me"… Des chorégraphies faisant corps avec l'univers poétique et musical de Leonard Cohen" title=""Dance me"… Des chorégraphies faisant corps avec l'univers poétique et musical de Leonard Cohen" />
     </div>
     <div>
      En 2015, Louis Robitaille, alors directeur artistique des Ballets Jazz de Montréal, décide de créer un ballet autour des compositions de Léonard Cohen (1934-2016). Chose faite depuis 2017, le spectacle existe. Et encore aujourd’hui.       <br />
              <br />
       Le plateau est baigné par des lumières en clair-obscur. Dans les différents tableaux qui s'y déroulent, se détache très souvent la silhouette d'un homme avec son chapeau et habillé d'un pardessus. C'est celle de Leonard Cohen, incarné. Nous retrouvons aussi son image projetée en arrière-scène. Sa présence est autant vocale que corporelle, autant poétique que musicale, autant physique que symbolique.        <br />
              <br />
       Nous sommes au carrefour d'une rencontre entre la danse, le chant et la musique, de celle aussi avec un artiste qui a marqué son époque par un cheminement propre où son verbe était porté par son lyrisme et une voix grave, très typique, et à rebrousse-poil des courants musicaux de ses différentes décennies même s’il s’en est inspiré.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83410889-59724513.jpg?v=1728583558" alt=""Dance me"… Des chorégraphies faisant corps avec l'univers poétique et musical de Leonard Cohen" title=""Dance me"… Des chorégraphies faisant corps avec l'univers poétique et musical de Leonard Cohen" />
     </div>
     <div>
      Les chorégraphies se décomposent en multiples configurations où nous retrouvons des duos, des trios, des quatuors et des danses de groupe. Il y a une homogénéité artistique dans laquelle les corps se meuvent, ondulent les uns aux autres ou à même le sol, pour ensuite reprendre de la hauteur. Les appuis sont des équilibres glissants dans lesquels tout est torsade, rectitude et courbure. Souvent de biais, à l’horizontal, les danseurs ont des gestuelles dans lesquelles équilibre et déséquilibre, horizontalité et verticalité, courbure et droiture alternent. Les corps se tendent, prennent appui les uns aux autres sur les troncs et les thorax quand les gestes sont élancés et étendus.       <br />
               <br />
       Les lumières ombrées, voire semi-obscures, participent à donner une atmosphère de recueillement, presque de gravité sans pour autant ne pas laisser apparaître des lumières beaucoup plus chaudes et vives dans certains tableaux, comme celui où les membres uniquement inférieurs des danseurs se donnent à voir dans une gestuelle synchronisée où ceux-ci s’étendent pour se plier et se déplier, de façon géométrique, sur toute la longueur de l’arrière-scène.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83410889-59724527.jpg?v=1728583638" alt=""Dance me"… Des chorégraphies faisant corps avec l'univers poétique et musical de Leonard Cohen" title=""Dance me"… Des chorégraphies faisant corps avec l'univers poétique et musical de Leonard Cohen" />
     </div>
     <div>
      Plus loin, ce sont des interprètes qui sont lancés puis rattrapés dans des gestuelles où leurs poésies épousent une kyrielle de directions et de vitesses. Le spectacle est un puzzle dans lequel chaque partie devient presque autonome à elle-même, les tableaux étant souvent très différents les uns des autres tout en gardant une homogénéité artistique.       <br />
               <br />
       Nous sommes sur des plans longitudinaux, horizontaux et verticaux, une vue à 360° où les chorégraphies semblent prendre une approche photographique, comme un besoin de montrer et d’être montré, de façon autant poétique que chirurgicale tant la précision est au rendez-vous. Les mouvements sont parfois décomposés dans des oscillations de vitesse allant du ralenti au rapide, du vif au reposé.       <br />
              <br />
       Leonard Cohen est omniprésent. Il apparaît parfois physiquement, sans que ce soit jamais lui, avec un interprète qui l'incarne ou plus loin dans une vision projetée en arrière-scène et de façon un peu virevoltante. Et c'est enfin et surtout ses chansons, seize au total, composées de 1967 à 2016, qui accompagnent tout le spectacle avec, entre autres, &quot;Hallelujah&quot; (1984), &quot;So long, Marianne&quot; (1967), &quot;Suzanne&quot; (1967), &quot;Famous Blue Raincoat&quot; (1971) et &quot;Dance me to the end of love&quot; (2009).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83410889-59724542.jpg?v=1728583667" alt=""Dance me"… Des chorégraphies faisant corps avec l'univers poétique et musical de Leonard Cohen" title=""Dance me"… Des chorégraphies faisant corps avec l'univers poétique et musical de Leonard Cohen" />
     </div>
     <div>
      Les deux dernières chansons précédemment listées sont chantées respectivement par un danseur et une danseuse accompagné(e) simplement à la guitare quand, pour toutes les autres, elles le sont par Leonard Cohen en off. Cette rupture leur donne une présence corporelle au travers de ces jeunes visages, autant masculin que féminin, comme un espace ouvert au futur pour une œuvre qui, selon son auteur, voulait que ses chansons soient conçues comme des &quot;Volvo&quot; de manière à traverser le temps.       <br />
              <br />
       Un très beau spectacle qui mêle une série de cocktails artistiques où les gestes font corps avec les mots poétiques et la musique.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dance me"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83410889-59724550.jpg?v=1728583695" alt=""Dance me"… Des chorégraphies faisant corps avec l'univers poétique et musical de Leonard Cohen" title=""Dance me"… Des chorégraphies faisant corps avec l'univers poétique et musical de Leonard Cohen" />
     </div>
     <div>
      Musique : Leonard Cohen.       <br />
       Chorégraphie : Andonis Foniadakis, Annabelle Lopez Ochoa, Ihsan Rustem.       <br />
       Sur une idée originale de Louis Robitaille.       <br />
       Dramaturgie et mise en scène : Éric Jean.       <br />
       Assistante mise en scène : Elsa Posnic.       <br />
       Direction musicale : Martin Léon.       <br />
       Conception musicale : Alexis Dumais.       <br />
       Conception scénographie : Pierre-Étienne Locas.       <br />
       Direction technique scénographie : Alexandre Brunet.       <br />
       Conception lumières : Cédric Delorme-Bouchard, Simon Beetschen.       <br />
       Conception vidéo : HUB Studio, Gonzalo Soldi, Thomas Payette, Jeremy Fassio.       <br />
       Conception des costumes : Philippe Dubuc.       <br />
       Direction artistique : Alexandra Damiani.       <br />
       Réalisation des costumes : Anne-Marie Veevaete.       <br />
       Régie sonore : Guy Fortin.       <br />
       Directeur technique : Marco Vargas Navarro.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <b>Spectacle ayant eu lieu du 27 septembre au 5 octobre 2024.</b>       <br />
       Théâtre national du Châtelet       <br />
       <a class="link" href="https://www.chatelet.com/" target="_blank">&gt;&gt; chatelet.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">3 décembre 2024 :</span> Espace Jean Legendre, Compiègne (60).       <br />
       5 décembre 2024 : La Maison, Nevers (58).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83410889-59724601.jpg?v=1728583983" alt=""Dance me"… Des chorégraphies faisant corps avec l'univers poétique et musical de Leonard Cohen" title=""Dance me"… Des chorégraphies faisant corps avec l'univers poétique et musical de Leonard Cohen" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Dance-me-Des-choregraphies-faisant-corps-avec-l-univers-poetique-et-musical-de-Leonard-Cohen_a4059.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !</title>
   <updated>2024-09-10T17:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Racine-carree-du-verbe-etre-Demonstration-magistrale-_a4038.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/82586994-59220939.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-09-04T10:06:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans une superbe création où le dramaturge, metteur en scène et comédien Wajdi Mouawad marie imagination et vécu, nous nous retrouvons dans une chronologie de près de 75 ans dans des lieux aussi différents que Beyrouth, Montréal, Paris, Rome et Livingstone avec, au cœur de celle-ci, la double explosion tragique du port de Beyrouth en 2020. Dans ces épisodes bousculés, le dramaturge pose un regard aussi lucide, poétique que scientifique sur ces impondérables qui ponctuent et peuvent influer toute une vie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220937.jpg?v=1667980515" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Lumières sur une scénographie sombre balayée par des clartés blanches dans un jeu de clairs-obscurs. Elle est mouvante durant toute la représentation et laisse découvrir, selon les moments, des salles construites en forme de triangle toujours ouvertes pour inviter le regard du public à entrer dans celles-ci, tout autant que dans l'intimité des protagonistes. Cette dernière est verbalisée aussi par des mots, des colères et des silences. Tout est à nu. On se livre au travers de souffrances parfois tues, mais toujours dites.       <br />
              <br />
       Ce sont plusieurs générations de familles qui se rencontrent ou se retrouvent à des endroits et des époques différents. Paris, Montréal, Livingstone, Beyrouth, les scènes s'échelonnent dans un espace-temps et dans des lieux géographiques étendus. Celui-ci s'étire d'août 1978 où Talyani a 10 ans jusqu'en août 2052 où il a 74 ans avec un centre dramatique démarrant le 4 août 2020, avec la double explosion dans le port de Beyrouth, jusqu'au 8 août 2020. Le bilan a été de 215 morts et 6 500 blessés. Cet espace-temps s'étale sur une durée dramaturgique d'une semaine, la pièce étant découpée du lundi au dimanche avec, pour chacun des jours, une action, une date et plusieurs lieux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220938.jpg?v=1667980552" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Dans cette étendue autant temporelle, psychologique que culturelle, reste accrochée la souffrance des caractères qui s'exprime autour de la colère, de l'incompréhension, du manque d'amour, du mépris, de la violence, de l'amour non exprimé, de l'amour qui s'exprime. Ce que montre Mouawad est qu'au travers des événements, souvent marqués par l'impondérable même quand la tragédie ne s'y mêle pas, fait que l'histoire d'une vie ou d'une famille peut être changée, voire transfigurée complètement. Une maladie qu'on pourrait croire cancéreuse alors que c'est un simple furoncle où l'horaire d'un vol pour Paris ou Rome a transformé la vie de nos personnages ainsi que celle de Wajdi Mouawad qui se raconte aussi dans cette création.       <br />
               <br />
       Le jeu des comédiens est très physique et est axé sur la voix qui est souvent projetée, lancée. On se crie dessus, on se bouscule, on s'ignore ou on s'aime. Talyani (Wajdi Mouawad, Jérôme Kircher) est incarnée par deux protagonistes aussi différents l'un de l'autre comme le blanc l'est du noir ou le coton de la soie. Et donc nous sommes à la croisée de deux histoires. Quand l'un est calme, serein, l'autre est violent, méprisant, divorçant de la vie quand le premier en est attaché. L'histoire de chacun, leur rapport à soi et aux autres sont marqués de coups, de béquilles, d'entorses à leur vie avec un rapport au père, fréquemment absent physiquement ou symboliquement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220939.jpg?v=1667980654" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Le hasard, une rencontre, un instant font que les ruisseaux se séparent pour se jeter dans un autre fleuve. C'est dans ce tournoiement des événements que la création prend de l'épaisseur avec son voile de mystère. Tout tourne autour de la souffrance et d'amours non dites ou échouées dans les écueils du mutisme.       <br />
              <br />
       &quot;L'important n'est pas de guérir mais de vivre avec ses maux&quot;, ces mots de Camus (1913-1960) peuvent être l'écho de la trame dramaturgique de la seconde partie, car, dans celle-ci, les personnages font face à leurs problèmes là où la première partie les faisait voir comme les subissant et en souffrant sans que ceux-là ne disparaissent pour autant. Autre moment est ce cours donné sur la relativité restreinte d'Einstein (1879-1955) par Joane (Julie Julien) qui donne un éclairage au titre de cette œuvre avec le chiffre irrationnel, √2, comme tout irrationnel qui recouvre toute une infinité de nombres dans un espace mathématique extrêmement réduit entre deux décimales. L'infiniment grand logé dans l'infiniment petit comme le cours d'une vie influé par un petit hasard.       <br />
              <br />
       La voix est l'aiguillon des émotions et s'apparente à un baromètre de celles-ci, des sentiments tiraillés par des conflits internes qui traversent continuellement la vie de tous les protagonistes. Les planches deviennent, au travers de déplacements importants et de rares pauses, le lieu de figuration et de transformation de ces conflits où, autour de courts solos de trompettes qui accompagnent avec beaucoup de suavité certaines fins de scènes, ils closent la pièce dans un rare, voire le seul, moment d'espoir et de gaité.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Racine carrée du verbe être"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220940.jpg?v=1667980687" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Wajdi Mouawad.       <br />
       Assistante et assistant à la mise en scène : Valérie Nègre et Cyril Anrep.       <br />
       Avec : Maïté Bufala, Madalina Constantin, Jade Fortineau, Jérémie Galiana, Delphine Gilquin, Julie Julien, Jérôme Kircher, Norah Krief, Maxime Le Gac Olanié, Wajdi Mouawad, Lucile Roche et Anna Sanchez en alternance, Nathanaël Rutter, Richard Thériault, Raphael Weinstock.       <br />
       Et les enfants en alternance : Colin Jolivet, Meaulnes Lacoste, Théodore Levesque, Balthazar Mas-Baglione, Ulysse Mouawad, Adrien Raynal, Noham Touhtouh.       <br />
       Dramaturgie : Charlotte Farcet et Stéphanie Jasmin.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Clolus.       <br />
       Lumières : Éric Champoux.       <br />
       Costumes : Emmanuelle Thomas assistée de Léa Delmas.       <br />
       Couture : Anne-Emmanuelle Pradier.       <br />
       Maquillages et coiffures : Cécile Kretschmar.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220941.jpg?v=1667980722" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      Conception vidéo : Stéphane Pougnand.       <br />
       Dessins : Wajdi Mouawad et Jérémy Secco.       <br />
       Musique : Pawel Mykietyn.       <br />
       Conception sonore : Michel Maurer, assisté de Sylvère Caton et Julien Lafosse.       <br />
       Accompagnement des enfants : Achille di Zazzo.       <br />
       Fabrication des accessoires, costumes et décor : ateliers de La Colline.       <br />
       Durée : 6 h, soit trois parties ponctuées de deux entractes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">13 et 14 septembre 2024 :</span> Festival La Bâtie, Château Rouge - Scène conventionnée, Annemasse (74).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 septembre au 22 décembre 2024.</span>       <br />
       Jeudi et vendredi à 17 h 30, samedi à 16 h et dimanche à 13 h 30.       <br />
       • Durée 6h incluant 2 entractes.       <br />
       La Colline - Théâtre national, Grand Théâtre, Paris 20e, 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82586994-59220942.jpg?v=1725465858" alt=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" title=""Racine carrée du verbe être"… Démonstration magistrale !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Racine-carree-du-verbe-etre-Demonstration-magistrale-_a4038.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Avignon Off 2024 >> "Les Trois Petits Vieux qui ne voulaient pas mourir"</title>
   <updated>2024-06-22T13:13:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2024-Les-Trois-Petits-Vieux-qui-ne-voulaient-pas-mourir_a3922.html</id>
   <category term="À l'affiche" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/80620774-58165440.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-05-29T18:52:00+02:00</published>
   <author><name>Annonce Off 2024</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"D'une qualité d'interprétation et de conception époustouflante, ce spectacle est un pur moment de béatitude et d'amour, partagé entre tous les spectateurs et les trois personnages principaux. (…) La poésie qui émerge de cette pièce est indescriptible, et chaque spectateur en garde la profondeur en lui une fois la pièce terminée…" atuvu.ca Un succès venu du Québec ! Déjà plus de 150 représentations ! À seulement 12 € du 29 juin au 1er juillet !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80620774-58165440.jpg?v=1717004009" alt="Avignon Off 2024 >> "Les Trois Petits Vieux qui ne voulaient pas mourir"" title="Avignon Off 2024 >> "Les Trois Petits Vieux qui ne voulaient pas mourir"" />
     </div>
     <div>
      Un matin, Ernest, Stanislas et Désiré reçoivent une lettre leur annonçant qu'ils ont épuisé tous les jours qu'il leur restait à vivre. Le doute plane pour ces amis de longue date. Dans la complicité des échanges, ils apprivoiseront l'idée de la mort à travers la ronde des émotions qu'elle soulève, les petits deuils du quotidien, les souvenirs tendres et les fous rires. Au crépuscule de leur vie, la réalité du deuil se teintera d'une douce bouffonnerie.        <br />
              <br />
       Une ode à la vie, à l'amitié et à l'amour.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80620774-58165441.jpg?v=1717004031" alt="Avignon Off 2024 >> "Les Trois Petits Vieux qui ne voulaient pas mourir"" title="Avignon Off 2024 >> "Les Trois Petits Vieux qui ne voulaient pas mourir"" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Les Trois Petits Vieux qui ne voulaient pas mourir&quot;</b>       <br />
       Texte : Suzanne van Lohuizen.       <br />
       Traduction du néerlandais : ­Marijke Bisschop (chez L'Arche Éditeur).       <br />
       Mise en scène : Johanne Benoit.       <br />
       Avec : Vania Beaubien, Isabel Rancier, Alexandre L'Heureux.       <br />
       Conception d'éclairage et régie : Jeanne Fortin-L.         <br />
       Scénographie : Pierrick ­Fréchette.       <br />
       Conception et réalisation des masques : Vania Beaubien, ­Pierrick Fréchette, Marie Muyard.       <br />
       Musique : Raphaël Reed.       <br />
       Main d'œuvre : Olivier Bochenek, Robert Trépanier.       <br />
       Crédit photos et vidéo : Olivier Bochenek.       <br />
       Direction artistique : Isabel Rancier et Alexandre L'Heureux.       <br />
       Collaboration : Théâtre Ciel Ouvert.       <br />
       Chargé de diffusion : Kevin Bergeron (Agence Roger Roger).       <br />
       Une production du Théâtre du Frèt (Montréal, Québec).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80620774-58165448.jpg?v=1717004058" alt="Avignon Off 2024 >> "Les Trois Petits Vieux qui ne voulaient pas mourir"" title="Avignon Off 2024 >> "Les Trois Petits Vieux qui ne voulaient pas mourir"" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 29 juin au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 13 h 30. Relâche le jeudi.       <br />
       Théâtre du Balcon, 38, rue Guillaume-Puy, Avignon.       <br />
       Réservation via ticket'OFF ou par téléphone : 04 90 85 00 80.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredubalcon.org/festival/festival-les-trois-petits-vieux/" target="_blank">&gt;&gt; theatredubalcon.org</a>       <br />
              <br />
       Crédit photos : © Olivier Bochenek.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2024-Les-Trois-Petits-Vieux-qui-ne-voulaient-pas-mourir_a3922.html" />
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