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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-13T07:09:03+02:00</updated>
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   <title>L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant</title>
   <updated>2025-10-02T14:04:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-evenement-25-Montpellier-Sete-la-pluridisciplinarite-pour-mieux-decouvrir-et-parcourir-les-chemins-du-vivant_a4367.html</id>
   <category term="Festivals" />
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   <published>2025-10-01T18:58:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Au départ, fut la candidature de Montpellier au concours de Capitale européenne de la Culture 2028. Afin de porter celle-ci, l'association M28 - Terres de culture fut créée. Finalement, ce fut Bourges qui fut choisi… Forte de la dynamique générée par ce challenge, M28 décide de convertir cet échec en succès et génère un nouveau projet dès juin 2024 : prolonger, à travers une manifestation culturelle d'envergure territoriale, la dynamisation des terres du vivant, allant des territoires agathois aux rives du Grau-du-Roi, des karsts cévenols aux quartiers de Montpellier.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91462492-64294224.jpg?v=1759341143" alt="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" title="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, le pari est pris de sanctuariser la culture, de défendre les imaginaires et de les partager avec tous, grâce au choix de la gratuité, de s'unir sur un territoire de vie. Pour l'équipe de M28, sa présidente Sophie Léron, son directeur artistique Nicolas Dubourg, il s'agit ici de considérer la culture comme indispensable et de la maintenir au centre des transformations, des transmissions, des expérimentations sociales, sociétales, humaines, environnementales, pédagogiques, en lui donnant bien sûr une approche divertissante et/ou formatrice.       <br />
              <br />
       Toujours difficile à définir lorsqu'il est question d'aborder la pluridisciplinarité, voire le &quot;polymorphisme&quot; (expos, performance, transformation du paysage, expériences/mutations sociales, découvertes de trajectoires pédestres ou d'une rivière, danses (participatives ou pas), concerts, théâtres, cinéma en plein air, déambulations, ateliers gastronomiques ou autres, buffets dégustations, etc.), cette manifestation n'est pas vraiment un festival… &quot;L'événement 25&quot; est plus que ça… Une manière inédite de faire territoire par la culture, de transformer une dynamique culturelle collective (issue d'une candidature européenne) en de multiples explorations de chemins de traverses… unissant les artistes, les professionnels et les habitants d'un immense territoire allant des territoires Agathois aux rives du Grau-du-Roi, des karsts cévenols aux quartiers de Montpellier.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91462492-64294225.jpg?v=1759341695" alt="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" title="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;En fédérant les acteurs, en allant vers les publics, en multipliant les résidences d'artistes, en considérant la culture comme une puissance transformatrice à l'échelle d'un bassin de vie, nous construisons de nouveaux imaginaires. L'événement 25 - Les chemins du vivant démontre la capacité de M28 à faire territoire, par la coopération, en partant de la culture&quot;,</span> précise Sophie Léron, présidente de l'association M28.       <br />
              <br />
       L'ouverture officielle de &quot;L'événement 25&quot; s'est concrétisée par le concert du chanteur camerounais Blick Bassy au Théâtre Jean-Claude Carrière (Domaine d'O, à Montpellier). Accompagné de deux excellents musiciens, l'auteur, compositeur et interprète de Yaoundé a proposé, au croisement des cultures et des sons du monde, un concert en langue bassa (ou basaá, langue bantoue) où il a chanté les titres de son dernier album, &quot;Mádibá&quot; (2023) composé de douze chansons/fables formant un conte poétique et militant dédié à l'eau. Sur des arrangements aussi rêveurs que futuristes (mêlant la soul, le folk, l'électro) et portant des mélodies délicates, presque intimistes, Blick Bassy transporte le public de sa voix tout autant limpide que lumineuse vers des imaginaires pas toujours joyeux où seul la pluie peut guérir les sécheresses têtues.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91462492-64294315.jpg?v=1759341778" alt="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" title="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" />
     </div>
     <div>
      <b>Quelques événements et initiatives que nous avons vus… ou à venir :</b>       <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Mare nostrum" de Markus Kaesler au Musée de la Marine à Sète</strong></span>       <br />
       Installation composée de 2 749 cyanotypes, "Mare nostrum" rend hommage aux vies perdues en Méditerranée. Créées lors d'une résidence à la Villa Salis à Sète, ils ont été réalisés avec des sténopés flottants (dispositif optique sans lentille permettant de former des images) et développées avec l’eau de mer. Ainsi, ces images impriment les différentes densités minérales de la mer, ainsi que la présence de composants divers polluants et du vivant marin.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"ĝardeno paradizo" initié par Mécènes du Sud</strong></span>       <br />
       Comment, dans une pension de famille, lieu d'accompagnement social, imaginer un projet impliquant totalement les résidents dont l'objectif est une transformation des espaces extérieurs par l’art, le design et le vivant. Le socle de base de ce projet est bien sûr l’écoute, la convivialité et le faire ensemble. Cette initiative, inaugurée le 27 septembre par une grande fête, a eu lieu à la pension de Famille gérée par l’association Gammes, au 7 rue Saint-Louis à Montpellier.       <br />
              <br />
       Au fil des mois et des ateliers, l’équipe artistique composée d’Anna Colin, Mr&Mr (Alexis Lautier et Pierre Talagrand), Aude Mohammedi-Merquiol, Marine Lang, Aria Sene a jardiné, cuisiné et fabriqué des œuvres avec les résidents et résidentes de la pension et les hôtesses de Gammes, en s'appuyant sur les expériences et les histoires vécues, qu'elles soient collectives ou personnelles. Lors de la fête "ĝardeno paradizo", l’équipe artistique a présenté les œuvres pérennes, fonctionnelles, qui augmentent le jardin du lieu d'accueil désormais métamorphosé en un espace commun nourricier et cuisinier en harmonie avec le vivant.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Rivages sensibles - Océans infinis" Sophie Bernado, Céline Grange et Baptiste Mesange</strong></span>       <br />
       À l'occasion de concerts, le duo Lila Bazooka investit chaque territoire pour un travail de recherche-création avec des scientifiques locaux spécialistes des milieux lagunaires, autour des sons spécifiques du territoire et la composition de musiques à partir de ses captations. Au bassin de Thau, les artistes se laissent inspirer par le son des huîtres et des poissons de la lagune pour un voyage à la rencontre de l’univers sous-marin.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Home/Land" par le Begat Theater</strong></span>       <br />
       Bibliothèque singulière composée de récits de vie, archives de l’éphémère, installation vivante pour une expérience sensible et participative, "Home/Land" invite à une immersion dans nos mémoires. Cette expérience met en scène de drôles de chaises lampadaires. Chacune y est dépositaire d’une histoire autour de la notion de "chez soi". Vous pouvez rester le temps que vous souhaitez pour explorer cette vaste collection de la mémoire humaine où les récits de vies individuelles se présentent comme placés sous cloche, suspendus dans le temps.       <br />
              <br />
       Les deux artistes qui ont imaginé cette création ont en effet quitté leur pays d’origine pour aujourd’hui vivre en France. La question du départ, du déplacement, de l’exil (aussi minime géographiquement soit-il) est donc au cœur de leur démarche. C'est ainsi une manière originale d'interroger la notion du "home sweet home" par la mise en résonance d’une multitude de témoignages qui parlent d’exil, d’origines, d’altérité, de racines arrachées ou retrouvées. En plongeant dans des récits singuliers, le public est amené à questionner sa propre histoire.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91462492-64298565.jpg?v=1759394271" alt="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" title="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 26 septembre au 5 octobre 2025.</span>       <br />
       <b>L'événement 25 - Les chemins du vivant</b>       <br />
       Plus de 80 lieux clés répartis sur 7 territoires. Plus de 100 rendez-vous transdisciplinaires, gratuits et ouverts à toutes et à tous. Plus de 150 artistes, chercheurs, chercheuses ou scientifiques impliqués(es). 31 résidences d'artistes.       <br />
       Toutes disciplines mêlées : spectacle vivant, musique, arts visuels, gastronomie, architecture, patrimoine, paysage, etc.       <br />
       <a class="link" href="https://www.montpellier2028.eu/projets/#" target="_blank">>> L'événement 25</a>       <br />
              <br />
       <b>Quelques événements à découvrir :</b>       <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Home/Land" par le Begat Theater</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 5 octobre 2025.</span>       <br />
       De 18 h à 22 h. Durée de parcours libre, environ 60 minutes.       <br />
       Entrées en continu durant 3 h. Installation ouverte pendant 4 h.       <br />
       À partir de 14 ans. Gratuit.       <br />
       Promenade du Peyrou, Montpellier (programmé par L'Atelline - Scène conventionnée, Juvignac).       <br />
       <span class="fluo_jaune">18 et 19 octobre 2025.</span>       <br />
       De 17 h à 19 h 45. Gratuit.       <br />
       Pronomade(s) - Centre national des arts de la rue et de l'espace public,       <br />
       rue de la Fontaine, Encausse-les-Thermes (31).       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91462492-64299882.jpg?v=1759402303" alt="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" title="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Mare nostrum" de Markus Kaesler</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 24 septembre au 2 octobre 2025.</span>       <br />
       Musée de la Mer, 1, rue Jean Vilar, Sète.       <br />
       <span class="fluo_jaune">3 octobre 2025.</span>       <br />
       MO.CO. Panacée, rue de l'École de Pharmacie, Montpellier.       <br />
       <span class="fluo_jaune">4 octobre 2025.</span>       <br />
       Les Échelles de la Ville, 1, place Paul Bec, Montpellier.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Rivages sensibles - Océans infinis" Sophie Bernado, Céline Grange et Baptiste Mesange</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">3 octobre 2025 à 12 h 30.</span>       <br />
       Avec Sophie Bernado, Céline Grange et Baptiste Mesange.       <br />
       Kiosque Bosc, Esplanade Charles-de-Gaulle, avenue du Pont Juvénal, Montpellier.       <br />
       Tout public. Gratuit, sans réservation.       <br />
       <span class="fluo_jaune">4 octobre 2025 à 20 h.</span>       <br />
       Avec Sophie Bernado, Céline Grange et Baptiste Mesange.       <br />
       La passerelle, 503, boulevard Pierre Mendès France, Sète.       <br />
       Tout public. Gratuit, sans réservation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91462492-64299883.jpg?v=1759402388" alt="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" title="L'événement 25 Montpellier Sète, la pluridisciplinarité pour mieux découvrir et parcourir les chemins du vivant" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>"Par grands vents" instaure le tragicomique du désarroi comme bouée d'espoir dans un monde qui se décrépit</title>
   <updated>2025-03-10T19:02:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Par-grands-vents-instaure-le-tragicomique-du-desarroi-comme-bouee-d-espoir-dans-un-monde-qui-se-decrepit_a4168.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2025-03-12T07:46:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Comme une naissance de rien, cela commence dans une pénombre délicatement fendue par un appel. Dans la nudité de la nuit, deux s'avancent l'un derrière l'autre comme des enfants jouant à Œdipe et sa fille, et iel interpelle iel qui marche toujours obstinément devant. Et comme dans une révélation mystique, la première découvre à la fois les ruines du palais et la trace certaine d'une source. Les deux éléments sont ainsi réunis, comme par le miracle de la machine théâtrale, au même endroit ; la source de vie et d'espoir et la ruine de mort et de poussière, de honte et d'omerta.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87086779-61838325.jpg?v=1741629489" alt=""Par grands vents" instaure le tragicomique du désarroi comme bouée d'espoir dans un monde qui se décrépit" title=""Par grands vents" instaure le tragicomique du désarroi comme bouée d'espoir dans un monde qui se décrépit" />
     </div>
     <div>
      Sur ce plateau nu, seuls les humains forment le monde. Un monde réduit à l'intervalle ténu entre un passé de gravats et d'oubli et un avenir qui ne tient qu'au mince filet d'une source encore capable d'irriguer les corps et d'humecter les mots. Des humains simples, porteurs du présent, joueurs, amusés, intrépides, frémissants, effrayés, légèrement ivres de pouvoir exister.       <br />
               <br />
       Dans ce néant ruinesque, c'est ici que sera le théâtre des événements, comme dit l'expression, le théâtre du crime. Ici, un petit groupe de jeunes curieux de la vie va venir face à nous, le public, tenter de découvrir à la fois la source de vie, le flux de l'histoire et la fragilité des émotions. Ils sont comme des explorateurs bipolaires, intrigués par le monde qui les précède et par leurs propres envies à exprimer. Mais avant toutes choses, de ces ruines, de cette source, de ces regards qu'ils sentent peser sur eux, ils veulent en prendre force et fardeau et créer un nouveau monde.       <br />
               <br />
       &quot;Par grands vents&quot; balaie de son souffle invisible les phrases, les mots définitifs et les pensées sûres. Les six personnages qui le composent se font dérober les idées, les fins de phrases, les certitudes. Entre absurde et clown, qui sont les deux faces de la même pièce, ils sont à la fois incarnations d'une jeunesse qui, comme Atlas, porte le monde sur ses épaules, comme Antigone veut se révolter, comme Œdipe avance en aveugle vers un avenir incertain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87086779-61838327.jpg?v=1741629509" alt=""Par grands vents" instaure le tragicomique du désarroi comme bouée d'espoir dans un monde qui se décrépit" title=""Par grands vents" instaure le tragicomique du désarroi comme bouée d'espoir dans un monde qui se décrépit" />
     </div>
     <div>
      Par quelle jolie magie théâtrale, ce spectacle chargé de doutes, de conscience et de fatalisme parvient à être pétillant et inventif ? C'est en effleurant doucement le tragique pour ne pas trop le déranger que les comédiennes et les comédiens y parviennent. Grâce également au texte d'Eléna Doratiotto et de Benoît Piret qui fourmille de références sans jamais en faire une leçon. Ils et elles y parviennent aussi en proposant des créations de personnages extrêmement drôles, perdus, touchants et personnels.       <br />
               <br />
       Avec &quot;Par grands vents&quot;, le temps s'arrête à un moment et à un endroit donné, face à la ruine de l'ancien monde, c'est à la fois sa qualité et sa faiblesse. Dans cette légère et grave suspension du temps, on goûte l'écume de la noirceur tragique, on rit de l'ironie espiègle et naïve des personnages, et l'on est balloté entre ce passé et ce présent qui semblent amputés d'avenir.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       <b>Spectacle vu le vendredi 7 mars 2025 au Théatre Joliette, Marseille.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Par grands vents"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87086779-61838328.jpg?v=1741629527" alt=""Par grands vents" instaure le tragicomique du désarroi comme bouée d'espoir dans un monde qui se décrépit" title=""Par grands vents" instaure le tragicomique du désarroi comme bouée d'espoir dans un monde qui se décrépit" />
     </div>
     <div>
      Texte : Eléna Doratiotto et Benoît Piret.       <br />
       Mise en scène : Eléna Doratiotto et Benoît Piret.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Nicole Stankiewicz.       <br />
       Avec : Eléna Doratiotto, Tom Geels, Fatou Hane, Bastien Montes, Benoît Piret, Marthe Wetzel.       <br />
       Renfort et binôme plateau : Martin Rouet.       <br />
       Renfort de l'assistante à la mise-en-scène : Yael Steinmann.       <br />
       Dramaturgie et regard extérieur : Anne-Sophie Sterck.       <br />
       Regards ponctuels : Ateliers Conchita Paz et Jules Puibaraud.       <br />
       Scénographie : Matthieu Delcourt.       <br />
       Costumes : Claire Farah.       <br />
       Création lumière et régie générale : Philippe Orivel et Julien Vernay.       <br />
       Régie générale et régie plateau : Clément Demaria.       <br />
       Assistante stagiaire et production : Armelle Puzenat.       <br />
       À Partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 au 14 mars 2025 :</span> Théâtre des 13 vents, Montpellier (34).       <br />
       28 et 29 mars 2025 : Théâtre Antoine Vitez, Ivry sur Seine (94).       <br />
       9 et 10 avril 2025 : Théâtre 71, Malakoff (92).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>"Trois petits cochons" Un conte contemporain pour raconter nos frayeurs modernes et la difficulté de les porter sereinement sur scène</title>
   <updated>2025-01-15T19:13:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Trois-petits-cochons-Un-conte-contemporain-pour-raconter-nos-frayeurs-modernes-et-la-difficulte-de-les-porter_a4126.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85586221-60984586.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-01-15T18:59:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Trois petits cochons et un grand méchant loup… Trois petits cochons s'en vont pour construire leur maison, comme un voyage vers l'émancipation, vers le stade d'adulte, nécessitant d'affronter ses peurs intimes, celles-ci étant représentées par le loup… De ce conte pour enfants, Marion Pellissier nous donne une version à destination des grands où les terreurs convoquées sont plus de l'ordre du doute, de la solitude, de l'incertitude lors de nos choix fondamentaux… Ainsi, la fable prend une nouvelle dimension entre nos frayeurs archaïques et celles liées à la complexité de nos vies actuelles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85586221-60984586.jpg?v=1736965587" alt=""Trois petits cochons" Un conte contemporain pour raconter nos frayeurs modernes et la difficulté de les porter sereinement sur scène" title=""Trois petits cochons" Un conte contemporain pour raconter nos frayeurs modernes et la difficulté de les porter sereinement sur scène" />
     </div>
     <div>
      À la mort de leur mère, Andréa Cochon, les enfants quittent le foyer familial et partent bâtir leur propre maison. La fille aînée héritera des peurs de ses parents et se protégera sans cesse d’une menace invisible. Son frère cadet et sa sœur benjamine vont se rapprocher, partager les joies de leur nouvelle vie. Mais quand la menace arrivera, quand le loup apparaîtra – où le danger qu'il représente –, il faudra se préparer à l'affronter. Est ainsi évoqué ici l'effroi des personnages et des acteurs face au doute et à la terreur, à ce qui nous unit et ce qui nous met face à notre solitude, à notre rapport à la monstruosité… Car les monstres courent toujours !       <br />
              <br />
       Ce spectacle n'est pas destiné au jeune public. <span style="font-style:italic">&quot;L'enfance se retrouve dans le jeu ludique de l'acteur et dans la part plus sombre du conte, comme dans la mythologie qui fait émerger de grandes figures dramatiques ravivant des sentiments archaïques ou, du moins, universels. Dans le conte, chacun peut s’identifier à n’importe quel personnage, même au plus dangereux. La lecture subjective ouvre une large fenêtre artistique. Le conte devient ici un outil pour tisser deux trajectoires.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85586221-60984587.jpg?v=1736965621" alt=""Trois petits cochons" Un conte contemporain pour raconter nos frayeurs modernes et la difficulté de les porter sereinement sur scène" title=""Trois petits cochons" Un conte contemporain pour raconter nos frayeurs modernes et la difficulté de les porter sereinement sur scène" />
     </div>
     <div>
      Répétition, vidéo de contrôle, manipulations techniques en coulisses, mise en avant des &quot;techniciens&quot;, etc., différentes formes de jeux, variétés de choix scéniques et scénographiques, tous se mélangent, allant du théâtre dans le théâtre au théâtre docu, en passant par le décryptage d'un plateau de tournage. Et les genres narratifs varient, divers codes de jeux alimentent les interventions/interprétations des comédiennes et comédiens leur permettant, selon les enjeux dramaturgiques, de donner leur point de vue sur le conte populaire, base d'inspiration, et de questionner, de façon active ou pas, notre rapport au récit.       <br />
              <br />
       Séquence crise/règlement de compte/psychodrame entre le metteur en scène et les artistes. L'impression est donnée, à plusieurs moments, d'assister à un spectacle ayant pour thème une pièce en construction – une forme avant-gardiste, nouvelle, de &quot;work in progress&quot; – où s'insèrent parfois des délires burlesques. Se déroule alors sous nos yeux un subtil enchevêtrement de réalité et de fiction. Cela a pour conséquence des propositions variées, toujours différentes et inattendues, avec l'apport de projections vidéo offrant des perspectives surprenantes, décalées.       <br />
              <br />
       Dans sa proposition, Marion Pellissier joue la distanciation, nous narre l'histoire d'une mise en scène, d'un théâtre en déliquescence. On assiste à l'utilisation des ressorts du théâtre de boulevard ou vaudeville avec rires en fond sonore, de la tension procurée par le thriller, des frayeurs provoquées par le film d'horreur… Pour ces dernières, remarquable séquence où le &quot;tueur&quot; poursuit les trois enfants Cochon, courant derrière leur voiture… ou le final, superbement et drolatiquement gore, avec le loup assassin finissant en pâté, exposé sur un grand plateau… et dévoré ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85586221-60984617.jpg?v=1736965737" alt=""Trois petits cochons" Un conte contemporain pour raconter nos frayeurs modernes et la difficulté de les porter sereinement sur scène" title=""Trois petits cochons" Un conte contemporain pour raconter nos frayeurs modernes et la difficulté de les porter sereinement sur scène" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, en plus d'explorer le lien qu’une fratrie établit face au mal, au danger, et d'étudier les relations entre acteurs, techniciens, leurs conflits, leur tendresse, leurs difficultés dans la pièce, leur solitude et leur émotion face à l’expérience scénique et à leur vie d’artistes, cette adaptation des &quot;Trois petits cochons&quot; explore les affres de la création, en la disséquant minutieusement, à chaque étape d'élaboration.       <br />
              <br />
       Et il n'est pas peu dire que comédiennes et comédiens s'en donnent à cœur joie pour construire et déconstruire, tisser et démailler ce récit dans lequel se trouvent mêlés les codes du théâtre, du cinéma et de la littérature, jetant une passerelle vibrante entre réel et imaginaire… entre l'art et la vie, tout simplement.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu au Théâtre Joliette, Marseille, en novembre 2024.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Trois petits cochons - Les monstres courent toujours"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85586221-60984624.jpg?v=1736965714" alt=""Trois petits cochons" Un conte contemporain pour raconter nos frayeurs modernes et la difficulté de les porter sereinement sur scène" title=""Trois petits cochons" Un conte contemporain pour raconter nos frayeurs modernes et la difficulté de les porter sereinement sur scène" />
     </div>
     <div>
      Texte : Marion Pellissier.       <br />
       Mise en scène : Marion Pellissier.       <br />
       Avec : Yasmine Berthoin, Charlotte Daquet, Julien Derivaz, Steven Fafournoux, Morgan Lloyd Sicard, Sabine Moindrot.       <br />
       Musique et son : Thibault Lamy.       <br />
       Lumière : Jason Razoux.       <br />
       Vidéo : Nicolas Comte.       <br />
       Costumes : Julien Derivaz et Sabine Moindrot.       <br />
       Scénographie : Marion Pellissier et Gabriel Burnod.       <br />
       Construction-déco : Gabriel Burnod, Jean Bastien Savet, Denis Collas et Claire Bochet.       <br />
       Compagnie La Raffinerie.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 2 h 10.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">15 au 17 janvier 2025 :</span> Théâtre Jean Vilar, Grande scène, Montpellier (34).       <br />
       21 au 23 janvier 2025 : Théâtre Sorano, Toulouse (31).       <br />
       3 et 4 février 2025 : Théâtre de Châtillon, Châtillon (92).       <br />
       7 au 9 février 2025 : Le Centquatre, Paris 19e.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Trois-petits-cochons-Un-conte-contemporain-pour-raconter-nos-frayeurs-modernes-et-la-difficulte-de-les-porter_a4126.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Bienvenue Ailleurs" Faire sécession avec un monde à l'agonie pour tenter d'imaginer de nouveaux possibles</title>
   <updated>2025-01-22T17:30:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Bienvenue-Ailleurs-Faire-secession-avec-un-monde-a-l-agonie-pour-tenter-d-imaginer-de-nouveaux-possibles_a4101.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/84861726-60568092.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-12-10T16:35:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Sara a 16 ans… Une adolescente sur une planète bleue peuplée d’une humanité dont la grande majorité est sourde à entendre l’agonie annoncée, voire amorcée diront les plus lucides. Une ado sur le chemin de la prise de conscience et de la mutation, du passage du conflit générationnel… à l'écologie radicale. Aurélie Namur nous parle, dans "Bienvenue ailleurs", de rupture, de renversement, d'une jeunesse qui ne veut pas s'émanciper, mais rompre radicalement avec notre monde usé et dépassé… Le nouvel espoir d'une jeunesse inspirée ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84861726-60568092.jpg?v=1733846475" alt=""Bienvenue Ailleurs" Faire sécession avec un monde à l'agonie pour tenter d'imaginer de nouveaux possibles" title=""Bienvenue Ailleurs" Faire sécession avec un monde à l'agonie pour tenter d'imaginer de nouveaux possibles" />
     </div>
     <div>
      Sara a donc 16 ans lorsqu'elle découvre les images des incendies apocalyptiques qui embrasent l'Australie en 2020 (dont l'île Kangourou) qui blessent, brûlent, tuent kangourous et koalas. Images traumatiques qui vont déclencher les premiers regards critiques, les premières révoltes générées par les crimes humains sur l'environnement, sans évocation pour elle d'échelle de gravité, cela allant du rejet de solvant dans les rivières par Pimkie, de la pêche destructrice des bébés thons en passant de l'usage de terres rares (et les conséquences de leur extraction) dans les calculettes, les smartphones et bien d'autres actes criminels contre la planète et ses habitants non-humains.       <br />
              <br />
       Puisant ici son sujet dans les questionnements et problèmes écologiques actuels ou récurrents depuis de nombreuses années, Aurélie Namur explore le parcours de la révolte légitime d’une adolescente, dont les constats et leur expression suggèrent une violence sous-jacente réelle, puissante, et une cruelle lucidité, toutes deux fondées sur une rupture avec la société qui s'obstine à ne pas réagir de manière réellement efficace face au réchauffement climatique, à l'usure inconsidérée – et exclusivement humaine – de la planète, à la perte de confiance dans les hommes politiques, etc.       <br />
              <br />
       Composée de trois fragments (&quot;Revoir les kangourous&quot;, &quot;Dézinguée&quot; et &quot;Qui la connaît, cette vie qu'on mène ?&quot;) et d'un interlude** – permettant à la jeunesse de prendre corps &quot;dansant&quot; –, la pièce d'Aurélie Namur s'articule autour d'une trajectoire singulière, celle d'une jeune fille, quittant le foyer familial pour, petit à petit, s'orienter vers l'écologie radicale, et de son absence sur le plateau, le récit étant porté par Camila, sa mère, puis par Aimé, son amour, et, enfin, par Pauline, son amie. Venant compléter ce trio narrateur, le musicien Sergio Perera et sa narration instrumentale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84861726-60568116.jpg?v=1733846530" alt=""Bienvenue Ailleurs" Faire sécession avec un monde à l'agonie pour tenter d'imaginer de nouveaux possibles" title=""Bienvenue Ailleurs" Faire sécession avec un monde à l'agonie pour tenter d'imaginer de nouveaux possibles" />
     </div>
     <div>
      Les trames musicales impulsées par les percussions viennent – comme un personnage à part entière – appuyer les émotions, exprimer l'intensité de certaines pensées, rythmer l'action, ou encore exprimer des battements plus organiques, comme celui du cœur de Sara ou ses essoufflements. La palette instrumentale du percussionniste Sergio se compose de toms, d'un lithophone et d'un vibraphone, d'appeaux, de timbales d'orchestre.       <br />
              <br />
       Ces derniers, permanents sur le plateau, deviennent des éléments de décor à part entière, se trouvant alors mis en exergue du fait de leur présence &quot;impériale&quot;, comme des trônes inévitables au regard sur le tapis de sol rouge vif qui recouvre la totalité de la scène. Aurélie Namur imprime ainsi, par moment, une ambiance surréaliste à son récit, créant des représentations simplifiées, mais créatives, des différents lieux traversés par Sara.       <br />
              <br />
       Les éléments scénographiques utilisés initient des atmosphères environnementales, naturelles et authentiques qui, fortes de leur capacité à stimuler l'imagination, illustrent les différents espaces où se déroulent les actions et/ou les situations narrées par la mère, l'amour ou l'amie de Sara, en correspondance avec le cheminement écologique radical de cette dernière. Pour le premier fragment, c'est une simple lampe allumée qui symbolise le salon exigu de Camila.       <br />
              <br />
       Pour celui de la ZAD, une banderole (sur laquelle est inscrit &quot;Bienvenue ailleurs&quot;) et des gyrophares évoquent le vaste extérieur du campement des activistes ainsi que les événements qui s'y dérouleront. Enfin, pour le dernier épisode, sur un tulle tendu peint, apparaît une forêt, à la perspective profonde et dense, reproduction d'un paysage bucolique du peintre romantique allemand Caspar David Friedrich.       <br />
              <br />
       Chaque fragment qui compose &quot;Bienvenue ailleurs&quot; pose cette question : comment envisager, imaginer aujourd'hui un monde qui soit fondamentalement différent – du point de vue écologique bien sûr, mais aussi en matière de démocratie – de celui que nous connaissons ? Et comment imaginer un futur qui diffère de celui, destructeur et suicidaire, qui se profile au fil des jours ?       <br />
              <br />
       En parallèle et en symbiose avec ces questionnements, Aurélie Namur confronte aussi de manière concrète, presque audacieuse, les deux stratégies de l'écologie radicale coexistantes, celle de la confrontation, de la résistance, et celle de la sécession qui fait totalement abstraction du monde existant, l'ignore. Ces modes de pensée insufflés par la nouvelle génération proposent de nouveaux symboles, un nouveau récit, de nouveaux rapports au vivant… et portent des interrogations urgentes et essentielles… et le théâtre peut en être la vitrine… c'est ce que nous offre ici Aurélie Namur.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Bienvenue Ailleurs"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84861726-60568126.jpg?v=1733846577" alt=""Bienvenue Ailleurs" Faire sécession avec un monde à l'agonie pour tenter d'imaginer de nouveaux possibles" title=""Bienvenue Ailleurs" Faire sécession avec un monde à l'agonie pour tenter d'imaginer de nouveaux possibles" />
     </div>
     <div>
      Texte : Aurélie Namur (aux éditions Lansman).       <br />
       Mise en scène : Aurélie Namur.       <br />
       Dramaturgie : Marion Stoufflet.       <br />
       Collaboration artistique et assistant à la mise en scène : Nicolas Pichot.       <br />
       Avec : Pierre Bienaimé*, Noémie Guille*, Aurélie Namur et avec la participation d'un groupe amateur**.       <br />
       Percussions, vibraphone et lithophone : Sergio Perera.       <br />
       Scénographie, costumes : Daniel Fayet.       <br />
       Lumière : Claire Eloy.       <br />
       Voix off : Mélanie Helfer*.       <br />
       Décor sonore : Tony Bruneau, Sergio Perera et Pierre Bienaimé.       <br />
       Regard chorégraphique : Florence Bernad       <br />
       Tout public à partir de 14 ans.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Comédien et comédiennes issu(es) de l'ENSAD Montpellier.       <br />
       **Projet théâtral immersif et collaboratif, celui-ci convie sur scène, dans chaque lieu culturel où la pièce est programmée, le temps d'un interlude, une quinzaine de jeunes résidant sur le territoire du théâtre où a lieu les représentations.</span>       <br />
              <br />
       A été représenté les 21 et 22 novembre 2024 au Théâtre Jean Vilar, Montpellier (34).       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       13 décembre 2024 : Théâtre Jérôme Savary, Villeneuve-lès-Maguelone (34).       <br />
       17 et 19 décembre 2024 : Théâtre des Nouveautés (avec le Parvis - Scène nationale), Tarbes (65).       <br />
       <span class="fluo_jaune">13 février 2025 :</span> Théâtre de Pézenas, Pézenas (34).       <br />
       <span class="fluo_jaune">13, 14 et 15 mars 2025 :</span> Théâtre du Grand Rond, Toulouse (31).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Bienvenue-Ailleurs-Faire-secession-avec-un-monde-a-l-agonie-pour-tenter-d-imaginer-de-nouveaux-possibles_a4101.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Gaviota" (d'après "La Mouette" de Tchekhov) Les âmes fantômes incarnées par la grâce de cinq belles interprétations</title>
   <updated>2024-06-26T11:01:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Gaviota-d-apres-La-Mouette-de-Tchekhov-Les-ames-fantomes-incarnees-par-la-grace-de-cinq-belles-interpretations_a3972.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81208875-58530988.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-06-26T10:41:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le dispositif mêle les interprètes aux spectateurs dans cette petite cabane de toile, la cabane Napo, montée au bord de la pinède du Domaine d'O, lors de ce Printemps des Comédiens 2024. Ici pas de scène, pas d'entrées et de sorties des personnages, pas de décors évolutifs, ni de changements de costumes, ni de projections vidéos, à part le texte en français projeté aux quatre horizons (le spectacle est en espagnol), ici, tout le monde est assis autour d'une table.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81208875-58530988.jpg?v=1719392746" alt=""Gaviota" (d'après "La Mouette" de Tchekhov) Les âmes fantômes incarnées par la grâce de cinq belles interprétations" title=""Gaviota" (d'après "La Mouette" de Tchekhov) Les âmes fantômes incarnées par la grâce de cinq belles interprétations" />
     </div>
     <div>
      Un fameux bazar, bordel, dirons-nous, sur cette grande table carrée où s'amoncellent des fins de tout un tas de trucs, des verres jetables sales, des restes de paquets de chips, des miettes, des bouteilles d'eau en plastique, rouleaux d'essuie-tout, paquets de gâteaux secs, bouchons et des trucs à moitié usagés, verres de vin à moitié bus, bouteilles de jus ou de vin entamées, restes de restes de restes qui sentent la fin d'une longue réunion dans une semi-obscurité qui laisse penser qu'on est plus proche du lever du jour que du coucher du soleil. Tard.       <br />
               <br />
       Autour de cette grande table, une vingtaine de chaises et puis un premier cercle de chaises autour, et encore un tour de chaises un peu en hauteur comme si l'on avait voulu construire une arène miniature, ou l'intérieur d'un chapiteau de cirque, avec le plateau de la table couvert de restes de grignotages et de cadavres de bouteilles pour piste, une piste sur laquelle doit se dérouler les jeux. Le public est sur les chaises. Et parmi ce public, sur chacun des bords de la table, cinq comédiennes qui s'échangent quelques mots, remplissent leurs verres et grignotent pendant que les derniers spectateurs finissent de remplir l'arène dans la douce semi-obscurité qui règne et apaise.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81208875-58530994.jpg?v=1719392783" alt=""Gaviota" (d'après "La Mouette" de Tchekhov) Les âmes fantômes incarnées par la grâce de cinq belles interprétations" title=""Gaviota" (d'après "La Mouette" de Tchekhov) Les âmes fantômes incarnées par la grâce de cinq belles interprétations" />
     </div>
     <div>
      De ces cinq comédiennes vont surgir les présences des principaux personnages de la pièce de Tchekhov par la magie d'interprétations puissantes, investies, presque hypnotiques et, surtout, d'une énergie qui irradie très vite tout l'espace. Nina, Kostia, Trigorine, Arkadina et Macha échangent, dialoguent, jouent le drame de &quot;La Mouette&quot;, et l'on pourrait les toucher du bout du bras. Les cinq comédiennes, toutes différentes, d'âges, de physiques, de tempéraments, réalisent une performance impressionnante et parviennent, grâce à un jeu très investi, à rendre les personnages vivants et les intrigues de chaque scène palpitantes.       <br />
              <br />
       Guillermo Cacace, le metteur en scène argentin de Gaviota, a choisi chacune d'entre elles pour créer ce spectacle qu'on pourrait qualifier de hors normes, mais c'est plutôt l'inverse qui lui convient, un spectacle calibré qui concentre le propos de la pièce à son essence et en fait suinter toute la force dramatique, émotionnelle. Et c'est le personnage de Macha, servante de la maison, sorte de pilier du lieu qui s'occupe du fils, du frère et du reste de la vie au bord du lac lorsque Arcadina est à Moscou, Macha qui grandit dans cette mise en scène et devient celle qui offre sa vision aux spectateurs, elle qui seule finit par quitter cette maison, seule rescapée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81208875-58531036.jpg?v=1719392815" alt=""Gaviota" (d'après "La Mouette" de Tchekhov) Les âmes fantômes incarnées par la grâce de cinq belles interprétations" title=""Gaviota" (d'après "La Mouette" de Tchekhov) Les âmes fantômes incarnées par la grâce de cinq belles interprétations" />
     </div>
     <div>
      La proximité, la disposition particulière de cette représentation, la réduction de la pièce aux trames principales de l'œuvre donnent à &quot;Gaviota&quot; une force particulière, les spectateurs étant mis dès les premières minutes dans un état d'esprit de décontraction qui permet d'en apprécier toutes les phases, mais c'est essentiellement le jeu, l'interprétation des actrices qui touchent au cœur, en plus de la direction de Guillermo Cacace. À la fin de la représentation, autour de la table, plusieurs regards sont brillants, quelques larmes sont essuyées furtivement du bout des doigts, une des comédiennes attrape deux feuilles d'essuie-tout sur la table et les tend à un couple de jeunes spectateurs à côté d'elle, qui ne parviennent pas à sécher leurs yeux.       <br />
              <br />
       Et l'on comprend alors tout le dispositif de jeu, le bordel qui est comme le miroir de l'abandon progressif qui traverse la pièce de part en part, la nécessaire proximité avec les actrices pour n'avoir aucun doute sur les troubles qui traversent leurs personnages et l'ambiance de l'espace autour, où l'attention extrême est presque palpable dans une pénombre qui pourrait faire penser aux atmosphères de ces étranges séances de spiritisme qui tentent de faire renaître les âmes mortes.        <br />
              <br />
       <b>Vu le 2 juin à la Cabane Napo - Domaine d'O, 178, rue de la Carriérasse, Montpellier (34).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Gaviota"</b></div>
     <div>
      D'après &quot;La Mouette&quot; d'Anton Tchekhov.       <br />
       Spectacle en espagnol surtitré en francais.       <br />
       Mise en scène : Guillermo Cacace.       <br />
       Avec : Clarisa Korovsky, Marcela Guerty, Paula Fernandez MBarak, Muriel Sago et Romina Padoan.       <br />
       Dramaturgie : Juan Ignacio Fernández.       <br />
       Photographie : Alejandra Lopez.       <br />
       Conception graphique : Leandro Ibarra.       <br />
       Assistanat à la mise en scène : Alejandro Guerscovich.       <br />
       Production : Romina Chepe.       <br />
       Avec le soutien de l'Onda - Office national de diffusion artistique.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       A été joué à la Cabane Napo - Domaine d'O à Montpellier du 30 mai au 2juin 2024 dans le cadre de la 38e édition du Printemps des Comédiens (du 30 mai au 21 juin 2024).       <br />
       <a class="link" href="https://printempsdescomediens.com/" target="_blank">&gt;&gt; printempsdescomediens.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 22 au 27 août 2024 :</span> Noorderzon Festival of Performing Arts and Society, Groningen (Pays-Bas).       <br />
       Du 29 au 31 août 2024 : FITT Noves Dramaturgies, Tarragone (Espagne).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Gaviota-d-apres-La-Mouette-de-Tchekhov-Les-ames-fantomes-incarnees-par-la-grace-de-cinq-belles-interpretations_a3972.html" />
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