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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-09T22:59:50+02:00</updated>
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   <title>Le Quatuor Tchalik réinvente le monde rêvé de Reynaldo Hahn</title>
   <updated>2021-01-13T16:37:00+01:00</updated>
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   <category term="CédéDévédé" />
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   <published>2021-01-13T16:16:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les jeunes musiciens franco-russes du Quatuor Tchalik et leur frère, le pianiste Dania Tchalik, nous transportent dans le monde rêvé de Reynaldo Hahn à l'occasion de la parution de leur nouveau CD entièrement dédié à ce compositeur phare de leur répertoire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53029650-40252538.jpg?v=1610552686" alt="Le Quatuor Tchalik réinvente le monde rêvé de Reynaldo Hahn" title="Le Quatuor Tchalik réinvente le monde rêvé de Reynaldo Hahn" />
     </div>
     <div>
      Reynaldo Hahn ne fut pas seulement l'amant de jeunesse de Marcel Proust, qui l'appelait &quot;un instrument de musique de génie&quot; (et un de ses plus fidèles amis ensuite, une amitié que la publication des lettres de l'auteur de la &quot;Recherche&quot; au mitan du vingtième siècle mit singulièrement en lumière), il fut également un des plus féconds musiciens des salons de la Belle Époque. C'est ainsi qu'il croisa Stéphane Mallarmé ou Anatole France, après Marcel en attendant d'accéder au poste de directeur de l'Opéra de Paris à la fin de la seconde guerre mondiale.       <br />
              <br />
       Ce vénézuélien par sa mère et allemand par son père, né à Caracas en 1875, naturalisé français dès 1912, se signala par une intense activité non seulement en composition, mais également comme chef d'orchestre (mozartien) et critique musical, notamment au Figaro. Élève de Lavignac et de Massenet au Conservatoire de Paris, il composa une œuvre toujours connue dans le domaine lyrique (opérettes et mélodies) et en passe d'être réévaluée (si ce n'est redécouverte) dans le paysage de la musique de chambre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53029650-40252618.jpg?v=1610552758" alt="Le Quatuor Tchalik réinvente le monde rêvé de Reynaldo Hahn" title="Le Quatuor Tchalik réinvente le monde rêvé de Reynaldo Hahn" />
     </div>
     <div>
      Reprenant un programme donné à Venise en septembre 2019, les quatre archets et le pianiste Dania Tchalik font (re)découvrir aujourd'hui à un plus vaste public les deux quatuors à cordes, un quintette avec piano et trois pièces brèves de Hahn. Une redécouverte qui s'impose tant ces jeunes artistes s'attachent manifestement à redonner vie et vivacité, lyrisme et grâce à des partitions délicates, aux coloris changeants, aux architectures subtiles et aux climats entêtants. Car la musique de Reynaldo Hahn est toujours sensible et pleine d'esprit.        <br />
              <br />
       L'enregistrement s'ouvre sur deux superbes quatuors à cordes, composés respectivement en 1939 et 1943 à l'automne d'une vie. Le premier, chantant, joliment mélancolique et toujours charmant, donne le ton d'une œuvre chambriste à tort longtemps ignorée. Le second, au ton plus grave voire âpre, envoûte tout autant. C'est que les Tchalik l'ont souvent interprété (au Mozarteum à Salzbourg, par exemple), rendant ici à merveille la perfection de cet art de la conversation en musique clairement hérité chez Hahn du XVIIIe siècle.       <br />
              <br />
       Quelques pièces brèves offrent à des duos entre Marc (violoncelle) ou Gabriel (violon) et Dania Tchalik l'occasion de déployer leur art fait d'une belle complicité et d'un naturel esprit d'émulation fraternelle. Une entente bien rendue dans l'excellent son du CD enregistré en décembre 2019 à la Seine Musicale, notamment dans ces Variations chantantes sur un air ancien (de F. Cavalli) datée de 1905 ou ces Deux improvisations sur des airs irlandais de 1911 - pièces jusqu'ici inconnues, créées dans ce disque grâce à la proximité des musiciens avec la petite nièce du compositeur, Eva de Vengohechea.        <br />
              <br />
       Le Quintette pour piano et cordes écrit entre 1917 et 1922 clôt ce très beau programme. Il est ici défendu par des artistes qui le jouent depuis leurs premiers concerts, exaltant par conséquent cette langue hahnienne faite de clarté, de simplicité noble et de gravité élégante. Les Tchalik y font une fois de plus la preuve de leur grand talent comme de l'urgence de réhabiliter le Reynaldo Hahn chambriste.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53029650-40252619.jpg?v=1610552816" alt="Le Quatuor Tchalik réinvente le monde rêvé de Reynaldo Hahn" title="Le Quatuor Tchalik réinvente le monde rêvé de Reynaldo Hahn" />
     </div>
     <div>
      <b>● Quatuor Tchalik, Dania Tchalik &quot;Reynaldo Hahn&quot;.</b>       <br />
       Label : Alkonost Classic.       <br />
       Distribution physique : UVM.       <br />
       Distribution numérique : Absilone/Believe.       <br />
       Sortie : 20 novembre 2020.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.quatuortchalik.com/" target="_blank">&gt;&gt; quatuortchalik.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Un Instant" donne le goût des choses aux mots par un travail méticuleux de la syntaxe</title>
   <updated>2018-12-03T08:18:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-Instant-donne-le-gout-des-choses-aux-mots-par-un-travail-meticuleux-de-la-syntaxe_a2296.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/28477840-28065201.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-12-03T08:05:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans "Un Instant", d'après "À la recherche du temps perdu" de Marcel Proust, Jean Bellorini est parti en exploration. Du temps. Du temps de l'écriture et de son énonciation, du temps de la scène et du temps de l'émotion.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28477840-28065201.jpg?v=1543821895" alt=""Un Instant" donne le goût des choses aux mots par un travail méticuleux de la syntaxe" title=""Un Instant" donne le goût des choses aux mots par un travail méticuleux de la syntaxe" />
     </div>
     <div>
      Le metteur en scène suit à la trace le roman, gommé de toutes ses mondanités, vanités, élégances et fioritures fin de siècle, ses bienséances dont témoignent seules des piles de chaises abandonnées et remisées. Il ne conserve que les liens entre le petit-fils et sa grand-mère. Qui n'ont cessé de s'aimer l'un et l'autre dans les douceurs de l'enfance et de la vieillesse avant que la vie ne les sépare. En somme, l'appel du monde enfoui et non disparu.       <br />
               <br />
       Ce monde qui, au détour des hasards de la vie, bien plus tard, fulgure au présent dans une intensité de bonheur et de souffrance tout à la fois puis s'anéantit. Cela fut, cela est, cela n'est plus.       <br />
              <br />
       Le spectacle est objet de théâtre dans son essence, même d'art de l'effet et de l'éphémère : dans sa dimension de catharsis. Un homme, une femme. Un dialogue. Un comédien, une comédienne. Un narrateur, une ombre. Un homme jeune un peu décalé, une vieille femme venue de loin. L'un porte le récit qui comble une amnésie. Il est le narrateur. Elle est la voix.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28477840-28065215.jpg?v=1543821928" alt=""Un Instant" donne le goût des choses aux mots par un travail méticuleux de la syntaxe" title=""Un Instant" donne le goût des choses aux mots par un travail méticuleux de la syntaxe" />
     </div>
     <div>
      Jean Bellorini réalise comme un précipité au sens chimique. Et exprime le mouvement même de la Recherche. Cette œuvre en mouvement d'écriture qui, de synesthésies en synesthésies, donne le goût des choses aux mots par un travail méticuleux de la syntaxe. Le metteur en scène obtient par les moyens du théâtre, de la part du public, une attention intense, une écoute intime des fragments de la recherche. Une (re)découverte.       <br />
              <br />
       Il se permet même, dans une discrète virtuosité, de partir scéniquement de très loin. Par un prologue presque agaçant qui rappelle et évacue vite tous les poncifs : des petites madeleines de chacun à la pensée du regret larmoyant et sentimental d'un Léo Ferré*.       <br />
              <br />
       Dans &quot;Un instant&quot;, se vit une approche respectueuse et amoureuse de l'œuvre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* &quot;Avec le temps va, tout s'en va…&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Un Instant"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28477840-28065221.jpg?v=1543821967" alt=""Un Instant" donne le goût des choses aux mots par un travail méticuleux de la syntaxe" title=""Un Instant" donne le goût des choses aux mots par un travail méticuleux de la syntaxe" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;À la recherche du temps perdu&quot; de Marcel Proust.       <br />
       Adaptation : Jean Bellorini, Camille de La Guillonnière et Hélène Patarot.       <br />
       Mise en scène, scénographie, lumière : Jean Bellorini.       <br />
       Avec : Hélène Patarot et Camille de La Guillonnière.       <br />
       Musicien : Jérémy Péret.       <br />
       Costumes : Macha Makeïeff.       <br />
       Création sonore : Sébastien Trouvé.       <br />
       Perruque : Cécile Kretschmar.       <br />
       Assistanat à la scénographie : Véronique Chazal.       <br />
       Assistanat aux costumes : Claudine Crauland.       <br />
       Durée : 1 h 45.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28477840-28065233.jpg?v=1543822009" alt=""Un Instant" donne le goût des choses aux mots par un travail méticuleux de la syntaxe" title=""Un Instant" donne le goût des choses aux mots par un travail méticuleux de la syntaxe" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 14 novembre au 9 décembre 2018.</span>       <br />
       Du lundi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h 30, relâche le mardi.       <br />
       Théâtre Gérard Philipe - CDN, Salle Roger Blin, Saint-Denis (93), 01 48 13 70 00.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatregerardphilipe.com/cdn/" target="_blank">&gt;&gt; theatregerardphilipe.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée 2018/2019</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">14 et 15 décembre 2018 :</span> Les Théâtres de la Ville de Luxembourg (Luxembourg).       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 au 27 janvier 2019 :</span> TKM-Théâtre Kléber-Méleau, Renens (Suisse).       <br />
       16 et 17 février 2019 : Théâtre Louis Aragon - Scène conventionnée d’intérêt national art et création - danse,       <br />
       Tremblay-en-France (93).       <br />
       Du 13 au 16 mars 2019 : La Criée - Théâtre national, Marseille (13).       <br />
       20 et 21 mars 2019 : Théâtre de l’Archipel - Scène nationale, Perpignan (66).       <br />
       26 et 27 mars 2019 : Théâtre de Caen (14).       <br />
       4 et 5 avril 2019 : Hérault Culture, Domaine départemental de Bayssan, Béziers (34).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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