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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-11T08:43:31+02:00</updated>
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   <title>Printemps arabe, réfugiée Queer, Molière et… Pokémon Go : voici les balises de l'exil dans "Somnambule - Hmar Lil" d'Asmaa Samlali</title>
   <updated>2026-02-13T09:43:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Printemps-arabe-refugiee-Queer-Moliere-et-Pokemon-Go-voici-les-balises-de-l-exil-dans-Somnambule-Hmar-Lil-d-Asmaa_a4479.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-02-13T09:24:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La vie est souvent un dédale. Pour le personnage de "Somnambule - Hmar Lil", ce dédale commence un petit matin, juste avant le lever du soleil, dans la rue en bas de chez elle, en pyjama, où elle est surprise par son père qui revient de la prière du matin. Elle n'est alors qu'une jeune adolescente comme une autre, passionnée par les Pokémon, qui ne fait qu'à peine envisager le parcours tortueux qui l'attend, mais ce somnambulisme lui annonce déjà que sa vie sera moitié vécue, moitié occultée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94322849-65781327.jpg?v=1770971456" alt="Printemps arabe, réfugiée Queer, Molière et… Pokémon Go : voici les balises de l'exil dans "Somnambule - Hmar Lil" d'Asmaa Samlali" title="Printemps arabe, réfugiée Queer, Molière et… Pokémon Go : voici les balises de l'exil dans "Somnambule - Hmar Lil" d'Asmaa Samlali" />
     </div>
     <div>
      Quelques années après cet événement, se déclenche le Printemps Arabe, d'abord en Tunisie, suite à l'immolation d'un jeune vendeur ambulant pour protester contre la répression policière et la corruption, puis dans la plupart des pays du Maghreb. La jeunesse de ces pays se laisse emporter par un vent de liberté qui les fait manifester et délivre la parole et les désirs. Et notre somnambule se laisse emporter, elle aussi, à travers les mers, et se réfugie en France où elle découvre l'incroyable dédale qui l'attend : entre démarches administratives pour obtenir l'asile, recherche de logements qui s'avèrent chaque fois temporaires et nuits difficiles traversées de cauchemars.       <br />
              <br />
       C'est dans le cauchemar le plus habituel pour les demandeurs d'asile qu'Asmaa, interprétée avec une fougue et une force communicative par Asmaa Samlali, emmène le public aux premières minutes de la pièce : les dédales de l'administration, en particulier ceux, brutaux, de la préfecture, mais aussi ceux de l'OFPRA, de France Terre d'Asile et des centres d'Hébergements d'urgence. Elle est là parmi les réfugiés de Syrie, du Soudan, d'Afghanistan entre autres qui cherchent leur place. Elle est là avec, dans le cœur, le souvenir de celle pour laquelle elle a eu ce coup de foudre, qui est <span style="font-style:italic">&quot;belle comme la révolution&quot;</span>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94322849-65781331.jpg?v=1770971509" alt="Printemps arabe, réfugiée Queer, Molière et… Pokémon Go : voici les balises de l'exil dans "Somnambule - Hmar Lil" d'Asmaa Samlali" title="Printemps arabe, réfugiée Queer, Molière et… Pokémon Go : voici les balises de l'exil dans "Somnambule - Hmar Lil" d'Asmaa Samlali" />
     </div>
     <div>
      Pour contrebalancer l'enfer de ce labyrinthe et la tristesse de l'exil, Asmaa se glisse dans la peau de Pikachu, le Pokémon le plus célèbre du manga animé. À cette époque, Pokémon Go fait fureur dans toute l'Europe et les dresseurs de Pokémon traversent les groupes de réfugiés qui attendent devant l'OFPRA sans les voir.       <br />
              <br />
       Les personnages du manga font partie intégrante du spectacle sous forme de masques (des cagoules) que l'on imagine fabriqués au crochet à mailles larges. Pour Asmaa, c'est celui de Pikachu et ses pouvoirs de téléportation. Pour d'autres personnages, d'autres demandeurs d'asile qui apparaissent dans les vidéos, ce sont d'autres cagoules de Pokémon. Comme si ces masques étaient à la fois une protection contre les persécutions qu'ils subissent et une identité qu'ils revendiquent, qu'ils demandent au travers de toutes ces démarches administratives.       <br />
               <br />
       Le dispositif scénographique s'inspire des éléments basiques d'une pauvre chambre de bonne : un lit, dressé à la verticale, qui servira d'écran de projection pour les vidéos, une valise, un lit de camp. Sur la droite de la scène, Zoé Kammarti incarne les personnages rencontrés, flashs amoureux queer ou encore Aïcha Kandicha, un djinn inspiré directement des contes pour enfants racontés par la grand-mère d'Asmaa. Elle est aussi musicienne, violoniste et accompagne en live la comédienne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94322849-65781355.jpg?v=1770971554" alt="Printemps arabe, réfugiée Queer, Molière et… Pokémon Go : voici les balises de l'exil dans "Somnambule - Hmar Lil" d'Asmaa Samlali" title="Printemps arabe, réfugiée Queer, Molière et… Pokémon Go : voici les balises de l'exil dans "Somnambule - Hmar Lil" d'Asmaa Samlali" />
     </div>
     <div>
      Asmaa Samlali, autrice, metteuse en scène et interprète, livre avec Somnambule une forme d'allégorie de l'exil. Son personnage Asmaa et son double Pikachu, entre dédales et cauchemars, traversées et impossibilité de retour, coups de cœurs et cours de théâtre, logements temporaires et asile finalement obtenu, donne un bel exemple de force de vie, de détermination et d'autodérision. Grâce à une interprétation touchante et la proximité avec le public qu'elle parvient à créer (un peu comme on fait une confidence à un nouvel ami), la pièce oscille entre cris de révolte, joie de vivre et rêves un peu naïfs qui donnent une mixité au spectacle, comme un drame flirtant avec la comédie.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au Point Éphémère à Paris, le 3 février 2026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Somnambule - Hmar Lil"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94322849-65781356.jpg?v=1770971577" alt="Printemps arabe, réfugiée Queer, Molière et… Pokémon Go : voici les balises de l'exil dans "Somnambule - Hmar Lil" d'Asmaa Samlali" title="Printemps arabe, réfugiée Queer, Molière et… Pokémon Go : voici les balises de l'exil dans "Somnambule - Hmar Lil" d'Asmaa Samlali" />
     </div>
     <div>
      En français et en arabe sous-titré.       <br />
       Texte : Asmaa Samlali.       <br />
       Conception : Asmaa Samlali.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Virgile L. Leclerc.       <br />
       Avec : Asmaa Samlali.       <br />
       Regard extérieur et dramaturgie : Karima El Kharraze.       <br />
       Composition et musique live : Zoé Kammarti.       <br />
       Scénographie : Shehrazad Dermé.       <br />
       Création vidéo : Samir Ramdani.       <br />
       Création lumières et régie : Myriam Adjallé.       <br />
       Production Compagnie À Bout Portant.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">19 février à 20 h.</span>       <br />
       Université Sorbonne Nouvelle, 8, avenue de Saint-Mandé - Bureau D003, Paris 12ᵉ       <br />
       <a class="link" href="http://culture.sorbonne-nouvelle.fr/event/621944-somnambule-hmar-lil-asmaa-samlali-theatre" target="_blank">&gt;&gt; culture.sorbonne-nouvelle.fr</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">10 au 20 mars 2026 - Théâtre 13, Paris</span>       <br />
       Du lundi au vendredi à 20 h, samedi à 18 h.       <br />
       Théâtre 13/Bibliothèque, 30, rue du Chevaleret, Paris 13ᵉ.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.theatre13.com/spectacle?id_spectacle=522" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatre13.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre13.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>"Ihsane"… Un vaste spectre de passions humaines… pour l'amour et la tolérance… contre la barbarie</title>
   <updated>2025-04-14T20:50:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Ihsane-Un-vaste-spectre-de-passions-humaines-pour-l-amour-et-la-tolerance-contre-la-barbarie_a4194.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/87915880-62299139.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-04-14T19:55:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Deuxième volet d'un diptyque, le chorégraphe belge Sidi Larbi Cherkaoui nous entraîne avec "Ihsane" à la fois dans un fait divers effroyable et aussi sur les traces de son père dans les paysages et déserts du Maghreb avec sa musique et ses couleurs, dans un esprit de tolérance et d'ouverture contre l'extrémisme mortifère et assassin.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87915880-62299139.jpg?v=1744655457" alt=""Ihsane"… Un vaste spectre de passions humaines… pour l'amour et la tolérance… contre la barbarie" title=""Ihsane"… Un vaste spectre de passions humaines… pour l'amour et la tolérance… contre la barbarie" />
     </div>
     <div>
      C'est une œuvre de Sidi Larbi Cherkaoui, à la tête du Ballet du Grand Théâtre de Genève, qui s'inscrit dans un contexte terrifiant, celui du lynchage homophobe d'Ihsane, belge de 32 ans d'origine marocaine en avril 2012 par quatre individus à la sortie d'une boîte gay. Il a été retrouvé mort une semaine après, victime de tortures et de traitements inhumains et dégradants.       <br />
               <br />
       &quot;Ihsane&quot; fait partie d'un diptyque composé aussi de &quot;Vlaemsch&quot; (2022) qui était dédié à sa mère. Le thème de cette création est aussi son père qu'il a perdu quand il était adolescent et de son rapport avec lui.       <br />
               <br />
       Nourri de ces deux contextes, le spectacle est ainsi une exploration de ce qui se rattache aux origines, à ce qui fait culture et identité. Et aussi à cet autre, la figure de l'étranger, à ce qui peut nous sembler si différent et pourtant si proche, à ce qui peut être aussi rejeté, voire haï, car sur lequel peut se greffer toute sorte de peurs et d'incompréhension.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87915880-62299141.jpg?v=1744655529" alt=""Ihsane"… Un vaste spectre de passions humaines… pour l'amour et la tolérance… contre la barbarie" title=""Ihsane"… Un vaste spectre de passions humaines… pour l'amour et la tolérance… contre la barbarie" />
     </div>
     <div>
      Aussi, c'est par un cours d'arabe que commence la représentation, à destination aussi du public, ouvrant une première porte, celle du langage, si présente dans cette création, afin de se relier à ce qui peut nous être étranger. Le spectacle est une invitation à l'autre, à un rapprochement de lui, comme source de richesses.       <br />
              <br />
       L'anglais et le français sont aussi adoptés dans certaines scènes, comme dans ce pas de deux avec une gestuelle tout en équilibre composée de bascules et de rotations amples accompagnées de paroles, comme si la danse devenait théâtre avec son verbe.       <br />
               <br />
       Le spectacle est découpé en différentes séquences dans une superbe scénographie. Celle-ci est très riche, et devient parfois un peu trop surchargée par la variété des tableaux. L'immersion est totale avec une géographie des lieux et une échelle du temps qui ne sont pas, à dessein, précisées. C'est un voyage dans lequel nous sommes conviés avec ses ambiances, ses intérieurs, ses paysages, ses chansons en arabe et sa musique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87915880-62299418.jpg?v=1744655562" alt=""Ihsane"… Un vaste spectre de passions humaines… pour l'amour et la tolérance… contre la barbarie" title=""Ihsane"… Un vaste spectre de passions humaines… pour l'amour et la tolérance… contre la barbarie" />
     </div>
     <div>
      En arrière-scène sont situés les musiciens Jasser Haj Youssef (viole d'amour), Gaël Cadoux (piano Rhodes), Yasamin Shahhosseini (Oud) et Gabriele Miracle Bragantini (percussion), ainsi que les chanteurs Fadia Tomb El-Hage et Mohammed El Arabi-Serghini.       <br />
               <br />
       Dans ces différents médias autant vocaux, musicaux, scénographiques que corporels, la grille artistique est plurielle avec un large spectre de tableaux et une construction de l'œuvre qui perd parfois de lisibilité avec quelques longueurs. La violence de certains d'entre eux est très marquée. Le lynchage d'Ihsane est restitué de même que son pendant amical et intime avec son duo composé d'une gestuelle souple, arrondie et aux touchers légers.       <br />
              <br />
       Pour le cours d'arabe, la parole fait place aussi à une chorégraphie basée sur une gestuelle des mains simulant presque un langage des signes, avec des figures géométriques angulaires des bras et un mouvement rotatif des coudes. Puis c'est au tour des corps de bouger.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87915880-62299533.jpg?v=1744655959" alt=""Ihsane"… Un vaste spectre de passions humaines… pour l'amour et la tolérance… contre la barbarie" title=""Ihsane"… Un vaste spectre de passions humaines… pour l'amour et la tolérance… contre la barbarie" />
     </div>
     <div>
      Il y a un mélange de catimini, de gravité, de violence, d'intimité, de camaraderie dans la scénographie. C'est un feu d'artifice de couleurs qui s'appuie sur une large gamme d'émotions. L'ensemble est très beau et respire de poésie avec les lumières, les couleurs, la musique et les gestiques. Les premières sont à la fois mates et colorées, avec des moments autant de fête, d'intimité que de violence et de solitude.       <br />
              <br />
       C'est un vaste spectre de passions humaines qui est montré avec son échelle de valeurs positives et négatives. La musique et les chants nous mènent vers un ailleurs afin de retrouver Ihsane, qui désigne en arabe un idéal de bonté, de gentillesse et de bienveillance. Bref, une tolérance et une ouverture d'esprit qui font un bien fou dans notre actualité bousculée sur ces sujets.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ihsane"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87915880-62299549.jpg?v=1744656016" alt=""Ihsane"… Un vaste spectre de passions humaines… pour l'amour et la tolérance… contre la barbarie" title=""Ihsane"… Un vaste spectre de passions humaines… pour l'amour et la tolérance… contre la barbarie" />
     </div>
     <div>
      Ballet du Grand Théâtre de Genève/Eastman.       <br />
       Chorégraphie : Sidi Larbi Cherkaoui.       <br />
       Directeur général : Aviel Cahn.       <br />
       Directeur du Ballet : Sidi Larbi Cherkaoui.       <br />
       Scénographie : Amine Amharech.       <br />
       Lumières : Fabiana Piccioli.       <br />
       Musique : Jasser Haj Youssef.       <br />
       Costumes : Amine Bendriouich.       <br />
       Vidéo : Maxime Guislain.       <br />
       Chant : Fadia Tomb El-Hage, Mohammed El Arabi-Serghini.       <br />
       Dramaturge : El Arbi El-Harti.       <br />
       Sound design : Alexandre Dai Castaing.       <br />
       Directeur des répétitions : Manuel Renard.       <br />
       Assistants à la chorégraphie : Pascal Marty, Patrick Williams Seebacher (TwoFace).       <br />
       Musiciens : Jasser Haj Youssef (viole d'amour), Gaël Cadoux (piano Rhodes), Yasamin Shahhosseini (Oud), Gabriele Miracle Bragantini (percussion).       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>A eu lieu du 30 mars au 13 avril 2025 au Théâtre du Châtelet, 1, place du Châtelet, Paris 1er.</b>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Programme 1, du 30 mars au 6 avril 2025.</strong></span>       <br />
       "Ihsane" de Sidi Larbi Cherkaoui.       <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>Programme 2, du 10 au 13 avril 2025.</strong></span>       <br />
       "Strong" de Sharon Eyal,       <br />
       "Busk" de Aszure Barton,       <br />
       "Boléro" de Damien Jalet &amp; Sidi Larbi Cherkaoui.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Je ne suis pas arabe" Une fresque mémorielle émouvante interprétée avec brio, humour et grande poésie</title>
   <updated>2024-12-16T10:55:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Je-ne-suis-pas-arabe-Une-fresque-memorielle-emouvante-interpretee-avec-brio-humour-et-grande-poesie_a4096.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/84750706-60500845.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-12-05T19:50:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Mahdjouba Akrour est née à Oran en 1942. Elle a toujours dit à son petit-fils Elie de "laisser les morts tranquilles". Elle n'est pas arabe. Elle est française. Oran, ça n'existe pas. À l'aube de devenir père, soutenu par sa famille, Elie se demande pourquoi son enfant ne vient toujours pas au monde. Sa grand-mère, Mahdjouba, manque à l'appel… Nous sommes dans l'Oran des années trente et nous voilà embarqués dans une épopée onirique et surréaliste, entre situations absurdes et Histoire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84750706-60500845.jpg?v=1733426107" alt=""Je ne suis pas arabe" Une fresque mémorielle émouvante interprétée avec brio, humour et grande poésie" title=""Je ne suis pas arabe" Une fresque mémorielle émouvante interprétée avec brio, humour et grande poésie" />
     </div>
     <div>
      Un conte fantastique, une auto-fiction, une réalité revisitée, un récit picaresque, une épopée familiale ? &quot;Je ne suis pas arabe&quot; d'Elie de Boissière et Ben Popincourt, c'est un peu tout ça à la fois. Mais c'est surtout l'histoire de Mahdjouar Akrour, la grand-mère d'Elie, qui a demandé à changer de prénom et qui est devenue Magda Akrour, un personnage un peu fou, mystique, rempli de contradictions et d'énigmes (sic).       <br />
              <br />
       Qui parmi nous n'a pas un jour cherché à connaître ses racines, ses origines exactes, quand bien même ces dernières semblaient pourtant connues et acquises ? Question existentielle qui, quand elle n'a pas de réponse, peut devenir obsédante, voire davantage…       <br />
              <br />
       Élie Boissière, on l'a vu déjà jouer dans &quot;Tom à la ferme&quot;, de l'auteur québécois Michel-Marc Bouchard, dans une mise en scène de Vincent Marbeau. Dans cette pièce aux allures de thriller, évoquant déjà le thème de la famille, le jeu organique du comédien était palpable, dense et investi. Non sans un bon mélange de force et de fragilité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84750706-60500847.jpg?v=1733426151" alt=""Je ne suis pas arabe" Une fresque mémorielle émouvante interprétée avec brio, humour et grande poésie" title=""Je ne suis pas arabe" Une fresque mémorielle émouvante interprétée avec brio, humour et grande poésie" />
     </div>
     <div>
      Il semblerait que les goûts éclectiques du comédien, ses différents et nombreux projets déjà réalisés, et sa passion pour le théâtre, entre autres, l'aient enfin conduit à être seul en scène. Alors, qu'en est-il de cette arène aride où, cette fois-ci, les partenaires sont absents, et où il faut s'imposer seul, comme un grand ? Enfin, presque seul, car une myriade de personnages sont quand même largement évoqués dans ce spectacle. Certains ont vraiment existé. D'autres sont totalement issus de l'imaginaire des deux complices à l'écriture.       <br />
              <br />
       Et puis il y a la musique sur scène qui occupe une place centrale, celle de l'oud, cet instrument originaire du Moyen-Orient dont joue le musicien Ahmed Amine Ben Feguira, passionné aussi de jazz et diplômé en musicologie.       <br />
              <br />
       Ce son apparaît comme un personnage à part entière qui transporte les spectateurs dans un voyage d'émotions bien palpables, consolidant fort justement la narration et l'interprétation du comédien. Peut-être l'instrument et son interprète auraient-ils pu se mouvoir davantage sur le plateau et se lever de leur place à nos yeux un peu trop statique… Pour envelopper encore davantage la sensibilité du propos.       <br />
              <br />
       &quot;Tom à la ferme&quot;, comme déjà signalé plus haut, était déjà une pièce sur le poids du secret de famille, sur le fatum, les silences, les non-dits. &quot;Je ne suis pas arabe&quot; aussi, le premier spectacle de la jeune Compagnie &quot;Les Yeux Larges&quot; et dont la genèse a commencé dans une maternité, celle où l'enfant d'Elie et Donia doit venir au monde. Mais ce bébé, il tarde à pointer le bout de son nez ! Quelqu'un qui ne &quot;pointe pas non plus le bout de son nez&quot;, c'est Magda, la grand-mère d'Elie, elle qui lui a toujours répété qu'elle était française (l'Algérie l'était à ce moment-là).       <br />
              <br />
       Elle n'est pas là malgré la profusion de joie et de plats cuisinés de toutes origines. Moment &quot;culinaire&quot; interprété de façon particulièrement remarquable par Elie Boissière. Alors Elie fonce droit devant, pour comprendre son absence, en faisant un bond en arrière dans les années trente en Algérie. En vrai ou pas ! En faisant venir Magda à Paris, dans son appartement, réellement ou pas ! Pour savoir. Pour crever l'abcès des non-dits de ses parents d'origine normande et maghrébine, convertis tous deux au judaïsme.       <br />
              <br />
       Toutes <span style="font-style:italic">&quot;ces gueules différentes du côté maternel&quot;</span>, tous ces gens, nombreux, il fallait qu'il les découvre, qu'il aille à leur rencontre. Qu'il sache… Qu'il cesse de botter en touche ! À un moment, ça suffit !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84750706-60500850.jpg?v=1733426173" alt=""Je ne suis pas arabe" Une fresque mémorielle émouvante interprétée avec brio, humour et grande poésie" title=""Je ne suis pas arabe" Une fresque mémorielle émouvante interprétée avec brio, humour et grande poésie" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Ma grand-mère constitue la mémoire vivante de la famille. Je brûlais d'envie de jouer un spectacle sur elle. Je me devais de capturer ses souvenirs pour les transmettre à mon tour, et faire parler les silences&quot;.</span>       <br />
              <br />
       La mise en scène d'Alexis Sequera a privilégié la sobriété et l'épure. Une simple toile blanche derrière laquelle le comédien se meut en ombres chinoises suffit à transporter le public dans son nécessaire voyage-requête et à nous le faire partager.       <br />
              <br />
       Osons entrevoir dans ce drap blanc, peut-être, l'idée de ce &quot;voile-linceul&quot; qui ne cesse de se dresser entre la France et l'Algérie… Le Blanc pas si blanc du colonialisme, présent-absent, encore et encore, et ses ombres en mémoire que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître…       <br />
              <br />
       Dans l'évocation des différents personnages qu'interprète le comédien, l'interprétation frôle parfois des dimensions caricaturales dignes de certains one-man-show, aux allures du &quot;Djamel Comédie Club&quot;. Cela dit, Elie Boissière y excelle largement, mais gageons que ce parti pris aurait pu être minimisé au profit d'autres moments de poésie, d'émotions et de nostalgie bien plus en phase avec le thème de la pièce, comme la scène finale par exemple ou encore l'évocation de la &quot;politique injustice&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/84750706-60500851.jpg?v=1733426213" alt=""Je ne suis pas arabe" Une fresque mémorielle émouvante interprétée avec brio, humour et grande poésie" title=""Je ne suis pas arabe" Une fresque mémorielle émouvante interprétée avec brio, humour et grande poésie" />
     </div>
     <div>
      La caricature de Mamie Magda, entre autres, relève d'un véritable talent d'acteur tant sur le plan de la pantomime que corporel ! Celle des têtes de chèvres sur les étals du marchand aussi.       <br />
       À certains moments, la diction et le phrasé du comédien ne sont pas sans nous rappeler ceux d'Abd-Al-Malik, et nous transportent dans de bien jolies références poétiques.       <br />
              <br />
       Mais créer, c'est faire une large place à des choix sans être souvent en mesure de renoncer !       <br />
       Dans cette petite salle intimiste du Théâtre La Reine Blanche, le voyage d'Elie Boissière dépasse largement les trois murs du plateau, grâce à son talent, et nous invite à songer à nos propres origines, avec humour, fine sensibilité et talent assuré.       <br />
              <br />
       Pour ce qui est du quatrième, courez-y en faire partie pour découvrir par vous-mêmes ce à quoi il vous expose.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Je ne suis pas arabe"</b></div>
     <div>
      Texte : Elie Boissière et Ben Popincourt.       <br />
       Mise en scène : Alexis Sequera.       <br />
       Avec : Elie Boissière et le musicien Ahmed Amine Ben Feguira.       <br />
       Lumières : Nathan Sebbagh.       <br />
       Musiques : Ahmed Amine Ben Feguira.       <br />
       Compagnie Les Yeux Larges.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 19 novembre au 21 décembre 2024.</span>       <br />
       Mardi et jeudi à 21 h, samedi à 20 h. Relâche : 26 novembre, 10 et 17 décembre.       <br />
       Théâtre de la Reine Blanche - Scène des Arts et des Sciences, Salle Marie Curie, Paris 18ᵉ, 01 40 05 06 96.       <br />
       <a class="link" href="https://www.reineblanche.com/" target="_blank">&gt;&gt; reineblanche.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Je-ne-suis-pas-arabe-Une-fresque-memorielle-emouvante-interpretee-avec-brio-humour-et-grande-poesie_a4096.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Al Atlal"… Zoom sur Oum</title>
   <updated>2021-07-05T19:35:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Al-Atlal-Zoom-sur-Oum_a2991.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/57522087-42601006.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-07-05T19:25:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans un concert autour du théâtre, de la danse et d'une chanson d'Oum Kalsoum, Norah Krief raconte ses souvenirs d'enfance avec sa mère et, entre autres, son couscous, son appartement avec ses rideaux bancs et la Tunisie. Au travers d'une création où se mêle nostalgie et un "ailleurs" qui est celui des rives de la Méditerranée, elle recompose une mémoire toute personnelle comme un écho, hasardeux, à celle, beaucoup plus politique, qui peut se jouer en ce moment.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57522087-42601006.jpg?v=1625507167" alt=""Al Atlal"… Zoom sur Oum" title=""Al Atlal"… Zoom sur Oum" />
     </div>
     <div>
      La voix est belle, posée, timbrée d'émotions, celle d'une femme redevenue enfant le temps d'un concert où elle raconte ses souvenirs autour de sa mère. Cette femme est Norah Krief et l'unique chanson du concert est &quot;Al Atlal&quot; (les ruines), un poème d'Ibrahim Nagi (1898-1953), poète égyptien chanté par Oum Kalsoum (1898-1975) la première fois en 1965. Très grande chanteuse égyptienne du monde oriental, elle est la référence du monde arabe, un repère artistique comme les Beatles dans le monde occidental.       <br />
              <br />
       Ces ruines sont celles de l'amante après son départ. L'amante est, ici, la Tunisie pour la comédienne qui y est née et qu'elle a quitté à l'âge de 2 ans. Ce poème est celui du souvenir pour notre interprète, l'amant/l'amante éploré(e) pour le poète… ou politique pour Nasser (1918-1970) qui en avait cité quelques vers pour annoncer la défaite miliaire de l'Égypte en 1967.       <br />
              <br />
       Sur scène, c'est une alternance de chant et de récit. Ouds, guitare électrique, percussions orientales et clavier accompagnent la chanteuse. L'Orient embrasse l'Occident, le passé le présent, les souvenirs l'exil, les plaisirs les moments plus douloureux. Théâtre et musique forment un couple. Solos de guitare électrique et d'ouds s'enchaînent. Ce qui fait mouche est ce mariage entre Orient et Occident au-delà des souvenirs personnels de l'interprète, c'est celle aussi d'une Histoire commune, nouée entre les deux rives de la Méditerranée, qui a lié cultures maghrébine et française autour de la nostalgie et d'une mémoire personnelle ou politique à recomposer.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57522087-42601013.jpg?v=1625507202" alt=""Al Atlal"… Zoom sur Oum" title=""Al Atlal"… Zoom sur Oum" />
     </div>
     <div>
      Ici, chant et musique sont politiques au sens noble. L'oud embrasse son &quot;note à note&quot; autour de la guitare électrique avec ses accords plus glissants, les percussions orientales s'appuyant sur les claviers pour apporter des touches vives, rapides, très sonores quand le clavier est dans un registre plus discret.       <br />
              <br />
       L'approche est moderne avec cette musique du monde alors que, dans la version originale, instruments à vent (flûte, violons, altos, violoncelles, contrebasse) et percussions étaient dans un rythme traditionnel oriental. Les guitares ayant remplacé les instruments à vent, le tempo est plus lent, moins chargé, mais plus soutenu dans ses accords.       <br />
               <br />
       La danse apparaît aussi avec, même si Norah Krief n'est pas danseuse, des mouvements ressemblant à une danse du ventre sans ceux du bassin, seuls les bras formant des ondulations. C'est un va-et-vient entre deux rives, symbolisé par quatre instruments, deux d'Orient et deux d'Occident.       <br />
              <br />
       Le concert résume cette double culture. Autour de son histoire, qui est celle de centaines de milliers de personnes en France, l'interprète est rejoint par ses musiciens avec leurs morceaux de souvenir d'Algérie, d'Espagne et de Syrie. Bref, un spectacle ouvert sur le monde et de ce qui relie les peuples entre eux. Un vrai bol d'air dans une époque repliée sur ses peurs et ses rejets.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Al Atlal, chant pour ma mère"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57522087-42601016.jpg?v=1625507238" alt=""Al Atlal"… Zoom sur Oum" title=""Al Atlal"… Zoom sur Oum" />
     </div>
     <div>
      Un spectacle de Norah Krief.       <br />
       D'après le poème d'Ibrahim Nagi chanté par Oum Kalsoum, sur une musique de Riad Al Sunbati.       <br />
       Écriture et dramaturgie : Norah Krief et Frédéric Fresson.       <br />
       Avec : Norah Krief, Frédéric Fresson, Lucien Zerrad ou Antonin Fresson, Mohanad Aljaramani ou Hareth Mhedi.       <br />
       Musique : Frédéric Fresson, Lucien Zerrad et Mohanad Aljaramani.       <br />
       Collaboration artistique : Charlotte Farcet.       <br />
       Traduction : Khaled Osman.       <br />
       Regard extérieur : Éric Lacascade.       <br />
       Lumières : Jean-Jacques Beaudouin.       <br />
       Scénographie et costumes : Magali Murbach et Malgorzata Szczesniak.       <br />
       Son : Olivier Gascoin avec Yohann Gabillard.       <br />
       Coaching chant oriental : Dorsaf Hamdani.       <br />
       Collaboration live et machines : Duma Poutet aka (Otisto 23).       <br />
       Remerciements à Éric Wittersheim et Marie Descourtieux de l'Institut du monde arabe.       <br />
       Durée : 1 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57522087-42601022.jpg?v=1625507276" alt=""Al Atlal"… Zoom sur Oum" title=""Al Atlal"… Zoom sur Oum" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 1er au 13 juillet 2021.</span>       <br />
       Du lundi au samedi à 19 h.       <br />
       La Colline - théâtre national, Petit Théâtre, Paris 20e, 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>       <br />
              <br />
       Le spectacle sera également présenté à la MC93 Bobigny du 24 septembre au 2 octobre 2021.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Al-Atlal-Zoom-sur-Oum_a2991.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Chronic(s) 2" Arrêts sur images… 20 ans de hip-hop et la vie devant soi</title>
   <updated>2021-03-30T10:18:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Chronic-s-2-Arrets-sur-images-20-ans-de-hip-hop-et-la-vie-devant-soi_a2912.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/55121604-41343175.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-03-30T10:07:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Vingt ans après "Chronic(s)", Hamid Ben Mahi récidive en créant, avec le même complice Michel Schweitzer, "Chronic(s) 2". Une forme faisant écho à la précédente et dont le fil rouge est, toujours et encore, de faire résonner, par le médium de la voix et du corps associé, la question virale de l'identité. Qui est-on quand les origines prennent racine de l'autre côté de la Méditerranée ? Quelle place le pays d'accueil assigne-t-il à "l'exilé", fût-il de l'intérieur ? Comment le regard porté par celui qui est né du bon côté de la rive peut enfermer dans des stéréotypes, stigmatiser, voire mortifier ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/55121604-41343175.jpg?v=1617092800" alt=""Chronic(s) 2" Arrêts sur images… 20 ans de hip-hop et la vie devant soi" title=""Chronic(s) 2" Arrêts sur images… 20 ans de hip-hop et la vie devant soi" />
     </div>
     <div>
      Hamid Ben Mahi, danseur et chorégraphe né en périphérie de Bordeaux, occupe une place singulière sur la scène du hip-hop qu'il fut l'un des premiers à promouvoir dans l'Hexagone, notamment lors de son invitation à Avignon. &quot;Faut qu'on en parle !&quot; représenté en 2006 dans le cadre du Festival IN à la Chapelle des Pénitents Blancs racontait déjà, en mouvements et en mots, son histoire à plus d'un titre &quot;exemplaire&quot;. Celle d'un fils d'immigrés algériens venu, comme beaucoup de ses semblables, trouver en France une terre promise.       <br />
              <br />
       Auparavant, en 2002, il y avait eu l'inaugural &quot;Chronic(s)&quot;, un autre solo chorégraphié et parlé où il avait mis en jeu ce qui depuis ne cesse de l'obséder : donner au hip-hop une dimension sociétale ne rangeant pas cette danse chargée d'Histoire - elle est née à New York dans le Bronx bouillonnant de créativité libertaire des seventies - au rang d'accessoire décoratif des périphéries urbaines. Refusant l'alibi d'un hip-hop exotique dont nombre de politiques bien-pensantes de la ville font, à peu de frais, leur fonds de commerce en surfant sans scrupules sur l'argent du &quot;beur&quot;, il n'a de cesse de développer des actions concrètes au plus près des jeunes de quartiers gagnés par cette culture artistique exigeante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/55121604-41343181.jpg?v=1617092835" alt=""Chronic(s) 2" Arrêts sur images… 20 ans de hip-hop et la vie devant soi" title=""Chronic(s) 2" Arrêts sur images… 20 ans de hip-hop et la vie devant soi" />
     </div>
     <div>
      Sur le plateau de danse, pour tenter de mesurer les effets du temps écoulé, dans cet intervalle de vingt années proche de la durée d'une génération, un dispositif tombant des cintres offre le sablier. Des diapositives projetées rythment le temps du récit - &quot;Paysage 2001&quot;, &quot;Paysage 2020&quot; - en même temps qu'elles donnent à voir quelques clichés des temps successifs, dont la mémoire vive chevillée au corps s'empare pour recomposer le trajet les reliant. Corps et voix alternent pour ne faire plus qu'un, happés par le même &quot;objectif&quot; : dire et redire, au travers du lien tissé avec les autres, la quête de soi ; une quête intimiste autant que généraliste.       <br />
              <br />
       Visages et paysages… Entre la première image projetée en fond de scène, tête de jeunes Indiens, et la dernière lui succédant, visage d'un Indien d'âge mûr (qu'un fondu enchaîné confondra avec l'auteur), la parure de plumes multicolores arborée avec fierté n'aura rien perdu de son éclat. Seules les épreuves affrontées par &quot;les Apaches&quot; de toutes plumes - ceux qui sont différents - burineront les traits et marqueront les paysages d'époques successives.       <br />
              <br />
       Parallèlement des interrogations se font entendre comme une introspection à visage découvert. <span style="font-style:italic">&quot;C'est quoi danser ? Laisser une trace dans l'espace… Chercher un état du corps, une musique intérieure…&quot;.</span> Et joignant le geste et la parole, le corps se tord, bondit, décrit des arabesques pour écrire sa marque dans l'espace avant de se lover au sol. La chorégraphie est délivrée avec son commentaire en direct… <span style="font-style:italic">&quot;Apprendre à tomber, rouleau pour contrôler la descente, tenir l'équilibre, chandelle, demi-pointe talon, talon demi-pointe&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Et puis, suivant le cours des assauts de la mémoire, c'est l'image d'un intérieur algérien - celui du cocon familial d'antan - qui est &quot;projetée&quot;, avec ses accueillantes banquettes invitant au repos et au partage, à l'abri des bruits du dehors. Dès lors, le corps se fait porte-parole des danses orientales de son enfance, virevoltant sur lui-même jusqu'au vertige, alors que l'extérieur bruit de musiques américaines trépidantes. L'homme est ainsi fait d'influences apparemment aux antipodes, se conjuguant pour trouver en lui leur point de convergence. Métissage des cultures, métissage des peuples. Ecce homo et ses &quot;choré-graphies&quot;.       <br />
              <br />
       Ce serait cependant pure naïveté de penser que ce processus d'intégration répond à un ordre naturel. Il ne va aucunement de soi… Combien a-t-il dû essuyer d'&quot;interpellations&quot; déformant son nom ou encore l'affublant d'un prénom arabe n'étant pas le sien, comme si tous les Maghrébins s'appelaient Ali ou Mohamed, sans que l'on se donne la peine de les &quot;distinguer&quot;. Ou bien des remarques peu amènes le cantonnant à un statut de danseur, sachant danser certes, mais invité à s'abstenir de parole. Autant de micro-blessures à panser.       <br />
              <br />
       L'homme, le danseur et le chorégraphe, mus par la même énergie traversant les époques, ne forment qu'un. C'est de cette authenticité - scénarisée avec l'appui de Michel Schweitzer - que se nourrit ici le dialogue &quot;identitaire&quot;. Cette rétrospective prospective fonctionne comme une mise en abyme de la personnalité d'Hamid Ben Mahi, son auteur et acteur, dont les marques de fabrique - générosité et bienveillance - font partie intégrante de son ADN. Alors si l'homme retient ses coups, évitant soigneusement - trop soigneusement parfois - de décocher des uppercuts violents, il ne cède en rien à sa farouche volonté de faire du hip-hop une danse engagée… auprès des jeunes des banlieues riches en humanité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Chronic(s) 2"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/55121604-41343192.jpg?v=1617092871" alt=""Chronic(s) 2" Arrêts sur images… 20 ans de hip-hop et la vie devant soi" title=""Chronic(s) 2" Arrêts sur images… 20 ans de hip-hop et la vie devant soi" />
     </div>
     <div>
      Direction artistique, conception : Hamid Ben Mahi et Michel Schweizer.       <br />
       Chorégraphie et mise en scène : Hamid Ben Mahi et Michel Schweizer.       <br />
       Interprétation : Hamid Ben Mahi.       <br />
       Création lumière : Antoine Auger.       <br />
       Environnement sonore : Nicolas Barillot et Sébastien Lamy.       <br />
       Photographies : Pierre Wetzel, Jean Alussi, L'œil de Ken et Nicolas Moulin.       <br />
       Par la Compagnie Hors Série.       <br />
       Durée 1 heure.       <br />
              <br />
       Vu lors de la présentation professionnelle du jeudi 18 mars à 16 h 30 à la Manufacture CDCN de Bordeaux.       <br />
              <br />
       <b>Prochaines dates (sous réserve de la situation sanitaire)</b>       <br />
       11 mai 2021 : La Ferme de Bel Ébat, Guyancourt (78).       <br />
       23, 24 et 25 juin 2021 : La Manufacture CDCN, Bordeaux (33).
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     <br style="clear:both;"/>
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