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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-17T10:48:35+02:00</updated>
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   <title>"La Ménagerie de verre" Une adaptation théâtrale au réalisme affiché où l'ironie du vivant perce largement</title>
   <updated>2025-11-17T12:44:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Menagerie-de-verre-Une-adaptation-theatrale-au-realisme-affiche-ou-l-ironie-du-vivant-perce-largement_a4406.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2025-11-17T12:30:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Chez les Wingfield, à Saint-Louis, dans l'Amérique des années trente, Amanda élève seule ses deux enfants, Tom et Laura. Le père s'est volatilisé. Elle est dépassée par leur éducation, connaît des difficultés financières et une sorte de crise existentielle. Tom, aussi narrateur, travaille dans un magasin de chaussures pour entretenir sa famille, mais il rêve de cinéma, de littérature et d'évasion. Il se vit comme poète.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92618415-64893079.jpg?v=1744272432" alt=""La Ménagerie de verre" Une adaptation théâtrale au réalisme affiché où l'ironie du vivant perce largement" title=""La Ménagerie de verre" Une adaptation théâtrale au réalisme affiché où l'ironie du vivant perce largement" />
     </div>
     <div>
      Laura, quant à elle, est fragile et fait semblant d'aller à des cours de dactylo, mais elle erre toute la journée dans ma ville. À la maison, elle vit entourée d'animaux en verre taillé, dont une licorne à laquelle elle s'identifie. Jim est un collègue de Tom et Laura lui vouait une passion quand elle était plus jeune. Amanda l'invite à un dîner au cours duquel rien ne se passe comme prévu.       <br />
              <br />
       &quot;La Ménagerie de verre&quot; (The Glass Menagerie), écrite en 1944 à Chicago, est la septième pièce de Tennessee Williams. C'est avec cette pièce qu'il obtiendra une notoriété soudaine. Il s'agit d'une écriture en grande partie autobiographique (père absent, une petite sœur, Rose, déficiente physiquement, maladivement timide, probablement schizophrène) et qui met en avant les multiples barrières et autres obligations morales que bon nombre d'entre nous rencontrons tout au long de notre vie, l'importance de nos rêves, nos mémoires parfois fantasmées, mais aussi nos vies intérieures cloisonnées et souvent bridées.       <br />
              <br />
       Cette pièce de Tennessee Williams est un huis clos comme nous les aimons, dans lequel la psychologie de chacun des personnages est complexe, fragile – comme tous ces animaux en verre que Laura collectionne –, notamment une toute petite licorne. Chacun est à la recherche de ce quelque chose qui le rendrait différent, et au plus proche de ses aspirations les plus enfouies. Mais l'écriture pointe surtout du doigt le travail inépuisable de la mémoire, car Tom, personnage-narrateur, cherche à exprimer ses souvenirs, sans réelle objectivité ! Il est là, le thème premier de la pièce.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92618415-64893080.jpg?v=1744272457" alt=""La Ménagerie de verre" Une adaptation théâtrale au réalisme affiché où l'ironie du vivant perce largement" title=""La Ménagerie de verre" Une adaptation théâtrale au réalisme affiché où l'ironie du vivant perce largement" />
     </div>
     <div>
      L'adaptation que Philippe Person propose en ce moment au Lucernaire s'inscrit dans un choix esthétique et dramaturgique pour le moins particulier, bien loin des quelques versions auxquelles nous avons déjà assisté et peut-être trop éloignée de la veine essentielle de Tennessee Williams : celle d'une chronique familiale dont le narrateur évoque des souvenirs de manière très subjective.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Il s'est agi pour moi de monter cette pièce (…) sous l'angle d'un certain &quot;expressionnisme&quot; comme l'indique Tennessee Williams, et mes choix de scénographie se sont concentrés sur des éléments de l'intérieur de l'appartement des Wingfield (…) révélant l'intimité des trois principaux personnages&quot;,</span> précise Philippe Person.       <br />
              <br />
       Probablement trop. L'expressionnisme n'est pas le réalisme au théâtre... À nos yeux, il s'agit là d'une pièce qui n'a peut-être pas besoin d'autant d'effets ostentatoires dans le choix des décors, ni dans tout autre effet scénographique, comme les rajouts de textes vidéos de certaines répliques des personnages. La puissance d'interprétation des deux comédiennes et des deux comédiens suffisait largement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92618415-64893081.jpg?v=1744272482" alt=""La Ménagerie de verre" Une adaptation théâtrale au réalisme affiché où l'ironie du vivant perce largement" title=""La Ménagerie de verre" Une adaptation théâtrale au réalisme affiché où l'ironie du vivant perce largement" />
     </div>
     <div>
      Nous étions à la première du spectacle, le mercredi 26 mars. Nous connaissons toutes et tous, s'il en est, la pression et les doutes que suscitent un tel moment pour les comédiens ! Ces derniers étaient largement perceptibles, notamment, dans le jeu au demeurant remarquable de Florence Le Corre dans le rôle d'Amanda, la mère.       <br />
              <br />
       La comédienne gagnerait à davantage d'intériorité dans ce rôle de cette mère-courage, encore belle, mais quelque peu envahissante dans l'éducation de ses deux enfants, vivant dans un déni notoire et hantée par sa jeunesse perdue. Le parcours déjà remarquablement bien rempli de Florence Le Corre le lui permettrait très largement. Nous nous souvenons d'elle dans le festival Off d'Avignon dans &quot;La Maison de poupée&quot; d'Ibsen, absolument bouleversante.       <br />
              <br />
       Gageons qu'elle y parviendra sans l'ombre d'un doute, que l'écrin de la salle &quot;Paradis&quot; du Théâtre la portera sans ambages, et qu'il atténuera son énergie débordante et survoltée pour l'auréoler d'un voile protecteur plus nuancé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92618415-64893082.jpg?v=1744272504" alt=""La Ménagerie de verre" Une adaptation théâtrale au réalisme affiché où l'ironie du vivant perce largement" title=""La Ménagerie de verre" Une adaptation théâtrale au réalisme affiché où l'ironie du vivant perce largement" />
     </div>
     <div>
      Mais monter cette pièce sur les planches, comme au cinéma d'ailleurs, est un véritable défi !       <br />
       S'adressant directement au public, Tom se confie dès le début : <span style="font-style:italic">&quot;Oui, je vais vous surprendre, j'ai des tours dans mon sac. Mais je suis l'inverse d'un prestidigitateur de music-hall. Lui vous présente une illusion qui a l'apparence de la vérité. Moi, je vous présente la vérité sous le masque de l'illusion&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Il semblerait que Philippe Person ait un peu trop passé outre cette dimension essentielle de la pièce en choisissant de mettre davantage en avant la crise de nerfs d'une famille américaine sous la Dépression économique de l'époque, et à quelques encablures de la Seconde Guerre mondiale. Pourtant, le metteur en scène n'en est pas à son premier coup d'essai, loin de là, lui qui a dirigé le Lucernaire de 2009 à 2015 et qui, actuellement, en est le directeur de l'École. Ce sont environ trente spectacles que sa Compagnie a déjà montés, tant au Lucernaire, qu'au Festival d'Avignon ou à l'international.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92618415-64893083.jpg?v=1744272529" alt=""La Ménagerie de verre" Une adaptation théâtrale au réalisme affiché où l'ironie du vivant perce largement" title=""La Ménagerie de verre" Une adaptation théâtrale au réalisme affiché où l'ironie du vivant perce largement" />
     </div>
     <div>
      La comédienne interprétant le rôle de Laura, Alice Serfati, quant à elle, cadre parfaitement avec la sensibilité de l'écriture de Tennessee Williams, personnage se débattant entre un mélange de fragilités, de désillusions, en réelle souffrance physique et psychologique. Son jeu subtil et tendre envahit le plateau de la salle &quot;Paradis&quot;, elle qui, à travers sa collection d'animaux en verre, se protège dans sa différence, certes sans corne sur le front, mais arborant une fine beauté, à la recherche de son propre paradis amoureux auquel elle aurait droit, elle aussi.       <br />
       Quand sa licorne se brise, comment réagira-t-elle ?       <br />
              <br />
       Quand son &quot;galant&quot; lui tourne le dos en quittant l'appartement, comme son père quelques années auparavant, dans quel état d'esprit est-elle ? Pour le savoir, rendez-vous au Théâtre le Lucernaire, lieu toujours aussi charmant du 6e arrondissement parisien, armez-vous de courage pour gravir le monumental et splendide escalier en bois qui mène à la salle &quot;Paradis&quot;, et vous obtiendrez la réponse.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Ménagerie de verre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92618415-64893084.jpg?v=1744272555" alt=""La Ménagerie de verre" Une adaptation théâtrale au réalisme affiché où l'ironie du vivant perce largement" title=""La Ménagerie de verre" Une adaptation théâtrale au réalisme affiché où l'ironie du vivant perce largement" />
     </div>
     <div>
      Texte : Tennessee Williams.       <br />
       Traduction : Isabelle Famchon.       <br />
       Mise en scène : Philippe Person.       <br />
       Avec : Florence Le Corre, Alice Serfati ou Alice Macé, Blaise Jouhannaud et Antoine Maabed.       <br />
       Décors : Vincent Blot.       <br />
       Lumières et vidéo (textes projetés) : Tom Bouchardon.       <br />
       Production Cie Philippe Person.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 novembre 2025 au 25 janvier 2026.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 21 h, dimanche à 17 h 30.       <br />
       Relâche : 14 novembre 2025, 25 décembre 2025 et 1ᵉʳ janvier 2026.       <br />
       Théâtre Le Lucernaire, 53, rue Notre-Dame-des-Champs, Paris 6ᵉ.       <br />
       Réservation : 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie-lelucernaire.tickandlive.com/evenement/la-menagerie-de-verre-1" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>       <br />
              <br />
       Rencontre avec l’équipe artistique le vendredi 28 novembre à l’issue de la représentation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
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   <title>•Off 2025• "Soie" Sur la route de la soie, la quête de l'impossible amour</title>
   <updated>2025-05-25T18:57:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Soie-Sur-la-route-de-la-soie-la-quete-de-l-impossible-amour_a4225.html</id>
   <category term="Avignon 2025" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88776244-62827059.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-05-26T07:38:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
À la fin du XIXe siècle (vers 1861), Hervé Joncour effectue quatre voyages au Japon, alors pays méconnu et considéré comme dangereux, voire quasi impénétrable, pour acheter des œufs de vers à soie dont il faisait commerce. Au-delà de cette invitation à la découverte du territoire nippon et de ses règles encore très traditionnelles, se créent simultanément un parcours amoureux incertain et une dévorante et secrète passion intérieure, toutes ces traversées intimes étant faites de fils de soie… tissant une étoffe douce, intemporelle et sensuelle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88776244-62827059.jpg?v=1660125043" alt="•Off 2025• "Soie" Sur la route de la soie, la quête de l'impossible amour" title="•Off 2025• "Soie" Sur la route de la soie, la quête de l'impossible amour" />
     </div>
     <div>
      Destin singulier et surprenant que celui d'Hervé Joncour officiant à une époque où certaines contrées font rêver tout en suscitant la crainte générée par l'inconnu. L'aventurier, audacieux, armé d'une confiance sans failles, va effectuer ses expéditions avec l'énergie de la détermination. En trame sensible, s'entrelacent trois vies de femmes qui alimentent les désirs et les passions de cet homme s'emprisonnant petit à petit dans une quête d'amours et de bonheurs impossibles.       <br />
              <br />
       Charnières centrales du récit de l'auteur italien Alessandro Baricco<span style="font-style:italic">(1)</span>, pièces maîtresses irrémédiablement indissociables, ces trois personnalités féminines représentent les trois postures qui furent longtemps représentatives de la construction de la société patriarcale, même sous le ciel des quêtes amoureuses. Hélène, l'épouse aimante et fidèle qui attend, telle une Pénélope, le retour de son héroïque - mais néanmoins commerçant - mari ; Blanche, prostituée et tenancière de maison close ; et l'amante, ici une mystérieuse et belle geisha blanche, femme au visage de jeune fille, inlassablement aperçue ou vue lors de chaque séjour dans la maison d'Hara Kei, le fournisseur des précieux et monnayables œufs de bombyx du mûrier.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88776244-62827060.jpg?v=1660125359" alt="•Off 2025• "Soie" Sur la route de la soie, la quête de l'impossible amour" title="•Off 2025• "Soie" Sur la route de la soie, la quête de l'impossible amour" />
     </div>
     <div>
      Dans une manière proche du théâtre documentaire, la comédienne nous narre tout d'abord les différents tenants et aboutissants de la sériciculture et ce commerce de la soie qui, au milieu du XIXe siècle, suite à deux maladies (la pébrine et la flacherie), ne peuvent se poursuivre qu'en se fournissant en œufs sains dans des pays comme le Japon. Conscient du bon rapport financier, Hervé Joncour se lance donc à la conquête commerciale de l'île asiatique.       <br />
              <br />
       Se succéderont quatre voyages au Japon qui verront la naissance du mystère de la femme blanche (geisha ?) <span style="font-style:italic">&quot;au visage de jeune fille dont les yeux n'avaient pas la forme orientale&quot;</span>. Au cours du deuxième, la belle inconnue est toujours chez Hara Kei, son hôte japonais. Il revient avec un petit billet écrit en idéogrammes qu'il ira faire traduire par la tenancière japonaise d'un bordel à Nîmes.       <br />
              <br />
       Ainsi, sans tout vous dévoiler, vont suivre deux autres équipées où s'immisceront des rumeurs de guerre civile au Japon, les retrouvailles avec la mystérieuse beauté, un dîner avec, au menu, regards profonds et mystère irrésolu, une réelle guerre civile japonaise<span style="font-style:italic">(2)</span>… mais le quatrième voyage aura bien lieu au grand désespoir de l'épouse, une ultime lettre d'amour empreinte d'érotisme, l'échec du dernier voyage, la mort d'Hélène, la solitude, le souvenir des bonheurs effleurées…       <br />
              <br />
       La capacité de Sylvie Dorliat à nous conter les histoires, à prendre de manière instantanée la tonalité de chaque personnage, est spectaculaire. On boit ses paroles, fluides et ludiques, historiques et aventureuses, entre faux documentaire et vraie fiction. Elle porte admirablement le récit d'Alessandro Baricco, sachant générer les tensions et les fragiles émotions dont sont détenteurs les différents protagonistes. Celui-ci est rendu ainsi palpitant et passionnant.       <br />
              <br />
       C'est également une aventure haletante que l'on suit avec plaisir, quasiment envoûté, grâce à une mise en scène séquencée sur les différentes actions et situations, créant ainsi une dynamique digne d'un thriller. Celle-ci est enrichie, du point de vue scénographique, par des éléments à peine dévoilés comme des robes de soie cachées derrière des rideaux de fils noirs et des vidéos faisant apparaître des cages à oiseaux, de mystérieuses ombres chinoises. C'est simple, mais captivant, sans artifices, sans trucages, engendrant un imaginaire riche et presque rocambolesque.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88776244-62827061.jpg?v=1660125416" alt="•Off 2025• "Soie" Sur la route de la soie, la quête de l'impossible amour" title="•Off 2025• "Soie" Sur la route de la soie, la quête de l'impossible amour" />
     </div>
     <div>
      Les jeux de lumière sont tout en finesse, conçus avec des ambiances adaptées, douceur sombre pour dramatiser certains événements, pour accroître le mystère ou amplifier les fulgurances émotionnelles… ou faisceaux lumineux dirigés aux moments opportuns, avec mise en valeur de certains accessoires, comme des costumes posés sur des mannequins sans tête, pour exprimer/revêtir l'interprétation de certains personnages ou pour alimenter les flammes passionnelles de Joncour.       <br />
              <br />
       &quot;Soie&quot; est un vrai voyage, un conte en quatre explorations, à la découverte de soi-même pour Hervé Joncour et d'une conquête de l'amour en forme de triptyque où se dessinent l'épouse, l'amante - ici uniquement fantasmée bien que réelle - et la prostituée. Sylvie Dorliat, qui nous avez déjà charmés avec &quot;La petite fille de monsieur Linh&quot;, a véritablement une âme de conteuse et confirme son grand talent de comédienne. Elle est admirablement servie par William Mesguich qui lui offre une mise en scène pleine de délicatesse, de poésie, avec cette faculté à préserver une certaine forme de mystère contenue dans l'œuvre d'Alessandro Baricco.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) Alessandro Baricco à qui l'on doit également le célèbre &quot;Novecento&quot;, publié en 1994.       <br />
       (2) Il s'agit de la guerre civile de Boshin qui eut lieu du 3 janvier 1868 au 18 mai 1869 entre les clans fidèles à l'empereur Meiji et les troupes appartenant au gouvernement shogunal d'Edo. Victoire de l'empereur et fin du shogunat.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Soie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88776244-62827062.jpg?v=1660125446" alt="•Off 2025• "Soie" Sur la route de la soie, la quête de l'impossible amour" title="•Off 2025• "Soie" Sur la route de la soie, la quête de l'impossible amour" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alessandro Baricco.       <br />
       Texte français : Françoise Brun.       <br />
       Adaptation : Sylvie Dorliat.       <br />
       Mise en scène : William Mesguich.       <br />
       Avec : Sylvie Dorliat.       <br />
       Collaboration artistique : David van Tongerloo.       <br />
       Création lumière : William Mesguich.       <br />
       Création sonore : David van Tongerloo.       <br />
       Création vidéo : Karine Zibaut.       <br />
       Tout public à partir de 14 ans.       <br />
       Artcoscène Productions.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 10 h. Relâche le mardi.       <br />
       Théâtre Des Corps-Saints, Salle 2, 76, place des Corps Saints, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 84 51 25 75.        <br />
       Courriel : <a class="link" href="javascript:protected_mail('prod.theatrecorpssaints@gmail.com')" >prod.theatrecorpssaints@gmail.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatre-corps-saints-avignon.com/" target="_blank">>> theatre-corps-saints-avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>"La Ménagerie de verre" Une adaptation théâtrale au réalisme affiché où l'ironie du vivant perce largement</title>
   <updated>2025-04-10T10:22:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Menagerie-de-verre-Une-adaptation-theatrale-au-realisme-affiche-ou-l-ironie-du-vivant-perce-largement_a4191.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/87815732-62240451.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-04-10T10:05:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Chez les Wingfield, à Saint-Louis, dans l'Amérique des années trente, Amanda élève seule ses deux enfants, Tom et Laura. Le père s'est volatilisé. Elle est dépassée par leur éducation, connaît des difficultés financières et une sorte de crise existentielle. Tom, aussi narrateur, travaille dans un magasin de chaussures pour entretenir sa famille, mais il rêve de cinéma, de littérature et d'évasion. Il se vit comme poète.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87815732-62240451.jpg?v=1744272432" alt=""La Ménagerie de verre" Une adaptation théâtrale au réalisme affiché où l'ironie du vivant perce largement" title=""La Ménagerie de verre" Une adaptation théâtrale au réalisme affiché où l'ironie du vivant perce largement" />
     </div>
     <div>
      Laura, quant à elle, est fragile et fait semblant d'aller à des cours de dactylo, mais elle erre toute la journée dans ma ville. À la maison, elle vit entourée d'animaux en verre taillé, dont une licorne à laquelle elle s'identifie. Jim est un collègue de Tom et Laura lui vouait une passion quand elle était plus jeune. Amanda l'invite à un dîner au cours duquel rien ne se passe comme prévu.       <br />
              <br />
       &quot;La Ménagerie de verre&quot; (The Glass Menagerie), écrite en 1944 à Chicago, est la septième pièce de Tennessee Williams. C'est avec cette pièce qu'il obtiendra une notoriété soudaine. Il s'agit d'une écriture en grande partie autobiographique (père absent, une petite sœur, Rose, déficiente physiquement, maladivement timide, probablement schizophrène) et qui met en avant les multiples barrières et autres obligations morales que bon nombre d'entre nous rencontrons tout au long de notre vie, l'importance de nos rêves, nos mémoires parfois fantasmées, mais aussi nos vies intérieures cloisonnées et souvent bridées.       <br />
              <br />
       Cette pièce de Tennessee Williams est un huis clos comme nous les aimons, dans lequel la psychologie de chacun des personnages est complexe, fragile – comme tous ces animaux en verre que Laura collectionne –, notamment une toute petite licorne. Chacun est à la recherche de ce quelque chose qui le rendrait différent, et au plus proche de ses aspirations les plus enfouies. Mais l'écriture pointe surtout du doigt le travail inépuisable de la mémoire, car Tom, personnage-narrateur, cherche à exprimer ses souvenirs, sans réelle objectivité ! Il est là, le thème premier de la pièce.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87815732-62240452.jpg?v=1744272457" alt=""La Ménagerie de verre" Une adaptation théâtrale au réalisme affiché où l'ironie du vivant perce largement" title=""La Ménagerie de verre" Une adaptation théâtrale au réalisme affiché où l'ironie du vivant perce largement" />
     </div>
     <div>
      L'adaptation que Philippe Person propose en ce moment au Lucernaire s'inscrit dans un choix esthétique et dramaturgique pour le moins particulier, bien loin des quelques versions auxquelles nous avons déjà assisté et peut-être trop éloignée de la veine essentielle de Tennessee Williams : celle d'une chronique familiale dont le narrateur évoque des souvenirs de manière très subjective.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Il s'est agi pour moi de monter cette pièce (…) sous l'angle d'un certain &quot;expressionnisme&quot; comme l'indique Tennessee Williams, et mes choix de scénographie se sont concentrés sur des éléments de l'intérieur de l'appartement des Wingfield (…) révélant l'intimité des trois principaux personnages&quot;,</span> précise Philippe Person.       <br />
              <br />
       Probablement trop. L'expressionnisme n'est pas le réalisme au théâtre... À nos yeux, il s'agit là d'une pièce qui n'a peut-être pas besoin d'autant d'effets ostentatoires dans le choix des décors, ni dans tout autre effet scénographique, comme les rajouts de textes vidéos de certaines répliques des personnages. La puissance d'interprétation des deux comédiennes et des deux comédiens suffisait largement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87815732-62240454.jpg?v=1744272482" alt=""La Ménagerie de verre" Une adaptation théâtrale au réalisme affiché où l'ironie du vivant perce largement" title=""La Ménagerie de verre" Une adaptation théâtrale au réalisme affiché où l'ironie du vivant perce largement" />
     </div>
     <div>
      Nous étions à la première du spectacle, le mercredi 26 mars. Nous connaissons toutes et tous, s'il en est, la pression et les doutes que suscitent un tel moment pour les comédiens ! Ces derniers étaient largement perceptibles, notamment, dans le jeu au demeurant remarquable de Florence Le Corre dans le rôle d'Amanda, la mère.       <br />
              <br />
       La comédienne gagnerait à davantage d'intériorité dans ce rôle de cette mère-courage, encore belle, mais quelque peu envahissante dans l'éducation de ses deux enfants, vivant dans un déni notoire et hantée par sa jeunesse perdue. Le parcours déjà remarquablement bien rempli de Florence Le Corre le lui permettrait très largement. Nous nous souvenons d'elle dans le festival Off d'Avignon dans &quot;La Maison de poupée&quot; d'Ibsen, absolument bouleversante.       <br />
              <br />
       Gageons qu'elle y parviendra sans l'ombre d'un doute, que l'écrin de la salle &quot;Paradis&quot; du Théâtre la portera sans ambages, et qu'il atténuera son énergie débordante et survoltée pour l'auréoler d'un voile protecteur plus nuancé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87815732-62240473.jpg?v=1744272504" alt=""La Ménagerie de verre" Une adaptation théâtrale au réalisme affiché où l'ironie du vivant perce largement" title=""La Ménagerie de verre" Une adaptation théâtrale au réalisme affiché où l'ironie du vivant perce largement" />
     </div>
     <div>
      Mais monter cette pièce sur les planches, comme au cinéma d'ailleurs, est un véritable défi !       <br />
       S'adressant directement au public, Tom se confie dès le début : <span style="font-style:italic">&quot;Oui, je vais vous surprendre, j'ai des tours dans mon sac. Mais je suis l'inverse d'un prestidigitateur de music-hall. Lui vous présente une illusion qui a l'apparence de la vérité. Moi, je vous présente la vérité sous le masque de l'illusion&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Il semblerait que Philippe Person ait un peu trop passé outre cette dimension essentielle de la pièce en choisissant de mettre davantage en avant la crise de nerfs d'une famille américaine sous la Dépression économique de l'époque, et à quelques encablures de la Seconde Guerre mondiale. Pourtant, le metteur en scène n'en est pas à son premier coup d'essai, loin de là, lui qui a dirigé le Lucernaire de 2009 à 2015 et qui, actuellement, en est le directeur de l'École. Ce sont environ trente spectacles que sa Compagnie a déjà montés, tant au Lucernaire, qu'au Festival d'Avignon ou à l'international.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87815732-62240477.jpg?v=1744272529" alt=""La Ménagerie de verre" Une adaptation théâtrale au réalisme affiché où l'ironie du vivant perce largement" title=""La Ménagerie de verre" Une adaptation théâtrale au réalisme affiché où l'ironie du vivant perce largement" />
     </div>
     <div>
      La comédienne interprétant le rôle de Laura, Alice Serfati, quant à elle, cadre parfaitement avec la sensibilité de l'écriture de Tennessee Williams, personnage se débattant entre un mélange de fragilités, de désillusions, en réelle souffrance physique et psychologique. Son jeu subtil et tendre envahit le plateau de la salle &quot;Paradis&quot;, elle qui, à travers sa collection d'animaux en verre, se protège dans sa différence, certes sans corne sur le front, mais arborant une fine beauté, à la recherche de son propre paradis amoureux auquel elle aurait droit, elle aussi.       <br />
       Quand sa licorne se brise, comment réagira-t-elle ?       <br />
              <br />
       Quand son &quot;galant&quot; lui tourne le dos en quittant l'appartement, comme son père quelques années auparavant, dans quel état d'esprit est-elle ? Pour le savoir, rendez-vous au Théâtre le Lucernaire, lieu toujours aussi charmant du 6e arrondissement parisien, armez-vous de courage pour gravir le monumental et splendide escalier en bois qui mène à la salle &quot;Paradis&quot;, et vous obtiendrez la réponse.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Ménagerie de verre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87815732-62240480.jpg?v=1744272555" alt=""La Ménagerie de verre" Une adaptation théâtrale au réalisme affiché où l'ironie du vivant perce largement" title=""La Ménagerie de verre" Une adaptation théâtrale au réalisme affiché où l'ironie du vivant perce largement" />
     </div>
     <div>
      Texte : Tennessee Williams.       <br />
       Traduction : Isabelle Fanchom.       <br />
       Mise en scène : Philippe Person.       <br />
       Avec : Florence le Corre, Alice Serfati, Blaise Jouhannaud et Antoine Maabed.       <br />
       Décors Vincent Blot       <br />
       Lumières et vidéo (textes projetés) : Tom Bouchardon.       <br />
       Production Cie Philippe Person.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 mars au 1er juin 2025.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, dimanche à 17 h 30.       <br />
       Théâtre Le Lucernaire, Théâtre Le Paradis, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>       <br />
              <br />
       Rencontre avec l’équipe artistique le vendredi 11 avril à l’issue de la représentation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/La-Menagerie-de-verre-Une-adaptation-theatrale-au-realisme-affiche-ou-l-ironie-du-vivant-perce-largement_a4191.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Le Bourgeois Gentilhomme" Quand l'une des œuvres phares de Molière prend une cure de jouvence !</title>
   <updated>2025-04-01T13:43:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Bourgeois-Gentilhomme-Quand-l-une-des-oeuvres-phares-de-Moliere-prend-une-cure-de-jouvence-_a4184.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/87598821-62120991.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-04-01T13:26:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un Molière aux petits oignons… en version augmentée d’un pur grain de folie, d’une audace clownesque frisant le burlesque déjanté, habillé de créations costumières lumineuses et chamarrées, propulsées sur des musiques aux allants tant baroques, latinos que "musetto-festives", toutes aux tournures incontestablement réussies de comédie musicale. Voici enfin "Le Bourgeois Gentilhomme" collection haute-couture 2025 !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87598821-62120991.jpg?v=1743507187" alt=""Le Bourgeois Gentilhomme" Quand l'une des œuvres phares de Molière prend une cure de jouvence !" title=""Le Bourgeois Gentilhomme" Quand l'une des œuvres phares de Molière prend une cure de jouvence !" />
     </div>
     <div>
      Molière a fait porter au sieur Jourdain tous les caractères physiques et moraux propices à engendrer un comique taquin… aux forts potentiels clownesques. Conçu comme une comédie-ballet musicalement nourrie par Lully, l'auteur favori du Roi-Soleil s'empare d'un sujet d'actualité à l'époque : la fascination des bourgeois pour les façons et les pratiques des nobles telles que la danse, la musique, la philosophie et le maniement des armes… le tout traité dans une manière de burlesque farceur.       <br />
              <br />
       Bastien Ossart s'empare de cette comédie &quot;musicale&quot; avec jubilation, jovialité et enthousiasme et nous plonge immédiatement dans un univers bigarré et rutilant, nous emmenant dans un récit aux phrasés enjoués. Celui-ci commence par une exposition déclamatoire et guillerette des personnages et des situations générales de la farce, puis d'une présentation chantée par l'ensemble des comédiens.       <br />
              <br />
       Tout d'orange et d'originale inflorescence vêtus, Monsieur Jourdain apparaît ainsi dans une manière très florale, portant visage clownesque blanc et élocution accentuée – finale des mots appuyée et prononciation de la dernière lettre à chaque fois (z, s, etc.) –, ces deux dernières caractéristiques étant l'apanage de l'ensemble des personnages.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87598821-62120995.jpg?v=1743507243" alt=""Le Bourgeois Gentilhomme" Quand l'une des œuvres phares de Molière prend une cure de jouvence !" title=""Le Bourgeois Gentilhomme" Quand l'une des œuvres phares de Molière prend une cure de jouvence !" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène, la scénographie, les costumes, le jeu, tous les éléments constituant le parti-pris du metteur en scène et de la compagnie Les Pieds Nus pour cette version proposée du &quot;Bourgeois Gentilhomme&quot; sont à l'unisson, comme une harmonie réussie de l'extrême audace, du &quot;déjantage&quot; absolu et de la fantaisie jubilatoire… le tout dans un cocktail alliant l'univers circassien, la comédie musicale et le théâtre baroque.       <br />
              <br />
       Si, pour certains, la représentation de pièces classiques a pu paraître longue et fade… ici, il n'en est rien tant le rythme est effréné, construit sur des enchaînements vifs et débridés, avec des musiques entraînantes et enlevées impliquant légèreté et cadences soutenues des tirades. Cela génère, amplifie l'humour des situations exagérées. Dans des formes de pauses éphémères, l'ensemble est ponctué de tableaux &quot;figés&quot;, poses photographiques composées et graphiques, des plus réussies.       <br />
              <br />
       Toutes les comédiennes et comédiens y vont de leur énergie, sans retenue, avec une grande vivacité de jeu et beaucoup de fraîcheur. La créativité de ce spectacle est présente à tous les étages, tant dans leurs interprétations que dans les trouvailles gestuelles, sonores, musicales, chorégraphiques… si riches que notre attention est en permanence sollicitée. Nous allons de surprises en surprises. Costumes, coiffures et chapeaux extravagants semblent tout droit sortis d'une BD aux graphismes baroques et loufoques. Collision des couleurs, tant dans les assemblages vestimentaires que dans les motifs des tissus choisis.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87598821-62121001.jpg?v=1743507285" alt=""Le Bourgeois Gentilhomme" Quand l'une des œuvres phares de Molière prend une cure de jouvence !" title=""Le Bourgeois Gentilhomme" Quand l'une des œuvres phares de Molière prend une cure de jouvence !" />
     </div>
     <div>
      Dans une partition réglée au millimètre, les effets comiques (démarches, mimiques, tonalités et dictions exagérées, etc.) sont parfaitement bien calculés et maîtrisés. C'est joué magistralement, c'est souvent proche du virtuose, avec une grande rigueur et beaucoup d'inventivité, ce qui renforce le côté vivifiant du théâtre baroque et celui kaléidoscopique de la folie visuelle, et donne aux séquences &quot;comédie musicale&quot; beaucoup de légèreté et d'espièglerie.       <br />
              <br />
       Enfin ! On peut à nouveau s'amuser avec Molière. C'est une vraie cure de jouvence qui ainsi est administrée au classique &quot;Bourgeois Gentilhomme&quot; qui prend des couleurs plus actuelles. L'ensemble emprunte aux codes de jeu du théâtre classique tout en mettant allégrement un pied dans l'expression contemporaine du clown avec quelques digressions modernes, sans que le texte originel ne soit en rien dénaturé.       <br />
              <br />
       C'est frais, sautillant et pétillant à souhait ! Un moment joyeux de théâtre, revigorant et réconfortant, bienvenue dans nos époques troubles, un spectacle essentiel aujourd'hui !       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Bourgeois Gentilhomme"</b></div>
     <div>
      D'après Molière       <br />
       Adaptation : Bastien Ossart.       <br />
       Mise en scène : Bastien Ossart.       <br />
       Avec : Bastien Ossart, Nicolas Quelquejay, Benoît Martinez, Iana Serena de Freitas ou Joyce Franrenet, Liwen Liang-Gelas ou Lauren Chekman et Mathilde Guêtré-Rguieg ou Marine Lansman.       <br />
       Lumières : Florian Derval.       <br />
       Costumes : Théâtre Les Pieds Nus.       <br />
       Production : Théâtre Les Pieds Nus.       <br />
       Coproduction : Théâtre du Chêne Noir, Avignon.       <br />
       À partir de 7 ans.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 février au 18 mai 2025.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, dimanche à 18 h.       <br />
       Théâtre Le Lucernaire, Théâtre Rouge, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Bourgeois-Gentilhomme-Quand-l-une-des-oeuvres-phares-de-Moliere-prend-une-cure-de-jouvence-_a4184.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Pinocchio" Une adaptation interactive, divertissante et rythmée du conte de Collodi</title>
   <updated>2024-10-29T16:36:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Pinocchio-Une-adaptation-interactive-divertissante-et-rythmee-du-conte-de-Collodi_a4070.html</id>
   <category term="Pitchouns" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/83822398-59930467.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-10-29T13:47:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Petite création d'une heure, le "Pinocchio" proposé par Alexandre Tourneur est parfaitement adapté au jeune public (à partir de cinq ans), le texte de Collodi ayant été mis en scène dans une forme joyeuse, ludique, malicieusement interactive, appelant à la découverte de l'univers colorée et mouvementée du pantin aventureux, sur un rythme soutenu dû notamment à l'utilisation réussie de différentes techniques théâtrales dans un enchaînement sans rupture ni temps mort.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83822398-59930467.jpg?v=1730217420" alt=""Pinocchio" Une adaptation interactive, divertissante et rythmée du conte de Collodi" title=""Pinocchio" Une adaptation interactive, divertissante et rythmée du conte de Collodi" />
     </div>
     <div>
      Dans une inspiration circassienne, les aventures de Pinocchio débutent par une narration distanciée effectuée par un M. Loyal - se présentant sous le sobriquet de M. Cerise - enjoué qui ainsi initie immédiatement les échanges avec les jeunes spectateurs pour mieux les emmener dans le monde tourmenté de ce bout de bûche polissonne, transformé en garçon de bois par le généreux Gepetto, dont la finalité espérée sera de devenir un vrai petit garçon, ce qui se révèle un chemin laborieux faisant office d'initiation tant il est semé d'embûches.       <br />
              <br />
       Le parti pris d'Alexandre Tourneur est clairement une présentation divertissante et rythmée du conte de Collodi mais sans occulter toutefois la cruauté et la dureté de certaines péripéties inscrites dans l'œuvre de l'auteur italien. Son adaptation a vocation à une totale interactivité, faisant choisir en préambule le prénom du pantin par le public - qui sait bien sûr ce qu'il est venu voir ! -, le faisant réagir aussi sur les promesses vite oubliées du garnement à tête de bois. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83822398-59930468.jpg?v=1603795547" alt=""Pinocchio" Une adaptation interactive, divertissante et rythmée du conte de Collodi" title=""Pinocchio" Une adaptation interactive, divertissante et rythmée du conte de Collodi" />
     </div>
     <div>
      Cette option interactive est aussi un pédagogique prétexte à la rencontre avec l'étonnant et fabuleux univers du théâtre où sont convoquées plusieurs techniques théâtrales : magie, masques, théâtre d'ombres, marionnettes, conte, etc., et où l'imaginaire est un vecteur puissant puisant dans l’artisanat, l'ingéniosité, l'improvisation et générant des voyages imprévus, spectaculaires et ludiques pour les âmes d'enfants quel que soit leur âge.       <br />
              <br />
       Dans cette proposition riche de trouvailles scénographiques, d'idées de jeux et pleine d'humour, les deux comédiens (Alexandre Tourneur et Charlotte Fabre/Mathilde Puget/Amélie Gonin en alternance) revêtent tous les personnages avec conviction et enthousiasme, faisant de chaque séquence des aventures de Pinocchio des moments savoureux et dynamiques, aidé en cela par une réelle diversité des procédés et dispositifs utilisés.       <br />
              <br />
       Que ce soit les décors peints sur toile, mis en valeur par d'astucieux éclairages, ou le passage au théâtre d'ombres, aux fins découpages et aux formes imagées, en passant par tous les accessoires sortis d'une grande malle au trésor par monsieur Loyal, les surprises se succèdent à une cadence soutenue, ne laissant pas de répit aux jeunes spectateurs et à leurs parents. Les marionnettes, personnages complémentaires accompagnant les comédiens dans l'interprétation des nombreux rôles, sont issues de différentes techniques - plates et pleines pour l'ombre, type marotte pour Renard et Chat, articulé pour le grillon, etc. - et contribuent à la magie, au merveilleux, à la poésie de la narration.       <br />
              <br />
       Au final, la compagnie Élée nous propose un spectacle bien rythmé, généreux où se bousculent les images et les sons pour le plus grand bonheur du jeune public, heureux de participer à cette féérie chatoyante qui retrace les mésaventures de Pinocchio, tour à tour pendu, emprisonné, transformé en âne, mangé par un grand requin blanc… mais qui finira petit garçon… comme en auront décidé à l'unanimité les enfants !
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     <div><b>"Pinocchio"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83822398-59930469.jpg?v=1603795831" alt=""Pinocchio" Une adaptation interactive, divertissante et rythmée du conte de Collodi" title=""Pinocchio" Une adaptation interactive, divertissante et rythmée du conte de Collodi" />
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      D'après Carlo Collodi.       <br />
       Adaptation : Alexandre Tourneur.       <br />
       Mise en scène : Alexandre Tourneur.       <br />
       Avec : Charlotte Fabre, Mathilde Puget, Alexandre Tourneur.       <br />
       Masques : Marie Muyard.       <br />
       Costumes : Anne Ruault.       <br />
       Illustration : Jonathan Bousmar.       <br />
       Production Compagnie Élée.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
       Tout public à partir de 4 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 novembre 2024 au 5 janvier 2025.</span>       <br />
       Mercredi, samedi et dimanche à 14 h 30.       <br />
       Pendant les vacances de Noël, tous les jours à 14 h 30.       <br />
       Relâche : 24, 25 décembre et 1ᵉʳ janvier.       <br />
       À La Folie Théâtre, salle Grande Folie, Parie 11ᵉ, 01 43 55 14 80.       <br />
       <a class="link" href="https://folietheatre.com/" target="_blank">>> folietheatre.com</a>
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83822398-59932861.jpg?v=1730217379" alt=""Pinocchio" Une adaptation interactive, divertissante et rythmée du conte de Collodi" title=""Pinocchio" Une adaptation interactive, divertissante et rythmée du conte de Collodi" />
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    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Pinocchio-Une-adaptation-interactive-divertissante-et-rythmee-du-conte-de-Collodi_a4070.html" />
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