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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-13T16:41:24+02:00</updated>
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   <title>Jazz à la Villette… un pur délice musical !</title>
   <updated>2019-09-06T10:37:00+02:00</updated>
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   <category term="Festivals" />
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   <published>2019-09-06T10:14:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Deuxième excursion dans ce festival qui, pour sa dix-huitième édition, a donné aussi rendez-vous au pianiste Benoît Delbecq et au saxophoniste Joshua Redman. En une même session et durant deux concerts, deux styles de jazz ont cohabité en pleine Philharmonie où les habits du talent et de la création ont été portés avec élégance.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37069492-32873264.jpg?v=1567758885" alt="Jazz à la Villette… un pur délice musical !" title="Jazz à la Villette… un pur délice musical !" />
     </div>
     <div>
      Ce 31 août, le festival se poursuivait avec Benoît Delbecq. Pianiste très créatif, reconnu et respecté, travaillant sur des projets artistiques autant dans les domaines théâtraux, littéraires, poétiques, cinématographiques que dans la danse, il utilise la technique du &quot;piano préparé&quot; chère à John Cage (1912-1992) pour en altérer le son. Ce dernier le faisait en plaçant des percussions, Delbecq apporte sa touche personnelle à l'aide de bois et de gomme.       <br />
              <br />
       L'atmosphère des compositions est parfois presque étrange avec des notes au piano qui semblent se perdre, à dessein, pour redonner ensuite un souffle à la mélodie. L'instrument est souvent d'appui, donnant le &quot;la&quot; de façon discrète. Le quartet, créé en 2016, est composé des brillantissimes Mark Turner au saxophone ténor, John Hebert à la contrebasse et Gerald Cleaver à la batterie, dont le premier album &quot;Spots on fire&quot; est sorti en 2018. C'était la première fois qu'ils se produisaient ensemble sur scène.       <br />
              <br />
       La tonalité est parfois presque métallique, une ambiance dans laquelle la contrebasse s'inscrit, avec un jeu sur les cordes fortement appuyé. En relais, la batterie joue de façon continue des toms et des cymbales donnant un sentiment de tournis, comme une vague musicale qui emporte tout sur son passage. C'est ainsi un mélange de sonorités à la fois aigües et graves que Benoît Delbecq marie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37069492-32873271.jpg?v=1567758925" alt="Jazz à la Villette… un pur délice musical !" title="Jazz à la Villette… un pur délice musical !" />
     </div>
     <div>
      En deuxième partie, ce fut au tour de Joshua Redman qui développa différents solos s'enchaînant, dont le jeu au saxo est associé à la contrebasse de Scott Colley faisant du tapping ou attaquant les cordes à l'archet. Les envolées sont à la fois subtiles et nuancées, à la sonorité presque légère, comme aérienne, descendant aussi dans les graves. Un vrai bonheur de son et de technicité.       <br />
              <br />
       À la batterie, Dave King enchaîne des solos rapides dans des envolées où les percussions sont en accompagnement, en base de la ligne mélodique. C'est du jazz dans la plus pure tradition avec ses chorus qui s'enchaînent les uns aux autres tel un carrefour musical où aucune priorité n'est donnée à un musicien. C'est un groupe, un orchestre, un ensemble qui est dans une même tonalité avec des attaques et peu de ruptures. Une harmonie existe autour d'une trame dans laquelle les instruments à vent et à cordes sont joués dans des chorus de façon enchaînée. Les reparties jouées, des uns et des autres, donnent une cohérence tonale à l'ensemble.       <br />
              <br />
       Au cornet à pistons de Ron Miles, le son est souvent doucereux et hoquète parfois à dessein comme en écho d'une trachée légèrement enrouée, celui-ci pouvant aussi basculer vers une tonalité beaucoup plus grave. Nous sommes presque dans un jeu théâtral avec un instrument qui devient organe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37069492-32873278.jpg?v=1567758963" alt="Jazz à la Villette… un pur délice musical !" title="Jazz à la Villette… un pur délice musical !" />
     </div>
     <div>
      Habillé en costume, la cravate autour du cou, Joshua Redman, considéré comme l'un des meilleurs saxophonistes de sa génération, joue de magnifiques chorus, en digne héritier de son père Dewey Redman (1931-2006), en faisant sortir des sons légèrement saccadés, s'amusant à s'aboucher avec son saxophone, mimant la situation. Le jazz devient jeu, un jeu dans lequel la maîtrise technique s'allie à une sonorité poétique de grande élégance. Un vrai délice.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Jazz à la Villette&quot;</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 août au 10 septembre 2019.</span>       <br />
       Parc de la Villette, Grande Halle, Cité de la Musique et Philharmonie,        <br />
       Paris 19e, 01 40 03 75 75 et 01 44 84 44 84.       <br />
       <a class="link" href="https://jazzalavillette.com/fr/" target="_blank">&gt;&gt; jazzalavillette.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Samedi 31 août        <br />
       Benoît Delbecq 4</b>       <br />
       Benoît Delbecq - piano,       <br />
       Mark Turner - saxophone ténor,       <br />
       John Hébert - basse,       <br />
       Gérard Cleaver - batterie.       <br />
              <br />
       <b>Joshua Redman - &quot;still dreaming&quot;</b>       <br />
       Joshua Redman - saxophone,       <br />
       Ron Miles - cornet à piston,       <br />
       Scott Colley - basse,       <br />
       Dave King - batterie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Jazz à la Villette… du Jazz sous toutes les couleurs !</title>
   <updated>2019-09-04T08:39:00+02:00</updated>
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   <category term="Festivals" />
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   <published>2019-09-03T16:02:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est la dix-huitième édition de ce festival, une coproduction de la Philharmonie de Paris et de la Grande Halle de la Villette. Des styles de musique venus de Paris, La Havane, Soweto, New York, Londres et Bamako se partagent l'affiche durant une dizaine de jours avec des légendes telles que Marcus Miller et Lee Fields.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/36980833-32822139.jpg?v=1567520513" alt="Jazz à la Villette… du Jazz sous toutes les couleurs !" title="Jazz à la Villette… du Jazz sous toutes les couleurs !" />
     </div>
     <div>
      Jean-Paul Sartre (1905-1980) écrivait en 1947 dans la revue America : <span style="font-style:italic">&quot;le jazz, c'est comme les bananes, ça se consomme sur place&quot;</span>. Le propos laisse encore aujourd'hui perplexe quant au rapport entre le jazz et les bananes. Il est vrai qu'un concert de jazz est riche d'instants rares où le plaisir naît de l'écoute de longues et surprenantes improvisations… qui se &quot;consomment&quot; sur le moment, &quot;sur place&quot; !       <br />
               <br />
       La première soirée du festival débute avec Laurent Bardainne qui joue de son saxophone en laissant échapper un son tout en douceur, comme un souffle qui porte avec lui le timbre métallique d'un instrument qui enrobe l'espace de sa majesté. Entouré de son quartet avec Arnaud Roulin (orgue), Sylvain Daniel (basse) et Philippe Gleizes (batterie), le saxophoniste ténor revient à ses premières amours après avoir, entre autres, joué avec son groupe rock Poni Hoax ou Camélia Jordana. L'instrument déroule ses gammes dans une ambiance feutrée, appuyée par une batterie au rythme soutenu comme dans un duo, l'orgue venant en appui. La basse, toujours discrète, donne le tempo comme en rappel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/36980833-32822168.jpg?v=1567520556" alt="Jazz à la Villette… du Jazz sous toutes les couleurs !" title="Jazz à la Villette… du Jazz sous toutes les couleurs !" />
     </div>
     <div>
      Puis ce fut au tour du groupe londonien Maisha, révélé il y a plusieurs mois avec leur album &quot;There is a place&quot;. Cela démarre au saxophone avec Nubya Garcia, la guitare discrète de Shirley Tetteh suit avec quelques accords aigus, toujours en marge, soutenue par des percussions à la fois sobres mais omniprésentes, comme motrices de la ligne mélodique. La guitare vient lécher de quelques accords celle-ci. La contrebasse est attaquée soit à l'archet soit à la main. Puis les solos à la batterie, à la contrebasse et à la guitare s'enchaînent à tour de rôle découvrant au-delà d'une maîtrise certaine, une véritable élégance musicale dans laquelle les musiciens disparaissent devant leurs instruments. Les percussions donnent une ambiance très particulière, presque exotique.       <br />
              <br />
       La soirée se finit avec le grand Marcus Miller, attaquant de superbes solos. Autour de lui, les exquis Maquis Hill à la trompette et Alex Han au saxophone font d'inspirants accompagnements où la qualité est vissée à chaque note. Brett Williams au clavier et Alex Bailey à la batterie donnent la mesure d'un talent qui fait place autant à une sonorité suave que balancée. La basse enchaîne les accords rapides de façon nonchalante. Le son est très particulier suivant le tapping ou non effectué. Miller joue les notes les plus aiguës avec deux doigts, en s'amusant à parcourir le manche par petites frappes.        <br />
              <br />
       Il rend hommage à Miles Davis en reprenant un morceau de l'album &quot;Bitches brew&quot; (1970), époque où Miles Davis (1926-1991) avait utilisé des instruments électriques qui allaient créer un nouveau courant musical appelé &quot;Fusion&quot; influençant considérablement le monde de la musique. &quot;Sublimity&quot; de l'album &quot;Laid black&quot; (2018) est un hommage à la belle-mère de Miller qui venait de mourir. Brett Williams embarque le tempo au piano dans une mélodie douce et pleine de sérénité. C'est tout en discrétion que l'instrument se fait caresse, douceur, susurrant aux oreilles des notes aériennes, presque aussi fragiles que des plumes. Marcus Miller est tout en accompagnement, ne brusquant jamais le rythme, maniant ainsi le froid et le chaud tout au long de la soirée.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Jazz à la Villette&quot;</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 août au 10 septembre 2019.</span>       <br />
       Parc de la Villette, Grande Halle, Cité de la Musique et Philharmonie,        <br />
       Paris 19e, 01 40 03 75 75 et 01 44 84 44 84.       <br />
       <a class="link" href="https://jazzalavillette.com/fr/" target="_blank">&gt;&gt; jazzalavillette.com</a>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/36980833-32822181.jpg?v=1567520582" alt="Jazz à la Villette… du Jazz sous toutes les couleurs !" title="Jazz à la Villette… du Jazz sous toutes les couleurs !" />
     </div>
     <div>
      <b>Jeudi 29 août :       <br />
       Laurent Bardainne Quartet - &quot;Tigre d'eau douce&quot;</b>       <br />
       Laurent Bardainne - saxophone ténor,       <br />
       Arnaud Roulin - orgue Hammond,       <br />
       Sylvain Daniel - basse ,       <br />
       Philippe Gleizes - batterie.       <br />
              <br />
       <b>Maisha</b>       <br />
       Jake Long, drums,       <br />
       Nubya Garcia - saxophone/flute,       <br />
       Shirley Tetteh - guitar,       <br />
       Amané Suganami - piano/wurlitzer,       <br />
       Twm Dylan - double bass,       <br />
       Tim Doyle - percussion,       <br />
       Yahael Camara-Onono - percussion,       <br />
       Axel Kaner-Lindstrom - trumpet,       <br />
       Johanna Burnheart - violin,       <br />
       Barbara Bartz - voilin,       <br />
       Tom Oldfield - cello,       <br />
       Madi Aafke Luimstra - viola,       <br />
       Maria Zofia Osuchowska - harp.       <br />
              <br />
       <b>Marcus Miller</b>       <br />
       Marcus Miller - basse,       <br />
       Marquis Hill - trompette,       <br />
       Alex Han - saxophone,       <br />
       Brett Williams - clavier,       <br />
       Alex Bailey - batterie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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