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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-14T15:02:16+02:00</updated>
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   <title>"Tel le fleuve rencontre la mer" Une fresque universelle remarquable sur des liens encore humains et sur le courage</title>
   <updated>2025-12-08T11:38:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Tel-le-fleuve-rencontre-la-mer-Une-fresque-universelle-remarquable-sur-des-liens-encore-humains-et-sur-le-courage_a4421.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93075829-65105477.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-12-08T10:28:00+01:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Trois familles, trois pays, trois destins que rien ne prédisposait à se rencontrer. Mais la force de leur courage entraîne Gabriel, Ali et Madame Lola dans une aventure humaine où des liens indéfectibles se tissent et célèbrent la magie des rencontres inattendues.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93075829-65105476.jpg?v=1753118600" alt=""Tel le fleuve rencontre la mer" Une fresque universelle remarquable sur des liens encore humains et sur le courage" title=""Tel le fleuve rencontre la mer" Une fresque universelle remarquable sur des liens encore humains et sur le courage" />
     </div>
     <div>
      Reina, la grand-mère de Léa Corbex Castillo, lui disait souvent qu'il fallait donner deux choses aux enfants : <span style="font-style:italic">&quot;des racines pour grandir et des ailes pour l'âge&quot;</span>… et elle l'emmenait souvent se balader dans les Alpes de l'ancien Piémont en lui racontant sur les chemins des contes au suspense insoutenable. Il est fort probable que c'est à partir de ces instants privilégiés que la comédienne, autrice et metteuse en scène a puisé ses ressources créatrices et développé son goût pour le théâtre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Étrangement, le dénouement des histoires arrivait toujours au sommet de notre ascension  !&quot;,</span> précise la comédienne. À n'en point douter, il fallait donc grimper avec efforts et conviction, tout comme elle l'a fait par la suite, notamment à l'occasion de cette deuxième remarquable création, &quot;Tel le fleuve rencontre la mer&quot;.       <br />
              <br />
       Une réelle prouesse théâtrale menée de mains de maîtres par une écriture forte et hautement ambitieuse sur les liens familiaux, la construction de l'identité, l'homosexualité, l'émancipation, l'origine, dont Wajdi Mouawad a dit qu'elle est <span style="font-style:italic">&quot;un socle, certes, mais qu'à partir d'elle, on peut se forger plusieurs identités&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93075829-65105477.jpg?v=1753118918" alt=""Tel le fleuve rencontre la mer" Une fresque universelle remarquable sur des liens encore humains et sur le courage" title=""Tel le fleuve rencontre la mer" Une fresque universelle remarquable sur des liens encore humains et sur le courage" />
     </div>
     <div>
      L'interprétation virevoltante des deux comédiennes et du comédien emporte le public dès les premières secondes de la représentation et le fait voyager vers des contrées plurielles de la plus belle manière, grâce à la dramaturgie juste et fine de Jeanne Murani, aux vidéos fort enveloppantes de Hanan Zbirta El Moujahid, ainsi qu'aux photos d'Ondine Simon et Lisa Lesourd.       <br />
              <br />
       C'est l'humanité qui prédomine dans cette magnifique pièce, celle dont le &quot;h&quot; minuscule devrait être plus souvent en majuscule. C'est le cas ici ! L'Humanité redorée, sublimée, honorée sous la houlette de la Compagnie Reina Gisèle et de Léa Corbex Castillo qui propose, à ce titre, un moment de spectacle flamboyant.       <br />
              <br />
       Les interprétations respectives des deux comédiennes et du comédien, dont on sent la grande complicité, sont brillantes. Une mention toute particulière pour Emma Gagnadoux interprétant un rôle masculin, celui de Gabriel, au jeu incarné et hautement authentique. Une vraie prouesse bardée d'émotions et de fougue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93075829-65105478.jpg?v=1753119068" alt=""Tel le fleuve rencontre la mer" Une fresque universelle remarquable sur des liens encore humains et sur le courage" title=""Tel le fleuve rencontre la mer" Une fresque universelle remarquable sur des liens encore humains et sur le courage" />
     </div>
     <div>
      Léa Corbex Castillo interprète, elle, plusieurs rôles avec une réelle sincérité, passant avec énergie de l'un à l'autre, totalement imprégnée de son amour notoire pour les planches du théâtre. Madame Lola, quant à elle, par la force de la dramaturgie notamment, est largement vivante et, sans les entendre pourtant, les sons de ses castagnettes sont bien présents, mélodieux et bien vivants.       <br />
              <br />
       &quot;Tel le fleuve rencontre la mer&quot; ne doit absolument pas passer inaperçue, car il s'agit là d'un grand moment de théâtre aux échos que l'on qualifie d'universel, qualificatif qui mériterait d'être reconsidéré à sa juste valeur. Ce détail, cette pièce nous l'offre de façon merveilleuse…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tel le fleuve rencontre la mer"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93075829-65105479.jpg?v=1753119095" alt=""Tel le fleuve rencontre la mer" Une fresque universelle remarquable sur des liens encore humains et sur le courage" title=""Tel le fleuve rencontre la mer" Une fresque universelle remarquable sur des liens encore humains et sur le courage" />
     </div>
     <div>
      Création 2025       <br />
       Pièce en français et en espagnol surtitrée en espagnol et français.       <br />
       Texte : Léa Corbex Castillo.       <br />
       Mise en scène : Léa Corbex Castillo.       <br />
       Avec : Emma Gagnadoux, Hugo Fiess et Léa Corbex Castillo.       <br />
       Aide à la scénographie : Caroline Frachet et Laure Montagné.       <br />
       Création costumes : Christine Couton.       <br />
       Création lumières : Marine Flores.       <br />
       Traduction : Teresa Henriquez.       <br />
       Compagnie Reina Gisèle.       <br />
       Photos : Ondine Simon, Lisa Lesourd.       <br />
       Tout public, à partir de 12 ans.       <br />
       Durée 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 au 14 décembre 2025.</span>       <br />
       Mercredi au samedi à 21 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre du Lavoir Moderne Parisien, 35, rue Léon, Paris 18ᵉ.       <br />
       <a class="link" href="https://lmp-billetterie.mapado.com/event/574981-tel-le-fleuve-rencontre-la-mer" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lavoirmoderneparisien.com/" target="_blank">>> lavoirmoderneparisien.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Oui Festival       <br />
       6 février 2026 : Institut français de Barcelone, Barcelone (Espagne).       <br />
       3 avril 2026 : Théâtre des Allobroges, Cluses (74).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Tel-le-fleuve-rencontre-la-mer-Une-fresque-universelle-remarquable-sur-des-liens-encore-humains-et-sur-le-courage_a4421.html" />
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   <title>•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"</title>
   <updated>2025-05-25T18:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Le-Mythe-de-Sisyphe-C-est-le-chemin-qui-mene-aux-visages-de-l-homme-qu-il-s-agit-de-trouver_a4228.html</id>
   <category term="Avignon 2025" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88794445-62833511.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-05-27T07:50:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un jour, Sisyphe a osé défier les dieux grecs et, de ce fait, il est condamné pour l'éternité à pousser un rocher jusqu'au sommet d'une montagne. Mais lorsque ce rocher atteint le sommet et que Sisyphe atteint son objectif, le rocher dévale tout en bas et Sisyphe doit à nouveau recommencer l'ascension. Encore et encore… Inlassablement ! Mais, comme le clame Camus, il faut malgré tout "imaginer Sisyphe heureux" !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88794445-62833511.jpg?v=1697389740" alt="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" title="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" />
     </div>
     <div>
      C'était la première fois que &quot;Le Mythe de Sisyphe&quot; d'Albert Camus était porté au théâtre lors de sa création au Lavoir Moderne Parisien. Dans l'adaptation de ce célèbre essai de la littérature française par Pierre Martot de la compagnie Pierre Martot, chaque pensée, chaque phrase, chaque mot est totalement extrait de l'œuvre originelle.       <br />
              <br />
       À l'annonce d'une adaptation théâtrale de ce célèbre essai philosophique, écriture de jeunesse parallèle à &quot;L'Étranger&quot; – non moins célèbre roman publié quelques mois après ce dernier, en 1942 –, une question nous a taraudée d'emblée : comment adapter sur les planches un tel monument de la littérature ? Mais aussi, pour quelles raisons intrinsèques le faire véritablement ?       <br />
              <br />
       Nous étions alors impatiente de le découvrir et attendions impatiemment la première en octobre 2023 au Lavoir Moderne Parisien… Profondément &quot;camusienne&quot; dans l'âme et en perpétuelle interrogation, nous aussi, sur la condition humaine et la nécessité toute relative d'exister, ce spectacle allait de toute évidence nous interpeller. C'est ainsi, bardée de ces interrogations toutes personnelles que nous avons assisté à cette adaptation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88794445-62833512.jpg?v=1697389792" alt="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" title="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" />
     </div>
     <div>
      C'est une bien belle surprise que nous avons eue en assistant à cette adaptation menée de main de maître par Pierre Martot qui, en 1986, a décidé de quitter ses fonctions de psychologue clinicien pour devenir comédien.       <br />
              <br />
       Sur la scène du LMP, le comédien était bien loin de son rôle du capitaine de police Léo Castelli, dans la série télévisée &quot;Plus belle la vie&quot;, interprété pendant quatorze ans, mais sans avoir pour autant arrêté le théâtre. C'est un comédien investi, à la forte présence sur scène, qui nous accueille à travers les mots de Camus, lesquels s'inscrivent dans le bien connu &quot;cycle de l'absurde&quot; de la pensée littéraire du XXe siècle.       <br />
              <br />
       Vêtu d'un simple pardessus sombre au col relevé rappelant indéniablement la silhouette connue d'Albert Camus, Pierre Martot entre au début du spectacle calmement par l'entrée des spectateurs, une liasse de feuillets dans la main, et s'adresse au public de sa voix grave et posée. En convoquant d'emblée le sens de la vie.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Vivre naturellement, ce n'est pas facile parce que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue&quot;.</span> Le cheminement de la réflexion de l'auteur, dans ce spectacle, est hautement magnifié et respecte à la lettre les trois figures distinctes de l'essai : celle de l'acteur, de &quot;l'homme révolté&quot; et de l'écrivain.       <br />
              <br />
       Le décor épuré du plateau aux murs en briques et en pierres du LMP, au-dessus duquel pendent seulement huit petites ampoules vintage aux lueurs jaunâtres, renforce les propos philosophiques de Camus et le comédien parvient à transcender sa parole philosophique en faisant en sorte, par son charisme et sa seule présence, que chaque spectateur (trice) prenne conscience que d'une certaine manière, c'est de lui (d'elle) qu'il parle.       <br />
              <br />
       Car Camus évoque dans cet essai notre condition humaine, notre mort et notre finitude. Mais aussi le rôle du créateur, la création romanesque, ou encore l'acteur. Tout interpelle nécessairement, d'une manière ou d'une autre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Cet homme au téléphone que j'entrevois à travers la vitre, pourquoi m'est-il autant étranger et absurde ?       <br />
       Que faire du visage de cette femme aimée pendant des années et qui nous devient soudainement étrangère ?&quot;</span>       <br />
              <br />
       Sisyphe, c'est chacun et chacune d'entre nous portant notre destin tant bien que mal ! Après &quot;Plus belle la vie&quot; et ce magnifique seul-en-scène de cette rentrée 2023-2024, la vie de Pierre Martot sera-t-elle plus belle ? Et la nôtre ? Sera-t-elle aussi philosophiquement plus élargie et reconsidérée ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88794445-62833513.jpg?v=1697390422" alt="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" title="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" />
     </div>
     <div>
      Aurons-nous davantage d'espoir en la vie et en notre condition humaine ?       <br />
              <br />
       Pour le savoir, rendez-vous maintenant au Théâtre Transversal, mais faites vite… car la fin du festival est proche !       <br />
              <br />
       &quot;Le Mythe de Sisyphe&quot; interprété par Pierre Martot est une remarquable performance, ambitieuse et, à sa manière, &quot;révoltée&quot;. Le comédien donne chair et corps au texte magistral de Camus et parvient à en extraire la substantifique moelle. Les pantomimes sobres et justes du Penseur de Rodin ou de Sisyphe poussant son rocher convoquent des images fortes et nécessaires.       <br />
              <br />
       Puisse ce très beau spectacle aider les spectatrices et spectateurs à se barder face aux tumultes du monde et à les aider à croire encore et encore en la puissance de l'humain.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Mythe de Sisyphe"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88794445-62833514.jpg?v=1697390487" alt="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" title="•Off 2025• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" />
     </div>
     <div>
      D'après l'œuvre d'Albert Camus publié aux Éditions Gallimard.       <br />
       Adaptation et interprétation : Pierre Martot.       <br />
       Assistant : Basile Meilleurat.       <br />
       Collaboration artistique et lumières : Jean-Claude Fall.       <br />
       Régie générale : Mathieu Rodride.       <br />
       Compagnie Pierre Martot - Théâtre de Sisyphe.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 12 h 10. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre Transversal, Salle 1, 10-12, rue d'Amphoux, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 86 17 12.       <br />
       Courriel : <a class="link" href="javascript:protected_mail('contact@theatretransversal.com')" >contact@theatretransversal.com</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatretransversal.com/" target="_blank">>> theatretransversal.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Les gestes d'après", du théâtre poétique fort et bouleversant</title>
   <updated>2024-09-10T17:12:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-gestes-d-apres--du-theatre-poetique-fort-et-bouleversant_a4040.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/82704396-59286251.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-09-10T16:58:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Après avoir porté les textes de Svetlana Alexievitch dans "Valentina-Tchernobyl", les mots de Brigitte Barbier dans "Là où tu es", ceux de Chariff Ghattas, de Maïa Brami et d'autres auteurs encore, Coralie Émilion-Languille s'empare cette fois de textes qu'elle a elle-même écrits. Exercice encore plus exigeant que celui d'incarner des personnages extérieurs à soi, que celui de donner à entendre et à voir ses propres mots écrits dans l'intime solitude de la pensée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82704396-59286251.jpg?v=1725981823" alt=""Les gestes d'après", du théâtre poétique fort et bouleversant" title=""Les gestes d'après", du théâtre poétique fort et bouleversant" />
     </div>
     <div>
      Les textes des &quot;gestes d'après&quot; sont d'abord une écriture poétique, ancrée, originale, rythmée. Leurs constructions, leurs scansions s'accordent totalement à l'oralité. Ils respirent. Ils offrent des silences, des pauses, des suspensions. Ils sont d'une forme qui ne dit pas tout, loin, si loin de tout ce qui peut être explicatif ou objectif. Ils sont images qui mêlent et surtout démêlent souvenirs entre lesquels il va falloir marcher et explorer des sensations nouvelles.       <br />
               <br />
       &quot;Les gestes d'après&quot; racontent une renaissance, peut-être même une naissance. Longtemps, des années, des dizaines d'années après la violence d'une enfance meurtrie, c'est le temps infini qu'il faut pour panser les blessures et pour se penser autrement que victime d'une injustice extrême et soudain voir. Voir tout. Voir le passé, oui, mais essentiellement voir le monde, la vie, le présent, le futur. Oui, il s'agit d'une naissance au monde et aux ressentis, avec tout ce que cela suppose d'exaltation, de curiosité, de confiance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82704396-59286252.jpg?v=1725981847" alt=""Les gestes d'après", du théâtre poétique fort et bouleversant" title=""Les gestes d'après", du théâtre poétique fort et bouleversant" />
     </div>
     <div>
      Au fil des textes, ce sont les autres d'abord qui revivent, s'exaltent, retrouvent, au travers les mots et les regards de Coralie Émilion-Languille, une innocence qui les relie à la nature, les arbres, la sève, la lumière. Puis, c'est elle-même, la narratrice, celle qui nous emmène mot à mot dans ce chemin de découverte, menée par sa propre main amie à travers la pièce, c'est elle-même qui sort d'une chrysalide prison et découvre l'émotion, la vie, la jouissance. Son corps innove le plaisir, ses sens osent, ses paroles s'offrent le don, le bon, le délicieux, elle se libère.       <br />
              <br />
       Les métaphores de la nature sont autant de couleurs et de sens qui servent la langue de ce texte. Un texte richement entrecoupé de phrases du quotidien, car c'est ce quotidien, l'existence, le bonheur tout simplement qui sont ici découverts, merveilleux, illumination. Le phrasé de l'autrice et de la comédienne est rythme, il avance et laisse vivre des éclats de silences. À quelques moments précis, quelques notes de musique se combinent aux mots, aux gestes de la comédienne qu'une fierté de vivre peu à peu couronne.       <br />
               <br />
       Quelque chose apaise, mais le souffle se retient comme lorsque l'on assiste au parcours d'une fildefériste. Car cette naissance reste fragile, même si elle est révélation et joie. La nature s'invite dans ce chemin non seulement comme image, mais comme recours au vrai, au juste. Le texte construit ainsi une sorte de vivarium géant où peuvent vivre les êtres en paix, loin des nuisibles, près du bonheur. Et c'est ceci, le surprenant : nulle aigreur, nulle amertume pour toutes ces années saccagées par le souvenir de cette violence subie, mais, comme le tournesol s'oriente toujours vers le soleil levant, ce bonheur à vivre, revivre, renaître et naître.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les gestes d'après"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/82704396-59286259.jpg?v=1725981869" alt=""Les gestes d'après", du théâtre poétique fort et bouleversant" title=""Les gestes d'après", du théâtre poétique fort et bouleversant" />
     </div>
     <div>
      Texte : Coralie Émilion-Languille.       <br />
       Adaptation du livre éponyme de Coralie Émilion-Languille sorti en décembre 2023 aux Éditions Unicité.       <br />
       Mise en scène : Coralie Émilion-Languille et Benjamin Georjon.       <br />
       Avec : Coralie Émilion-Languille.       <br />
       Création sonore : Arnaud Vernet-Le Naun.       <br />
       Costume et masque : Gwendoline Grandjean.       <br />
       Lumière : Gaspard Gauthier.       <br />
       Régisseur : Julien Barrillet.       <br />
       Regard chorégraphique : Mathias Dou.       <br />
       Scénographie : Laure Montagné.       <br />
       Collaboration artistique : Coraline Lamaison.       <br />
       Ainsi que les regards précieux d'Anne Consigny et Lo Martin Wilder.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée 1h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 au 6 octobre 2024.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 21 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Lavoir Moderne Parisien, Paris 18e, 01 46 06 08 05.       <br />
       <a class="link" href="https://lavoirmoderneparisien.com/" target="_blank">&gt;&gt; lavoirmoderneparisien.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Les-gestes-d-apres--du-theatre-poetique-fort-et-bouleversant_a4040.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2024• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"</title>
   <updated>2024-07-16T17:31:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Le-Mythe-de-Sisyphe-C-est-le-chemin-qui-mene-aux-visages-de-l-homme-qu-il-s-agit-de-trouver_a4007.html</id>
   <category term="Avignon 2024" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81588746-58743754.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-07-16T17:05:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un jour, Sisyphe a osé défier les dieux grecs et, de ce fait, il est condamné pour l'éternité à pousser un rocher jusqu'au sommet d'une montagne. Mais lorsque ce rocher atteint le sommet et que Sisyphe atteint son objectif, le rocher dévale tout en bas et Sisyphe doit à nouveau recommencer l'ascension. Encore et encore… Inlassablement ! Mais, comme le clame Camus, il faut malgré tout "imaginer Sisyphe heureux" !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81588746-58743754.jpg?v=1697389740" alt="•Off 2024• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" title="•Off 2024• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" />
     </div>
     <div>
      C'était la première fois que &quot;Le Mythe de Sisyphe&quot; d'Albert Camus était porté au théâtre lors de sa création au Lavoir Moderne Parisien. Dans l'adaptation de ce célèbre essai de la littérature française par Pierre Martot de la compagnie Pierre Martot, chaque pensée, chaque phrase, chaque mot est totalement extrait de l'œuvre originelle.       <br />
              <br />
       À l'annonce d'une adaptation théâtrale de ce célèbre essai philosophique, écriture de jeunesse parallèle à &quot;L'Étranger&quot; – non moins célèbre roman publié quelques mois après ce dernier, en 1942 –, une question nous a taraudée d'emblée : comment adapter sur les planches un tel monument de la littérature ? Mais aussi, pour quelles raisons intrinsèques le faire véritablement ?       <br />
              <br />
       Nous étions alors impatiente de le découvrir et attendions impatiemment la première en octobre 2023 au Lavoir Moderne Parisien… Profondément &quot;camusienne&quot; dans l'âme et en perpétuelle interrogation, nous aussi, sur la condition humaine et la nécessité toute relative d'exister, ce spectacle allait de toute évidence nous interpeller. C'est ainsi, bardée de ces interrogations toutes personnelles que nous avons assisté à cette adaptation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81588746-58743755.jpg?v=1697389792" alt="•Off 2024• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" title="•Off 2024• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" />
     </div>
     <div>
      C'est une bien belle surprise que nous avons eue en assistant à cette adaptation menée de main de maître par Pierre Martot qui, en 1986, a décidé de quitter ses fonctions de psychologue clinicien pour devenir comédien.       <br />
              <br />
       Sur la scène du LMP, le comédien était bien loin de son rôle du capitaine de police Léo Castelli, dans la série télévisée &quot;Plus belle la vie&quot;, interprété pendant quatorze ans, mais sans avoir pour autant arrêté le théâtre. C'est un comédien investi, à la forte présence sur scène, qui nous accueille à travers les mots de Camus, lesquels s'inscrivent dans le bien connu &quot;cycle de l'absurde&quot; de la pensée littéraire du XXe siècle.       <br />
              <br />
       Vêtu d'un simple pardessus sombre au col relevé rappelant indéniablement la silhouette connue d'Albert Camus, Pierre Martot entre au début du spectacle calmement par l'entrée des spectateurs, une liasse de feuillets dans la main, et s'adresse au public de sa voix grave et posée. En convoquant d'emblée le sens de la vie.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Vivre naturellement, ce n'est pas facile parce que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue&quot;.</span> Le cheminement de la réflexion de l'auteur, dans ce spectacle, est hautement magnifié et respecte à la lettre les trois figures distinctes de l'essai : celle de l'acteur, de &quot;l'homme révolté&quot; et de l'écrivain.       <br />
              <br />
       Le décor épuré du plateau aux murs en briques et en pierres du LMP, au-dessus duquel pendent seulement huit petites ampoules vintage aux lueurs jaunâtres, renforce les propos philosophiques de Camus et le comédien parvient à transcender sa parole philosophique en faisant en sorte, par son charisme et sa seule présence, que chaque spectateur (trice) prenne conscience que d'une certaine manière, c'est de lui (d'elle) qu'il parle.       <br />
              <br />
       Car Camus évoque dans cet essai notre condition humaine, notre mort et notre finitude. Mais aussi le rôle du créateur, la création romanesque, ou encore l'acteur. Tout interpelle nécessairement, d'une manière ou d'une autre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Cet homme au téléphone que j'entrevois à travers la vitre, pourquoi m'est-il autant étranger et absurde ?       <br />
       Que faire du visage de cette femme aimée pendant des années et qui nous devient soudainement étrangère ?&quot;</span>       <br />
              <br />
       Sisyphe, c'est chacun et chacune d'entre nous portant notre destin tant bien que mal ! Après &quot;Plus belle la vie&quot; et ce magnifique seul-en-scène de cette rentrée 2023-2024, la vie de Pierre Martot sera-t-elle plus belle ? Et la nôtre ? Sera-t-elle aussi philosophiquement plus élargie et reconsidérée ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81588746-58743756.jpg?v=1697390422" alt="•Off 2024• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" title="•Off 2024• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" />
     </div>
     <div>
      Aurons-nous davantage d'espoir en la vie et en notre condition humaine ?       <br />
              <br />
       Pour le savoir, rendez-vous maintenant au Théâtre Transversal, mais faites vite… car la fin du festival est proche !       <br />
              <br />
       &quot;Le Mythe de Sisyphe&quot; interprété par Pierre Martot est une remarquable performance, ambitieuse et, à sa manière, &quot;révoltée&quot;. Le comédien donne chair et corps au texte magistral de Camus et parvient à en extraire la substantifique moelle. Les pantomimes sobres et justes du Penseur de Rodin ou de Sisyphe poussant son rocher convoquent des images fortes et nécessaires.       <br />
              <br />
       Puisse ce très beau spectacle aider les spectatrices et spectateurs à se barder face aux tumultes du monde et à les aider à croire encore et encore en la puissance de l'humain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Mythe de Sisyphe"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81588746-58743757.jpg?v=1697390487" alt="•Off 2024• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" title="•Off 2024• "Le Mythe de Sisyphe" "C'est le chemin qui mène aux visages de l'homme qu'il s'agit de trouver"" />
     </div>
     <div>
      D'après l'œuvre d'Albert Camus publié aux Éditions Gallimard.       <br />
       Adaptation et interprétation : Pierre Martot.       <br />
       Assistant : Basile Meilleurat.       <br />
       Collaboration artistique et lumières : Jean-Claude Fall.       <br />
       Régie générale : Mathieu Rodride.       <br />
       Compagnie Pierre Martot - Théâtre de Sisyphe.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 juin au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 13 h. Relâche le mardi.       <br />
       Théâtre Transversal, Salle 2, 10-12, rue d'Amphoux, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 86 17 12.       <br />
       <a class="link" href="https://theatretransversal.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatretransversal.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Le-Mythe-de-Sisyphe-C-est-le-chemin-qui-mene-aux-visages-de-l-homme-qu-il-s-agit-de-trouver_a4007.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Le Lavoir Moderne Parisien" Les arts au service de la cité !</title>
   <updated>2024-04-30T18:03:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Lavoir-Moderne-Parisien-Les-arts-au-service-de-la-cite-_a3891.html</id>
   <category term="Coulisses &amp; Cie" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/79821507-57740070.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-04-26T16:55:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est un de ces lieux dont on aimerait entendre beaucoup plus souvent les échos dans le monde du spectacle. Appelé "Les petites Bouffes" par Peter Brook, le Lavoir Moderne Parisien est aussi riche de son passé que de ses ambitions actuelles et futures. Passage en revue d'une structure, baromètre du monde et de notre société, qui en épouse les soubresauts pour en combattre ses rectitudes et sa violence. Dans un échange croisé avec Khalid Tamer et Julien Favart, visite de l'intérieur de cet endroit artistique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79821507-57740070.jpg?v=1714144729" alt=""Le Lavoir Moderne Parisien" Les arts au service de la cité !" title=""Le Lavoir Moderne Parisien" Les arts au service de la cité !" />
     </div>
     <div>
      C'est un lieu chargé de son histoire où Zola aurait pu poser sa plume pour écrire &quot;L'Assommoir&quot; (1876) tant l'endroit respire une époque dans laquelle les années semblent avoir épousé les murs, mais aussi les combats, ceux du Lavoir Moderne Parisien (LMP), pour un enrichissement et un échange culturels accueillant l'étranger ou le voisin de palier. Anciennement était situé un lavoir à son rez-de-chaussée actuel, la structure en garde encore aujourd'hui un témoignage avec une scène de 10 m x 10 m habillée de murs, aux briques blanches, soutenus par des poutres en bois. La jauge est de 70 personnes. Au premier étage se découvre une grande salle presque rectangulaire où se déroulent épisodiquement quelques expositions et répétitions.       <br />
              <br />
       Les Femen y ont installé leur camp d'entraînement international en 2012. Elles en ont fait leur premier siège français international. Le LMP est une structure où les arts entrent par la grande porte. C'est le rachat de son bail effectué en 2014 par la compagnie théâtrale &quot;Graines de Soleil&quot;, afin d'éviter la transformation du lieu par le propriétaire pour d'autres finalités, qui a permis sa pérennité. Il est une chambre d'écho qui fait entendre la voix des uns, des autres, des plus faibles, des opprimés et des oubliés, pour faire cohabiter des mondes de plus en plus séparés par une ignorance et une peur irrationnelle, à penser les plaies avant de les panser au travers de l'Art. Quoi de mieux que la musique, la chanson, le théâtre et la danse pour porter ce combat qui est devenu encore plus urgent aujourd'hui ? Le LMP se donne à cœur de faire découvrir un Autre et Ailleurs dans cet Ici.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79821507-57740079.jpg?v=1714144787" alt=""Le Lavoir Moderne Parisien" Les arts au service de la cité !" title=""Le Lavoir Moderne Parisien" Les arts au service de la cité !" />
     </div>
     <div>
      Situé dans le XVIIIe arrondissement de Paris, c'est le seul théâtre du quartier de la Goutte d'Or, niché dans la rue Léon, à proximité d'une rue commerçante et passante, celle d'Oran. L'endroit incarne la vision de Khalid Tamer et Julien Favart, respectivement directeur et codirecteur et directeur artistique du LMP, de faire acte d'Art dans un quartier populaire délaissé, entre autres, par la culture. Ils sont l'autre visage du 6ᵉ art, et complémentaire à celui de la Comédie-Française, en étant en écho perpétuel avec ce qui fait le monde actuel. Les deux bureaux et la loge des artistes, avec sa cuisine attenante, sont à l'image de l'approche simple et directe de l'équipe. Cette simplicité laisse place à une vraie exigence sur la programmation et les ambitions artistiques de la structure.       <br />
              <br />
       Avec un flair artistique indéniable et détecteur de talents, le LMP accompagne les jeunes artistes encore habillés du manteau de l'inexpérience et de la robe de la &quot;première&quot; fois. Pour Khalid Tamer : <span style="font-style:italic">&quot;Souvent, nous allons prendre des risques, là où beaucoup de théâtres aujourd'hui financièrement ne prendront pas beaucoup de risques, car nous, en fait, on est un peu la première feuille en pariant sur un jeune artiste&quot;.</span> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79821507-57740331.jpg?v=1714146488" alt=""Le Lavoir Moderne Parisien" Les arts au service de la cité !" title=""Le Lavoir Moderne Parisien" Les arts au service de la cité !" />
     </div>
     <div>
      Pour Julien Favart : <span style="font-style:italic">&quot;On se pose la question du public, bien évidemment. Faire du théâtre, mais pour qui et comment ? (…) Comment élargir, trouver un nouveau public ? (…) Nous proposons un miroir au public de ce qui se passe sur scène et qui ressemble à la société actuelle et c'est dans ce sens-là, qu'on accompagne le renouvellement avec les nouvelles écritures, avec les nouveaux artistes, avec les émergents. Et là-dedans, on a un regard attentif (…). C'est quand même assez compliqué pour quelqu'un qui débarque à Paris et qui ne connaît personne d'être programmé (…) On est capable de lui offrir sa chance et une programmation&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Là, sont passés, entre autres, encore inconnus, Valère Novarina, Joël Pommerat, les Têtes Raides, Abd Al Malik. Et aussi Youssou N'Dour, Biyouna. <span style="font-style:italic">&quot;Tous les rejetés qui, à un moment, ne sont pas d'accord avec des règles qui se disent d'Art et c'est pour ça que l'Art est vaste.&quot;</span> Alors, le LMP les accueille comme Lola Lafon, <span style="font-style:italic">&quot;car, oui, il fallait la défendre&quot;</span>, ou Brigitte Fontaine, <span style="font-style:italic">&quot;à une époque où tout le monde n'en voulait pas&quot;</span>. <span style="font-style:italic">&quot;On est un endroit où on va toujours chercher ceux qui ont une nouvelle forme poétique à dire, à défendre, que ce soit en théâtre, en danse, en musique&quot;</span>, rappelle Khalid Tamer.       <br />
              <br />
       Ici, se jouent des <span style="font-style:italic">&quot;spectacles qui racontent le monde&quot;</span>. Ainsi, en précurseur et avant tout le monde, en 2005-2006 jusqu'en 2010, le LMP avait programmé la pièce &quot;Les soldats inconnus&quot; pour faire sortir de l'oubli la figure des tirailleurs sénégalais, des goumiers marocains et des soldats inconnus de la Seconde Guerre mondiale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79821507-57751205.jpg?v=1714242260" alt=""Le Lavoir Moderne Parisien" Les arts au service de la cité !" title=""Le Lavoir Moderne Parisien" Les arts au service de la cité !" />
     </div>
     <div>
      Pour Khalid Tamer, <span style="font-style:italic">&quot;la France est comme un fleuve avec ses rivières et, aujourd'hui, ses diasporas&quot;.</span> Le LMP fait du <span style="font-style:italic">&quot;théâtre politique dans le sens poétique du mot, mais pas dans le sens gauche-droite-vert. À partir du moment qu'on est sur le plateau, c'est un acte&quot;.</span> Et cet acte se multiplie depuis des années dans leur programmation, leurs festivals et événements. C'est ce qui fait leur marque de fabrique.       <br />
               <br />
       Au nombre de ceux-ci, le LMP organise &quot;Le Banquet Culture de la rue Léon&quot; où depuis cinq ans, il ouvre ses portes à la rue et à ses nombreux passants, ses visiteurs et curieux du moment, autour de spectacles et d'un repas partagé le samedi soir. Le tout gratuitement. Artistes de stand-up, de la rue et de la scène, des concerts, de la musique investissent le quartier de la Goutte d'Or. Les arts sont offerts à tous et au plus grand nombre.        <br />
              <br />
       Comme le dit Khalid Tamer, <span style="font-style:italic">&quot;c'était l'époque de Molière où tout se finissait en banquet, en repas. Nous, on commence par ce banquet culturel notre année&quot;.</span> Le LMP accueille et accompagne aussi d'autres festivals comme celui de musique classique, &quot;La semaine classique du Lavoir&quot;, au sein de ses locaux, porté par l'association &quot;Le Ponton des Arts&quot;. C'était la 5ᵉ édition en 2023. Il y a aussi le festival &quot;Écarts&quot;, organisé par le Bureau des Arts de Sciences Po Paris, qui réunit une sélection de projets portés par de jeunes compagnies étudiantes.       <br />
               <br />
       Se déroule aussi &quot;Le Lavoir en famille&quot; qui est une programmation jeune public, créée en partenariat avec les Tréteaux de France et avec le CDN de Sartrouville. C'est la deuxième édition cette année. Trois spectacles sont proposés aux jeunes enfants, de 3-4 ans à 8 ans, et à leur famille durant les vacances scolaires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79821507-57751646.jpg?v=1714246440" alt=""Le Lavoir Moderne Parisien" Les arts au service de la cité !" title=""Le Lavoir Moderne Parisien" Les arts au service de la cité !" />
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      Autre festival, &quot;Africapitales&quot; a pour objectif de mettre en relation artistique et culturelle, Paris avec une capitale du continent africain. Il y a eu Bamako (2022) puis Kigali (2023) et Cotonou (2024). L'année prochaine, ce sera Dakar. Ce festival fait un éclairage d'un pays de l'Afrique qui est appréhendée, en règle générale, avec une grande myopie, comme un vaste bloc noir, sans faire de nuances et de distinctions entre les pays. Là, un focus est effectué sur une capitale d'un État africain dont Paris, grâce et avec le LMP, accueille les artistes pour des représentations durant un mois et où ensuite, le festival se poursuit dans la capitale conviée avec des danseurs, comédiens et musiciens français. C'est un véritable échange qui s'opère entre les deux villes, les deux nations, les deux continents.       <br />
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       &quot;Habiter le monde&quot; est un vaste projet qui a été pensé après la COVID quand la Mairie de Paris avait préempté le LMP en 2020 et où durant les six saisons précédentes, &quot;Graines de Soleil&quot; avait continué son travail de programmation exigeante afin de le faire vivre. &quot;Habiter le monde&quot; se donne l'ambition de <span style="font-style:italic">&quot;savoir comment faire parler le monde à travers l'Art et d'ouvrir les portes à toutes les cultures et toutes les langues&quot;.</span> Ce qui a donné naissance à des festivals comme, entre autres, &quot;Africapitales&quot;.       <br />
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       Dans un futur proche, l'objectif est de faire venir des spectacles européens. Dans la même veine, c'est celui aussi mené actuellement avec le ministère de la Culture et l'Institut du Monde Arabe, pour avoir des représentations de trois pièces de langue arabe en 2024. Et puis autre ambition, et non des moindres, <span style="font-style:italic">&quot;celui de travailler avec d'autres espaces en France (…) et de faire des centres nationaux du quartier&quot;.</span>       <br />
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       Actuellement, l'équipe est en médiation avec la Mairie de Paris.       <br />
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       Nous espérons pouvoir les retrouver l'année prochaine et encore de nombreuses années pour continuer &quot;Habiter le monde&quot; et faire perdurer le Lavoir Moderne Parisien avec une programmation aussi exigeante et audacieuse.       <br />
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       L'interview s'est déroulée le vendredi 19 avril dans les locaux du Lavoir Moderne Parisien avec Julien Favart et, à distance, avec Khalid Tamer.
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     <div><b>Le Lavoir Moderne Parisien</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79821507-57751661.jpg?v=1714246529" alt=""Le Lavoir Moderne Parisien" Les arts au service de la cité !" title=""Le Lavoir Moderne Parisien" Les arts au service de la cité !" />
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      Fabrique des émergences créatives - Théâtre, musique et danse.       <br />
       35, rue Léon, Paris XVIIIe, 01 46 06 08 05.       <br />
       <a class="link" href="https://lavoirmoderneparisien.com" target="_blank">&gt;&gt; lavoirmoderneparisien.com</a>       <br />
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       <b>L'équipe du Lavoir Moderne Parisien</b>       <br />
       Directeur : Khalid Tamer.       <br />
       Co-directeur et directeur artistique : Julien Favart.       <br />
       Directrice artistique adjointe : Anaïs Robbe.       <br />
       Directeur technique : Mathieu Rodride.       <br />
       Administratrice : Sarah Janin.       <br />
       Chargée de coordination, production et développement local : Jeanne Jezequel.       <br />
       Chargée de billetterie et des relations publiques : Nattie Tweh.       <br />
       Assistante chargée de communication : Zélie Martinez-Almoyna.       <br />
       Chargé d'accueil et des compagnies : Zakariae Heddouchi.
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   </content>
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