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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-12T21:19:43+01:00</updated>
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   <title>"Dan Då Dan Dog" Entre drôleries folles et mélancolies douces-amères, sept personnages en prise… avec une vie de chien</title>
   <updated>2024-03-21T18:54:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Dan-Da-Dan-Dog-Entre-droleries-folles-et-melancolies-douces-ameres-sept-personnages-en-prise-avec-une-vie-de-chien_a3849.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2024-03-22T06:29:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La nuit polaire et ses brumes intranquilles semblent féconder l'imaginaire des écrivains scandinaves au point de leur faire enfanter des histoires où le temps vole en éclats comme les existences qu'il surplombe. Aussi ne devrait-on pas être surpris que le dramaturge suédois Rasmus Lindberg ait proposé, pour sa première pièce ("Le mardi où Morty est mort"), un objet littéraire sidérant d'inventivité explosive. Là, les diktats de la chronologie sont pulvérisés pour (dé)composer des tableaux impressionnistes révélant, comme sous l'effet de flashs, des personnages errant dans leur présent, entre un avenir fantasmé et leur passé insistant…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79054099-57311353.jpg?v=1711044082" alt=""Dan Då Dan Dog" Entre drôleries folles et mélancolies douces-amères, sept personnages en prise… avec une vie de chien" title=""Dan Då Dan Dog" Entre drôleries folles et mélancolies douces-amères, sept personnages en prise… avec une vie de chien" />
     </div>
     <div>
      Autant de tableaux projetés superbement sur scène par Pascale Daniel-Lacombe, directrice de La Méta - CDN Poitiers Nouvelle Aquitaine. S'appuyant sur une scénographie embrumée jusqu'à la gueule, fabriquée de dispositifs conduisant &quot;sur des rails&quot; les personnages s'ébattant sur plusieurs niveaux dans une mosaïque de vignettes animées et sonores se juxtaposant les unes aux autres, elle met en scène une comédie acidulée où les aiguilles de l'horloge semblent être devenues folles. Un espace-temps déstructuré où coexistent les désirs avortés, les frustrations enracinées et les espoirs fous d'une communauté… ordinaire.       <br />
              <br />
       Il y a là la grand-mère, dont le mari vient de clamser dans son fauteuil en énonçant en boucle la banalité des saisons répétitives ayant scandé sa traversée sans relief, lui &quot;qui a emporté le passé avec lui&quot;, et &quot;ce qui reste maintenant [à celle qui lui survit] c'est l'avenir&quot;. Sa petite fille brûlant d'un ailleurs plus stimulant que ce présent déjà fermé sur lui-même avant d'avoir été vécu. Son petit ami jaloux, jeune homme écorché vif, fils du pasteur, dévalorisé par son géniteur, revenu de tout et surtout de la religion dont il a fait vœu. Et puis, bien sûr, le médecin, encore plus seul depuis le jour où son chien (personnage central) lui a échappé en prenant son envol, lui qui ressasse en boucle ses ressentiments comme le dernier os qu'il lui reste à ronger. Point commun à toutes ces figures hautes en couleur, leur rapport au temps (qu'ils n'ont pas vécu, ou si mal) érigé en épicentre de leurs tourments existentiels.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79054099-57311354.jpg?v=1711044112" alt=""Dan Då Dan Dog" Entre drôleries folles et mélancolies douces-amères, sept personnages en prise… avec une vie de chien" title=""Dan Då Dan Dog" Entre drôleries folles et mélancolies douces-amères, sept personnages en prise… avec une vie de chien" />
     </div>
     <div>
      Émergeant d'un épais brouillard, les tableaux, côté jardin, du fauteuil tournant au rythme des scansions des non-événements revécus par le grand-père prêt à mourir, suivi immédiatement, côté cour, de celui de la croix et de son monticule de terre accroché tombant brutalement des cintres, donnent le ton… Immergé d'emblée dans cet univers décalé où la distanciation burlesque est là pour moquer ce que l'existence peut avoir de tragique, on est précipité à l'autre bout du plateau pour assister à l'enterrement… Un bijou de cocasseries iconoclastes marqué par le discours grandiloquent du pasteur, ponctué par des &quot;et bla, bla, blabla&quot; éloquents, suivi dans la foulée d'un jeté de bouquets des proches en direction de la tombe.       <br />
              <br />
       À la faveur de cette disparition rappelant aux distraits que la vie a un terme, les insatisfactions des uns et des autres se fraient un passage pour tonitruer joyeusement. La fabuleuse grand-mère, libérée désormais du passé, &quot;agrippe l'avenir par la peau du cou&quot; et se projette déjà à Cuba en tant qu'égérie de la cause ouvrière. Sauf qu'une mauvaise excroissance apparue sur sa joue contrarie son plan de vie à peine esquissé. L'annonce brutale de la mort imminente, faite à sa patiente par le médecin au petit chien, prend alors l'allure d'une somptueuse farce.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79054099-57311378.jpg?v=1711044143" alt=""Dan Då Dan Dog" Entre drôleries folles et mélancolies douces-amères, sept personnages en prise… avec une vie de chien" title=""Dan Då Dan Dog" Entre drôleries folles et mélancolies douces-amères, sept personnages en prise… avec une vie de chien" />
     </div>
     <div>
      La jeune fille, elle, lassée du quotidien partagé avec son petit ami énervé, sent qu'&quot;il s'est passé un petit truc&quot;, un truc ayant pour nom le prénom du médecin. Ce qui rend fou de rage le jeune homme qui se lance illico à la poursuite des deux amants sur sa bicyclette dont le phare éclairé brille dans la nuit du plateau. Le pasteur, lui, réalise qu'il a tout faux dans sa vie, hésite à faire le grand saut vers son non-avenir, avant de se dépouiller de ses vêtements et d'errer en caleçon chaussettes dans le cimetière comme une âme en peine…       <br />
              <br />
       Mais la vedette du tableau inénarrable revient sans nul doute au chien du rôle-titre. Incarné au plateau par une serpillère à franges, dont la laisse serait le manche, au gré de l'humeur tourmentée du médecin, il réalise des chorégraphies des plus acrobatiques… avant d'échapper à la voix de son maître, d'être touché en plein vol par la balle perdue tirée par le jeune homme nerveux… et d'atterrir en charpie sur les genoux de la grand-mère venue sur la tombe de son défunt époux. Auparavant, il aura tenu le rôle de confident muet des lamentations du docteur se gargarisant des &quot;Si seulement, si seulement, si seulement…&quot;, tout en recherchant désespérément là où sa vie a déraillé, l'erreur première dont tout le reste découle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79054099-57311406.jpg?v=1711044335" alt=""Dan Då Dan Dog" Entre drôleries folles et mélancolies douces-amères, sept personnages en prise… avec une vie de chien" title=""Dan Då Dan Dog" Entre drôleries folles et mélancolies douces-amères, sept personnages en prise… avec une vie de chien" />
     </div>
     <div>
      Glissant sur des rails, d'arrière en avant, les dispositifs portent au premier plan les différents tableaux à une cadence syncopée, lorsqu'ils n'en présentent pas une vue panoramique comme le ferait une planche de BD. Au rythme accéléré du dérèglement du temps et des interférences entre les problématiques des uns et des autres, l'action se précipite vers &quot;sa chute&quot;. En effet, comme il est établi que l'on ne peut plus compter sur le présent, que l'on ne peut pas non plus s'accrocher au passé infréquentable, il ne reste plus qu'à oser… lâcher prise. C'est la grand-mère qui fera le premier pas dans cette direction, sautant de la rambarde pour voguer sereinement en apesanteur, détachée du poids des obligations… arrimée qu'elle est à des filins invisibles qui la relient aux cintres.       <br />
              <br />
       Une dernière touche à apporter pour dépeindre cet album &quot;fabuleux&quot;, celle d'une femme énigmatique, invisible des personnages sur scène, mais bien visible pour nous spectateurs. Il lui revient la fantaisie de traverser le plateau, en s'excusant presque de jouer l'intruse dans une histoire qui n'est pas la sienne, une histoire qu'elle va s'empresser de déserter afin de voyager pour ne pas finir là où elle l'a rejointe… Comme le témoin erratique d'une comédie humaine dans laquelle nous sommes nous-mêmes inclus.       <br />
              <br />
       &quot;Dan Då Dan Dog. Le jour où le chien nommé Jour (Dan) est mort&quot;, à plus d'un titre – le sien résonnant déjà comme une énigme à résoudre – réjouit notre besoin de théâtre, d'un théâtre &quot;extra-ordinairement&quot; vivant, libéré des attentes convenues et des écritures planifiées. En effet, la metteuse en scène, Pascale Daniel-Lacombe, a su de manière bluffante s'approprier les enjeux du texte de l'auteur suédois pour en délivrer, avec légèreté et profondeur, toute la fantaisie savoureuse. En insufflant, sur un plateau de théâtre quadrillé en aires de jeux, la dynamique burlesque propre à brouiller les frontières entre la mélancolie plombant l'existence et l'aspect roboratif de ce que vivre veut dire, elle nous offre l'opportunité d'un pur ravissement des sens. Une bouffée d'oxygène, revivifiant à souhait.       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 15 mars dans la Grande salle Vitez du TnBA de Bordeaux (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dan Då Dan Dog. Le jour où le chien nommé Jour (Dan) est mort"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79054099-57311407.jpg?v=1711044369" alt=""Dan Då Dan Dog" Entre drôleries folles et mélancolies douces-amères, sept personnages en prise… avec une vie de chien" title=""Dan Då Dan Dog" Entre drôleries folles et mélancolies douces-amères, sept personnages en prise… avec une vie de chien" />
     </div>
     <div>
      Texte : Rasmus Lindberg.       <br />
       &quot;Dan Då Dan Dog&quot; est publié aux Éditions Espaces 34.       <br />
       Traduction : Marianne Segol-Samoy, Karin Serres.       <br />
       Mise en scène : Pascale Daniel-Lacombe.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Juliet Darremont-Marsaud.       <br />
       Avec : Étienne Bories, Étienne Kimes, Elsa Moulineau, Mathilde Panis, Ludovic Schoendoerffer, Jean-Baptiste Szezot, Mathilde Viseux.       <br />
       Dramaturgie : Marianne Segol-Samoy       <br />
       Scénographie : Pascale Daniel-Lacombe, Philippe Casaban et Éric Charbeau.       <br />
       Création lumière : Thierry Fratissier assisté de Manon Vergotte.       <br />
       Création sonore : Clément-Marie Mathieu.       <br />
       Composition musicale : Pascal Gaigne       <br />
       Soutien chorégraphique : Compagnie Ex Nihilo - Jean-Antoine Bigot et Anne Le Batard.       <br />
       Création costumes : Béatrice Ferron.       <br />
       Fabrication décor : Les Ateliers Théâtre de l'Union - CDN Limoges.       <br />
       Équipe de création accessoires scénographiques, Jérémie Hazael-Massieux, Clément-Marie Mathieu, Annie Onchalo, Laurent Boulé, Laurent Patard, Karlito Bouet-Levandoski, Étienne Kimes.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du mercredi 13 au vendredi 15 mars 2024, Grande salle Vitez du TnBA à Bordeaux (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>•Off 2021• Bagarre Jeu de poings, jeux de gamins, jeu de pignes, jeux de gamines</title>
   <updated>2021-07-06T22:43:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2021-Bagarre-Jeu-de-poings-jeux-de-gamins-jeu-de-pignes-jeux-de-gamines_a2957.html</id>
   <category term="Avignon 2021" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/56985614-42300928.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-06-09T15:41:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La bagarre, c'est pas grave. La bagarre, c'est un jeu. On la décide sur un coup de tête. On s'attrape, on se tape, on se fait tomber. On prend des gnons et on en donne. On se fait écraser, on s'extirpe, on se libère, on gagne, on perd. C'est comme ça dans les cours d'école depuis des lustres. On ne sait pas vraiment comment ça commence. On ne sait jamais comment ça finit. Mais qu'est-ce que c'est que cette chose ? Un jeu ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/56985614-42300928.jpg?v=1619160147" alt="•Off 2021• Bagarre Jeu de poings, jeux de gamins, jeu de pignes, jeux de gamines" title="•Off 2021• Bagarre Jeu de poings, jeux de gamins, jeu de pignes, jeux de gamines" />
     </div>
     <div>
      Seule en scène, Tamaïti Torlasco se plonge avec une énergie très juste dans le personnage d'une petite fille surnommée Mouche à cause de sa petite taille et de ses lunettes. C'est elle, Mouche, qui va nous raconter sa vie, sa famille et sa découverte de la bagarre. Sa vie, elle se déroule entre l'école et le toit de l'immeuble où est dressée la tente où elle habite. Pas parce qu'elle est SDF, non, parce que c'est particulier et que c'est comme ça.       <br />
              <br />
       Sa famille, elle aussi est particulière. Il y a son frère, Titus, plus grand qu'elle et garçon, en plus. Et puis sa tante, toute ridée comme une pomme de fin de saison, assise dans son fauteuil roulant. Le soir, tous les trois, sous le ciel, comptent les oiseaux, les avions et les mouches. Et puis, un jour, le frère rapporte un sac de frappe et la tante lui donne une paire de gants de boxe tout rouge. Alors, dans la vie de Mouche, va s'ouvrir une porte interdite : celle de la bagarre.       <br />
              <br />
       Évidemment, la bagarre, c'est plutôt pour les garçons. C'est plutôt pas pour les gringalettes porteuses de lunettes. Mais c'est sans compter sur la tante un peu magique, un peu sorcière, qui va lui donner l'espoir et les clefs d'un entrainement implacable pour rentrer dans l'arène de la cour d'école et de la bagarre qui s'y déroule toujours à un moment ou à un autre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/56985614-42300929.jpg?v=1619160177" alt="•Off 2021• Bagarre Jeu de poings, jeux de gamins, jeu de pignes, jeux de gamines" title="•Off 2021• Bagarre Jeu de poings, jeux de gamins, jeu de pignes, jeux de gamines" />
     </div>
     <div>
      Il y a un peu de conte dans ce spectacle. Le texte de Karin Serres puise autant dans la fantaisie que dans la réalité. Tendu toute la première partie qui relate la découverte que Mouche fait de l'entrainement à la boxe, il perd un peu de sa force par la suite comme si le propos hésitait à raconter d'autres thèmes. Mais quelle bonne idée de rendre compte que, dès l'école primaire, les rôles masculins féminins ont déjà dressé les murs parmi les enfants ! Mouche doit se battre contre son frère pour pouvoir s'entrainer avec le sac de frappe et savourer la &quot;Bagarre&quot; dans la cour. Passage, rite initiatique, opportunités nouvelles émaillent le fond de ce spectacle qui reste pourtant très léger, ludique et drôle.       <br />
              <br />
       Après avoir créé deux spectacles sur le fond sombre de l'actualité, Annabelle Sergent a demandé à Karin Serres un texte sur ce thème moins dramatique. &quot;Waynak - t'es où ?&quot;, en arabe, inspiré de paroles d'enfants d'ici et de là-bas, touchait du doigt notre monde qui n'en finit pas de muter. &quot;Shell Shock&quot; était un spectacle en prise avec le réel des conflits en Irak de 2003. Avec &quot;Bagarre&quot;, elle s'adresse à un public plus jeune, pour un propos plus simple, plus générique, mais qui est soutenu dans le fond par la véritable problématique de la sexualisation de l'éducation.       <br />
              <br />
       Vu le 14 avril 2021 au Festival &quot;petits et GRANDS&quot;de Nantes, dans le cadre d'une représentation réservée aux professionnels.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Bagarre" + "Titus"</b></div>
     <div>
      Écriture : Karin Serres.       <br />
       Conception et mise en scène : Annabelle Sergent.       <br />
       Collaboration artistique : Christophe Gravouil.       <br />
       Avec : Tamaïti Torlasco (Bagarre) et Christophe Gravouil (Titus).       <br />
       Création lumière : François Poppe.       <br />
       Création sonore : Oolithe [Régis Raimbault et Jeannick Launay].       <br />
       Regard chorégraphique : Bastien Lefèvre.       <br />
       Regard scénographique : Olivier Droux.       <br />
       Conseiller technique à la scénographie : Pierre Airault.       <br />
       Costumes : Anne Claire Ricordeau.       <br />
       Régie générale : Régis Raimbault.       <br />
       Tout public à partir de 6 ans.       <br />
       Durée : 40 minutes pour &quot;Bagarre&quot; et 18 minutes pour &quot;Titus&quot;.       <br />
       Par la Compagnie Loba. <a class="link" href="http://www.cieloba.org/spectacle/bagarre/" target="_blank">&gt;&gt; cieloba.org</a>       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2021•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 28 juillet 2021.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h 40, relâche les 12, 19 et 26 juillet.       <br />
       Le Nouveau Grenier       <br />
       (anciennement Collège de la Salle, près de la place Pasteur)       <br />
       9, rue Notre-Dame des 7 douleurs, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 28 70 05 10.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée</b></div>
     <div>
      1er octobre 2021 : Saison culturelle &quot;Ici Ou Là&quot;, Indre (44).        <br />
       Du 8 au 10 octobre 2021 : Le THV, Saint-Barthélemy-d'Anjou (49).       <br />
       14 et 15 octobre 2021 : L'Entracte - Scène conventionnée, Sablé-sur-Sarthe (72).       <br />
       17 et 18 octobre 2021 : Festival Méli'Môme, Reims (51).       <br />
       21 et 22 octobre 2021 : Le Carré - Scène nationale, Château-Gontier (53).       <br />
       26 et 27 octobre 2021 : L'Espace 600, Grenoble (38).       <br />
       Du 7 au 15 novembre 2021 : Tournée finistérienne, Le Finistère (29).       <br />
       Du 17 au 23 novembre 2021 : Le Volcan - Scène nationale, Le Havre (76).       <br />
       26 novembre 2021 : La Chaise rouge/Cie Patrick Cosnet, Pouancé (49).       <br />
       30 novembre et 1er décembre 2021 : Service Culturel, Villiers-le-Bel (95).       <br />
       Du 8 au 10 décembre 2021 : Le Grand R - Scène nationale, La Roche-sur-Yon (85).       <br />
       Du 14 au 17 décembre 2021 : Centre Culturel Athéna, La Ferté Bernard (72).       <br />
       Du 4 au 8 janvier 2022 : Le Théâtre - Scène nationale, Angoulême (16).       <br />
       Du 18 au 21 janvier 2022 : Espace Sarah Bernhardt, Goussainville (95).       <br />
       25 et 26 janvier 2022 : Espace Germinal, Fosses (95).       <br />
       Du 2 au 6 février 2022 : Très Tôt Théâtre, Quimper (29).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>La bagarre ? Jeu de poings, jeux de gamins, jeu de pignes, jeux de gamines</title>
   <updated>2021-04-23T08:46:00+02:00</updated>
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   <category term="Théâtre" />
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   <published>2021-04-23T08:22:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
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    <![CDATA[
La bagarre, c'est pas grave. La bagarre, c'est un jeu. On la décide sur un coup de tête. On s'attrape, on se tape, on se fait tomber. On prend des gnons et on en donne. On se fait écraser, on s'extirpe, on se libère, on gagne, on perd. C'est comme ça dans les cours d'école depuis des lustres. On ne sait pas vraiment comment ça commence. On ne sait jamais comment ça finit. Mais qu'est-ce que c'est que cette chose ? Un jeu ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/55726724-41648732.jpg?v=1619160147" alt="La bagarre ? Jeu de poings, jeux de gamins, jeu de pignes, jeux de gamines" title="La bagarre ? Jeu de poings, jeux de gamins, jeu de pignes, jeux de gamines" />
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      Seule en scène, Tamaïti Torlasco se plonge avec une énergie très juste dans le personnage d'une petite fille surnommée Mouche à cause de sa petite taille et de ses lunettes. C'est elle, Mouche, qui va nous raconter sa vie, sa famille et sa découverte de la bagarre. Sa vie, elle se déroule entre l'école et le toit de l'immeuble où est dressée la tente où elle habite. Pas parce qu'elle est SDF, non, parce que c'est particulier et que c'est comme ça.       <br />
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       Sa famille, elle aussi est particulière. Il y a son frère, Titus, plus grand qu'elle et garçon, en plus. Et puis sa tante, toute ridée comme une pomme de fin de saison, assise dans son fauteuil roulant. Le soir, tous les trois, sous le ciel, comptent les oiseaux, les avions et les mouches. Et puis, un jour, le frère rapporte un sac de frappe et la tante lui donne une paire de gants de boxe tout rouge. Alors, dans la vie de Mouche, va s'ouvrir une porte interdite : celle de la bagarre.       <br />
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       Évidemment, la bagarre, c'est plutôt pour les garçons. C'est plutôt pas pour les gringalettes porteuses de lunettes. Mais c'est sans compter sur la tante un peu magique, un peu sorcière, qui va lui donner l'espoir et les clefs d'un entrainement implacable pour rentrer dans l'arène de la cour d'école et de la bagarre qui s'y déroule toujours à un moment ou à un autre.
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/55726724-41648912.jpg?v=1619160177" alt="La bagarre ? Jeu de poings, jeux de gamins, jeu de pignes, jeux de gamines" title="La bagarre ? Jeu de poings, jeux de gamins, jeu de pignes, jeux de gamines" />
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      Il y a un peu de conte dans ce spectacle. Le texte de Karin Serres puise autant dans la fantaisie que dans la réalité. Tendu toute la première partie qui relate la découverte que Mouche fait de l'entrainement à la boxe, il perd un peu de sa force par la suite comme si le propos hésitait à raconter d'autres thèmes. Mais quelle bonne idée de rendre compte que, dès l'école primaire, les rôles masculins féminins ont déjà dressé les murs parmi les enfants ! Mouche doit se battre contre son frère pour pouvoir s'entrainer avec le sac de frappe et savourer la &quot;Bagarre&quot; dans la cour. Passage, rite initiatique, opportunités nouvelles émaillent le fond de ce spectacle qui reste pourtant très léger, ludique et drôle.       <br />
              <br />
       Après avoir créé deux spectacles sur le fond sombre de l'actualité, Annabelle Sergent a demandé à Karin Serres un texte sur ce thème moins dramatique. &quot;Waynak - t'es où ?&quot;, en arabe, inspiré de paroles d'enfants d'ici et de là-bas, touchait du doigt notre monde qui n'en finit pas de muter. &quot;Shell Shock&quot; était un spectacle en prise avec le réel des conflits en Irak de 2003. Avec &quot;Bagarre&quot;, elle s'adresse à un public plus jeune, pour un propos plus simple, plus générique, mais qui est soutenu dans le fond par la véritable problématique de la sexualisation de l'éducation.       <br />
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       Vu le 14 avril 2021 au Festival &quot;petits et GRANDS&quot;de Nantes, dans le cadre d'une représentation réservée aux professionnels.
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     <div><b>"Bagarre"</b></div>
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      Écriture : Karin Serres.       <br />
       Conception et mise en scène : Annabelle Sergent.       <br />
       Collaboration artistique : Christophe Gravouil.       <br />
       Avec : Tamaïti Torlasco.       <br />
       Création lumière : François Poppe.       <br />
       Création sonore : Oolithe [Régis Raimbault et Jeannick Launay].       <br />
       Regard chorégraphique : Bastien Lefèvre.       <br />
       Regard scénographique : Olivier Droux.       <br />
       Conseiller technique à la scénographie : Pierre Airault.       <br />
       Costumes : Anne Claire Ricordeau.       <br />
       Régie générale : Régis Raimbault.       <br />
       Spectacle jeune public à partir de 5 ans.       <br />
       Durée : 40 minutes.       <br />
       Par la Compagnie Loba. <a class="link" href="http://www.cieloba.org/spectacle/bagarre/" target="_blank">&gt;&gt; cieloba.org</a>
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     <div><b>Tournée</b></div>
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      <span class="fluo_jaune">Du 5 au 7 mai 2021 (sous réserve : adaptation de &quot;Bagarre&quot; en classe) :</span> Le Parvis, Scène nationale, Ibos (65).       <br />
       Mai ou juin 2021 (en cours : Villages-en-Scène, Les Garennes-sur-Loire (49).       <br />
       Le spectacle se jouera au festival d'Avignon Off dans le cadre de la programmation des Pays de Loire.       <br />
       1er octobre 2021 : Saison culturelle &quot;Ici Ou Là&quot;, Indre (44).        <br />
       Du 8 au 10 octobre 2021 : Le THV, Saint-Barthélemy-d'Anjou (49).       <br />
       14 et 15 octobre 2021 : L'Entracte - Scène conventionnée, Sablé-sur-Sarthe (72).       <br />
       17 et 18 octobre 2021 : Festival Méli'Môme, Reims (51).       <br />
       21 et 22 octobre 2021 : Le Carré - Scène nationale, Château-Gontier (53).       <br />
       26 et 27 octobre 2021 : L'Espace 600, Grenoble (38).       <br />
       Du 7 au 15 novembre 2021 : Tournée finistérienne, Le Finistère (29).       <br />
       Du 17 au 23 novembre 2021 : Le Volcan - Scène nationale, Le Havre (76).       <br />
       26 novembre 2021 : La Chaise rouge/Cie Patrick Cosnet, Pouancé (49).       <br />
       30 novembre et 1er décembre 2021 : Service Culturel, Villiers-le-Bel (95).       <br />
       Du 8 au 10 décembre 2021 : Le Grand R - Scène nationale, La Roche-sur-Yon (85).       <br />
       Du 14 au 17 décembre 2021 : Centre Culturel Athéna, La Ferté Bernard (72).       <br />
       Du 4 au 8 janvier 2022 : Le Théâtre - Scène nationale, Angoulême (16).       <br />
       Du 18 au 21 janvier 2022 : Espace Sarah Bernhardt, Goussainville (95).       <br />
       25 et 26 janvier 2022 : Espace Germinal, Fosses (95).       <br />
       Du 2 au 6 février 2022 : Très Tôt Théâtre, Quimper (29).
     </div>
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