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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-08T10:59:07+02:00</updated>
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   <title>"If only I could hibernate"… À la découverte des beaux blues de Mongolie !</title>
   <updated>2024-03-27T09:50:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/If-only-I-could-hibernate-A-la-decouverte-des-beaux-blues-de-Mongolie-_a3852.html</id>
   <category term="CédéDévédé" />
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   <published>2024-03-26T06:36:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Bande originale du film du même titre, "If only I could hibernate" est un voyage musical au cœur de la Mongolie. Le dernier LP de Johanni Curtet embrasse une large gamme de sonorités allant du blues des monts Altaï aux envolées saccadées du beatbox en passant par les chants Khöömii.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79126910-57352134.jpg?v=1711389563" alt=""If only I could hibernate"… À la découverte des beaux blues de Mongolie !" title=""If only I could hibernate"… À la découverte des beaux blues de Mongolie !" />
     </div>
     <div>
      Nous avions déjà parlé de Johanni Curtet à l'occasion du dernier album de Batsükh Dorj, &quot;Ögbelerim&quot;, en janvier dernier, où celui-ci avait effectué, entre autres, les arrangements. Là, on le retrouve aux commandes de son propre LP qui est aussi la bande originale du film &quot;If I only could hibernate&quot; (&quot;Si seulement je pouvais hiberner&quot;, &quot;Baavgai Bolohson&quot;) de la réalisatrice mongole Zoljargal Purevdash. Le film a été présenté à l'édition 2023 du festival de Cannes dans la sélection &quot;Un certain regard&quot;. Sa sortie officielle a eu lieu le 24 janvier 2024.       <br />
              <br />
       Le film plonge dans la vie d'une famille mongole vivant à Oulan-Bator, capitale de la Mongolie, et de Ulzii, un adolescent, fort en mathématiques, qui a la possibilité de participer à un concours de physique et d'obtenir une bourse, mais il est confronté aux conditions de vie très difficiles qu'il vit avec sa famille.       <br />
              <br />
       Johanni Curtet est musicien et ethnomusicologue français, spécialiste du chant diphonique et de la musique mongole. Dans sa dernière création, le khöömii, l'un des six chants diphoniques de Mongolie, accompagne certaines compositions. Patrimoine culturel très important de la Mongolie, il reste une tradition vivace avec des harmoniques ressemblant à celui d'un bourdon vocal, autour de deux notes de fréquences différentes et ses deux voix, la première soutenue par les cordes vocales, la seconde plus aigüe, amplifiée par les cavités de résonance comme, entre autres, le pharynx ou la bouche.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79126910-57352138.jpg?v=1711389600" alt=""If only I could hibernate"… À la découverte des beaux blues de Mongolie !" title=""If only I could hibernate"… À la découverte des beaux blues de Mongolie !" />
     </div>
     <div>
      L'ouverture de l'album, &quot;Ekhle&quot;, débute par ce chant diphonique, avec une voix pincée et vibrante. Les enregistrements sont un kaléidoscope musical où la voix est utilisée comme un instrument. Nous sommes transportés dans différentes atmosphères sonores. On alterne ainsi entre du blues, avec, entre autres, &quot;Slow blues I&quot;, &quot;Slow blues II&quot; et le beatbox avec lequel Johanni Curtet donne une allure rap avec &quot;Before meeting the aunt&quot;. &quot;Theme of hope&quot; est aussi une très belle mélodie portée par le violon et une guitare qui tressent ensemble leurs accords pour donner un rythme à la fois enjoué et grave avec l'instrument à vent qui nous emmène dans quelques tourbillons mélodiques quand celui à cordes est en lead.       <br />
              <br />
       L'album est d'une grande richesse artistique dans laquelle Johanni Curtet concilie une riche palette autant instrumentale que tonale. Pouvant être d'une sonorité très basse, on trouve aussi des accents aux octaves beaucoup plus hautes, aux rythmes rapides ou hachées, entremêlant ainsi des tempos très variés.       <br />
              <br />
       Au-delà des chants khöömii, le LP est surtout instrumental, appuyé, entre autres, par une vièle morin khuur, un khulsan khuur (guimbarde de Mongolie), un violon et un carillon, le tout apportant des touches sonores autant traditionnelles que variées et bien agencées.       <br />
              <br />
       Cette richesse musicale est nourrie de très belles compositions comme &quot;Eyereg ayaz I&quot;, trame qui revient une deuxième fois avec &quot;Eyereg ayaz II&quot;, autour du luth Doshpuluur et un violon avec son rythme bien soutenu et entraînant. &quot;Slow blues I&quot; est un beau blues à la guitare, accompagné toujours de l'instrument à vent et de sonorités vocales et gutturales dont la structure musicale revient quelques morceaux plus tard avec &quot;Slow blues II&quot;.       <br />
              <br />
       Ce type de retours musicaux sont présents dans trois compositions dont la dernière avec &quot;L'âme givrée I&quot; et &quot;L'âme givrée II&quot;, superbes blues en beatbox appuyés toujours par la guitare et le violon. Difficile de lister toutes les compositions, la richesse artistique et la qualité d'interprétation étant toujours au rendez-vous.       <br />
              <br />
       C'est un très bel album qui puise sa source dans une interprétation maîtrisée et la découverte d'une musique mongole riche et étonnamment ressourçante. Vivement la suite !
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79126910-57352144.jpg?v=1711389654" alt=""If only I could hibernate"… À la découverte des beaux blues de Mongolie !" title=""If only I could hibernate"… À la découverte des beaux blues de Mongolie !" />
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79126910-57352149.jpg?v=1711389693" alt=""If only I could hibernate"… À la découverte des beaux blues de Mongolie !" title=""If only I could hibernate"… À la découverte des beaux blues de Mongolie !" />
     </div>
     <div>
      <b>● &quot;If Only I Could Hibernate/Si seulement je pouvais hiberner&quot;.</b>       <br />
       Bande originale du film de Zoljargal Purevdash (sélection officielle Festival de Cannes, Un Certain Regard 2023).       <br />
       Distribution : Buda Musique/Socadisc.       <br />
       Sortie française le 10 janvier 2024.       <br />
              <br />
       Johanni Curtet : composition, beatbox, khöömii, chant de gorge, guitare, luth doshpuluur, guimbardes, carillon.       <br />
       Mandakhjargal Daansuren : vièle morin khuur, khöömii, chant de gorge.       <br />
       Kham Meslien : contrebasse.       <br />
       Enregistré et mixé par Bob Coke.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Ögbelerim – Music for my ancestors"… Blues ancestral de Mongolie des plus modernes !</title>
   <updated>2024-03-25T18:30:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Ogbelerim-Music-for-my-ancestors-Blues-ancestral-de-Mongolie-des-plus-modernes-_a3780.html</id>
   <category term="CédéDévédé" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/77377901-56249536.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-12-15T15:49:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour sa première création, Batsükh Dorj, en collaboration avec le musicien ethnomusicologue français Johanni Curtet, sort un album où le voyage artistique se déroule sur les terres de la république de Touva, à la frontière de la Mongolie. C'est une très belle découverte d'une riche culture où le khöömei, l'un des six chants mongols, accompagné d'instruments typiques de cette région du monde, tels le tsuur et l'igil, plongent les compositions de l'artiste au sein de sa lignée ancestrale, de la nature et du surnaturel.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77377901-56249536.jpg?v=1702739850" alt=""Ögbelerim – Music for my ancestors"… Blues ancestral de Mongolie des plus modernes !" title=""Ögbelerim – Music for my ancestors"… Blues ancestral de Mongolie des plus modernes !" />
     </div>
     <div>
      C'est dans un coin reculé de Mongolie, à Tsengel, pays aux vastes terres d'étendues arides que naît en 1990 Batsükh Dorj. En octobre 2023, il sort un magnifique LP aux sonorités blues avec en toile de fond trois traditionnels accompagnés d'une grande majorité de créations de son cru. De qualité musicale indéniable, il nous fait découvrir la culture de la République de Touva. Les Touvains sont un peuple turcophone situé en Sibérie dans la fédération de Russie, à la frontière de la Mongolie. Ils sont un peu plus de 300 000 habitants.       <br />
              <br />
       C'est d'abord une voix, celle de Batsükh Dorj chantant en khöömei, l'un des six chants diphoniques typiques de Mongolie qui donne à l'album sa couleur et son atmosphère. On le découvre dans &quot;Ogbelerim&quot; (My Ancestors/Mes ancêtres) où cela débute avec des cordes, qui semblent grincer par jalon, accompagnées d'une guitare et la voix gutturale de Batsükh Dorj. Celle-ci est à la fois haut perchée et de tonalité basse et forte. Venant de la gorge, comme si elle était pressée, elle produit une harmonie composée de différents types vocaux dont celui très caractéristique d'un bourdon. Sa voix est souvent en écho à une musique mêlant, selon les compositions, le tsuur (type de flûte), la guimbarde (idiophone), le igil (sorte de vielle), le khomus (sorte de guimbarde), le doshpuluur (instrument à cordes), les sabots de cheval attinduyou et le sifflet nasal khai.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77377901-56249542.jpg?v=1702739895" alt=""Ögbelerim – Music for my ancestors"… Blues ancestral de Mongolie des plus modernes !" title=""Ögbelerim – Music for my ancestors"… Blues ancestral de Mongolie des plus modernes !" />
     </div>
     <div>
      Cet album est aussi, et surtout, dû à une rencontre entre notre artiste et Johanni Curtet, un musicien ethnomusicologue français, qui a permis d'accoucher de compositions aux sonorités très riches. Aux accents blues, mélodiques, souvent avec ses instruments à cordes et quelques fois baroques avec ceux à vent, les chants incarnent parfois la Nature comme pour &quot;Anchin irii&quot; (un chasseur) où il y a cette impression très forte d'être à cheval grâce à l'utilisation de sabots attinduyou en entendant en parallèle le pépiement des oiseaux avec les instruments à cordes. Le vent est incarné par la flûte Tsuur, typique de Mongolie, dans &quot;Bainak&quot; qui nous fait entendre le souffle froid de Sibérie. La guimbarde est aussi utilisée dans &quot;Khomus&quot; pour effectuer l'appel aux chamans.       <br />
              <br />
       Les créations de Batsükh Dorj font étonnamment écho aux compositions traditionnelles. Nulle démarcation artistique ne semble faite entre les deux, comme signature de la continuité d'une même culture traversant les siècles. Musicalement, des accents blues de l'Altaï marquent chaque chanson, ancrée à la terre, à la Nature, à la surnature et aux ancêtres. Tout porte le poids de l'héritage culturel, social et familial.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77377901-56249549.jpg?v=1702739930" alt=""Ögbelerim – Music for my ancestors"… Blues ancestral de Mongolie des plus modernes !" title=""Ögbelerim – Music for my ancestors"… Blues ancestral de Mongolie des plus modernes !" />
     </div>
     <div>
      Les mélodies s'égrènent, portées par des accords qui semblent traverser les saisons et les époques. Dans cette odyssée spatio-temporelle, les notes à la tonalité parfois aiguë apportent une autre fraîcheur aux mélodies au souffle sombre ou presque triste selon les chansons. Celles-là s'inscrivent dans un rythme dans lequel les instruments à cordes, comme l'igil, apportent aussi une touche à l'allure reposante et quasiment joyeuse. Les cordes peuvent démarrer et attaquer un lead quand, plus loin, elles peuvent être en appui et glisser sur les paroles. Les traditionnels Kaldak-Khamar, Kongurei et Jin Söörtügjüler paraissent modernes, car Batsükh Dorj y apporte une sonorité presque folk avec des cordes qui font la ligne mélodique.       <br />
              <br />
       C'est un album très riche musicalement où, au-delà de la découverte d'une sonorité et du Khöömei, on découvre le souffle d'une culture dans laquelle la qualité vocale et créative va au-delà de la curiosité, mais d'un besoin de réécouter à de multiples reprises un disque qui vaut sans doute à son compositeur des sillons d'or si les radios en faisaient écho.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77377901-56249555.jpg?v=1702739965" alt=""Ögbelerim – Music for my ancestors"… Blues ancestral de Mongolie des plus modernes !" title=""Ögbelerim – Music for my ancestors"… Blues ancestral de Mongolie des plus modernes !" />
     </div>
     <div>
      <b>● Batsükh Dorj &quot;Ögbelerim - Music for my Ancestors&quot;.</b>       <br />
       Label : Buda Musique.       <br />
       Distribution : Socadisc.       <br />
       Sortie : 20 octobre 2023.       <br />
              <br />
       Batsükh Dorj : chant, khöömei, kargyraa, sygyt, vièle igil, luth doshpuluur, flûte shoor, guimbarde khomus, sabots attinduyou, sifllet nasal khai.       <br />
       Johanni Curtet : chant, kharkhiraa, isgeree khöömii, guitare, luth doshpuluur, guimbarde dan moi.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       13 mars 2024 : Festival Eurofonik, nocturne au Château des ducs de Bretagne*, Nantes (44).       <br />
       22 mars 2024 : La Péniche Spectacle, Rennes (35).       <br />
       20 et 21 avril 2024 : Naadam, Château des ducs de Bretagne*, Nantes (44).        <br />
       23 au 28 avril 2024 : masterclasse, Institut International des Musiques du Monde (IIMM), Aubagne (13).       <br />
       7 mai 2024 : masterclasse, CFMI, Université Rennes 2, Rennes (35).       <br />
              <br />
       * Dans le cadre de l'exposition &quot;Gengis Khan. Comment les Mongols ont changé le monde&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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