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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-12T00:39:02+02:00</updated>
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   <title>"George Dandin ou le mari confondu" Nous aussi "confondus" nous sommes…</title>
   <updated>2019-12-23T12:38:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/George-Dandin-ou-le-mari-confondu-Nous-aussi-confondus-nous-sommes_a2626.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2019-12-23T07:34:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Déconcertés à coup sûr, nous ne manquons pas de l'être, nous spectateurs de 2019, face à cette présente proposition, laquelle - si elle est impeccable de savoir-faire académique - manque singulièrement d'audace. En effet la farce de ce campagnard au ventre repu qui, pour avoir voulu épouser un titre de noblesse, se retrouve roulé dans la farine par des aristocrates ruinés, a fait long feu. Aucune modernité ici, plutôt une resucée du théâtre des après-midi scolaires d'antan… Et ce n'est pas la déclaration de Jean-Pierre Vincent (cf. programme de salle, "un tableau de la société française et de ses tensions") qui atténuera un tant soit peu le ressenti.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40982106-34579608.jpg?v=1576951175" alt=""George Dandin ou le mari confondu" Nous aussi "confondus" nous sommes…" title=""George Dandin ou le mari confondu" Nous aussi "confondus" nous sommes…" />
     </div>
     <div>
      Certes, le décor échappe (en partie seulement) au réalisme &quot;gros sabots&quot; avec le choix de la demi-vache monumentale à la Jeff Koons fichée dans le mur de l'ancienne ferme (un zeste de contemporanéité) et des murs carton-pâte où seront projetées, en alternance, les vidéos du rêve versaillais du parvenu contrastant avec celles de ses origines fermières marquées entre autres par un reste de vrai tas de foin.       <br />
              <br />
       Certes, l'interprétation de Vincent Garanger - ôtant et remettant sa dérisoire perruque, symbole de son embarras présent - dans le rôle d'un Dandin obtus et lucide à la fois n'est pas sans force. De même, l'esprit de la farce chez Molière, qui jouait à l'envi des quiproquos et des situations loufoques visibles de l'assistance seule pour déclencher le rire facile des spectateurs (écho des facéties reprises par les comiques du cinéma muet), est pleinement rendu.       <br />
              <br />
       Certes, le tableau de ce petit prétentieux nobiliaire avide de jouir de sa supériorité de classe pour s'approprier tout ce qui porte jupon, et celui tout aussi pathétique du couple d'aristocrates ruinés désireux de se refaire la bourse en vendant leur fille à un roturier, eux qui n'ont que la religion à la bouche, trouvent leur justification. Tout comme le désir de grandeur de pacotille du roturier voulant porter perruque et fonçant lucidement droit vers sa perte - <span style="font-style:italic">&quot;Vous l'avez voulu, vous l'avez voulu, George Dandin, vous l'avez voulu&quot;</span> - est probant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40982106-34579717.jpg?v=1576951642" alt=""George Dandin ou le mari confondu" Nous aussi "confondus" nous sommes…" title=""George Dandin ou le mari confondu" Nous aussi "confondus" nous sommes…" />
     </div>
     <div>
      Certes, encore, la déclamation des désirs bafoués de l'infortunée jeune épouse, objet d'une transaction d'intérêts, ne manque pas de vérité… Mais ceci étant posé, et après avoir constaté les belles lumières, les beaux costumes d'époque, après avoir établi ce constat d'un savoir-faire indiscutable pour faire entendre les attendus de la pièce créée à Versailles le 18 juillet 1668 lors du &quot;Grand divertissement royal&quot;, avec musique de Lully à l'appui (recréée ici), on se demande ce que cela peut apporter quelque trois cent cinquante ans plus tard…       <br />
              <br />
       … si ce n'est fixer à tout jamais les goûts du spectateur à une date qui a fait son temps. Si l'on veut parler des rapports de domination entre les sexes, entre les genres, et des conflictuels rapports de classes qui bouleversent nos sociétés contemporaines, n'y a-t-il pas mieux à faire qu'avoir recours à ce pauvre et pathétique George Dandin - devenu Monsieur de la Dandinière -, si dépassé qu'il en rate même son vrai-faux suicide ?       <br />
              <br />
       Une dame fort respectable laissait échapper, après les applaudissements coutumiers, une remarque éclairante. Elle disait : <span style="font-style:italic">&quot;Ah ! Enfin du Théâtre ! Dommage que l'on n'en voie pas plus ici…&quot;.</span> Certes. Et c'est tant mieux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"George Dandin ou le mari confondu"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40982106-34579719.jpg?v=1576951685" alt=""George Dandin ou le mari confondu" Nous aussi "confondus" nous sommes…" title=""George Dandin ou le mari confondu" Nous aussi "confondus" nous sommes…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière       <br />
       Mise en scène : Jean-Pierre Vincent, assisté de Léa Chanceaulme.       <br />
       Avec : Vincent Garanger, Étienne Beydon, Anthony Poupard, Elizabeth Mazev, Alain Rimoux, Olivia Chatain, Aurélie Edeline et Matthias Hejnar.       <br />
       Dramaturgie : Bernard Chartreux.       <br />
       Scénographie : Jean-Paul Chambas, assisté de Carole Metzner.       <br />
       Costumes : Patrice Cauchetier, assisté d'Anne Autran.       <br />
       Musique originale : Gabriel Durif, d'après des extraits du &quot;Grand Divertissement Royal de Versailles&quot; (Molière-Lully).       <br />
       Lumière/vidéo : Benjamin Nesme.       <br />
       Son : Benjamin Furbacco.       <br />
       Maquillage : Suzanne Pisteur.       <br />
       Régie générale : Xavier Libois.       <br />
       Réalisation costumes : Atelier Caraco.       <br />
       Construction décor et accessoires : Les Ateliers du Préau avec Cyrille Florchinger et Clémentine Pignal.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
       Production 2019 Studio Libre, Compagnie A L'Envi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40982106-34579723.jpg?v=1576951721" alt=""George Dandin ou le mari confondu" Nous aussi "confondus" nous sommes…" title=""George Dandin ou le mari confondu" Nous aussi "confondus" nous sommes…" />
     </div>
     <div>
      Spectacle créé au Préau - Centre Dramatique National de Normandie.       <br />
              <br />
       <b>A été joué au TnBA, Bordeaux, du 10 au 14 décembre 2019.</b>       <br />
              <br />
       Dates de tournée 2020 : calendrier en cours de réalisation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/George-Dandin-ou-le-mari-confondu-Nous-aussi-confondus-nous-sommes_a2626.html" />
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   <title>•In 2019• L'Orestie Du crime à l'expiation, Jean-Pierre Vincent fait la classe</title>
   <updated>2019-07-17T14:34:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2019-L-Orestie-Du-crime-a-l-expiation-Jean-Pierre-Vincent-fait-la-classe_a2499.html</id>
   <category term="Avignon 2019" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/35673505-32188432.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-07-17T14:06:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"L'Orestie" d'Eschyle, datée de 458 av. J.C. et composée de trois volets ("Agamemnon", "Les Choéphores", "Les Euménides"), est sans conteste une épopée dramatique traversée de part en part par un souffle irrépressible conduisant des temps archaïques aux temps moins anciens. Du crime des tyrans omnipotents au fondement d'une démocratie conférant aux citoyens pouvoir de jugement, le vent impétueux de l'Histoire déferle avec furie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35673505-32188432.jpg?v=1563366956" alt="•In 2019• L'Orestie Du crime à l'expiation, Jean-Pierre Vincent fait la classe" title="•In 2019• L'Orestie Du crime à l'expiation, Jean-Pierre Vincent fait la classe" />
     </div>
     <div>
      Alors, lorsqu'un chevronné (quatre Cour d'Honneur) homme de théâtre, porteur de la cause de la démocratie (cf. ses prises de positions), se lance dans l'aventure de monter avec les jeunes artistes issus du groupe 44 de l'École nationale de Strasbourg (toutes sections confondues) la fresque épique par excellence, on s'attendrait à plus de remue-méninges dans les propositions susceptibles de susciter le souffle d'&quot;adhésions&quot; passionnelles… L'objet offert, très calibré, apparaît en effet plus pédagogique que de nature à transporter dans le maelström tragique.       <br />
              <br />
       &quot;Que maintenant vienne le changement !&quot; s'écrie en ouverture de la trilogie, le veilleur sur les toits d'Argos attendant que parvienne le signal de la chute de Troie. Gémissant sur la Palais des Atrides, il ne connaît pas encore toutes les implications du changement radical qu'il vient d'annoncer et qui fera entrer, après moult meurtres en cascade, l'humanité dans une ère nouvelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35673505-32188545.jpg?v=1563366995" alt="•In 2019• L'Orestie Du crime à l'expiation, Jean-Pierre Vincent fait la classe" title="•In 2019• L'Orestie Du crime à l'expiation, Jean-Pierre Vincent fait la classe" />
     </div>
     <div>
      Le chœur des vieillards d'Argos se charge &quot;d'éclairer&quot; la Guerre de Troie. Des courroux guerriers d'Agamemnon et Ménélas, suite à l'enlèvement de la belle Hélène par le fils du roi Priam, à la colère des Dieux qui s'ensuivit, au meurtre perpétré par Agamemnon tranchant la gorge de sa fille Iphigénie pour se rendre favorables les vents du retour (&quot;comme une chèvre face au billot de sang, ligotée, muselée pour ne pas entendre ses hurlements&quot;), tout n'est que violences actées.       <br />
              <br />
       Et lorsque Clytemnestre s'emploie à ordonner des sacrifices pour le retour d'Agamemnon, à lui dire ensuite combien elle l'aime, avant d'honorer son âme défunte par des libations, on sait - car on connaît l'Histoire - que ses attentions sont perverties par sa soif de vengeance. Quant au sort qu'elle réserve à Cassandre, la séduisante fille de Priam ramenée de Troie comme captive par Agamemnon - qui au passage a fait d'elle son esclave consentante -, elle lui réservera le même qu'à son époux, lui-même meurtrier de leur fille.       <br />
              <br />
       Depuis qu'Atrée, le père d'Agamemnon, a servi à son frère Thyeste, le père d'Égisthe, ses propres enfants à manger, la Maison des Atrides est en effet dévastée par les crimes en série. Alors, lorsque Cassandre prophétise l'assassinat d'Agamemnon ainsi que sa propre mort - elle qui fut condamnée par Apollon, dépité, à dire la vérité sans jamais être crue - nous la croyons, nous, sur parole. De même lorsqu'elle annonce le retour du fils (Oreste) pour anéantir la dynastie maudite en vengeant son père assassiné.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35673505-32188550.jpg?v=1563367017" alt="•In 2019• L'Orestie Du crime à l'expiation, Jean-Pierre Vincent fait la classe" title="•In 2019• L'Orestie Du crime à l'expiation, Jean-Pierre Vincent fait la classe" />
     </div>
     <div>
      Ainsi se termine le premier volet - &quot;Agamemnon&quot; - sur les grognements du chœur des vieillards tenant tête au couple régicide triomphant, Clytemnestre et Égisthe réunis par la même ignominie. Que de sang versé, et pourtant si la ligne dramaturgique de la tragédie imaginée par Eschyle est rendue stricto sensu, si la narration des faits est limpide, elles ne s'accompagnent pas suffisamment d'un supplément de mise en jeu susceptible de faire éprouver l'horreur à l'œuvre. Et sans l'émotion, qu'en est-il de la catharsis ?       <br />
              <br />
       Dans &quot;Les Choéphores&quot;, Oreste, conformément à la prophétie rendue par Cassandre, et obéissant en cela à l'injonction catégorique délivrée par l'oracle de Delphes - infliger la mort aux assassins de son père sinon craindre la folie -, retrouvera sa sœur Électre avant d'accomplir son matricide. Les Choéphores - ces porteuses des libations ordonnées par la traitresse Clytemnestre pour apaiser ses cauchemars -, son fidèle ami Pylade, et le chœur des vieillards seront les alliés objectifs d'Oreste : les mortels doivent payer pour leurs crimes !       <br />
              <br />
       Oreste lui-même, le corps encore couvert du sang des deux tyrans sanguinolents, avant de se rendre à Delphes pour y retrouver la protection d'Apollon, se réjouit un temps d'avoir libéré Argos… Et, même si le prix à payer est d'avoir à souffrir de la colère des humains, plutôt l'ire des hommes que celle des Dieux… avant d'halluciner les Gorgones qui le poursuivent, et de trouver refuge dans les gradins pour leur échapper.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35673505-32188555.jpg?v=1563367038" alt="•In 2019• L'Orestie Du crime à l'expiation, Jean-Pierre Vincent fait la classe" title="•In 2019• L'Orestie Du crime à l'expiation, Jean-Pierre Vincent fait la classe" />
     </div>
     <div>
      Quant au troisième volet, &quot;Les Euménides&quot;, il voit les furieuses Érinyes - pourchassant de leur vindicte haineuse le matricide Oreste jusqu'au temple d'Athéna à Delphes - se métamorphoser sous l'effet de la grâce d'Athéna en Euménides, déesses bienveillantes. En effet, pour apaiser leur colère de ne pas avoir obtenu devant le tribunal citoyen la condamnation d'Oreste, gracié in extremis grâce à sa voix, la déesse née du crâne de Jupiter leur accorde cette compensation… afin de protéger la cité de leurs furies furieuses.       <br />
              <br />
       Ainsi, la barbarie funeste de la Maison des Atrides mise à bas par le héros matricide Oreste, le bras armé par Apollon, laisse-t-elle place aux prémices d'un régime démocratique où ce sont désormais les citoyens (certes aidés par la déesse Athéna à la voix déterminante) qui décident du sort à réserver aux auteurs de crimes à juger de manière contradictoire. Eschyle, en cela, s'avère être un visionnaire éclairé.       <br />
              <br />
       Quant à la mise en jeu de cette trilogie essentielle pour l'histoire de l'humanité, si elle a le mérite d'être transparente dans l'exposé des lignes dramatiques, elle manque &quot;trop sérieusement&quot; d'éléments suffisamment déstabilisants pour ouvrir l'espace aux effets de la catharsis. Or c'était bien là la mission antique confiée à la tragédie par Aristote : purger des passions, non par la narration des simples événements, mais par le choc identificatoire aux personnages inspirant la crainte ou la pitié.       <br />
              <br />
       Si certaines mises en scène de personnages atteignent le niveau exigé par le contrat tragique (Cassandre, le chœur des vieillards, les Choéphores, les Érinyes), les autres ne présentent que trop peu d'aspérités pour que l'on s'y accroche. On apprécie l'exposé, on regrette que l'émotion n'ait pas été plus au rendez-vous faute d'un traitement par trop académique du sujet.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Orestie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35673505-32188593.jpg?v=1563367294" alt="•In 2019• L'Orestie Du crime à l'expiation, Jean-Pierre Vincent fait la classe" title="•In 2019• L'Orestie Du crime à l'expiation, Jean-Pierre Vincent fait la classe" />
     </div>
     <div>
      Création 2019       <br />
       Texte : Eschyle, dans la version élaborée par Peter Stein.        <br />
       Traduction de l'allemand : Bernard Chartreux.        <br />
       Mise en scène : Jean-Pierre Vincent.       <br />
       Avec le Groupe 44 de l'École supérieure d'art dramatique du Théâtre national de Strasbourg : Daphné Biiga Nwanak, Océane Cairaty, Houédo Dieu-Donné Parfait Dossa, Paul Fougère, Romain Gillot, Romain Gneouchev, Elphège Kongombé Yamalé, Ysanis Padonou, Mélody Pini, Ferdinand Régent-Chappey Yanis Skouta, Claire Toubin.       <br />
       Dramaturgie : Bernard Chartreux, Hugo Soubise-Tabakov.       <br />
        Scénographie, assistante à la mise en scène : Estelle Deniaud.        <br />
       Costumes : Margot Di Méo.        <br />
       Lumière : Vincent Dupuy.        <br />
       Son : Lisa Petit de la Rhodière.        <br />
       Vidéo : Enzo Patruno Oster.        <br />
       Collaboration avec Édith Biscaro, Simon Drouart, Germain Fourvel.       <br />
       Durée : 5 h.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon In 2019•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">A été représenté du 12 au 16 juillet 2019.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h, relâche le 13.       <br />
       <b>Gymnase du lycée Saint-Joseph</b>        <br />
       62, rue des Lices.        <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35673505-32188604.jpg?v=1563367322" alt="•In 2019• L'Orestie Du crime à l'expiation, Jean-Pierre Vincent fait la classe" title="•In 2019• L'Orestie Du crime à l'expiation, Jean-Pierre Vincent fait la classe" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Espace des Arts de Chalon-sur-Saône rénové… Inauguration !</title>
   <updated>2018-10-03T11:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Espace-des-Arts-de-Chalon-sur-Saone-renove-Inauguration-_a2252.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/26109525-27009208.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-10-03T11:01:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Combien furent-ils au début sur le parvis qui, par un prompt renfort, se virent bien plus de mille encore à suivre Tatiana Julien, cette danseuse, qui ouvrit discrètement, sans tambours, sans trompettes, ni rubans, ni ciseaux, hormis ceux de son art, le bâtiment de l'Espace des Arts de Chalon-sur-Saône. Rénové après deux ans de travaux. Comme un nouveau port au juste sud, au toucher de la vieille ville.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26109525-27009208.jpg?v=1538558322" alt="Espace des Arts de Chalon-sur-Saône rénové… Inauguration !" title="Espace des Arts de Chalon-sur-Saône rénové… Inauguration !" />
     </div>
     <div>
      En ce jour d'inauguration, les Chalonnais ont gravi le grand escalier aux marches de verre, investi les espaces d'accueil lumineux conçus comme autant de salons ouverts sur la ville, se sont réunis dans le patio, admiré le beau bâtiment brutaliste de Daniel Petit, inauguré en 1971 et classé monument historique, magnifié par le travail respectueux de Pierre Hebbelinck et Mathieu Berteloot.       <br />
              <br />
       Toujours même et radicalement différent, le bâtiment. Quelques fenêtres en plus, quelques découpes de plancher ouvrant des perspectives nouvelles, de nouveaux escaliers et des salles de spectacles réinventées dont la grande a une acoustique remarquable.       <br />
              <br />
       Tout en haut comme flottant sur les toits est aménagée une résidence d'artistes avec sa salle de répétition-création. Avec vue sur la ville et, à l'horizon, comme au crayon, les coteaux du vignoble bourguignon et le Revermont du Jura.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26109525-27009220.jpg?v=1538558384" alt="Espace des Arts de Chalon-sur-Saône rénové… Inauguration !" title="Espace des Arts de Chalon-sur-Saône rénové… Inauguration !" />
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      Inaugurée par l'orchestre de Lyon, la grande salle vit tous les instrumentistes et le public ovationner le soliste virtuose Augustin Hadelich. Faisant corps avec la scène, buvant la musique, habité, il fit chanter, feuler, murmurer son stradivarius de 1728, apprivoisant le célèbre et diabolique caprice de Paganini.       <br />
              <br />
       Durant ces jours d'ouverture, en prélude d’une saison exigeante, dans une mise en abyme artistique pleine de proximité et d'intimité, tous risques formels assumés, les Chalonnais se sont vus offrir un bouquet de créations et d'interrogations.       <br />
              <br />
       Qu'est-ce que le théâtre ? Qu'est-ce que l'homme ?       <br />
              <br />
       À l'image de cette exposition du chantier, des hommes et du chantier.       <br />
              <br />
       À l'image de ce conteneur industriel nouveau cocon d’où s’envole la danseuse Satchie Noro*, gracieuse.       <br />
              <br />
       À l'image de cette pièce de théâtre ambitieuse, &quot;Happy birthday, Sam&quot; de Quentin Laugier, et mise en scène par Alexis Moati, conçue comme un puzzle. Un puzzle qui évoque l'Amérique, terre d’accueil de réfugiés venus d’Europe, aux maisons détruites par les tourments, les guerres et la misère. La pièce met à jour l'enchevêtrement des temps et des espaces. De ceux qui conjuguent un destin. Et le spectateur entre dans l'intimité d'un goût de vivre qui se propage en dépit des silences. De ces silences qui tentent d'étouffer le souvenir des malheurs qui pourtant se transmettent malgré soi.
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26109525-27009229.jpg?v=1538558471" alt="Espace des Arts de Chalon-sur-Saône rénové… Inauguration !" title="Espace des Arts de Chalon-sur-Saône rénové… Inauguration !" />
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      Tous les édiles réunis, toutes couleurs politiques confondues, fiers d'une forme d'humilité au service de l'Art, accompagnent par cette inauguration le désir de culture d’une ville industrielle qui fut durement touchée par les crises successives… Mais qui sait désirer vivre et renaître avec son festival de rue en été et son carnaval en hiver et son espace des Arts.       <br />
              <br />
       Tous osent évoquer les grands ancêtres, Malraux en tête mais pas seulement, et prononcer les mots d'éducation populaire.       <br />
              <br />
       Lise Visinand, pionnière parmi les pionnières de la décentralisation et de la maison de la culture (qui a précédé la scène nationale), était là avec son &quot;bouquet de pensée&quot;, manière de transmettre une idée toujours d'actualité que firent leur, Jean Vilar, Roger Planchon et tous les autres. Élitaire pour tous.       <br />
              <br />
       * Vue et chroniquée à Turin, dans le cadre du festival <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Teatro-a-Corte-Un-ecrin-pour-les-petites-formes-theatrales-contemporaines_a1418.html" target="_blank">&gt;&gt; Teatro a Corte</a>       <br />
              <br />
       À ne pas rater :       <br />
       Instances danse du <span class="fluo_jaune">15 au 21 novembre 2018.</span>
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26109525-27009230.jpg?v=1538558545" alt="Espace des Arts de Chalon-sur-Saône rénové… Inauguration !" title="Espace des Arts de Chalon-sur-Saône rénové… Inauguration !" />
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      <b>Espace des Arts, Scène nationale.</b>       <br />
       5B, Avenue Nicéphore Niépce, Chalon-sur-Saône (71).       <br />
       Tél. : 03 85 42 52 12.       <br />
       <a class="link" href="https://www.espace-des-arts.com/" target="_blank">&gt;&gt; espace-des-arts.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26109525-27009237.jpg?v=1538558591" alt="Espace des Arts de Chalon-sur-Saône rénové… Inauguration !" title="Espace des Arts de Chalon-sur-Saône rénové… Inauguration !" />
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      <span class="fluo_jaune">Du 10 au 12 octobre 2018 à 20 h.</span>       <br />
       <b>&quot;George Dandin ou le mari confondu&quot;.</b>       <br />
       Texte Molière.       <br />
       Mise en scène : Jean-Pierre Vincent.       <br />
       Avec : Olivia Chatain*, Gabriel Durif, Aurélie Édeline*, Vincent Garanger*, Iannis Haillet, Élizabeth Mazev, Anthony Poupard*, Alain Rimoux (* troupe permanente du Préau).       <br />
       Assistanat à la mise en scène : Léa Chanceaulme.       <br />
       Dramaturgie : Bernard Chartreux.       <br />
       Décor : Jean-Paul Chambas, assisté de Carole Metzner.       <br />
       Costumes : Patrice Cauchetier, assisté de Anne Autran.       <br />
       Musique originale : Gabriel Durif, d’après des extraits du Grand Divertissement royal de Versailles (Molière-Lully).       <br />
       Lumières-vidéos : Benjamin Nesme.       <br />
       Son : Benjamin Furbacco.       <br />
       Maquillage : Suzanne Pisteur.       <br />
       Habilleuse : Annaig Le Cann.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
       Production Studio Libre, Le Préau Centre dramatique national de Normandie - Vire (producteur délégué), Théâtre Dijon Bourgogne - CDN. Avec la participation du Jeune Théâtre National.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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