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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-13T16:20:49+02:00</updated>
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   <title>"Othello" Iago et Othello… le vice et la vertu, deux maux qui vont très bien ensemble</title>
   <updated>2023-03-03T09:31:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Othello-Iago-et-Othello-le-vice-et-la-vertu-deux-maux-qui-vont-tres-bien-ensemble_a3527.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2023-03-03T08:31:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Réécrit dans sa version française par Jean-Michel Déprats, le texte de William Shakespeare devient ici matière contemporaine explorant à l'envi les arcanes des comportements humains. Quant à la mise en jeu proposée par Jean-François Sivadier, elle restitue - "à la lettre" près - l'esprit de cette pièce crépusculaire livrant le Maure de Venise à la perfidie poussée jusqu'à son point d'incandescence de l'intrigant Iago, incarné par un Nicolas Bouchaud à la hauteur de sa réputation donnant la réplique à un magnifique Adama Diop débordant de vitalité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71174953-49602938.jpg?v=1677831008" alt=""Othello" Iago et Othello… le vice et la vertu, deux maux qui vont très bien ensemble" title=""Othello" Iago et Othello… le vice et la vertu, deux maux qui vont très bien ensemble" />
     </div>
     <div>
      Un décor sombre pouvant faire penser à d'immenses mâchoires mobiles propres à avaler les personnages crée la fantasmagorie de cette intrigue lumineuse. En effet, très vite, on s'aperçoit que l'enjeu de cet affrontement &quot;à mots couverts&quot; ne se trouve pas dans quelque menace guerrière menaçant Chypre que le Maure de Venise, en tant que général des armées, serait censé défendre… Ceci n'est que &quot;pré-texte&quot;. L'intérêt se noue ailleurs, autour des agissements de Iago, ce maître ès-fourberies qui n'aura de cesse de détruire méthodiquement tous celles et ceux qui lui vouent (pourtant) une fidélité sans faille…       <br />
              <br />
       L'humour (parfois grinçant) n'est pour autant jamais absent… Ainsi lors du tableau inaugural, lorsque le Maure de Venise confie comment il s'est joué des aprioris du vieux sénateur vénitien, père de Desdémone, en lui livrant comment en sa qualité d'ancien esclave il fut racheté, allant jusqu'à s'approprier le nom d'&quot;anthropophage&quot; dans le même temps que sa belle &quot;dévorait&quot; ses paroles… Ou lorsque Iago, croisant les jambes dans un fauteuil, lunettes en main, joue avec une ironie mordante le psychanalyste du malheureux Cassio, déchu par ses soins de son poste, allongé devant lui et hurlant sa peine de s'être bagarré en état d'ébriété avec le gouverneur… Ou encore, lorsque le noble bouffon Roderigo, est ridiculisé à plates coutures par Iago tirant maléfiquement les ficelles, comme si le prétendant éconduit de Desdémone n'était plus qu'une vulgaire marionnette entre ses mains expertes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71174953-49602940.jpg?v=1677831040" alt=""Othello" Iago et Othello… le vice et la vertu, deux maux qui vont très bien ensemble" title=""Othello" Iago et Othello… le vice et la vertu, deux maux qui vont très bien ensemble" />
     </div>
     <div>
      Cependant, le porte-enseigne d'Othello ne ment pas toujours… Sur l'avant-scène, c'est à nous spectateurs qu'il réserve la vérité de ses desseins. Dans des adresses frontales, sa tête éclairée par un halo, il commente ses plans venimeux <span style="font-style:italic">(&quot;Tromper Othello en disant que Cassio, son lieutenant, courtise Desdémone, sa belle et tendre jeune épouse&quot;)</span> avant de distiller directement dans l'oreille d'Othello le venin mortel de la jalousie.       <br />
              <br />
       Mais là où son génie pervers atteint des sommets, c'est lorsque - sous couvert de défendre l'intégrité de Desdémone - il instille en Othello le doute funeste… <span style="font-style:italic">&quot;Elle a trahi votre père. C'est le fléau de ma nature d'imaginer le mal… Ne m'écoutez pas Monseigneur. Vivez longtemps dans la pensée que Desdémone est fidèle. Tenez-la pour innocente.&quot;</span>       <br />
              <br />
              <br />
       Ses capacités à s'insinuer dans la pensée de l'autre pour la gangréner de l'intérieur &quot;explosent&quot; dans la mise en jeu d'une scène d'anthologie où les paroles de Iago glissent en boucle dans la bouche d'Othello se faisant ainsi, à son corps accueillant, l'écho &quot;porte-paroles&quot; de l'intrigant. Savoureux autant qu'effroyable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71174953-49603045.jpg?v=1677831081" alt=""Othello" Iago et Othello… le vice et la vertu, deux maux qui vont très bien ensemble" title=""Othello" Iago et Othello… le vice et la vertu, deux maux qui vont très bien ensemble" />
     </div>
     <div>
      De fourberies en fourberies (on suivra entre autres le destin du mouchoir brodé, premier cadeau d'Othello à sa belle, utilisé à dessein comme objet transitionnel entre amour et trahison), l'action est menée à vive allure pour conduire vers une hécatombe finale mêlant les attentes de la tragédie à celles d'une comédie de situation. Même &quot;découvert&quot;, celui qui triomphera, c'est l'infâme magnifiquement sacralisé dans la figure du Joker où, le visage grimé de blanc, le regard ironique et le sourire sardonique rehaussé par le rouge vif des lèvres, Nicolas Bouchaud pris dans un halo de lumière fait face silencieusement au public, jubilant intérieurement sur fond d'un drap blanc recouvrant les victimes.       <br />
              <br />
       Mais quel diable d'homme est-ce celui qui jouit ainsi de sa malfaisance délétère en distillant la jalousie au cœur d'une âme aussi belle que celle d'Othello ? Othello qui, loin d'être une dupe stupide, est un amoureux éperdu ? Que cherche-t-il en détruisant le bel amour que le Maure de Venise portait à la ravissante Desdémone, elle aussi éperdument amoureuse de lui ? Se venger que l'on ait préféré un autre que lui au poste de gouverneur de Chypre ? Pas sûr que ce soit là l'explication &quot;essentielle&quot;… Le seul plaisir de répandre la discorde jusqu'à ce que mort s'ensuive semble bel et bien être la motivation primale tendant comme un ressort sa volonté démoniaque.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71174953-49603058.jpg?v=1677831116" alt=""Othello" Iago et Othello… le vice et la vertu, deux maux qui vont très bien ensemble" title=""Othello" Iago et Othello… le vice et la vertu, deux maux qui vont très bien ensemble" />
     </div>
     <div>
      Alors un monstre cet homme qui détruit avec jouissance tous les beaux sentiments, sans même avoir &quot;l'excuse&quot; de l'appât du gain ? Non… ou alors c'est l'espèce humaine en soi qui est monstrueuse. Et c'est là le génie atemporel de Shakespeare : montrer (sans jamais démontrer) au grand jour les plis secrets de la psyché, non pour s'en désespérer, mais pour déplier des effets de vérité (si dérangeants soient-ils) propres à &quot;réfléchir&quot; l'humaine condition. Et cela en mêlant le plus joyeusement du monde, comédie, bouffonnerie et tragédie, trois composantes indissociables du magma existentiel. Une relecture contemporaine savoureuse, profondément vivifiante. En un mot… magnifique.       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 24 février 2023 dans la Grande salle Vitez du TnBA de Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Othello"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71174953-49603104.jpg?v=1677831368" alt=""Othello" Iago et Othello… le vice et la vertu, deux maux qui vont très bien ensemble" title=""Othello" Iago et Othello… le vice et la vertu, deux maux qui vont très bien ensemble" />
     </div>
     <div>
      Texte : William Shakespeare.       <br />
       Texte français : Jean-Michel Déprats.       <br />
       Mise en scène, Jean-François Sivadier.       <br />
       Collaboration artistique, Nicolas Bouchaud, Véronique Timsit.       <br />
       Avec : Cyril Bothorel (Brabantio, Montano et Lodovico), Nicolas Bouchaud (Iago), Stephen Butel (Cassio), Adama Diop (Othello), Gulliver Hecq (Roderigo), Jisca Kalvanda (le Doge de Venise, Emilia), Émilie Lehuraux (Desdémone, Bianca).       <br />
       Avec la participation de Christian Tirole et Julien Le Moal.       <br />
       Scénographie : Jean-François Sivadier, Christian Tirole et Virginie Gervaise.       <br />
       Lumière : Philippe Berthomé, Jean‑Jacques Beaudouin.       <br />
       Costumes : Virginie Gervaise.       <br />
       Son : Ève-Anne Joalland.       <br />
       Accessoires : Julien Le Moal.       <br />
       Régisseur lumière : Jean-Jacques Beaudouin, Damien Caris.       <br />
       Régie son : Ève-Anne Joalland.       <br />
       Régie plateau : Christian Tirole, Guillaume Jargot.       <br />
       Régisseuse, habilleuse : Valérie de Champchesnel.       <br />
       Coiffures : Angélique Humeau.       <br />
       Maquillage : Marthe Faucouit.       <br />
       Chef de chant : Benjamin Laurent.       <br />
       Regard chorégraphique : Johanne Saunier.       <br />
       Régie générale : Jean-Louis Imbert.       <br />
       Assistanat à la mise en scène et à la tournée : Véronique Timsit.       <br />
       Construction du décor, Espace et Cie.       <br />
       Atelier couture, Julien Silvereano, Angélique Groseil, Lisa Renaud.       <br />
       Durée : 3 h10 (première partie : 1 h 55, entracte 20 minutes, deuxième partie : 1 h 15).       <br />
              <br />
       Ce spectacle de la Compagnie Italienne avec Orchestre a été créé le 15 novembre 2022 au Quai - CDN Angers Pays de la Loire.       <br />
       Production déléguée : Cie Italienne avec Orchestre.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du mercredi 22 février au samedi 25 février 2023 au TnBA, Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/71174953-49603111.jpg?v=1677831407" alt=""Othello" Iago et Othello… le vice et la vertu, deux maux qui vont très bien ensemble" title=""Othello" Iago et Othello… le vice et la vertu, deux maux qui vont très bien ensemble" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 1er au 4 mars 2023 :</span> La Comédie de Saint-Étienne, Saint-Étienne (42).       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 18 mars au 22 avril 2023 :</span> Odéon-Théâtre de l'Europe, Paris 5e.       <br />
       Du 26 au vendredi 28 avril 2023 : MC2, Grenoble (38).       <br />
       Du jeudi 4 au 6 mai 2023 : Châteauvallon - Le Liberté - scène nationale, Toulon (83).       <br />
       Du 10 au 13 mai 2023 : ThéâtredelaCité - CDN Toulouse Occitanie, Toulouse (31).       <br />
       Les 24 et 25 mai 2023 : L'Azimut - Théâtre Firmin-Gémier, Châtenay-Malabry (92).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>"Un ennemi du peuple"… Art et politique, frères ennemis !</title>
   <updated>2019-05-20T08:36:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-ennemi-du-peuple-Art-et-politique-freres-ennemis-_a2397.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/33870613-31103732.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-05-20T05:20:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est une pièce dans laquelle Jean-François Sivadier joue avec l'ici et le maintenant, mêlant une forme d'improvisation dans les répliques. Henrik Ibsen semble d'une actualité brûlante, autant dans les thèmes théâtraux développés que dans les propos tenus.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/33870613-31103732.jpg?v=1558283996" alt=""Un ennemi du peuple"… Art et politique, frères ennemis !" title=""Un ennemi du peuple"… Art et politique, frères ennemis !" />
     </div>
     <div>
      C'est une œuvre politique dans laquelle est traitée, entre autres, la radicalité artistique. Au-delà de celle-ci est aussi mis en avant les choix que nous faisons ou pas. Même s'il l'avait voulu, Ibsen n'aurait pas pu anticiper de façon aussi adéquate la situation catastrophique que posent les réfugiés, appelés &quot;migrants&quot; pour se voiler la face, et le défi écologique que nos générations, la nôtre, celle de nos pères et de nos enfants ont à relever. Dans les répliques, ces événements semblent y figurer.       <br />
              <br />
       Un large plateau, séparé par des voiles plastiques transparents, délimite la scène où se situent derrière trois étages vides. C'est l'endroit où défilent les interpellations, les entrées brusques, tonitruantes, dérangeantes. Toujours en hauteur. Au sol, toujours en arrière-scène, est la matière policée, feutrée dans ses manières. Sur les côtés, d'autres entrées ont lieu, celles de personnages qui s'immiscent de façon plus anodine sur le plateau, même si la suite peut le faire mentir.       <br />
              <br />
       &quot;Un ennemi du peuple&quot; (1883) est une véritable tribune où Ibsen (1828-1906) traite de l'influence de l'art et de l'implication pour mener un combat. Derrière le préfet Peter Stockmann (Vincent Guédon) peut-être identifié aujourd'hui toutes les figures rongées par des intérêts financiers. Au travers d'une cure thermale, créée par les frères Peter et Tomas Stockmann, dont le premier souhaite sauvegarder la réputation de celle-ci pour l'image économique de sa ville et le second veut dénoncer publiquement une bactérie qui empoisonne ses eaux, c'est un combat entre vérité et mensonge, solitude et propagande qui est livré. La communication, autant politique que médiatique, est passée au crible de la critique. De même, celle de la radicalité de Tomas Stockmann face à un préfet qui est son frère.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/33870613-31103762.jpg?v=1558284044" alt=""Un ennemi du peuple"… Art et politique, frères ennemis !" title=""Un ennemi du peuple"… Art et politique, frères ennemis !" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène de Jean-François Sivadier fait intervenir le public pour en faire des spectateurs-acteurs. Le jeu a différentes tonalités. Petra Stockmann (Jeanne Lepers), la fille du docteur, est renfermée mais réussit à échapper à sa nature dans sa rébellion avec son père. Stephen Butel (Aslaksen) campe un personnage &quot;modéré&quot;, comme il aime à le répéter. Cyril Bothorel (capitaine Hoerster, Morten Kill) et Sharif Andoura (Hovstad) nous plongent dans des caractères forts et imposants.       <br />
              <br />
       Le jeu est chaleureux, côté rébellion, calme et froid, côté politique. La mise à distance est toujours de règle chez le préfet alors que tous les autres personnages peuvent être enjoués voire colériques. Ils oscillent entre truculence et attitude presque figée, s'ils incarnent une contestation ou une soumission. La voix et le corps laissent place à une spontanéité qui se déverse dans une forme d'improvisation.       <br />
              <br />
       La parole prend le pas sur l'action. Une parole revendiquée, détournée, en colère. Elle provoque, interpelle, incarne une idée. Elle est portée, déportée, retournée, calculée ou fatiguée. C'est aussi un théâtre au contact avec des réalités géographique et humaine qui sont celles d'un auditoire et d'une salle de spectacle. C'est ici et là que ça se passe, et avec eux. C'est aussi celui du rapport avec le temps quand Tomas Stockmann demande à un spectateur l'heure pour savoir s'il y a du retard dans la pièce.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/33870613-31103771.jpg?v=1558284094" alt=""Un ennemi du peuple"… Art et politique, frères ennemis !" title=""Un ennemi du peuple"… Art et politique, frères ennemis !" />
     </div>
     <div>
      Le public est interpellé dans une scène où pouvoir et contestation se livrent bataille. Un spectateur est aussi convié sur les planches avant celle-ci. Le théâtre dans le théâtre ouvre grand ses portes avec un auditoire qui doit décider de la suite du combat qui se joue. Que faire ? Ibsen ne laisse indemne au final personne. Ni le pouvoir, ni la protestation, ni la presse, ni l'art. Encore moins le public qui réagit, le soir où j'assistais à la représentation, par le rire comme s'il en était passif sans jamais être réellement acteur.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;L'homme le plus fort au monde, c'est l'homme le plus seul&quot;</span>, selon Tomas Stockmann qui manque sans doute de conscience politique. Cela met en exergue une faillite des engagements dont nos combats autant humains et écologiques aujourd'hui peuvent se nourrir pour l'éviter.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Un ennemi du peuple"</b></div>
     <div>
      Texte : Henrik Ibsen.       <br />
       Traduction : Éloi Recoing.       <br />
       Mise en scène : Jean-François Sivadier.       <br />
       Avec : Sharif Andoura, Cyril Bothorel, Nicolas Bouchaud, Stephen Butel, Cyprien Billing, Vincent Guédon, Jeanne Lepers, Agnès Sourdillon.       <br />
       Collaboration artistique : Nicolas Bouchaud, Véronique Timsit.       <br />
       Scénographie : Christian Tirole, Jean-François Sivadier.       <br />
       Lumière : Philippe Berthomé.       <br />
       Costumes : Virginie Gervaise.       <br />
       Son : Eve-Anne Joalland.       <br />
       Durée estimée : 2 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 mai au 15 juin 2019.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Relâche : dimanches 12 mai et 2 juin.       <br />
       Odéon Théâtre de l'Europe, Paris 6e, 01 44 85 40 40.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-odeon.eu/#3" target="_blank">&gt;&gt; theatre-odeon.eu</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée 2019-2020</b>       <br />
       8 au 12 octobre 2019 : Théâtre du Nord, Lille (59).       <br />
       16 au 20 octobre 2019 : Théâtre Firmin Gémier/La Piscine, Châtenay-Malabry (92).       <br />
       5 au 10 novembre 2019 : Les Célestins, Lyon (69).       <br />
       14, 15 novembre 2019 : Le Bateau Feu, Dunkerque (59).       <br />
       19 au 21 novembre 2019 : Théâtre, Caen (14).       <br />
       26 au 28 novembre 2019 : Clermont-Ferrand - La Comédie       <br />
       4, 5 décembre 2019 : L'Archipel, Perpignan (66).       <br />
       10 au 20 décembre 2019 : TNS, Strasbourg (67).       <br />
       7 au 9 janvier 2020 : Le Quai, Angers (49).       <br />
       15, 16 janvier 2020 : Grand Théâtre de la ville du Luxembourg.       <br />
       22 au 25 janvier 2020 : La Criée, Marseille (13).       <br />
       30, 31 janvier, 1er février 2020 : Théâtre - scène nationale, Saint-Quentin-en-Yvelines (78).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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