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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-12T16:10:49+02:00</updated>
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   <title>•Off 2026• "Le Circuit ordinaire" Un huis clos austère et parfois angoissant autour du thème de la délation et des mécanismes du pouvoir</title>
   <updated>2026-07-06T19:57:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Le-Circuit-ordinaire-Un-huis-clos-austere-et-parfois-angoissant-autour-du-theme-de-la-delation-et-des_a4606.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
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   <published>2026-07-06T19:44:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Deux hommes dans un bar. Une serveuse étrange et mutique les observe. L'un des deux hommes est commissaire de police. Il a convoqué un indic et l'interroge. L'indic, c'est celui qui dénonce les citoyens, quels qu'en soient les motifs. Mais cet interrogatoire va rapidement tourner à la confrontation, et la confrontation à l'affrontement.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97254017-67751013.jpg?v=1783360016" alt="•Off 2026• "Le Circuit ordinaire" Un huis clos austère et parfois angoissant autour du thème de la délation et des mécanismes du pouvoir" title="•Off 2026• "Le Circuit ordinaire" Un huis clos austère et parfois angoissant autour du thème de la délation et des mécanismes du pouvoir" />
     </div>
     <div>
      Il fallait un metteur en scène hors pair et des comédiens à la hauteur de l'écriture de Jean-Claude Carrière pour mettre en scène cette pièce si singulière. Yann Collette et Stéphane Bierry font partie de ces comédiens expérimentés, d'une grande maîtrise technique et hautement aguerris qui ont su se l'approprier, sans tomber dans l'écueil de la grande éloquence théâtrale.       <br />
              <br />
       Pour ce qui est du metteur en scène, c'est Alexandre Tchobanoff qui les a dirigés avec maestria : homme de théâtre de renom, artiste multiculturel et multidisciplinaire, à la fois artisan et grand professionnel dont la carrière compte plus de soixante mises en scène dans le monde : opéra classique et contemporain, comédie musicale, théâtre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Le Circuit ordinaire&quot; est une pièce que je souhaite mettre en scène depuis un moment déjà. Et pour plusieurs raisons : l'écriture si fine de Jean-Claude Carrière, ma légitimité autour du sujet traité – j'ai vécu les trente-six premières années de ma vie en Bulgarie sous régime communiste – et la montée des extrêmes inquiétante un peu partout&quot;,</span> précise le metteur en scène.       <br />
              <br />
       Elle est en effet très précise, cette écriture de Carrière où chaque réplique apparemment anodine déplace subtilement le rapport de force. Le texte avance par questions, sous-entendus, pièges verbaux et rien de simple à appréhender la chose sur les planches. Rien de simple, non plus, que de mettre en scène une pièce et de faire des choix dans la geste créatrice. Il s'agit là d'un pan réflexif qui nous interpellera toujours…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97254017-67751014.jpg?v=1783360046" alt="•Off 2026• "Le Circuit ordinaire" Un huis clos austère et parfois angoissant autour du thème de la délation et des mécanismes du pouvoir" title="•Off 2026• "Le Circuit ordinaire" Un huis clos austère et parfois angoissant autour du thème de la délation et des mécanismes du pouvoir" />
     </div>
     <div>
      Comme ici, par exemple, où Tchobanoff, assisté de Prisca Lona à la mise en scène depuis 2019, a choisi de situer la pièce dans un bar et de rajouter un troisième personnage : une serveuse énigmatique interprétée par Prisca Lona elle-même que nous avions déjà applaudie dans &quot;Cendres sur les mains&quot; de Laurent Gaudé. Son interprétation bouleversante nous avait littéralement subjuguées.       <br />
              <br />
       Ici, pas de mots dans la geste théâtrale de la comédienne, mais juste une attitude comme une pantomime mystérieuse et hautement angoissante. Qui est-elle cette serveuse blonde qui s'active devant un cahier, y note &quot;des choses&quot; tout au long de la pièce, et se débarrasse de sa perruque à la fin ?  Et si c'était vous et moi ?       <br />
              <br />
       Le personnage n'est pas sans nous rappeler la Jillian Guiler du film &quot;Rencontre du troisième type&quot; avec ses gestes mécaniques et cadencés face au phénomène extraterrestre tout aussi inexplicable que le propos de la pièce, à bien y regarder…       <br />
              <br />
       &quot;Le Circuit ordinaire&quot; de Jean-Claude Carrière est une pièce déroutante, pour le moins difficile, âpre, très peu souvent jouée sur les planches. Félicitons Alexandre Tchobanoff et Prisca Lona d'avoir fait ce pari. Nos souvenirs de lecture étaient très lointains, et nous n'avons pas souhaité la relire avant de venir y assister, comme pour mieux nous imprégner de l'atmosphère, sans filtre ni réminiscences. Bien nous en a pris, parce que tout est remonté très vite à la surface.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97254017-67751022.jpg?v=1783360069" alt="•Off 2026• "Le Circuit ordinaire" Un huis clos austère et parfois angoissant autour du thème de la délation et des mécanismes du pouvoir" title="•Off 2026• "Le Circuit ordinaire" Un huis clos austère et parfois angoissant autour du thème de la délation et des mécanismes du pouvoir" />
     </div>
     <div>
      Ce huis clos austère autour du thème de la délation et des mécanismes du pouvoir est particulièrement bien retranscrit ici via une mise en scène minimaliste, fonctionnelle et efficace : un bar ordinaire intemporel, un lieu banal dans lequel, pourtant, rien de banal ne se joue, mais où tout est subtilement maîtrisé, jusqu'au miroir placé au-dessus du comptoir ou le balai de la serveuse qui tombe comme par hasard…       <br />
              <br />
       Yann Collette et Stéphane Bierry sont comme transcendés par leur jeu respectif, particulièrement efficaces dans l'interprétation du renversement des rôles. Tout particulièrement Collette qui parvient magistralement à traduire le fait que dans un système fondé sur la délation, personne n'est jamais durablement du côté du pouvoir, son jeu donnant l'impression de naturel, mais révélant une grande maîtrise technique. Son costume trois pièces étriqué et austère ne l'emprisonnera plus longtemps.       <br />
              <br />
       Stéphane Bierry n'est pas en reste à ce titre, loin de là, via sa grande présence scénique tout en nuances dans laquelle il porte au sommet le duel verbal autour de la délation. Alexandre Tchobanoff, assisté de Prisca Lona, ont subtilement su rendre palpable le titre de cette pièce et remarquablement mettre en scène ce mécanisme cyclique qu'il sous-entend.       <br />
              <br />
       Ne vous laissez pas assoupir par le début de la pièce à l'atmosphère angoissante et quelque peu soporifique. Le talent de Tchobanoff s'y trouve, qui saura par la suite vous emporter et largement vous convoquer…       <br />
              <br />
       Sous la canicule festivalière de ce 80ᵉ Festival d'Avignon et 60ᵉ Off, gageons qu'au Théâtre du Girasole, &quot;Le Circuit ordinaire&quot; saura vous refroidir quelque peu, mais aucunement ne vous laissera de marbre. Tout semble ordinaire, mais rien ne l'est jamais vraiment.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Circuit ordinaire" </b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97254017-67751023.jpg?v=1783360095" alt="•Off 2026• "Le Circuit ordinaire" Un huis clos austère et parfois angoissant autour du thème de la délation et des mécanismes du pouvoir" title="•Off 2026• "Le Circuit ordinaire" Un huis clos austère et parfois angoissant autour du thème de la délation et des mécanismes du pouvoir" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean-Claude Carrière (Éditions Actes Sud).       <br />
       Mise en scène : Alexandre Tchobanoff, assisté de Prisca Lona.       <br />
       Avec Yann Collette, Stéphane Bierry et Prisca Lona.       <br />
       Lumière et costumes : Alexandre Tchobanoff et Prisca Lona.       <br />
       Par Le Théâtre de Demain.       <br />
       Tout public à partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 13 h 35. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre du Girasole, 24 bis, rue Guillaume Puy, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 82 74 42.       <br />
       <a class="link" href="https://legirasole.vosbillets.fr/billetterie/representation/190/le-circuit-ordinaire" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatredugirasole.fr/" target="_blank">>> theatredugirasole.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Tempest Project" Entre vents et marées, le théâtre selon Peter Brook</title>
   <updated>2021-11-26T10:55:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Tempest-Project-Entre-vents-et-marees-le-theatre-selon-Peter-Brook_a3114.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/60567835-44309165.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-11-26T10:26:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pris entre la terre insulaire qui les a naguère accueillis - sa fille, la belle Miranda, et lui, Prospero, le Duc de Milan, déchu de son trône et contraint à l'exil par son perfide frère acoquiné au Roi de Naples - et les rivages où les félons viendront immanquablement s'échouer sous l'effet d'un vent malin, le temps de la magie (théâtrale) opère… Celle de Peter Brook, mettant en scène un hiératique Prospero - Ery Nzaramba, acteur né au Rwanda - régnant en maître souverain sur les "esprits" de l'île.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60567835-44309165.jpg?v=1637920161" alt=""Tempest Project" Entre vents et marées, le théâtre selon Peter Brook" title=""Tempest Project" Entre vents et marées, le théâtre selon Peter Brook" />
     </div>
     <div>
      Tout droit sortis de l'imaginaire de William Shakespeare, les personnages échappant au temps se mettent à vivre, réinterprétés par Peter Brook (assisté de Marie-Hélène Estienne) pour en renverser le sens. En effet, en portant son choix sur le seul acteur noir sur le plateau pour incarner celui qui bat les cartes du jeu - le mage Prospero, détenteur de livres ésotériques lui conférant des pouvoirs surnaturels -, l'homme de théâtre balaye d'un revers de main toute tentation de faire de Prospero le prototype du colon blanc soumettant les indigènes à son bon vouloir…       <br />
              <br />
       À moins que, plus subtilement, le fait que Prospero soit ici noir de peau soit à prendre comme une tentative de &quot;réparation&quot; judicieuse des peuples noirs, proies de l'esclavagisme. Prospero, magnifique dans sa chemise blanche, bâton en main en guise de sceptre, se taille en effet la part belle en régnant &quot;magiquement&quot; sur les deux esprits de l'île. Sur Ariel, esprit aérien qui s'est mis au service de Prospero après que ce dernier eut consenti à le délivrer de l'arbre où la sorcière Sycorax l'avait emprisonné, et sur Caliban, esprit des entrailles de la Terre et fils monstrueux de cette même sorcière, détestant Prospero sans pouvoir pour autant échapper à son emprise.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60567835-44309191.jpg?v=1637920215" alt=""Tempest Project" Entre vents et marées, le théâtre selon Peter Brook" title=""Tempest Project" Entre vents et marées, le théâtre selon Peter Brook" />
     </div>
     <div>
      Sur un plateau dépouillé où seuls quelques tas de bois et pièces de tissus colorés esquissent un rudiment de décor, les acteurs-personnages, présents de bout en bout - assis, en attente de &quot;rentrer en scène&quot; -, apparaissent pour ce qu'ils sont : les porte-paroles d'une illusion à construire avec l'aide des spectateurs présents. Ainsi, de Sylvain Levitte, recouvert d'une vieille couverture crasseuse pour devenir sous nos yeux Caliban, alors que l'instant d'après, ayant enfilé une veste, il devient le timide Ferdinand, fils du Roi de Naples et amoureux fou de la belle Miranda. De l'horrible créature à la puanteur de poisson vociférant des insultes, au beau jeune homme éperdu de tendresse énonçant des douceurs, il n'a fallu que l'instant d'un accord muet passé avec le public, complice de cette métamorphose à vue.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Nous sommes de l'étoffe dont sont faits les rêves et notre petite vie est entourée de sommeil…&quot;</span> Ainsi de &quot;l'enchantement&quot; du fils du Roi de Naples par le mage Prospero, enchantement incarné sur le plateau par les lumières confondant Ferdinand et Miranda dans la même ombre projetée faisant des deux jeunes amants une entité à jamais indissoluble, à l'image des illusions créées par la seule force du Théâtre, le lieu de tous les possibles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60567835-44309201.jpg?v=1637920263" alt=""Tempest Project" Entre vents et marées, le théâtre selon Peter Brook" title=""Tempest Project" Entre vents et marées, le théâtre selon Peter Brook" />
     </div>
     <div>
      Après la scène hautement visuelle des deux ivrognes de l'équipage félon &quot;découvrant&quot; Caliban planqué sous sa couverture, et les velléités des trois compères à vouloir régler de manière définitive son compte à Prospero, s'annonce le temps du sort à réserver aux parjures… Prospero les punira-t-il d'un juste châtiment maintenant qu'échoués sur l'île par la grâce d'Ariel détournant les vents, ils sont à sa merci ? Que nenni ! La comédie - &quot;La Tempête&quot; en est une - exige une chute autre sans pour autant perdre une once de profondeur… Si la liberté des deux esprits de l'île a eu un prix - ils ont été contraints, consentant ou forcé, à se mettre au service de Prospero -, la liberté du vieux mage aura-t-elle aussi un prix à trouver ailleurs que dans la vengeance ?       <br />
              <br />
       En bord de scène, seul face au public &quot;éclairé&quot;, Prospero, magnifique de grandeur, se délivrera avec notre assentiment de tout ressentiment. Dès lors, devenu libre, il sera à même de voguer - abandonnant la puissance surhumaine que lui conférait la magie de ses livres, fort de sa seule fragilité humaine recouvrée - vers d'autres horizons plus sereins. Et nous spectateurs, sous le charme d'un théâtre fabuleux dépouillé de tout artifice, nous sommes prêts à lever le siège, ravis d'avoir joué (librement) dans l'ombre le rôle qui nous était confié.       <br />
              <br />
       Vu le mercredi 17 novembre à 20 h 30 à la Scène nationale Carré-Colonnes de Saint-Médard (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tempest Project"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60567835-44309268.jpg?v=1637920687" alt=""Tempest Project" Entre vents et marées, le théâtre selon Peter Brook" title=""Tempest Project" Entre vents et marées, le théâtre selon Peter Brook" />
     </div>
     <div>
      Spectacle issu d'une recherche autour de &quot;La Tempête&quot; de William Shakespeare.       <br />
       Adaptation : Peter Brook et Marie-Hélène Estienne, d'après la version française de Jean-Claude Carrière de &quot;La Tempête&quot; de William Shakespeare publié chez Actes Sud-Papiers.        <br />
       Mise en scène : Peter Brook et Marie-Hélène Estienne.       <br />
       Avec : Johannes Johnström, Sylvain Levitte, Paula Luna, Fabio Maniglio, Luca Maniglio, Ery Nzaramba.       <br />
       Chants : Harué Momoyama.       <br />
       Lumières : Philippe Vialatte.       <br />
       Durée : environ 1 h 20.       <br />
              <br />
       <b>Prochaines dates</b>       <br />
       Du jeudi 21 au samedi 30 avril 2022.       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h 30, samedi à 15 h 30 et 20 h 30, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre des Bouffes du Nord, Paris 10e, 01 46 07 34 50.       <br />
       <a class="link" href="https://www.bouffesdunord.com/#" target="_blank">&gt;&gt; bouffesdunord.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"La Tragédie d'Hamlet" Hamlet plus vrai que nature dans la traduction de Jean-Claude Carrière</title>
   <updated>2021-09-15T08:24:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Tragedie-d-Hamlet-Hamlet-plus-vrai-que-nature-dans-la-traduction-de-Jean-Claude-Carriere_a2903.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/54730035-41144820.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-03-16T08:51:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans cette mise en scène de Guy-Pierre Couleau, pas d'artifice de théâtre. Le focus est pointé sur le jeu, les comédiens et le texte. Comme si un zoom permanent faisait avancer le spectateur sur scène pour frôler les palpitations, les effrois, les folies des personnages de Shakespeare à quelques centimètres. On est à la fois dans le grand classique et dans la pièce immersive.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54730035-41144820.jpg?v=1615884217" alt=""La Tragédie d'Hamlet" Hamlet plus vrai que nature dans la traduction de Jean-Claude Carrière" title=""La Tragédie d'Hamlet" Hamlet plus vrai que nature dans la traduction de Jean-Claude Carrière" />
     </div>
     <div>
      Le plateau du théâtre 13 (scène en quart de cercle qui s'avance dans les gradins) est presque nu à part des chaises disparates alignées. On se croirait presque en répétition. C'est l'idée. Partir de rien, de quelques mots du texte, et se laisser emporter par l'histoire inventée par Shakespeare. Pour les acteurs, l'enjeu est le même : trouver en eux la force narrative, l'incarnation rapide, la pertinence car ils n'auront pas le support des costumes, des décors, des ambiances. Pari osé.       <br />
              <br />
       Le côté dostoïevskien de la pièce, avec sa fine analyse psychologique, est projeté en avant par la traduction que Jean-Claude Carrière a écrite dans un langage moderne, simple sans toutefois se prostituer au langage à la mode. Sur la base de ce texte, Guy-Pierre Couleau a construit un spectacle qui semble se créer au fur et à mesure de l'entrée en jeu des comédiens. Tous, habillés simplement, actuels. Chaque entrée met en branle l'action suivante. Et la machine savante avance ainsi, déroulant le drame, les drames que visitent la pièce : le meurtre, l'inceste, le suicide, Hamlet père, Ophélie, Yorick le bouffon, Polonius, Laërte, Gertrude, Hamlet… tous morts.       <br />
              <br />
       Pourtant, rien de morbide dans le rythme du spectacle. Même si cette première était un peu sage, un peu académique dans l'incarnation et les scènes qu'ont réalisées les interprètes, la chantilly monte peu à peu et l'on suit cette quête de justice et d'ordre avec appétit. C'est le travail d'interprétation qui est à l'œuvre. Et donc la distribution de cet Hamlet aussi bien qu'une direction d'acteurs exigeante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54730035-41144837.jpg?v=1615884258" alt=""La Tragédie d'Hamlet" Hamlet plus vrai que nature dans la traduction de Jean-Claude Carrière" title=""La Tragédie d'Hamlet" Hamlet plus vrai que nature dans la traduction de Jean-Claude Carrière" />
     </div>
     <div>
      Dans cette distribution, Benjamin Jungers crée un Hamlet d'une simplicité proche, qui touche et fait entendre ses tourments avec une empathie extrême. Son meilleur camarade, Horatio, prend les traits de Marco Caraffa qui parvient à donner à son personnage un ailleurs qui lui donne une pureté bien loin de la corruption des autres rôles de la pièce. Le remarquable Emil Abossolo M'Bo est un Polonius épatant et radieux. Anne Le Guernec parvient à apporter, à parts égales, sincérité de cœur et sensualité. Nils Ohlund en Claudius, impitoyable. Sandra Sadhardheen, Ophélie comme un corps qui danse et flotte, bizarrement le rôle le moins touchant. Bruno Boulzaguet et Thomas Ribière qui, chacun, jouent plusieurs rôles avec talent.       <br />
              <br />
       Cette version d'Hamlet (adaptation de Peter Brook) se focalise sur les personnages forts et néglige les mouvements sociaux ou politiques qui les entourent, mais elle a l'intelligence de nous parler plus intimement des doutes, du désordre des esprits et des mœurs et des angoisses existentielles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Tragédie d'Hamlet"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54730035-41144855.jpg?v=1615884308" alt=""La Tragédie d'Hamlet" Hamlet plus vrai que nature dans la traduction de Jean-Claude Carrière" title=""La Tragédie d'Hamlet" Hamlet plus vrai que nature dans la traduction de Jean-Claude Carrière" />
     </div>
     <div>
      Texte : William Shakespeare.       <br />
       Adaptation : Peter Brook.       <br />
       Texte français de Jean-Claude Carrière et Marie-Hélène Estienne.       <br />
       Mise en scène : Guy-Pierre Couleau.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Mona Terrones.       <br />
       Avec : Emil Abossolo M'Bo, Bruno Boulzaguet, Marco Caraffa, Benjamin Jungers, Anne Le Guernec, Nils Ohlund, Thomas Ribière, Sandra Sadhardheen.       <br />
       Scénographie : Delphine Brouard.       <br />
       Musiques et son : Frédéric Malle.       <br />
       Chorégraphie de combat : Florence Leguy.       <br />
       Costumes : Camille Pénager.       <br />
       Lumières : Laurent Schneegans.       <br />
       Cie Des Lumières et des Ombres.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 2 h sans entracte.       <br />
              <br />
       Vu dans le cadre de représentations professionnelles ayant eu lieu au Théâtre 13/Jardin (Pais 13e) les mercredi 10 mars, jeudi 11 mars et vendredi 12 2021 à 14 h 30.       <br />
              <br />
       <b>Tournée 2021/2022</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">30 septembre 2021 :</span> Le Théâtre d'Auxerre - scène conventionnée, Auxerre (89).       <br />
       20 octobre 2021 : Théâtre Esplanade du Lac, avec la ville de Ferney-Voltaire, Divonne-les-Bains (01).       <br />
       9 novembre 2021 : Le Carré - Scène nationale Centre d'art contemporain, Château-Gontier-sur-Mayenne (53).       <br />
       8 au 20 février 2022 : Théâtre 13, Paris (75).       <br />
       15 mars 2022 : Les Scènes du Jura - Scène nationale, Lons-le-Saunier (39).       <br />
       17 mars 2022 : Association Bourguignonne Culturelle ABC, Dijon (21).       <br />
       21 avril 2022 : Théâtre Victor Hugo - Scène des arts du geste, Bagneux (92).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/La-Tragedie-d-Hamlet-Hamlet-plus-vrai-que-nature-dans-la-traduction-de-Jean-Claude-Carriere_a2903.html" />
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  <entry>
   <title>"La Conférence des oiseaux", entre voyages intérieurs touchant à notre humanité/animalité et exploration migratoire</title>
   <updated>2019-02-22T13:28:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Conference-des-oiseaux--entre-voyages-interieurs-touchant-a-notre-humanite-animalite-et-exploration-migratoire_a2347.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/30971053-29357385.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-02-21T12:05:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un jour, tous les oiseaux, ceux qui sont connus, mais aussi les inconnus, se réunirent en conférence et déclarèrent : "cessons nos guerres intestines et cherchons Simorg, notre roi". Sous l'initiative de la huppe, ils se mirent en chemin, mais longue est la migration vers le pays désiré où un roi est espéré. Et à la fin du voyage… découvrirent que le roi, c'était eux.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30971053-29357385.jpg?v=1550834792" alt=""La Conférence des oiseaux", entre voyages intérieurs touchant à notre humanité/animalité et exploration migratoire" title=""La Conférence des oiseaux", entre voyages intérieurs touchant à notre humanité/animalité et exploration migratoire" />
     </div>
     <div>
      &quot;La Conférence des oiseaux&quot; est à l'origine un conte poétique soufiste, partie intégrée et conséquente (avec &quot;Le Livre des conseils&quot;) de l’œuvre du poète persan Farîd al-Dîn Attâr. Adapté en récit théâtral par Jean-Claude Carrière, il est ici mis en scène par Guy Pierre Couleau qui en extrait autant l'intériorité que l'extériorité, étant de ce fait en total accord avec la doctrine soufisme qui associe l'aspect ésotérique à l'aspect exotérique, cela se caractérisant par un voyage initiatique riche d'apprentissages, permettant d'accéder à la connaissance, au repos de l'âme.       <br />
              <br />
       Dans sa proposition, Guy Pierre Couleau dessine à la fois un périple intérieur - touchant à notre humanité/animalité, à nos souffrances, à notre capacité à l'amour - et une exploration migratoire. Usant du fait que chaque conte composant le récit est une parabole devant donner un sens à chacun des personnages, leur donner le sens du voyage, d'accepter de mettre sa vie en péril, les convaincre de la nécessité d'une nouvelle quête, il crée pour chacune des sept vallées - que doivent traverser les oiseaux - des univers spécifiques parfaitement adaptés au sens de celles-ci : recherche, amour, connaissance, néant, unité, stupeur et mort. Chaque fable bénéficie d'une mise en forme spécifique, du théâtre d'objets à la représentation burlesque d'objets &quot;humains&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30971053-29357386.jpg?v=1550834829" alt=""La Conférence des oiseaux", entre voyages intérieurs touchant à notre humanité/animalité et exploration migratoire" title=""La Conférence des oiseaux", entre voyages intérieurs touchant à notre humanité/animalité et exploration migratoire" />
     </div>
     <div>
      Le monde des hommes (dans les histoires symboliques) et celui des oiseaux sont alors bien dissociés, notamment, en dehors des masques, par les expressions et les attitudes corporelles. À noter les magnifiques réalisations de têtes d'oiseau de Kuno Schlegelmilch*, à la fois visuellement colorées et plumés, et étant très légère (cela se constatant lors de la mise et le retrait du masque). Les comédiens, chacun titulaire d'une variété particulière - huppe fasciée, canard, perdrix, paon, perruche, hibou, moineau, rossignol, faucon, etc. -, expriment de significatifs gestes, métaphores animales, très &quot;volatiles&quot;, chacun dans sa démarche, dans son attitude gestuelle donne vie à l'espèce qu'il représente.       <br />
              <br />
       La scénographie, respectant la simplicité et la beauté de la symbolique soufiste, met immédiatement le spectateur devant un engagement &quot;à vue&quot; du jeu, de la mise en scène, construit sur le concret de la narration qui lie intimement trivialité et poétique, adresse directe au public et incarnation de l'essence du texte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30971053-29357394.jpg?v=1550834869" alt=""La Conférence des oiseaux", entre voyages intérieurs touchant à notre humanité/animalité et exploration migratoire" title=""La Conférence des oiseaux", entre voyages intérieurs touchant à notre humanité/animalité et exploration migratoire" />
     </div>
     <div>
      Dans une belle cohérence, le décor est composé, en fond de scène, d'un ensemble de tables de loges alignées (avec miroir de maquillage à trois glaces), sur lesquels se trouvent posés les têtes d'oiseaux, et de quelques éléments rappelant l'environnement naturel qui existe encore un peu à travers le monde.       <br />
              <br />
       Sur ce plateau très ouvert, les acteurs-conteurs, tout en connivence, passent d'une interprétation très imagée, ludique et joyeuse, d'une gestique animale, à un retour à leur condition d'Homme, à leur propre corps de femmes et d'hommes. Cela débute lorsque les anecdotes sont narrées, ôtant leurs têtes d'oiseau pour redevenir humain. S'agissant aussi ici d'une quête vers la connaissance, le pays rêvé (intérieur ou celui qui accueille), mais aussi d'une parabole migratoire, tout comme la diversité des êtres à plumes, celle des nationalités est respectée, faisant entendre des langues, des voix différentes, venant des quatre coins du monde.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30971053-29357441.jpg?v=1550834911" alt=""La Conférence des oiseaux", entre voyages intérieurs touchant à notre humanité/animalité et exploration migratoire" title=""La Conférence des oiseaux", entre voyages intérieurs touchant à notre humanité/animalité et exploration migratoire" />
     </div>
     <div>
      Long est le chemin qui mène vers la sagesse, la reconnaissance de soi et de l'autre... Que de déserts à franchir. Que de secrets à découvrir. Oiseaux migrateurs ou migrants, au XIIe siècle ou aujourd'hui, ceux en quête, volontaire ou pas, d'un nouvel espace, spiritualité ou royauté, sont à la recherche du sens à donner à leur vie et et veulent retrouver la vraie fierté d'exister.       <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Ne te regarde pas avec mépris car rien n'est au-dessus de toi.&quot;</span>       <br />
              <br />
       À la fin du voyage, ils se rendirent compte que Simorg, c'était eux. Le miroir leur renvoya leur image. Le soleil de ma majesté est miroir.       <br />
       Les oiseaux sont Simorg, ils sont leur propre roi. Nous sommes notre propre roi…       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Maquilleur et facteur de masques pour Patrice Chéreau (&quot;La Reine Margot&quot;) ou Bob Wilson (&quot;Les Fables de La Fontaine&quot;).</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Conférence des oiseaux"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/30971053-29357453.jpg?v=1550834955" alt=""La Conférence des oiseaux", entre voyages intérieurs touchant à notre humanité/animalité et exploration migratoire" title=""La Conférence des oiseaux", entre voyages intérieurs touchant à notre humanité/animalité et exploration migratoire" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean-Claude Carrière (inspiré par le poème &quot;Manteq Ol-Teyr&quot; de Farid Uddin Attar).       <br />
       Mise en scène : Guy Pierre Couleau.       <br />
       Assistante mise en scène : Christelle Carlier.       <br />
       Avec : Manon Allouch, Nathalie Duong, Cécile Fontaine, Carolina Pecheny, Jessica Vedel, Emil Abossolo M’bo, Luc-Antoine Diquéro, François Kergourlay, Shahrokh Moshkin Ghalam, Nils Öhlund.       <br />
       Collaboration artistique : Carolina Pecheny.       <br />
       Scénographe : Delphine Brouard.       <br />
       Lumières : Laurent Schneegans.       <br />
       Masques : Kuno Schlegelmilch, assisté de Hélène Wisse.       <br />
       Costumes : Camille Pénager.       <br />
       Musique : Philippe Miller.       <br />
       Régie générale : Alexandra Guigui.       <br />
       Accompagnement chorégraphique : Catherine Dreyfus.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       Par la Compagnie Des Lumières et Des Ombres.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 11 au 22 février 2019.</span>       <br />
       Lundi, mardi et vendredi à 20 h, jeudi à 19 h et dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre des Quartier d’Ivry - CDN du Val-de-Marne, Manufacture des Œillets, Salle La Fabrique Ivry-sur-Seine (94), 01 43 90 11 11.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-quartiers-ivry.com/fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-quartiers-ivry.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       26 mars 2019 : Scènes Vosges - La Souris Verte, Épinal (88).       <br />
       5 avril 2019 : Le Carré, Sainte-Maxime (83).       <br />
       9 au 13 avril 2019 : Centre dramatique de l'Océan Indien, La Réunion.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/La-Conference-des-oiseaux--entre-voyages-interieurs-touchant-a-notre-humanite-animalite-et-exploration-migratoire_a2347.html" />
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