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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-13T16:46:21+02:00</updated>
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   <title>"Eugène Onéguine" Une valse des temps à jamais enfouis</title>
   <updated>2019-04-02T11:56:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Eugene-Oneguine-Une-valse-des-temps-a-jamais-enfouis_a2371.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/32229464-30082648.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-04-02T08:01:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Jean Bellorini met en scène "Eugène Onéguine". Ce long récit, ce long poème d'Alexandre Pouchkine en forme de conte populaire à la fois espiègle et dramatique. Qui évoque, à travers le personnage d'Eugène Onéguine, une Russie joyeuse et mélancolique…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/32229464-30082648.jpg?v=1554187073" alt=""Eugène Onéguine" Une valse des temps à jamais enfouis" title=""Eugène Onéguine" Une valse des temps à jamais enfouis" />
     </div>
     <div>
      Une Russie passée comme un souvenir d'enfance dont le poète retrouve les sensations perdues, les partage avec son lecteur qu'il sait apostropher, lui livre ses regrets des premières amours lumineuses. Gâchées par les fanfaronnades et l'inexpérience. Qui versent dans l'amertume et le sentiment de la perte de toute poésie du monde.       <br />
              <br />
       Dans un étonnant mouvement de nostalgie, le jeu de l'écriture décrit la mort et résurrection du poète.       <br />
              <br />
       Brillamment, Jean Bellorini en trouve un équivalent scénique en déployant son dispositif dans toutes les dimensions du spectacle. Tout œil et tout ouïe. Le spectacle présenté en bi-frontal est joué comme au théâtre et pourtant s'écoute au casque en direct.       <br />
              <br />
       Avec cette convention arbitraire et contraignante le metteur en scène détriple les effets, les fait converger vers une intimité de perception des plus heureuses. Le jeu privilégie dans un premier temps les rituels et les mimiques d'un animateur de radio face à son microphone. Ce qui décontracte le spectateur avant de le plonger dans une grande disposition d'attention.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/32229464-30082649.jpg?v=1554187107" alt=""Eugène Onéguine" Une valse des temps à jamais enfouis" title=""Eugène Onéguine" Une valse des temps à jamais enfouis" />
     </div>
     <div>
      Le spectateur étant libre, il peut ajuster le casque ou non…       <br />
              <br />
       Ou bien, il se laisse prendre au son coloré, profond et chaud au relief bien marqué. Et découvre un poème symphonique harmonisé aux souvenirs de l'opéra éponyme de Piotr Tchaïkovski. Adaptation musicale, bruitage s'incrustant parfaitement dans les voix clairement ajustées. Et de voir les yeux fermés, paisiblement installé dans la nuit. Il peut être tard, peu importe, Eugène Onéguine parle du temps et de son réconfort.       <br />
              <br />
       Ou bien, il enlève son casque. Les voix lui parviennent plus nettes, plus mates, plus naturelles. Et la musique a disparu. Ne reste que le pouvoir des mots, et l'injonction du jeu au microphone qui devient pur théâtre précis, dense, intense même. Les mots se fondent dans les corps et le poème s'exalte. Expressive dans son silence, la jeune fille amoureuse et triste joue au piano sans cordes. Les marteaux frappent en cadence et sonnent comme un parquet piétiné. Eugène Onéguine ainsi écouté parle de l'amour, de la mort, de la vie . Celle des mots et des humains.       <br />
              <br />
       Ou bien il met le casque à distance et perçoit en sourdine, étouffée la bande son et assiste alors à la naissance du théâtre. Et sa vitalité partagée. Car il appartient au spectateur d'ajuster sa sensibilité à la trame proposée. Celle de la mort et de la résurrection du poète.       <br />
              <br />
       Avec grand art, Jean Bellorini joue avec le dispositif du théâtre comme s'il jouait <span style="font-style:italic">&quot;sur un piano cassé la valse des temps à jamais enfouis&quot;*.</span>       <br />
              <br />
       Ce qui est très russe.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Citation tirée de &quot;La Colombe d'argent&quot; d'Andréï Biély.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Eugène Onéguine"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/32229464-30082728.jpg?v=1554187143" alt=""Eugène Onéguine" Une valse des temps à jamais enfouis" title=""Eugène Onéguine" Une valse des temps à jamais enfouis" />
     </div>
     <div>
      Texte : d'après &quot;Eugène Onéguine d'Alexandre Pouchkine.       <br />
       Traduction : André Markowicz.       <br />
       Mise en scène : Jean Bellorini.       <br />
       Réalisation sonore : Sébastien Trouvé.       <br />
       Avec : Clément Durand, Gérôme Ferchaud, Antoine Raffalli, Matthieu Tune, Mélodie-Amy Wallet.       <br />
       Scénographie, lumière : Jean Bellorini.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Mélodie-Amy Wallet.       <br />
       Composition originale librement inspirée de l'opéra &quot;Eugène Onéguine&quot; de Piotr Tchaïkovski enregistrée et arrangée par : Sébastien Trouvé et Jérémie Poirier-Quinot.       <br />
       Musiciens : Jérémie Poirier-Quinot (flûte), Florian Mavielle et Benjamin Chavrier (violons), Emmanuel François (alto), Barbara Le Liepvre (violoncelle), Julien Decoret (contrebasse), Anthony Caillet (euphonium).       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 23 mars au 20 avril 2019.</span>       <br />
       Du lundi au samedi à 20 h 30, dimanche à 16 h.       <br />
       Relâche mardi et mercredi.       <br />
       Théâtre Gérard Philipe - CDN, Saint-Denis (93), Salle Mehmet Ulusoy, 01 48 13 70 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatregerardphilipe.com/cdn/" target="_blank">&gt;&gt; theatregerardphilipe.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Un Instant" donne le goût des choses aux mots par un travail méticuleux de la syntaxe</title>
   <updated>2018-12-03T08:18:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-Instant-donne-le-gout-des-choses-aux-mots-par-un-travail-meticuleux-de-la-syntaxe_a2296.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/28477840-28065201.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-12-03T08:05:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans "Un Instant", d'après "À la recherche du temps perdu" de Marcel Proust, Jean Bellorini est parti en exploration. Du temps. Du temps de l'écriture et de son énonciation, du temps de la scène et du temps de l'émotion.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28477840-28065201.jpg?v=1543821895" alt=""Un Instant" donne le goût des choses aux mots par un travail méticuleux de la syntaxe" title=""Un Instant" donne le goût des choses aux mots par un travail méticuleux de la syntaxe" />
     </div>
     <div>
      Le metteur en scène suit à la trace le roman, gommé de toutes ses mondanités, vanités, élégances et fioritures fin de siècle, ses bienséances dont témoignent seules des piles de chaises abandonnées et remisées. Il ne conserve que les liens entre le petit-fils et sa grand-mère. Qui n'ont cessé de s'aimer l'un et l'autre dans les douceurs de l'enfance et de la vieillesse avant que la vie ne les sépare. En somme, l'appel du monde enfoui et non disparu.       <br />
               <br />
       Ce monde qui, au détour des hasards de la vie, bien plus tard, fulgure au présent dans une intensité de bonheur et de souffrance tout à la fois puis s'anéantit. Cela fut, cela est, cela n'est plus.       <br />
              <br />
       Le spectacle est objet de théâtre dans son essence, même d'art de l'effet et de l'éphémère : dans sa dimension de catharsis. Un homme, une femme. Un dialogue. Un comédien, une comédienne. Un narrateur, une ombre. Un homme jeune un peu décalé, une vieille femme venue de loin. L'un porte le récit qui comble une amnésie. Il est le narrateur. Elle est la voix.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28477840-28065215.jpg?v=1543821928" alt=""Un Instant" donne le goût des choses aux mots par un travail méticuleux de la syntaxe" title=""Un Instant" donne le goût des choses aux mots par un travail méticuleux de la syntaxe" />
     </div>
     <div>
      Jean Bellorini réalise comme un précipité au sens chimique. Et exprime le mouvement même de la Recherche. Cette œuvre en mouvement d'écriture qui, de synesthésies en synesthésies, donne le goût des choses aux mots par un travail méticuleux de la syntaxe. Le metteur en scène obtient par les moyens du théâtre, de la part du public, une attention intense, une écoute intime des fragments de la recherche. Une (re)découverte.       <br />
              <br />
       Il se permet même, dans une discrète virtuosité, de partir scéniquement de très loin. Par un prologue presque agaçant qui rappelle et évacue vite tous les poncifs : des petites madeleines de chacun à la pensée du regret larmoyant et sentimental d'un Léo Ferré*.       <br />
              <br />
       Dans &quot;Un instant&quot;, se vit une approche respectueuse et amoureuse de l'œuvre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* &quot;Avec le temps va, tout s'en va…&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Un Instant"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28477840-28065221.jpg?v=1543821967" alt=""Un Instant" donne le goût des choses aux mots par un travail méticuleux de la syntaxe" title=""Un Instant" donne le goût des choses aux mots par un travail méticuleux de la syntaxe" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;À la recherche du temps perdu&quot; de Marcel Proust.       <br />
       Adaptation : Jean Bellorini, Camille de La Guillonnière et Hélène Patarot.       <br />
       Mise en scène, scénographie, lumière : Jean Bellorini.       <br />
       Avec : Hélène Patarot et Camille de La Guillonnière.       <br />
       Musicien : Jérémy Péret.       <br />
       Costumes : Macha Makeïeff.       <br />
       Création sonore : Sébastien Trouvé.       <br />
       Perruque : Cécile Kretschmar.       <br />
       Assistanat à la scénographie : Véronique Chazal.       <br />
       Assistanat aux costumes : Claudine Crauland.       <br />
       Durée : 1 h 45.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28477840-28065233.jpg?v=1543822009" alt=""Un Instant" donne le goût des choses aux mots par un travail méticuleux de la syntaxe" title=""Un Instant" donne le goût des choses aux mots par un travail méticuleux de la syntaxe" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 14 novembre au 9 décembre 2018.</span>       <br />
       Du lundi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h 30, relâche le mardi.       <br />
       Théâtre Gérard Philipe - CDN, Salle Roger Blin, Saint-Denis (93), 01 48 13 70 00.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatregerardphilipe.com/cdn/" target="_blank">&gt;&gt; theatregerardphilipe.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée 2018/2019</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">14 et 15 décembre 2018 :</span> Les Théâtres de la Ville de Luxembourg (Luxembourg).       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 8 au 27 janvier 2019 :</span> TKM-Théâtre Kléber-Méleau, Renens (Suisse).       <br />
       16 et 17 février 2019 : Théâtre Louis Aragon - Scène conventionnée d’intérêt national art et création - danse,       <br />
       Tremblay-en-France (93).       <br />
       Du 13 au 16 mars 2019 : La Criée - Théâtre national, Marseille (13).       <br />
       20 et 21 mars 2019 : Théâtre de l’Archipel - Scène nationale, Perpignan (66).       <br />
       26 et 27 mars 2019 : Théâtre de Caen (14).       <br />
       4 et 5 avril 2019 : Hérault Culture, Domaine départemental de Bayssan, Béziers (34).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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