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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-20T15:38:28+02:00</updated>
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   <title>"La Pêche du jour"… Dialogue cruel et poignant sur les migrants et la honte de l'Europe !</title>
   <updated>2022-02-03T08:38:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Peche-du-jour-Dialogue-cruel-et-poignant-sur-les-migrants-et-la-honte-de-l-Europe-_a3165.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2022-02-03T06:44:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il faut de l'humanité et un vrai sens artistique et des responsabilités pour écrire, comme l'a fait Éric Fottorino, un dialogue sur l'Europe, avec sa cruauté et son cynisme, entre un pêcheur de "migrants" et une femme visitant son "activité". Jacques Weber et Lola Blanche donnent un visage des plus criants et tragiques d'une actualité qui ne compte plus ses morts et qui disparaît peu à peu de nos écrans.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62055395-45092462.jpg?v=1643828711" alt=""La Pêche du jour"… Dialogue cruel et poignant sur les migrants et la honte de l'Europe !" title=""La Pêche du jour"… Dialogue cruel et poignant sur les migrants et la honte de l'Europe !" />
     </div>
     <div>
      Une table faisant face au public, avec deux chaises de chaque côté et une bouteille remplie d'eau où dialoguent côte à côte un vieil homme, cynique et désabusé, et une jeune femme, grave.       <br />
              <br />
       Le texte est d'Éric Fottorino, journaliste et écrivain français. Il a dirigé Le Monde (de 2007 à 2011) puis est devenu cofondateur de l'hebdomadaire &quot;Le 1&quot; et les trimestriels &quot;Zadig&quot;, &quot;America&quot; (paru de 2017 à 2021 durant le mandat de Trump) et &quot;Légende&quot;.       <br />
              <br />
       On ne sait rien de ces deux personnages. Ni leur nom, ni leur statut social, ni leur métier sauf l'activité macabre, pour le vieil homme, de pêcher des &quot;migrants&quot; noyés dans la Méditerranée. Par cette approche à dessein de non-précision, l'auteur représente ainsi ce néant humanitaire dans lequel beaucoup d'États, de gouvernements et de politiques européens se sont engouffrés pour refuser d'ouvrir dignement à ceux-ci leurs frontières. Sauf à leur jeter discrédit et anathèmes pour les trier très drastiquement en alimentant une peur feinte ou réelle, mais assurément calculée, de fantasmes de terrorisme et de &quot;viols sur nos femmes et nos filles&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62055395-45092467.jpg?v=1643828785" alt=""La Pêche du jour"… Dialogue cruel et poignant sur les migrants et la honte de l'Europe !" title=""La Pêche du jour"… Dialogue cruel et poignant sur les migrants et la honte de l'Europe !" />
     </div>
     <div>
      C'est toute cette honte qu'Éric Fottorino rappelle dans cette fable cruelle. Il donne aussi certaines précisions, comme ce triage inhumain effectué par les pays, pour essayer de débusquer hypothétiquement chez les enfants des adultes qui auraient maquillé leur âge afin d'être considérés comme des mineurs, et les rejeter beaucoup plus facilement.       <br />
              <br />
       Jacques Weber incarne ce vendeur qui pêche lui-même ces corps plus ou moins esquintés comme il le dit. Lola Blanchard, de son côté, est la jeune femme qui visite les lieux en posant des questions sur les cadavres entassés et répertoriés selon leur nationalité.       <br />
              <br />
       Qui est-elle ? Et que veut-elle ? À ces questions, le vieil homme, qui symbolise l'attitude des puissances occidentales et qui profite d'une situation dramatique pour créer un commerce macabre en écho aux politiques déshumanisantes d'exclusion et de rejet de très nombreux pays, donne une réponse sans détours.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62055395-45092545.jpg?v=1643829402" alt=""La Pêche du jour"… Dialogue cruel et poignant sur les migrants et la honte de l'Europe !" title=""La Pêche du jour"… Dialogue cruel et poignant sur les migrants et la honte de l'Europe !" />
     </div>
     <div>
      Elle veut voir de ses propres yeux pour s'émouvoir, hypocritement, d'une tragédie sans agir, en fermant les yeux pour l'accuser, lui, de mettre ses mains dans le cambouis quand elle, de mains, elle n'en a pas. Il débarrasse ainsi l'Europe de ce qu'elle ne désire pas voir ni accepter. Au travers de ses colères et de ses propos, il exprime aussi le fait de nettoyer l'Europe de sa honte, selon lui, en faisant disparaître les &quot;migrants&quot;.       <br />
              <br />
       L'importance et la justesse du texte sont servies avec beaucoup d'émotion et de force. Celui-ci est puissant, émouvant et pose un constat sans concessions. Chaque mot, chaque réplique, chaque phrase portent un message et font écho à l'actualité. Ayant parfois sous les yeux le texte, Weber et Blanchard en font une lecture incarnée, par moments, sans pour autant que l'émotion et le propos ne perdent en qualité.       <br />
              <br />
       Ce sont ainsi deux personnages dont l'un assume de façon détachée et cruelle la situation en en profitant quand l'autre ne veut rien assumer, mais s'en émeut. Fottorino montre ses deux visages qui caractérisent et amplifient la tragédie actuelle qui se déroule sous nos yeux en Méditerranée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62055395-45092581.jpg?v=1643829681" alt=""La Pêche du jour"… Dialogue cruel et poignant sur les migrants et la honte de l'Europe !" title=""La Pêche du jour"… Dialogue cruel et poignant sur les migrants et la honte de l'Europe !" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Vous désespérez de Dieu quand moi je désespère des hommes&quot;</span>, c'est par cette réplique que se finit cette tragique et très belle pièce. À saluer aussi, au-delà de la qualité de jeu des deux artistes, la dignité qu'ils ont eue de ne pas revenir sur scène pour un rappel coutumier malgré les applaudissements nourris, le propos ne s'y prêtant pas.       <br />
              <br />
       Depuis 2014, plus de vingt mille personnes sont mortes en essayant de traverser sur des embarcations de fortune la Méditerranée pour fuir la torture, l'extorsion, la détention, le viol et/ou les travaux forcés.       <br />
              <br />
       Bien que cette actualité disparaisse de plus en plus de nos écrans, l'année 2021 a été la plus meurtrière depuis 2015 avec plus de quatre mille quatre cents morts ou disparus en mer.       <br />
              <br />
       Toutes les recettes des représentations sont reversées à SOS Méditerranée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Pêche du jour"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62055395-45092583.jpg?v=1643829714" alt=""La Pêche du jour"… Dialogue cruel et poignant sur les migrants et la honte de l'Europe !" title=""La Pêche du jour"… Dialogue cruel et poignant sur les migrants et la honte de l'Europe !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Éric Fottorino.       <br />
       Mise en voix : Jean-Michel Ribes.       <br />
       Avec : Lola Blanchard et Jacques Weber.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 21 janvier au 19 février 2022.</span>       <br />
       Du vendredi au samedi à 18 h 30.       <br />
       Théâtre du Rond-Point, Salle Jean Tardieu, Paris 8e, 01 44 95 98 00 .       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredurondpoint.fr/index.htm" target="_blank">&gt;&gt; theatredurondpoint.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Pour faire un don à SOS Méditerranée :</b>       <br />
       <a class="link" href="https://don.sosmediterranee.org/arya/~mon-don?_cv=1" target="_blank">&gt;&gt; don.sosmediterranee.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Le Roi Lear"… Conte en contemporain</title>
   <updated>2021-11-17T06:09:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Roi-Lear-Conte-en-contemporain_a3102.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/60315910-44165786.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-11-17T06:09:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Classique d'entre les classiques, Georges Lavaudant s'attaque, pour la troisième fois, à cette "pièce-monde" avec une distribution remarquable de comédiens dont Jacques Weber dans une mise en scène où il met en valeur la contemporanéité de l'œuvre, au travers de ces intrigues qui, au fil des siècles, peuvent toujours trouver un écho.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60315910-44165786.jpg?v=1637094442" alt=""Le Roi Lear"… Conte en contemporain" title=""Le Roi Lear"… Conte en contemporain" />
     </div>
     <div>
      &quot;Le Roi Lear&quot; est considéré par beaucoup de critiques théâtraux et littéraires comme l'œuvre la plus aboutie de Shakespeare. Supposée avoir été écrite sur trois années (1603-1606) et jouée le 26 décembre 1606 devant Jacques 1er (1567-1625), roi d'Angleterre et d'Irlande, mais aussi d'Écosse sous le nom de Jacques VI, elle mêle intrigues politique et familiale avec deux trames qui se superposent et se renforcent.       <br />
              <br />
       Avec cette pièce, Jacques Weber, après &quot;Cyrano de Bergerac&quot; en 1990, s'attaque à un autre pic théâtral. La modernité de celle-ci frappe dès les premiers instants avec des costumes, de ville souvent, très contemporains. Le noir et le blanc sont les deux couleurs qui dominent la scénographie comme le revers et l'avers d'une même face, celle d'une passion humaine où le pouvoir de Lear (Jacques Weber) est soutenu par la fidélité de Gloucester (François Marthouret) en dépit de Kent (Babacar M'Baye Fall) son supérieur. L'amour filial, le désamour et la trahison restent aussi les axes de cette création avec, pour la dernière, Edgar (Thibault Vinçon), le fils illégitime contre son père Gloucester.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60315910-44165787.jpg?v=1637094513" alt=""Le Roi Lear"… Conte en contemporain" title=""Le Roi Lear"… Conte en contemporain" />
     </div>
     <div>
      Le personnage éponyme est incarné dans la force, le combat, la maladie et la mort où différents tableaux jalonnent la représentation, entrecoupée par un voile de couleur ocre brillant suspendu à un simple fil. Ainsi la scénographie montre l'autre pendant du théâtre, celui du vide dans lequel rien ne se passe. La scène est délimitée ainsi par une aire de jeu ne recouvrant pas toute son étendue. Comme si cet entre-soi était le lieu d'une &quot;confession&quot;, d'un aparté rendu secrètement publique. Georges Lavaudant amène le public à entrer dans des propos qui ont une connotation confidentielle. Ce qui se dit semble être parfois uniquement pour l'oreille attentive du spectateur.       <br />
              <br />
       Le jeu de Weber est dans une plénitude d'émotions, d'action, d'abattement, de déception et de réconciliation. Passant d'un registre à l'autre, il incarne, via son personnage, une large gamme de sentiments, en donnant en partage son royaume à ses trois filles, mais Cordélia (Bénédicte Guilbert), sa préférée, lui avoue sobrement qu'elle devra un jour la moitié de son amour à un futur mari bien qu'elle aime sincèrement son père. C'est sur cette principale trame, une franchise que n'apprécie guère ce dernier, que toute l'intrigue se joue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60315910-44165871.jpg?v=1637095445" alt=""Le Roi Lear"… Conte en contemporain" title=""Le Roi Lear"… Conte en contemporain" />
     </div>
     <div>
      C'est un rapport au verbe où, même si une séquence met en scène un duel à l'épée plutôt théâtral, des répliques humoristiques fusent avec d'autres familières autour de la poésie de Shakespeare. Et c'est fait avec beaucoup d'à propos. Le début de la pièce était sous des dehors assez rigides, le contexte s'y prêtant avec une certaine forme de légèreté parfois malgré le contexte. Les trois filles du roi Lear sont très différentes les unes des autres autant par le physique que par l'attitude. On ne s'embarrasse pas de ressemblance qui donne à chacune d'elles une relation au père toujours tranchée comme ne faisant pas partie de la même famille avec Régane (Grace Seri) dans un rapport frontal quand Goneril (Astrid Bas) est plus froide et Cordélia (Bénédicte Guilbert) plus discrète.       <br />
              <br />
       Dans la première scène s'avancent tous nos personnages. Ou presque. Au centre, Weber avec sa stature, sans ironie, de commandeur, ou presque, du théâtre Français. Rapport au corps et au verbe haut avec une présence scénique évidente, naturelle. Tout est rupture de jeu.       <br />
              <br />
       Chacun semble être son propre îlot, sans recours aucun à implorer un dieu, un maître ou un protecteur même si les intrigues foisonnent. Ils existent dans une relation souvent imbriquée, de tensions, de douleur, de déception mais parfois aussi de légèreté. De même, se dégagent du désespoir, de l'intrigue, de la &quot;folie&quot; comme elle est nommée mais qui ressemble plutôt à une perte de repères.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60315910-44165936.jpg?v=1637095480" alt=""Le Roi Lear"… Conte en contemporain" title=""Le Roi Lear"… Conte en contemporain" />
     </div>
     <div>
      Le corporel devient la première signature de toutes ses émotions. Les regards également, souvent intenses. Le toucher, sauf quand il y a duel à l'épée, oscille entre le bannissement, la tape amicale, voire la prise au corps comme celle du père pour sa fille. Mais la distance est de règle, le rapport à l'autre, quand le sentiment existe, est toujours empreint soit d'une suspicion, soit de quelque chose de non évident, peu naturel, voire assez froid. Se tient aussi une dimension politique qui est particulièrement soulignée avec des personnages, dans leur pré carré familial ou extra-familial, qui existent, en dehors de Cordélia, dans une revendication… ou une confrontation. L'autre est un miroir de ce qu'ils peuvent avoir ou non.       <br />
              <br />
       La mise en scène est très moderne, dans l'approche du texte notamment qui est parfois un peu bousculée tout en gardant un accent tragique shakespearien souligné par intermittence par de l'humour. Il fallait bien ça pour apporter à la mise en scène ce dernier petit plus, comme un pied-de-nez à cette grande tragédie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Roi Lear"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60315910-44165968.jpg?v=1637095779" alt=""Le Roi Lear"… Conte en contemporain" title=""Le Roi Lear"… Conte en contemporain" />
     </div>
     <div>
      Texte : William Shakespeare.       <br />
       Mise en scène : Georges Lavaudant.       <br />
       Assistante mise en scène : Fani Carenco.       <br />
       Avec : Jacques Weber, Astrid Bas, Frédéric Borie, Thomas Durand, Babacar Mbaye Fall, Clovis Fouin-Agoutin, Bénédicte Guilbert, Manuel Le Lièvre, François Marthouret, Laurent Papot, José Antonio Pereira, Grace Seri, Thomas Trigeaud, Thibault Vinçon.       <br />
       Créateur son : Jean-Louis Imbert.       <br />
       Créateur lumières : Cristobal Castillo Mora et Georges Lavaudant.       <br />
       Traduction et dramaturgie : Daniel Loayza.       <br />
       Décor et costumes : Jean-Pierre Vergier.       <br />
       Assistante costumes : Siegrid Petit-Imbert.        <br />
       Maquillages, coiffures et perruques : Sylvie Cailler et Jocelyne Milazzo.       <br />
       Maître d'armes : François Rostain.       <br />
       Durée : 3 h 20 (avec un entracte de 20 minutes).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 28 novembre 2021.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h, dimanche 15 h.       <br />
       Théâtre de la Porte Saint-Martin (Théâtre de la Ville hors les murs), Paris 10e, 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelaville-paris.com/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       7 décembre 2021 : Théâtre Edwige Feuillère, Vesoul (70).       <br />
       Du 14 au 21 octobre 2022 : La Criée - Théâtre national, Marseille (13).       <br />
       Du 5 au 20 novembre 2022 : TNP, Villeurbanne (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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