<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-04-11T04:21:51+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>"Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" Un "Au revoir" de Mouawad à la fois intime, politique et musical</title>
   <updated>2026-02-05T10:42:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Willy-Protagoras-enferme-dans-les-toilettes-Un-Au-revoir-de-Mouawad-a-la-fois-intime-politique-et-musical_a4470.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/94114077-65651550.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-02-05T10:14:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Créée le 26 mai 1998 par Wajdi Mouawad, "Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" résume à lui tout seul le lieu de focalisation, en partie, de la pièce. Autour de dix-neuf comédiens qui hurlent, crient, s'insultent, échangent, parlent ou discutent, ce sont des univers qui se télescopent et dans lesquels le personnage principal souhaite se prémunir. Comme la figure d'un monde violent au sein d'une copropriété qui représente le monde, Wajdi Mouawad en propose une belle mise en scène dans un récit dont la longueur n'est pas du meilleur goût toutefois.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94114077-65651550.jpg?v=1770283544" alt=""Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" Un "Au revoir" de Mouawad à la fois intime, politique et musical" title=""Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" Un "Au revoir" de Mouawad à la fois intime, politique et musical" />
     </div>
     <div>
      Lumières sur un plateau où apparaît un immeuble beige avec treize fenêtres, dont une qui est temporairement fermée. Dans chacune d'elles, un(e) résident(e) se montre avec des attitudes et des voix très marquées, ainsi que des costumes caractéristiques au niveau des couleurs et de la coupe, montrant ainsi une différence de goût et, par ricochet, de vision du monde de chacun d'entre eux. Les personnages discutent, au démarrage, par soliloques et propos souvent tendus. On s'entend sans s'écouter. On échange sans prêter attention à l'autre, tout en lui répondant. On envoie bouler. On hurle, on s'invective, on s'insulte.       <br />
              <br />
       Dans cet entre-deux où le propos double l'écoute, chaque protagoniste représente un caractère type et parfois bien trempé ou impulsif dont le langage est le porte-drapeau, souvent vert et dru, les propos grossiers s'enchaînant parfois, pour certains, comme perles dans un collier. C'est tout un univers de solitude et de violence qui se dévoile à la fois entre eux, et chez eux pour le rare couple présent à la fenêtre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94114077-65651557.jpg?v=1770283571" alt=""Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" Un "Au revoir" de Mouawad à la fois intime, politique et musical" title=""Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" Un "Au revoir" de Mouawad à la fois intime, politique et musical" />
     </div>
     <div>
      Wajdi Mouawad, auteur et metteur en scène, met en lumière, dès l'entame du spectacle, ce rapport à l'autre, à soi et à ce qui nous unit, et de ce qui fait société. Et ce qui fait société, hors des commérages lancés entre voisins, est Willy Protagoras (Micha Lescot) qui est enfermé dans ses toilettes. Par volonté. Et il souhaite y rester pour faire société avec personne en créant sa propre bulle d'existence, loin du bruit du monde tout en en générant par son action.       <br />
              <br />
       La mise en scène débute avec une belle scénographie dans une copropriété dans laquelle, après avoir joué, les comédiens résidents s'assoient côté cour, en dehors du plateau. Ils continuent à suivre, ou peut-être à être indifférents, de ce qui se passe chez la famille Protagoras avant de retourner sur les planches.       <br />
              <br />
       L'ambiance est composée de bruits multiples avec des claquements de porte, des hurlements et des engueulades. C'est assez assourdissant et donne à la représentation un fort volume sonore qui mêle les relations de chacun au fracas des vies des autres. Comme dans un champ de bataille. Le décor est très intéressant dans ses couleurs claires, jaune et beige, avec au début, une vue extérieure de l'immeuble, pour ensuite basculer à l'intérieur et rendre visible subrepticement ses différents appartements et se fixer dans celui des Protagoras, pour aller jusqu'à leurs toilettes. C'est une vision à 360° des habitations où on plonge d'une vue globale à un périmètre plus exigu pour s'immiscer jusqu'à une intimité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94114077-65651562.jpg?v=1770283634" alt=""Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" Un "Au revoir" de Mouawad à la fois intime, politique et musical" title=""Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" Un "Au revoir" de Mouawad à la fois intime, politique et musical" />
     </div>
     <div>
      Les déjections sont de la partie. Cela chie et vomit. Willy Protagoras utilise son élément fécal pour peindre un tableau à même les toilettes. Il est aussi auparavant écrasé sans gêne, pied nu, par sa mère (Julie Julien). Il fait partie un moment du décor, même si le voisinage se plaint de sa présence puante. Le rapport excrémentiel à la scène peut déplaire, voire choquer. Cela ne laisse pas insensible, car ce qui est rejeté par l'éducation est intégré par Willy Protagoras, adulte, comme un élément constitutif et créatif pictural.       <br />
              <br />
       La représentation est un peu trop longue, avec un récit qui s'attarde parfois. Une chanson, au demeurant très bien chantée par Nelly Lawson (Nelly Protagoras), vient se greffer en occultant, le temps du chant, la pièce, comme une parenthèse dans une phrase. Celle-ci semble disparaître d'un coup, faisant ainsi prendre une autre direction artistique à la création. Toutefois, la musique jouée par M'hamed El Menjra fait le lien entre deux cultures, orientale et occidentale, à l'aide du Houd et de la guitare électrique. Elle est comme une passerelle et accompagne mélodieusement le spectacle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94114077-65651564.jpg?v=1770283608" alt=""Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" Un "Au revoir" de Mouawad à la fois intime, politique et musical" title=""Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" Un "Au revoir" de Mouawad à la fois intime, politique et musical" />
     </div>
     <div>
      Le jeu des comédiens est très physique, utilisant la voix comme média non seulement d'expression, mais surtout d'existence. On hurle au début, comme pour exister. Au-delà de la poésie brute du drame, Wajdi Mouawad crée des mots pour en faire parfois, à dessein, des armes autant maladroites qu'inefficaces, au travers des insultes ou de colères renvoyées à elles-mêmes par les protagonistes. Ils ne font pas mouche le plus souvent, car ils sont lancés un peu éperdument comme des jets de pierre, sans direction aucune, sauf celle de vouloir se faire entendre. Mais ils sont les témoins d'un échec.        <br />
              <br />
       On ne choisit pas son voisinage comme on ne choisit pas sa famille, tout en pouvant être en lutte contre ce qui est autour de nous. En parallèle, c'est la guerre qui est en arrière-fond, contre soi-même un peu et contre ce qui nous entoure essentiellement.       <br />
              <br />
       Il y a une certaine fixité des personnages à l'entame du spectacle lorsqu'ils sont à la fenêtre, avec une aire de jeu qui reste réduite symboliquement et géographiquement, celle toujours de leur habitation qui semble être le seul endroit au monde pour eux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94114077-65651635.jpg?v=1770283922" alt=""Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" Un "Au revoir" de Mouawad à la fois intime, politique et musical" title=""Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" Un "Au revoir" de Mouawad à la fois intime, politique et musical" />
     </div>
     <div>
      À chacun, c'est une liberté qui se dérobe, celle du résident avec son voisinage, celle de Willy Protagoras contre les autres et contre sa famille. Il y a toujours un esprit de questionnement et de résistance qui plane sur tous, celui de se préserver, et pour le personnage principal, dans une salle d'eau, seul endroit d'intimité, d'une latitude restreinte, mais suffisamment revendicatrice pour se faire entendre. Derrière cette symbolique, c'est un lieu de solitude, intime, où on s'allège de ce qui organiquement nous alourdit. C'est aussi un endroit, à la fois commun, mais accessible à un seul, pour se questionner sans être dérangé.       <br />
              <br />
       Bref, dans un spectre plus large et plus en lien avec ce qu'a pu vivre Wajdi Mouawad, c'est aussi une fenêtre ouverte pour s'évader de la guerre qui reste présente tout au long de la pièce. Avec celle-ci, c'est un retour aux sources pour le dramaturge qui signe sa dernière mise en scène à la Colline avec sa première création écrite. Belle pièce et bien charpentée. Bravo l'artiste !       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Willy Protagoras enfermé dans les toilettes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94114077-65651656.jpg?v=1770284177" alt=""Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" Un "Au revoir" de Mouawad à la fois intime, politique et musical" title=""Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" Un "Au revoir" de Mouawad à la fois intime, politique et musical" />
     </div>
     <div>
      Texte : Wajdi Mouawad.       <br />
       Mise en scène : Wajdi Mouawad.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Valérie Nègre.       <br />
       Avec : Lionel Abelanski, Éric Bernier, Pierre-Yves Chapalain, Gilles David (de la Comédie-Française), Lucie Digout, Marceau Ebersolt, Jade Fortineau, Delphine Gilquin, Julie Julien, Nelly Lawson, Micha Lescot, Mireille Naggar, Johanna Nizard       <br />
       Et la 4e promotion de la Jeune troupe de La Colline : Milena Arvois, Tristan Glasel, Swann Nymphar, Gabor Pinter, Tim Rousseau, Lola Sorel.       <br />
       Musicien : M'hamed El Menjra.       <br />
       Dramaturgie : Charlotte Farcet.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Clolus.       <br />
       Lumières : Éric Champoux.       <br />
       Composition musicale : Pascal Sangla.       <br />
       Son : Sylvère Caton et Michel Maurer.       <br />
       Costumes : Emmanuelle Thomas, assistée d'Anne-Emmanuelle Pradier.       <br />
       Maquillages et coiffures Cécile Kretschmar, assistée de Mélodie Ras.       <br />
       Suivi de texte : Dena Pougnaud.       <br />
       Fabrication des accessoires et décor : ateliers de La Colline.       <br />
       Durée estimée : 2 h 45.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 21 janvier au 8 mars 2026.</span>       <br />
       Mardi à 19 h 30, mercredi au samedi à 20 h 30, dimanche à 15 h 30.        <br />
       Relâche : dimanche 25 janvier.       <br />
       La Colline - Théâtre national, Grand théâtre, 15, rue Malte-Brun, Paris 20e.       <br />
       Téléphone : 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.colline.fr/fr/manifestation/162/willy_protagoras_enferme_dans_les_toilettes" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94114077-65651657.jpg?v=1770283995" alt=""Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" Un "Au revoir" de Mouawad à la fois intime, politique et musical" title=""Willy Protagoras enfermé dans les toilettes" Un "Au revoir" de Mouawad à la fois intime, politique et musical" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Willy-Protagoras-enferme-dans-les-toilettes-Un-Au-revoir-de-Mouawad-a-la-fois-intime-politique-et-musical_a4470.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux</title>
   <updated>2026-02-04T09:05:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Au-nom-du-ciel-Vol-au-dessus-d-un-nid-de-coucou-ou-le-meurtre-d-un-Palestinien-autiste-observe-a-hauteur-d-oiseaux_a4468.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/94076192-65631574.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-02-04T06:21:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le metteur en scène israélien Yuval Rozman, né à Tel-Aviv et installé en France où il a créé sa compagnie, clôt sa "Quadrilogie de ma Terre" par ce dernier volet saisissant d'humanité… vue à hauteur d'oiseaux. Impertinents à souhait dans leurs langages fleuris et leurs attitudes volatiles, un Bulbul, une Perroquet Drara et un Martinet Noir vont "survoler" le drame d'un jeune autiste palestinien abattu par un soldat de la police israélienne pour en faire entendre le tragique absolu. Le tour de force étant, qu'entre disputes de potaches et remarques déjantées, ce drame rebattu à longueur d'infos – au risque de nous laisser pétrifiés – reprend… vie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94076192-65631574.jpg?v=1770147192" alt=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" title=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" />
     </div>
     <div>
      Si, au siècle de Périclès, Aristophane avait invité en toute (fausse) innocence – dans sa comédie &quot;Les Oiseaux&quot; écrite en pleine guerre du Péloponnèse – la sagesse des volatiles comme recours à la folie guerrière des Grecs et de leurs Dieux avides de sacrifices, les trois spécimens à plumes, auxquels prêtent ici voix Yuval Rozman, ne manquent pas non plus de clairvoyance délicieusement (im)pertinente… Personnages hauts en couleur, dotés d'un franc-parler à faire pâlir les pères de toutes les Confessions, ils saturent de leurs voltiges acrobatiques l'espace du plateau, faisant de cette &quot;comédie noire&quot; un lieu terriblement lumineux.       <br />
              <br />
       Tout commence par une chanson du Bulbul qui, sur un air joyeux et plein de légèreté bonhomme, égrène sur sa guitare les composantes du drame s'étant déroulé sous leurs yeux d'oiseaux… Sa commère Drara, au beau plumage vert, s'embrouille avec lui tant son insouciance enjouée perturbe la lecture de l'écran faisant défiler minute par minute le contexte de la mort d'Iyad al-Hallaq, abattu aux portes de la vieille ville de Jérusalem par un soldat Magav (police israélienne des frontières). Contrastant avec la gravité de la situation terrestre, les volages hôtes vont se livrer à une dispute à hauteur des cours de récréation tant les plaisanteries-invectives du Bulbul farceur &quot;volent bas&quot;, vraiment très très bas, tout comme les répliques de la Drara agacée… Farce grotesque et pure tragédie juxtaposées dans la même unité de temps et de lieu, l'une et l'autre s'étayant, comme en calligraphie les déliés sont là pour faire ressortir les pleins.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94076192-65631575.jpg?v=1770147221" alt=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" title=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" />
     </div>
     <div>
      Duel verbal entre eux qui croisent leurs mots pour tenter de reconstituer ce que chacun peut dire de ce drame, eux qui, alors qu'ils guettaient le précieux jus s'échappant des sacs au-dessus du local à poubelles proche de l'entrée de Jérusalem Est, ont surplombé l'événement de leur poste d'observation… Quant au Martinet Noir, sa nonchalance mélancolique contraste avec la fougue de ses deux jeunes condisciples ailés auprès desquels il trouve réconfort ; un vieux sage sympathique, un peu fêlé du bocal, qui se laissera joyeusement embarquer à l'insu de son plein gré dans un jeu de devinettes plus ou moins scabreuses… Si cette première séquence de charades futiles est à vivre comme une respiration bienvenue (cf. plus haut) dans un récit chargé des actes d'un assassinat en règle, elle pourrait apparaître – pour certains terriens – démesurée dans son contenu et sa longueur… Ce serait là omettre que, chez les oiseaux, toutes les envolées sont permises…       <br />
              <br />
       Endossant tour à tour les rôles de l'assistante de vie du jeune autiste abattu, du policier ayant lancé l'alerte pour avoir confondu les gants noirs et le masque Covid portés par le jeune Palestinien avec l'attirail d'un terroriste, de l'agent de la police des polices interrogeant son collègue, du commandant Magav responsable de la jeune recrue qui a tué Iyad, du gardien du local poubelles, du juge du tribunal aussi rigoureux dans son interrogatoire des prévenus que fantaisiste dans ses remarques annexes, ou encore du jeune soldat israélien ayant tiré les coups mortels, les trois oiseaux vont mener &quot;ailes battantes&quot; l'enquête… où les musiques de western s'inviteront ainsi que les accords en-joués de Georges Brassens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94076192-65631620.jpg?v=1770147253" alt=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" title=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" />
     </div>
     <div>
      Une enquête d'autant plus passionnante à suivre que chacun des représentants à plumes parlera avec sa personnalité propre. Goguenard de banlieue, féministe ne s'en laissant pas conter par son collègue mâle à la gouaille envahissante, vieux sage à la mémoire capricieuse et aux intestins déliés, se succéderont ainsi face à la Justice incarnée… par le Martinet Noir affublé de la perruque solennelle du juge. Quant au bureau de ce même juge trouvant refuge dans une boîte à kébab XXL pour examiner des faits eux à haute valeur tragique, quant à la reconstitution &quot;patte à patte&quot; du mouvement amorcé par le jeune homme pris pour cible et interprété par les volatiles en folie dans un ballet burlesque contrastant avec la mort annoncée, ils participent l'un et l'autre au même dessein : magnifier le burlesque pour mieux faire résonner le tragique à l'œuvre.       <br />
              <br />
       Quand viendra l'heure du verdict et que les chamailleries des oiseaux à &quot;la hauteur de vue&quot; différente s'apaiseront dans un élan d'amour, la conscience hors champ du téléscripteur défilant reconnaîtra l'entièreté de la responsabilité d'un régime qui <span style="font-style:italic">&quot;traite les Palestiniens comme des êtres inférieurs, comme des sous-hommes&quot;</span>. Et quand bien même le Martinet Noir sera-t-il victime d'un caillou perdu jeté par un manifestant en soutien au jeune Iyad, quand bien même la paix rêvée prendra-t-elle ainsi &quot;un plomb dans l'aile&quot; aussitôt qu'énoncée, la chute confiée à une chanson d'Elvis Presley colorera d'une immense note d'espoir l'étendue des terres (in)humaines.       <br />
              <br />
       Merci à ces trois oiseaux – nés de l'envol d'un auteur metteur en scène, lequel, comme Athéna née du crâne de Zeus délivre un message de sagesse et d'espoir en la raison – de nous avoir fait toucher, du bout de leurs ailes fantasques, les réalités sombres de nos passions guerrières transcendées… de manière aérienne.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 21 janvier 2026 dans la Grande salle Vitez du tnba - CDN de Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Au nom du ciel"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94076192-65631626.jpg?v=1770147302" alt=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" title=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" />
     </div>
     <div>
      Quatrième opus de &quot;Quadrilogie de ma terre&quot;, création novembre 2025.       <br />
       Texte : Yuval Rozman (édité chez Les Solitaires Intempestifs, novembre 2025).       <br />
       Mise en scène : Yuval Rozman.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Antoine Hirel.       <br />
       Collaboration à l'écriture : Gaël Sall.       <br />
       Avec : Cécile Fišera, Gaël Sall, Gaëtan Vourc'h.       <br />
       Scénographie et création lumières : Victor Roy.       <br />
       Création sonore : Roni Alter, accompagnée de Jean-Baptiste Soulard.       <br />
       Création costumes : Julien Andujar.       <br />
       Régisseur son : Quentin Florin.       <br />
       Régie Plateau : Nicolas Bignan.       <br />
       Régie générale : Christophe Fougou.       <br />
       Regard chorégraphique : Anna Chirescu.       <br />
       Accompagnement vol : Marc Bizet.       <br />
       Production : Compagnie Inta Loulou.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 2 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94076192-65631649.jpg?v=1770147420" alt=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" title=""Au nom du ciel" Vol au-dessus d'un nid de coucou… ou le meurtre d'un Palestinien autiste observé à hauteur d'oiseaux" />
     </div>
     <div>
      <b>A été représenté du 21 au 24 janvier 2026 dans la Grande salle Vitez du tnba - Théâtre national Bordeaux Aquitaine (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">27 et 28 février 2026 :</span> deSingel - Centre d'art, Anvers (Belgique).       <br />
       5 et 6 mars 2026 : Grrranit - Scène nationale, Belfort (90).       <br />
       Du 18 et 20 mars 2026 : Théâtre de Liège (Belgique).       <br />
       Du 28 au 30 avril 2026 : Théâtre de la Croix Rousse (avec le Théâtre les Célestins), Lyon (69).       <br />
       Saison 26-27 en cours : Maison de la culture - Scène nationale, Bourges (18) ; Théâtre de l'Union - CDN, Limoges (87) ; Théâtre de Dijon Bourgogne - CDN, Dijon (21).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Au-nom-du-ciel-Vol-au-dessus-d-un-nid-de-coucou-ou-le-meurtre-d-un-Palestinien-autiste-observe-a-hauteur-d-oiseaux_a4468.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Avec "Willy Protagoras enfermé dans les toilettes", Wajdi Mouawad réussit à décoiffer le sage public de la Colline : une manière de retrouver jeunesse et liberté</title>
   <updated>2026-02-02T17:50:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Avec-Willy-Protagoras-enferme-dans-les-toilettes--Wajdi-Mouawad-reussit-a-decoiffer-le-sage-public-de-la-Colline-une_a4467.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/94046886-65619497.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-02-03T08:14:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Chant, musique et poésie sont les armes aimées par Wajdi Mouawad pour lutter contre les armes du ravage, des tortures et de la destruction que sont les conflits armés, les dictatures et les guerres économiques soumises aux intérêts des puissants. Elles sont à nouveau présentes dans cette pièce de jeunesse, comme des havres ; elles surgissent à quelques reprises en cris puissants, en bouffées de pureté, en oasis de vie dans un monde voué au chaos.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94046886-65619497.jpg?v=1770049831" alt="Avec "Willy Protagoras enfermé dans les toilettes", Wajdi Mouawad réussit à décoiffer le sage public de la Colline : une manière de retrouver jeunesse et liberté" title="Avec "Willy Protagoras enfermé dans les toilettes", Wajdi Mouawad réussit à décoiffer le sage public de la Colline : une manière de retrouver jeunesse et liberté" />
     </div>
     <div>
      Le monde est ici représenté par un immeuble peuplé d'une quinzaine d'habitants. Parmi eux, la famille Protagoras a le plus bel appartement, celui qui a vu sur la mer. Un appartement qui est source de convoitise pour tous ces voisins, d'autant que celui-ci est déjà à moitié occupé par une autre famille que les Protagoras : la famille Philisti-Palestine, père, mère, fils et fille. Une famille que les Protagoras, père, mère, fils et fille, ont accepté d'héberger il y a un certain temps, avec qui elle est en conflit maintenant, celle-ci refusant de s'en aller et revendiquant même le droit d'habiter seul dans cet appartement.       <br />
              <br />
       Situation ubuesque, digne d'une pièce d'Hanokh Levin, que Wajdi Mouawad invente en 1988 (il a vingt ans) alors qu'il joue, en compagnie de 35 étudiants de l'École nationale de Théâtre du Canada, le rôle d'un auteur dans une pièce de Claude Gauvreau, mis en scène par Yves Desgagnés, &quot;L'Asile de la pureté&quot;. À parts égales, la pièce dans laquelle il joue à l'époque et la situation au Liban, le pays où il a vécu son enfance, influent sur le récit et les personnages qu'il met alors en place.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94046886-65619523.jpg?v=1770049936" alt="Avec "Willy Protagoras enfermé dans les toilettes", Wajdi Mouawad réussit à décoiffer le sage public de la Colline : une manière de retrouver jeunesse et liberté" title="Avec "Willy Protagoras enfermé dans les toilettes", Wajdi Mouawad réussit à décoiffer le sage public de la Colline : une manière de retrouver jeunesse et liberté" />
     </div>
     <div>
      Comme l'appartement de la famille Protagoras, le Liban, surnommé la Suisse du Moyen-Orient, est, à la fin des années quatre-vingt, déchiré de l'intérieur, secoué par l'arrivée massive de réfugiés palestiniens, convoité de l'extérieur par la Syrie et bientôt envahie par les armées syrienne, israélienne, américaine et française. À ce moment de l'Histoire, le général Aoun s'enferme avec ses troupes dans le palais présidentiel, et Willy Protagoras décide de s'enfermer dans les toilettes.       <br />
               <br />
       Formidable humeur potache. Magnifique cri de révolte d'une jeunesse qui étouffe. Bon gros bras d'honneur au vernis conventionnel bien-pensant de la société et sa politesse, sa propreté, son hygiène. En s'enfermant dans les toilettes de l'appartement &quot;Liban&quot; des Protagoras, Willy emmerde tout le monde. Une attitude tout à fait immature. Mais sa protestation, à la fois pacifiste et dérangeante pour le bon désordre de la famille, n'est pas sans cause. La situation bloquée de ces deux familles se battant pour le même appartement, sous la surveillance avide du voisinage qui s'immisce dans leurs vies, vient de provoquer le départ de sa sœur, Nelly Protagoras. À bout de patience, elle emporte ses affaires et son départ ressemble étrangement à un exil définitif.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94046886-65619524.jpg?v=1770049964" alt="Avec "Willy Protagoras enfermé dans les toilettes", Wajdi Mouawad réussit à décoiffer le sage public de la Colline : une manière de retrouver jeunesse et liberté" title="Avec "Willy Protagoras enfermé dans les toilettes", Wajdi Mouawad réussit à décoiffer le sage public de la Colline : une manière de retrouver jeunesse et liberté" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène de Wajdi Mouawad ne s'épargne aucune folie, aucune démesure, dans cette métaphore politique de la férocité humaine. Les quinze personnages de cet immeuble ont toutes et tous une excentricité affichée, qu'elle soit physique via les maquillages, des costumes bigarrés, des prothèses ou un travail sur les corps qui les personnalise, ou qu'elle soit visible dans l'exagération de traits de caractère extrêmement caricaturaux. Ça hurle, ça se donne des coups, ça fait des alliances et ça trahit des alliances, une mêlée sauvage qui finit par s'installer dans l'appartement des Protagoras qui devient très vite un cloaque d'excréments et d'urines sens dessus dessous.       <br />
              <br />
       Cela tient de la farce, une bouffonnerie provocatrice totale et jubilatoire qui pourrait rappeler les mises en scène d'Alfredo Arias, mais une farce noire et tueuse pour une jeunesse prise dans ces conflits croisés pour qui les choix sont la résistance obstinée d'un Willy, l'exil ou bien la mort.       <br />
              <br />
       Et pourtant, un sentiment de joyeux bordel se dégage du jeu débridé des comédiennes et des comédiens. L'impertinence de ce texte de jeunesse, dont l'extravagance des personnages est exceptionnelle dans l'œuvre littéraire de Wajdi Mouawad, a une belle saveur provocatrice. Et malgré les presque trente années qui séparent sa conception de cette mise en scène, le discours reste en partie d'actualité pour le Liban, pays toujours en proie aux déchirements internes et aux agressions extérieures.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94046886-65619525.jpg?v=1770050025" alt="Avec "Willy Protagoras enfermé dans les toilettes", Wajdi Mouawad réussit à décoiffer le sage public de la Colline : une manière de retrouver jeunesse et liberté" title="Avec "Willy Protagoras enfermé dans les toilettes", Wajdi Mouawad réussit à décoiffer le sage public de la Colline : une manière de retrouver jeunesse et liberté" />
     </div>
     <div>
      La fin de la pièce laisse la scène libre pour la divagation des jeunes personnages de l'histoire, qu'ils soient en vie, qu'ils soient partis en exil, qu'ils soient morts ou même qu'ils soient illusions fantasmées. Une jeunesse que l'on a vue subir la violence, la peur, le viol de la part de la génération précédente, une jeunesse qui n'a que la drogue, la fuite ou le suicide pour espérer.       <br />
              <br />
       Alors, la musique de M'hamed El Menjra, à la guitare électrique et à l'oud, est bienvenue. Elle accompagne et porte la voix de Nelly Lawson qui s'élève en un cri de rage et vient percer doucement les cœurs et y déposer un peu du baume de la poésie et de la beauté.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Willy Protagoras enfermé dans les toilettes"</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94046886-65619597.jpg?v=1770050619" alt="Avec "Willy Protagoras enfermé dans les toilettes", Wajdi Mouawad réussit à décoiffer le sage public de la Colline : une manière de retrouver jeunesse et liberté" title="Avec "Willy Protagoras enfermé dans les toilettes", Wajdi Mouawad réussit à décoiffer le sage public de la Colline : une manière de retrouver jeunesse et liberté" />
     </div>
     <div>
      Texte : Wajdi Mouawad.       <br />
       Mise en scène : Wajdi Mouawad.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Valérie Nègre.       <br />
       Avec : Lionel Abelanski, Éric Bernier, Pierre-Yves Chapalain, Gilles David (de la Comédie-Française), Lucie Digout, Marceau Ebersolt, Jade Fortineau, Delphine Gilquin, Julie Julien, Nelly Lawson, Micha Lescot, Mireille Naggar, Johanna Nizard       <br />
       Et la 4e promotion de la Jeune troupe de La Colline : Milena Arvois, Tristan Glasel, Swann Nymphar, Gabor Pinter, Tim Rousseau, Lola Sorel.       <br />
       Musicien : M'hamed El Menjra.       <br />
       Dramaturgie : Charlotte Farcet.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Clolus.       <br />
       Lumières : Éric Champoux.       <br />
       Composition musicale : Pascal Sangla.       <br />
       Son : Sylvère Caton et Michel Maurer.       <br />
       Costumes : Emmanuelle Thomas, assistée d'Anne-Emmanuelle Pradier.       <br />
       Maquillages et coiffures Cécile Kretschmar, assistée de Mélodie Ras.       <br />
       Suivi de texte : Dena Pougnaud.       <br />
       Fabrication des accessoires et décor : ateliers de La Colline.       <br />
       Durée estimée : 2 h 45.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 21 janvier au 8 mars 2026.</span>       <br />
       Mardi à 19 h 30, mercredi au samedi à 20 h 30, dimanche à 15 h 30.        <br />
       Relâche : dimanche 25 janvier.       <br />
       La Colline - Théâtre national, Grand théâtre, 15, rue Malte-Brun, Paris 20e.       <br />
       Téléphone : 01 44 62 52 52.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.colline.fr/fr/manifestation/162/willy_protagoras_enferme_dans_les_toilettes" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.colline.fr/" target="_blank">&gt;&gt; colline.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Avec-Willy-Protagoras-enferme-dans-les-toilettes--Wajdi-Mouawad-reussit-a-decoiffer-le-sage-public-de-la-Colline-une_a4467.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !</title>
   <updated>2025-11-08T09:35:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Une-assemblee-de-femmes-L-Art-encore-et-toujours-pour-sauver-ce-que-la-politique-veut-detruire-_a4393.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/92187322-64704973.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-10-30T09:16:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
De retour en France où les comédiens étaient venus en 2023, entre autres, à l'Institut du Monde Arabe, le Théâtre National Palestinien El-Hakawati de Jérusalem-Est rejoue "Une assemblée de femmes", adaptée de la pièce d'Aristophane, suivie du film "A Palestinian Women Assembly" de Roxane Borgna. La pièce et le documentaire résonnent, chacun à leur façon, avec le destin de Palestiniennes qui revendiquent et affirment leurs droits dans une société patriarcale très marquée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92187322-64704973.jpg?v=1761812393" alt=""Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !" title=""Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !" />
     </div>
     <div>
      &quot;Une assemblée de femmes&quot;, adaptée de la comédie antique &quot;L'assemblée des femmes&quot; (-392 av. J.-C.) d'Aristophane, vient d'une idée de Roxane Borgna. Elle est en écho avec le film &quot;A Palestinian Women Assembly&quot; de Roxane Borgna et Laurent Rojol, qui est ensuite projeté après la représentation. Ce diptyque théâtre-documentaire donne la parole à des Palestiniennes qui revendiquent leurs droits dans une société patriarcale très marquée.       <br />
              <br />
       Il fait nuit noire. Quatre personnages féminins, avec chacun leur lampe, sont sur scène, habillés en hommes. Affublés de fausses barbes, ils sont prêts à investir l'assemblée. C'est une double dénonciation de la mainmise des hommes sur la société et de la corruption qui y sévit.       <br />
              <br />
       Adaptée par Jean-Claude Fall et mise en scène par Roxane Borgna en collaboration avec Jean-Claude Fall, la pièce, jouée par le Théâtre National Palestinien El-Hakawati, la pièce articule aussi des propos de Palestiniennes tirés des extraits de &quot;A Palestinian Women Assembly&quot; qui sont projetés sur trois voiles blancs suspendus sur scène. Elles s'expriment sur les rapports entre les deux sexes en Palestine. Elles sont de tout âge et de toute génération et interviennent, par intermittence, comme des moments réels, alimentant la fable tirée d'Aristophane qui déroule la révolte, originellement, d'athéniennes voulant conquérir l'assemblée pour combattre l'iniquité et la corruption des hommes. Autre lieu, autre époque et autre écriture, mais même maux, toujours présents à des milliers d'années de différence. C'est le couple entre réalité et fable qui fait l'originalité de cette création, car le propos tire aussi sa force du terrain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92187322-64704974.jpg?v=1761812430" alt=""Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !" title=""Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !" />
     </div>
     <div>
      Un lien existe entre film et théâtre qui donne au jeu une double focale, autant géographique que temporelle, et cette temporalité devient intemporelle. Ces personnes interviewées viennent de Naplouse, Jérusalem, Bethléem, Jéricho, Ramallah et Hébron. Elles deviennent l'essence moderne des personnages de l'auteur grec.  Ce qui interpelle aussi est cet arrêt sur image pendant plusieurs scènes sur le visage d'une jeune dame interviewée et dont le regard semble être interrogatif sur les évolutions politiques à effectuer en Palestine. Ce visage et ce regard accompagnent différentes scènes.       <br />
              <br />
       La dramaturgie présente une scénographie presque nue avec un escabeau, un porte-voix, trois voiles blancs suspendus à un fil, quelques fausses barbes, des robes et des costumes. Tout est dans le jeu des comédiens. Vif, truculent, le texte est porté avec force et gourmandise.       <br />
              <br />
       Après la représentation, &quot;A Palestinian Women Assembly&quot; est projeté. Il est basé sur des interviews faites par Roxane Borja et Laurent Rojol en 2021 et 2022. Elles ont été menées à Jérusalem Est avec les femmes du Women-center à Silwan avec Mariam, Mariam, Alla', Sabine, Salam. Dans la vieille ville de Jérusalem avec Rula et les habitantes de Burj Alluqluq. À Jéricho avec Maysoun, Myassar et les femmes du Charitable Society. À Hébron avec Lana, la famille Shabaneh et toute l'équipe de l'association ADWAR qui travaille à des changements sociaux. À Bethléem avec les dames du groupe Mariam Mashrou, Jessica et Shaden.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92187322-64704976.jpg?v=1761812457" alt=""Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !" title=""Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !" />
     </div>
     <div>
      Et toute l'équipe de l'Alliance française avec Rawan et les réfugiées du camp Aida et Abdelfattah Abusrour du centre culturel ALROWWAD. À Naplouse avec Maram, Oraib, Aya, Ohoud, Mona, Amira, Hanan, Suha, Alla', l'école de danse Askadar, Suha et Cœur de l'association d'art. À Ramallah, avec le théâtre Ashtar et la radio Nisaa. Il y a aussi Al Majaz, un village bédouin de &quot;Masafer YaRa&quot; situé dans le désert au sud d'Hébron. avec Air, Aman, Montaha, Mouna, Saeda, Inam, Rami, Air, Sahar.       <br />
              <br />
       Ce documentaire est un vent d'espoir qui montre une vision du monde portée par des ambitions politiques d'égalité et de redéfinition de la société palestinienne. La parole des protagonistes est rare, car confisquée par une mainmise patriarcale et surtout par une tragique situation géopolitique depuis des décennies où lutter contre l'occupation israélienne et souffrir des tragédies humaines restent une souffrance continue.       <br />
              <br />
       Des figures courageuses sont présentes telles que la rayonnante présidente de l'association ADWAR, Sahar Youssef Alkawasmeh. Son combat est de faire exister les Palestiniennes pour ce qu'elles sont, afin qu'elles se fassent entendre socialement. Elle a réussi à créer des groupes d'hommes pour les soutenir. Ou l'artiste dramaturge Ashtar Muallem qui revendique courageusement, dans une de ses créations, malgré les problèmes rencontrés, sa féminité. Et déclare face caméra qu'elle veut être présidente de la Palestine !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92187322-64704991.jpg?v=1761812478" alt=""Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !" title=""Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !" />
     </div>
     <div>
      Nous avions assisté à &quot;Une assemblée de femmes&quot; le 23 septembre 2023 à l'Institut du Monde Arabe, deux semaines avant l'embrassement et les massacres qui ont eu lieu à partir du 7 octobre qui ont généré, du côté israélien, la mort de 1 207 personnes dont 828 civils par le Hamas. S'est ensuivie la famine et la destruction de Gaza par l'armée israélienne avec la mort de 67 869 Gazaouis à la date du 21 octobre 2025, selon le ministère de la Santé du Hamas, chiffre jugé fiable par l'ONU*. Même si à la date de rédaction de cet article, il y a un très fragile cessez-le-feu à Gaza, il y a toujours, au même moment, une violence extrême et une expropriation des terres par des colons israéliens en Cisjordanie.       <br />
              <br />
       Ce 23 septembre 2023 donc, à la fin de la pièce, la troupe avait proposé au public d'exprimer ce qu'il souhaiterait comme société, chacun pouvant donner son avis. S'était engagée ensuite une discussion entre la troupe et les spectateurs. Puis la troupe du Théâtre National Palestinien El-Hakawati invitait le public dans un élan de fête et de partage à boire une succulente soupe de légumes.        <br />
              <br />
       Sauf que pour les représentations d'octobre 2025, il n'y a pas eu de fête, les comédiennes et comédiens n'ayant pas le cœur à ça comme ils l'ont exprimé.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Wikipédia.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Une assemblée de femmes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92187322-64704992.jpg?v=1761812503" alt=""Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !" title=""Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !" />
     </div>
     <div>
      Un diptyque théâtre et film documentaire.       <br />
       D'après Aristophane.       <br />
       Par le Théâtre National Palestinien.       <br />
       Traduction de la pièce d'Aristophane en arabe palestinien : Ranya Filfil.       <br />
       Équipe de création : Roxane Borgna, Jean-Claude Fall et Laurent Rojol.       <br />
       Avec : Ameena Adilehn, Iman Aoun (comédienne et directrice du Théâtre Ashtar), Mays Assi, Firas Farrah, Nidal Jubeh, Amer Khalil (comédien et directeur du Théâtre National Palestinien - Al Hakawati), Shaden Saleemn et Yasmin Shalaldeh.       <br />
       Durée : 1 h       <br />
       <b>&quot;A palestinian women assembly&quot;</b>       <br />
       Film documentaire.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       Création franco-palestinienne par le المسرح الوطني الفلسطيني/ الحكواتي The Palestinian National Theatre, coproduite par le TNP, La Manufacture Cie Jean-Claude FALL, l'Institut français de Jérusalem - Chateaubriand, avec le soutien du Consulat Général de France à Jérusalem.       <br />
              <br />
       Le spectacle a eu lieu les 11, 12 et 18, 19 octobre 2025 au Théâtre du Soleil à Paris.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-du-soleil.fr/fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-du-soleil.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Une-assemblee-de-femmes-L-Art-encore-et-toujours-pour-sauver-ce-que-la-politique-veut-detruire-_a4393.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•In 2025• "Yes Daddy" Mémoire brisée… éclats d'un passé recomposé. Un fabuleux huis clos à multiples résonances</title>
   <updated>2025-07-29T11:47:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2025-Yes-Daddy-Memoire-brisee-eclats-d-un-passe-recompose-Un-fabuleux-huis-clos-a-multiples-resonances_a4336.html</id>
   <category term="Avignon 2025" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/90201162-63652183.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-07-29T11:19:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il est des spectacles où l'on ressort ébranlé, avec le sentiment fort d'avoir vécu un moment théâtral important. Même si – ou justement parce que… – toutes les occurrences ne sont pas élucidées, nous laissant avec plus de questions que de réponses. "Yes Daddy", des Palestiniens Bashar Murkus et Khulood Basel est sans conteste de ceux-là. Ce tête à tête entre ces deux hommes, le vieil homme et l'escort boy qu'il a convié chez lui pour distraire sa solitude, ce corps à corps sanglant, de qui est-il le nom ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90201162-63652183.jpg?v=1753781041" alt="•In 2025• "Yes Daddy" Mémoire brisée… éclats d'un passé recomposé. Un fabuleux huis clos à multiples résonances" title="•In 2025• "Yes Daddy" Mémoire brisée… éclats d'un passé recomposé. Un fabuleux huis clos à multiples résonances" />
     </div>
     <div>
      Est-ce une fable sur les pouvoirs de la mémoire et de la manipulation du passé recomposé ? Est-ce une parabole de l'histoire du peuple palestinien privé depuis 1948 de &quot;la clé de sa maison&quot;, comme suite à la représentation, le suggérait une inconnue avisée ? Après une heure un quart d'intensité dramatique distillée par la seule présence – sur un plateau occupé par un fauteuil roulant, une machine à laver, une table et des cloisons amovibles – de deux acteurs confrontés l'un à l'autre dans un rapport des plus énigmatiques, mouvant et émouvant, on ne sait plus très bien &quot;où on habite&quot;…       <br />
              <br />
       Un vieil homme impotent vit seul ici, ou plus exactement en compagnie des fantômes de son passé, eux bien vivants dans sa tête apparemment affaiblie. On frappe à la porte. Il dit ne pas trouver la clé pour ouvrir. Il dit ne pas se souvenir d'avoir invité ce jeune homme qui a dû forcer le verrou pour pouvoir entrer. Il dit reconnaître en lui son fils aimé, ou/et son camarade d'école quand il était petit. Il dit à sa femme morte depuis longtemps et cuisinant dans la pièce d'à côté, de venir les rejoindre. Le jeune homme, lui, réclame son argent. Il ne partira pas tant qu'il n'aura pas été payé. Mais avant, il faudra trouver où le vieux les planque ces billets dont il dit ne pas se souvenir. Un temps nécessaire à la confrontation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90201162-63652184.jpg?v=1753781248" alt="•In 2025• "Yes Daddy" Mémoire brisée… éclats d'un passé recomposé. Un fabuleux huis clos à multiples résonances" title="•In 2025• "Yes Daddy" Mémoire brisée… éclats d'un passé recomposé. Un fabuleux huis clos à multiples résonances" />
     </div>
     <div>
      Les cloisons de l'appartement disparaissent à vue pour réapparaître dans une autre configuration, modulant l'espace de ce huis clos au gré des mouvements de l'intrigue sous-jacente. C'est que, dans ce que l'on peut entrevoir de la nature des relations entre les deux, des mouvements de bascule s'opèrent. Le vieil homme régresse à l'état de bébé implorant à grands cris le sein de sa mère… que le jeune homme ayant revêtu perruque et robe lui donnera volontiers. Comme si la mémoire brisée du vieil homme en quête de re-connaissance entrait par effraction dans celle du jeune homme épousant sa volonté.       <br />
              <br />
       Lui, rétif au début, devient acteur de la mémoire brisée du vieil homme pour recomposer à ses côtés un passé chargé qui ne passe pas. Le trouble du jeune homme ira jusqu'à se faire filmer en direct et brouiller son image en passant un pinceau rageur sur l'objectif. Faisant du dé-lire de ce que, par paresse, on nomme réalité, un délire partagé… Partagé jusqu'à un certain point avec nous, spectateurs de ce huis clos, puisque des pans de l'intimité vécue par ces deux hommes réunis dans un espace-temps faisant fi de toute chronologie resteront à jamais dissimulés derrière les cloisons étanches. Ainsi en est-il du buste du jeune homme, ensanglanté, jaillissant de l'un des paravents, comme atteint par les stigmates d'un traumatisme qui n'était pas le sien, mais celui d'un autre, celui du vieil homme…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90201162-63652243.jpg?v=1753781269" alt="•In 2025• "Yes Daddy" Mémoire brisée… éclats d'un passé recomposé. Un fabuleux huis clos à multiples résonances" title="•In 2025• "Yes Daddy" Mémoire brisée… éclats d'un passé recomposé. Un fabuleux huis clos à multiples résonances" />
     </div>
     <div>
      … à moins qu'il s'agisse de la réitération parabolique d'un traumatisme sanglant élargi à un peuple entier, les Palestiniens arrachés à leurs terres par décision de l'ONU avec promesse de pouvoir y retourner… Ce mystérieux coffret renfermant des clés que le vieillard dissimulait sciemment, n'offrirait-il pas &quot;une clé de compréhension&quot; de ce qui se joue à notre insu devant nous… Ces clés que les Palestiniens ont naguère précieusement emportées avec eux, dans l'espoir qu'elles serviraient à ouvrir plus tard les portes des maisons qu'ils avaient dû abandonner… Et ce drame présent, conçu et joué par des Palestiniens souffrant d'une liberté contrainte pour se produire à l'étranger, n'en serait-il pas l'illustration ? Tout cela n'étant qu'une lecture engageant le seul regard – libre – de celui ou celle qui la produit.       <br />
              <br />
       De rebondissement en rebondissement, d'in-version en in-version, on est entrainé par la magie d'un théâtre créatif dans le sillage d'une mémoire apparemment faillible et pourtant s'avérant productrice de fragments éclatant comme des vérités projetées face à nous. Vérités toutes relatives, l'une s'ajoutant à la précédente en la contredisant tout en l'étayant… Fabuleusement dérangeant. Réellement passionnant…       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le samedi 26 juillet 2025 au Théâtre Benoît XII à Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Yes Daddy - حاضر يا أبي"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90201162-63652246.jpg?v=1753781305" alt="•In 2025• "Yes Daddy" Mémoire brisée… éclats d'un passé recomposé. Un fabuleux huis clos à multiples résonances" title="•In 2025• "Yes Daddy" Mémoire brisée… éclats d'un passé recomposé. Un fabuleux huis clos à multiples résonances" />
     </div>
     <div>
      Palestine. Création 2024. Première en France.       <br />
       En arabe surtitré en français et en anglais.       <br />
       Texte et mise en scène : Bashar Murkus.       <br />
       Dramaturgie : Khulood Basel.       <br />
       Avec : Anan Abu Jabir, Makram J. Khoury.       <br />
       Scénographie : Majdala Khoury.       <br />
       Lumière : Muaz Al Jubeh.       <br />
       Direction technique : Moody Kablawi       <br />
       Machinerie : Basil Zahran.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Nancy Mkaabal.       <br />
       Traduction française et anglaise pour le surtitrage : Lore Baeten.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon In 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Représenté les 24, 25 et 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Théâtre Benoît XII, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/billetterie" target="_blank">Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com" target="_blank">>> festival-avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90201162-63652247.jpg?v=1753781335" alt="•In 2025• "Yes Daddy" Mémoire brisée… éclats d'un passé recomposé. Un fabuleux huis clos à multiples résonances" title="•In 2025• "Yes Daddy" Mémoire brisée… éclats d'un passé recomposé. Un fabuleux huis clos à multiples résonances" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       6 et 7 novembre 2025 : Biennale des Arts de la Scène en Méditerranée - Théâtre des 13 vents, Montpellier (34).       <br />
       14 novembre 2025 : Théâtre Alibi, Bastia (20).       <br />
       18 et 19 novembre 2025 : Théâtre Joliette, Marseille (13).       <br />
       Du 24 au 26 novembre 2025 : Mungo Park Theatre, Allerød (Danemark).       <br />
       Du 19 au 21 mars 2026 : Espoon Theatre, Espoo (Finlande).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/In-2025-Yes-Daddy-Memoire-brisee-eclats-d-un-passe-recompose-Un-fabuleux-huis-clos-a-multiples-resonances_a4336.html" />
  </entry>
</feed>
