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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-10T19:09:50+02:00</updated>
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   <title>"La Solitude des mues", un voyage dans les fanstamagories et les enfouissements de l'adolescence</title>
   <updated>2024-01-26T14:13:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Solitude-des-mues--un-voyage-dans-les-fanstamagories-et-les-enfouissements-de-l-adolescence_a3798.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2024-01-25T07:23:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est à l'adolescence, cet âge clef où se télescopent mal-être, recherche de soi-même, recherche de l'autre et fantasmes en tous genres, que "La Solitude des mues" s'intéresse. Un père isolé suite au décès de sa femme, une fille unique et son amie forment le trio central de l'histoire. Les deux filles font partie de la mode kawai qui consiste à faire perdurer le monde naïf de l'enfance via une forme de pop-culture japonaise. Pour ce faire, elles se déguisent en poupée rose, attiffées de cheveux colorés, de maquillages flashys, vêtues de robes froufroutantes et elles diffusent sur les réseaux des clips musicaux en japonais.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77975096-56632488.jpg?v=1706082904" alt=""La Solitude des mues", un voyage dans les fanstamagories et les enfouissements de l'adolescence" title=""La Solitude des mues", un voyage dans les fanstamagories et les enfouissements de l'adolescence" />
     </div>
     <div>
      Fascination pour le factice et le superficiel, elles ont même abandonné leur prénom de naissance pour les sobriquets de Kiki et Pastèque. Les likes, les vues et les commentaires sont leurs seules interactions avec le monde extérieur. Elles sont des sortes de jumelles, dont l'une sert de miroir et de validation à l'autre. Elles ont construit ainsi un monde qu'elles partagent avec quelques internautes. Le réel, par contre, est une sorte de présence difficilement supportable.       <br />
              <br />
       Le père fait partie de ce réel sans rêve. Pris dans des soucis matériels constants, ennuis financiers, difficulté à finir leur maison préfabriquée, il a abandonné l'ambition d'avoir une vie personnelle depuis la disparition de sa femme. Dévolu à s'occuper de sa fille, il pratique pourtant un drôle de rite : il se plonge dans des masses de feuilles mortes et s'y adonne à des embrassades sensuelles.       <br />
              <br />
       Lors d'une de ces immersions, il rencontre un animal blessé. Il le soigne, le nourrit et le retrouve régulièrement par la suite. Mais est-ce vraiment un animal ou une apparition fictionnelle née de son subconscient comme conçu par un manque affectif abyssal ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77975096-56632499.jpg?v=1706082956" alt=""La Solitude des mues", un voyage dans les fanstamagories et les enfouissements de l'adolescence" title=""La Solitude des mues", un voyage dans les fanstamagories et les enfouissements de l'adolescence" />
     </div>
     <div>
      Toute la pièce, écrite à deux mains par Naéma Boudoumi (qui signe la mise en scène) et Arnaud Dupont (qui interprète le père) regorge de symbolismes. Il s'agit de mettre en mots, en images et en chorégraphies ces ruptures que les vies traversent lorsqu'un grand bouleversement survient. Vie, mort et mysticismes entrent alors en collision. L'adolescente Kiki passe d'un espoir de vivre sous le masque d'une poupée pop-culture à une crise qui l'enferme et la pousse vers ses parts d'ombre sous l'influence d'un mystérieux correspondant japonais. Elle manque de peu céder au désir de se suicider.       <br />
              <br />
       Le spectacle mise presque toutes ses forces sur la puissance du visuel. Danses, captations diffusées en direct, vidéos, bande-son fouillées et prenantes occupent quasiment tout l'espace narratif. Les dialogues se contentent de retranscrire la vie ordinaire. Comme s'il y avait en permanence un monde apparent banal et un monde symbolique puissant, doublé d'un monde virtuel via les écrans qui envahissent.       <br />
              <br />
       Des écrans qui envahissent également le plateau au point que leurs mises en place cassent le rythme narratif et tend à alanguir trop le spectacle qui, dans l'ensemble, reste en surface des thèmes déployés pour privilégier des changements scénographiques longs et ennuyeux plutôt que le jeu d'acteur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Solitude des mues"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77975096-56632509.jpg?v=1706082988" alt=""La Solitude des mues", un voyage dans les fanstamagories et les enfouissements de l'adolescence" title=""La Solitude des mues", un voyage dans les fanstamagories et les enfouissements de l'adolescence" />
     </div>
     <div>
      Texte : Naéma Boudoumi et Arnaud Dupont.       <br />
       Mise en scène : Naéma Boudoumi.       <br />
       Avec : Shannen Athiaro-Vidal, Élise Bjerkelund Reine, Naéma Boudoumi, Arnaud Dupont, Clara Paute, Victor Calcine et, à l'image, Lucas Garzo.       <br />
       Mouvement chorégraphique : Anna Rodriguez.       <br />
       Création costumes : Sarah Topalian.       <br />
       Scénographie : Delphine Ciavaldini.       <br />
       Création vidéo : Luc Battiston.       <br />
       Création lumière : Charlotte Gaudelus.       <br />
       Création sonore : Thomas Barlatier.       <br />
       Production Cie Ginko.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 janvier au 11 février 2024.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h 30, dimanche 16 h 30.       <br />
       Théâtre de la Tempête, Salle Copi, Cartoucherie de Vincennes, Paris 12e, 01 43 28 36 36.       <br />
       <a class="link" href="https://www.la-tempete.fr/" target="_blank">&gt;&gt; la-tempete.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>L'Opéra de Paris reste ouvert !</title>
   <updated>2021-02-11T08:50:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Opera-de-Paris-reste-ouvert-_a2878.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/53830719-40650323.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-02-11T08:41:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Depuis la fermeture des lieux culturels, l'Opéra de Paris doit faire face à de sérieux défis sanitaires et logistiques pour continuer ses activités. Répétitions et créations se poursuivent néanmoins. Actuellement sur son site, sur la page l'Opéra chez soi, on peut redécouvrir une magnifique "Flûte enchantée" dans la production de Robert Carsen pour le prix d'une place de cinéma, mais aussi d'anciens et nouveaux spectacles et des ballets (certains gratuits).     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53830719-40650323.jpg?v=1613030687" alt="L'Opéra de Paris reste ouvert !" title="L'Opéra de Paris reste ouvert !" />
     </div>
     <div>
      Parmi tant de beaux spectacles à découvrir (l'opéra à 11,90 € et le ballet à 7,90 €) sur le site de l'Opéra de Paris, une distribution d'une radieuse jeunesse donne tout son prix à la reprise de la production de 2014 de &quot;La Flûte enchantée&quot; de Robert Carsen. Le metteur en scène canadien abandonne, on s'en souvient, toute idée d'un décorum maçonnique pour nous offrir un singspiel mozartien d'une totale modernité.       <br />
              <br />
       Jouant la carte de l'économie de moyens avec une belle simplicité en termes de scénographie (une forêt, un tapis de verdure, des souterrains ténébreux pour les épreuves initiatiques), il livre sa vision des aventures du prince Tamino (plus &quot;homme&quot; que prince ici) <span style="font-style:italic">&quot;sur le chemin de la vertu et de l'amour&quot;</span> - des aventures donc traitées à hauteur d'homme au fil des quatre saisons. Ici La Reine de la Nuit (superbe Sabine Devieilhe) est l'alliée de Sarastro (grandiose Nicolas Testé) pour conduire les héros vers la lumière transcendante de l'Agapé, cet idéal de fraternité et de progrès.       <br />
              <br />
       Quatre jeunes chanteurs en état de grâce mettent le comble à notre félicité. Dans ce quatuor de haut vol, le Tamino de Cyrille Dubois est un enchantement (timbre très pur et phrasé legato) face à la Pamina sensuelle de Julie Fuchs. On apprécie aussi beaucoup leur double burlesque, l'oiseleur fanfaron à souhait d'Alex Esposito et la parfaite et opulente Papagena de Mélissa Petit. Le plaisir de retrouver nos impeccables chanteurs français sur la scène de l'Opéra de Paris (aux côtés de leurs collègues européens), idéalement accompagnés par l'orchestre maison dirigé par un Cornelius Meister inspiré, aura été le vrai cadeau (le seul) de la situation sanitaire actuelle. Le reste de la distribution est à la hauteur des espérances, tel le Monostatos drôlissime du ténor autrichien Wolfgang Ablinger-Sperrhacke.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53830719-40650326.jpg?v=1613030715" alt="L'Opéra de Paris reste ouvert !" title="L'Opéra de Paris reste ouvert !" />
     </div>
     <div>
      Prochain spectacle à marquer d'une pierre blanche diffusé sur Arte Concert le 18 février : une nouvelle production maintenue, celle d'&quot;Aïda&quot; (M. Mariotti, direction et mise en scène de Lotte de Beer) avec S. Radvanosky, L. Tézier et J. Kaufmann. Si on doit pleurer l'annulation de &quot;Capriccio&quot;, on pourra cependant se consoler avec le &quot;Faust&quot; de Benjamin Bernheim avec Florian Sempey et Ermonela Jaho (en ce moment en répétitions à Bastille), le 25 mars sur la chaîne Culture Box puis sur le site de l'opéra.        <br />
              <br />
       Après la nomination de la nouvelle cheffe des Chœurs, Cheng-Lien Wu, et celle très prochaine du nouveau directeur musical de l'orchestre, l'Opéra de Paris vient aussi de prendre connaissance du &quot;Rapport sur la diversité à l'Opéra national de Paris&quot; commandé à Constance Rivière et Pap N'Diaye. Alexander Neef a d'ores et déjà annoncé que plusieurs des pistes suggérées avaient été retenues. Outre la nomination d'un Chargé de mission &quot;diversité et inclusion&quot;, un comité consultatif scientifique comprenant des personnalités extérieures et des artistes maison veillera sur la durée à leur application pour garantir une plus grande représentativité de la diversité de la société française dans les carrières artistiques, administratives ou techniques qu'offre la Grande Boutique.        <br />
              <br />
       Une réflexion sur la présence d'œuvres issues de la diversité (celles du Chevalier de Saint-Georges, par exemple) et sur la contextualisation pour le public d'œuvres du passé parfois problématiques est également bien avancée. Le nouveau directeur général a notamment insisté sur le fait qu'il ne s'agissait en rien d'en censurer certaines (après une polémique récente sur le ballet &quot;La Bayadère&quot;) mais bien d'apporter (par le biais de conférences et d'expositions) des clefs de compréhension - sans rien disputer à la liberté du metteur en scène ou du chorégraphe.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53830719-40650339.jpg?v=1613030748" alt="L'Opéra de Paris reste ouvert !" title="L'Opéra de Paris reste ouvert !" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;La Flûte enchantée&quot;</b>       <br />
       De W. A. Mozart.       <br />
       Disponible sur L'Opéra chez soi (site de l'OnP) jusqu'au 22 février 2021.       <br />
       En langue allemande sous titrée en français et en anglais.        <br />
       Production : Robert Carsen.       <br />
       Direction : Cornelius Meister.       <br />
       Orchestre et Chœurs de l'Opéra de Paris.       <br />
       Réalisation : Jérémie Cuvillier.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.operadeparis.fr/" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53830719-40650376.jpg?v=1613030830" alt="L'Opéra de Paris reste ouvert !" title="L'Opéra de Paris reste ouvert !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Grands ReporTERRE #2" Une exploration éclairante du cyberféministe</title>
   <updated>2021-01-13T08:06:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Grands-ReporTERRE-2-Une-exploration-eclairante-du-cyberfeministe_a2860.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/53005163-40240727.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-01-13T07:33:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Deux fois par saison, le Théâtre du Point du Jour invite journalistes et artistes (en binômes et en regards croisés) à créer une performance mise en scène autour d'un sujet d'actualité. Après le premier Grand ReporTERRE en 2019, où le metteur en scène Sébastien Valignat et le journaliste Christophe Bourseiller ont proposé une enquête sur les mouvements de désobéissance civile, Grands ReporTERRE #2 invite la journaliste Claire Richard et le Collectif Marthe à défendre leurs "zones de liberté".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53005163-40240727.jpg?v=1610481371" alt=""Grands ReporTERRE #2" Une exploration éclairante du cyberféministe" title=""Grands ReporTERRE #2" Une exploration éclairante du cyberféministe" />
     </div>
     <div>
      Pour répondre à cette thématique, le Collectif Marthe et la journaliste Claire Richard se sont interrogées sur les luttes engagées par les cyberactivistes contre l'hégémonie masculine du Web et ses logiques capitalistes. Car dans l'histoire de l'informatique et la création du Web, là comme ailleurs, l'Histoire efface soigneusement l'apport dont les femmes sont responsables, comme si tout domaine technique leur était langue incompréhensible.       <br />
              <br />
       Au commencement, c'est une voix qui s'élève des ténèbres, puis une bribe de lumière apparaît sur scène, un lumignon à peine capable d'ouvrir l'espace et qui semble une faible fissure au fond d'une grotte ou la naissance d'un feu. Le spectacle commence comme un conte traçant une histoire qui remonte à l'origine des temps, quand le peuple des humains venait à peine de naître.       <br />
              <br />
       Quelque chose de biblique flotte à l'amorce du spectacle, un biblique où il ne sera pas question de dieux mais d'hommes et de femmes, et des attributions que les différentes sociétés, siècles après siècles, ont imposé à ces dernières : la mainmise des hommes sur l'histoire. La narration va se dérouler ainsi tout au long de la représentation, par l'intermédiaire d'une voix off qui raconte comment la mémoire sociale a pris l'habitude d'effacer les œuvres et les inventions des femmes, ou mieux, de les attribuer aux hommes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53005163-40240728.jpg?v=1610481402" alt=""Grands ReporTERRE #2" Une exploration éclairante du cyberféministe" title=""Grands ReporTERRE #2" Une exploration éclairante du cyberféministe" />
     </div>
     <div>
      Car depuis, disons le néolithique, l'Histoire retient comme signes cruciaux de l'évolution humaine, les inventions attribuées aux hommes et passe au second plan la part des femmes. Ainsi, l'invention de la lance (pour la chasse, apanage des hommes) prédomine sur celle du panier (attribuée aux femmes). Un exemple parmi d'autres. De façon plus générale, les livres d'Histoire n'attribuent jamais les développements techniques aux femmes. C'est par ce constat que les recherches du Collectif Marthe et de la journaliste Claire Richard ont débuté pour se pencher ce nouvel univers technologique : le réseau Internet et ses dérives de surveillance.       <br />
              <br />
       Sur scène, différents néons de couleurs oscillent comme d'immenses pixels, des écrans transparents sont manipulés par les deux comédiennes lorsqu'elles n'incarnent pas des personnages, une scénographie mouvante, énigmatique et comme symbolique d'un Darknet inquiétant, hypnotique. L'univers du Web est ainsi représenté à la fois comme espace de liberté et lieu de crainte, de surveillance. Difficile de représenter cet univers virtuel, un défi relevé avec inventivité par le Collectif Marthe.       <br />
              <br />
       Le texte, intelligent, vif et sensible, nous emmène vers les témoignages de ces femmes, résistantes qui giflent cette croyance en l'incapacité féminine aux inventions techniques en créant elles-mêmes des serveurs autonomes, indépendants des serveurs mastodontes qui surveillent toutes nos données, dans le but de donner un droit à la liberté d'expression à celles qui n'en ont pas. Une forme de lutte qui passe par ces infrastructures indépendantes et qui développe une pensée cyberféministe utopique où l'hégémonie binaire sexiste tente d'être dépassée, abolie : entendez par là, une utopie dé-genrée affranchie des considérations de sexe comme repère d'identité.       <br />
              <br />
       Le troisième chapitre de ces &quot;Grands ReporTERRES&quot; aura lieu jeudi 8 et vendredi 9 avril 2021 à 20 h au Théâtre du Point du Jour. Il sera mené par le metteur en scène burkinabé Aristide Tarnagda et le journaliste Boureima Salouka sur les thématiques suivantes : &quot;Comment se dresser face à l'indignité ? Comment inventer des espaces de désobéissance face aux tentations de radicalisation ?&quot;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Grands ReporTERRE #2"</b></div>
     <div>
      Création collective Collectif Marthe avec la journaliste Claire Richard.       <br />
       Écriture et recherche : Clara Bonnet, Marie-Ange Gagnaux, Claire Richard et Maybie Vareilles.       <br />
       Mise en scène : Clara Bonnet.       <br />
       Avec : Clara Bonnet et Marie-Ange Gagnaux.       <br />
       Avec les voix de l'ingénieure informatique Margarita Padilla et des interprètes Vinora Epp (la cyborg), Claire Richard, Angélique Clairand et Éric Massé.       <br />
       Collaboration : Éric Massé.       <br />
       Son : Estelle Lambert.       <br />
       Compositions musicales : Bédis Tir.       <br />
       Scénographie : Anouk Dell'aiera.       <br />
       Lumière : Quentin Chambeaud.       <br />
       Plateau : Bertrand Fayolle.       <br />
       Traduction : Julie Bonnet.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       Théâtre du Point du Jour, 7, rue des Aqueducs, Lyon 5e.       <br />
       Le spectacle a été représenté les 8 et 9 janvier 2021 à 16 h, devant un public restreint respectant les contraintes sanitaires en vigueur.       <br />
       <a class="link" href="https://www.pointdujourtheatre.fr/" target="_blank">&gt;&gt; pointdujourtheatre.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>"À deux heures du matin" Échapper à la Toile…  Par l'usage de la comédie</title>
   <updated>2019-09-24T09:37:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/A-deux-heures-du-matin-Echapper-a-la-Toile-Par-l-usage-de-la-comedie_a2551.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/37575046-33128785.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-09-24T09:03:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
René Loyon présente "À deux heures du matin" de Falk Richter, fin observateur des us et coutumes contemporaines. Le texte, qui se présente comme un matériau théâtral à la libre disposition du metteur en scène, décrit l'état de dépendance à la Toile de différents personnages.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37575046-33128785.jpg?v=1569310613" alt=""À deux heures du matin" Échapper à la Toile…  Par l'usage de la comédie" title=""À deux heures du matin" Échapper à la Toile…  Par l'usage de la comédie" />
     </div>
     <div>
      En  recherches d'icônes, de babil, de com'de soi. Les situations, les mots sont quasiment  retranscrits de la réalité ainsi que leurs tourments liés à la Disparition de la représentation de Soi, de l'Autre.  À deux heures du matin, les dialogues et les monologues s'entrelacent, tournent en boucle. C'est bien évidemment un instant ironique ou tragique qui est proposé.       <br />
              <br />
       La mise en scène de René Loyon offre au spectateur comme un tournis. Sans vidéo-projection, avec les seuls moyens d'un éclairage bilatéral de bel effet prismatique et quelques sièges, les comédiens composent une suite de variations des faits et des gestes - du monde connecté - plus vrai que vrai. Tous les protagonistes passent à la sellette. To cross-examine to cross-question.       <br />
              <br />
       Le spectateur est en pays de co - naissance.  Il reconnaît ces personnes abreuvées d'images et de liens qui demeurent malgré tout insatiables.  Il est deux heures du matin et le monde ne répond plus à leur désir et à leur volonté. L'autre n'est plus celui qui les accompagne dans leur être en puissance. Le réveil au monde n'est plus qu'un bousculant tohu-bohu. Il est deux heures du matin, et tout l'être, ses certitudes se dissolvant, se recroqueville et pleure. Il est deux  heures du matin : heure poreuse, heure panique.       <br />
              <br />
       Les personnages sont agités, font des crises de manque, ne savent pas qu'ils cherchent le repos. Tous sont pris dans les filets de la communication électronique. Les liens forment bien des nœuds, ils sont étranglés. Tous entre-noués.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37575046-33128804.jpg?v=1569310830" alt=""À deux heures du matin" Échapper à la Toile…  Par l'usage de la comédie" title=""À deux heures du matin" Échapper à la Toile…  Par l'usage de la comédie" />
     </div>
     <div>
      La composition à cinq comédiens est rythmée, nerveuse, franche. Quasi musicale, elle met en valeur les corps, les expressions et les timbres des voix exprimant, avec beaucoup de fluidité et de précision, les situations, les gestuelles, les vocabulaires standardisés du nouveau monde. À chaque jeu de scène, le spectateur peut décrypter des petites fables : mon miroir, mon scénario, mon désir et ma volonté, mon parfaire en mouvement, &quot;my performance&quot;, &quot;my compétition&quot;, &quot;my challenge&quot;, &quot;my success&quot; postés, transpostés par &quot;Mon phone si smart&quot;, ma pomme à croquer, ma si belle réussite, mon &quot;ça m'sonne&quot; dans la tête.       <br />
              <br />
       Dans leur trajet, les comédiens de René Loyon poussent les personnages au stade de l'ébahissement, du trouble, de la déchirure, juste avant celui de la conscience et de l'action. Tous clivés. Tous ligotés. Pour le spectateur, autant de fragments de fascination égotistes, d'égoïcones travaillés par cinq caractères ayant leur itinéraire propre. De la stupeur de l'incompréhension à la colère, et à la peur.       <br />
              <br />
       Les acteurs échappent pourtant à la monstration du tragique et de la caricature. En nouveaux arlequins ils pratiquent un contre-jeu, distancié et efficace. Ils créent un instant de vitalité communicante, de plaisir et d'intelligence. Tenant le contrepied, ils créent une réalité. De ces insomnies hyper actives, ces corps assaillis non pas de cauchemars (comme avant) mais d'images devenues bien réelles parce que virtual et non plus virtuelles, de ces images en flux, ces images en boucles qui déréalisent, de ces besoins d'activités frénétiques, ces besoins de mises en échos permanentes, ils offrent une &quot;Re-Présentation&quot;. Sans images autres que celles des comédiens eux-mêmes.       <br />
              <br />
       Au spectateur est posée une question. Comment s'échapper de ce maillage de toiles d'araignées…W W W. Comment trouver un nouveau langage ? Un nouveau silence ?       <br />
              <br />
       La réponse est toute trouvée. &quot;À deux heures du matin&quot; propose l'usage de la comédie. Un théâtre d'estrade bien tempéré qui dénonce les travers d'une société.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"À deux heures du matin"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37575046-33128846.jpg?v=1569310879" alt=""À deux heures du matin" Échapper à la Toile…  Par l'usage de la comédie" title=""À deux heures du matin" Échapper à la Toile…  Par l'usage de la comédie" />
     </div>
     <div>
      Texte : Falk Richter (chez L'Arche Éditeur).       <br />
       Traduction : Anne Monfort.       <br />
       Mise en scène : René Loyon       <br />
       Avec : Claire Barrabès, Charly Breton, Moussa Kobzili, Olivia Kryger, Hugo Seksig.       <br />
       Dramaturgie : Laurence Campet.       <br />
       Lumières : Laurent Castaingt.       <br />
       Compagnie René Loyon.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 75 minutes.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13/09 au 13/10 2019.</span>       <br />
       Lundi, mercredi et vendredi à 20 h 30, jeudi et samedi à 19 h,       <br />
       Les dimanches à 17h sauf le dimanche 13/10 &gt; représentation à 16h30!       <br />
       Théâtre L'Atalante, Paris 18e, 01 46 06 11 90.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-latalante.com/spectacle/a-deux-heures-du-matin/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-latalante.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/A-deux-heures-du-matin-Echapper-a-la-Toile-Par-l-usage-de-la-comedie_a2551.html" />
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   <title>"Louise au parapluie" Activisme municipal pour reconquête filiale</title>
   <updated>2019-09-19T08:44:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Louise-au-parapluie-Activisme-municipal-pour-reconquete-filiale_a2544.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/37430012-33056787.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-09-19T08:34:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le monde a changé… Pour sûr… Louise s'en est aperçu et son métier d'enfileuse de baleines à la manufacture de parapluies paraît désuet face à l'univers numérique, à Internet et ses influenceurs. C'est cette dernière "profession" ô combien digitale qu'a choisie son fils Antoine, ex-sportif devenu Youtuber. Entre eux, c'est comme sur le Web, les relations sont de plus en plus virtuelles, voire conflictuelles, nourries d'incompréhensions générationnelles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37430012-33056787.jpg?v=1568876045" alt=""Louise au parapluie" Activisme municipal pour reconquête filiale" title=""Louise au parapluie" Activisme municipal pour reconquête filiale" />
     </div>
     <div>
      Dans cette société du paraître, du non-sens, du faire semblant, le bon sens n'a plus guère sa place. Louise, elle, en a et l'exprime sans compter pour mettre en évidence les travers, les contradictions et autres absurdités de cette société qui finira par remplacer l'individu par son avatar numérique.       <br />
              <br />
       Alors, femme d'opinion aux idées franches, simples et pleines de bon sens (justement !), elle se lance le pari d'une candidature aux élections municipales… Fortes de réelles convictions et préoccupations sociales et environnementales aux ancrages locaux, renforçant sa détermination d'une récente, nouvelle et jeune amitié ouvrière, elle construit son projet sur le terreau de l'opposition de son rejeton, tout en semant l'espoir d'un retour affectif de ce dernier dans le cœur aimant maternel… Ici est besoin de revêtir l'habit de spectateur pour en connaître le dénouement et découvrir d'autres péripéties !       <br />
              <br />
       Louise est indéniablement un rôle écrit pour Myriam Boyer… Qui lui convient remarquablement bien car faisant appel à ses talents particuliers de comédienne que sont une extrême générosité, une interprétation sereine et sincère du personnage qu'elle habite à merveille. Un jeu &quot;nature/naturel&quot; 100 % maîtrisé, plein de densité et d'empathie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37430012-33056802.jpg?v=1568876090" alt=""Louise au parapluie" Activisme municipal pour reconquête filiale" title=""Louise au parapluie" Activisme municipal pour reconquête filiale" />
     </div>
     <div>
      Le bon sens versus le non-sens virtuel. Le faire pour de vrai contre le faire semblant. Tout dans sa posture respire la volonté passionnée de ceux qui ont gardé les pieds sur terre, avec cette sensibilité, cette fragilité qui forge une forme d'humanité. C'est d'ailleurs &quot;Summertime&quot; chantée par la sublime et irremplaçable Janis Joplin qui fait le lien musical entre les scènes.       <br />
              <br />
       Ses deux compagnons de plateau, Prune Lichtlé (Jacqueline, la copine de l'usine) et Guillaume Viry (Antoine, le fils), usant d'une même science, d'un talent identique, sont au diapason de la virtuosité paisible de Myriam Boyer. Tous les trois expriment sans excès mais avec assurance les situations, émotionnelles quand il le faut, plus rageuses quand les discussions sont sur le terrain du conflit. La mise en scène d'Emmanuel Robert-Espalieu est en cohérence avec son texte, certes assez classique, dans un décor très réaliste, mais au service de ses comédiens, ne tombant jamais dans des effets redondants, usant de ce qu'il faut de vidéo pour exprimer un lieu. La sobriété se révèle être ici un art !       <br />
              <br />
       De la belle ouvrage, un spectacle bourré d'humanité qui donne du baume au cœur… Idéal pour cette rentrée aux accents parfois anxiogènes…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Louise au parapluie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37430012-33056821.jpg?v=1568876221" alt=""Louise au parapluie" Activisme municipal pour reconquête filiale" title=""Louise au parapluie" Activisme municipal pour reconquête filiale" />
     </div>
     <div>
      Texte : Emmanuel Robert-Espalieu.       <br />
       Mise en scène : Emmanuel Robert-Espalieu.       <br />
       Avec : Myriam Boyer, Prune Lichtlé, Guillaume Viry.       <br />
       Décors : Jean-Michel Adam.       <br />
       Lumières : Charles Degenève.       <br />
       Costumes : Camille Duflos.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">À partir du 10 septembre 2019.</span>       <br />
       En septembre :       <br />
       du mardi au samedi 20 h - dimanche 17 h       <br />
       En octobre :       <br />
       mardi mercredi 20 h - jeudi vendredi et samedi 21 h 30 - dimanche 15 h 30.       <br />
       Théâtre du Gymnase - Marie Bell, Petit Gymnase, Paris 10e, 01 42 46 79 79.       <br />
       <a class="link" href="http://theatredugymnase.paris/louise-au-parapluie/" target="_blank">&gt;&gt; theatredugymnase.paris</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Louise-au-parapluie-Activisme-municipal-pour-reconquete-filiale_a2544.html" />
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