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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-21T22:27:06+02:00</updated>
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   <title>Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !</title>
   <updated>2026-05-14T14:10:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Chahuts-Au-secours-les-producteurs-sans-cervelles-du-Puy-du-Fou-Chahuts-revient-a-Saint-Michel-_a4556.html</id>
   <category term="Festivals" />
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   <published>2026-05-14T13:28:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Antidote ô combien salutaire au "Meilleur Parc d'Attractions du Monde" (cf. leur site), réécrivant de manière décomplexée l'Histoire pour désigner comme coupables du massacre des Vendéens la vermine révolutionnaire des sans-culottes de 1793, la 35ᵉ édition du très populaire festival Chahuts s'apprête à déferler du 5 au 13 juin sur les terres communes de deux quartiers historiques de Bordeaux… Saint-Michel sur la rive gauche et La Benauge sur la rive droite de la Garonne en seront les deux pôles activistes, générateurs de vivifiantes propositions artistiques incluant les habitant(e)s, acteuristes incontournables de l'Histoire en train de se faire…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96556096-67315741.jpg?v=1778758642" alt="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" title="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" />
     </div>
     <div>
      … l'Histoire, l'Histoire d'un peuple dans sa diversité, pas celle que – en ces temps de crise démocratique – les tenants d'une droite dure flirtant avec son extrême entendraient imposer comme roman national afin de mieux assujettir les esprits à leur crédo d'une France aux Français de (bonne) souche… &quot;Politique&quot; ce préambule ? Oui et de manière assumée, sachant que celles et ceux qui s'en défendent, en font de manière effrontée leur fonds de commerce… national.       <br />
              <br />
       Mais venons-en à ce fameux programme… Grand dieu de la miséricorde divine, que contient-il de si sulfureux que les bourgeois – étymologiquement &quot;les habitants du bourg de Bordeaux&quot; (cf. Céline Verlant, 2021) – auraient à craindre ? Rien… sinon la promesse de bonheurs vécus dans une liesse partagée où les diversités d'opinions, d'origines ethniques, de classes sociales, ou encore de croyances religieuses se frottent les unes aux autres pour bâtir, de concert, un monde délivré des dominations tous azimuts. Loin des affrontements identitaires promus par les partisans de l'exclusion, le respect bienveillant des identités de chacun pour construire ensemble un monde… humain, simplement humain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96556096-67315742.jpg?v=1778758686" alt="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" title="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" />
     </div>
     <div>
      Ce serait pure gageure de prétendre extraire en quelques mots le parfum singulier des quelque 52 rendez-vous artistiques, dont 35 gratuits, qui vont irriguer les quartiers de Saint-Michel, de La Benauge et au-delà… Mais un au-delà toujours bien ancré là où vivent les populations, matières vivantes de ce festival construit avec elles et pour elles. Ainsi, en amont de ce mois de juin où chaque printemps voit éclore les floraisons &quot;du Festival&quot;, pendant toute l'année &quot;La Fabrique de Chahuts&quot; accompagne enfants et adultes dans des aventures où, à l'image des &quot;Araignées philosophes&quot;, des liens forts se tissent pour créer une toile d'attachements réciproques.       <br />
              <br />
       Quelques titres de propositions artistiques qui, sans exclure aucunement les autres, donnent le ton si particulier, la saveur à nulle autre pareille, de ces rencontres autour des arts d'une parole inscrite dans l'espace public ; une parole faisant mouche pour provoquer réflexions et échanges.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96556096-67315747.jpg?v=1778758735" alt="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" title="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" />
     </div>
     <div>
      &quot;(Next) Autopsy d'un massacre amoureux&quot; (aimer hors des logiques de concurrence et des schémas patriarcaux) ; &quot;Mon mec veut devenir rappeur&quot; (grandes heures et petits malheurs du couple) ; &quot;Goûter mortel&quot; (se restaurer autour du plat de résistance qu'est la mort) ; &quot;Dans le silence des paumes&quot; (quand le corps des travailleuses précaires se met à donner de la voix) ; &quot;Le chant des Bètafé affamées&quot; (lucioles porteuses de serments de rébellion) ; &quot;L'exploitation à la cool&quot; (l'uberisation de la consommation au pas de la porte) ; &quot;Cécile&quot; (traversée au long cours d'une écologiste, porno-activiste, spécialiste en psychotropes thérapeutiques, clown à l'hôpital ou encore défenseuse de personnes réfugiées) ; &quot;La lente et difficile agonie du crapaud buffle sur le socle patriarcal&quot; (remake édifiant d'un numéro de &quot;Répliques&quot; de l'incurable Alain Finkielkraut) ; &quot;Cabane&quot; (récits sensibles du monde carcéral et des humains qui le peuplent)…       <br />
              <br />
       Mais aussi d'autres formes… &quot;Correspondance d'Outre-Tombe&quot; (service postal de lettres aux ancêtres) ; &quot;Je me suis réfugiée là, là, là…&quot; (fragments de récits déliés) ; &quot;Le Parlement imaginaire&quot;, &quot;Le meeting&quot;, &quot;La politique&quot; (autant de rendez-vous mythiques, revus et corrigés)… Sans oublier le carburant de ce festival : se rassembler pour festoyer… &quot;Fête de la Saint-Jean&quot;, &quot;Le bal masqué&quot; (vestiaire à disposition pour un relooking garanti de la tête aux pieds), &quot;Jour de fête aux Capucins&quot;, &quot;La nuit de la Flèche&quot; (mise en lumière de la Flèche de l'église Saint-Michel, pour son inauguration après rénovation)… Sans oublier les plus jeunes… &quot;Pas très sage&quot; (histoires pétillantes), &quot;Antigone·s&quot; (rencontre d'un mythe et de ses résonances contemporaines, oser dire non pour être soi), &quot;Boum des enfants&quot; (transformer la salle de classe en dancefloor)…       <br />
              <br />
       &quot;Et si – dans ce temps festif – on y trouvait de l'inspiration pour se recentrer, se renforcer, se décaler ? Et si on se retrouvait pour se raconter des histoires, refaire le monde et danser jusqu'au bout de la nuit ? Et si on s'épaulait pour avancer ensemble ?&quot; ainsi Corina Airinet et Audrey Brisse, les deux inspirées codirectrices de &quot;Chahuts&quot;, ouvrent-elles dans leur édito le champ des possibles… À bon Chahuteur, salut !       <br />
              <br />
       Et si – en suivant leurs conseils avisés – on se donnait rendez-vous pour partager, tous ensemble et dans la liesse propre aux retrouvailles populaires, ces moments d'indiscipline féconde faisant joyeusement écho au Charivari libérateur ?       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Festival Chahuts, 35ᵉ édition</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96556096-67315824.jpg?v=1778759150" alt="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" title="Festival "Chahuts" Au secours les producteurs sans-cervelles du Puy du Fou, "Chahuts" revient à Saint-Michel !" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 5 au 13 juin 2026.</span>       <br />
       Quartiers Saint-Michel, La Benauge et au-delà, de Bordeaux (33).       <br />
       Téléphone : 06 66 15 47 19.       <br />
       <a class="link" href="https://chahuts.net/" target="_blank">&gt;&gt; Programme complet</a>       <br />
       <a class="link" href="https://chahuts.net/wp-content/uploads/2026/05/Chahuts-Programme-2026-17x24cm.pdf" target="_blank">&gt;&gt; Plaquette programme à télécharger</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.billetweb.fr/chahuts-2026" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie du festival</a>       <br />
       Accueil du festival du 5 au 13 juin de 15 h à 19 h (relâche les 8 et 9 juin) :        <br />
       Centre d'animation Saint-Michel, 25, rue Permentade, Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Chahuts-Au-secours-les-producteurs-sans-cervelles-du-Puy-du-Fou-Chahuts-revient-a-Saint-Michel-_a4556.html" />
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   <title>FAB 2023 "Cachalotte" et "L'âge d'or" La ker-messe est dite… En temps de crise, main basse sur la création artistique ?</title>
   <updated>2023-10-17T20:10:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/FAB-2023-Cachalotte-et-L-age-d-or-La-ker-messe-est-dite-En-temps-de-crise-main-basse-sur-la-creation-artistique_a3746.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/75871864-53457591.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-10-18T07:04:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le divertissement promu en Eldorado des scènes culturelles risque-t-il devenir le nouveau mantra des programmations ? Encouragés en cela par des financeurs publics (et des médias) mesurant trop souvent la réussite des entreprises "artistiques" à l'audience qu'elles recueillent, les festivals sont incités à se soumettre implicitement à la règle du marché. Et si le Festival International des Arts de Bordeaux Métropole présente toujours de nombreuses propositions échappant à ce diktat, d'autres formes auraient tendance à sacrifier à cette injonction tacite, ou, autre tendance, à "verdir" à l'excès le menu pour le rendre "politiquement correct", reléguant ainsi les attendus artistiques au second plan.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75871864-53457591.jpg?v=1697395548" alt="FAB 2023 "Cachalotte" et "L'âge d'or" La ker-messe est dite… En temps de crise, main basse sur la création artistique ?" title="FAB 2023 "Cachalotte" et "L'âge d'or" La ker-messe est dite… En temps de crise, main basse sur la création artistique ?" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Cachalotte"</strong></span>, du Collectif suisse Ouinch Ouinch au nom rigolo, s'inscrit dans les formes "d'animation" destinées à réunir un public séduit à coup sûr par la promesse d'une joyeuse déambulation à la recherche de "La Grande Cachalotte" égarée sur les bords de la Garonne…       <br />
              <br />
       Cette course à l'échalote (maritime) prend la forme d'une itinérance rive droite menée tambour battant par quatre dynamiques et sympathiques danseurs et danseuses. Grimés et affublés de pelures aussi déjantées que leurs jeux potaches volontairement régressifs (batailles de ballons "gonflés" d'eau, tirs de pistolets à eau…), tirant une carriole-bateau brinquebalante contenant un bric-à-brac de filets et autres instruments marins d'où émergent une bouée (qui finira autour de la taille d'une participante) et une grande bâche bleue (déployée au-dessus des participants en guise de vague), multipliant chants et figures hautes en couleur, ils conduisent à grand renfort de bruits le cortège jusqu'au fleuve.       <br />
              <br />
       Si l'heure passée en compagnie de ce collectif au nom débonnaire (à son crédit, aucun esprit de sérieux et aucune prétention…) n'a rien de désagréable en soi et respire un lâcher prise divertissant susceptible d'être apprécié, on peut toutefois se poser la question de sa place dans un festival qui s'affiche être "Festival International des Arts"… Suffit-il de "divertir" dans l'esprit kermesse pour faire art ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75871864-53457660.jpg?v=1697396336" alt="FAB 2023 "Cachalotte" et "L'âge d'or" La ker-messe est dite… En temps de crise, main basse sur la création artistique ?" title="FAB 2023 "Cachalotte" et "L'âge d'or" La ker-messe est dite… En temps de crise, main basse sur la création artistique ?" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"L'âge d'or"</strong></span>, du collectif suisse Tomas Gonzales &amp; Igor Cardellini, à l'esprit de sérieux, lui, propose une visite guidée du Centre commercial Mériadeck, projet de l'ancien député-maire Jacques Chaban-Delmas dont l'ambition affichée, en cette fin d'années soixante-dix, était de requalifier un quartier jugé par la bourgeoisie bordelaise "insalubre" par sa concentration d'émigrés, de travailleurs pauvres et de travailleuses du sexe. Ainsi, selon le modèle venu tout droit des États-Unis d'Amérique, rassemblant une soixantaine d'enseignes ayant pignon sur commerce et abritant sur trois niveaux l'hypermarché Auchan, ce centre commercial coulé dans le béton triomphant des Trente Glorieuses (d'où son sobriquet de "bunker") et dont la devise – "Urbain par nature" – fait figure d'oxymore, peut se targuer d'être l'un des plus grands existant en centre-ville.       <br />
              <br />
       Casque audio aux oreilles, casquette rouge arborant de manière (in)signifiante le sigle H&M (avec obligation de la porter pour "faire groupe"), les participants sont conviés à mettre leurs pas dans ceux d'une "guide touristique" commentant in situ l'archéologie de ce concept dont le but – véritable scoop – est de susciter le désir d'achats. De ses commentaires, lus sur son bloc-notes et prononcés avec l'autorité de celle qui a fait le tour de la question, ressort une organisation des lieux savamment conçue pour faire franchir "à tout prix" le seuil de chaque enseigne. Tout, en effet, est ici pensé (températures constantes, vitrines éclairées), <span style="font-style:italic">"tout est sous contrôle pour créer sensations de bien-être et envies",</span> nous explique-t-on doctement.       <br />
              <br />
       Première pause devant la vitrine de vêtements New Yorker, inspirée pour sa composition, nous dit-on encore, des enseignements de la muséographie et des arts de la scène. Autre pause devant celle d'une enseigne de produits de beauté où l'on nous invite cette fois-ci à admirer les portraits géants de deux créatures maquillées "avec soins". Puis, gagnés par l'euphorie du temple de la consommation, notre guide et nous à sa suite franchissons facétieusement le seuil de l'enseigne H&M (celle qui a fait don généreusement de la casquette). Là, invités par notre guide à participer à un lancer spontané de sac à main, nous nous livrons à une chorégraphie improvisée, aux accents de "La la land"…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75871864-53595552.jpg?v=1697562070" alt="FAB 2023 "Cachalotte" et "L'âge d'or" La ker-messe est dite… En temps de crise, main basse sur la création artistique ?" title="FAB 2023 "Cachalotte" et "L'âge d'or" La ker-messe est dite… En temps de crise, main basse sur la création artistique ?" />
     </div>
     <div>
      Serions-nous, à l'insu de notre plein gré, la cible d'une action de promotion dont on serait les acteurs bénévoles ? Action de marketing déguisant – comme le green washing sait si bien le faire – un recyclage de la grande consommation en innocente animation culturelle ? De même, lorsqu'est abordée sur le ton de la confidence la présence d'une porte mystérieuse de deux mètres sur deux, derrière laquelle se cache un espace interdit à la visite (celui des stocks… pas suffisamment spectaculaires), ou lorsque nous est confié l'aveu d'une caissière (ayant dévoilé avec embarras… le montant de son salaire), on se dit que ces critiques gentillettes font figure de bien innocents arbrisseaux cachant une forêt de dénis. Le caddy est plein… Erreur : il restait encore à vivre la vraie fausse pose photo de groupe à retrouver sur le compte Instagram d'Auchan Mériadeck.       <br />
              <br />
       Ce qui aurait donné sens à cette entreprise, affichant des prétentions culturelles et critiques, est passé à la moulinette de la soumission aux &quot;partenaires&quot;. Exit la moindre trace de l'impact environnemental et humain des modes de production et de consommation promus par la Galaxie Mulliez, modèle caractérisé de la mondialisation néo-libérale. Quant à H&amp;M, dont le drame de l'effondrement du Rana Plaza au Bangladesh a mis sous les feux des projecteurs les conditions désastreuses des petites mains travaillant pour son compte, peut-on impunément accepter d'en faire la promotion, fût-ce sous la forme d'un gadget couvre-chef ou d'une danse ludique ?       <br />
              <br />
       Certes, comme il nous a été rappelé micro fermé, <span style="font-style:italic">&quot;invité par Auchan et sous contrôle étroit&quot;</span> (interdiction de prendre des photos), il ne pouvait être question… de questionner. Mais alors qu'allait faire dans cette galère des &quot;artistes&quot; attachés à leur liberté de création ?       <br />
              <br />
       Une compensation cependant pour chaque participant : le cadeau d'un sac de toile portant la griffe &quot;Auchan&quot; et contenant – inventaire à la Prévert – deux brosses à dent et/ou un écarteur d'orteils (sic), quatre caramels mous de marque &quot;Kréma&quot;, le catalogue Auchan &quot;supplément plaisirs d'automne&quot;… sans oublier la rutilante casquette H&amp;M ! Quant au dépliant du Centre culturel Suisse, égaré parmi eux, il méritait une toute autre compagnie.       <br />
              <br />
       <b>Vu &quot;Cachalotte&quot; le vendredi 6 octobre à 15 h sur les bords de Garonne, 10 quai de Brazza, et &quot;L'âge d'or&quot; le même jour à 12 h 30 au Centre commercial Mériadeck, dans le cadre du Festival International des Arts de Bordeaux Métropole (FAB).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75871864-53596163.jpg?v=1697566180" alt="FAB 2023 "Cachalotte" et "L'âge d'or" La ker-messe est dite… En temps de crise, main basse sur la création artistique ?" title="FAB 2023 "Cachalotte" et "L'âge d'or" La ker-messe est dite… En temps de crise, main basse sur la création artistique ?" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Cachalotte"</strong></span>       <br />
       Interprétation : Marius Barthaux, Karine Dahouindji, Simon Peretti et Victor Poltier.       <br />
       Objets sonores : Benoît Renaudin.       <br />
       Costumes : Marie Romanens.       <br />
       Lumière : Julien Brun.       <br />
       Production exécutive : Ars Longa Agency - Mathias Ecoeur.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
       Par le Collectif suisse Ouinch Ouinch.       <br />
       Représenté jeudi 5 et vendredi 6 octobre 2023.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"L'âge d'or"</strong></span>       <br />
       Conception et texte : Tomas Gonzalez, Igor Cardellini.       <br />
       Avec (en alternance) : Rébecca Balestra, Marion Duval, Dominique Gilliot, Adaya Henry, Anna Franziska Jäger, Riina Maidre, Annica Muller, Emilia Verginelli.       <br />
       Assistant mise en scène, Pierre-Angelo Zavaglia.       <br />
       Regard extérieur, Adina Secrétan.       <br />
       Régie technique, Sonya Trolliet.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
       Collectif suisse Tomas Gonzales &amp; Igor Cardellini.       <br />
       En partenariat avec le Centre culturel Suisse, On Tour et le Centre commercial Mériadeck.       <br />
       Représenté jeudi 5, vendredi 6 et samedi 7 octobre 2023.       <br />
              <br />
       <b>FAB - 8e Festival International des Arts de Bordeaux Métropole.</b>       <br />
       <b>A eu lieu du 30 septembre au 15 octobre 2023.</b>       <br />
       9 rue des Capérans, Bordeaux (33).       <br />
       <a class="link" href="https://fab.festivalbordeaux.com/" target="_blank">>> fab.festivalbordeaux.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>"Après la répétition", laisser apparaître ce point des relations humaines où tout n'est que mystère de l'être</title>
   <updated>2018-10-31T08:31:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Apres-la-repetition--laisser-apparaitre-ce-point-des-relations-humaines-ou-tout-n-est-que-mystere-de-l-etre_a2275.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/27087674-27470519.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-10-31T06:37:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
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    <![CDATA[
Soit, à jardin, une comédienne dans le rôle de la jeune première et, à cour, un comédien dans le rôle du metteur en scène. Ils répètent la pièce d'Ingmar Bergman intitulée  "Après la répétition".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27087674-27470519.jpg?v=1540930803" alt=""Après la répétition", laisser apparaître ce point des relations humaines où tout n'est que mystère de l'être" title=""Après la répétition", laisser apparaître ce point des relations humaines où tout n'est que mystère de l'être" />
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      Entre table de travail, canapé, fauteuils et rideau de fond, Georgia Scalliet* et Frank Vercruyssen entreprennent un petit joyau de virtuosité dans lequel interfèrent les situations dramatiques d'Ibsen, les relations des personnages entre eux ainsi que celles des comédiens à l'ambiguïté complice : forcément en représentation, au meilleur de leur métier puisque le public est là. Forcément là.       <br />
              <br />
       Dans cette histoire, le metteur en scène pourrait être le père de la jeune comédienne. Il est en quête du talent de la comédienne qui est la fille d'une comédienne qui fut célèbre à la scène comme à la ville, et dont il était amoureux. En remontant une pièce dans laquelle la mère eut son grand succès, les deux, d'une certaine manière, remontent le temps, veulent trouver des capacités de séduction, de justesse, de jeu et se les appliquer au temps présent.       <br />
              <br />
       Dans &quot;Après la répétition&quot;, le spectateur assiste à la recherche de la petite étincelle d'un vrai je t'aime qui dépasse la maîtrise de l'illusion et le sens du métier.
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27087674-27470603.jpg?v=1540930838" alt=""Après la répétition", laisser apparaître ce point des relations humaines où tout n'est que mystère de l'être" title=""Après la répétition", laisser apparaître ce point des relations humaines où tout n'est que mystère de l'être" />
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      Cette répétition est vertigineuse. C'est que le spectacle recèle de vrais circuits de découverte, de vraies pépites de situations, de vrais dialogues à incorporer. Dans ce huis clos se cristallise un concentré de théâtre. Cet art de la situation dans lequel le comédien n'a que son corps et les mots pour instruments. Et cet instant coupé du reste du monde durant lequel se vivent les instants d'une mise à l'épreuve du talent. Comme en un laboratoire. La proposition scénique, loin d'être compliquée, se révèle simple, toute simple. Et merveilleuse.        <br />
              <br />
       Pleins de concentration, de malices, de sous-entendus, les comédiens s'accordent, font corps avec les mots. Ils sont tendus vers l'accent de vérité qui fait duo, attentifs à l'autre. Précis, ils se nourrissent l'un de l'autre. En relance perpétuelle, en bordure de facétie, curieux de découvertes, ils font mouche sans baisser la garde, sans blesser, sans ruptures. Par le jeu des dénégations successives, ils dévorent les archétypes et les conventions. Autant de pièges que leur tend le texte et qu'ils évitent. Et laissent apparaître ce point des relations humaines où tout n'est que mystère de l'être.       <br />
              <br />
       Le spectacle avance, fluide, dans l'humour, vers une fusion des cœurs. Quand le spectateur et le comédien s'unissent pour produire ensemble le plaisir du public. Le Théâtre. Tout le théâtre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* De la comédie française.</span>
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     <div><b>"Après la répétition"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27087674-27470609.jpg?v=1540930879" alt=""Après la répétition", laisser apparaître ce point des relations humaines où tout n'est que mystère de l'être" title=""Après la répétition", laisser apparaître ce point des relations humaines où tout n'est que mystère de l'être" />
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      D'après &quot;Après la répétition&quot; d'Ingmar Bergman.       <br />
       De et avec : Georgia Scalliet, de la Comédie-Française, et Frank Vercruyssen.       <br />
       Avec la complicité de : Alma Palacios, Ruth Vega Fernandez et Thomas Walgrave.       <br />
       Lumière et scénographie : Thomas Walgrave.       <br />
       Costumes : An d'Huys.       <br />
       Technique : Tim Wouters.       <br />
       Production : tg STAN et théâtre Garonne.       <br />
       Durée : 1 h 15.
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27087674-27470616.jpg?v=1540930952" alt=""Après la répétition", laisser apparaître ce point des relations humaines où tout n'est que mystère de l'être" title=""Après la répétition", laisser apparaître ce point des relations humaines où tout n'est que mystère de l'être" />
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      <span class="fluo_jaune">Du 25 octobre au 14 novembre 2018.</span>       <br />
       26 oct. et 6, 7, 12, 13, 14 nov. à 19 h 30.       <br />
       25, 27, 28 oct. et 1er, 2, 3, 4, 9, 10, 11 nov. à 18 h.       <br />
       Relâche les 29, 30, 31 oct. et 5, 8 nov.       <br />
       Théâtre de la Bastille, Paris 11e, 01 43 57 42 14.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-bastille.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-bastille.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Apres-la-repetition--laisser-apparaitre-ce-point-des-relations-humaines-ou-tout-n-est-que-mystere-de-l-etre_a2275.html" />
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