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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-19T18:13:35+02:00</updated>
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   <title>•Off 2026• "L'École des femmes" Une vision intemporelle et contemporaine du patriarcat dans laquelle la langue de Molière n'a jamais semblé aussi jolie</title>
   <updated>2026-05-25T09:30:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-L-Ecole-des-femmes-Une-vision-intemporelle-et-contemporaine-du-patriarcat-dans-laquelle-la-langue-de-Moliere-n_a4567.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
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   <published>2026-05-25T09:20:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Fauvel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans cette représentation contemporaine de "L'École des femmes" voulue par Frédérique Lazarini, la douce Agnès évolue sous caméras de surveillance, privée de toute intimité. Éduquée dans l'ignorance et isolée du monde par son tuteur, l'ingénue devra attendre le pouvoir libérateur de l'amour pour ébranler l'ordre patriarcal et s'extraire de sa cage. Si Molière fut féministe avant l'heure, le combat s'avère toujours d'actualité…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96706653-67408233.jpg?v=1779693641" alt="•Off 2026• "L'École des femmes" Une vision intemporelle et contemporaine du patriarcat dans laquelle la langue de Molière n'a jamais semblé aussi jolie" title="•Off 2026• "L'École des femmes" Une vision intemporelle et contemporaine du patriarcat dans laquelle la langue de Molière n'a jamais semblé aussi jolie" />
     </div>
     <div>
      Lors de sa création en 1662, le scandale mêlé au succès de &quot;L'École des femmes&quot; fut tel qu'il donna naissance à une &quot;querelle&quot; à laquelle Molière se fit un plaisir de répondre l'année suivante par une autre comédie intitulée &quot;La Critique de l'École des femmes&quot;. Mais de quoi parle exactement la pièce pour avoir fait autant de bruit ? Arnolphe, un bourgeois de 42 ans, aimerait jouir du bonheur conjugal sans passer par la case cocufiage. Pour ce faire, il a pris sous son aile une enfant qu'il a fait élever dans un couvent et, aujourd'hui adolescente, tient enfermée à l'abri du monde.       <br />
              <br />
       Afin de s'assurer qu'elle devienne une épouse totalement soumise et dépendante, il a bien pris soin qu'elle ne reçoive aucune éducation véritable, reste totalement idiote et innocente. Mais son plan se voit contrecarré par l'arrivée d'un beau jeune homme du nom d'Horace, fils de son ami Oronte, qui s'éprend de la belle. Et réciproquement. S'ensuit une série de quiproquos et de manipulations où Arnolphe tente désespérément de garder la jeune fille pour lui.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96706653-67408234.jpg?v=1779693942" alt="•Off 2026• "L'École des femmes" Une vision intemporelle et contemporaine du patriarcat dans laquelle la langue de Molière n'a jamais semblé aussi jolie" title="•Off 2026• "L'École des femmes" Une vision intemporelle et contemporaine du patriarcat dans laquelle la langue de Molière n'a jamais semblé aussi jolie" />
     </div>
     <div>
      C'est par la porte de la salle côté jardin qu'Arnolphe fait une entrée tonitruante, son ami Chrysalde sur les talons. Loin du vieux barbon libidineux vu dans de nombreuses productions, Arnolphe (Cédric Colas) s'avère ici un sémillant quinquagénaire, bien de sa personne, élégamment vêtu d'un costume cravate. Ce parti pris de mise en scène, très intéressant, rend le loup d'autant plus dangereux qu'il n'a rien de repoussant, bien au contraire.       <br />
              <br />
       La scène d'introduction entre les deux amis se joue en bord de plateau, décor caché, devant un rideau de scène d'un délicat rose pâle, symbole de pureté et d'innocence. Ce dialogue enflammé n'est pas sans rappeler une autre scène d'introduction d'une pièce plus tardive de Molière, &quot;Le Misanthrope&quot; (1666), où l'ami (Philinte) tente de faire entendre raison au protagoniste (Alceste).       <br />
              <br />
       Aux <span style="font-style:italic">&quot;Qu'est-ce donc ? Qu'avez-vous ?/Laissez-moi, je vous prie&quot;</span> se substituent <span style="font-style:italic">&quot;Vous venez, dites-vous, pour lui donner la main ?/Oui, je veux terminer la chose dans demain&quot;.</span> Lors de ce discours, Arnolphe expose son plan de mariage à son ami Chrysalde (Guillaume Veyre) qui tente de l'en dissuader. Mais le bon sens ne semble avoir aucune prise sur Arnolphe qui se montre encore plus fou que calculateur et se révèle véritablement épris d'Agnès, tel Humbert Humbert avec Lolita dans le roman de Nabokov. <span style="font-style:italic">&quot;Un air doux et posé, parmi d'autres enfants,/M'inspira de l'amour pour elle dès quatre ans (…)&quot;</span>, confie-t-il, nous laissant entrevoir la profondeur du mal.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96706653-67408235.jpg?v=1772610380" alt="•Off 2026• "L'École des femmes" Une vision intemporelle et contemporaine du patriarcat dans laquelle la langue de Molière n'a jamais semblé aussi jolie" title="•Off 2026• "L'École des femmes" Une vision intemporelle et contemporaine du patriarcat dans laquelle la langue de Molière n'a jamais semblé aussi jolie" />
     </div>
     <div>
      Dès la scène suivante, le rideau tiré, un décor des plus glaçants se dévoile progressivement à nous : à jardin, un immense écran de télésurveillance qui suit Agnès (Sara Montpetit) dans ses moindres mouvements ; à cour, une jolie cage de verre, avec lit à couette rose et machine à coudre trônant au centre de la pièce, chambre à coucher de la jeune prisonnière. Car Agnès n'est rien d'autre que la prisonnière d'Arnolphe, et le maître de maison, tel le Humbert Humbert de Nabokov ou Le Narrateur avec Albertine chez Proust, est un jaloux compulsif dont le mal relève de l'ordre de la psychiatrie.       <br />
              <br />
       Cette vision mise en avant par Frédérique Lazarini est fort intéressante. La comédie, même si elle comporte des passages très drôles, relève dès lors pleinement de la tragédie. Tragédie d'un homme épris d'une enfant, tragédie de l'innocente vivant cette surveillance continue comme une normalité. Il faudra à la docile Agnès découvrir l'amour d'Horace pour ouvrir les yeux.       <br />
              <br />
       La scène de la promenade, lorsque Arnolphe retrouve Agnès après quelques jours d'absence et tous deux se promènent, échangeant les nouvelles, en se tenant gentiment par la main, est d'ailleurs emblématique de la situation. Ce joli moment est d'autant plus troublant qu'il est d'une grande poésie. Il s'en faudrait de peu pour que le tuteur et sa pupille ne passent pour un couple d'amoureux… La coulée verte, un gazon et quelques arbres méticuleusement ordonnés, imaginée par le scénographe François Cabant contribue à la magie de cet instant où la langue de Molière touche au sublime.       <br />
              <br />
       L'interprétation remarquable de Cédric Colas et de Sara Montpetit porte haut et fort le parti pris de la metteuse en scène. Tous deux sont d'une justesse et d'une finesse de jeu éblouissantes. La scène de la promenade est un moment d'anthologie qui peut nous faire oublier un temps celle d'Isabelle Adjani et de Bernard Blier. L'émotion est au rendez-vous. Guillaume Veyre campe un Chrysalde fort convaincant. Se positionnant en contrepoint moral d'Arnolphe, il souligne brillamment la folie de celui-ci.       <br />
              <br />
       Par ailleurs, si le parti pris dramaturgique de la metteuse en scène s'avère totalement pertinent dans son principe, en élargissant le propos à notre époque actuelle, il aurait gagné néanmoins à être un peu moins appuyé et moins excessif quant à l'usage de la vidéo. Cette utilisation à tout-va ne laisse plus vraiment de place à l'imaginaire du spectateur.       <br />
              <br />
       Ce bémol mis à part, ce spectacle comporte de véritables moments de grâce et c'est un véritable plaisir d'entendre la langue de Molière aussi magnifiquement dite. À voir !       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'École des femmes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96706653-67408236.jpg?v=1772610406" alt="•Off 2026• "L'École des femmes" Une vision intemporelle et contemporaine du patriarcat dans laquelle la langue de Molière n'a jamais semblé aussi jolie" title="•Off 2026• "L'École des femmes" Une vision intemporelle et contemporaine du patriarcat dans laquelle la langue de Molière n'a jamais semblé aussi jolie" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.        <br />
       Mise en scène : Frédérique Lazarini.       <br />
       Scénographie et lumière : François Cabanat.       <br />
       Costumes : Dominique Bourde et Isabelle Pasquier.       <br />
       Musique et son : François Peyrony.       <br />
       Vidéo : Hugo Givort.       <br />
       Avec : Cédric Colas, Sara Montpetit, Hugo Givort, Guillaume Veyre, Emmanuelle Galabru, Alain Cerrer et la voix de Michel Ouimet.       <br />
       Tout public à partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 1 h 35.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 10 h 15. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre du Chêne Noir, Salle Léo Ferré, 8 bis, rue Sainte Catherine, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 86 58 11.       <br />
       <a class="link" href="https://www.vostickets.fr/Billet/FR/representation-LE_CHENE_NOIR-33539-0.wb?REFID=GjE9AAAAAAAAAAAACwA" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.chenenoir.fr/" target="_blank">>> chenenoir.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"L'École des femmes" Une vision intemporelle et contemporaine du patriarcat dans laquelle la langue de Molière n'a jamais semblé aussi jolie</title>
   <updated>2026-05-03T20:00:00+02:00</updated>
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   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-03-05T07:39:00+01:00</published>
   <author><name>Isabelle Fauvel</name></author>
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    <![CDATA[
Dans cette représentation contemporaine de "L'École des femmes" voulue par Frédérique Lazarini, la douce Agnès évolue sous caméras de surveillance, privée de toute intimité. Éduquée dans l'ignorance et isolée du monde par son tuteur, l'ingénue devra attendre le pouvoir libérateur de l'amour pour ébranler l'ordre patriarcal et s'extraire de sa cage. Si Molière fut féministe avant l'heure, le combat s'avère toujours d'actualité…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95077028-66592713.jpg?v=1772610291" alt=""L'École des femmes" Une vision intemporelle et contemporaine du patriarcat dans laquelle la langue de Molière n'a jamais semblé aussi jolie" title=""L'École des femmes" Une vision intemporelle et contemporaine du patriarcat dans laquelle la langue de Molière n'a jamais semblé aussi jolie" />
     </div>
     <div>
      Lors de sa création en 1662, le scandale mêlé au succès de &quot;L'École des femmes&quot; fut tel qu'il donna naissance à une &quot;querelle&quot; à laquelle Molière se fit un plaisir de répondre l'année suivante par une autre comédie intitulée &quot;La Critique de l'École des femmes&quot;. Mais de quoi parle exactement la pièce pour avoir fait autant de bruit ? Arnolphe, un bourgeois de 42 ans, aimerait jouir du bonheur conjugal sans passer par la case cocufiage. Pour ce faire, il a pris sous son aile une enfant qu'il a fait élever dans un couvent et, aujourd'hui adolescente, tient enfermée à l'abri du monde.       <br />
              <br />
       Afin de s'assurer qu'elle devienne une épouse totalement soumise et dépendante, il a bien pris soin qu'elle ne reçoive aucune éducation véritable, reste totalement idiote et innocente. Mais son plan se voit contrecarré par l'arrivée d'un beau jeune homme du nom d'Horace, fils de son ami Oronte, qui s'éprend de la belle. Et réciproquement. S'ensuit une série de quiproquos et de manipulations où Arnolphe tente désespérément de garder la jeune fille pour lui.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95077028-66592719.jpg?v=1772610351" alt=""L'École des femmes" Une vision intemporelle et contemporaine du patriarcat dans laquelle la langue de Molière n'a jamais semblé aussi jolie" title=""L'École des femmes" Une vision intemporelle et contemporaine du patriarcat dans laquelle la langue de Molière n'a jamais semblé aussi jolie" />
     </div>
     <div>
      C'est par la porte de la salle côté jardin qu'Arnolphe fait une entrée tonitruante, son ami Chrysalde sur les talons. Loin du vieux barbon libidineux vu dans de nombreuses productions, Arnolphe (Cédric Colas) s'avère ici un sémillant quinquagénaire, bien de sa personne, élégamment vêtu d'un costume cravate. Ce parti pris de mise en scène, très intéressant, rend le loup d'autant plus dangereux qu'il n'a rien de repoussant, bien au contraire.       <br />
              <br />
       La scène d'introduction entre les deux amis se joue en bord de plateau, décor caché, devant un rideau de scène d'un délicat rose pâle, symbole de pureté et d'innocence. Ce dialogue enflammé n'est pas sans rappeler une autre scène d'introduction d'une pièce plus tardive de Molière, &quot;Le Misanthrope&quot; (1666), où l'ami (Philinte) tente de faire entendre raison au protagoniste (Alceste).       <br />
              <br />
       Aux <span style="font-style:italic">&quot;Qu'est-ce donc ? Qu'avez-vous ?/Laissez-moi, je vous prie&quot;</span> se substituent <span style="font-style:italic">&quot;Vous venez, dites-vous, pour lui donner la main ?/Oui, je veux terminer la chose dans demain&quot;.</span> Lors de ce discours, Arnolphe expose son plan de mariage à son ami Chrysalde (Guillaume Veyre) qui tente de l'en dissuader. Mais le bon sens ne semble avoir aucune prise sur Arnolphe qui se montre encore plus fou que calculateur et se révèle véritablement épris d'Agnès, tel Humbert Humbert avec Lolita dans le roman de Nabokov. <span style="font-style:italic">&quot;Un air doux et posé, parmi d'autres enfants,/M'inspira de l'amour pour elle dès quatre ans (…)&quot;</span>, confie-t-il, nous laissant entrevoir la profondeur du mal.
     </div>
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      Dès la scène suivante, le rideau tiré, un décor des plus glaçants se dévoile progressivement à nous : à jardin, un immense écran de télésurveillance qui suit Agnès (Sara Montpetit) dans ses moindres mouvements ; à cour, une jolie cage de verre, avec lit à couette rose et machine à coudre trônant au centre de la pièce, chambre à coucher de la jeune prisonnière. Car Agnès n'est rien d'autre que la prisonnière d'Arnolphe, et le maître de maison, tel le Humbert Humbert de Nabokov ou Le Narrateur avec Albertine chez Proust, est un jaloux compulsif dont le mal relève de l'ordre de la psychiatrie.       <br />
              <br />
       Cette vision mise en avant par Frédérique Lazarini est fort intéressante. La comédie, même si elle comporte des passages très drôles, relève dès lors pleinement de la tragédie. Tragédie d'un homme épris d'une enfant, tragédie de l'innocente vivant cette surveillance continue comme une normalité. Il faudra à la docile Agnès découvrir l'amour d'Horace pour ouvrir les yeux.       <br />
              <br />
       La scène de la promenade, lorsque Arnolphe retrouve Agnès après quelques jours d'absence et tous deux se promènent, échangeant les nouvelles, en se tenant gentiment par la main, est d'ailleurs emblématique de la situation. Ce joli moment est d'autant plus troublant qu'il est d'une grande poésie. Il s'en faudrait de peu pour que le tuteur et sa pupille ne passent pour un couple d'amoureux… La coulée verte, un gazon et quelques arbres méticuleusement ordonnés, imaginée par le scénographe François Cabant contribue à la magie de cet instant où la langue de Molière touche au sublime.       <br />
              <br />
       L'interprétation remarquable de Cédric Colas et de Sara Montpetit porte haut et fort le parti pris de la metteuse en scène. Tous deux sont d'une justesse et d'une finesse de jeu éblouissantes. La scène de la promenade est un moment d'anthologie qui peut nous faire oublier un temps celle d'Isabelle Adjani et de Bernard Blier. L'émotion est au rendez-vous. Guillaume Veyre campe un Chrysalde fort convaincant. Se positionnant en contrepoint moral d'Arnolphe, il souligne brillamment la folie de celui-ci.       <br />
              <br />
       Par ailleurs, si le parti pris dramaturgique de la metteuse en scène s'avère totalement pertinent dans son principe, en élargissant le propos à notre époque actuelle, il aurait gagné néanmoins à être un peu moins appuyé et moins excessif quant à l'usage de la vidéo. Cette utilisation à tout-va ne laisse plus vraiment de place à l'imaginaire du spectateur.       <br />
              <br />
       Ce bémol mis à part, ce spectacle comporte de véritables moments de grâce et c'est un véritable plaisir d'entendre la langue de Molière aussi magnifiquement dite. À voir !       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'École des femmes"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95077028-66592723.jpg?v=1772610406" alt=""L'École des femmes" Une vision intemporelle et contemporaine du patriarcat dans laquelle la langue de Molière n'a jamais semblé aussi jolie" title=""L'École des femmes" Une vision intemporelle et contemporaine du patriarcat dans laquelle la langue de Molière n'a jamais semblé aussi jolie" />
     </div>
     <div>
      Texte : Molière.        <br />
       Mise en scène : Frédérique Lazarini.       <br />
       Scénographie et lumière : François Cabanat.       <br />
       Costumes : Dominique Bourde et Isabelle Pasquier.       <br />
       Musique et son : François Peyrony.       <br />
       Vidéo : Hugo Givort.       <br />
       Avec : Cédric Colas, Sara Montpetit, Hugo Givort, Guillaume Veyre, Emmanuelle Galabru, Alain Cerrer et la voix de Michel Ouimet.       <br />
       Tout public.       <br />
       Durée : 1 h 35.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 23 février au 3 mai 2026. Prolongations jusqu'au 4 juin 2026</span>       <br />
       Mardi 20 h, mercredi 17 h (20 h le 11 mars), jeudi 19 h, vendredi 20 h 30, samedi 17 h et 20 h 30, dimanche 15 h.        <br />
       Théâtre Artistic Athévains, 45 rue Richard Lenoir, Paris 11ᵉ.        <br />
       Téléphone : 01 43 56 38 32.       <br />
       <a class="link" href="https://artistictheatre.com/lecole-des-femmes/#billetterieecole" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://artistictheatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; artistictheatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>"Célimène et le Cardinal" Vingt ans après… Une manière élégante de faire durer l'amour</title>
   <updated>2025-10-10T16:20:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Celimene-et-le-Cardinal-Vingt-ans-apres-Une-maniere-elegante-de-faire-durer-l-amour_a4377.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2025-10-10T16:11:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans une très belle pièce écrite par Jacques Rampal qui se veut la suite, tout en alexandrin, du "Misanthrope" de Molière, Célimène et Alceste se retrouvent vingt ans après. Leur statut social a changé, sauf le désir toujours vivace de lui pour elle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91669628-64385176.jpg?v=1760105652" alt=""Célimène et le Cardinal" Vingt ans après… Une manière élégante de faire durer l'amour" title=""Célimène et le Cardinal" Vingt ans après… Une manière élégante de faire durer l'amour" />
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      Créée en 1992, &quot;Célimène et le Cardinal&quot; est l'histoire des retrouvailles entre Alceste (Robert Plagnol), religieux jaloux de son statut et de son pouvoir, et Célimène (Amélie Gonin) qui mène la vie de mère de quatre enfants avec des infidélités assumées.       <br />
              <br />
       Nous sommes dans un face à face constant sauf à deux moments, le premier à l'entame du spectacle où elle est seule et le second quand notre religieux se retrouve esseulé, épris d'une colère contenue et d'un désir refoulé, lui qui était amoureux d'elle vingt ans avant. La vie sacerdotale d'un cardinal a ses contraintes face à la chair. Ce sont des instants qui savent s'habiller, pour le premier, d'un soliloque et pour le second, de silence afin de faire oublier le verbe en mettant, dans les deux cas, le personnage face à lui-même.       <br />
              <br />
       Jacques Rampal (1944-2015) a écrit la pièce en alexandrin, telle une suite du &quot;Misanthrope&quot; (1666) de Molière. La mise en scène de Frédérique Lazarini laisse voir deux personnages, oscillant entre l'ironie de Célimène et parfois la colère d'Alceste. Pour celui-ci, tout est refoulement, incarné dans son maintien ferme et droit, la voix tendue et un peu étouffée. L'extérieur est rongé par l'intérieur quand il déclare son amour, lui qui a rêvé d'elle depuis trois mois, comme il l'avoue, et qui revient la voir vingt ans après, à l'étonnement de celle-ci. Son attitude extérieure est le reflet opposé de ses sentiments intérieurs, à la fois refoulés et en tension perpétuelle qui se nourrit un moment d'une pulsion inquisitrice.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91669628-64385177.jpg?v=1760105685" alt=""Célimène et le Cardinal" Vingt ans après… Une manière élégante de faire durer l'amour" title=""Célimène et le Cardinal" Vingt ans après… Une manière élégante de faire durer l'amour" />
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      Nous sommes ainsi dans un face-à-face parfois vif et souvent physique. Parole contre parole, désir refoulé contre mise à distance s'échelonnent tout au long de la pièce, rythmée par une domination physique d'Alceste qui s'exerce de temps en temps sur Célimène alors que celle-ci a un ascendant sur lui d'ordre psychologique. Elle tient encore les cordons de son cœur sans en abuser.        <br />
              <br />
       Le désir, mal contenu, d'Alceste rejaillit parfois dans son comportement et ses propos. Il utilise occasionnellement la puissance de son rang, celle de l'église dont il se fait un ambassadeur bien zélé, quand Célimène est dans un rapport plus subtil pour contrecarrer son emprise sociale et hiérarchique, l'église étant à cette époque une mère intraitable et omniprésente. L'un se retient, arc-bouté sur ses ergots religieux, quand l'autre est ouverte à la vie en société avec ses soubresauts infidèles en direction de Philinte.       <br />
              <br />
       Elle ne montre aucun amour ni désamour. Tout se joue sur ce qui ne se dit pas. Le masque du cardinal tombe par intermittence, son désir hiberné depuis vingt ans perçant à quelques reprises sous ses habits religieux et plus ouvertement dans une déclaration d'amour.
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91669628-64385186.jpg?v=1760105714" alt=""Célimène et le Cardinal" Vingt ans après… Une manière élégante de faire durer l'amour" title=""Célimène et le Cardinal" Vingt ans après… Une manière élégante de faire durer l'amour" />
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      La scénographie est habillée de rouge et de noir avec les couleurs stendhaliennes en étendard de la passion, toujours aussi vive chez Alceste, et de la mort d'une relation amoureuse, devenue finissante et vaine malgré lui. Des traits d'humour apparaissent à plusieurs reprises, contrebalancés par une colère. Durant cette scène, la tension est un peu trop forte, mettant ainsi la relation entre nos deux personnages dans un périmètre de jeu beaucoup plus frontal et desservant quelque peu le dit par rapport aux non-dits des autres scènes.       <br />
              <br />
       Il est habillé d'une redingote de couleur noire qui l'enserre, quand notre dame est dans un corset violet. Lui sent le renfermement quand elle incarne légèreté et ouverture. Toutes ces années ont passé, mais les caractères sont restés. Alceste est très droit, presque tendu de bout en bout, le débit un peu saccadé. Tout semble être retenu chez lui quand elle arbore, elle, une attitude à la fois fluide et gracieuse. Sans se démonter, elle est en tenaille entre l'attitude inquisitrice du cardinal et le désir encore vif qu'il éprouve. Il a un visage à la Janus avec deux versants qui cohabitent dans une bataille autant psychologique que sociale entre ordre et liberté, religion et amour, contrainte et désir, puissance et dépendance.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91669628-64385190.jpg?v=1760105777" alt=""Célimène et le Cardinal" Vingt ans après… Une manière élégante de faire durer l'amour" title=""Célimène et le Cardinal" Vingt ans après… Une manière élégante de faire durer l'amour" />
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      La redingote cache mal, à dessein, le désir de notre homme. Les alexandrins le rappellent pour montrer que ses premiers soupirs amoureux dans la pièce de Molière se nourrissent encore et toujours d’un manque dans celle de Jacques Rampal. À croire que le désir n’est pas aussi élastique comme le rappelait Freud (1856-1939) car il y a de l’amour et que l’écriture de l’auteur, la mise en scène de Frédérique Lazarini et le jeu des comédiens le font durer avec élégance.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91669628-64385199.jpg?v=1760105827" alt=""Célimène et le Cardinal" Vingt ans après… Une manière élégante de faire durer l'amour" title=""Célimène et le Cardinal" Vingt ans après… Une manière élégante de faire durer l'amour" />
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      &quot;Célimène et le Cardinal&quot;       <br />
       Texte : Jacques Rampal.       <br />
       Mise en scène : Frédérique Lazarini.       <br />
       Avec : Amélie Gonin et Robert Plagnol.       <br />
       Scénographie : Brigitte Veyne.       <br />
       Costumes : Nathalie Prats.       <br />
       Lumières : Didier Brun.       <br />
       Musique : Thomas Briant.       <br />
       Production Andrew, Robert, Gilles et les autres…       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 septembre au 7 décembre 2025.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 21 h, dimanche à 18 h.       <br />
       Le Lucernaire, Théâtre rouge, 53, rue Notre-Dame-des-Champs, Paris 6e.       <br />
       Téléphone : 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie-lelucernaire.tickandlive.com/evenement/celimene-et-le-cardinal" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Celimene-et-le-Cardinal-Vingt-ans-apres-Une-maniere-elegante-de-faire-durer-l-amour_a4377.html" />
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  <entry>
   <title>"Célimène et le Cardinal" Les faiblesses des hommes font la force des femmes*</title>
   <updated>2025-10-07T19:29:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Celimene-et-le-Cardinal-Les-faiblesses-des-hommes-font-la-force-des-femmes_a4372.html</id>
   <category term="Trib'Une" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/91596781-64351528.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-10-07T19:05:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La lumière que je cherche depuis plusieurs jours était sur une scène de théâtre. Comment n'y ai-je pas pensé avant ? Quand j'écris "lumière", je ne fais aucunement référence à un guide spirituel ou autre délire divinatoire. Je parle de rayonnement et d'une comédienne, plus particulièrement. Cette lumière brille actuellement au théâtre du Lucernaire dans la pièce "Célimène et le Cardinal" et elle y tient donc le rôle féminin et s'appelle Amélie Gonin.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91596781-64351528.jpg?v=1759857700" alt=""Célimène et le Cardinal" Les faiblesses des hommes font la force des femmes*" title=""Célimène et le Cardinal" Les faiblesses des hommes font la force des femmes*" />
     </div>
     <div>
      La vie, la passion et l'incarnation qu'elle donne au personnage de Célimène font (presque) tout le spectacle. Le décor, rougi de toutes parts jusqu'aux plus petits accessoires, accompagne les deux comédiens dans ce huis clos passionnel. C'est à Frédérique Lazarini qu'on doit la mise en scène. Robert Plagnol est le Cardinal (Alceste). Un cardinal à l'émotion palpable.       <br />
              <br />
       Le Cardinal et Célimène se sont aimés il y a vingt ans. Follement, passionnément. Un air de &quot;déjà-vu&quot; non ? Le Misanthrope de Molière, oui. Alceste n'ayant plus foi en l'humanité est devenu cardinal. Quant à Célimène, elle est mariée, mère de quatre enfants et vit pleinement sa féminité. La pièce est de Jacques Rampal, auteur contemporain qui s'est donc imaginé les retrouvailles. Quelle belle idée !       <br />
              <br />
       Alceste, le cardinal, prétexte qu'un danger menace Célimène. Ceci explique donc ce retour dans la vie désormais rangée de cette femme épanouie à qui tout semble sourire. Seulement, et progressivement, cet ancien amant ne cesse de rugir et de la maudire. De ces retrouvailles qui auraient pu présager d'être douces et affectueuses, les reproches, les critiques, les bassesses ne cessent de s'inviter sur le plateau et la passion vécue d'antan, reprend du service avec toute la rancœur déversée d'un homme qui a perdu l'amour et semble aussi douter de la foi. Alceste apparaît perdu et paumé quand Célimène, elle, s'étourdit à la fois de ruse, de sourire et de fantaisie pour ne pas laisser la peur envahir son espace.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91596781-64351640.jpg?v=1759857767" alt=""Célimène et le Cardinal" Les faiblesses des hommes font la force des femmes*" title=""Célimène et le Cardinal" Les faiblesses des hommes font la force des femmes*" />
     </div>
     <div>
      Ce texte est un délice d'alexandrins et ce n'est pas chose aisée de réussir à embarquer le spectateur dans ce courant linguistique qu'est le vers. De nos jours en particulier. Pourtant, ce texte est d'une vraie modernité. La passion qui rend fou, l'amour qui fait hurler, la jalousie qui mène aux coups et à la brutalité. Ce texte est fort et d'actualité.       <br />
              <br />
       Ils sont deux sur scène et remplissent parfaitement l'espace de ce huis clos passionnel. Célimène est force et faiblesse quand Alceste, plongé dans une radicalité religieuse presque folle à lier, tombe dans une vulnérabilité et une certaine fébrilité.       <br />
              <br />
       Amélie Gonin semble être ce genre de femme, faible et forte à la fois. Comme toutes les femmes finalement. Endosser ce rôle prouve en tous les cas qu'elle est une grande comédienne, dirigée parfaitement et embarquant avec elle, le public, dans la jolie lumière d'un spectacle qu'elle rend si vivant.       <br />
       <b>◙ Isabelle Lauriou</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Citation de Voltaire.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Célimène et le Cardinal"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91596781-64351647.jpg?v=1759857793" alt=""Célimène et le Cardinal" Les faiblesses des hommes font la force des femmes*" title=""Célimène et le Cardinal" Les faiblesses des hommes font la force des femmes*" />
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      Texte : Jacques Rampal.       <br />
       Mise en scène : Frédérique Lazarini.       <br />
       Avec : Amélie Gonin et Robert Plagnol.       <br />
       Scénographie : Brigitte Veyne.       <br />
       Costumes : Nathalie Prats.       <br />
       Lumières : Didier Brun.       <br />
       Musique : Thomas Briant.       <br />
       Production Andrew, Robert, Gilles et les autres…       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 septembre au 7 décembre 2025.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 21 h, dimanche à 18 h.       <br />
       Le Lucernaire, Théâtre rouge, 53, rue Notre-Dame-des-Champs, Paris 6e.       <br />
       Téléphone : 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie-lelucernaire.tickandlive.com/evenement/celimene-et-le-cardinal" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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