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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-14T08:26:36+02:00</updated>
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   <title>Des "Noces de Figaro" drôles mais un peu surchargées</title>
   <updated>2022-11-30T07:59:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Des-Noces-de-Figaro-droles-mais-un-peu-surchargees_a3456.html</id>
   <category term="Lyrique" />
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   <published>2022-11-29T07:06:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Reprise de la production de Netia Jones du chef-d'œuvre de Mozart à l'Opéra de Paris avec une distribution renouvelée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69188671-48460013.jpg?v=1669649784" alt="Des "Noces de Figaro" drôles mais un peu surchargées" title="Des "Noces de Figaro" drôles mais un peu surchargées" />
     </div>
     <div>
      Comment donner à cette fameuse &quot;Folle Giornata&quot; sa pertinence politique sur un des thèmes désormais criants pour nos Contemporains (en l'espèce les hiérarchies de pouvoir ultra sexué) ? Bref, comment rejoindre l'urgence critique sociale et humaine de la pièce originale de Beaumarchais en l'actualisant ? Ce sont des questions qu'a voulu se poser la metteuse en scène et vidéaste Netia Jones pour cette production très récente que reprend en ce moment l'Opéra de Paris.       <br />
              <br />
       Netia Jones installe sa comédie dans les ors, les coulisses, les loges, les espaces du Palais Garnier, ce lieu hanté par deux siècles de pouvoir patriarcal et de (possible) harcèlement des jeunes filles (habilleuses, danseuses…). Pendant l'ouverture, dans cette proposition de Netia Jones, le Docteur Bartolo et l'ignoble Don Basilio les agressent d'ailleurs à gogo. On verra plus tard le Maître de musique recevoir une élève, nu sous sa serviette de bain (la faisant fuir) ou le Comte Almaviva faire danser un petit rat (pendant que Figaro pousse son fameux air (&quot;Se vuol ballare&quot;), entre autres scandaleuses preuves de la guerre que se livrent les sexes - et que gagnent imperturbablement ici les Mâles dominants (au début).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69188671-48460016.jpg?v=1669649814" alt="Des "Noces de Figaro" drôles mais un peu surchargées" title="Des "Noces de Figaro" drôles mais un peu surchargées" />
     </div>
     <div>
      Ce choix de mise en scène (agrémenté des belles images de la vidéo des silhouettes des protagonistes façon XVIIIe) s'inscrit donc, on le voit, dans un courant en vogue. Et n'était la surcharge visuelle imposée par des chiffres et mesures scénographiques envahissantes (une allusion aux vingt autres productions des &quot;Nozze di Figaro&quot; maison, dont on ne ressent guère l'intérêt - si ce n'est peut-être la matérialisation allégorique d'une domination étouffante ?), l'allégresse toujours privilégiée dans le traitement de l'intrigue et le sens du gag de la metteuse en scène anglaise font mouche.        <br />
              <br />
       Si l'ouverture soudaine de la perspective scénique sur le Foyer de la Danse (quand la trahison du Comte éclate aux yeux de tous) est une superbe idée - surtout quand on connaît l'histoire de ce Foyer (un lieu de prostitution au XIXe siècle) -, Netia Jones ne renonce jamais à la sensualité et à la joie que promet l'œuvre, évitant le pensum idéologique. En témoigneront par exemple la vision crue d'une facette rebondie d'une partie du corps de la soprano Jeanine de Bique, la maladresse d'un Noble se battant avec une perceuse ou le chœur des Paysans devenu une manifestation burlesque féministe contre le droit de cuissage.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69188671-48460204.jpg?v=1669649851" alt="Des "Noces de Figaro" drôles mais un peu surchargées" title="Des "Noces de Figaro" drôles mais un peu surchargées" />
     </div>
     <div>
      La distribution frappe par sa cohésion. La soprano Jeanine de Bique est une Susanna charmante, piquante, au chant délié quoique parfois en manque de projection. Le couple qu'elle forme avec le Figaro d'un naturel et brio irrésistibles de Luca Pisaroni emporte les suffrages. Le choix du baryton-basse Gerald Finley favorise les aspects à la fois autoritaire et ordinaire du personnage du Comte  Almaviva, dont on apprécie grandement aussi la vis comica. Face à sa jalousie et à sa légèreté, la Comtesse de la soprano suédoise Miah Person est aussi émouvante que lumineuse. Son &quot;Porgi amor&quot; au début du deuxième acte et ses interventions ultérieures sont bouleversants (et le public, saisi, toujours frappé de la rupture de ton de l'ouvrage au deuxième acte n'a pu ou su applaudir). Sophie Koch est une magnifique Marcellina, pas du tout duègne. Ce sont bien ici les rôles féminins qui sont l'essence de la proposition de Netia Jones.       <br />
              <br />
       Parmi tant de beaux chanteurs, on ne saurait citer tout le monde, chacun excellant dans son rôle. Citons tout de même Rachel Frenkel (impressionnant Cherubino, malgré le fait qu'on lui impose des attributs sexuels masculins aussi ridicules que proéminents), James Creswell, Éric Huchet, Christophe Mortagne et Franck Leguérinel en rôles bouffe très plaisants. Ils sont tous couvés par le chef Louis Langrée qui obtient de l'orchestre une texture des plus raffinée pour ce style inédit alors de la conversation musicale. Le nouveau directeur musical de l'Opéra Comique, mozartien accompli, privilégie constamment la poésie et la subtilité des couleurs, motifs et tempi au grand théâtre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/69188671-48460215.jpg?v=1669649882" alt="Des "Noces de Figaro" drôles mais un peu surchargées" title="Des "Noces de Figaro" drôles mais un peu surchargées" />
     </div>
     <div>
      Si tout le monde peut déambuler et s'approprier la chambre-loge de Susanna, personne en définitive ne peut résister à cette musique sublime et à son universelle séduction. Le spectacle se joue d'ailleurs à guichet fermé. Il sera diffusé ultérieurement sur d'autres canaux.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Spectacle vu le 23 novembre 2022.</span>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Les Noces de Figaro&quot;</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 23 novembre au 28 décembre 2022.</span>       <br />
       Opéra national de Paris, Palais Garnier, Place de l'Opéra, Paris 9e.       <br />
       <a class="link" href="https://www.operadeparis.fr/" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Romie Estèves nous enchante au Festival de Laon</title>
   <updated>2019-11-22T06:26:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Romie-Esteves-nous-enchante-au-Festival-de-Laon_a2605.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/39848754-34123332.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-11-22T06:01:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Avec son complice Jérémy Peret à la guitare, la mezzo Romie Estèves a brillamment clos la 31e édition du Festival de Laon avec son spectacle "Vous qui savez ce qu'est l'amour".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39848754-34123332.jpg?v=1574375299" alt="Romie Estèves nous enchante au Festival de Laon" title="Romie Estèves nous enchante au Festival de Laon" />
     </div>
     <div>
      Ils ne sont pas si nombreux ces spectacles dont on ressort enchanté(e) avec le sentiment, de surcroît, que l'on vient de dénicher la pépite rare. C'est pourtant l'exact état dans lequel nous sortons de ce théâtre musical original, ni tout à fait opéra ni tout à fait one-woman-show, et pourtant tout cela à la fois. À partir de l'air de Cherubino, &quot;Voi che sapete che cos'è amor&quot;, la mezzo Romie Estèves a imaginé un spectacle unique nous invitant à rentrer dans les arcanes des &quot;Noces de Figaro&quot; de Mozart. Le résultat se savoure sans temps mort, telle une incursion réussie à la fois hilarante et émouvante dans le chef-d'œuvre du divin compositeur, mais aussi au cœur des affres d'une artiste lyrique.       <br />
              <br />
       Danseuse, chanteuse et improvisatrice brillante, Romie Estèves joue tous les rôles et interprète une dizaine d'airs de l'opéra tout en nous racontant l'intrigue des &quot;Noces&quot;, suivant de près le livret de Da Ponte (inspiré de la fameuse pièce de Beaumarchais). Le fil rouge du spectacle est tenu par le personnage de Cherubino, mais d'autres personnages revisités de façon très contemporaine par la verve de Romie Estèves nous raviront.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39848754-34123355.jpg?v=1574375337" alt="Romie Estèves nous enchante au Festival de Laon" title="Romie Estèves nous enchante au Festival de Laon" />
     </div>
     <div>
      Le point de départ ? Dans un envers de décor de coulisses et de répétition, une chanteuse prépare une importante audition (c'est le récit-cadre) et les personnages des &quot;Noces&quot; s'empressent comme sortis de son cerveau. Ainsi, dans la mise en scène de Benjamin Prins, faisant appel à la vidéo de Lola Bastard, aux lumières d'Éric Blosse et à la création sonore de Baptiste Chouquet, le public accède tant au processus d'apprentissage d'un rôle qu'au déroulé des événements de &quot;la folle journée&quot;, trame de l'opera buffa mozartien.       <br />
              <br />
       Accompagnée des envolées de la guitare classique ou électrique de l'excellent Jérémy Péret, Romie Estèves réalise un bel exploit tant pour le chant que pour le jeu - révélant dans le même temps un vrai talent d'écriture pour ce spectacle. Si nous &quot;savons (désormais) ce qu'est l'amour&quot;, à coup sûr cette jeune artiste à la voix exquise, douée pour toutes les métamorphoses et dotée d'une énergie impressionnante, sait ce qu'est l'amour (décomplexé) du théâtre et de l'art lyrique. Une insolente et enthousiasmante façon pour Jean-Michel Verneiges, directeur artistique du Festival de Laon, de clore sa 31e édition consacrée aux &quot;Vrais classiques&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/39848754-34123506.jpg?v=1574375830" alt="Romie Estèves nous enchante au Festival de Laon" title="Romie Estèves nous enchante au Festival de Laon" />
     </div>
     <div>
      Cette année encore, il aura su inviter les artistes, les formations chambristes et les orchestres nationaux qui comptent à jouer dans la belle cité des Hauts-de-France. Outre l'Orchestre Français des Jeunes de Fabien Gabel accompagnant Lise de La Salle en ouverture, Le Concert Spirituel d'Hervé Niquet, le fidèle Orchestre Philharmonique de Radio France dirigé par Mikko Franck, Les Dissonances de David Grimal, l'Orchestre de Picardie (Arie van Beek) ou le National de Lille avec Jean-Claude Casadesus, les jeunes pousses locales ont à nouveau intégré le Jeune Symphonique de l'Aisne pour un beau concert de restitution.       <br />
              <br />
       Tous les ans en effet, un atelier mené (depuis dix ans) par François-Xavier Roth et dix chefs de pupitre des Siècles vise à éveiller la sensibilisation des jeunes des écoles de musique. Toujours soucieux de lier ambition artistique et démocratisation culturelle dans ce territoire, M. Verneiges (qui est aussi directeur de l'ADAMA*) entend de plus fêter dignement l'an prochain, dès septembre 2020, l'immense Beethoven dont on commémorera le 250e anniversaire de la naissance.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* L'ADAMA ou Association pour le développement des activités musicales du département de l'Aisne.</span>       <br />
              <br />
       <b>Festival de Laon       <br />
       S'est déroulé du 6 septembre au 9 novembre 2019.</b>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Vous qui savez ce qu'est l'amour&quot;</b>       <br />
       Un spectacle de Romie Estèves d'après Mozart, &quot;Le Nozze di Figaro&quot;.        <br />
              <br />
       Spectacle en tournée.        <br />
       Reprise au Théâtre de l'Athénée à Paris (où il a été créé) <span class="fluo_jaune">le 29 avril 2020.</span>       <br />
       <a class="link" href="https://www.romie-esteves.com/" target="_blank">&gt;&gt; romie-esteves.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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