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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-15T20:38:57+02:00</updated>
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   <title>"Next" Un festival véritablement pluriel ouvert sur le monde !</title>
   <updated>2023-12-04T10:56:00+01:00</updated>
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   <category term="Festivals" />
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   <published>2023-12-04T06:14:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour sa 16e édition, le festival "Next", qui s'est déroulé du 9 novembre au 2 décembre, fut présent dans 16 villes françaises et belges avec 36 spectacles de théâtre, de danse et de performance. Nous en faisons une deuxième et dernière incursion avec deux représentations, "Traces - discours aux nations africaines" et "Mirlitons", créations aux contours artistiques et thématiques très différents.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77133062-55953755.jpg?v=1701634132" alt=""Next" Un festival véritablement pluriel ouvert sur le monde !" title=""Next" Un festival véritablement pluriel ouvert sur le monde !" />
     </div>
     <div>
      Tout est musiques et paroles dans &quot;Traces - Discours aux nations africaines&quot;. Étienne Minoungou s'avance. Sa voix claire et aérienne est reposante. Il est accompagné du chanteur, compositeur et musicien multi-instrumentiste Simon Winsé. Tous les deux sont du Burkina Faso. Le texte est de l'écrivain et économiste sénégalais Felwine Sarr qui a travaillé, entre autres, sur la restitution d'œuvres d'art aux pays d'origine du continent africain sous la présidence Macron. Son discours parle de l'Afrique et de sa relation au Monde, de la considération qui en émane, marquée par une histoire faite de massacres et de surexploitation des grandes puissances coloniales.       <br />
              <br />
       Notre période, jamais trop lointaine de l'esclavage, proche de la colonisation et baignant actuellement dans une forme de néocolonialisme dont l'Afrique essaie de se libérer, apporte encore aujourd'hui une image étriquée et quelques fois teintée de mépris du continent noir en Europe. L'Afrique, continent aux multiples visages fantasmés depuis des décennies de soi-disant sous-développés, voire de sauvages, autant par les racistes à court d'idées et d'humanité que par une culture aux relents parfois coloniaux, est un continent aux cultures riches et très différentes traversées par un rapport à l'autre fait d'ouvertures.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77133062-55953765.jpg?v=1701634154" alt=""Next" Un festival véritablement pluriel ouvert sur le monde !" title=""Next" Un festival véritablement pluriel ouvert sur le monde !" />
     </div>
     <div>
      Le texte est éminemment politique et Étienne Minoungou arrive à créer une forte interaction avec le public. Ce n'est pas que propos. C'est surtout l'incarnation d'un texte porté avec conviction et élégance. Sur ces deux aspects, la dynamique de jeu propose un clair-obscur où, de l'image dévalorisante que les colons blancs et de leurs générations fils ont (eu) de l'Afrique, c'est avec le sourire et de temps en temps le rire qu'Étienne Minoungou y répond. L'analyse de ce constat, au travers des propos de Felwine Sarr, en dresse un portrait et une critique parfois ironique, toujours argumentée, jamais légère.       <br />
              <br />
       L'approche du comédien est de faire de l'écrit de Felwine Sarr un propos plein d'à-propos qu'il peut tenir loin d'une tribune. Car il rejette loin de lui la force oratoire du tribun pour adopter l'élégance amicale du verbe. Ce qui rend le spectacle captivant.       <br />
              <br />
       Le discours est ponctué de chants côté jardin avec Simon Winsé, aux cordes, qui est rejoint parfois par Étienne Minoungou. Il raconte l'Afrique, berceau de l'Humanité et décrit sa jeunesse, porteuse d'espoir et d'avenir. Texte riche, apaisant, de paix et de combat pour faire en sorte que l'Afrique soit considérée comme ce qu'elle est, une terre de lumière et de soleil. Le comédien, de sa voix envoûtante de douceur, raconte, dit, parle, relaie et incarne la pensée de l'économiste sénégalais. L'acte est autant déclamatoire que relationnel face à un public qu'il interpelle. L'improvisation déborde dans des à-propos où il laisse voir sa répartie.       <br />
              <br />
       Tout est dans l'incarnation. Le corps est roi et n'est pas théâtral qui veut, pour reprendre le propos de Camus. La présence physique du comédien est indéniable, mêlant aussi bien du calme et de la sérénité avec un corps bien ancré au sol. Ses expressions faciales lui permettent de délimiter son périmètre de jeu et de rayonner scéniquement. Son calme est soutenu par ses membres inférieurs, enracinés aux planches comme un arbre à sa terre, quand sa sérénité est alimentée par des expressions joyeuses, donnant à la représentation une force et un aspect captivant.       <br />
              <br />
       L'intérêt du spectacle n'est pas que dans les propos politiques tenus, mais surtout dans le jeu expressif de l'interprète. Les mots étant accompagnés aussi bien d'inflexions vocales que faciales autoporteuses, ces deux supports d'expression donnent à voir un discours qui peut être décorrélé de celles-là. Car regarder et entendre Étienne Minoungou procurent théâtralement un plaisir qui, avec la compréhension du discours, mêle aux idées une forme gracieuse et convaincante d'élocution.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77133062-55953770.jpg?v=1701634195" alt=""Next" Un festival véritablement pluriel ouvert sur le monde !" title=""Next" Un festival véritablement pluriel ouvert sur le monde !" />
     </div>
     <div>
      &quot;Mirliton&quot; démarre par un personnage allongé (Aymeric Hainaux), traîné au sol et porté par son alter ego (François Chaignaud). Le théâtre prend ses aises où seuls les corps parlent en silence. Le premier est inanimé quand le second est dans le mouvement et la force. Nous sommes dans un rapport inversé de &quot;dominé dominant&quot; où le protagoniste à porter influe sur la latitude d'action du porteur. Dans cette entame, c'est la relation à l'autre qui se trouve questionnée où les protagonistes sont à la fois dans une situation de support, de contraintes et d'opposition. Puis s'enchaînent des bruitages avec des sons étranges et originaux avec, entre autres, la bouche, alimentée de tapotements sur la joue par un crayon de bois. Quelques costumes apportent une touche étriquée au tableau. Tout est répétitif dans ces enchaînements de sons et de gestiques.        <br />
              <br />
       Apparaissent des mouvements de Flamenco avec les taconeos et une gestuelle très physique où les bras sont plongeants pour suivre ceux-là. Les membres supérieurs n'ont pas la gestuelle flamenca, l'objet artistique n'étant pas celui-ci. Chaignaud lève, de façon répétitive et durant un long moment, la jambe droite jusqu'au genou de la jambe gauche. L'artiste tape à dessein de manière exagérée son talon (tacon) sur les planches, permettant d'opérer un mariage sonore avec les bruitages effectués par Hainaux. Pour celui-ci, il en est le support principal quand pour Chaignaud, il en ajoute une dynamique corporelle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77133062-55958280.jpg?v=1701682435" alt=""Next" Un festival véritablement pluriel ouvert sur le monde !" title=""Next" Un festival véritablement pluriel ouvert sur le monde !" />
     </div>
     <div>
      Ces sonorités dégagent un rythme endiablé comme celle d'une musique effectuée sans instrument, mais avec le corps, la bouche et les talons étant aux commandes. Les rôles entre nos deux artistes s'inscrivent dans une répartition où le premier est dans une position phonique quand le second intègre un rapport très physique. Chaignaud est l'aiguillon et le créateur d'une atmosphère où la répétition autant sonore que gestuelle donne un rythme endiablé quand pour Hainaux, il est dans un rôle de bruitage qui apporte une résonance très originale à ce qui se joue sur scène. Ainsi, le mouvement se trouve amplifié par le son. Celui-ci en devient une caisse de résonance.       <br />
              <br />
       C'est à tour de rôle que les trois arts se succèdent et se chevauchent. Quelques instants après l'entame de la représentation, la danse et la musique prennent le relais du théâtre. Celui-ci donnait à voir une situation très contrainte d'opposition quand, ensuite, pour la musique et la danse, les corps se libèrent, mais dans un cadre toujours restreint. Par la répétition, le spectacle devient obsessionnel et corporellement phonique, les bruitages devenant de plus en plus importants. Ils donnent un aspect presque assourdissant à des mouvements dont le pré-carré tourne autour d'une sonorité et de mouvements réduits à dessein, le but recherché étant de créer une atmosphère soutenue de rythme effréné qui occulte l'espace scénique.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Traces - Discours aux Nations Africaines&quot;</b>       <br />
       En Français, surtitré en Néerlandais.       <br />
       Texte : Felwine Sarr (Sénégal).       <br />
       Mise en scène : Étienne Minoungou (Burkina Faso).       <br />
       Musique : Simon Winsé, kora et flûte peule (Burkina Faso).       <br />
       Vidéo : Emmanuel Toe.       <br />
       Création lumières : Rémy Brans.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
       A été interprété le 10 novembre au &quot;Phénix&quot; de Valenciennes et le 13 au Budascoop de Courtrai.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Mirlitons&quot;</b>       <br />
       Conception : Aymeric Haineaux (France) et François Chaignaud (France).       <br />
       Avec : Aymeric Haineaux et François Chaignaud.       <br />
       Collaboration artistique : Sarah Chaumette.       <br />
       Création costumes : Sari Brunel.       <br />
       Création lumières et régie générale : Marinette Buchy.       <br />
       Régie son : Aude Besnard, Jean-Louis Waflart.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       A été joué le 11 novembre au CC Het Spoor, Harelbeke (Belgique), les 14 et 15 à l'Espace Pasolini à Valenciennes, les 18 et 19 à L'Oiseau-Mouche à Roubaix.       <br />
              <br />
       <b>16e Festival Next       <br />
       A eu lieu du 9 novembre au 2 décembre 2023.</b>       <br />
       <a class="link" href="https://nextfestival.eu/fr" target="_blank">&gt;&gt; nextfestival.eu</a>       <br />
       <a class="link" href="https://nextfestival.eu/fr/programme" target="_blank">&gt;&gt; Programme</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>•In 2021• Liberté, j'aurai habité ton rêve jusqu'au dernier soir Que la poésie est belle quand elle est incarnée…</title>
   <updated>2021-07-18T11:59:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2021-Liberte-j-aurai-habite-ton-reve-jusqu-au-dernier-soir-Que-la-poesie-est-belle-quand-elle-est-incarnee_a3012.html</id>
   <category term="Avignon 2021" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/57774406-42763423.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-07-18T11:39:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dire qu'un vent de liberté soufflait sur la Cour Montfaucon de la Collection Lambert serait assez dérisoire eu égard au tsunami impétueux qui y déferla, emportant comme fétu de paille les feuillets que la présentatrice modèle - très appliquée mais peu impliquée politiquement, ou alors version voix de son maître - de l'émission littéraire à succès "À mots nus" avait consciencieusement préparés. L'invité, présent sur le plateau pour présenter son livre sur les rapports que la littérature entretient avec la politique, attaque la discussion en disant avoir fait un rêve ("I have a dream") : René Char et Frantz Fanon lui sont apparus, conversant verre à la main dans un bar !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57774406-42763423.jpg?v=1626602825" alt="•In 2021• Liberté, j'aurai habité ton rêve jusqu'au dernier soir Que la poésie est belle quand elle est incarnée…" title="•In 2021• Liberté, j'aurai habité ton rêve jusqu'au dernier soir Que la poésie est belle quand elle est incarnée…" />
     </div>
     <div>
      Autour de cet argument, moins improbable qu'il pourrait n'y paraître, les comédiens musiciens, habités par une conviction chevillée au corps, vont s'emparer des écrits de ces deux intellectuels ne s'étant jamais rencontrés dans la vraie vie, les faisant malicieusement converser avec ceux de Felwine Sarr, écrivain sénégalais contemporain. L'occasion &quot;rêvée&quot; de les découvrir en mettant en exergue leur ADN commun… Pour eux, la poésie, la littérature, si elle est essentielle, ne peut se suffire à elle-même. Le poète, l'essayiste, l'écrivain visent d'autres horizons d'attente, ceux qu'André Breton avait dessinés dans sa profession de foi artistique-révolutionnaire introduisant l'Exposition internationale surréaliste de Londres 1936.       <br />
              <br />
       Entre &quot;art&quot; et &quot;arme&quot;, une première syllabe commune mais, finalement, deux petites lettres signent pour certains leur différence. Combien d'intellectuels sont entrés servilement dans les cases leur garantissant considération et rentes ; malheur aux poètes insoumis comme le clamait satiriquement un autre poète musicien, Léo Ferré… <span style="font-style:italic">&quot;Toute poésie destinée à n'être que lue, enfermée dans sa typographie n'est pas finie&quot;</span>, elle doit prendre corps dans des engagements en se cognant au réel. Le Capitaine Alexandre (alias René Char, poète engagé dans la résistance) et le Commandant Omar (alias Frantz Fanon, psychiatre, essayiste, Français Martiniquais ayant lutté lui aussi arme à la main pour la libération du peuple algérien et des peuples africains colonisés) en sont l'incarnation vibrante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57774406-42763426.jpg?v=1626602873" alt="•In 2021• Liberté, j'aurai habité ton rêve jusqu'au dernier soir Que la poésie est belle quand elle est incarnée…" title="•In 2021• Liberté, j'aurai habité ton rêve jusqu'au dernier soir Que la poésie est belle quand elle est incarnée…" />
     </div>
     <div>
      Pour changer le monde en le désincarcérant, faut-il encore risquer le corps-à-corps, mettre les mots à l'épreuve de la réalité. C'est ce que défend avec fougue l'invité du soir dans son nouvel opus. Aimé Césaire, Frantz Fanon et René Char, avec qui, dit-il, il entretient un compagnonnage hors du temps, sont pour lui les inspirateurs éclairés de ce combat d'une portée vitale. Prenant en charge des extraits de leurs œuvres phares, les artistes &quot;habitent&quot; leurs mots pour les projeter au-delà du temps où ils furent écrits, ils les slament, les dansent, les accompagnent de leurs accords musicaux dans une ambiance enjouée de cabaret surréaliste où la réalité et l'imaginaire se recouvrent.       <br />
              <br />
       Ainsi prend vie devant nous Frantz Fanon, enfant de Fort-de-France, élève d'Aimé Césaire, engagé dans les FFI contre l'occupant nazi, confronté très tôt au racisme à l'arrivée de la flotte française en Martinique, fuyant son île pour s'engager aux côtés des tirailleurs marocains encadrés par des Français les méprisant, eux les basanés… <span style="font-style:italic">&quot;Que faisais-je ici parmi ceux qui ne voulaient pas de nous ? Pourquoi être le défenseur de causes dont on m'exclut ? Si je mourais, écrit-il à ses parents, ne dites jamais : Il est mort pour la belle cause&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57774406-42763431.jpg?v=1626602918" alt="•In 2021• Liberté, j'aurai habité ton rêve jusqu'au dernier soir Que la poésie est belle quand elle est incarnée…" title="•In 2021• Liberté, j'aurai habité ton rêve jusqu'au dernier soir Que la poésie est belle quand elle est incarnée…" />
     </div>
     <div>
      Il épousera la cause algérienne, se battra avec le FLN, et mourra… Algérien. Une vie d'écriture et de combat anticolonialiste. Quant à René Char, compagnon éphémère de l'aventure surréaliste, résistant impliqué sur le terrain, désillusionné à la Libération en voyant &quot;les blanchisseurs de la putréfaction&quot; obnubilés par leur avenir personnel, il rejoindra &quot;L'Homme révolté&quot; de Camus. Deux trajectoires d'hommes entiers &quot;accordant&quot; (comme on le dit pour un piano, une guitare…) pensée et action, les rendant solidaires du même idéal : briser les chaînes des &quot;damnés de la terre&quot; (titre de Frantz Fanon).       <br />
              <br />
       Le plateau s'embrase suite à une question de la présentatrice s'indignant (gnan gnan) qu'une poésie puisse être revendiquée &quot;insurrectionnelle&quot;, se serait porter là ombrage au paysage feutré de l'hédonisme promu au rang de bien suprême (bingo)… La réponse vient, claquant comme une détonation… Ce serait vite oublié que, face à certaines oppressions, les paroles sont impuissantes. Seul le recours aux armes est salutaire. Les violences des opprimés ont une vertu universelle. Grâce à elles, &quot;la chose colonisée&quot; redevient homme. En sortant sa machette, le colonisé non seulement fait échec aux violences du colonisateur en le chassant du territoire lui ayant été abusivement confisqué, mais il se réhabilite à ses propres yeux… CQFD. Le politiquement correct à usage des salons est battu en brèche. La présentatrice, déstabilisée, en déchirera ses feuillets…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57774406-42763434.jpg?v=1626602957" alt="•In 2021• Liberté, j'aurai habité ton rêve jusqu'au dernier soir Que la poésie est belle quand elle est incarnée…" title="•In 2021• Liberté, j'aurai habité ton rêve jusqu'au dernier soir Que la poésie est belle quand elle est incarnée…" />
     </div>
     <div>
      Si nous nous sentons autant concernés par cette traversée sur les pas d'intellectuels engagés corps et âme auprès des opprimés de tous lieux et de tous les pays, c'est qu'au-delà du bouillon de culture riche de saillies faisant échec à la non-pensée paresseuse, le dispositif scénique &quot;fait corps&quot; lui aussi avec les mots. Foisonnant de créativité artistique et brillant dans son contenu, &quot;Liberté, j'aurai habité ton rêve jusqu'au dernier soir&quot; est porté par des interprètes charismatiques (sic), acteurs, musiciens, danseurs en transe, contribuant grandement, par leur seule présence irradiante, au souffle épique de ce moment hors du commun.       <br />
              <br />
       <b>Vu à la Cour Montfaucon de la Collection Lambert à Avignon, le jeudi 15 juillet à 20 h 30.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57774406-42763439.jpg?v=1626603133" alt="•In 2021• Liberté, j'aurai habité ton rêve jusqu'au dernier soir Que la poésie est belle quand elle est incarnée…" title="•In 2021• Liberté, j'aurai habité ton rêve jusqu'au dernier soir Que la poésie est belle quand elle est incarnée…" />
     </div>
     <div>
      &quot;Liberté, j'aurai habité ton rêve jusqu'au dernier soir&quot;       <br />
       Création Festival d'Avignon.       <br />
       D'après René Char et Frantz Fanon.       <br />
       Adaptation libre et écriture : Felwine Sarr.       <br />
       Mise en scène : Dorcy Rugamba.       <br />
       Avec, Marie-Laure Crochant, Majnun, Felwine Sarr, T.I.E.       <br />
       Scénographie : Matt Deely.       <br />
       Musique : Majnun, T.I.E, Felwine Sarr.       <br />
       Textes : d'après René Char, extraits de &quot;Marteau sans maître&quot;, &quot;Feuillets d'Hypnos&quot;, &quot;Partage Formel&quot;, &quot;Recherche de la base et du sommet&quot;, &quot;La Parole en Archipel&quot; ;       <br />
       d'après Frantz Fanon, extraits de &quot;Peau noire, Masques blancs&quot;, &quot;Les damnés de la terre&quot; ;       <br />
       d'après Raphaël Confiant, extraits de &quot;L'insurrection de l'âme&quot;, &quot;Vie et mort du Guerrier-silex&quot; (Caraïbeditions) ;       <br />
       d'après Alice Cherki, extraits de &quot;Frantz Fanon : portrait&quot; (Seuil).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57774406-42763445.jpg?v=1626603248" alt="•In 2021• Liberté, j'aurai habité ton rêve jusqu'au dernier soir Que la poésie est belle quand elle est incarnée…" title="•In 2021• Liberté, j'aurai habité ton rêve jusqu'au dernier soir Que la poésie est belle quand elle est incarnée…" />
     </div>
     <div>
      <b>•Avignon In 2021•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 15 au 20 juillet 2021.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 30, relâche le 17 juillet.       <br />
       Cour Montfaucon de la Collection Lambert, Avignon (84).       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       26 août 2021 : Théâtre de Namur, Namur (Belgique).       <br />
       28 août 2021 : Central | Le Théâtre, La Louvière (Belgique).       <br />
       29 août 2021 : Théâtre de Liège, Liège (Belgique).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/In-2021-Liberte-j-aurai-habite-ton-reve-jusqu-au-dernier-soir-Que-la-poesie-est-belle-quand-elle-est-incarnee_a3012.html" />
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