<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-09-05T16:44:01+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>"Arcadie" Le paradis est pavé de bonnes intentions…</title>
   <updated>2024-05-14T20:12:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Arcadie-Le-paradis-est-pave-de-bonnes-intentions_a3904.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/80262627-57966705.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-05-14T16:20:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Quand Sylvain Maurice, séduit par les aspirations libertaires de l'héroïne du best-seller éponyme d'Emmanuelle Bayamack-Tam, jette son dévolu sur le prix du Livre Inter 2019, c'est animé (comme l'écrivaine) des meilleures intentions du monde… Projeter sur un plateau le récit d'apprentissage d'une toute jeune fille découvrant Liberty House, lieu dont le seul nom vaut programme, apparaît prometteur de matières propres à questionner nos sociétés de plus en plus corsetées, voire liberticides…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80262627-57966705.jpg?v=1715698413" alt=""Arcadie" Le paradis est pavé de bonnes intentions…" title=""Arcadie" Le paradis est pavé de bonnes intentions…" />
     </div>
     <div>
      Mais si l'adaptation du metteur en scène est restée fidèle au roman, notamment au travers du choix de l'actrice proposant une vivante interprétation de l'itinéraire suivi par l'adolescente, a-t-elle pour autant réussi à &quot;percuter&quot; les paradis proposés afin d'ouvrir sur une réelle réflexion ?       <br />
              <br />
       Sur un carré immaculé délimité au sol, enveloppée d'une musique douce, émerge l'interprète à la tête couronnée de fleurs. Seule en scène, elle va conter à la première personne une expérience fabuleuse, celle de la rencontre d'une jeune fille à peine pubère avec le mentor d'une communauté portant le nom évocateur d'Arcady… Dans ce lieu paradisiaque, sorte de cour des Miracles accueillant les exclus du monde contemporain, se retrouvent handicapés physiques, dépressifs et bipolaires, marginaux refusant en bloc les &quot;avancées&quot; des technologies nouvelles. Sous la houlette des plus aimantes de leur gourou protecteur, ils vont vivre là, en milieu naturel, une paix fabriquée à l'aune de leurs aspirations libertaires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80262627-57966821.jpg?v=1715698437" alt=""Arcadie" Le paradis est pavé de bonnes intentions…" title=""Arcadie" Le paradis est pavé de bonnes intentions…" />
     </div>
     <div>
      Farah, dont le corps sculpté par les lumières du plateau n'en finit pas de vibrer, découvre émerveillée les frissons causés par une nature grouillante de vie. Des frémissements intenses qui, très vite, vont envahir son propre corps, comme des ondes naturelles partant de son bas ventre pour la submerger de plaisirs intenses. Rien à voir avec les ondes maudites ayant précipité sa mère dans ce havre &quot;isolé&quot; pour la mettre à l'abri de toutes émissions électromagnétiques. L'évocation de leur appartement d'avant, transformé en sanctuaire évidé de ses ordinateurs, téléphones portables et autres plaques à induction n'ayant pas réussi à protéger des fichues radiations sa génitrice revêtue d'un scaphandre d'apicultrice, lui offre l'occasion de joindre l'humour à l'extase promise par l'existence ici et maintenant…       <br />
              <br />
       Une promesse de vie pastorale sans entraves où le désir est érigé en bien sacré par Arcady, son berger, guide spirituel et membre éminemment viril de cette communauté hédonique. Veillant personnellement à ce que chacun et chacune, quels que soient son physique et son mental, puisse avoir accès aux satisfactions d'une sexualité vécue dans l'innocence d'avant le péché originel, il s'affairera – avec grande générosité – à donner corps à sa philosophie…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80262627-57966833.jpg?v=1715698467" alt=""Arcadie" Le paradis est pavé de bonnes intentions…" title=""Arcadie" Le paradis est pavé de bonnes intentions…" />
     </div>
     <div>
      En effet, dans ce lieu de vie protégée, tout le monde, handicapé, difforme, malade ou vieux, a droit à une sexualité épanouie. Et Arcady en est le premier garant, butinant de manière consentie chacun et chacune selon ses désirs… Quant au corps de Farah, travaillé par le flux des hormones adolescentes, il verra là l'opportunité de réaliser ses aspirations en connaissant la jouissance d'une union orgasmique avec le pasteur à l'aura divine.       <br />
              <br />
       Aux antipodes des &quot;valeurs actuelles&quot;, ces pratiques énoncées en toute candeur pourraient apparaître choquantes… Mais le sont-elles vraiment lorsque l'on prend acte qu'elles présupposent le consentement éclairé des Arcadiens disposant de leurs corps comme ils l'entendent, un corps qui leur appartient en dehors de tout diktat étatique… D'ailleurs, le patriarche se gardera bien de satisfaire la demande explicite de Farah – <span style="font-style:italic">&quot;J'ai quatorze ans, mais je t'aime et te désire&quot;</span> – avant qu'elle n'ait atteint l'âge d'une maturité lui permettant d'émettre un consentement réfléchi.       <br />
              <br />
       Venant se superposer au thème de la liberté sexuelle, assumée pleinement en tant que ferment de libération (écho de &quot;La Révolution sexuelle&quot;, 1936, de Wilhelm Reich, révolutionnaire et psychanalyste maudit), celui de l'identité genrée (héritée de l'état civil ou vécue en son for intérieur ?) créera, un temps, un trouble chez l'héroïne… En effet, privée de règles et conduite chez une gynécologue un brin excitée par le cas clinique qu'elle découvre, Farah se découvrira anatomiquement mi-homme, mi-femme. Et là encore, c'est Arcady qui, hors de tout tabou, la rassurera pleinement en enfouissant son visage dans sa toison. La comédienne, se lovant au sol, délivrera alors un récit extatique du passage à l'acte qui s'en suivra, ponctuant enfin l'union charnelle tant désirée.       <br />
              <br />
       En effet, n'ayant trouvé ni dans les livres, ni dans ses rencontres féminines, une réponse sur l'essence de la féminité (existe-t-elle ou est-elle une construction ?), Farah s'en remettra corps et âme à celui qui la fait advenir à l'état de sujet désirable, désirable à ses yeux et aux yeux des autres. Acte sexuel vécu comme fondamentalement libérateur en écho aux slogans d'un certain Mai 68 où politique et sexe étaient liés indissolublement : <span style="font-style:italic">&quot;Plus je fais l'amour, plus j'ai envie de faire la révolution ; plus je fais la révolution, plus j'ai envie de faire l'amour&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Alors, expérience libératrice aux vertus émancipatrices que celle offerte par le maître à penser de cette communauté édénique incarnée au plateau par une comédienne débordante de vitalité ? Peut-être… jusqu'au moment où la mécanique impeccablement huilée s'enrayera. Le gourou ne s'octroiera-t-il pas à l'occasion des droits refusés à ceux qu'il régente ? Ne les incitera-t-il pas à trouver de nouveaux adeptes fortunés pour &quot;enrichir&quot; la communauté ? Et surtout, lorsqu'un migrant viendra s'introduire dans le périmètre du territoire protégé, remettant en cause l'équilibre construit, qu'en sera-t-il de la belle générosité prêchée à tout-va par le groupe et son guide suprême ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80262627-57967046.jpg?v=1715699480" alt=""Arcadie" Le paradis est pavé de bonnes intentions…" title=""Arcadie" Le paradis est pavé de bonnes intentions…" />
     </div>
     <div>
      C'est là où, &quot;dramatiquement&quot;, le bât blesse, la mise en jeu ne questionnant à aucun moment une vision quelque peu chimérique… En effet, si l'héroïne de papier et de plateau, se sentant légitimement trahie dans ses illusions, s'affranchit d'Arcady en prenant ses distances, c'est pour aller créer tout feu tout flamme sa propre communauté…       <br />
              <br />
       Devenant nouvel apôtre du bonheur à la portée de tous, la Sauveuse de l'Humanité, archange prônant, elle, l'amour inconditionnel et sans frontières du prochain, quelle que soit sa couleur de peau, son origine, on est en droit de craindre le pire… tant l'Histoire nous a appris que derrière tout ayatollah du bonheur des peuples se cache un dictateur en puissance. Et si &quot;l'amour existe&quot;, encore faudrait-il ne pas le prendre pour &quot;argent comptant&quot;… sur un autre pour le faire vivre.       <br />
              <br />
       <b>Vu le jeudi 2 mai 2024, Salle Vauthier du TnBA de Bordeaux en Aquitaine.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Arcadie"</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80262627-57967106.jpg?v=1715699519" alt=""Arcadie" Le paradis est pavé de bonnes intentions…" title=""Arcadie" Le paradis est pavé de bonnes intentions…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Emmanuelle Bayamack-Tam.       <br />
       Adaptation : Sylvain Maurice.       <br />
       Mise en scène : Sylvain Maurice.       <br />
       Avec : Constance Larrieu.       <br />
       Création lumière : Rodolphe Martin.       <br />
       Création sonore : David Bichindaritz.       <br />
       Costumes : Olga Karpinsky.       <br />
       Collaboration à la scénographie et régie générale : Alain Deroo.       <br />
       Régie lumière : Rodolphe Martin.       <br />
       Régie son : Jérémie Tison.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
       &quot;Arcadie&quot; est édité chez P.O.L - prix du Livre Inter 2019.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du lundi 29 avril au vendredi 3 mai 2024 au TnBA à Bordeaux (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 15 au 17 mai 2024 :</span> Théâtre du Point du Jour, Lyon (69)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Arcadie-Le-paradis-est-pave-de-bonnes-intentions_a3904.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Catch" Mi-catch, mi-théâtre, beaucoup de bruit pour rien ?</title>
   <updated>2021-11-30T09:04:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Catch-Mi-catch-mi-theatre-beaucoup-de-bruit-pour-rien_a3117.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/60669268-44385492.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-11-30T08:43:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Mi-catch ! Mi-théâtre !" hurle au micro le chauffeur de salle, ouvrant grand la cérémonie festive à laquelle est convié un public chauffé à blanc par une musique tonique, aficionados d'emblée subjugués par l'ambiance électrique déferlant autour et sur le ring dressé. En guise de réponse, près de trois heures plus tard, l'on serait tenté de lui crier : "Mi-tigé !". En effet, si l'engagement des actrices et acteurs se révèle au-dessus de tout soupçon (au point d'en porter les marques sur leur corps), si les thèmes sous-jacents sont indéniablement "percutants" eux aussi, il n'en reste pas moins que le traitement du cocktail explosif risque de faire long feu. N'est pas Shakespeare qui veut…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60669268-44385492.jpg?v=1638259541" alt=""Catch" Mi-catch, mi-théâtre, beaucoup de bruit pour rien ?" title=""Catch" Mi-catch, mi-théâtre, beaucoup de bruit pour rien ?" />
     </div>
     <div>
      À l'époque élisabéthaine, celle de Shakespeare, où la liberté de ton et de genre était déjà la règle, l'espace de liberté qu'était le théâtre - avant d'être interdit par les puritains - résonnait ainsi joyeusement des violences humaines poussées à leur incandescence. Faisant feu de tout bois et rivalisant de déguisements hauts en couleurs, les acteurs enchantaient un public mixte fait de gens du peuple mêlés à ceux d'une certaine aristocratie, tous venus là s'acoquiner pour manger, boire et se divertir dans des &quot;arènes&quot; circulaires pouvant servir entre autres à des combats de coqs ou autres animaux.       <br />
              <br />
       À n'en pas douter, Clément Poirée, metteur en scène de cette création, et directeur du Théâtre de La Tempête (cf. Shakespeare) où elle a été créée, n'est pas sans connaître ses classiques avec lesquels il renoue pour proposer un spectacle hors normes (dès l'entrée, chaque spectateur est invité à consommer cornets de pop-corn et canettes de bière), mêlant les attendus du théâtre élisabéthain au cérémonial plus actuel de la confrérie du catch où masques délirants, déguisements et tatouages exubérants, huées et acclamations à tout rompre, font partie intégrante de la dramaturgie à l'œuvre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60669268-44385493.jpg?v=1638259571" alt=""Catch" Mi-catch, mi-théâtre, beaucoup de bruit pour rien ?" title=""Catch" Mi-catch, mi-théâtre, beaucoup de bruit pour rien ?" />
     </div>
     <div>
      La première rencontre, toute en muscles, exhibera un suprématiste mâle blanc, raciste à l'envi (<span style="font-style:italic">&quot;Il n'y a pas de prix Nobel noirs !… sauf pour la Paix… on leur file pour qu'ils nous la foutent, la paix !&quot;</span>), affublé d'un masque de porc et répondant au nom lui allant comme un gant de Battery Pork. L'homme à la tête de cochon ne fera qu'une bouchée (sic) des testicules de Prince Charming, fessiers impeccablement moulés dans un mini short et voix fluette de jeune fille pubère, avant que - rebondissement divin – l'homme cochon ne termine en chapelet de saucisses grillées. Et ce sous l'œil amusé d'Exotico, barbu et féminin, muscles saillants, porte-jarretelles et talons hauts, homme et/ou femme, aux allures stéréotypées des deux sexes.       <br />
              <br />
       Ainsi en ira-t-il des autres matchs, opposant des personnages tout aussi croustillants, porteurs, eux aussi, de stigmates symboliques. Il y aura Misandra, la guerrière féministe jusqu'au bout des poils de ses aisselles devenant fouets qui saura punir de ses belles canines vengeresses (on émascule beaucoup sur le plateau, à en perdre la boule…) l'affreux, répugnant pervers, Kapitaal(iste) venu la violer, et ce, sous les huées du public avant qu'applaudissements de soulagement ne s'ensuivent. Il y aura Kassnoisette, la jeune adolescente aux tétons (et à l'intelligence) lumineux qui viendra à bout de Priapico, dont le nom seul renvoie à l'anomalie somptueuse du Dieu dont il exhibe fièrement l'attribut, et dont le membre suspendu à ses accessoires encore accrochés sera croqué par la belle échappant à son pédophile ; de coq devenu chapon, l'homme sans affaires en sera pour ses frais…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60669268-44385510.jpg?v=1638259664" alt=""Catch" Mi-catch, mi-théâtre, beaucoup de bruit pour rien ?" title=""Catch" Mi-catch, mi-théâtre, beaucoup de bruit pour rien ?" />
     </div>
     <div>
      Après que Melancholia - un dépressif chronique, l'aurait-on deviné ? - eut attiré les rires compassionnels, lui-même n'arrivant pas à se tuer, un dernier temps réunira l'être à tête de cerf, grand esprit des animaux, et son boucher-dépeceur. Face à face convaincant mettant en jeu les questionnements portés par l'antispécisme refusant la hiérarchie entre espèces vivantes.       <br />
              <br />
       On le voit, les thèmes prégnants des effets délétères du patriarcat, du machisme, de la dictature phallique, de l'espèce humaine suprématiste, extravagances débouchant sur le viol, la pédophilie et autres aberrations, sont traités sous une forme grandguignolesque assumée avec, pour intention affichée, de &quot;purger les passions&quot;. En somme, une catharsis vécue dans la bonne humeur partagée…       <br />
              <br />
       Sauf qu'on pourrait se demander si les télescopages orchestrés dans l'hystérie généralisée, coups faisant figure de punchlines, sont d'une réelle efficacité pour ouvrir les esprits à &quot;l'impensable&quot; des comportements humains… Ou s'ils ne sont pas, sous l'effet d'émotions sur le vif, un simple exutoire &quot;spectaculaire&quot; aussi bruyant qu'éphémère, un défouloir à peu de frais, une purge-remède sans lendemain, n'impliquant aucune réflexion de fond susceptible d'enclencher des transformations. Un bon purgatif, point barre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60669268-44385550.jpg?v=1638259699" alt=""Catch" Mi-catch, mi-théâtre, beaucoup de bruit pour rien ?" title=""Catch" Mi-catch, mi-théâtre, beaucoup de bruit pour rien ?" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;S'indigner d'une injustice est plaisant, car cela vous met du côté des justes. Quel bonheur que ce malheur qui m'offre une bonne cause. L'indigné ment parce qu'il dissimule sa jouissance d'être du bon côté.&quot;</span> Si on accorde quelque crédit à François Bégaudeau pour savoir débusquer la bien-pensance sous l'indignation vertueuse généreusement proclamée, la forme présente, construite pour déclencher l'adhésion instantanée des bonnes gens assemblés, mérite d'être questionnée… Provoquer, sous &quot;pré-texte&quot; de catharsis, le rire à coup sûr et à bon compte, n'est-ce pas petite facilité à laquelle n'échappe pas ici La Tempête… dans un verre d'eau ?       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Vu le mercredi 24 novembre au TnBA, Salle Vauthier, Bordeaux.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Catch"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60669268-44385557.jpg?v=1638259735" alt=""Catch" Mi-catch, mi-théâtre, beaucoup de bruit pour rien ?" title=""Catch" Mi-catch, mi-théâtre, beaucoup de bruit pour rien ?" />
     </div>
     <div>
      Création 2021 du Théâtre de La Tempête       <br />
       Textes : Hakim Bah, Emmanuelle Bayamack-Tam, Koffi Kwahulé, Sylvain Levey, Anne Sibran.       <br />
       Mise en scène : Clément Poirée.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Pauline Labib-Lamour.       <br />
       Avec : Camille Bernon, Bruno Blairet en alternance avec Erwan Daouphars, Clémence Boissé, Eddie Chignara, Louise Coldefy, Joseph Fourez, Stéphanie Gibert, Thibault Lacroix, Pierre Lefebvre-Adrien, Fanny Sintès.       <br />
       Scénographie : Erwan Creff, assisté de Caroline Aouin.       <br />
       Lumières : Guillaume Tesson, assisté d'Édith Biscaro.       <br />
       Costumes et masques : Hanna Sjödin, assistée de Camille Lamy.       <br />
       Musique et sons : Stéphanie Gibert, assistée de Farid Laroussi.       <br />
       Maquillages : Pauline Bry-Martin.       <br />
       Régie générale : Silouane Kohler, assisté de Franck Pellé.       <br />
       Habillage : Émilie Lechevalier, Solène Truong en alternance.       <br />
       Conseils catch : Marc Mercier, Vince Greenleaf.       <br />
       Circassiens de l'Académie Fratellini : Armand Delattre, Basil Le Roux, Mahamat Fofana, Markus Aarøy Vikse, Roberto Stellino.       <br />
       Durée : 2 h 55 (1 h 40 + 15 min d'entracte + 1 h).       <br />
       Production Théâtre de la Tempête.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60669268-44385558.jpg?v=1638259769" alt=""Catch" Mi-catch, mi-théâtre, beaucoup de bruit pour rien ?" title=""Catch" Mi-catch, mi-théâtre, beaucoup de bruit pour rien ?" />
     </div>
     <div>
      A été représenté du 9 septembre au 17 octobre 2021 au Théâtre de la Tempête à Paris ;       <br />
       du 23 au 27 novembre 2021 au Théâtre National de Bordeaux en Aquitaine.       <br />
       Disponible en tournée à partir d'avril 2023.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Catch-Mi-catch-mi-theatre-beaucoup-de-bruit-pour-rien_a3117.html" />
  </entry>
</feed>
